"Entre 80 et 100 enseignants que nous allons redéployer", annonce le recteur de l'académie de Grenoble
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Combien de lycées vont ouvrir ce matin ? La liste s'allonge-t-elle ?
- 0:57OuverteRéponse directe
Le ministre annonce 3000 enseignants envoyés rapidement. L'Académie de Grenoble en profitera-t-elle ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Où se situent les manques d'enseignants remplaçants ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Les enseignants se demandent où trouver ces remplaçants.
- 3:07OuverteRéponse directe
Est-ce que des sanctions sont prévues pour les enseignants refusant les temps de démocratie interne ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Avez-vous pu dialoguer avec les lycéens dans les établissements en gestion de crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Invité politiqueChiffre
« On aura entre 80 et 100 enseignants que nous allons redéployer assez rapidement. »
- 3:49Invité politiqueChiffre
« 2500 lycéens ont déjà fait remonter leur volonté, leurs analyses de l'académie. »
- 5:22Invité politiqueFait
« On doit revoir l'éducation à l'orientation de nos élèves. »
Temps de parole
- Invité politique66 %
- Présentateur30 %
- Présentateur 22 %
≈ 10 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ce matin, Laurent Gallien, nous recevons Philippe Dulbecco, le recteur de l'Académie de Grenoble. Bonjour Philippe Dulbecco. Invité ce matin pour d'abord faire un point sur les lycées. Hier, 4 n'ont pas pu accueillir leurs élèves encore dans le département l'ISER, 4 dans la métropole de Grenoble pour cause de blocage. Aujourd'hui, ce matin, combien de lycées vont ouvrir ? Est-ce que la liste des réouvertures finalement s'allonge ? Oh, c'est très évolutif. Vous dites 4, hier, moi je dis 5. Oui, parce que Villefontaine était en
principe ouverte, mais c'était difficile. Il
y a des
établissements qui ouvrent, qui ferment, qui referment. Aujourd'hui, ce qu'on peut dire, c'est qu'il
y a
2 établissements qui sont entièrement à distance
et
qu'on a à peu près 4 établissements, 4 à 5 établissements qui risquent d'être intégralement fermés.
Et
puis des barrages filtrants sur d'autres, et puis des conditions évolutives en cours de journée. Donc on suit ça, je dirais, presque heure par heure, minute par minute, pour accueillir les élèves dans les meilleures conditions, et notamment dans les conditions de sécurité, les élèves et les personnels.
Évidemment, ça dépend donc des blocages ce matin. Un mot des annonces du ministre. Hier soir, 20h TF1, le ministre annonce 3000 enseignants envoyés dans les heures qui viennent, donc très rapidement, dans les établissements les plus en difficulté. Est-ce que l'Académie de Grenoble, est-ce que le département de l'Isère, vont profiter de ces
enseignants ? On s'y attendait un peu, puisqu'on travaille avec le ministre depuis quelques heures sur ce sujet. Donc on aura entre 80 et 100 enseignants que nous allons redéployer assez rapidement. Sur l'Académie ? Sur l'Académie, sur l'ensemble de l'Académie, de manière à apporter des solutions à très très très court terme sur les établissements les plus impactés par le remplacement de longue durée. C'est-à-dire, les enseignants qui, pour une raison ou pour une autre, souvent, les problèmes de santé, ne sont actuellement pas sur poste.
Et ces manques d'enseignants remplaçants se situent où ? Plutôt en Isère ? Plutôt en Savoie ? Pays de Savoie ? En Ardèche ? Ou c'est également réparti sur toute l'Académie ? Un peu partout, mon capitaine.
Vraiment un peu partout. Le sujet, ce
n
'est pas tellement le nombre. Le sujet, c'est la qualification. Vous voyez, je ne
vais
pas citer d'établissement, mais là, je dois trouver un plombier pour un lycée de l'Ardèche. Un
lycée
professionnel
? Un lycée professionnel, un électro-technicien pour un lycée du Nord-Isère. Je dois trouver un professeur de génie thermique pour un lycée de la Haute-Savoie. Le sujet,
il
est là. Le sujet, il est que l'éducation nationale est aussi le reflet de la société. Et sur le marché du travail, il
y a
de très fortes
tensions.
Et au niveau des enseignants, et de la qualification des enseignants, il y a aussi ces très fortes tensions.
Et alors, une des questions des enseignants,
c
'est, ils se trouvent où ces remplaçants ? Vous les trouvez
où
? Ce
sont des enseignants qui sont actuellement dans l'Académie de Grenoble. Alors, dans notre jargon, ce sont des titulaires de zones de remplacement que l'on va affecter prioritairement sur ces établissements.
Donc, sur les établissements les plus en difficulté, et prioritairement, si j'ai bien compris, aux lycéens qui doivent passer des diplômes en fin d'année.
Bien sûr, mais à condition d'avoir les qualifications, vous savez ce que les économistes appellent l'appariement des compétences.
7h48, notre invité ce matin, c'est le recteur de l'Académie de Grenoble, Philippe Dulbéco, qui répond à vos questions, Laurent Gallien. Une autre mesure mise en place par le ministre de l'Éducation face à la colère des lycéens, ça a été ces temps de démocratie interne. Par exemple, beaucoup d'enseignants refusent de les tenir en disant que ça ne sert finalement pas à grand-chose au regard des revendications. Est-ce qu'il risque des sanctions, ces enseignants qui refusent de tenir ces...
D'abord, ce qu'il faut se dire, c'est que si on en est arrivé là, c'est que les modalités de dialogue traditionnelles sont arrivées en butée. Je l'espère provisoirement. Vous voyez, on va rentrer là en mode d'élection des conseils académiques de... Des conseils, pardon. D'établissement. D'établissement de la vie lycéenne, et ensuite le conseil académique de la vie lycéenne. Bon, c'est vraiment le moment, chaque année, il y
a
une très faible participation à ces élections, vous savez. Et pourtant, le rôle et le poids des lycéens dans ces conseils est très important. Bon, ça veut dire qu'il faut trouver, au moins provisoirement, des modes de dialogue qui ne sont pas ceux-là, puisque ceux-là ont échoué. Donc, il faut le faire au niveau des établissements, oui. Il faut le faire au niveau des départements, il faut le faire au niveau de l'académie, il faut le faire au national. Vous avez vu qu'il
y a
une plateforme nationale qui a été lancée lundi. 2500 lycéens ont déjà fait remonter leur volonté, leurs analyses de l'académie. Bon, voilà, on n'est pas dans une logique de sanction aujourd'hui, on est dans une logique de dialogue, d'approfondir le dialogue, de trouver toutes les voies possibles pour que le dialogue se tienne.
C'est très compliqué de dialoguer, justement, avec les lycéens. Est-ce que vous avez pu, peut-être, passer dans certains établissements, les voir, où là, on est pour l'instant en gestion de crise ? Moi, je suis tout le temps dans les établissements.
Tout le temps. C'est-à-dire que j'étais dans un établissement jeudi dernier, au moment où l'établissement est évacué. Et j'ai reçu les lycéens. J'en ai reçu six, et j'en vois tous les jours. Hier, j'étais en Haute-Savoie, je discute tous les jours avec les lycéens. On trouve trois champs de discussion. Un, les conditions de travail et de vie. Conditions matérielles ? C
'est
des choses très concrètes. Le bouton d'ascenseur qui ne fonctionne pas. La deuxième file au restaurant scolaire qui a été supprimée. Les conditions d'études dans des locaux qui peuvent être des passoires thermiques. Donc, des choses très concrètes. On a la question des enseignants et des remplacements. Oui, c'est vrai. On a la question des emplois du temps. Oui, c'est vrai. Et puis, on a la question, ça il faut le savoir, de la pression à l'orientation. Les lycéens sont stressés. Notamment Parcoursup ? Parcoursup, c'est qu'une partie. Ça commence à partir de la troisième, vous allez en général,
vous
allez en technologique, vous allez en pro. Et puis ensuite, il faut affiner son projet. Incontestablement, vraiment une des informations qu'apporte cette crise, c'est qu'on doit revoir l'éducation à l'orientation de nos élèves. Parce qu'il y a cette pression qui est insupportable.
Alors, face à tout cela, il y a la dénonciation du fonctionnement de Parcoursup. Il y a cette angoisse sur sa Parcoursup. Il y a une demande de moyens. Ça ne se décrète pas en une quinzaine de jours, ni en un mois. Est-ce que des moyens supplémentaires vont arriver à l'éducation nationale ? Et est-ce que, selon vous, il en faut plus ? Est-ce qu'il faut remettre en cause Parcoursup ?
J'ai plusieurs questions dans votre question. La première, c'est qu'il y a un certain nombre de
revendications,
de demandes d'attente des lycéens que l'on peut
remplir
tout de suite à l'échelle des établissements. Tout de suite. La question des emplois du temps, la question du dialogue démocratique, le fait d'être écouté et pas seulement entendu, sont des choses où, à l'échelle de l'établissement, on peut améliorer la sélection. Et vraiment, les chefs d'établissement font un job extraordinaire. Il y
a
des choses que l'on peut faire à l'échelle du département. Il y
a
des choses que l'on peut faire au niveau de l'académie. Nous, on a un projet académique qui a priorisé les actions lycéennes. Alors, ça va vous faire sourire. Aller vers un label de lycée-collège apaisé. C'était leur demande. Avec toute une série d'éléments liés au bien-être. Donc ça, on peut le faire au niveau du département. Et puis, il y
a
des questions que vous me posez, mais auxquelles je ne
peux
pas répondre, vous le savez. C'est des questions
nationales qui
relèvent de l'arbitrage budgétaire. Et surtout, de ce que l'Assemblée nationale va dire sur le budget d'éducation nationale.
Le travail se poursuit tant du côté du rectorat, tant que les manifestations aussi se poursuivent. Merci, Philippe. Merci à vous, recteur d'académie de Grenoble, d'avoir été avec nous ce matin.
Merci.