Pouvoir d'achat, chasseurs, rassemblement de la gauche... le "8h30 franceinfo" de Fabien Roussel
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Bonjour Fabien Roussel, le gouvernement cherche toujours la bonne réponse à apporter à l'envolée des prix du carburant, quelle est la vôtre ?
Il faut agir tout de suite, il faut agir tout de suite, je rencontre trop de monde, trop de gens qui se plaignent de ne pas pouvoir remplir leur frigo à la fin du mois, de voir des factures qui augmentent, le prix de l'essence qui augmente et des salaires qui stagnent, des pensions, des retraites qui stagnent aussi. Sur les carburants tout d'abord ?
Sur les carburants, le gouvernement peut agir et il doit agir immédiatement, c'est pour ça que j'ai proposé moi une taxe flottante qui permet d'agir tout de suite sur la baisse du prix du litre à la pompe, avec d'ailleurs des mesures de contrôle pour que les compagnies pétrolières répercutent effectivement une baisse des deux taxes qui pèsent, il y a deux taxes, la TVA et la TCPE, c'est 61% du prix du brûle. Une baisse de combien dans votre esprit ? Il faut ramener, il faut baisser de 50 centimes le prix à la pompe. Oui parce qu'il a pris 50 centimes en un an de temps. Le prix de l'essence aujourd'hui en France a pris 50 centimes.
L'État est en train de gagner beaucoup d'argent sur cette hausse du pétrole. C'est 60% de taxes, c'est donc autant qui va rentrer dans les caisses de l'État. Ça ne peut pas durer et je vais même vous dire autre chose.
La taxe sous le temps, ça a été fait il y a quelques années de ça, c'était sous le gouvernement Lionel Jospin. A l'époque, on avait baissé 2 centimes. Ça avait coûté aux finances publiques 2 milliards 700 millions d'euros. 2 milliards 700 millions pour 2 centimes. Vous dites aujourd'hui 50 centimes, c'est-à-dire 25 fois plus.
Il faut aller plus loin et il ne faut pas que l'État dise ça nous coûte cher. Parce qu'aujourd'hui, ça coûte cher aux Français. Ça coûte cher à ceux qui n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler. Aujourd'hui, ça nous coûte cher à nous tous. Par contre, le gouvernement, ce qui nous coûte cher à lui, c'est quand il a supprimé les impôts aux plus riches, l'ISF notamment, la flat tax, dont on voit avec toutes les études qui tombent, que le ruissellement n'a pas eu lieu. Donc moi, je voudrais le ruissellement à l'envers. C'est que ça nous revienne à nous. Et je voudrais lancer un appel.
Je profite d'être là avec vous aujourd'hui pour dire que nous ne pouvons pas attendre les élections d'avril et juin 2022 pour que ça bouge. Il faut que les gens, les Français, se mobilisent dès maintenant. J'appelle les Français, j'appelle la population à se mobiliser et à se présenter devant les préfectures à partir de la semaine prochaine. Il faut interpeller l'État massivement. Il faut se mobiliser. J'entends qu'il y a les Gilets jaunes qui veulent revenir sur les ronds-points. Comment ça vous appelle la mobilisation ? Ils commencent à le faire. Eh bien, devant les préfectures, il y a moins de voitures, 6 mois d'aujourd'hui.
Vous vous appelez à la mobilisation pour demander quoi, précisément ? La mobilisation et à être devant les préfectures pour demander aux préfets, aux sous-préfets, partout, qu'ils remontent auprès du gouvernement la colère des Français, leurs attentes à ce que les factures baissent et à ce que les salaires et les pensions augmentent. Je demande à ce qu'on baisse.
Mais vous avez l'impression que le gouvernement est sourd aujourd'hui ?
Il y a des mesures à prendre tout de suite que l'on peut prendre dans le cadre des discussions que nous avons au Parlement, notamment sur le budget de la sécurité sociale. On peut ramener la CSG sur les retraites à zéro et tout de suite donner du pouvoir d'achat à nos retraités. On peut décider d'augmenter les salaires tout de suite et de donner un vrai coup de pouce au SMIC. Et on doit agir sur les factures, les factures de gaz et d'électricité. Il y a 30% de taxes que l'on peut baisser immédiatement sur ces factures de gaz et d'électricité.
Les factures, elles sont plafonnées jusqu'au mois d'avril pour le gaz et l'électricité.
Mais elles sont plafonnées après 57% de hausse et après les 12% que les Français vont devoir payer là, en ce moment. Enfin, tout le monde le dit, ça va être 700 euros de plus à payer pour les factures d'énergie.
Pourquoi demander aux Français de descendre, non pas dans la rue, mais devant toutes les préfectures de France ?
Parce que les préfets sont les représentants de l'État. Et tout le monde n'a pas la possibilité de venir à Paris. Alors je donne deux rendez-vous aux Français. À partir de ce week-end et dans les semaines qui viennent, avec les communistes, et j'appelle les communistes à organiser ces rendez-vous devant les préfectures, interpellons les préfets, faisons remonter au président de la République que la colère gronde. Le deuxième rendez-vous que je donne, c'est le dimanche 21 novembre. Nous organiserons un grand rassemblement à Paris sur le thème du pouvoir d'achat, de l'emploi, des salaires et des retraites. Place Stalingrad à 12h. Je donne le rendez-vous.
Soyons des milliers à manifester et à exiger des mesures tout de suite pour retrouver du pouvoir d'achat. Et dire, la vie chère, c'est terminé.
Le chèque carburant auquel le gouvernement pense, là, et qu'il devrait annoncer peut-être cette semaine, pour vous, c'est une fausse bonne solution.
Mais un chèque carburant, pour qui ? De quel montant ? Comment ? Il va nous distribuer des miettes et sur la base de quels critères ? Vous voyez bien que le chèque énergie, c'est 100 euros de plus pour 5 millions de Français quand il y en a plus de 10 millions qui vivent aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Enfin, j'ai l'impression qu'ils sont complètement hors sol. Le président de la République est hors sol. Il ne connaît pas les difficultés que vivent nos concitoyens.
A l'opposé, Fabien Roussel, ce n'est pas étonnant d'entendre le patron des communistes dire « je veux une baisse des taxes sur l'essence pour tous les Français, quels que soient leurs revenus. Les Français pauvres, mais aussi les plus riches. Si vous baissez de 50 centimes le prix de l'essence, ça veut dire que, pour reprendre l'exemple qu'on entend tous les 3 jours en ce moment dans les médias, mais celui qui part en week-end à Deauville avec son SUV, il pourra vous dire merci aussi.
Oui, mais à ce compte-là, on ne fait rien. Si, on fait des mesures ciblées. On fait des mesures ciblées. Mais d'accord, je vais même prendre la défense des petites entreprises. C'est comme si vous me disiez, je veux baisser les impôts de tous les Français, les plus riches comme les plus gros. Je vais même prendre la défense des petites entreprises. Je vais même prendre la défense des petites entreprises. Ça tombe bien, il ne parlait pas des petites entreprises. Moi, je vais parler d'eux.
Je vais parler d'eux parce que les entreprises, y compris dans l'industrie, aujourd'hui, avec les factures de gaz, d'électricité et d'essence qui augmentent, sont en train, aujourd'hui, de perdre des moyens d'investir. L'exemple de la cristallerie d'arc. Tout le monde connaît la cristallerie d'arc. C'est dans le Pas-de-Calais. Ils ont des difficultés importantes. Ils sont endettés. La hausse de la facture du gaz qui permet de faire tourner les fours de la cristallerie d'arc, c'est 20 millions d'euros de plus. Ça correspond au niveau de leur dette.
Enfin, vous vous rendez compte que si on agissait sur ces factures, y compris pour nos entreprises, on libérerait des moyens d'investir, d'augmenter les salaires. Voilà des charges réelles qui pèsent sur les entreprises et qu'il faut baisser.
Un petit mot, Fabien Roussel, vous avez peut-être vu ces derniers jours en France que des gilets jaunes ont commencé à réoccuper des ronds-points pour protester contre la hausse des prix du carburant. Est-ce que vous leur demandez de vous rejoindre ? Est-ce que vous leur dites de venir avec moi participer à ces manifestations devant toutes les préfectures de France ? Ils ont raison de se remobiliser.
Et c'est justement parce que je vois qu'ils ressortent, qu'ils appellent à occuper les ronds-points. D'abord, je ne vais pas leur dire ce qu'ils doivent faire. J'ai été trop avec eux, beaucoup avec eux, pour les soutenir pendant toute cette année de mobilisation en 2019, pour savoir qu'il n'y a personne qui peut leur dire ce qu'ils doivent faire. Ils savent très bien ce qu'ils doivent faire. Mais j'invite, moi, de mon côté, avec les communistes, les élus communistes, nous sommes implantés dans tout le territoire à organiser des rassemblements devant les préfectures pour que ce soit justement efficace parce que c'est aujourd'hui l'État qui est responsable et qui peut prendre des décisions.
Les préfets sont les représentants de l'État. Et bien que tous les préfets entendent la colère des Français et qu'ils la fassent remonter au président de la République. Fabien Roussel, député du Nord. Je serai moi-même à Lille en manifestation le lundi 25 prochain devant la préfecture de Lille et qu'on soit nombreux aussi dans le Nord à venir exprimer notre colère. Excusez-moi, c'est fini, je ne parle plus.
Je vous en prie. Si vous allez parler encore, mais juste après le fil info, Fabien Roussel, Mélanie Delonnet à 8h40, on se retrouve dans un instant.
Du CP au CM2, les écoliers tombent le masque ce matin dans 12 départements de plus. La Drôme, le Gard, le Cher, la Seine-et-Marne, entre autres. Marche arrière en Lausère en revanche, il redevient obligatoire car l'épidémie de Covid remonte. Quatre mois de consultation pour aboutir à des propositions pour réformer la justice. Emmanuel Macron lance aujourd'hui au Futuroscope de Poitiers les états généraux de la justice. Exercice de communication, dénonce des syndicats de magistrats et d'avocats. Une semaine après la convocation du président des évêques de France par le gouvernement et la polémique sur le secret de la confession, Jean Castex se rend au Vatican.
Une visite prévue de longue date, lors de laquelle il sera forcément question des révélations sur les abus sexuels dans l'Église. L'ambassadeur de France en Biélorussie expulsé, il a quitté le pays à la demande des autorités biélorusses. La France n'a pas reconnu les résultats de la dernière élection présidentielle biélorusse. France Info
Toujours avec Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle.
Alors à six mois de la présidentielle, à six mois de l'élection, tous les candidats font des propositions sur le temps de travail ou les salaires. Vous, vous proposez d'indexer l'augmentation des salaires en fonction de l'utilité sociale des emplois. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'aujourd'hui, on a découvert pendant cette pandémie qu'il y avait des métiers essentiels, qui ont tenu le pays à bout de bras. Je pense aux infirmières, aux aides-soignantes, aux aides à domicile, aux auxiliaires de vie, mais aussi aux professeurs des écoles qui ont gardé les enfants des aides-soignants pendant le premier confinement. Les ADSEM, les assistantes maternelles, les AUSH, ceux qui sont avec nos enfants en situation de handicap, mais c'est aussi les agents d'entretien, les hôtesses de caisse dans les grandes surfaces. Tous ces métiers sont indispensables. Un trader, ça ne sert à rien. Mais une infirmière, ça sert à quelque chose.
Et bien pourtant, ce sont tous ces métiers essentiels qui sont sous-payés, souvent précarisés. Ça représente 5 millions d'emplois. 80% sont des femmes qui occupent ces postes. Et bien je réclame, moi, que dans chaque négociation de branche, il y ait un coefficient multiplicateur pour ces métiers essentiels, pour que les métiers essentiels soient mieux rémunérés, et que le salaire, le taux horaire du SMIC, pour eux, soit multiplié par 1,5 ou 2. Parce que tous ces métiers sont dévalorisés.
Ça veut dire que tous ces 5 millions de personnes que vous venez de citer, ceux qu'on avait mis sous le vocable premier de corvée pendant la crise, verraient leur salaire augmenter de 50% ? Oui. C'est l'objectif de ces 5 millions de personnes ? Qui définirait la liste des métiers utiles ou pas utiles ? Et bien justement... Je donne un exemple précis. La personne qui vous accueille le matin au guiget de votre banque, il est utile ou pas ? Le banquier, mais celui qui vous accueille.
Justement, je mets ce débat sur la table pour que les organisations syndicales, le MEDEF, le patronat, discutent ensemble de ces métiers essentiels et qu'ils décident ensemble de revaloriser l'ensemble de ces métiers par branche qui sont sous-payés et maltraités. Vous savez que souvent, ces aides à domicile, parce que vous voyez tout de suite, on ne va quand même pas payer 2000 euros, une hôtesse de caisse ou une aide à domicile. Je ne crois pas avoir dit ça, Fabien Hossel. Je ne crois pas avoir dit ça. J'essaie de comprendre comment vous allez définir les métiers qui seront augmentés et les autres. Souvent, ces métiers sont des métiers où on subit du temps partiel imposé.
Les aides à domicile, elles gagnent 800 à 900 euros par mois. Je vais même vous apprendre que dans certaines branches, le salaire minimum est en dessous du SMIC. Parce que quand le gouvernement augmente le SMIC de 2% au niveau de l'inflation, ce qui est ridicule, il y a des branches qui ne répercutent pas cette hausse du SMIC automatiquement. C'est une hausse de l'hôtellerie, on en a parlé pas plus tard la semaine dernière sur France Info. Vous vous rendez compte que l'ensemble de ces métiers, et beaucoup des femmes, aujourd'hui, ont des salaires qui sont inférieurs au niveau du SMIC. Comment vivre dignement ?
Sur quels critères ont défini ces métiers utiles ?
Mais laissons les organisations syndicales et patronales en discuter ensemble. Moi, je veux mettre ça dans la discussion et définir un coefficient multiplicateur pour revaloriser ces métiers au-delà d'une simple revalorisation du SMIC. Et d'ailleurs, ça va de pair avec notre proposition d'encadrer les salaires pour qu'il n'y ait pas d'écart supérieur à 1 et 20 entre le plus petit salaire et le salaire le plus élevé d'une entreprise.
Dans le public comme dans le privé ?
Bien sûr, parce qu'aujourd'hui, dans le public, il y a une limitation qui est faite. Mais alors, dans le privé, les gars, ils font des chartes. Mais derrière, il y a la PDG, la directrice générale du groupe Corian des EHPAD, qui se paye 1 million d'euros par an de salaire quand ces salariés les aident à domicile et marchent difficilement avec 800-900 euros par mois. Enfin, c'est du grand n'importe quoi. Ce sont ces inégalités, ces injustices qui créent beaucoup de colère dans notre pays et auxquelles il faut répondre, mais avec force.
Fabien Roussel, Emmanuel Macron lance aujourd'hui à Poitiers les états généraux de la justice qui ont comme objectif de redonner confiance dans notre système judiciaire aux citoyens. Est-ce que vous faites partie, vous, des 7 Français sur 10 qui, dans les enquêtes d'opinion, trouvent que la justice est trop laxiste ?
Je ne me retrouve pas dans ce sondage parce que ça laisse entendre que la justice donnerait moins de peine de prison et serait trop laxiste, ce qui n'est pas vrai. Il n'y a jamais eu autant de peine de prison dans la dernière période qu'il y a 5-6 ans. Tous les chiffres le donnent. Donc, ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas la bonne question. Alors, quel est le sujet ? Ce n'est pas la bonne question. La question, c'est que les syndicats de la magistrature, les magistrats, réclament, eux, beaucoup plus de moyens et demandent à ce qu'on puisse restaurer un lien de confiance entre la population et leurs magistrats.
Le budget du ministère a augmenté comme jamais, 33% depuis 5 ans.
Oui, et ça fait à peu près 300 à 400 postes quand il en faudrait 5 000 par an.
Il y a eu 650 postes de magistrats, 850 de greffiers.
Voilà, mais il en faudrait le double pour atteindre au moins le niveau de magistrat qu'il y a, le niveau moyen qu'il y a dans les pays de l'Union Européenne. Et donc, on est aujourd'hui à un niveau tellement bas dans la magistrature, y compris pour les personnels administratifs qui travaillent avec les juges, les magistrats. On manque de greffiers. Donc, l'urgence pour vous sont les moyens, c'est le budget.
Ce sont les moyens, mais ça va de pair avec, c'est ce que j'ai entendu, j'ai entendu ça notamment ce matin sur votre antenne, d'un magistrat qui disait, pour restaurer ce lien de confiance, il faut que les juges soient plus disponibles, que les Français puissent plus souvent interpeller les juges, échanger avec eux. Ça nécessite du temps, ça nécessite donc d'avoir beaucoup plus de magistrats dans notre pays. Et donc, c'est le syndicat de la magistrature qui disait qu'au rythme actuel des créations de postes dans la justice, il faudrait attendre 125 ans pour atteindre la moyenne de l'Union Européenne. Donc, ça augmente, mais pas assez vite, pas assez rapidement.
Et donc, il faut leur donner plus de moyens pour avoir une justice qui puisse répondre aux attentes de notre pays.
Fabien Roussel, depuis des semaines, je rencontre avec plaisir et intérêt tous les candidats potentiels qui me sollicitent. Ces mots sont signés Willy Schraun, le président de la Fédération Nationale des Chasseurs. Et il continue, il dit, je l'ai fait avec les candidats à la primaire de la droite, Michel Barnier-Ourek Ciotti, avec Jean Lassalle, et je le ferai demain avec le communiste Fabien Roussel. Vous l'avez donc rencontré ?
Je l'ai rencontré plusieurs fois, parce qu'il est président de cette fédération depuis un moment, je connais, il est du Pas-de-Calais, et donc je continuerai de le rencontrer, bien sûr, bien sûr que je vais le rencontrer. Vous le soutenez, dans ses démarches, pour dire qu'il faut défendre la chasse aujourd'hui, elle est menacée ? Ah ben, il y a un courant anti-chasse que je ne partage pas, parce que je suis moi-même député d'une circonscription rurale, je suis pêcheur à la ligne, donc, genre, eux sont chasseurs, ce n'est pas la même pratique, mais c'est le même le même amour pour la nature.
Je sais que les chasseurs et la fédération de chasse participent beaucoup à l'entretien, la préservation des pâtures avec les agriculteurs, ils financent beaucoup tout ça, ils participent à la préservation aussi de la faune, je sais que chez moi, il y a une surpopulation de sangliers, et donc, tous les ans, c'est la préfecture qui fait appel aux chasseurs pour réguler cette surpopulation de sangliers, et donc, ils sont essentiels aussi à la préservation de notre environnement, bien sûr.
Quand vous entendez Jean-Luc Mélenchon ou Yannick Jadot dire qu'il faut qu'ils disparaissent, ces chasseurs ?
Ah ben, écoutez, ça fait une différence de plus que j'ai avec eux, donc vous le mettrez dans les différences quand vous allez m'interroger tout à l'heure sur les différences que j'avais que...
Je cherche ma feuille avec Salia pour la suite Il y a que des cases dans celle-là, on va en parler plus sérieusement. Une différence de plus avec les écologistes, une différence de plus avec Jean-Luc Mélenchon sur la chasse. Bien sûr, oui. Le gouvernement a eu raison de réautoriser, comme il l'a fait en fin de semaine dernière, certaines techniques traditionnelles de chasse d'oiseaux, ce qui fait bondir depuis les écologistes.
Oui, je sais, mais il y a encore des traditions dans notre pays qui sont tellement, comment dire, exercées par peu de monde et d'ailleurs qui ne se transmettent pas. Et donc, il y a un sens de l'histoire qui fait que, petit à petit, ces pratiques vont disparaître naturellement. Et donc, il faut laisser faire la vie et ça va s'éteindre naturellement. C'est étonnant ce que vous dites. Vous dites en gros, ces pratiques,
il faut les laisser faire, il faut les autoriser, il faut laisser le processus s'éteindre naturellement. Parce que quoi, il y aura de moins en moins de chasseurs ?
Non, je ne parle pas, je parle des chasses traditionnelles dont vous parlez, celles-là spécifiquement. Et donc, il y a aujourd'hui des générations nouvelles qui ne se reconnaissent pas dans ces pratiques.
Mais là où certains veulent les interdire, vous vous dites, non, je n'interdirai pas les chasses traditionnelles.
Moi, je suis respectueux des cultures, des traditions, de notre histoire, de certaines pratiques, parce que je les côtoie, parce que je connais ces gens qui veulent continuer à vivre comme ça, souvent âgés, qui ont appris ça de leur père, de leur grand-père. Et je sais que petit à petit, quand eux vont disparaître, ces pratiques disparaîtront aussi. Et donc, c'est le sens de la vie, c'est le sens de l'histoire et ce n'est pas la peine de leur en rajouter. Et puis, vous savez, j'en ai un petit peu marre, moi, de ces intellectuels condescendants qui n'arrêtent pas de nous donner des leçons sur nos pratiques, sur nos manières de faire. Non, pas Guylaine Jadot et Jean-Luc Mélenchon, là.
Non, pas que. Qui nous disent ce qu'il faut manger, comment il faut conduire, les pratiques qu'il faut avoir.
Ou qu'il faut augmenter ou pas augmenter.
Oui, oui, mais toutes ces personnes, notamment dans la campagne, dans la ruralité, sont souvent issues de classes populaires qui ont bien du mal, eux, à boucler leur fin de mois, à vivre dignement. Et on va leur dire à eux comment on protège la nature, comment il faut faire. Eh bien, ça aussi, ça commence à... ça commence à...
à bien faire. Fabien Roussel...
J'allais être grossier, mais je ne le sors.
Je vous en remercie. Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle, on va parler d'une autre sorte de chasse dans un instant, le tir au pigeon à gauche. Le fil info tout d'abord, à 8h52 avec Mélanie. Excellent.
Le procès des sondages de l'Elysée s'ouvre aujourd'hui à Paris. 7 millions d'euros dépensés en études d'opinion, sans appel d'offres, reproche la justice. Parmi les 5 prévenus, l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, Nicolas Sarkozy, cité comme témoin, réflexion, comment la réformer, la moderniser. C'est l'objet des états généraux qui débutent aujourd'hui et qui vont durer jusqu'en février. Sur France Info, le patron de Facebook France parle de fausses accusations à propos d'une étude interne sur l'influence des réseaux sociaux sur les adolescents. Une étude qui a été citée par une ancienne ingénieure du géant du numérique devenue lanceuse d'alerte aux Etats-Unis.
Elle a comparé les méthodes de Facebook à celles de l'industrie du tabac. En Birmanie, la Jeunte va libérer plus de 5000 manifestants ils avaient été emprisonnés lors des protestations contre le coup d'Etat en février dernier. La Ligue 1 de football, c'est l'Olympique de Marseille qui remonte sur le podium grâce à sa victoire 4 buts 1 contre l'Orient au stade Vélodrome. France Info
Le 8.30 France Info Salia Braquia Marc Fauvel
Toujours avec Fabien Roussel, le candidat communiste à la présidentielle. Vous notiez tout à l'heure votre différence avec Jean-Luc Mélenchon notamment sur la question de la chasse. La France Insoumise justement qui se demande pourquoi vous l'ignorez. Écoutez Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, il était à votre place la semaine dernière.
Si on se regroupe à quelques-uns et notamment Jean-Luc Mélenchon me semble-t-il peut être la locomotive qu'importe où ça. On peut être au second tour. Arnaud, Fabien et les autres si vous m'écoutez. Pourquoi on ne serait pas au second tour ? Pourquoi Jean-Luc Mélenchon ne pourrait pas être le candidat au deuxième tour qui évite ce deuxième tour mortifère qu'on nous annonce ? C'est possible ? Faisons-le sur les idées sur le fond.
C'est possible, dit-il. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Eh bien je dis qu'on a les Français aiment bien avoir le choix. Donc il faut laisser le choix à l'occasion de cette élection présidentielle qui est une élection importante. Il va y avoir des élections législatives ensuite. Mais cette élection présidentielle c'est un grand débat auquel les Français sont attachés qui définit le projet de société qui doit apporter des réponses aussi urgentes aux Français pour les cinq ans qui viennent. Ça veut dire quoi ?
Fabien Roussel, si en février prochain par exemple l'extrême droite est quasiment sûr d'atteindre le second tour vous ne rejoignez pas Jean-Luc Mélenchon de toute manière. Pourquoi tout de suite
vous agitez l'épouvantail de l'extrême droite au second tour c'est dans six mois ? Vous voyez bien que...
C'est pour ça que je parlais du mois de février.
Oui mais vous voyez déjà là qu'en l'espace de un mois les choses ont changé. Donc moi on m'avait... C'est-à-dire ? Il y a un mois on me disait au second tour ce sera Le Pen-Macron mon Dieu quelle horreur ! Bon aujourd'hui vous me direz c'est une autre horreur mais ça a déjà changé. Donc laissez les Français décider. Les Français ils n'aiment pas qu'on leur dise ce qu'il faut voter et surtout pas en fonction des sondages. Et ils aiment bien créer l'événement. Donc laissons créer l'événement. Et puis à gauche il faut que ça bouscule. À gauche il faut que ça bouscule excusez-moi ! Mais enfin vous voulez qu'on fasse quoi ?
Vous croyez que les Français ont envie de retrouver une alliance PS verte comme ils ont eu en 2012 avec Hollande qui s'est unie avec les Verts en 2012 ? C'était cette union là qui a présidé à la tête de la France pendant 5 ans vous avez vu où on est allé ? Et donc il faudrait refaire la même chose aujourd'hui ?
Il n'y était pas Jean-Luc Mélenchon ?
Non mais d'accord mais là moi je vous parle je vous parle de ces rassemblements qui ne répondent pas aux attentes des Français et j'ai des différences avec la France insoumise et j'ai porté suffisamment de propositions depuis le début de cette campagne pour dire que nous n'étions pas d'accord sur un certain nombre de sujets et j'entends des Français qui me le disent moi qui me disent ah non Mélenchon qui dit la République c'est moi c'est terminé j'ai voté pour lui je ne voterai plus pour lui Quand vous voyez ce qui se passe par exemple en Allemagne
où des partis très différents les libéraux les écologistes sont capables de s'entendre et de faire un contrat de gouvernement commun vous dites nous on ne peut pas mettre nos différences dans notre poche
Mais moi je suis pour faire un contrat à un pacte avec les Français j'appelle à ça depuis le début je suis pour construire un pacte pour la France Mais pas avec les autres candidats Non c'est pas ça Non Moi c'est pas les personnes c'est les idées qui me préoccupent Moi je suis pour faire un pacte pour les Français En parlant des idées
Jean-Luc Mélenchon dit que ces idées sont majoritaires dans l'opinion publique
Justement je ne crois pas sur l'énergie et sur le nucléaire il a tort il a tort et il ne dit pas comment on va faire de moins pour faire baisser la facture d'électricité en supprimant les centrales nucléaires et avec des éoliennes ça produit du vent ça mais ça nous coûte cher en termes d'électricité et pour les entreprises et pour les foyers et donc on n'est pas d'accord là-dessus Moi je ne traite pas les policiers de factieux je ne dis pas que les policiers sont des fascistes voilà il y a des problèmes dans la police il y a des violences policières mais il faut répondre aussi aux difficultés qu'ils ont et puis surtout mettre en oeuvre une autre politique justement qui garantisse la tranquillité publique avec des services publics et donc moi je travaille justement à des propositions pour garantir la tranquillité publique des classes populaires et je prends ce sujet à bras-le-corps j'ai fait aussi des déclarations fortes dès le début sur la vaccination parce que le vaccin il nous en faut un un vaccin public et que tout le monde puisse se faire vacciner et je n'ai pas tortillé autour du sujet je me suis exprimé clairement enfin quand même il y a besoin aujourd'hui d'une gauche courageuse qui dise des choses républicaine et laïque et qui se bat aujourd'hui comme je le fais en proposant un pacte aux français en les appelant en les appelant à se mobiliser et bien c'est ça aussi l'originalité de ma candidature en ce moment et ça sera comme ça
jusqu'au bout c'est pas bien engagé l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon
mais aujourd'hui il faut que les français aient le choix du débat est-ce qui est mal engagé aujourd'hui et tant pis pour le second tour mais non c'est pas tant pis pour le bon tour moi je crois toujours pas le bon cours
le second tour le bon cours je sais pas
je crois toujours que justement ça bouge tellement je crois et je ferai tout pour que la gauche soit présente au second tour de cette élection présidentielle et que l'on offre un avenir
même si ce n'est pas avec vous
et que l'on offre un avenir aux français je propose un pacte et des jours heureux pour la France et je souhaite qu'on se rassemble autour de ça et je garderai l'espoir que des jours heureux pour la France ce soit encore possible et donc ce qui compte c'est pas les personnes c'est les idées que l'on va mettre en oeuvre et c'est pour ces idées là que je me bats
merci beaucoup Fabien Roussel bonne journée à vous si vous aimez le 830 France Info on vous conseille Élisez la bataille le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses à découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr Sous-titrage Société Radio-Canada
Fabien Roussel