Jordan Bardella sur CNEWS : « LFI ne respecte rien ni personne »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
18h34 de retour dans Punchline sur C News et sur Europain. Notre invité ce soir, c'est Jordan Barnella. Bonsoir à vous.
Bonsoir madame Ferrari. Président du Rassemblement national. Merci d'être là.
On va évoquer l'actualité internationale très dense cette semaine avec ce qui s'est passé au forum économique de Davos mais aussi ce qui se passe chez nous et qui peut-être n'est pas à la hauteur des événement. Incident cet après-midi à l'Assemblée nationale dans l'hémicycle au milieu d'un débat extrêmement important qui portait sur l'inscription des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Et bien le ton est monté entre un député de votre camp Laurent Jacobelli et la France insoumise.
Il y a même eu des scènes de menaces quasiment d'empoignade dans l'hémicycle. Est-ce que selon vous c'est à la hauteur du débat ? Non, ça n'est pas à la hauteur du débat et moi je me mets souvent à la place des Français qui voient les agitations d'un certain nombre de partis politiques et notamment de d'élus de la France insoumise dont l'un des l'une des figures a été rappelée à l'ordre par le président de séance, c'était Sébastien Chenu qui est vice-président de de l'Assemblée nationale et du Rassemblement national pour des agissements qui sont inacceptables et on a le sentiment que LFI ne respecte rien ni personne et que l'extrême gauche prend un plaisir assez malsin à bordelliser l'intégralité des débats. euh à menacer physiquement à menacer physiquement euh des institutionnels comme un président ou en tout cas vice-président de l'Assemblée nationale et entretenir des ambiguités euh extrêmement dangereuses à l'égard du fondamentalisme islamiste.
Et je crois que cet après-midi, les masques sont tombés. Vous mentionnez un texte et qui permettait d'inscrire les frères musulmans sur la liste des organisations terroristes. Il y a beaucoup de pays, notamment des pays du Moyen-Orient.
Je pense par exemple aux Émirats arabes unis qui mènent une lutte déterminée contre le fondamentalisme islamiste qui considèrent que les frères musulmans sont une organisation islamiste, une organisation terroriste qui alimente la violence dans les différents pays de de la région. La France insoumise parce qu'elle épouse systématiquement toutes les revendications politico-religieuses des islamistes en France n'a pas seulement refusé de voter ce texte, elle a voté contre ce texte. Donc on voit bien que ce mouvement politique que je considère un mouvement dangereux, anti-républicain, antifrançais menace aujourd'ui gravement l'unité du pays en faisant progresser sur la voie institutionnelle toutes les revendications des des islamistes qui ne veulent pas se séparer de la société française qui veulent nous imposer tous leurs interant Jordan B.
Si vous estimez que c'est un mouvement dangereux, pourquoi ne pas demander l'interdiction de la France insoumise ? La France insoumise présente des candidats aux élections. Euh, ils ont euh des parlementaires et euh monsieur Mélenchon fait partie aujourd'hui euh des personnalités politiques qui ont une chance euh peut-être de se qualifier au second tour de l'élection présidentielle.
Donc on ne combat pas la France insoumise en interdisant la France insoumise. On combat la France insoumise en combattant politiquement ses idées, en menant le débat sur le terrain parlementaire à l'Assemblée nationale et en alertant le pays sur les dérives toujours plus graves de ce mouvement politique. Il y a quelques mois, vous vous en souvenez, lors des attaques barbares du Hamas et des terroristes islamistes en Israël le 7 octobre 2023 avait refusé de condamner ces attaques en allant jusqu'à qualifier le Hamas de mouvement de résistance.
Donc on voit bien toutes ces ambiguïés. Les masques sont tombés cet après-midi à l'Assemblée nationale et et moi j'attire l'attention de tous les Français y compris des gens de gauche modérés qui ne veulent pas ces dérives dans lesquelles sont en train aujourd'hui de tomber la France insoumise et ses élus et bien à condamner les agissements de ce mouvement qui est aujourd'hui sorti totalement de l'arc républicain. Le Parti socialiste a voté contre également cette résolution.
Ça en fait l'équivalent de la France insoumise pour vous. Bah la France, je veux dire le Parti socialiste est sous la domination idéologique de de la France insoumise. Il y a quelques mois, il y a eu des élections législatives anticipées qui ont été provoquées par notre victoire aux élections européennes et le Parti socialiste s'est allié à commencé par monsieur Hollande avec les incendiaires de la France insoumise.
Donc on voit bien que le Parti socialiste est aujourd'hui sous-rise de la France insoumise et et c'est vrai qu'il y a sans doute beaucoup d'électeurs de gauche républicain qui se sentent aujourd'hui orphelin d'un d'un porte-voie et d'un parti politique. Malgré ces scènes déplorables, l'Assemblée nationale a quand même voté cette résolution. Marion Maréchal veut la porter au niveau du Parlement européen.
J'imagine que vous approuvez. Oui, bien sûr. Nous avons à plusieurs reprises euh demandé à ce que avec mon groupe à ce que les les frères musulmans soient reconnus comme une organisation terroriste.
Et vous savez, il y a beaucoup de Français qui ne comprennent pas que la France, un grand pays de droit comme la France soit beaucoup plus faible avec l'idéologie islamiste qui a tué des dizaines de nos compatriotes depuis 2012 sur le seul français dans des conditions toujours plus barbares, soit beaucoup plus faibles à l'égard de cette idéologie que certains pays musulmans eux-mêmes qui combattent le fondamentalisme islamiste. Et c'est vrai que ces pays-là, et je pense par exemple aux Émirats Arabes unis où où j'ai eu euh l'honneur d'être reçu par le gouvernement en juin dernier ne comprennent pas la faiblesse de l'Occident. la faiblesse de l'Europe et la faiblesse d'un grand pays comme la France à l'égard de cette idéologie qui nous a déclaré la guerre.
Et si demain je suis à la tête du gouvernement et bien je mènerai une guerre résolue contre le fondamentalisme islamiste pour protéger nos valeurs, pour protéger la laïcité, pour protéger notre identité et aussi pour protéger nos compatriotes de confessions musulmanes qui respectent nos lois et qui respectent les valeurs de la Jordan Barnella, vous avez vivement réagi au menace de Donald Trump vis-à-vis de l'Europe à la tribune du Parlement européen. Vous avez demandé une réaction ferme, dénoncer la soumission face à la volonté américaine d'Anexel Groenland. Ce serait une faute historique, dites-vous, alors que vous étiez un fervant supporter du président américain.
J'ai loué le patriotisme euh de Donald Trump dans une époque où le président Trump euh défendait, il défend encore d'ailleurs l'intérêt américain. Mais euh si vous me le permettez, mon propos était beaucoup plus large que cela parce que j'avais dit à l'époque et nous avions été les seuls à le dire que en défendant les intérêts américains, Donald Trump ne défendait pas ni les intérêts français ni les intérêts européens. Et on voit d'ailleurs la façon dont les temps sont de plus en plus incertains et dont euh les nations deviennent de plus en plus et sont tentés de plus en plus par une vision impériale.
Les grandes puissances dont font partie les États-Unis d'Amérique ne se comportent plus comme une nation. Il se comportent comme un empire avec la volonté de constituer autour d'eux un nouvel hémisphère. On a beaucoup parlé de cette fameuse doctrine Monro lorsque le président américain a lancé une opération au Venezuela et moi je suis extrêmement inquiet des menaces du président américain sur la souveraineté d'États qui sont sous le contrôle de pays européens.
On a beaucoup parlé du Groenland et on voit la façon dont l'Europe est aujourd'hui totalement encerclée, vassalisé à l'ouest sur le plan numérique technologique et sur le plan de la défense par les États-Unis d'Amérique, vassalisé à l'est par la Chine sur le plan industriel et soumise au sud à des pressions migratoires de plus en plus fortes. Et je pense que face à cela, nous devons renouer avec la puissance. Nous devons renouer avec les concepts d'indépendance et d'autonomie stratégique pour faire en sorte que notre avenir et que le destin de nos enfants et de nos petits-enfants ne se trouve ni dans la soumission à de grandes puissances, ni dans la servitude et encore moins évidemment dans le déclin.
Un À l'instant, Emmanuel Macron dit ce que vous dites. En fait, il dit "Il faut que la France et l'Europe soient respecté dans ce dossier. Vous tenez le même discours président." Macron a éteint la voie de la France sur la scène internationale.
Il l'a éteint sur la scène européenne. Il l'a encore éteint il y a quelques jours en abandonnant notre souveraineté alimentaire en en accompagnant des années durant la négociation de cet accord avec le Mercosour qui va entraîner une concurrence déloyale terrible pour les éleveurs français. Il l'a fait en vendant le patrimoine français.
On pense par exemple à à la branche énergie d'Alstom qui était le cœur nucléaire de la la stratégie industrielle française au profit des Américain de général électrique. Il l'a fait en se soumettant euh aux éléments de langage américain lorsqu'il y a eu cette cette opération militaire déclenchée par le président Trump au Venezuela. Il le dit lui-même à des fins de de maîtrise des infrastructures de pétrole au Venezuela.
Donc je pense que le président Macron a littéralement échoué à défendre les intérêts de la France et que aujourd'hui notre pays doit se donner deux ambitions. La première, se faire respecter. C'est la raison pour laquelle moi j'ai dit de manière très claire même face à un patriote comme Donald Trump qu'à partir du moment où Donald Trump menaçait de 200 % de droits de douane des entreprises françaises et notamment des viticulteurs français et bien qu'il me semblait naturel que la France et l'Europe répondent et réagissent par des menaces ciblées.
Et puis la deuxième ambition qu'on doit se donner, c'est évidemment celle de se rendre indépendant, de retrouver les moyens de la souveraineté, de retrouver les moyens de la puissance. Et moi, je souhaite que la France prenne l'initiative d'une nouvelle architecture européenne autour des nations qui bah des nations qui veulent renouer avec la puissance. C'est ça le vrai clivage de fond au 21e siècle.
C'est la puissance ou le déclin et la disparition. Et l'Union européenne aujourd'hui, on le voit d'ailleurs sur cette crise com Bardella. 70 % des armements militaires en Europe viennent des États-Unis.
Oui, vous avez raison. Avec quel pays on fait ça ? Vous avez raison et je ne me satisfais pas de cette situation et précisément parce que la France est la France parce que nous avons l'arme nucléaire parce que nous avons un siège au conseil de sécurité de l'ONU madame parce que nous avons une base industrielle de défense d'exception.
Et moi, je veux rendre hommage à nos grands industriels parce qu'ils nous permettent précisément euh euh d'espérer demain au moyen de la puissance et au moyen de la défense nationale. Je pense que la France a un rôle et d'ailleurs le général de Gaulle confiait lui-même à Perfit en 1963. C'est cette fameuse phrase qui a beaucoup circulé dans les débats depuis plusieurs jours, que le sentiment national européen, c'est-à-dire en fait l'Europe des nations, des coopérations entre États, s'affirmeraiit face à l'Amérique et face à la Russie.
Et on voit que autour de l'Europe, autour des nations européennes sont en train de s'affirmer ces grands empires avec une vision impériale qui mène au conflit, qui mène au bras de fer. Et parce que nous sommes souverainistes et parce que je suis à la tête d'un parti souverainiste, et bien nous sommes les meilleurs interlocuteurs pour discuter, pour dialoguer et pour défendre nos intérêts face à ces grands dirigeants politiques. Je le dis grand par la la taille évidemment du pays et et de l'économie.
Jordan Barnella, il y a l'Allemagne aussi qui a décidé de se réarmer en mettant 500 milliards d'euros sur la table. Est-ce que l'effort sur la défense qui a été consenti par Emmanuel Macron qui nous va qui nous emmène jusqu'à 2030 est suffisant ou est-ce que vous si vous accédez au pouvoir vous voulez le pousser et nous mettre donc en économie guerre en France ? Bah d'abord on paye là le en même temps le plus le plus violent, le plus terrible.
Euh je vous rappelle que lorsque le président Macron est élu en 2017, euh il engage di le premier budget, enfin en tout cas il poursuit euh l'affaiblissement euh du matériel de défense de la France, des capacités de défense de la France qui amène d'ailleurs euh à la démission du général Pierre Deviler qui a été courageux et qui dénonce euh précisément la manière dont la défense française a été affaiblie depuis des années. Il y a c'est vrai et il faut le dire de manière honnête et objective un effort de réarmement qui a été fait depuis 2017 après la démission du général de Villier. nous l'avons systématiquement soutenu et je pense qu'on doit aller jusqu'à l'objectif autant à l'horizon 2035 de 3 % du PIB parce que euh évidemment qu'avoir une défense c'est être un pays libre et donc si demain nous sommes à la tête du pays, nous engagerons un effort de réarmement important.
Et j'aimerais dire à nos compatriotes qui sont inquiets de cette période budgétaire où on dit à longueur de temps que l'argent publiquement qu'il n'y a pas plus rentable qu'un euro investi dans la défense parce qu'encore une fois on a des entreprises d'exception. Encore faut-il les accompagner et et si demain nous sommes à la tête du pays, moi je crois que la puissance, elle passe aussi par le réarmement de notre économie, par la croissance et par le fait de produire, produire, produire et de lever les entraves, notamment cet excès de normes et de taxes qui pèse aujourd'hui sur les entreprises françaises. Mais 3 % encore une fois de notre PIB, ce n'est même ce n'est pas l'effort que sent l'Allemagne aujourd'hui.
D'abord, est-ce que il y a encore un tandème franco-allemand et est-ce que nous sommes pas en concurrence avec l'Allemagne qui veut redevenir enfin devenir la première armée d'Europe ? Bar chos madame d'abord l'Allemagne sera toujours un partenaire parce que l'Allemagne est notre voisine mais il faut que le couple franco-allemand soit un couple un peu plus équilibré si vous me le permettez d'abord on ne part pas du du même point de départ pendant très longtemps l'Allemagne engage cet effort de réarmement mais l'Allemagne a une défense. France a une armée de métier, nous avons une armée de capacité et moi je suis extrêmement attaché à cette armée de métier et nous souhaitons que la France puisse demain et après-demain retrouver les moyens de sa défense.
Je vous donne un exemple, c'est un rapport parlementaire du du Sénat qui qui l'attestait. En cas de conflit de haute intensité, la France ne tiendrait pas 3 semaines. Donc on envoie nos soldats faire la guerre bien souvent dans des théadres d'opération extérieur dangereux sans munition.
C'est inacceptable. Donc il faut effectivement retrouver cette ambition, cette grande ambition pour la défense nationale. S'agissant de l'Allemagne, encore faut-il que l'Allemagne achète du matériel européen.
Parce que vous voyez, la puissance c'est pas seulement un slogan, la puissance c'est une ambition et c'est aussi des précautions. Et moi, je défends avec mon groupe au Parlement européen la préférence européenne, notamment dans les achats de défense. Et je dis à l'ensemble de nos partenaires européens, si demain vous voulez rester des pays libres, achetez du matériel français, achetez du matériel de défense français et préférer les rafales de d'assaut F35 américain.
C'est pas le cas. 600 commandes de F35 en ce moment en cours en Europe, aucune aucune n'a été annulé. Pardon petite parenthèse mais c'est la difficulté dans laquelle se trouve le Danemark parce que quand la souveraineté territoriale d'un pays est violée ou en tout cas est provoquée, bousculé, déstabilisé comme c'est le cas au Groenland qui est sous la souveraineté du royaume du Danemark et que le Danemark héberge non seulement des bases américaines mais dispose de matériel de défense américain qui est totalement sous le contrôle des États-Unis d'Amérique qui par simple activation d'un mécanisme décident si les F35 si les avions de chasse qui ont été vendu au Danemark, décolle ou ne décolle pas, c'est ça la servitude.
Or moi, je ne veux pas de cet avenir là pour la pour la France et je ne veux pas de cet avenir là pour mon pays. On a évoqué le budget Jordan Bardella. La première partie du texte a été votée à l'Assemblée nationale à la à l'aide du l'article 493.
Un budget honteux et responsable pour Marine Le Pen. Il ne fallait pas que la France ait un budget. Si mais pas un budget socialiste qui déborde d'impôts.
Je suis extrêmement inquiet de l'entrée en vigueur d'un budget qui va aggraver la dépense publique, qui ne fait aucune économie dans un pays qui vit a-dessus de ses moyens depuis 50 ans, qui va augmenter les prélèvements obligatoires. Enfin, rendez-vous compte que on nous parle matin, midi et soir de réindustrialisation et que le gouvernement de monsieur le Cornu dans son surmoi de gauche décide d'augmenter la fiscalité et et l'impôt sur les sociétés, sur les entreprises. Alors, on nous dit que c'est sur les grands groupes, sauf que évidemment que ça va se répercuter sur l'intégralité de la chaîne de valeur et que ça va avoir des répercussions sur les TPE PME, décide d'augmenter la CSG et donc de fragiliser les petits épargnants et donc de fragiliser aussi des gens qui ont choisi de se constituer un patrimoine en action.
Et ce budget madame et c'est là le plus grave et je veux le dire sur votre antenne, il est validé par les républicains. Au rythme où ça va et bien le candidat des républicains à l'élection présidentielle s'appellera très certainement François Hollande. Hélie Monchalin, la ministre du budget, a rappelé vos votes conjoints avec la France insoumise en faveur de hausse massive d'impôt sur les entreprises.
Elle estime que c'est monté jusqu'à 34 milliards d'euros. Le RN passe son temps à mentir à tel dit. Nous, on protège les entreprises.
Jordane Bardella fait le tour des plateaux en disant "Moi, j'aime les entreprises." Oui, mais euh il y a ceux qui aiment les entreprises et puis euh il y a ceux qui le démontrent. Euh le vote qui nous a été reproché par le gouvernement, je l'assume parce que ce que nous avons voté, en l'occurrence, je sais ce qui est mentionné ici avec, c'est vrai, les gens de gauche ont voté aussi ce texte est un dispositif qui n'est pas une taxe, est un dispositif qui permet à des multinationales étrangères de payer la même fiscalité. que le petit café qui est ici au coin de la rue ou de payer la même fiscalité qu'un grand groupe français comme LVMH qui va devoir payer 36 % d'impôts sur les sociétés.
Il ne me semble pas normal, madame que Starbucks euh ou que McDonald extrait les bénéfices qui sont faits en France en payant 0 % quasiment 0 % d'impôt sur les sociétés pour aller stocker ses bénéfices dans le Delaware aux États-Unis pendant que les entreprises françaises, qu'elles soient petites, moyenne, on parle beaucoup des ETI qui sont des structures familiales ou des grandes entreprises, paye 25 % ou quand il y a des surtaxes 36 % d'impôt sur les sociétés. Et précisément avec cet argent que je récupère sur les multinationales étrangères, nous souhaitons baisser les impôts sur la production parce que pour moi la meilleure politique économique qu'il conviendrait de mener aujourd'hui dans le pays, c'est de baisser la dépense publique. C'est donc de dépenser moins et c'est de baisser les impôts, de baisser la fiscalité.
Et donc nous avons précisément euh fait voter une baisse de l'impôt sur la production qui est un impôt injuste qui pèse sur nos chefs d'entreprise qui est un impôt qui alourdit la compétitivité de l'économie française et le gouvernement a provoqué un deuxième vote pour empêcher ce empêcher ce cette baisse de fiscalité d'avoir lieu. On voit bien que le véritable premier ministre dans le pays ne s'appelle pas monsieur le corn, il s'appelle Olivier Fort. Et euh ce qui est lamentable, c'est que pour éviter de retourner aux élections, et bien ils ont acheté la non censure et la non dissolution avec l'argent des Français et et ce choix est parfaitement cynique.
Et lorsque nous serons demain au pays et bien à la tête du pays, et bien non seulement nous remettrons de l'ordre dans les comptes de l'État, nous nous lèverons les contraintes qui pèsent sur la croissance et nous ferons en sorte que le travail paye mieux parce que le pouvoir d'achat et les difficultés de nos compatriotes à vivre de leur travail doit être l'un des grands enjeux de l'élection. Ça veut dire vous avez fait une croix sur la censure et une éventuelle dissolution. jusqu'en 2027, rien ne se passera.
Jordan Bardella Bernanos disait le l'espérance et le désespoir surmonté. Donc je désespère de voir l'économie de mon pays sombrer, les Français avoir de plus en plus de mal à boucler les fins de mois. Il va y avoir des élections municipales dans quelques semaines et et j'appelle les Français à à entamer l'alternance dans leur commune dès le mois de mars pour que nous puissions avec Marine Le Pen préparer l'alternance qui aura lieu, je l'espère, dans maintenant moins de 15 mois. commune envisagez-vous de gagner ?
Est-ce que vous avez fixé un seuil avec Marine Le Pen en dessous duquel vous estimez que ce serait un échec pour vous pour le RN ces élections municipales le plus possible ? Madame, lorsque on part aux élections et et moi je suis un battant, on part rarement pour les perdre. Il peut y avoir plusieurs dizaines de communes rassemblement national.
Des communes dans lesquelles le retour à la sécurité soit un impératif politique, des communes dans lesquelles nous décrétions la paix fiscale pour éviter d'alourdir la pression fiscale qui pèse au niveau local dans un pays à l'économie socialiste fait peser toujours plus de fiscalité sur nos compatriotes et notamment sur les classes populaires et sur les classes moyennes et des communes dans lesquelles il fera bon vivre et dans lesquelles nous défendrons le cadre de vie, la laïcité, les services publics, la proximité. C'est ce que nous avons fait dans nos communes depuis maintenant 2014 que nous admirrons des communes en France et et lors des dernières élections municipales, tous nos maires quasiment étaient rélu dès le premier tour. On a vu que Marine Le Pen s'est rendu à Marseille, évidemment une ville importante avec Franck Alisio qui est d'ailleurs soutenu par le parti reconquête d'Éric Zéo.
C'est le début d'alliance au cas par cas. L'union fait la force dit monsieur Allio. Monsieur Oui, Alisio pardon.
Alisio non il n'y a pas d'alliance au niveau au niveau national mais c'est vrai qu'en fonction de considération locale un certain nombre de de de personnes font le choix de d'apporter un soutien très clair à notre liste. Franck Alisio peut être le prochain maire de Marseille. Tous les sondages disent aujourd'hui qu'il fait partie des potentiels vainqueurs.
Je souhaite que nous puissions remporter la ville de Marseille. Et il est vrai que le candidat de reconquête qui sans doute n'arrivait pas à constituer une force d'opposition à à à Franck Aligioot qui est donné très haut a fait le choix de se retirer et de soutenir la candidature de début de l'Union des droites. C'est l'union de tous les Français.
Vous savez, moi je je je considère qu'il y a beaucoup de d'électeurs qui sont aujourd'hui orphelins à droite d'un d'un leader d'une incarnation politique qui sont attachés au travail, à notre identité, à la sécurité, à la défense de notre cadre de vie et qui ne supportent plus la façon dont le pays, je dirais est traversé. Vous voyez, par ce surmoi socialiste notamment sur les questions économiques et moi j'ai envie de leur parler, je veux leur dire de travailler à nos côtés, de travailler à mes côtés, de rejoindre nos listes dans le cadre euh de de ces élections municipales. Et il y a beaucoup d'élus les républicains d'ailleurs hein, élus divers droites, élus des républicains qui euh rejoignent nos listes.
Euh Jordan Bardella le procès en appel de Marine Le Pen et de 10 autres prévenues se poursuivent devant la cour d'appel de Paris. Elle dit être engagée dans un combat pour son innocence. ce que vous espérez.
Il y a sans doute eu des inflexions dans la défense de Marine Le Pen et de 10 autres prévenus, que le quantum de la peine d'inéligibilité soit revu à la baisse et permettre donc à Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle ? Oui, bien sûr. Je le souhaite, je le souhaite pour elle, je le souhaite pour le pays, je le souhaite pour les Français.
Euh les Français voient la détermination de de Marine Le Pen euh depuis maintenant plusieurs années euh dans la vie politique française. Euh je pense qu'il voit encore dans cette séquence que c'est une battante euh face au un procès qui est un procès politique sur la base d'un désaccord administratif avec le Parlement européen. Je le rappelle, on ne parle ni d'enrichissement personnel ni d'emploi fictif et en première instance, c'est vrai qu'un certain nombre de gens avaient été gênés par les grièfes qui avaient été formulés.
On se souvient de procureur qui avait dit euh s'agissant de l'un des dossiers d'imprévenu, je n'ai pas suffisamment d'éléments mais ça me ferait mal de demander la relaxe. Donc on voit bien qu'il y a des considérations qui sont aussi politiques et moi je suis évidemment à ses côtés et je je mène ce combat aussi en étant hors de la de la procédure avec elle et en soutient moral et personnel à Marine. Et vous continuez bien sûr à vous préparer pour cette échéance présidentielle en cas d'empêchement de Marine Le Pen.
Ça serait responsable travail main dans la main. Nous faisons campagne ensemble. Nous ferons campagne ensemble jusqu'à l'issue de l'appel et je vais vous faire un scoop.
Après l'appel, nous ferons campagne ensemble jusqu'à l'élection présidentielle. Nous resterons unis, nous resterons soudés. Je souhaite qu'elle puisse porter nos couleurs et elle en tout cas et je le redis ce soir, mon mon amitié, mon affection.
Les sondages vous donnent parfois devant elle, parfois au même niveau. Est-ce que c'est quelque chose qui vous encourage ? Est-ce que ça a créé un trouble entre Marine de Pen et vous ?
Pas du tout. Vous savez, on a une relation d'une très grande confiance, une relation d'amitié. Euh fait d'estime mutuelle.
Moi, j'ai beaucoup de de déférence et de de respect. Les Français le savent d'ailleurs pour euh pour Marine parce que je me suis engagé pour elle en politique il y a maintenant plus d'une quinzaine d'années pour l'avoir élu président de la République. J'espère que ça arrivera.
En tout cas, je travaille pour et et nous serons unis quoi qu'il arrive et et et nous mènerons cette bataille ensemble parce que nous pouvons gagner cette élection présidentielle. nous pouvons gagner ces prochaines élections législatives et en fait notre pire ennemi c'est le temps. Vous voyez, moi je reviens du Parlement européen à Strasbourg où on a mené une bataille importante contre le Mercosour pour défendre la souveraineté agricole de la France.
Euh les choix, il faut les faire maintenant parce que dans 5 ans ou dans 10 ans, peut-être qu'on ne pourra plus sauver l'agriculture française. Peut-être que dans 5 ans ou 10 ans, on ne pourra plus sauver l'industrie automobile française à cause des mauvaises décisions qui ont été engagées par l'Union européenne et de la concurrence déloyale. Et peut-être que dans 5 ou 10 ans, notre identité euh par des flux migratoires incessants, par une incapacité à être à défendre notre identité, nos modes de vie, nos valeurs, nos traditions et bien ne pourra plus être sauvé.
Donc je me bats et je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour mon pays, pour mes compatriotes. Ce que disait en gros Donald Trump dans les nombreux discours qu'il a prononcé cette semaine, Jordan B, je crois qu'il fait bon d'être patriote au 21e siècle et que le 21e siècle au fond sera patriote ou ne sera pas et que ceux qui abandonneront l'intérêt national, la conscience de ce qu'est la nation et qui s'oublieront dans l'histoire et bien disparaîtront. Euh Jordan Barnella, vous avez publié deux livres chez Fillard, ce que je cherche, ce que veulent les Français.
Euh c'est le deuxè, il s'agit pour vous de tisser un lien direct avec les Français pour qu'ils vous connaissent mieux, qu' comprennent votre parcours, vos aspirations, votre famille aussi. Euh je vais vous poser une question personnelle. Est-ce que vous vous confirmez avoir trouvé un équilibre au plan personnel et avoir désormais trouvé une campagne pour à vos à votre bras pour entamer ce parcours jusqu'à l'élection présidentielle ?
Madame Ferrari, je ne m'attendais pas du tout mais pas du tout à votre question. Je vous sais extrêmement attaché à la vie privée. Absolument.
Je le suis aussi et et pour l'instant ma vie privée m'appartient. Mais de nombreuses attaques émanant du journal Le Monde notamment vous ont visé. Est-ce qu'elle peut avoir un impact auprès de vos électeurs ?
Bah, le fait d'être attaqué par euh un journal de gauche ou d'extrême gauche et est pour moi extrêmement flatteur. Euh et le jour où ces attaques s'arrêteront, alors je commencerai à me poser des questions. Euh mais euh la l'élection présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un pays.
Euh et les Français veulent savoir de quel bois vous êtes fait, qui vous êtes, où vous voulez emmener le pays, si d'aventure vous êtes candidat. Vous comprenez euh cette volonté qui n'est pas de l'impudeur, qui est juste vouloir savoir qui vous êtes ? Je comprends cette curiosité, elle est naturelle et elle est bien française.
Euh maintenant, je les Français comprendront, je l'espère, euh que lorsqu'on fait de la politique au niveau où je la pratique, la vie privée est peut-être le dernier espace de liberté qu'il me reste. Et donc, j'ai toujours euh fait le choix de protéger euh euh ma famille, de protéger mes proches, de protéger euh les personnes qui ont pu et les femmes qui ont pu partager euh ma vie ou qui la partagent. Et donc je resterai peut-être pas éternellement, vous le mentionnez mais pour l'instant sur ce sujet.
Je dirais pas célibataire mais pudique sur ce sujet. Jordan Bardella merci beaucoup d'être venu ce soir dans Pchline sur C News et sur Europe dans un instant Pierre de Ville nous sur Europe et Christine K sur C News. Bonne soirée à vous.
Jordan Bardella