L'invitée de Bourdin Direct : Valérie Pécresse - 15/11
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RMC
RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin Valérie Pécresse, bonjour Bien dormi après le débat d'hier soir Pas beaucoup Est-ce que vous avez été la meilleure hier soir ?
Ah c'est pas à moi de juger C'est un spectateur
Comment vous êtes-vous trouvée ?
Franche
Les autres l'étaient aussi Franche, non ? Ah mais moi je me compare pas, je parle que de moi Si je suis battu, Emmanuel Macron sera réélu C'est Xavier Bertrand qui dit cela C'est pas un peu prétentieux
C'est sûrement pas vrai Je pense que pour gagner Contre Emmanuel Macron Je pense que pour gagner contre Emmanuel Macron Il faut un projet de franche rupture Et il faut un projet de droite assumée Et dans mon projet Il y a les réformes que la droite a voulu faire Et qu'elle n'a pas pu faire La réforme des retraites pour garantir le pouvoir d'achat Des retraités La réforme de l'assurance chômage Pour aider à remettre la France au travail La réforme de la débureaucratisation Vous savez ce que les Allemands ont fait ? Ils viennent d'avoir une élection Le futur chancelier d'Allemagne Olaf Scholz Il s'engage à diviser par deux Le temps des procédures administratives Vous vous rendez compte ?
Tous les pays aujourd'hui se modernisent Il est de droite de gauche
Monsieur Olaf
Monsieur Scholz Il est de gauche Mais je peux vous assurer Que si vous lisez son programme Vous avez l'impression Qu'il est plus moderne Et plus réformateur Que la droite française Et qu'Emmanuel Macron
Que la droite française Sauf moi Sauf vous Que la droite française Qu'on a vu hier soir Qui est un peu monomaniaque Sur les questions d'immigration Je vais y revenir Ah bah non Excusez-moi Ceux qui sont monomaniaques
C'est BFMTV Pardon de dénoncer
Non c'est pas BFMTV
Pardon de dénoncer Monsieur Bourdin Je balance Mais vous avez fait 45 minutes Sur l'immigration LCI c'était pareil Vous l'avez accepté Oui oui oui LCI c'était pareil On vous implique On vous
C'est-à-dire que Ce n'est pas vous Qui choisissez les sujets On choisit Non non Non mais vous êtes extraordinaire Monsieur Bourdin Pardon je peux vous répondre Vous faites les questions Je fais les réponses Allez-y Valérie Pécresse Non non Non je vais défendre BFMTV
On nous donne 4 thèmes On nous dit 30 minutes par thème Et on commence par le premier Avec 45 minutes Vous comprenez que c'est pas nous Qui sommes monomaniaques Nous on ne fait que préciser Nos projets
Oui enfin vous êtes très long Sur l'immigration Je vais y revenir Et je voudrais qu'on parle De l'immigration travail Parce que vous n'avez pas abordé Cela hier soir Ce que je regrette Et on va en parler Dans un instant Mais vous avez parlé hier soir Vous avez commencé Puisqu'on parle d'immigration A juste raison Et c'était le bon angle Hier soir me semble-t-il Avec la Biélorussie Et la Pologne Et là Là j'ai tout entendu Alors les sanctions Seront prises Des sanctions seront prises À Bruxelles aujourd'hui Par l'Union Européenne À l'encontre de la Biélorussie Je ne sais pas si vous avez vu Mais il y a déjà Bagdad Qui a décidé De rapatrier Une partie De ses Bahs Et de ses citoyens Qui ont été transportés Là-bas À la frontière Entre la Biélorussie Et la Pologne Mais que faire De ses migrants De ses migrants Qui sont à la frontière Que faire ?
D'abord On ne peut pas céder Au chantage migratoire De monsieur Loukachenko Quand un dictateur Décide de vous mettre à genoux De mettre l'Europe à genoux L'Europe C'est son existence Qui est en jeu Elle doit résister Donc la frontière polonaise C'est la frontière française C'est notre frontière Donc il faut la protéger Monsieur Loukachenko Est partie à la convention De Genève Sur les droits Des réfugiés La Biélorussie Est partie à la convention De Genève Donc il y a Un haut commissariat Aux réfugiés Qui doit prendre en charge Ces migrants Mais là Vous avez raison Monsieur Bourdin C'est que les pays D'origine De ces migrants Se rendent compte Ou les pays Qui les ont traversés Et qui les ont envoyés En Biélorussie Sont en train de se rendre compte Qu'ils se sont fait Complètement flouer Que ce qu'on leur avait vendu Comme un passage Immédiat Vers l'Europe Et bien ça va se transformer En camp d'attente Dans un froid glacial Aux frontières de l'Europe Donc effectivement Il faut organiser Le rapatriement On accueille aucun
De ces migrants ?
Alors moi Ce que je propose En Europe Moi ce que je propose C'est un droit d'asile A la frontière C'est à dire Si on est persécuté On demande l'asile A la frontière La demande Est examinée Dans les 15 jours Et si on est débouté Malheureusement Il faut rentrer chez soi Parce que ça veut dire Qu'on n'est pas persécuté Encore faut-il Que la Pologne On veut rentrer En dehors de toutes les lois En dehors de toutes les règles
Encore faut-il Que la Pologne l'accepte Parce que la Pologne A refusé notamment L'intervention de Frontex Dans Frontex Il y a des gardes frontières français Qui auraient pu se retrouver Sur cette frontière-là Pour l'instant La Pologne refuse Donc refuse L'aide européenne En quelque sorte Membre de l'Union Européenne Qui refuse L'aide européenne
Oui c'est d'autant plus étonnant Qu'aujourd'hui C'est l'Europe Qui peut aider la Pologne Mais peut-être que la Pologne N'a juste pas confiance Et qu'elle avait peur
Bon J'ai entendu hier soir Des solutions De la part de certains De vos concurrents Un mur Un Guantanamo C'est ce que j'entends On en est là Vous en êtes là À LR Construire un mur Alors qu'il y a 40 ans On a réussi à se défaire Du mur de Berlin On en est là
C'est pas nous qui le construisons C'est la Pologne qui le construit Pour se protéger Mais vous savez Malheureusement Aujourd'hui Quand il y a des dictateurs Vous êtes favorable
À un mur
Moi je ne suis favorable À aucun mur Je veux faire des ponts Mais Aujourd'hui Si vous avez un dictateur Qui opprime son peuple Qui est sanctionné par l'Europe Et qui décide de mettre l'Europe à genoux Il n'y a pas d'autre réponse Que la fermeté Monsieur Bourdin Pas d'autre L'intransigeance Parce que Nous ne fierons pas Face aux dictateurs Et Des dictateurs Qui ont Parfois le soutien complice De grandes puissances Et on pense à la Russie Aujourd'hui
Et vous pensez à la Russie Aujourd'hui Oui Il faut dialoguer avec la Russie Disait Xavier Bertrand
Oui il faut dialoguer Il faut dialoguer bien sûr Mais avec une immense fermeté Et sans compromission Parce qu'on connait les Russes Oui Et vous vous les connaissez aussi Très bien je crois
Familialement Oui oui Valérie Pécresse Parlons de poire d'achat Xavier Bertrand Propose une prime au travail Est-ce que vous avez compris Ce que c'était Que cette prime au travail Moi je n'ai toujours pas compris C'est quoi ?
C'est la réintroduction De la prime d'activité Qui est aujourd'hui versée par l'Etat C'est par l'Etat Sur la feuille de paye Moi ma proposition Est beaucoup plus puissante Moi ce que je souhaite Oui C'est augmenter de 10% Tous les salaires Jusqu'à 2,2 SMIC C'est-à-dire Pour la très grande majorité Des français On commence par le SMIC
On commence par le SMIC
On prend la partie des charges salariales retraite Vous savez sur votre feuille de paye Vous avez le net et le brut Entre le net et le brut Vous avez 8,3% de votre salaire net Qui sont des cotisations retraite Que vous payez tous les mois Moi ce que je souhaite C'est que progressivement Ces cotisations retraite Elles soient prises en charge par l'Etat Et non plus par vous C'est-à-dire rapprocher le net du brut D'à peu près 10% Quel est l'intérêt ? Quel est l'intérêt ? C'est de différencier Le revenu d'assistance Du salaire Et puis surtout Alors comment je le finance ? Parce que vous allez me dire
Plus 10% Oui attendez Je vais vous poser la question Ne vous inquiétez pas Mais plus 10% Pour les salaires A partir de Du SMIC Jusqu'à 2,2 SMIC Du SMIC On augmente le SMIC de 10%
Ça veut dire qu'on augmente les salaires Jusqu'à 2,2 SMIC Jusqu'à 2,2 SMIC Ça veut dire Quelqu'un qui gagne le SMIC Et bien il aura 10% de plus 10% de plus A la fin de l'année Et quelqu'un qui gagne 2 SMIC aussi
Alors le financement Le financement Vous l'avez dit Il s'agit d'exonérer de cotisations vieillesse Mais pour la sécurité sociale C'est catastrophique non ?
Alors comment je fais ? Je le fais grâce aux réformes Que je propose Je le finance avec mes économies C'est pour ça que je dis A mes camarades de droite On ne peut pas être le parti de la démagogie Si nous annonçons effectivement une hausse des salaires En enlevant des charges sociales Ça veut dire que ces charges sociales Elles sont financées par autre chose Des économies Par nous quoi ? Par les impôts ?
Non des économies Non non non des économies C'est pour ça que je propose C'est pour ça que je propose notamment La suppression de 200 000 postes Dans la fonction publique Ça rapportera 11 milliards Ma mesure coûte 25 Ça en finance déjà une bonne partie Ensuite je propose la réforme de l'assurance chômage Je propose aussi de débureaucratiser Et de faire la réforme des retraites Avec toutes ces économies Au total 75 milliards d'économies Je finance cette mesure Je finance aussi mes priorités Protéger, éduquer, soigner Et à la fin j'ai un programme Qui ne creuse pas la dette Vous savez qu'Emmanuel Macron a cramé la caisse Il a creusé la dette de la France On est à 2 800 milliards de dettes Donc ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on ne peut plus faire des chèques Qui sont de la dette On doit faire une politique responsable D'économie Qui permet ensuite De financer des mesures
Valérie Pécresse Puisqu'on parle de santé Sécurité sociale Santé Parlons du Covid Si l'épidémie progresse Vous n'êtes pas contre Un confinement des personnes non vaccinées ?
Alors il ne faut pas renverser les choses Si la pandémie Devait devenir à nouveau incontrôlable Ce que je ne souhaite pas Ce que je n'espère pas Si la pandémie devait devenir incontrôlable Et que notre immunité collective Ne soit pas suffisante Moi ce que j'ai dit C'est qu'il n'est pas question pour moi De reconfiner les personnes vaccinées Les personnes qui ont été vaccinées Elles ont le droit aujourd'hui de vivre C'est le principe même du vaccin
Donc ne seraient reconfinées Que les personnes non vaccinées ?
Les personnes qui risquent Qui risquent la mort aujourd'hui Qui risquent la mort aujourd'hui Parce qu'aujourd'hui Elles n'ont pas été vaccinées
Donc on reconfine comme en Autriche Les personnes non vaccinées
Parce qu'on ne veut pas reconfiner Toute la population Parce qu'il n'y a aucune raison De traiter de la même façon Des personnes qui ont fait cet effort De se vacciner De se protéger Et celles qui ont décidé librement Je respecte leur liberté De ne pas se vacciner
Bien Xavier Bertrand a été ministre de la Santé Me semble-t-il Entre 2005 et 2007 Combien de lits d'hôpitaux fermés ? C'est vous qui savez ? 60 000 Lits d'hôpitaux fermés Vous l'avez remarqué cela ou pas ?
Alors oui mais Moi je n'aime pas ces calculs Moi je n'aime pas
Non mais je vous pose quelque chose
Que vous l'avez remarqué Je n'aime pas ce type de calcul Lorsque nous étions au pouvoir Il n'y avait pas la pénurie atroce De soignants que nous connaissons aujourd'hui Vous savez que nous sommes passés Sous la barre de 100 000 généralistes Et vous savez aussi que Nos soignants sont très durement Parce que le numerus clausus a été maintenu
Pendant des années et des années Sous la droite et la gauche
Oui mais enfin Vous savez on était au pouvoir il y a 15 ans Alors maintenant Il faudrait peut-être qu'on se dise Dans les dix dernières années On aurait pu anticiper Anticiper quoi ? Anticiper que La féminisation Plus les 35 heures Allait donner aux médecins L'envie de vivre autrement Aujourd'hui Des jeunes médecins qui s'installent Ne veulent plus La même vie professionnelle Que les médecins de campagne Qui faisaient 50 heures Qui se déplaçaient Qui travaillaient le week-end Qui travaillaient la nuit Donc il faut entendre Cette aspiration A une meilleure qualité de vie De nos soignants Mais ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que Alors je reviens à vos fermetures de lits Oui Oui il y a eu peut-être Des fermetures de lits À un certain moment Oui il y en a eu Oui mais parce qu'il faut aussi Imaginer une modernisation De l'hôpital On peut faire de l'ambulatoire Aujourd'hui C'est-à-dire qu'on peut venir Se faire opérer dans la journée Rentrer chez soi On peut avoir aussi Des lits Donc on a bien fait De les fermer ces lits Non je ne dis pas Qu'on a bien fait de les fermer Je dis que Ces chiffres On ne peut pas les examiner Comme ça globalement Il faut vérifier De quoi on parle En revanche Ce dont je suis sûr C'est qu'aujourd'hui Les fermetures de lits Qui ont lieu à l'hôpital Sont dramatiques Pourquoi ?
Parce que ce sont des fermetures de lits Qui ne sont pas dues À une stratégie hospitalière Qui sont dues À la pénurie de soignants Et ça Ça va être une grande cause Du quinquennat prochain C'est comment faire face À cette désertification médicale Et vous l'avez dit Il faut supprimer Les numerus clausus Il faut permettre aux infirmières Qui ont un vrai professionnalisme De prendre beaucoup plus De responsabilités Avec les rémunérations Qui vont avec Pareil pour les sages-femmes Qui demandent aujourd'hui À pouvoir faire bien davantage En termes de soins Pour les femmes Donc il faut Qu'on soit une société De la mobilité sociale Y compris En matière de soignants
Valérie Pécresse Parlons d'immigration Mais je voudrais en parler Sous l'angle travail Parce que Lorsque vous parlez d'immigration Vous ne parlez qu'identité Non c'est faux C'est faux Hier soir vous avez parlé D'une immigration travail Absolument
Mais quand je dis quota Je dis quota Pour tous les types d'immigration Il y a trois types d'immigration Étudiants C'est le rayonnement de la France Dès lors que ce ne sont pas Des faux étudiants Qui ne parlent pas le français Donc là vous ne Étudiants Si Vous ne stoppez pas Cette immigration là Je mets une barrière Deux barrières Un examen de français réussi Comme dans tous les autres pays Et un test de niveau Parce que vous savez malheureusement Que l'université française N'a pas forcément de sélection à l'entrée Et que moi je souhaite Que les étudiants étrangers Qui s'inscrivent à l'université Aient le niveau du bac Le même niveau Que les étudiants français Ça c'est pour les étudiants Il y a le regroupement familial Et puis il y a l'immigration de travail Et sur l'immigration de travail Ma position elle est simple Quota Quota par métier Quota par métier
Immigration à point Vous y alliez jusque là ou pas ? Quota par métier Ou comme au Royaume-Uni Ou comme en Australie
Quota par métier Ce qui est intéressant dans le système Quota par métier C'est d'avoir un système transparent Pour la sélection C'est-à-dire de pouvoir dire On a besoin de tel talent Et donc si vous avez ce talent-là Et bien vous pouvez rentrer
Est-ce que l'immigration de travail Est-ce que l'immigration de travail Est-ce que l'immigration de travail Est-ce que l'immigration de travail Est-ce que l'immigration de travail est une chance pour la France ?
De toute façon on ne peut pas faire sans l'immigration de travail Ah non mais on ne peut pas
Qui nettoie le conseil régional le matin A 5h du matin ? Qui nettoie BFM TV LCI ou CNews A 5h du matin ?
Mais je vous le dis On ne peut pas faire sans l'immigration de travail D'ailleurs Boris Johnson Qui fait le fier à bras En expliquant que grâce au Brexit Il n'y a plus d'immigration en Grande-Bretagne Il n'arrive plus à faire rouler ses camions Ça veut dire que l'immigration zéro
Ce n'est qu'un slogan ? Ce n'est qu'un slogan ?
Ah mais c'est ce que j'ai dit à Michel Barnier Et d'ailleurs il l'a reconnu lui-même Son moratoire est un slogan L'immigration zéro n'est pas possible En revanche ce qui est possible C'est de choisir les personnes qu'on accueille En fonction de leur capacité à s'intégrer Et en fonction aussi du respect des règles du jeu Par leur pays d'origine Quand on voit que l'Algérie refuse de donner des laissés-passés consulaires Pour le retour de ses clandestins Ça n'est pas digne Mais quand on accueille des migrants Aujourd'hui c'est donnant-donnant Visa contre retour des clandestins
Alors Valérie Pécresse Les migrants qui travaillent dans nos entreprises Vous les croisez, vous les connaissez Pas que dans les entreprises Dans les restaurants ou ailleurs Sur des chantiers par exemple Et on en croise beaucoup
Mais ils sont indispensables Ils sont indispensables pour l'économie française
Mais je vous ai entendu hier Pas vous particulièrement Mais j'ai entendu les candidats Aller dire quoi ? Dire Ah ben bon Il va falloir qu'ils donnent l'exemple Il va falloir qu'ils restent en France En payant des impôts Et en ne pouvant pas toucher Toutes les prestations sociales Qu'ils pourraient toucher C'est ce que j'ai entendu hier, non ? Ah ben pardon Mais vous ne voulez pas qu'ils payent les impôts ? Vous voulez qu'ils soient au travail des noirs ? Je pense qu'ils ont le devoir de payer des impôts Mais est-ce qu'on doit leur couper les aides sociales ?
Ce qui est important C'est d'arrêter l'appel d'air Pourquoi est-ce qu'on vient en France ? C'est parce qu'il y a des prestations sociales On vient souvent parce qu'on vient chercher du travail Ceux-là, ils seront accueillis Ils seront accueillis Ils travailleront Ils auront un salaire Ils auront un salaire
Et ils auront droit aux mêmes aides sociales ? Au bout de 5 ans Au bout de 5 ans ? C'est-à-dire pendant 5 ans Ils vont travailler Ils vont payer des impôts Ils vont payer des cotisations sociales
Et ils n'auront pas droit aux aides sociales ? Oui, oui Absolument C'est logique ? C'est logique parce que je pense que C'est l'égalité ? Ce n'est pas l'égalité, non Mais ils ne sont pas dans la même situation Le sujet aujourd'hui C'est qu'il y a trop de personnes Qui viennent pour toucher des prestations sociales Il ne suffit pas d'avoir travaillé 6 mois Pour pouvoir avoir droit à tout Parce que si c'est ça Et bien à ce moment-là
Mais pourquoi jeter l'anathème systématiquement Pour celles et ceux qui viennent en France travailler ?
Ils auront droit aux prestations contributives C'est-à-dire toutes celles pour lesquelles Ils payent des charges sociales Ils les auront Par exemple accident du travail Par exemple assurance maladie Par exemple assurance chômage Toutes celles-là, évidemment, ils les auront Puisque c'est des prestations contributives Vous travaillez Vous avez des cotisations chômage Des cotisations maladie Des cotisations retraite Tous ceux Accidents du travail Je paie des cotisations, oui Oui, oui Mais à partir du moment où vous payez
Je paie des cotisations
Oui, mais à partir du moment
Je n'ai pas droit aux APL par exemple
Monsieur Bourdin
Oui, mais aux allocations familiales
À partir du moment où vous travaillez Vous avez droit aux allocations contributives De votre travail Et celle-là Et donc vous serez protégé Par la Sécurité sociale française
Mais pas droit aux APL par exemple
Pas droit aux APL, pas avant 5 ans
Pas droit aux APL avant 5 ans Même si je travaille ici, je cotise
Pas avant 5 ans
Bien, Valérie Pécresse Un mot sur la justice Non, on ne vient pas en France Pour toucher des allocations Non, on vient en France pour travailler Mais si on travaille en France On doit avoir les mêmes droits Les mêmes droits qu'on soit étrangers ou français Me semble-t-il
Ce n'est pas ma loi constitutionnelle
Bon, d'accord Valérie Pécresse La justice 2 000 magistrats sur le quintinat Magistrats et greffiers Sur le quinquennat Emmanuel Macron Proposait 5 000
Supplémentaires
Supplémentaires, oui
Et 3 000 greffiers
Et 3 000 greffiers
5 000 magistrats et 3 000 greffiers Oui, 2 000 procureurs 3 000 juges
Bien Vous dites, il faut enfermer Il faut un enfermement effectif Pour les porteurs de bracelets électroniques J'ai vu ça dans votre...
Non, non, je vous réexplique
Oui, j'ai vu ça dans votre...
Aujourd'hui, le bracelet électronique C'est souvent la légion d'honneur Des caïds des cités Pourquoi ? Ils sont condamnés à faire de la prison ferme Et donc un an de prison ferme Vous imaginez ce qu'il faut Avoir commis comme crime Comme délit Pour être condamné A un an de prison ferme Il faut déjà être un sacré Multirécidiviste Et comme depuis Christiane Taubira On a décidé Qu'il ne fallait absolument pas Incarcérer Donc on vous met un bracelet électronique On vous renvoie chez vous Et une fois que vous êtes chez vous Vous avez le droit de sortir Faire vos courses Donc vous imaginez En fait, il continue leur trafic Sous bracelet électronique Donc qu'est-ce que je propose ?
Je propose d'utiliser ce bracelet électronique Pardon, je vous montre mon poignet Il est à la chille en fait Je propose d'utiliser ce bracelet électronique Pour pouvoir mettre dans des centres fermés Pour majeurs Des personnes qui sont condamnées A de la prison ferme Qu'on ne peut pas aujourd'hui envoyer en prison Parce que nos prisons sont surpeuplées Qu'elles sont indignes Mais vous comprenez bien Tous les candidats nous disent On va ouvrir 20 000 places de prison Mais elles ne sortiront pas de terre demain Moi c'est mon métier Je construis des lycées Je construis des logements Donc c'est au moins deux ou trois ans En partenariat public-privé Si on a les autorisations et les permis Donc ce ne sera pas tout de suite Tout de suite Donc qu'est-ce qu'on peut faire ?
On peut faire justement ces centres fermés Dans des bâtiments existants Grâce au bracelet électronique Qui permet de contrôler les allées et venues
On les enferme J'en connais Je connais même un politique Ancien président de la République Qui a été condamné à un an de prison ferme Et qui pourrait se retrouver Avec un bracelet électronique Vous voyez à qui je fais allusion
Oui mais lui Il n'instaure pas la violence dans son quartier
Bon
Moi ce que je veux C'est lutter contre la violence Et contre les trafics Et contre les caïds Voilà
Bien Croyez-vous que supprimer le RSA J'ai vu ça aussi dans votre programme Un voyou qui gagne
Mais c'est intéressant votre question Parce que je pense aussi Qu'il faut briser un tabou Aujourd'hui nous avons des prisons indifférenciées Oui Ça veut dire qu'une personne
Un chauffard de la route
Qui était sous
Qui a tué quelqu'un
C'est un drame épouvantable Il a tué Il va en prison Mais cette personne-là Ne présente pas du tout Pour la société La même dangerosité Qu'un djihadiste terroriste Ou qu'un caïd de la mafia Or on va mettre Des primo-détenus C'est-à-dire des jeunes condamnés En prison Avec ces personnes radicalisées Avec ces caïds de la mafia Moi je demande Qu'on ait des prisons de haute sécurité Pour les délinquants Qui sont les plus dangereux Pour que la prison Ne soit plus l'école du crime Et je veux en revanche Que ces primo-délinquants Enfin primo-délinquants Primo-détenus Qui pour la première fois Arrivent en prison C'est eux dont il faut qu'on s'occupe Parce que c'est à ce moment-là Qu'on peut les récupérer On peut les récupérer Parce que c'est le moment Où leur mère pleure Leur copine menace de les larguer Donc c'est le moment Où ils se posent la question Est-ce que je rentre Dans la grande délinquance Où est-ce que je m'en sors Et c'est à ce moment-là Qu'il faut faire de la réinsertion Mais il ne faut pas les mettre Évidemment avec les caïds Sinon ils seront recrutés Par les caïds
Merci Valérie Pécresse D'être venue nous voir ce matin Sur AMC BFM TV 8h54
Valérie Pécresse