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interviewyoutube.com 57 min

GPTV- Le Grand Entretien de Nicolas Dupont-Aignan du 26/11/25

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Eh bien, nous avons maintenant le président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle de 2027, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Nicolas, bienvenue.

0:16
Invité

Bonjour Nicolas Stocker, merci de votre invitation.

0:20
Présentateur

Alors Nicolas, on a de nombreux sujets, des sujets internationaux, des sujets plus nationaux à développer. Peut-être commencer par l'international, si vous le voulez bien, sur ses espoirs de paix, sur ce qui semble être une volonté de sabotage des Européens. De la position très russophobe d'Emmanuel Macron, qui fait honte, je trouve, à l'histoire de France, ce qui devrait être la russophilie, le lien franco-russe. Et on a affaire à un homme politique, président de la République française depuis maintenant presque plus de huit ans, qui nous explique que la Russie est une des principales menaces auxquelles la France est à faire face.

J'aimerais un petit peu que vous nous donniez votre analyse et ce que vous inspire ce genre de formule. Hier, il était sur RTL et M6. Hier soir, il parlait encore après la réunion de la coalition des volontaires en Grande-Bretagne. Son hostilité à l'égard de la Russie de Poutine laisse interrogatif.

1:26
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, c'est terrible pour l'image de la France dans le monde. C'est indigne parce qu'en fait, ça répond à plusieurs objectifs. Il faut bien comprendre que, comme tous les fous, Macron est un fou intelligent. Pas comme tous les fous, mais comme certains. Pour être clair, d'abord, c'est une opération de diversion intérieure. La France s'écroule, son quinquennat est en morceaux, il fait naufrage. Jamais un président, jamais, n'a été aussi impopulaire. Regardez les sondages d'opinion, donc là, ce n'est pas moi qui le dis.

Et donc, vous voyez bien qu'en perdition, Emmanuel Macron n'a que la fuite en avant dans la guerre pour tenter d'intéresser l'opinion, d'intéresser encore les journalistes et, dans son esprit, de se rétablir. Donc ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que pour lui, c'est un moyen d'accélérer la fédéralisation de l'Union européenne, c'est-à-dire la transformation d'une organisation intermédiaire en un vrai État fédéral. Et ça, c'est son obsession. Et puis, troisième point, je crois qu'il n'a qu'un objectif, c'est de devenir président de la Commission européenne.

Et pour devenir président de la Commission européenne et succéder à Van der Leyen, il doit tous aider à nos voisins, les uns après les autres, c'est-à-dire détruire la France, piétiner la France, pour pouvoir dire à ses voisins, voyez, je ne serai pas un président français, je serai un bon président européen. Et donc, je pense que cette hystérie, parce que c'est une hystérie, anti-russe, vise en fait à atteindre ces trois objectifs en même temps. Et il va de soi que, comme je l'avais dit, malgré les gros défauts de Trump, on l'a vu tout à l'heure avec votre précédent invité, on a quand même la chance que les États-Unis veuillent faire la paix avec Poutine.

Et une intelligence géopolitique et stratégique meilleure que celle de Biden. Et donc, la politique américaine prend à revers les chefs d'État européens, qui, vous l'avez tous compris, veulent saboter, détruire toute chance de paix. Ou alors, et on le voit bien avec le plan européen, c'est ça qui est intéressant, veulent en fait que le conflit ne se résolve jamais.

En fait, si vous voyez les points qui ont changé entre le plan américain et le plan européen, c'est que tous les points américains qui permettaient de trancher une fois pour toutes le problème, je prends l'exemple du Donbass, le laisser aux Russes, s'engager à ce que l'Ukraine ne fasse jamais partie de l'OTAN, ça, c'était des décisions fermes. Eh bien, tout ça, bien sûr, ils ne veulent pas, les Européens, parce qu'ils veulent continuer leur logoré anti-russe. Ce qui est en plus complètement absurde, contre-productif, contraire à nos intérêts. Moi, je ne suis pas là pour ni la Russie, ni les États-Unis, ni la Chine, ni l'Allemagne. Je suis là pour les Français.

Et l'intérêt des Français, l'intérêt des Français, je ne parle pas même de l'intérêt des Français, c'est d'arrêter les sanctions, d'arrêter cette folie financière, cette folie économique, cette folie militaire, et c'est de retrouver une relation apaisée avec la Russie. Au nom de notre histoire, au nom de valeurs communes, d'ailleurs, au nom de partenariats scientifiques, industriels, commerciaux, au nom de la géopolitique profonde, c'est le terme, parce que si on continue comme ça, la Russie va être complètement dépendante de la Chine, de l'Inde, et l'Europe va sortir de l'histoire. Donc, en fait, ils sont en train de faire sortir l'Europe de l'histoire. C'est ça le drame.

C'est vraiment le drame absolu. C'est pourquoi d'ailleurs, entre nous, les forces politiques françaises d'opposition sont pitoyables. Je le dis très sincèrement, parce que ça prouve bien que j'avais raison, de vouloir destituer Emmanuel Macron en finissant plus vite. Parce que c'est une bombe volante, ce type. Donc, plus vous le laissez aux manettes, plus vous mettez en danger le pays. Et le monde.

6:12
Présentateur

Et là, on voit en tout cas aussi la divergence des... Alors, outre le fait que c'est un politicien, Macron, et que donc même défendre l'intérêt de l'Europe, c'est de trop lui demander. On voit les intérêts divergents en Europe. Parce que, dans l'ensemble des domaines, il défend, parce qu'il fait déjà sa campagne européenne, une fois les intérêts de l'Allemagne, pour les négociations commerciales, Mercosur, accord avec l'Inde aussi, qui ne va que dans le sens des intérêts de l'industrie allemande. Et tant pis si on sacrifie l'agriculture française. Donc, ça va jusque-là.

Les sacrifices avec Macron, il sacrifie la France en permanence pour ses intérêts, ses intérêts certainement, en effet, de campagne, afin d'accéder à la tête de l'Union européenne.

7:05
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, et c'est gravissime, parce qu'on voit bien que le pays s'effondre. C'est-à-dire qu'à force de faire ça, on commence à le payer très, très cher. Personne ne parle, c'est étonnant d'ailleurs, personne ne parle de l'effondrement des recettes fiscales. Tout le monde est polarisé sur les dépenses. Mais contrairement à ce qu'on dit, les dépenses de la France, en pourcentage d'évolution, n'ont pas plus augmenté, et plutôt moins que les autres pays de l'Union européenne. Donc, ce qui se passe, le déficit budgétaire, la dette, est lié à un effondrement de nos recettes. Et cet effondrement de nos recettes, il ne vient pas par hasard.

Il est lié à la perte de compétitivité, c'est-à-dire à la signature de tous ces accords de libre-échange des loyaux, à la vente de tous nos fleurons. 1 600 entreprises, depuis l'arrivée de Macron au ministère de l'Économie et des Finances, 1 600 entreprises françaises ont été bradées aux Américains.

Donc, si vous voulez, à partir du moment où vous mettez notre tissu économique, agricole, industriel, en concurrence déloyale, permanente, des charges trop élevées en France, parce que tout n'est pas la faute de l'Europe, des charges trop élevées en France, une complexité administrative et une concurrence déloyale, et un euro trop cher, vous avez un effondrement économique, record de faillite d'entreprise. Record de faillite d'entreprise, ça veut bien dire qu'il y a moins de recettes dans le budget de l'État. Et donc, on prend le problème à l'envers.

Et pendant que toutes ces forces politiques se chamaillent à l'Assemblée, à vouloir augmenter l'impôt, ils augmentent l'impôt d'un corps économique qui ne peut plus produire d'impôt. Donc, ils prennent le problème aussi à l'envers. Ils se polarisent sur la réduction des dépenses, ce qu'ils n'arrivent pas à faire, bien sûr, puisque dans un pays où il y a de plus en plus de pauvreté et de chômage, la dépense ne peut pas baisser. Il faut bien un dépensement. Alors, on peut baisser la dépense, j'ai proposé 100 milliards d'économies. Mais c'est beaucoup plus difficile à faire 100 milliards d'économies dans un pays qui n'a plus de croissance que dans un pays qui a une croissance.

Donc, vous voyez bien qu'on est pris dans un piège mortel, mortel, d'effondrement comme le Portugal de Salazar. Vraiment, ce n'est pas du tout une affaire conjoncturelle. Et c'est ce que ne comprennent pas l'opposition. Les oppositions qui sont, je le dis franchement, lamentables. Lamentables. Et qui ne proposent pas de sortie de crise. La seule sortie de crise qu'a proposé le Rassemblement national, c'est de multiplier les impôts avec les socialistes. Il faut être complètement dingue. Et puis, de l'autre côté, de ne pas voter la destitution. Tout en réclamant la démission de Macron. Mais il y a un moment, il y a un moyen, je voudrais quand même le dire à Marine Le Pen et à Bardella.

Vous réclamez la démission. Mais vous avez le moyen de le démissionner. C'est d'activer l'article 68, la destitution et de la voter. Donc, pourquoi vous réclamez quelque chose alors que vous avez le moyen de le mettre en œuvre et que vous ne le faites pas ? Êtes-vous devenu le parti de la majorité ? C'est une vraie question qu'on peut se poser. Alors, je sais, ils doivent penser que le fruit va tomber mûr et que les sondages étant très bons, tout ça va bien se passer. Eh bien, je pense qu'ils se trompent parce que l'homme est redoutable, redoutablement pervers. Et le laisser au pouvoir encore des mois, c'est prendre le risque de ne pas avoir d'élection présidentielle.

Il est en train de préparer la censure de l'élection présidentielle. Je ne sais pas si vous réalisez ce qui se prépare. Et il le dit, il a fait son tour contre les réseaux sociaux, il l'a dit. C'est ça. Mais il l'a dit. Donc, on a un homme qui met en danger la France à l'international, qui la ridiculise à l'international, qui dépense sans compter au risque de nous ruiner et qui annonce qu'il va censurer les réseaux sociaux et l'information. Et personne ne bouge. Personne ne bouge.

11:19
Présentateur

Alors, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire concrètement contre Macron ? Parce qu'on voit ces menaces.

11:27
Nicolas Dupont-Aignan

Contre Macron, il y a plusieurs choses à faire. Chacun peut faire quelque chose. D'abord, la première chose que chacun doit faire, c'est aider les partis. Je dis « les », je ne dis pas le mien spécifiquement. Les partis résistants. Il faut les aider. Nous sommes menacés d'asphyxie financière. Je fais un appel là.

11:45
Présentateur

Donc, les aides financièrement et aider financièrement.

11:48
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que je vais vous donner un exemple. Et ça vaut tous les partis qui sont éligibles au financement public. Comme par hasard, le financement public de cette année a été diminué. Pourquoi ? Parce que, comme il y a eu beaucoup de participation électorale en 2024 et que le financement public est indexé sur les nombres de voix en 2024, ils n'ont pas augmenté la dotation. Comme il y a plus de voix, par voix, nous gagnons moins. Et pour Debout la France, c'est un trou de 50 000 euros. Et je ne vais pas pouvoir finir l'année si je ne suis pas aidé. Donc ça, c'est un moyen, vous voyez, qu'ils ont de faire taire les voix dissidentes. Les asphyxier financièrement.

Donc, je dis à ceux qui nous écoutent, en fin d'année, il y a la défiscalisation pour ceux qui ont la chance de payer un impôt sur le revenu. Si vous donnez 100 euros, ça ne vous coûte que 33. Allez sur le site de Debout la France, vous pouvez aller sur le site d'autres partis politiques. Mais c'est fondamental aider ceux qui se battent. Nous sommes à court de munitions. Le deuxième point fondamental, c'est de nous aider aussi en militantisme, d'adhérer, de rejoindre nos troupes, de parler aux Français. Le troisième point, c'est de faire la pression sur les députés et les sénateurs pour qu'ils votent la destitution et de leur dire une chose très simple.

Nous ne voterons jamais plus pour vous, personnellement, si vous ne lancez pas la destitution de cet homme dangereux. Le quatrième point que vous pouvez faire très concrètement, c'est aller sur le site de l'Assemblée nationale où il y a une pétition officielle pour la destitution qui a 200 000 ou 220 000 signatures. Il faudrait qu'elle monte à 2 millions. Alors, je sais, les gens n'osent pas y aller parce qu'il faut...

13:29
Présentateur

Ah, on a une coupure de Nicolas Dupont-Aignan qui, j'espère, ne durera pas trop longtemps. En tout cas, c'est le noir complet qui est arrivé en un instant. Ça y est.

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, voilà.

13:41
Présentateur

Ça y revient.

13:42
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas, vous pouvez revenir. France Connect qui oblige à mettre son nom, etc. Mais qu'importe, il y a déjà 200 000 personnes, il faut être courageux. Parce que si cette pétition, comme celle sur la loi Duplot ou Duplon, je ne sais plus, atteignée à 1 million, 2 millions, 3 millions, vous imaginez les conséquences ? Donc, moi, je crois que chacun peut faire quelque chose. Aider ceux qui se battent, faire la pression sur les parlementaires, signer la pétition sur le site de l'Assemblée nationale, c'est déjà pas mal.

Et puis, parler, parler, parler à nos concitoyens en disant n'écoutez plus les sondages qui sont truqués, n'écoutez plus les sondages qui visent à enfermer des candidats dans l'oubli et à favoriser des candidats du système.

14:33
Présentateur

Le vote utile.

14:35
Nicolas Dupont-Aignan

Le vote utile. Vous avez vu le sondage qui met maintenant Bardella élu. Bardella, qui sur l'Ukraine a pris la position de l'Ukraine, des Européens, qui sur l'Union Européenne a pris la position de l'Union Européenne, qui sur le Covid a pris la position de l'industrie pharmaceutique. Donc, voilà.

14:52
Présentateur

Mais est-ce que cette énorme mécanique qu'on voit, elle fait une promotion de Bardella, si ça continue, ça va être la même chose que ce qui s'est passé en 2017-2016 avec Macron. C'est-à-dire, ça devient le candidat du système, c'est assez ébouriffant d'ailleurs. Ça paraît, moi, je me mets à votre place, Nicolas, comme de vos collègues aussi dirigeants de partis politiques qui sont des gaullistes et des souverainistes. « Mon Dieu ! Mais quel énorme rouleau compresseur vous avez contre vous ! »

15:23
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, oui, oui, bah oui. Mais écoutez, on se bat et on ne cède pas parce qu'on le fait pour notre démocratie, on le fait pour la France et je pense qu'à un moment, les Français ouvriront les yeux. Voilà. Écoutez, on voit très bien la mécanique qui se met en place. Glucksmann-Bardella. Voilà, vous avez compris. Glucksmann-Bardella. deux personnalités dont l'une a plus de talent que l'autre, il faut être honnête, qui, voilà, qui...

15:54
Présentateur

Une nouvelle coupure. Je ne sais pas ce qui se passe avec notre Internet.

16:04
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, il y a eu un petit... Excusez-moi, il y a quelqu'un qui me dérange en appelant... Ah, ça fait deux fois,

16:09
Présentateur

voilà, quelqu'un doit vous appeler.

16:11
Nicolas Dupont-Aignan

Oui. Et voilà, j'en suis désolé, je n'ai pas su mettre en muet le téléphone. Mais, bon, écoutez, moi je me bats et je pense que plus il y aura de Français qui se porteront sur moi à la présidentielle sur une ligne claire d'indépendance nationale. Je suis indépendantiste sur le plan économique, sur le plan militaire, sur le plan culturel. Plus il y aura de voix, plus on pesera déjà et peut-être une bonne surprise parce qu'à un moment dans les débats, on verra qui a une pensée et qui n'en a pas. c'est ça l'enjeu et rien n'est jamais perdu, jamais.

Donc, même dans ces sondages qui portent Bardella au pinacle, il y a quand même encore 3% des voix qui se portent sur moi et c'est toujours 3%, c'est une base et cette base, on peut la faire fructifier à condition d'en avoir les moyens, les soutiens et d'avoir la pensée claire. La pensée, elle est claire et je sors un livre au mois d'avril là-dessus que je suis en train de finir. C'est maintenant ou jamais.

Soit on se libère pas seulement de l'Union européenne, soit on se libère de la domination de l'OTAN, de l'Union européenne, soit la France retrouve sa liberté et élit un président de la République libre, honnête, intègre, qui ne dépend de personne, si ce n'est du peuple français et on s'en sortira parce qu'on a tout pour s'en sortir. Soit on reste soumis à des forces étrangères. C'est ça le choix. Il est très simple. La liberté ou la mort. C'est ça le choix. Il n'y a que ça.

17:55
Présentateur

Alors comment en sortir justement de cette Union européenne, de Lisbonne par exemple, est-ce que vous avez entendu parler du livre de Francis Lalanne « Mise en demeure » où ça a été discuté dans les milieux souverainistes, il faut le dire, avant que vous n'interveniez sur ce sujet. Donc le livre de Lalanne « Mise en demeure » est sur l'éventuelle illégalité du traité de Lisbonne. Vous en pensez quoi ?

18:25
Nicolas Dupont-Aignan

Alors d'abord, moi je vais vous dire, « J'aimerais que les souverainistes, les gaullistes, les patriotes additionnent leur talent au lieu de se chamailler. »

18:36
Invité

Premier point.

18:38
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai lu le livre de Francis Lalanne et j'ai été ébloui. Mais ébloui. Il a un style, il a une patte, c'est clair. Ébloui. Et je vais vous dire, parfois il y a des poètes, chanteurs, qui sont bien meilleurs constitutionnalistes que tous les constitutionnalistes. Et ça, c'est impressionnant. Et ça prouve bien d'ailleurs que la France a un incroyable génie. Donc Francis Lalanne, que je ne connais pas particulièrement, je l'ai croisé quelquefois et je l'estime, mais je ne suis pas un de ses proches. J'ai lu son livre et je vous invite à le lire.

Parce qu'il démontre avec précision chirurgicale, juridique, qu'en fait, et je n'y avais pas vu, je ne l'avais pas vu, que les sénateurs avaient vu leur mandat prolongé suite au décalage des élections municipales de 2007 à 2008. Pourquoi les sénateurs avaient vu leur mandat prolongé ? C'est curieux. Parce que comme les élections municipales avaient été prolongées et que les maires et les conseillers municipaux sont les grands électeurs des sénateurs, le législateur avait considéré que des conseillers municipaux au mandat prolongé ne pouvaient pas avoir le pouvoir d'élire des nouveaux sénateurs parce que leur mandat avait justement été prolongé et n'avait pas la même valeur. D'accord ?

Les sénateurs ont vu leur mandat prolongé d'un an. Et ce sont ces sénateurs, et je ne l'avais pas remarqué, dont un tiers avait eu un mandat prolongé, donc un tiers des sénateurs, qui ont voté le traité de Lisbonne et qui donc ont, avec un mandat prolongé mais qui n'a pas la même intensité dans l'année de prolongation, ont voté un abandon constitutionnel sans précédent. Et donc la thèse qu'il développe Francis Lalanne dans son livre, à juste titre, c'est que ce traité de Lisbonne n'a pas été voté légalement, que donc tout l'ordre juridique de l'Union Européenne s'effondre. Et que, puisque le traité de Lisbonne, vous le savez, remplaçait le traité de Rome, etc., le modifiait.

Alors, c'est une vision audacieuse, peut-être juridique, mais qui est profondément politique aussi. Parce que ça veut dire qu'à la forfaiture de Nicolas Sarkozy qui consistait à faire adopter par le Parlement un texte constitutionnel qui violait la parole du peuple, le vote populaire de 2005, à cette forfaiture de fond, il y a une forfaiture de forme. Voilà. Et je pense que c'est une thèse qui mérite en tout cas d'être entendue et d'être lue parce que non seulement c'est redoutable de précision juridiquement et c'est un grand bonheur de lecture parce qu'il y a une flamme et une vérité dans son écriture qui est impressionnante.

Donc voilà pourquoi je pense que Francis Lalanne a raison et je crois que son ouvrage rajoute encore une pierre à l'édifice de ces multiples talents souverainistes que nous avons et qui au lieu de se chamailler en permanence chacun croyant détenir la croix du souverainisme et bien chacun devrait se dire on porte avec nos défauts, nos qualités cette croix du souverainisme et on veut libérer la France ensemble.

Et donc je réitère mon appel à François Asselineau, à Florian Philippot, à Francis Lalanne, à, comment s'appelle-t-il, à J'en perds, Kussmanovic qui plutôt vient de la gauche, à Michel Onfray qui ne veut jamais en entendre parler, à Philippe de Villiers, mais vous imaginez les talents qu'on a, les talents de vérité, de force qu'on a. Si on n'est pas capable de se réunir le plus vite possible, au moins, au moins pour faire semblant, même s'ils ne s'aiment pas entre eux, mais j'en ai rien à faire qu'ils ne s'aiment pas entre eux, ce que je veux c'est qu'ils travaillent ensemble pour la France. C'est ça l'enjeu.

Et je peux vous assurer, j'en suis convaincu, que notre devoir, c'est en 2027, de faire exister, de faire vivre, de faire prospérer une candidature indépendantiste. Et c'est ça mon objectif. Je n'ai que ça comme objectif pour l'année qui vient.

23:14
Présentateur

Il y a le problème donc du risque, si ce n'est d'invisibilisation, vous avez quelques médias néanmoins, c'est heureux. On voit, il y a la volonté aussi que peut avoir Macron de discréditer par un label des médias qui seraient jugés non conformes, non conformes à la pensée officielle, osons le dire. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je crois que vous avez fait justement un tweet et même des commentaires sur le sujet.

23:45
Nicolas Dupont-Aignan

C'est quand même incroyable, je ne sais pas si vous avez vu à Arras, dans un débat avec des pseudo-lecteurs de pseudo-journaux, eh bien, le président de la République, française, quand même, dit ouvertement, sans que ça choque personne, qu'il veut labelliser les journaux sérieux, les médias sérieux, pour que ceux qui ne sont pas labellisés soient infâmes et perçus comme de la désinformation. Et alors, il dit une phrase extraordinaire parce qu'il faut la lire, c'est ma vidéo d'hier sur mes réseaux sociaux, vous pouvez la reprendre, il dit « ce n'est pas l'État qui va décider ce qu'est un média sérieux. » Vous voyez, l'air de dire « ce n'est pas moi, pas moi, pas pris, pas vu, pas pris.

» Alors, qui va définir qui est ce qu'est un média sérieux et qui n'est pas un média sérieux ? Eh bien, figurez-vous, devinez, vous avez trouvé ? Ce sont les professionnels des médias sérieux. C'est-à-dire, en fait, la petite caste politique journalistique qui a soutenu Macron et le système qui a tué la France depuis 30 ans, qui font tous les plateaux depuis 30 ans. Alors, vous aurez sans doute M. Duhamel, M. Fogiel, Mme Bachelot, les directeurs de journaux de province comme Ouest France. Voilà.

Et tout ce petit monde qui, qui, quand même, s'est trompé sur tout, sur tout depuis 30 ans, qui a ruiné la France par leur partialité, leur suffisance, eh bien, c'est eux qui vont décerner les labels de médias sérieux. Mais attention, attention, attention, il n'y a pas que ça.

Dans le même article, vous pouvez retrouver l'article, je le cite dans ma vidéo d'hier, dans le même article, il dit nous allons mettre en place un système de vérification des ingérences informationnelles, désinformationnelles, je crois qu'il dit, pour, dans l'optique des élections municipales et présidentielles, car, car, il ajoute, les Français risquent de voter en fonction de ces médias pas sérieux et il va falloir prendre des mesures. Si ce n'est pas l'annonce de la censure, c'est quoi ? Donc, ce que je veux dire aux Français, c'est que le scénario de la Roumanie, ils veulent le reproduire en France.

26:21
Invité

Moi,

26:21
Nicolas Dupont-Aignan

je vous le dis, ils veulent le reproduire en France. Ceux qui nous écoutent ne se souviennent peut-être pas du scénario de la Roumanie. C'est quoi, le scénario de la Roumanie ? Vous avez un candidat, Géogescu, qui, souverainiste, et je ne le dis pas par rapport à moi, mais la surprise vis-à-vis de lui, c'est exactement comme si à la prochaine présidentielle, Dupont-Aignan, désolé de parler à la troisième personne, faisant 3% dans les sondages, tout à coup faisait 30% au premier tour. C'est ça le phénomène, Géogescu. Ce n'était pas un candidat à la Bardella.

26:51
Présentateur

Avec un fort espoir de gagner au deuxième. Voilà.

26:55
Nicolas Dupont-Aignan

Attention, le candidat à Géogescu, ce n'était pas un Bardella local ou une Mélenchie. C'est ça. C'était un Dupont-Aignan, un Philippot, un Asselineau. Voilà, j'ématise. Bon. C'était quelqu'un qui ne pouvait pas gagner, c'est d'ailleurs pourquoi il l'avait laissé, et qui tout à coup fait un score fabuleux. Et là, ils accusent la propagande russe, TikTok russe, la désinformation. Et quand même, ils annulent le scrutin trois jours avant le second tour. Mais je ne sais pas si vous réalisez. trois jours avant le second tour, parce que dans les chaînes officielles de télévision française, on n'en a pas parlé comme ça. Donc, ils annulent le scrutin trois jours avant le second tour.

Ensuite, un pseudo-conseil constitutionnel local lui interdit de se présenter. Et il le remplace par un mauvais candidat souverainiste, un peu brut de pomme, je ne sais plus comment il s'appelait, qui était évident qu'il n'allait pas convaincre, qui était beaucoup moins pertinent, beaucoup moins raffiné, beaucoup moins intelligent, et qui avait plein de casseroles, et ils font élire un candidat du système. Bon. Aujourd'hui, d'ailleurs, ils se retrouvent avec une protestation populaire dans le pays considérable. Donc, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que ce scénario qui a été mis en œuvre par Emmanuel Macron, les services secrets, et Madame van der Leyen, l'OTAN, etc., parce que la Roumanie est un élément clé du dispositif otanien de soutien à l'Ukraine, ce coup d'État qui a été fait par l'Union européenne et l'OTAN, eh bien, Macron veut le reproduire en France. Voilà la réalité. La réalité est là. Et je sais qu'on va me traiter de complotiste, etc. J'en ai rien à faire. Il l'annonce lui-même. Il l'annonce lui-même.

Vous avez vu qu'aujourd'hui même, alors, il va falloir vérifier, mais c'était dans des journaux européens, allemands et belges, il serait dit que la commission de Bruxelles va adopter à huis clos le système de chat contrôle, c'est-à-dire de contrôle des conversations sur les boucles WhatsApp, signal, télégramme, où ils veulent que les organismes scannent, c'est-à-dire copient, toutes les conversations des 450 millions d'Européens qui seront analysées par intelligence artificielle avec des mots-clés. Par exemple, si on parle souverainisme, liberté de la France, Dupont-Aignan, Philippot, Asselineau et les autres, eh bien, et Bardella, Le Pen, eh bien, immédiatement, il y aura une alerte.

C'est comme si on ouvrait les courriers de 450 millions d'Européens. Et ça, d'après, alors il va falloir vérifier, d'après plusieurs journaux, notamment un grand journal allemand, ce serait examiné aujourd'hui à la commission de Bruxelles. Donc, enfin, dernier point, pour vous le sachiez, vous êtes au courant des signaleurs de confiance. Est-ce que vous savez ce que c'est, Nicolas Stockler ?

29:59
Présentateur

Ah, ça me dit vaguement, allez-y, mais je crois en avoir entendu parler à l'époque de Radio-Courtoisie, avec Radio-Courtoisie,

30:07
Nicolas Dupont-Aignan

justement. Alors, le signaleur de confiance, c'est un terme extraordinaire qui veut dire le délateur. Signaleur de confiance, c'est extraordinaire, c'est clair. C'est un délateur du système. Ce sont des journalistes qui sont homologués par l'ARCOM pour être des référents qui traquent la désinformation sur les réseaux sociaux et qui le signalent à l'ARCOM pour que l'ARCOM saisisse les plateformes Ix, Meta, Facebook, Instagram, et ainsi, les fassent censurées. C'est l'application du règlement DSA, D comme D, je ne sais plus, Désinformation, Service Act, mis en œuvre à l'époque par M. Breton à la commission de Bruxelles. Et vous remarquerez d'ailleurs que sur Ix, nous sommes aujourd'hui bridés.

J'ai eu un énorme développement sur Ix et aujourd'hui, le réseau social Ix bride, c'est-à-dire que l'algorithme empêche mes tweets de progresser. Et je ne suis pas le seul. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les plateformes américaines, notamment Ix, finalement, ont cédé face à la commission de Bruxelles qui leur a dit qu'elle les a menacés de fermeture ou d'amende colossale s'il laissait s'exprimer s'exprimer la désinformation. Parce que, figurez-vous, Nicolas ou moi, nous sommes des désinformateurs. Puisque nous ne donnons pas la vérité officielle. Ce monde est fou. C'est Orwell. Parce que ça se fait entre gens polissés. Voilà. Donc, la liberté.

Donc, moi, je serai candidat en 2027 contre vents et marées pour la liberté de l'information. Pas seulement pour la sortie de l'Union européenne à plusieurs, et je vous expliquerai comment je veux faire, mais la liberté de l'Union européenne. De la liberté de l'individu face à l'Union européenne. C'est ça, le changement. Et souvent, on me dit, mais M. Dupont-Aignan, et c'est l'argument de Philippot et d'Aselineau à mon égard, oui, il n'était pas pour la sortie de l'Union, il l'est maintenant, il tourne sa veste. Mais il devrait d'abord être content que je les rejoigne.

Et puis, ensuite, si j'ai changé, oui, et j'assume totalement, c'est qu'aujourd'hui, l'Union européenne s'attaque à la liberté des individus. Quand l'Union européenne s'attaque à la nation, la nation peut se défendre, même au sein de l'Union européenne. Mais quand l'Union européenne s'attaque à l'individu, il faut détruire l'Union européenne, il faut la dynamiter. Mais en revanche, et c'est ma différence, je veux le faire avec d'autres pays, parce que je suis convaincu que la France doit libérer aussi les autres pays de l'Union européenne. Ceux qui le veulent, bien sûr.

Et avec eux, doit reconstruire une Europe des nations libres, souple, à géométrie variable, pour nous organiser dans le monde d'aujourd'hui. Et ça, c'est important pour la suite. Voilà. Mais j'ai été trop bâle.

33:15
Présentateur

Non, non, non, non. Au contraire.

Mais alors, pour revenir sur l'exemple de Kaline Georgescu en Roumanie, moi, je ne veux être désobligeant avec personne, mais le souci que nous avons aujourd'hui, c'est que cette montée presque quasi magique, et pourtant, elle n'est pas magique, d'un candidat en Roumanie, on a du mal à imaginer qu'elle puisse apparaître en France et que donc, moi, je veux bien que Macron prépare ce genre de coups au cas où, mais il y a une telle capacité en France, ou du moins d'un système qui a fait avec le Rassemblement national, une espèce de faux repoussoir ou en tout cas de parti attrape toutes les oppositions, qu'on ne voit pas comment un équivalent d'un Georgescu, que ce soit Nicolas Dupont-Ugnan ou un autre qui voudrait se présenter à l'élection et qui serait un pur gaulliste souverainiste, quelle chance il pourrait avoir parce que, justement, il y a ce côté, il y a le vote utile, il y a la...

Et puis, le fait que les médias nous présentent quelqu'un comme Bardella, par exemple, Marine Le Pen d'ailleurs, comme étant, justement, cette alternative. Difficile d'être l'alternative de l'alternative.

34:39
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez tout à fait raison. C'est très difficile. Mais plus l'alternative de l'alternative sera puissante, plus l'alternative sera obligée d'en tenir compte aussi. Parce qu'elle ne pourra pas passer sans infléchir. Donc, si vous avez un candidat souverainiste, votre serviteur, qui fait 2%, les idées souverainistes seront mortes. Si le candidat souverainiste atteint 5, 6, 7, 8, 9, 10, ça change tout pour l'avenir. Parce que vous avez un contrepoids et surtout pour l'avenir. Vous avez une force souverainiste et je vais vous donner un exemple très simple. Regardez l'Angleterre. Quand Boris Johnson a gagné après le Frexit, Farage était dans les choux.

Mais il y avait Farage qui avait une puissance de feu à ses côtés. Boris Johnson a gouverné et puis ça a fait pite. mais parce qu'il y avait Farage à ses côtés, à ses côtés en rivale, qui gardait le temple si je puis dire, eh bien aujourd'hui c'est Farage qui s'est substitué. L'histoire est longue et moi j'ai un rôle, mon rôle historique, pardonnez-moi de cette prétention, c'est de faire en sorte que le courant souverainiste pèse le plus fortement possible en 2027. alors je ne peux pas vous dire je vais gagner parce que vous me regarderiez avec sourire mais je peux vous dire que le choix est très simple.

Est-ce que les souverainistes veulent peser dans la vie politique au-delà de 5%, au-delà d'un score de témoignage ou pas ? Et je le dis à mes amis, profitez de moi qui peut avoir les parrainages alors que vous, vous ne les avez pas pour ancrer, cranter et qu'il y ait une grande force souverainiste parce que le débat des futures années des 20 ans qui viennent sera le débat de l'Union Européenne parce que quand les Français vont comprendre que leur vie quotidienne est décidée par des commissaires, des juges, des lobbies et qu'ils sont appauvris, qu'ils sont colonisés, ils vont vouloir se décoloniser.

Le Français voudra se décoloniser à un moment quand il comprendra qu'il est colonisé mais pour l'instant il ne le sait pas. donc la vérité l'emportera. Alors cette vérité prendra combien d'années ? J'en sais rien, 10, 15, 20 ans et c'est peut-être un autre que moi qui plus tard le fera. Mais si on ne forge pas une force souverainiste maintenant, alors oui, vous aurez des fausses alternances et c'est ça l'enjeu. Donc, je vais vous dire entre je gagne et je suis candidat, il y a toute une palette de puissance. Et regardez ce qu'a fait Zemmour à sa façon pour l'identité.

Il ne représentait rien, il a fait 8% et il aurait pu faire 18 s'il n'avait pas commis d'erreur et puis, vous ne savez pas, une campagne électorale, est-ce que Jordan Bardella, malgré tout le talent qu'il a, est capable d'assurer des débats sur des questions de faux ?

37:52
Présentateur

Ça, on ne sait pas,

37:54
Nicolas Dupont-Aignan

on n'en sait rien. On n'en sait rien. Est-ce qu'à un moment, les Français ne vont pas vouloir quelqu'un d'expérience ? Vous n'en savez rien ? Vous savez, la vie est pleine de surprises. Alors, moi, j'ai un objectif, c'est que les souverainistes existent pour la première fois à un niveau élevé à la présidentielle. Et c'est possible, bien sûr, qu'on gagne. Mais, plus on dira aux Français « Je suis souverainiste, je vais gagner », ils diront « Regardez les sondages », non.

En revanche, si on dit aux souverainistes « Rassemblez-vous, unissez-vous, faites en sorte que le candidat souverainiste soit incontournable, que les idées souverainistes soient incontournables, que les télévisions soient obligées de parler de la sortie de l'Union européenne, soient obligées de parler de la nouvelle Europe que nous voulons bâtir, qui respecte les nations, que le débat se porte là-dessus, ce sera déjà un progrès immense parce qu'actuellement nous sommes rayés de la carte. À force de chamaillerie et d'égotisme, nous sommes rayés de la carte. Donc là, il y a un enjeu majeur d'existence même qui permettra ensuite peut-être de sauver la France.

Soit de la sauver tout de suite s'il y a un miracle, il faut être croyant, soit au moins de se donner les bases solides pour la sauver. C'est ça le chemin que je vous invite, que j'invite les Français à suivre.

39:26
Présentateur

Mais, je vais paraître peut-être naïf, Nicolas, mais il y a plusieurs structures, les socialistes, les écologistes, de la droite dite républicaine qui font des primaires et se structurent en partie. Pourquoi est-ce que ça n'arrive jamais chez les souverainistes ? Parce que vous voulez une puissance, une force souverainiste importante qui ajouterait les uns aux autres. Mais, est-ce que ça va au-delà, selon vous, d'un accord électoral ? Parce qu'on a déjà connu ça. j'ai eu la chance d'être votre président de comité de soutien il y a les élections de 2022, mais il y en avait un accord, vous aviez d'ailleurs un accord électoral avec Florian Philippot aux élections présidentielles dernières.

Est-ce que vous pensez que ça suffirait ? C'est ça l'appel qui est le vôtre ? Ou est-ce que vous croyez qu'il faut aller au-delà et faire un grand parti qui permettrait une fois pour toutes qu'on ait un chef comme Yann Heigel Farage par exemple en Grande-Bretagne ? Est-ce que ça serait une solution ? Je ne sais pas si c'est une solution.

40:32
Nicolas Dupont-Aignan

Je pose la question. C'est la meilleure solution. Philippe Murer la propose depuis des années et il a raison. Simplement, on n'y arrive pas. Donc, moi je suis un pragmatique. Je me dis que c'est par la candidature présidentielle, par l'union, par le suffrage, par la base, que s'il y a une réussite présidentielle, il y aura une obligation de fusion des partis. et la création d'un grand parti. Et j'en suis convaincu ou d'une confédération. Je pense que c'est les électeurs qui vont forcer les souverainistes, les partis souverainistes à se rassembler.

Parce que j'ai essayé aux européennes et je vous rappelle, parce qu'on m'accuse toujours, mais je vous rappelle que j'ai sacrifié debout la France aux élections européennes puisque j'ai décidé de renoncer, de me retirer. j'ai fait sacrifice. J'ai dit, puisque vous voulez y aller tous les deux, Philippot et Asselineau l'un face à l'autre, moi, je ne vais pas ajouter une troisième candidature. Ça va vous gêner et ça va nous ruiner. Donc, je vous laisse. Donc, s'il y a un parti qui a montré l'exemple et qui s'est retiré, c'est debout la France, pour leur laisser la place. Est-ce que ça a été concluant ? Non, puisque justement, ils ont fait 1% chacun.

Et donc, je leur ai dit, la conséquence, ça montre bien qu'il ne peut y avoir qu'un candidat. Or, j'ai la chance d'avoir les parrainages. Ils ne les ont pas. Donc, il faut que j'y aille pour faire la percée. Et une fois qu'on aura fait une percée, je suis convaincu qu'au terme de cette percée, c'est comme une tranchée qu'on aura pu aller dans la tranchée suivante.

Et bien, là, dans le combat, les électeurs de nos différents partis, d'ailleurs, il y a souvent des doubles adhésions, des triples adhésions, ce sont les mêmes personnes qui sont à debout la France ou chez les patriotes souvent, eh bien, ils vont se fondre dans le combat et les chefs à chapeau à plume seront bien obligés de se rassembler. Et là, il y a de la place pour tout le monde. Il y a de la place pour tout le monde. L'un peut être président d'un parti, l'autre peut être candidat, le troisième peut être ceci. On s'en fiche. Il vaut mieux comment dire, il vaut mieux répartir les rôles que de n'avoir aucun rôle.

Je suis, voilà, je fais tout ce que je peux et comme je n'y arrive pas pour l'instant à ne serait-ce que leur faire se parler, eh bien, je dis, c'est la base qui va le faire parce que nos électeurs n'en peuvent plus de tout ça. et nos électeurs veulent qu'on se rassemble. Eh bien, on va se rassembler dans les urnes. C'est déjà pas mal. Et puis après, selon le score, si le score est bon, vous verrez qu'il y aura une dynamique et vous verrez qu'il y aura une dynamique parce que l'enjeu sera de sauver la France et que plus on avancera vers la soumission de la France, l'extinction de nos libertés, plus les Français se rassembleront pour résister.

Nous allons entrer en résistance, Nicolas Stocker. Oui. Parce que vous allez voir, il y a la fausse alternance qu'on nous prépare et puis il y a la vraie alternance que nous devons forger. Et cette vraie alternance, à l'échelle de l'histoire, c'est l'histoire de France. C'est autre chose. Regardez le succès qu'a Philippe de Villiers qui peut jouer un rôle terrible là-dessus, formidable. Alors,

44:06
Présentateur

est-ce qu'il pourrait être candidat, est-ce qu'il pourrait être ce rassembleur ? Non, je lis ça dans notre salle.

44:09
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, peut-être. Pourquoi pas ? On verra ce qu'il fera. Simplement, pour l'instant, il n'en manifeste pas la volonté. Je ne peux pas le forcer. Donc, moi, je suis prêt, j'avance, je travaille, nous avons un projet, nous aurons mon livre en avril, nous aurons une organisation, nous serons présents pour défendre la liberté de la France et des Français. C'est très simple. Liberté de la France en sortant de l'Union européenne, liberté des Français en rejetant les mesures liberticides. Voilà, la liberté de la France et des Français. On ne peut pas trouver plus simple. Parce que c'est ça l'enjeu.

Et tous nos problèmes, j'insiste là-dessus, parce que c'est la faille de Bardella, de Retailleau et des autres. c'est qu'ils croient qu'ils vont régler les problèmes de sécurité et d'immigration où on a des solutions proches de baisse de charge sur les entreprises tout en étant soumis à Bruxelles et à ces règlements technocratiques corrompus, totalitaires. Eh bien non, il n'y aura pas de sursaut français dans la soumission. Ça n'existera pas. Le sursaut viendra de la liberté. Ça, j'en suis certain. Aucun peuple ne peut réussir dans la soumission. Ce n'est pas possible.

45:28
Présentateur

Est-ce qu'il n'y a pas un élément extérieur aussi qui pourrait réunir les souverainistes et les gaullistes en France ? Ce serait par exemple une menace imminente de guerre. C'est aussi un choc externe. Si finalement les petites habitudes des uns et des autres trouvent que finalement, allez hop, j'ai mon petit parti, je ronronne, que j'aille à la présidentielle ou pas, après tout, l'important est de pouvoir continuer à m'exprimer. Si je voulais caricaturer ce que je n'aime pas faire et d'ailleurs c'est pour ça que je ne cite personne.

Mais est-ce qu'un élément extérieur, après tout, les uns les autres, vous êtes tous à vous inquiéter, moi le premier d'ailleurs, d'un risque de guerre et de la volonté chevillée au corps de Macron de pousser le plus loin possible la provocation. et envoyer des hommes et des troupes et alors on a eu le général Mandon, Nicolas Dupont-Aignan, qui proposait ni plus ni moins de sacrifier ses propres enfants, nos propres enfants. Donc, est-ce que vous pensez qu'il y aurait possibilité à ce moment-là de s'entendre et de travailler ensemble s'il y avait cette menace existentielle pour la France ? Je ne sais pas si vous m'entendez parce que l'écran est devenu noir.

Donc, est-ce que Nicolas m'entend encore ou pas ? C'est dommage, j'aimerais vraiment qu'il puisse répondre à cette question. C'est certainement un appel téléphonique qui lui est venu. Il reste quelques minutes avant de passer à notre dernier invité, Thierry Laurent Pelé. Et donc, écoutez, on va attendre quelques secondes voir si Nicolas veut bien revenir parmi nous. Il est là, je le vois, je crois qu'on va pouvoir le réinscrire. Il est là, voilà. Allô ? Nicolas ? Oui, oui, oui. Allô ? Oui, voilà, vous êtes revenu. Il y a un appel intempestif, je suppose. Vous m'entendez ? Vous nous entendez ? Allô ? Moi, je vous entends très bien. Est-ce que c'est votre cas ?

47:25
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne vous entends pas.

47:27
Présentateur

Ah, est-ce que vous avez entendu la question que je vous posais ? Allô ? Oui, est-ce que vous m'entendez ? Moi, je vous entends et je vous vois. Tout est parfait. Mais vous ne m'entendez pas. Alors, je pense qu'en effet, il vient de se déconnecter. L'idéal serait qu'il se reconnecte pour que nous puissions terminer cet échange avant d'accueillir notre dernière invité sur des thématiques plutôt géopolitiques, alors que nous sommes sur le souverainisme, le bolisme et sur l'action politique, qu'elle soit celle de 2027 pour les élections présidentielles, une éventuelle destitution d'Emmanuel Macron, en tout cas, elle est encouragée, voulue, par nos souverainistes, mais on en est encore loin.

Comment émerger ? Comment faire émerger un Kalinger-Gescu ou faire émerger un Hegel-Farage ? Comment Grande-Bretagne qui a le vent en poupe ? On se dit, il se dit qu'il sera le premier Premier ministre, le prochain résident du 10 Downing Street. Alors, Nicolas Dupont-Aignan est revenu, vous m'entendez ? Tout va bien ? Je vous entendais plus. Très bien. Alors, c'était un sabotage.

48:44
Invité

C'est un sabotage.

48:45
Présentateur

Un peu le dernier sujet. Là, si Macron poussait trop loin le bouchon avec la Russie, cette menace de guerre, est-ce que ce pourrait être aussi un moyen de vous unir ? Parce que j'ai noté que les uns les autres, les souverainistes, les gaullistes, vous êtes tout à fait hostiles à la politique de Macron sur le plan géopolitique, en particulier vis-à-vis de la Russie. Vous avez des éléments communs sur ce que l'on appelle menace existentielle, que ce soit le réchauffement climatique de nature anthropique, que ce soit ce qui s'est passé sur le Covid, que ce soit la Russie. Est-ce que ces éléments extérieurs pourraient vous faire vous unir ?

49:20
Nicolas Dupont-Aignan

Mais bien sûr, mais tout devrait. Vous savez, ce qui serait drôle, c'est de prendre une vidéo des uns ou des autres, de changer le visage et la voix, et vous verriez qu'elles sont quasiment interchangeables. À l'exception de la méthode de sortie de l'Union européenne, où j'ai une méthode plus collective. Et donc, c'est ça qui est incompréhensible pour nos électeurs, et qui est insupportable pour nos électeurs. Donc, je sais tout ça, Nicolas Stocker. Donc, j'ai tenté, j'ai fait ma main, j'ai voulu aller à Arras, à la grande fête des Patriotes. J'ai appelé quatre fois notre cher Florian Philippot, qui ne m'a jamais répondu, parce qu'il ne voulait pas que je sois là.

Parce que j'allais lui faire peut-être de l'ombre. C'est grotesque. Voilà, tout ça est grotesque. Donc, je ne veux plus en parler, ça ne m'intéresse plus. Les bras sont ouverts, les portes sont ouvertes, mais moi, je ne veux pas qu'on perde de temps. Voilà, parce que l'heure est grave. On est au bord de la censure.

On est au bord d'une fausse élection présidentielle, une de plus, où le système est en train d'organiser une fausse alternance ou de piéger le Rassemblement national en faisant monter Bardella et après, en le canardant, parce que, quel que soit son talent, et il a un grand talent, je ne pense pas qu'on puisse être président de la République de la France dans une période aussi troublée à 30 ans, sans expérience. Voilà, ça je le pense. Et rassurez-vous que beaucoup de Français vont le penser et c'est ça qui me fait peur, parce qu'à ce moment-là, ça sera un mauvais candidat pour le camp patriote. Parce que moi, je ne me trompe pas. Je ne me trompe pas.

Je veux absolument qu'on mette fin à ce système macroniste. Et je préfère un candidat imparfait à un candidat macroniste. Mais je veux aussi qu'il y ait une vraie alternance sur les questions fondamentales de souveraineté. Et c'est la motivation de la candidature. Donc on revient toujours à la case départ. Organisons-nous maintenant. Travaillons. Comme en montagne, quand on escalade l'Himalaya, on ne regarde pas le sommet. Sinon, on ne le monte pas. On ne va pas à pas. En montagne, une course de montagne, c'est pas à pas. Donc, ne nous décourageons pas, avançons. Et c'est mieux d'être encordés que d'avoir des gens derrière qui vous tirent la corde.

51:50
Présentateur

Mais alors, il ne faut pas se disputer sur le premier de cordée et puis ne pas utiliser peut-être cette expression de Macron du premier de cordée. Bon, terminons par un élément.

52:00
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un peu ça. Excusez-moi. Excusez-moi. Oui, mais il y a un moment, est-ce qu'on arrive au sommet sans une cordée ? Sans une cordée. Mais non, mais ce n'est même pas que tout le monde a tombé, c'est que personne ne va commencer à grimper. Mais je vais vous dire très sérieusement, on est entre nous. Je ne sais pas s'il y a quelques personnes qui nous écoutent, sûrement quelques-unes. Un peu. C'est ironique. Mais il y a une sorte de jouissance malsaine chez certains souverainistes à voir le monde s'écrouler et à s'en lamenter. Voilà, c'est le mur des lamentations. Mais le mur des lamentations, c'est de nature religieuse. L'action, ce n'est pas la lamentation.

Ce n'est pas j'avais raison, c'est horrible. Et d'en faire commerce. Moi, je suis là pour donner un chemin. Voilà. Et pour que ce chemin, on l'emprunte. Et qu'on gagne. Et on peut gagner. Les Français sont mûrs pour un sursaut, contrairement à ce qu'on croit. Simplement, ils sont sous une avalanche de propagande. Et même avec l'avalanche de propagande, il n'y a que 15% des Français qui croient encore en Emmanuel Macron. Donc, les Français sont mûrs pour un sursaut. Moi, j'ai confiance dans le peuple français. Et on va trouver un chemin. Voilà, moi, je suis très, à la fois pessimiste sur mon pays et très optimiste sur la capacité qu'ont les Français, de tout envoyer balader le moment venu.

Simplement, il faut qu'on s'organise de l'argent, des soutiens et puis se battre. Et puis voilà. Et on va y arriver. Sinon, on ne fait jamais rien. On se lamente. Moi, je ne vais pas me lamenter. Ça m'intéresse. Alors Nicolas,

53:38
Présentateur

pour terminer cet entretien, ce que je vous propose, c'est de terminer sur une note positive et optimiste. Imaginons qu'en effet, au soir de mai, je ne sais pas quelle date exactement, 2027, ou avant, s'il y a une élection avant, vous soyez élu président de la République, quel serait, allez, peut-être l'acte symbolique premier qui engagerait votre quinquennat et deux, les trois grandes décisions qui seraient immédiates parce que vous voulez une alternance immédiate. Quels seront les premiers actes finalement de votre... Aujourd'hui,

54:13
Nicolas Dupont-Aignan

dans le contexte de guerre, le premier acte, c'est la sortie du commandement militaire intégré de l'OTAN, la réaffirmation de l'indépendance nationale de défense et la paix en Ukraine. J'inviterai immédiatement Trump-Poutine à Paris, voilà, pour signer la paix. Deuxième acte fondamental, c'est le moratoire immédiat sur toutes les règles de l'Union européenne pendant six mois, le temps de préparer la sortie de la France et d'autres pays. Car moi, je suis pour que la France fasse sortir d'autres pays pour dynamiter définitivement l'Union européenne qu'elle n'existe plus à côté de nous. Et puis, le troisième acte va vous surprendre, c'est un référendum sur l'école primaire.

Parce que la clé de tout, c'est l'éducation des enfants et l'effondrement du système éducatif français est la cause du déclin intellectuel, culturel, économique, scientifique du pays. Et il faudra remettre en place une école exigeante qui apprenne à lire, à écrire, à apprendre l'histoire de France. C'est la base de tout. Et voilà, je vous surprends peut-être avec ça. Et après, il y a quantité de mesures. Non, non,

55:30
Présentateur

ce n'est pas si surprenant parce que je pense qu'en effet, c'est une vraie alternance. Ça fait des décennies qu'on ne se pose plus aucune question sur l'école, sauf évidemment les sempiternels querelles entre école publique et école privée. Mais sinon, ce n'est jamais en axe principal des élections présidentielles. On le déploie en disant « Ah, il faudrait ! » Mais on ne fait jamais rien.

55:53
Nicolas Dupont-Aignan

J'oubliais. Autre décision fondamentale, mais voyez, il y en a tellement. C'est instituer le RIC, référendum d'initiative citoyenne, et le RIC constituant. Parce que ce n'est pas le problème d'élire un homme ou une femme, c'est le problème de changer de méthode et de reconsulter les Français, faire un grand ménage dans l'état de corruption généralisée du pays. Oh là là, il y a tellement de choses à faire.

56:20
Présentateur

Bon, c'est des éléments, en tout cas, assez de socle commun. Je pense que vous êtes d'accord les uns les autres sur ce point. donc faites un effort. Allez, on va y arriver.

56:27
Invité

Des millions de Français

56:28
Nicolas Dupont-Aignan

sont d'accord.

56:29
Présentateur

Des millions de Français, pas seulement 3-4 têtes d'affiche, mais des millions de Français. Vous avez parfaitement raison. Très bien.

56:37
Nicolas Dupont-Aignan

Merci à vous. Eh bien, merci beaucoup.

56:39
Présentateur

Merci Nicolas.

56:39
Nicolas Dupont-Aignan

Et désolé pour ces interruptions.

56:41
Présentateur

Ça arrive, ça va, c'était tout à fait gérable. Merci Nicolas. Bonne journée à vous. À bientôt. Au revoir. À bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada

56:50
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada