L'invité de RTL - Bruno Le Roux - RTL - RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse directe
Ça vous a fait mal Bruno Leroux ?
- 0:42RelanceRéponse directe
Mais la critique de Martine Aubry vous fait mal ou pas ?
- 2:33OuverteRéponse directe
Le Nouvel Observateur nous apprend hier que, parallèlement à...
- 4:29OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, était l'invité du Grand Jury hier.
- 5:16OuverteRéponse directe
Martine Aubry, sur le travail du dimanche, croire qu'il y a là des gisements d'emplois est un mirage.
- 7:03OuverteRéponse directe
15% des Français satisfaits de l'action de François Hollande et 62% qui déclarent ne plus vouloir qu'il soit candidat.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Locuteur 1Fait
« Elle aide de la gauche Martine Aubry ? »
- 0:59Locuteur 1Promesse
« Quand nous faisons ce que nous faisons en matière de compétitivité, quand nous faisons ce que nous faisons en matière de baisse de la dépense publique, c'est pour l'emploi et c'est pour la croissance. »
- 2:00Locuteur 1Fait
« Nous avons été les champions ces dernières années de la dépense publique. Du déficit. »
- 2:17Locuteur 1Promesse
« Et donc moi je crois tout simplement que ce que nous faisons aujourd'hui comme politique, emprunte à deux dimensions importantes pour la gauche. »
- 3:18Locuteur 1Fait
« Oh non, je ne le pense pas. Aucun de ceux qui s'expriment. »
Temps de parole
- Locuteur 174 %
- Bruno Le Roux23 %
- Présentateur3 %
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7h47, Jean-Michel Apathy, vous recevez donc ce matin Bruno Leroux, député de Seine-Saint-Denis et président du groupe socialiste à l'Assemblée. Bonjour Bruno Leroux. Bonjour Jean-Michel Apathy.
Martine Aubry est sorti de son silence, deux ans et demi de silence, et ça fait mal, on ne mobilise pas un pays sur la seule gestion financière, on doit lui donner la destination du voyage. Ça vous a fait mal Bruno Leroux ?
C'est une analyse, elle participe aux états généraux.
C'est pas que ça, c'est pas une journaliste Martine Aubry.
Il y a des états généraux du parti socialiste, ils sont faits pour aider la gauche. L'aider à réussir, je l'ai, chacun juge, ensuite... Elle aide de la gauche Martine Aubry ? En tout cas, elle a le sentiment, je l'espère, de le faire. Mais vous, vous pensez qu'elle l'aide ? Moi je pense qu'il y a eu durant ces dernières années, notamment ces deux premières années, des débats, des débats sur lesquels chacun a pu s'exprimer. Moi je trouve qu'il y a une logique forte à l'action que nous menons aujourd'hui, et pas simplement une logique financière, pas une logique comptable, une véritable logique politique.
Quand nous faisons ce que nous faisons en matière de compétitivité, quand nous faisons ce que nous faisons en matière de baisse de la dépense publique, c'est pour l'emploi et c'est pour la croissance. Alors c'est vrai que les choses, n'ayant pas de baguette magique et tant difficile, on peut voir uniquement la difficulté. On peut vouloir dire, ah ben non, puisqu'il n'y a pas de résultat, c'est que ça ne marche pas. Je ne pense pas. Et c'est pour ça qu'il faut rentrer sur le fond. Elle a un train de retard Martine Aubry ? Non je ne pense pas, enfin en tout cas je ne pense pas que la politique...
Vous dites que c'est des débats tranchés il y a deux ans.
Ah ben je dis simplement que nous avons eu des débats dans ces deux ans. Et que quand l'on s'exprime, comme vous le dites vous-même, au bout de deux ans et demi, il y a eu des débats. Il y a eu des débats qui ont été tranchés à l'Assemblée Nationale. Mais la chose est-elle si simple...
Donc elle a un train de retard.
La chose est-elle si simple que de dire qu'il suffirait d'enlever 20 milliards aux entreprises, à la compétitivité donc, pour les remettre sur de la dépense publique ? Enfin, si le niveau de la dépense publique était demain le garant de l'emploi qui aille mieux et de la croissance, nous devrions avoir une croissance qui soit très largement supérieure à celle de beaucoup de pays européens. Nous avons été les champions ces dernières années de la dépense publique. Du déficit. Trop fort. Des déficits publics, de l'absence de mise en œuvre de compétitivité pour nos entreprises.
Et donc moi je crois tout simplement que ce que nous faisons aujourd'hui comme politique, emprunte à deux dimensions importantes pour la gauche. Retrouver de la souveraineté pour notre pays. Retrouver de la puissance. Nous le faisons aujourd'hui en faisant en sorte de doper nos entreprises. Et dans le même temps, la transformation sociale. Et là nous pouvons prendre point par point. Je pense qu'avec les moyens qui sont les nôtres, nous transformons aujourd'hui notre pays.
Mais la critique de Martine Aubry vous fait mal ou pas ? Elle percute cette action quand même. Martine Aubry quand même, pour ceux qui ne le sauraient pas, je vais le dire, c'est une responsable importante du parti socialiste qui dit hier, ça ne va pas. Mais c'est une des grandes responsables. Donc ça fait mal quand même ça.
Mais bien entendu. Mais ce qui fait mal c'est d'ailleurs que, et vous en faites vous-même le commentaire, dire aujourd'hui ce qui me semble fondé sur qu'elle est une analyse fausse, que la politique qui est menée n'est pas la bonne politique. En l'extrayant d'ailleurs totalement. Mais oui, je viens de vous dire que je pense qu'aujourd'hui la question de la compétitivité telle que nous la posons, liée à la baisse de la dépense publique, en protégeant les français et en essayant de réformer ce pays, est le bon axe pour réussir. Pas simplement pour la gauche. Moi je ne lis pas, je ne délie pas l'avenir de la gauche de l'avenir de la France.
On peut dire sans exagérer que Martine Aubry est devenue une opposante ?
Oh non, je ne le pense pas. Aucun de ceux qui s'expriment.
Quelqu'un qui conteste la politique menée, ce n'est pas un opposant ? Mais il y a. C'est quoi la définition d'un opposant ?
A l'Assemblée nationale, j'ai un certain nombre de députés, peu nombreux, mais qui contestent la politique qui est mise en œuvre. Et je ne les considère pas comme des opposants. J'essaye de faire en sorte de régler...
S'ils sont opposés à la politique, vous les qualifiez comment ? Ceux qui sont opposés à la politique.
C'est comme des députés qui peuvent avoir un avis différent, mais tant qu'ils sont au Parti Socialiste. Martine Aubry l'est, elle en est une des grandes dirigeantes du Parti Socialiste. Je ne demande qu'il n'y ait pas simplement des débats, mais qu'il puisse y aussi y avoir de l'unité. Et la grande... Ce qui me va bien, c'est que quand on rentre dans le débat, c'est pour essayer d'en trouver la sortie. C'est pour essayer d'aller vers le rassemblement, l'unité. Et je n'imagine pas que ce soit une autre position qu'est aujourd'hui Martine Aubry.
Le Nouvel Observateur nous apprend hier que, parallèlement à... C'est un peu compliqué au texte que Martine Aubry publie dans le cadre du Congrès du Parti Socialiste. Elle crée une association de financement. Alors quel est le but ?
Quel poursuit d'après vous ? Je ne sais pas la réalité de cette information. Je sais simplement que nous préparons aujourd'hui des États généraux, ensuite un Congrès du Parti Socialiste. Mais je le redis, je pense que l'avenir de la gauche dans notre pays, il est lié à l'avenir du pays. Il est lié à la réussite de la France. Qu'est-ce que vous voulez dire ?
Que le jour contre son pays ?
Non, qu'il ne peut pas y avoir d'analyse aujourd'hui qui soit une analyse qui ne tienne pas compte de la réalité. Par exemple de la question européenne. J'ai trouvé que l'analyse qui était celle de Martine manquait dans l'interview en tout cas de référence à la situation européenne, à la façon dont nos économies sont aujourd'hui totalement imbriquées. Et donc c'est toujours le risque avec des socialistes quand nous sommes dans un moment où il faut écrire, de faire des textes qui quelquefois n'est pas totalement pris avec la réalité de l'action que nous devons faire.
Moi je suis pour que nous essayions de gommer cette différence qu'il peut y avoir entre nos actes, et aujourd'hui ce sont des actes que je revendique comme étant les actes d'un gouvernement de gauche, et en même temps des textes de Congrès.
Emmanuel Macron, le ministre de l'Économie, était l'invité du Grand Jury hier. Il a dit, simplifier le travail du dimanche va créer des milliers d'emplois. Martine Aubry, sur le travail du dimanche, croire qu'il y a là des gisements d'emplois est un mirage.
Qui a raison ? Non, mais la réalité c'est de voir ce qui se passe aujourd'hui dans les zones où il y a du travail du dimanche. Il y a bien entendu des emplois et un gisement d'emplois sur le travail du dimanche. Et de multiples rapports l'ont montré. La question c'est...
Vous avez toujours voté contre le travail du dimanche quand vous étiez député socialiste.
Oui, parce qu'on voulait... Non, non, mais attendez. On voulait nous faire des choses où il n'y avait pas les garanties qui étaient apportées aux salariés. Et c'est bien pour cela. S'il y a travail le dimanche, il faut que les zones soient bien identifiées. Il faut que ce soit simplifié. Aujourd'hui, c'est des contentieux qui sont ouverts à tous les étages quand il y a le travail du dimanche. Tout simplement parce qu'il y a une législation qui n'est pas compréhensible. Je suis pour un pouvoir supplémentaire aux élus pour qu'ils puissent déterminer dans leur zone la capacité, le nombre de dimanches à ouvrir.
Et des protections supplémentaires, c'est-à-dire un gain supplémentaire pour les salariés qui travailleraient ce jour-là.
Donc le travail du dimanche, ce n'est pas un mirage ?
Non, ce n'est pas un mirage. Le rapport Bailly a ouvert à notre demande des solutions. Il faut maintenant les mettre en œuvre.
Vous avez eu le temps ce week-end de voir des concitoyens dans votre circonscription ?
Ah, toute la journée de samedi et de la matinée d'hier.
Ils vous ont beaucoup parlé de la mise sous ressources des allocations familiales ?
Qu'ils m'en aient beaucoup parlé, non. Mais à chaque fois que j'en ai entendu parler, c'était pour s'en féliciter. Ah, c'est vrai ? Tout le monde est pour ? En tout cas, à gauche, tout le monde est pour.
Non, non, mais je vous parle des gens qui sont dans votre circonscription. Ils ne sont pas tous à gauche, quand même. Ils ne sont pas tous à gauche, mais personne n'est venu se préoccuper.
Il n'y a personne qui vous a dit, c'est pas bien. Non, je peux vous assurer que les quelques contacts que j'ai eus avec des amis qui, eux, pouvaient demain être dans les 13% de Français qui vont voir leurs allocations baisser, ça ne les choquait pas. Et ils avaient raison.
15% des Français satisfaits de l'action de François Hollande et 62% qui déclarent ne plus vouloir qu'il soit candidat.
C'est Ségolène qui a eu, je crois, le bon terme hier, Ségolène Royal, en disant qu'il y a aujourd'hui malheureusement une absence de résultats qui fonde le scepticisme des Français. C'est bien pour ça qu'il faut faire le pack aujourd'hui et avancer le chemin que nous avons pris et le bon. Et nous devons être rassemblés et unis.
Je suppose que pendant ce week-end, sur ces 62% de Français qui ne veulent pas que François Hollande soit candidat, vous n'en avez pas vu un seul dans votre circonscription ?
Ils ne me parlent pas encore de cela. Ils ont raison d'ailleurs. Ils me parlent de leur difficulté. Pour l'instant, leur difficulté, ce n'est pas la candidature de François Hollande.
C'est bien votre circonscription, Bruno Lebrou, président des groupes socialistes à l'Assemblée nationale et télémité de RTL.
Sur Martine Aubry, si j'ai bien compris, du débat, oui, mais aussi de l'unité. Exactement. Et voilà. Merci à tous les deux. Entretien à réécouter et à retrouver sur le site rtl.fr.
Bruno Le Roux