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interviewTélé Matin - France Télévisions· 2 avril 2024 9 min

Les 4V - Benjamin Haddad, député, évoque le rôle de la France dans le soutien à l'Ukraine.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

bonjour Benjamin Adad bonjour Jean-Baptiste Martin merci d'être l'invité des CV ce matin surtout vous revenez tout juste d'Ukraine il y a quelques heures vous étiez notamment avec une délégation de parlementaires français vous avez rencontré le président ukrainien volodimir Zelenski on va le voir sur cette photo après ce voyage Benjamin Hadad est-ce que vous vous dites pas quand même que l'Europe que la France pourrait devrait faire plus pour aider les Ukrainiens on doit tous collectivement faire plus la guerre est un tournant aujourd'hui les Russes frappent 10 fois plus d'obus que l'Ukraine dans cette guerre parce que l'Ukraine est à cours de munition à cours d'armes notamment parce qu'il n'y a plus d'armes qui viennent des États-Unis depuis le mois de décembre parce que le Congrès aujourd'hui est bloqué et on connaît les incertitudes qu'il y aura après l'élection de novembre si Donald Trump était réélu cette guerre elle elle engage notre sécurité aujourd'hui les Ukrainiens se battent pour la sécurité des Européens face à une Russie qui est de plus en plus agressive on a pu le voir sur le terrain qui cible directement les villes Kiev Odessa les infrastructures civiles l'énergie l'eau pour terroriser la population qui montre bien que les objectifs de Poutine sont toujours les mêmes c'est-à-dire mettre la main sur l'Ukraine et puis demain pourquoi pas menacer l'Europe il faut donc faire plus mais on va prendre un exemple CIT Sébastien Lecornu ministre des armées qui disait hier dans la tribune dimanche qu'on va livrer des véhicules de transport de troupe âgés de plus de 40 ans à l'Ukraine dans les prochains mois c'est c'est vraiment avec ça qu'on va mettre l'armée de Vladimir Poutine à genou cette annonce de Sébastien lecornue elle est bienvenue elle est importante parce que on continue à livrer du matériel que ce soit les véhicules blindés il a aussi annoncé c'est très important les missiles Aster c'est-à-dire les missiles qui sont utilisés pour protéger le sol ukrainien face à ces bombardements ça ça a été une des demandes principales de nos interlocuteur face au bombardement il faut des défenses antimissile la France en a comme les américains et d'autres donc on en livre et puis le ministre des armé a aussi dit qu'il allait mettre plus de pression sur les industriels pour qu'ils puissent livrer plus rapidement parce qu'aujourd'hui il y a les commandes on a en France augmenté les moyens militaire le budget de l'armée a doublé dans les deux mandats d'Emmanuel Macron et bien maintenant charge à nos industriels de produire plus et plus vite c'est ce que le ministre de quit a faire quit a réquisitionné effectivement pour pouvoir faire des priorités vers le militaire donc je crois que ce ton de fermeté aussi il est bienvenu donc un changement de ton vous l'avez trouvé dans quel état d'esprit volodimir zelerskii un peu abattu toujours combatif ou un peu réaliste quand même face à la situation militaire sur le terrain moi depuis 2 ans que je vais en Ukraine durant cette guerre je suis toujours frappé par par le courage par la fermeté la résilience des Ukrainiens et a commencé par le président Zelenski il a salué la fermeté de la France et celle d'Emmanuel Macron il nous a demandé plus d'armes de de munitions et puis il a dit j'ai trouvé intéressant que c'était l'URE de l'Europe il voit bien ce qui se passe aux États-Unis il a dit c'est c'est le moment pour les Européens de prendre en charge leur sécurité et donc de continuer à défendre l'Ukraine pourtant d' on a l'impression que l'Europe la France en tout cas est un peu isolée en Europe quand on voit Emmanuel Macron qui dit on pourrait éventuellement envoyer des troupes au sol dans dans quelques mois on va dire il a pas reçu un accueil extrêmement chaleureux de la part de ses homologues européens je crois qu'il fait bouger les il a appelé Emmanuel Macron un surceau collectif des Européens euh et déjà je je crois que ces propos étaient importants parce que depuis 2 ans fondamentalement on se fixe des limites des lignes rouges à nous-mêmes on négocie avec nous-mêmes parce qu'on a peur d'une Escalette de Poutine mais qu'est-ce que ça a fait au contraire ça n'a fait qu'atiser l'agressivité de Poutine qui voit de la faiblesse et bien je crois que c'est le moment au contraire de ne rien exclure et de mettre des lignes rouges et des limites à Vladimir Poutine et ce qu'on voit au contraire c'est que dans les jours et les semaines qui ont suivi ces déclarations et bien nos partenaires nous ont rejoint notamment ceux d'Europe centrale et orientale les Polonais les Baltes les tchèques qui depuis des décennies nous mettent en garde contre le régime de Vladimir Poutine qui se sent peut-être un peu abandonné et qui là salue leadership de la France sur les questions de défense et de sécurité c'est notre responsabilité à nous Français de mener la réponse de l'Europe Benjamin Hadad en tant que parlementaire vous serez amené dans quelques mois probablement à la rentrée à voter une nouvelle réforme de l'assurance chômage le Premier ministre veut peut-être a d dit réduire de nouveau la durée d'indemnisation maximale des chômeurs évidemment cette annonce elle a pas convaincu tout le monde y compris au sein même de la majorité on a vu des parlementaires comme le président de la commission des lois sachaoulier qui représente plutôt l'elle gauche dire qu'il ne fallait pas faire d'économie sur le dos des chômeurs on se retrouve avec une majorité un peu divisée qui avec un sujet qui qui divise un petit peu la majorité c'est sain d'avoir des débats on nous disait qu'on était des Playmobil on voit depuis des années que sur beaucoup de sujets on a des débats riches et intéressants au sein de la majorité je suis favorable à cette réforme de l'assurance chômage le plein emploi la baisse du chômage c'est un ob objectif fondamental de notre majorité on l'a fait baisser à son niveau le plus faible depuis 40 ans on doit continuer et effectivement il faut trouver tous les mécanismes incitatifs pour faire retourner à l'emploi c'est ce qu'on a fait avec déjà une première réfence de l'assurance chômage avec la réforme du RSA le travail minimum de de 15h quand on se compare à nos voisins fondamentalement on voit que sur des critères comme la durée d'indemnité ou le temps de cotisation pour pouvoir toucher les l'assurance chômage bien il est souvent plus faible par exemple en Allemagne réduire l'assur chage c'est pas ça qui va faire des économies ça va mieux économiser un milliard l'année prochaine mais il s'agit pas de faire des économies il s'agit encore une fois de promouvoir le travail de faire en sorte que les gens puissent retrouver un travail le plus rapidement possible ce qui créera aussi de la croissance de l'innovation et donc des recettes fiscales mais fondamentalement là on n'est pas en train de parler de faire des des économies sur la question du chômage mais le but c'est le plein emploi le le but c'est d'en finir avec ce qui a été la PL pendant des décennies de notre pays c'est le chômage de masse il y a tellement de gouvernement de gauche comme de droite qui avit baissé les bras et nous on baisse pas les bras on a aujourd'hui le chômage le plus faible depuis 40 ans mais il faut continuer il faut aller plus loin et à cet égard alors en ce moment il y a une négociation vous le savez des partenaires sociaux donc le premier ministre a demandé aux partenaires sociaux de se mettre d'accord sur sur ces paramètres en particulier sur la question de la durée de cotisation et de la durée d'indemnité et puis sinon nous nous en parrons effectivement de ce sujet comme on l'a fait à de nombreuses reprises sur la question du travail mais Benjamin vous qui venez de la droite vous dites pas que on peut plus continuer comme ça à vivre largement au dessus de nos moyens on le fait depuis 30 ans laiss de pire en pire 3000 milliards de dettes ben c'est c'est vrai que on est face à ce à ce mur de la dette il faut faire des économies euh il faut maîtriser la dépense publique on l'a fait là avec 10 milliards d'euros d'économie on va continuer à aller chercher des économies partout où on doit le faire on doit le faire aussi en créant de la croissance puisque c'est la croissance aussi économique donc continuer à réformer en profondant notre pays pour pouvoir créer des des recettes fiscales fondamentalement on avait déjà cette situation de dett et de déficit élevé lorsque nous sommes arrivés au pouvoir 2017 et puis après on a fait face à des crises historiques la crise du covid où on a protégé les Français et les entreprises plus qu'ailleurs la crise énergétique était lié à la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine où là aussi on a protégé le pouvoir d'achat des Français mais aujourd'hui effectivement il faut avoir un discours de vérité de responsabilité de dire que le quoi qu'il en coûte qu'on a appliqué lors de ces crises c'est terminé qu'il faut absolument maîtriser la dépense publique parce absolument pas augmenter les impôts c'est la condition de notre souveraineté mais fondamentalement les impôts ils sont on a fait baisser les impôts depuis 6 ans on a maintenu une trajectoire fiscale stable ce qui aussi un message qui est envoyé aux entreprises ou aux investisseurs étrangers pour augmenter pere maiss sont toujoursours plus élevés en France qu'ailleurs on a toujours les les impôts les plus élevés de l'OCDE ou de la zone euro à un moment c'est pas comme ça en réalité qu'on va créer de la croissance et qu'on va faire venir les investisseurs on a besoin de continuer à être attractif précisément aussi pour pouvoir maîtriser nos dépenses publiques un mot pour finir le patron des sénateurs LR Bruno rotao qui menace clairement le gouvernement désormais de voter une motion de censure si la situation des finances publiques ne s'améliore pas d'ici le vote du budget donc probablement à l'automne c'est donc probablement possible que le gouvernement soit censuré à l'automne grâce à la droite si la droite vote une motion de censure le gouvernement risque de tomber mais mais quelle hypocrisie de la part d'Er mais les républicains qui se font les parangons de la vertu fiscale sont les premiers à chaque débat budgétaire à nous proposer des augmentations de dépenses 120 milliards d'augmentation de dépenses qui ont été proposé par leslr à l'Assemblée nationale depuis 2 ans moi j'ai dit au Républicain plutôt que de faire des des menaces venez travailler avec nous mettons-nous autour de la table et trouvons des endroits où on peut faire des économies on peut maîtriser la dépense publique et travailler ensemble pour l'intérêt général du pays mais pas voter de motion de sensure mais travaillons pour l'intérêt général du pays encore une fois nous sommes en majorité relative à l'Assemblée nationale donc on a besoin de partenair et là-dessus on a besoin de partenaires mais pour faire des choix responsables etconstruire et c'est pas le cas encore une fois avec les républicains depuis 2 ans qui ne font que proposer des augmentations de dépenses merci Benjamin d député renaissance de Paris d'être venu dans les 4V PAC bonne journée merci à tous les deux et merci également à Vivien fondvieille pour la traduction en langue des signes dans un instant on retrouvera marc- anoine Lebray mais d'abord une petite pause à tout de suite