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interviewINA (sur YouTube)· 2 juillet 2012 13 min

Alain Juppé "les indicateurs sont au vert" - Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alain Jupé bonsoir vous nous êtes pas exprimé depuis la fin de l'année dernière merci d'avoir réservé à France 2 ces explications alors on vient de le voir les plans de relance se suivent et se ressemblent parfois le dernier date de fin décembre la plupart des indicateurs sont au rouge notamment le chômage nous y reviendrons dans un instant est-ce qu'il n'aurait pas fallu beaucoup plus d'audace comme disait l'autre beaucoup d'indicateurs sont au vert pas le chômage nous y reviendrons mais beaucoup sont au vert quand vous dites que la plupart sont au rouge c'est unero l'inflation tout à fait au vert le commerce extérieur est tout à fait au vert l'investissement se porte plutôt bien et ainsi de suite je vrais simplement euh recadrer un peu les choses par rapport à ce que nous avons fait depuis maintenant 8 mois puisqu'il y a 8 mois que j'ai pris mes fonctions la première partie de de cette période disons la le 2è semestre de 1995 a été une période de consolidation il a fallu faire des chose difficile impopulaire mais qu'il fallait bien faire et je voudrais en donner deux exemples la première d'abord ça a été d'arrêter la dérive des finances publiques qui existait depuis plusieurs années et pour cela il a fallu augmenter les impôts ce qui n'est jamais bien reçu par l'opinion public bien sûr mais c'est fait et nous avons atteint nos objectifs on le verra d'ailleurs bientôt le budget 95 a été exécuté comme prévu autre exemple de ce qu'il fallait faire qui n'était pas facile qui n'était pas populaire mais qui était inévitable la reprise des essais Jacques Chirak a eu le courage de le faire ses essais avaient été interrompus prématurément et ne nous permettaiit pas d'ASS l'avenir et bien nous avons assuré l'avenir et maintenant c'est derrière nous si bien que 96 97 pourront être des années de dialogue social et des années de relance pour la France c'est de ça qu'il s'agit maintenant alors vous dites les plans se succèdent et ne se ressemblent pas ou se ressemblent c'est pas tout à fait exact qu'est-ce qu'on a fait depuis plusieurs mois on a d'abord essayé d'alléger les charges sociales et ça a marché avec le contrat initiative emploi ensuite j'ai fait un plan PME PMI fin novembre il n'est pas pardon il n'est pas encore en application puisqu'il faut voter les textes nécess au mois de mars fin décembre nous avons pris des mesures pour libérer l'épargne qui était bloqué par exemple les réserves de participation des salariés et comme il y a eu des difficultés depuis lors nous avons aujourd'hui en concertation avec l'Allemagne franchi une nouvelle étape dont nous allons parler je pense maintenant plus en détail voilà la cohérence voilà la logique avec un objectif bien clair pour ces deux années 96-97 dialogue social relance de la France il y a un problème c'est un problème de confiance on va revenir à propos du chômage pourquoi à votre avis les Français n'ont pas encore confiance ou non pas confiance c'est vrai que la confiance a été mise à mal pendant les derniers mois de 1995 al c'est difficile d'analyser parce que c'est très subtile j'y verrai pour ma part plusieurs raisons d'abord il y a eu l'augmentation des impôts j'ai dit pourquoi il fallait remettre de l'ordre dans nos finance et ça n'est jamais bien reçu c'est fait et vous le savez j'ai donné des instructions à mon à mes ministres je ne veux plus de réforme qui se traduis par de nouvelles augmentations d'impôts et nous avons même l'objectif nous avons pour objectif le président de la République l'a dit 9 17 98 d'amorcer la baisse des impôts comme les Allemands euh ont dit qu'ils allaient le faire le deuxème élément qui explique cette mise à mal de la confiance dont vous parliez c'est peut-être les incertitudes politiques lié aussi aux mouvements sociaux bien là aussi je crois que le paysage est clarifié nous avons devant nous 2 ans le président de la République a fixé le cap et la majorité euh soutient l'action gouvernementale elle est cert diverse est parfois un peu turbulente et c'est normal mais elle est loyale et chaque fois que j'ai besoin d'elle elle me soutient et puis enfin pour établir la confiance il faut avoir euh le cap le but dans les 2 ans qui vienent je pense qu'on en pense qu'on en parlera à propos de l'Europe ce but il est clairement fixé aujourd'hui et nous devons être en 1998 dans le poloton de tête de l'Europe pour le bien-être des Français et pour la l'indépendance de la France alors on disait tout à l'heure l'un des indicateurs qui est au rouge nettement c'est le chômage on a eu vous avez annoncé aujourd'hui avec un petit peu quelques heures d'avance le chiffre nous avons sur de mois puisqueil y a pas eu de relevé statistique en novembre en raison des grèves une hausse de 57000 du nombre d'inscrits à la NP les deux derniers mois sur donc sur de mois surtous les jeunes et ce qui fait que la courbe on le voit là sur l'écran repasse le cap fatidique des 3 millions de chômeurs on revient en arrière à mars 95 un rapide commentaire oui ces chiffres ne sont pas bons sur l'ensemble de l'année 1995 le chômage a diminué 55000 à peu près ce qui est la plus forte di tion depuis 1989 sur les 12 mois il est vrai que les deux ou trois derniers mois n'ont pas été bons alors il faut réagir et c'est la raison pour laquelle nous proposons ces mesures de relance de l'emploi il faut bien analyser les choses aussi je l'ai dit tout à l'heure sur le chômage de longue durée nous avons remporter des succès le contrat initiative emploi a permis de remettre dans le cycle du travail pratiquement 150000 personnes et c'est une réussite en revanche nous sommes mauvais je le dis et c'est grave parce que c'est vraiment l'exception française au mauvais sens du terme nous sommes mauvais pour les jeunes il faut donc faire un effort national pour l'insertion des jeunes ce doit être la priorité absolue de ces années 96utres mesures vous avez fixé un objectif 250000 jeunes c'est ça création d'emploi pour 250000 jeunes en 96 on tiendra l'objectif il faut le tenir vous savez que nous l'avons fixé pas tout seul nous l'avons fixé avec les partenaires sociaux c'est le 21 décembre dernier que lorsque j'ai rencontré les organisation professionnelle et syndicale nous avons convenu ensemble que ce devait être un objectif de mobilisation nationale on est en train d'y travailler et j'ai fixé un rendez-vous dans le milieu de l'année 1996 précisément aux partenaires sociaux pour qu'on puisse faire le point des mesures qui auront été prises vous avez le sentiment d'avoir l'appui du patronat en l'occurrence oh vous savez le patronat c'est vaste d'abord c'est varié il y a des milliers peut-être des millions de chefs d'entreprise il y a ceux qui parlent en leur nom et qui n'expliquent pas toujours le sentiment de la base j'ai la conviction que beaucoup de chefs de PME veulent se développer aujourd'hui et sont conscients qu'ils ont un devoir d'insertion des jeunes c'est là-dessus qu'il faut gagner la bataille c'est là-dessus qu'on rétablira finalement la confiance parce que c'est parce que nous avons 25 % de jeunes de moins de 25 ans en dehors de la vie de travail que cette confiance ne revient pas c'est ça le facteur essentiel sur lequel je veux vraiment m'engager avec toutes les forces de la nation alors vous avez pris une décision qui va faire couler beaucoup beaucoup d'encre et de salive l'abaissement du taux d'intérêt du livra les réactions sont plutôt négative même largement négative en gros on dénonce la casse de l'épargne populaire alors en quelques mots pourquoi avoir pris cette sachant que vous touchiez un tabou elle était réclamée depuis bien longtemps dans l'état de milieu des journaux économiques t ceux qui regardent un peu comment évoluent les choses et je ne suis pas sûr que les réactions soient aussi négatives que vous vouliez bien le dire certes oui le syndicat pas tous nous allons l'expliquer vous avez dit tout à l'heure dit que c'était un bas de laine que les livret d'épargne le livr art ce n'est pas exact c'est pas cet argent enfin vous avez vous avez utilisé la formule c'est cet argent il n'est pas mis dans un bas de laine dans les caisses d'Épagne précisément il sert à quelque chose il sert à prêter de l'argent aux organismes d'HLM qui construisent des logements sociaux pour les Français qui en ont besoin c'est à ça que sert l'argent du livra or que se passe-t-il à l'heure actuelle ces organismes d'HLM sont dans une mauvaise posture parce que l'argent que leur prête est trop cher pour qu'ils puisse lancer de nouveaux programmes de logement social ou entretenir les logements dont ils sont déjà pris propriétaire or qu'est-ce que nous avons voulu faire nous avons voulu donner un formidable ballon d'oxygène aux organismes HLM en baissant le taux des prêts qui aurit fait et pour cela bien entendu il fallait ajuster la rémunération de livra voilà la raison d'être de cette mesure j'ajoute qu'à l'heure actuelle l'inflation en France est de 2,1 % que les taux ont baissé partout vous disiez tout à l'heure que les banques ont baissé de 0,5 % mais quand on fait la somme des baisses successives depuis le mois d'octobre elles ont baissé en réalité de 1,20 % et les taux d'intérêt à court terme en France ça une grande réussite du gouvernement depuis mai 1995 ont baissé de 3,3 %. il fallait accompagner ce mouvement j'ajoute tout de suite que j'ai veillé à ce que l'épargne des Français les moins favorisés ne subissent pas de pénalisation et quand vous voyez que le premier livret populaire dont nous avons parlé tout à l'heure est à 4,75 % on ne peut pas laisser dire que l'épargne populaire est pénalisée ce n'est pas exact avec ce nouveau liv 40000 francs de plafond qui va concerner 18 millions de Français pratiquement les 2/ers des Français imposable les tr/4 de l'ensemble des Français l'épargne des plus défavorisés est protégé et rémunéré à un niveau qui est un des plus élevés de tous les placements qu'on trouve aujourd'hui alors d'AM vous avez vu tout à l'heure vous avez entendu quelques épargnants he qui étaient pas très contents il disent ah c'est les petits épargnants qui trinquent alors qu'est-ce que vous dites aux petits épargnants ce soir un on vous pique pas d'argent et deux au plus petit il y a effectivement le LEP qui vous vous permet d'avoir un bon taux de rémunération donc il y aura un transfert je dis tous ceux qui ont moins de 40000 francs dans un livra et là aussi il faut ramener les choses c'est juste proportion parce que on est en train de d'émouvoir la population française en disant mais les gens qui ont 100000 francs sur un livret de CAE départ ils n'auront plus 4 et demi mais 3,5mi %. 80 % 80 % des titulaires de livra des personnes qui ont un livra ont moins de 40000 francs sur leur livra et celles-là non seulement ne sont pas pénalisé mais si elles ouvrent un livret un premier livret populaire elles auront même 4,75 au lieu de 4,50 alors évidemment les 20 % qui ont beaucoup plus 100000 francs parfois plusieurs fois 100000 francs puisqu'on peut avoir plusieurs livrés dans une même famille cela et bien il contribueront à l'effort de solidarité nationale en permettant aux offices d'HLM d'avoir une ressource meilleur marché et de construire des logements neufs je crois que cette réforme est juste et que là encore vous avez parlé d'un tabou il faut quand même évoluer avec son temps les taux d'intérêt aujourd'hui sont historiquement bas on n' pas vu ça depuis 23 ans on ne peut pas continuer à asphyier la construction sociale en maintenant des prêts auohlm aussi élevé qu'ils le sont depuis des années alors le coup de pouce au crédit la consommation ça c'est un petit coup de pouce pour les pour les classes moyennes pour que effectivement ils empruntent ils s'équipent oui on nous dit aujourd'hui que les Français sont réticents devant la consommation on a fait par exemple une mesure pour les automobiles avec une prime dite à la casse qui n'a pas très bien fonctionné pourquoi parce que le crédit la consommation est très cher trop cher et le ministre de l'économie et des finances a eu raison de dire aux banques qu'il fallait le baisser alors pour contribuer à cette baisse de manière un peu transitoire jusqu'à la fin de l'année nous avons fait une déduction fiscale qui revient à baisser en réalité le coût de ce crédit à la consommation je crois que le moment est maintenant venu pour ceux qui attendaient avant d'investir ou avant de consommer que les taux soient bas de le faire j'ajoute qu'il y a également vous avez peut-être le signaler vous l'avez dit tout à l'heure une mesure favorable à l'investissement des entreprises là aussi pour profit profit de ces taux d'intérêt historiquement bas moi jeis poser une petite question sur sur la consommation on s'est demandé hier pourquoi supprimer l'allocation 900 francs versé aux femmes enceintes 5e mois jusqu'au 3 mois après la naissance est-ce que c'était pas là aussi un petit moyen de de consommer un peu plus de d'acheter un équipement vous savezabo je sais que c'est le souci permanent de France 2 quand on donne des informations il faut les donner avec précision reveni ah oui mais c'est très important ça change tout ça change tout ah ou pardon vous venez de non non pas tout soyez précis vous venez de me dire on supprime cette allocation on on ne la supprime que pour les ménages qui ont pas non pas 10000 francs mais 16000 francs par mois et pour les premiers mois c'était déjà le cas à partir du 3e mois après la grossesse et bien nous unifions cette mesure et là je voudrais poser une question de fond parce qu'au-delà de ces mesures d'actualité il faut bien quand même que la société française réfléchisse sur des questions de fond est-ce qu'il est normal d'aider exactement les familles de la même manière quel que soit leur niveau de revenu est-ce que qu'une famille qui a 30000 francs doit être aidé de la même manière qu'une famille qui a 8000 francs admettez que cette question se pose je suis pas d'ailleurs le seul à la poser des hommes de gauche la pose aussi et bien c'est une question que je veux mettre à l'ordre du jour de la grande rencontre sur la politique familiale de l'an 2000 que j'ai envisager de réunir au mois de mars prochain parce que cette question elle se pose pour l'ensemble de nos allocations familiales voyez que derrière il y a aussi un souci de solidarité et de plus grande justice dans l'utilisation de l'argent public on va parler un petit peu de ce qui se passe en Allemagne aujourd'hui le gouvernement pris et le gouvernement allemand a également