Matthieu Valet : "L'ensauvagement total est en France !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:11OuverteRéponse directe
Vous avez été policier, qu'est-ce que ça change pour les policiers face à ces méthodes ?
- 3:24OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il n'est pas temps de remettre plus de patrouilles en ville ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:09Invité politiqueFait
« C'est une scène digne d'Orange Mécanique. C'est l'ensauvagement au quotidien qui frappe nos citoyens. »
- 0:42Invité politiqueFait
« La première, on a le GGN qui avait libéré David Ballon et sa femme, qui avaient été enlevés parce qu'ils étaient dans le secteur de la crypto-monnaie. »
- 1:20Invité politiqueFait
« Le règne de Charmaine du Sourçage, j'étais à Lille hier, voit son budget, l'antenne reine de Lille, d'amputer de 40% sur le terrain des affaires. »
- 4:05Invité politiqueFait
« il y a une semaine, il y a deux policiers à Drancy, suite à l'enfer, qui se font lyncher. »
- 4:11Invité politiqueFait
« Ce week-end, on a un sapeur-pompier volontaire à Evian-les-Bains qui risque de mourir parce qu'il a voulu faire cesser un rodeo. »
Temps de parole
- Matthieu Valet54 %
- Présentateur30 %
- Invité8 %
- Invité 28 %
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Ils n'ont peur de rien parce qu'ils s'en prennent à une femme, une mère de famille, avec un enfant de deux ans dans les rues, devant tout le monde. D'ailleurs, la scène est filmée.
Oui, c'est une scène digne d'Orange Mécanique. C'est l'ensauvagement au quotidien qui frappe nos citoyens.
On pourrait même penser à ce qui se passe au Mexique, ces enlèves.
Bien sûr, en Colombie, au Mexique. Et d'ailleurs, cette personne héroïque, elle doit être saluée, même médaillée, parce qu'il a fait fi du danger, il a pris son courage à deux bras, il a été pour sauver finalement cette femme et cet homme. Mais elle est accompagnée d'un petit enfant. Et on a aussi 15 enfants à proximité qui étaient à l'école, qui sont choqués. Et vous avez à côté, il faut le dire aussi, des gens qui regardent, qui filment et qui n'osent pas intervenir. C'est aussi ça, notre société, aujourd'hui. Et sur les deux affaires, Guillaume Fard, vous avez raison de souligner.
La première, on a le GGN qui avait libéré David Ballon et sa femme, qui avaient été enlevés parce qu'ils étaient dans le secteur de la crypto-monnaie. Ils avaient réussi. D'ailleurs, sa main avait été mutilée. Et pire encore, la BRIPP que vous évoquez, la brigade de rachat d'intervention de la préfecture de Paris, avait aussi fait une affaire similaire, il y a le début du mois, par rapport au père d'un entrepreneur qui a réussi en crypto-monnaie et qui avait eu le doigt sectionné. Donc on voit aujourd'hui qu'il y a un ensauvagement. Et nous, qu'est-ce qu'on propose ? D'abord, on propose... La BRIPP a déjà cette prime.
On propose que les brigades de recherche d'intervention de la police judiciaire aient une préuve de 600 euros. Vous en avez parlé sur BFM et RMC Story. Et donc, ça permet de valoriser et de renforcer ces filières parce que c'est elles qui, avec la police judiciaire, comme elle est signée dans cette affaire, permettent d'élister ces affaires. Et pareil, le règne de Charmaine du Sourçage, j'étais à Lille hier, voit son budget, l'antenne reine de Lille, d'amputer de 40% sur le terrain des affaires. On a besoin de...
Mais on voit bien que les enlèvements, ça rappelle les années 70, l'affaire du baron en pain. Ça avait un peu disparu, cette mode, entre guillemets, de l'enlèvement et de la demande de rançon.
Oui, pour une raison très factuelle, c'est qu'à l'époque, il y avait une remise physique de la rançon à travers une valise de billets. Vous parlez de l'affaire du baron en pain, je vous parlez de l'affaire du petit Mérieux en 1975. Ça fait penser aux doigts coupés, notamment. En 1975, le petit Mérieux, ton fils des laboratoires, propriétaire laboratoire Mérieux, il est enlevé sur le chemin de l'école. La rançon, c'est 20 millions de francs. Et la famille a beaucoup de difficultés à la réunir, cette somme, même si elle est multimillionnaire. Vous n'avez pas des actifs liquides comme ça.
Et après, il faut des billets, ça fait tout de suite un certain volume, même physique, et il faut aller le remettre. Une fois que vous le remettez, vous le remettez à qui ? Généralement, plutôt à un homme de confiance, du donneur d'ordre. C'est assez rare que le donneur d'ordre demande à quelqu'un qui peut partir avec les billets d'aller les récupérer. Donc, vous pouvez organiser une filature, vous pouvez avoir des moyens d'enquête, sonorisation, écoute, balise. Et donc, ça s'est arrêté parce qu'on remontait les filières. Mais là, on est sur des actifs complètement liquides. Les crypto-actifs, c'est quoi ? C'est du numérique. On est dans le monde virtuel.
Et donc, ceux qui font ça ont bien conscience d'une chose, c'est que 1, ces personnes sont multimillionnaires. 2, elles ont des actifs très liquides. Ce n'est pas comme si moi, je vous capture et je vous dis, maintenant, il faut vendre votre appartement, ça va mettre des mois. Si maintenant, vous avez des actifs liquides, ça peut prendre quelques heures. Et donc, c'est pour ça qu'on a ce phénomène qui réapparaît. Et donc, de mon point de vue, on ne pourrait l'enrayer si et seulement si on arrivait à tracer les crypto-actifs. Beaucoup sont traçables.
Dans l'affaire Ballant, il y a une partie d'ailleurs des crypto-actifs qui, par l'action combinée du GIGN et du ComCyber, gendarmerie, ont permis de geler une partie de ces crypto-actifs. Maintenant, ce n'est pas toujours possible dans toutes les affaires. Et donc, ça reste intéressant pour des bandits d'aller capturer des personnes.
– Mais vous avez été policier, Mathieu Vallée, avant de longues années. Là, on est quand même face à une autre méthode aussi de délinquance avec des jeunes qui n'ont peur de jeunes. – Très jeunes. – Très jeunes. Qu'est-ce que ça peut changer pour les policiers aussi ? Est-ce qu'il n'est pas temps de remettre aussi beaucoup plus de patrouilles en ville prêtes à intervenir à tout moment ?
– Du bleu sur la réplique, on en est. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est des policiers en investigation. La procédure pénale, elle est complexe. La valorisation de la prime OPJ ou des primes de spécialité, comme je vous parlais de la BRI pour la direction de la salle policière, n'existe pas. Donc, on a des gens qui rentrent avec le matériel à la maison et qui peuvent décaler à tout moment alors que ce n'est pas prévu dans les règles statutaires de la police. Ils le font sur leur bonne volonté parce qu'ils rentrent dans la police par passion et ne pas par obligation.
– Et je veux juste rajouter quelque chose, on l'a oublié, mais les montres de luxe, à un moment donné, qui étaient arrachés à des victimes, notamment dans les Hauts-de-Seine ou même dans les départements de la Petite-Couronne. Ça se faisait avec des méthodes de strangulation, d'étranglement et d'acharnement sur les victimes, comme on le voit sur la vidéo. Et moi, ce soir, M. Macron se prend la parole. J'ai envie de dire, vous imaginez, il y a une semaine, il y a deux policiers à Drancy, suite à l'enfer, qui se font lyncher.
Ce week-end, on a un sapeur-pompier volontaire à Evian-les-Bains qui risque de mourir parce qu'il a voulu faire cesser un rodeo et qu'il s'est fait littéralement percuter par un multirécidiviste. Et là, on a des gens en pleine rue qui se font finalement fracasser pour des histoires de crypto-monnaies, qui évidemment, les moyens de technologie doivent être améliorés pour aider la police à résoudre des enquêtes. Donc, M. le Président, qu'attendez-vous pour enfin réagir à l'état d'ensauvagement ou partir et laisser des gens qui seront courageux pour lutter contre cette délinquance qui au quotidien frappe nos concitoyens ?
Là, vous voyez bien qu'ils allaient physiquement à l'école et que cette femme et son enfant ont failli y rester. Vous avez vu comment il s'acharne. Le monsieur a le visage ensanglanté. Et encore une fois, je salue l'héroïsme de ses citoyens parce que déjà, appeler la police, c'est un acte courageux, le 17, mais là, intervenir, c'est très rare et c'est quelque chose que je tiens à saluer parce que dans 20 ans de police, on a souvent des gens qui regardent et qui tournent dans le regard. Là, il a carrément intervenu. C'est quelque chose qu'il faut souligner.
Merci Mathieu Vallée.
Matthieu Valet