Dépense sociale, justice des mineurs… François-Xavier Bellamy invité sur Public Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous saluez le volontarisme d'Emmanuel Macron sur l'Ukraine ?
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Emmanuel Macron a affirmé que la Russie montre sa volonté de guerre. Vous êtes d'accord ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes en accord avec une force européenne sur le terrain en Ukraine ?
- 6:00OuverteRéponse directe
On ne peut pas se passer de l'aide américaine face à la Russie ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Concrètement, on a les moyens de notre indépendance financière pour la défense ?
- 10:00OuverteRéponse directe
2 milliards d'aide militaire à l'Ukraine : Marine Le Pen critique la dette. Votre avis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François-Xavier BellamyFait
« Ce qui est important, c'est d'organiser la conversation aujourd'hui parce que nous avons besoin de réagir à ce qui est en train de se passer aujourd'hui en Europe, sur le continent européen et qui engage la sécurité de l'Europe. »
- 6:00François-Xavier BellamyFait
« Les Européens à eux seuls ne sont pas aujourd'hui en mesure de fournir suffisamment de garanties de sécurité. »
- 9:00François-Xavier BellamyFait
« Ce qui fait la dérive de la dépense publique en France, c'est la dépense sociale en particulier. »
- 11:00François-Xavier BellamyChiffre
« Vous avez par exemple des entreprises qui partout en France n'arrivent pas à recruter alors que nous avons officiellement plus de 3 millions de chômeurs. »
- 13:00François-Xavier BellamyFait
« La paupérisation de la justice française et notamment de la justice des mineurs est un sujet qui doit tous nous inquiéter. »
- 15:00François-Xavier BellamyFait
« La crise de l'école alimente cette montée de la violence chez les jeunes, chez les enfants, chez les adolescents. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et notre invité politique c'est François Xavier Bellami. Bonjour, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation déput européen vice-président des Républicains. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien l'éc du Nord.
Bonjour Julien. Bonjour Orian. Bonjour monsieur Bami.
Bonjour monsieur. On va parler de l'Ukraine sommet aujourd'hui à Paris à l'initiative d'Emmanuel Macron. Hier il a reçu Vladimir Zellinski à l'Élysée avant de parler du fond.
Est-ce que vous saluez le volontarisme d'Emmanuel Macron sur ce sujet ? Ce qui est important, c'est d'organiser la conversation aujourd'hui parce que nous avons besoin de réagir à ce qui est en train de se passer aujourd'hui en Europe, sur le continent européen et qui engage la sécurité de l'Europe. Mais il faut le faire avec les Européens.
Et c'est vrai que ce que je perçois aujourd'hui à Bruxelles, à Strasbourg, chez beaucoup de nos partenaires, c'est une forme de d'inquiétude devant le fait que nous ne soyons pas en train de créer les conditions de cette unité. C'est peut-être pour moi un tout petit point d'alerte que j'apporterai à cette discussion. Je crois que si on veut que les Européens soient unis et ils doivent l'être absolument dans cette période, alors il faut les associer tous les pays européens parce que c'est ça qui fait l'Europe.
Il y a eu un conseil extraordinaire sur ce sujet, un autre conseil récemment, mais c'est vrai que j'ai entendu beaucoup de de chefs d'état de gouvernement européen s'inquiéter du format des réunions qui avaient pu avoir lieu à Paris. ou à Londres et qui associait certains pays et pas tous. Et ils sont ils sont consultés enfin Emmanuel Macron les a consultés quasiment quasiment tous ces dernières ces dernières semaines.
J'ai du mal à saisir en quoi ils sont pas réunion qui a eu lieu à Paris, la première réunion que le président de la République avait organisé à Paris achè tous les tous les pays. Vous avez raison. Exactement.
Et et ça a suscité, et ça je peux en témoigner, c fait, ça a suscité une forme de euh d'incompréhension euh parce qu'encore une fois, on a besoin d'associer tout le monde aujourd'hui, des pays qui ont été parmi les en Europe les premiers soutiens à l'Ukraine, qui se sont beaucoup engagés, qui sont parfois aussi les premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme sur la trajectoire de la Russie, se sont trouvés d'une certaine manière écarté de ces discussions et puis on a associé d'autres pays, par exemple à Londres euh à invité à un pays comme la Turquie. La Turquie aujourd'hui menace la Grèce de façon quasi quotidienne. La Turquie occupe Chypre, un État membre de l'Union européenne et on invite la Turquie alors que la Grècia et Chypre qui ont soutenu l'Ukraine depuis le début n'ont pas été invité, on invite la Turquie qui d'après la Commission européenne elle-même organise le contournement des sanctions internationales contre la Russie au bénéfice de Vladimir Poutine.
Il y a quelque chose là, vous me l'accorderez, qui est faudit. Il faudrait pas inviter la la Turquie qui a un rôle quand même prépondérant pour la mer Noire. Il faut parler avec tout le monde mais à condition qu'on invite d'abord la Grèce et Chypre.
Mais donc Emmanuel Macron, il cré pas les conditions de l'unité de l'Europe pour Non, je je dis juste encore une fois c'est juste un point d'alerte. Vous me posez la question, je me permets d'y répondre en disant ce que j'entends tous les jours à Bruxelles aujourd'hui sur ce sujet. Je pense c'est important de se parler mais c'est important de créer les conditions de cette unité.
Hier soir, Emmanuel Macron a affirmé que la Russie, je le cite loin de prouver qu'elle veut la paix montre sa volonté de guerre. Vous êtes d'accord avec ça ? Je crois qu'en tous les cas la dernière séquence aura tristement eu le mérite d'ouvrir les yeux de tous ceux qui voulaient nous faire croire que c'était l'Ukraine qui était béliciste et qui ne voulait pas d'incesser le feu, qui ne voulait pas de la paix.
Évidemment que les Ukrainiens veulent la paix. Évidemment, ils la veulent plus que personne puisque par définition ils ont été attaqués. Et le peuple ukrainien souffre depuis de très longs mois, de trop longs mois maintenant de cette guerre qui lui est imposée.
Mais à tous ceux qui voulaient raconter que c'était le prés le président Zelenski qui ne cherchait pas les conditions de la paix, ce qui vient de se passer doit permettre d'ouvrir les yeux. Qui a refusé le cesser le feu proposé par les États-Unis et accepté par l'Ukraine ? Qui a refusé ce CC le feu ? et Vladimir Poutine.
Donc on voit bien une fois de plus qu'effectivement celui qui a organisé cette guerre, celui qui refuse d'y mettre fin, c'est bien sûr Vladimir Poutin. Il y a de la duplicité chez le président russe, c'est ce que vous dites. Bah écoutez, il suffit de regarder le le le résultat des dernières années, même les accords qu'il a pris qu'il avait accepté, il ne les a pas respecté.
Et c'est ce qui fait que le président Zelenski aujourd'hui alerte les Européens, les occidentaux en disant qu'un un cesser le feu ne suffit pas s'il n'est pas sorti de de garantie de sécurité. Garantie de sécurité, vous avez raison de le pointer. Emmanuel Macron en a reparlé hier en évoquant la possibilité d'une force européenne sur le terrain qui serait alors il l'a précisé he pas sur la ligne de front mais qui tiendrait des villes importantes en encore une fois.
Voilà, exactement. En zone de de paix. Euh, est-ce que vous êtes en accord avec cette stratégie ?
Moi, je crois que le président Zelenski a raison quand il dit que les Européens à eux seuls ne sont pas aujourd'hui en mesure de fournir suffisamment de garanties de sécurité parce que les pays européens depuis très longtemps ont décidé de faire reposer l'essentiel de leur propre sécurité sur leur alliance avec les États-Unis. Et aujourd'hui, c'est un fait. Notre devoir, c'est de faire en sorte de renforcer notre capacité de nous défendre par nous-même.
C'est tout le sens de ce projet européen sur l'industrie de défense que je porte aujourd'hui au Parlement européen et dont je suis rapporteur avec Raphaël Gluxman. Ce travail-là, il est devant nous. Pour l'instant, dans l'immédiat, il est clair que nous n'aurions pas les moyens d'envoyer assez de force sur le terrain pour à nous seul dissuader la perspective d'une nouvelle attaque de la Russie.
Et donc la vraie question c'est comment est-ce qu'on arrive à à répondre à ce à ce défi qui est existentiel pour la sécurité des ça veut dire en sous-entendu que on ne peut pas se passer vous dites de de l'aide américaine et donc euh on ne peut pas complètement rompre nos liens avec une administration Trump qui nous insulte quasiment tous les jours. Ah bah c'est pas ce n'est pas nous qui voulons rompre les liens avec les États-Unis. Les États-Unis sont nos alliés historiquement et j'espère qu'ils le resteront.
Et je crois qu'ils le resteront parce que devant les menaces que nous avons à affronter, ça n'est pas seulement la Russie, c'est la question de la Chine, c'est la question de l'Iran. Je le disais tout à l'heure, on est bien obligé de le reconnaître, le comportement de la Turquie qui aujourd'hui est un acteur de déstabilisation globale autour de ses propres frontières devant des menaces comme celle-ci, devant la montée de ces régimes autoritaires voire totalitaire qui veulent faire la preuve que la démocratie s'est terminée. Je ne doute pas qu'avec les États-Unis, nous avons trop à défendre en commun pour pouvoir rester à On peut être allié avec un Donald Trump qui dit par exemple que l'Europe a été créée pour emmerder les États-Unis.
Mais d'abord, l'alliance, elle est avec les États-Unis, elle est pas avec euh un un dirigeant américain, fut-il président euh aujourd'hui de ce Grand pays ? Euh et puis deuxièmement, je je crois que il faut que les Européens reconnaissent leur responsabilité. Pendant longtemps, c'est vrai, les Européens ont agi comme les passagers clandestins de la défense américaine et on est bien obligé de reconnaître que nous avons des torts dans la situation actuelle et que nous devons écouter ce que nous disent les Américains GT à Washington. il y a quelques semaines maintenant avec le groupe PPE que nous accueillons aujourd'hui à Paris et et dans les échanges que nous avons pu avoir, j'ai été frappé de constater que les démocrates comme les Républicains, les deux bords politiques aux États-Unis partagent le sentiment que les Européens doivent maintenant assumer par eux-mêmes leur propre défense.
Et donc oui, c'est certain, nous devons avec plus de sérieux investir dans notre propre sécurité. Maintenant, je crois que si un dialogue exigeant est nécessaire, il faut le mener jusqu'au bout et qu'encore une fois, notre devoir, c'est de faire en sorte que nous gardions ce lien avec nos amis américains. Mais attention, ce lien, cette alliance ne peut plus vouloir dire dépendance.
Et c'est ça le vrai grand problème. Et ça, je le dis depuis des années, les États-Unis sont nos alliés, ça ne veut pas dire qu'ils sont nos suzerins et que nous sommes leur vassaux. Et c'est de cette dépendance qu'il faut sortir aujourd'hui.
Monsieur Bélami, est-ce qu'on a les moyens de notre indépendance ? J'entends par les moyens moyens financiers euh on veut augmenter le le PIB consacré le pourcentage du PIB consacré à la à la à la défense, mais on a une dette qui vient de dépasser les 3300 milliards. Concrètement, est-ce que on est en capacité de de mettre en adéquation finances et objectifs ?
Bah, il va falloir faire des choix et ces choix seront absolument nécessaires. Et de toute façon, cette nécessité est devant nous. Elle est devant nous.
Et c'est vrai que vous avez totalement raison de le dire, défendre notre pays, retrouver notre souveraineté, retrouver la maîtrise de notre destin, c'est un sujet de sécurité. Mais pas seulement un sujet de sécurité. Pour le dire autrement, la sécurité dépasse de très loin la question de militaire.
Ça doit être maintenant un regard qui irrigue toutes nos politiques publiques. Et la question de nos dépenses publiques, la question de notre dette, c'est un sujet de sécurité. Aujourd'hui, la dette française est une vulnérabilité pour la France.
Et là encore, je le dis, nous le disons avec la droite française depuis très longtemps. Depuis très longtemps, nous alertons sur les conséquences que cette trajectoire budgétaire délirante aura pour la souveraineté et la sécurité de notre pays. Et donc oui, bien sûr, il faut retrouver cet équilibre de nos finances publiques.
C'est nécessaire, y compris pour pouvoir financer notre défense. Et les deux objectifs vont devoir être menés de front. Ce sera l'héritage douloureux que nous garderons de ces années d'incurrie.
Mais il va falloir se retrousser les manches pour rétablir ce pays. Puisqu'on parle de la la dette. Un mot puisquehier Emmanuel Macron a annoncé 2 milliards euh d'aide militaires supplémentaires à l'Ukraine.
Euh regardez juste la réaction de Marine Le Pen. Elle a fait un tweet dette de la France ce soir 3300 milliards d'euros plus 2. Qu'est-ce que vous pensez de cette réaction ?
Non, mais euh de fait la dette de la France euh effectivement se trouve aggravée par les engagements auxquels nous faisons face au donc il fallait pas accorder ces deux milliards supplémentaires pour ce que dit Marine Le Pen est factuellement euh juste. Le problème c'est comment est-ce que nous arrivons à sortir de cette euh dérive de nos comptes publics et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est pas l'Ukraine qui a fait la dérive de nos comptes publics. Il fallait les accorder ces milliards ou pas ?
Mais bien sûr, parce que c'est là que j'ai du mal à suivre Marine Le Pen. Le vrai sujet, c'est comment est-ce qu'on arrive à sortir de la folie de la dépense sociale en France. Ce qui aujourd'hui fait le dérapage de notre dépense publique, ça n'est pas le soutien à l'Ukraine.
Ce n'est même pas les dépenses de sécurité, de défense. Ce n'est pas l'État régalien qui lui est précisément fragilisé comme jamais. Ce qui fait la dérive de la dépense publique en France, c'est la dépense sociale en particulier.
Et la dépense sociale, c'est précisément ce à quoi Marine Le Pen n'a jamais voulu toucher. La vraie catastrophe pour nos finances publiques, c'est le dérapage de nos comptes sociaux sur les retraites. Par exemple, or Marine Le Pen, il y a peu de temps voulait encore voter avec la France insoumise pour revenir même sur la réforme des retraites pourtant bien timide faite par François Hollande, faite par les socialistes.
Marine Le Pen voulait abroger même cette réforme des retraites. Quand les députés LR à l'Assemblée à l'Assemblée nationale proposent que le RSA soit conditionné à 15 heur d'activité par semaine, Marine Le Pen et ses députés votent contre où se trouve le dérapage des finances publiques. Donc on peut ensuite pointer du doigt les dépenses qui nous arrangent.
Mais la vérité c'est que moi je crois que défendre notre continent urgence et une priorité. Réformer nos comptes sociaux c'est aussi une urgence et une priorité. pour la madame faut remettre en cause le le pacte social dans ces cas-là.
Qu'est-ce que c'est que le pacte social ? Le pacte social, c'est ce qui fait qu'aujourd'hui dans ce pays, vous avez par exemple des entreprises qui partout en France n'arrivent pas à recruter alors que nous avons officiellement plus de 3 millions de chômeurs. C'est ça qu'on appelle un pacte social.
Moi, j'appelle ça un pact antisocial parce que c'est en réalité un modèle qui enferme des gens dans une situation de dépendance à des aides sociales alors que tous ces Français qui peuvent travailler devraient être reconduits vers l'emploi. Et c'est le défi pour notre pays aujourd'hui. C'est le défi pour préserver l'équilibre de nos comptes sociaux.
Tout le reste est irresponsable. Tout le reste, c'est se payer de mots. Tout le reste, c'est faire croire aux gens qu'on va pouvoir entretenir une prospérité qui est devenue totalement illusoire alors qu'en réalité, on les condamne à subir l'appauvrissement du pays.
Un un dernier mot sur la question européenne, Donald Trump qui a annoncé cette nuit une augmentation de 25 % supplémentaires des droits de douane pour le secteur de l'automobile, l'Union européenne regrette cette décision, mais elle appelle toujours à des solutions négociées. C'est la bonne méthode. L'Union européenne, elle dit d'abord que si on devait subir ces droits de douanes décidées de manière totalement unilatérale, et bien nous appliquerons des droits de douanes nous aussi sur les secteurs qui peuvent concerner le commerce avec les États-Unis.
C'est normal euh et je crois que c'est nécessaire pour pouvoir montrer que nous avons des intérêts à défendre et nous devons les faire valoir. Maintenant effectivement aujourd'hui personne n'a intérêt à ce que ces droits de douan soient déclenchés. J'échange très régulièrement avec des responsables d'entreprises françaises, des patrons de grands acteurs industriels comme de PME, de TPE qui sont tous très inquiets de la montée de cette tension commerciale qui ne va faire que détruire de la valeur.
Il faut que tout le monde le comprenne. Aujourd'hui, mettre des droits de douane comme ça entre des grands pays qui sont amis et qui coopèrent depuis longtemps sur le plan commercial, c'est en réalité détruire de la valeur et croire qu'on va augmenter des recettes fiscales d'une manière totalement illusoire à mon avis sur le long terme. Donc le vrai enjeu pour nous c'est de réussir à retrouver les chemins du dialogue.
Mais vous pensez qu'on va rentrer dans une dans un bras de fer avec Donald Trump ? Non, je crois que c'est possible. J'espère que c'est possible.
Ce que je vois, c'est que le président Trump a été élu par les Américains sur deux grandes promesses. La première c'était le rétablissement de leur sécurité, la protection des frontières et c'est un défi auquel l'Europe est confrontée elle aussi et auquel nous avons le devoir d'apporter des réponses. Ce matin avec les parlementaires du PPE, nous discuterons ici au Sénat avec Bruno Rotaillot sur la question de la manière de renforcer notre réponse à la crise immigratoire.
C'est un défi qui nous est commun avec nos amis américains. Et la deuxième grande promesse du président Trump, c'était de faire baisser l'inflation qui était extrêmement euh pesante aux États-Unis. Je crois que si le président Trump déclenche cette guerre commerciale, il va punir ses propres citoyens parce que cela ne pourra résulter qu'en un surcroix d'inflation et j'espère que tout le monde le comprendra avant qu'il ne soit trop tard.
Julien, on va parler de la justice des mineurs, l'actualité du Sénat. Oui, exactement. avec une une proposition de de loi qui était portée par Gabriel Atal qui a trouvé un une débouché au au Sénat mais avec des débats très agités et notamment alors c'est euh c'est venu de votre propre camp du sénateur LR Francis Spinner qui a dénoncé euh un des articles qui visait à une comparition immédiate pour les justiciables mineurs.
Il a parlé d'une confusion entre justice et justice expéditive. Est-ce que vous-même vous avez été interrogé, vous êtes totalement en accord avec cette nouvelle proposition de loi qui sur la justice des mineurs ? Moi, je soutiens la proposition de loi telle qu'elle avait été votée par l'Assemblée nationale, par nos propres députés à l'Assemblée nationale et je pense qu'il va y avoir maintenant une phase de discussion qui s'engagera entre le Sénat et l'Assemblée.
Je comprends ce que dit Francis Spinner qui par ailleurs est un très grand avocat, qui est un très grand homme de droit. Je comprends ce qu'il dit quand il alerte sur le risque d'abord de de confusion dans ce que nous attendons de la justice et surtout quand il alerte sur les enjeux de constitutionnalité. Je pense que c'est là que se joue un débat assez technique sur la nature même des mesures qui peuvent être votées dans le cadre de cette de cette réforme.
Vous craignez que ce soit retoqué ? C'est ça que vous dites ? C'est ce que dit Francis Spinner et je pense qu'il faut avoir un dialogue.
Moi je suis pas parlementaire à l'assemblée ou non mais vous êtes vice-président des Républicains et c'est vrai que c'est des mesures qui sont portées depuis longtemps par les Républicains de durcir la justice des mineurs, de sanctionner les parents et là c'est détricoté par un parlementaire LR. C'est ça interpelle un peu. C'est pour ça qu'encore une fois nos parlementaires à l'Assemblée ont voté pour cette évolution et la majorité des sénateurs aussi du coup et et je crois qu'il faut qu'on arrive à trouver les conditions de de d'une conciliation des points de vue sur ce sujet qui est essentiel.
Maintenant, je voudrais alerter sur deux enjeux dont je sais qu'ils nous réunissent tous. Le premier, c'est que on ne pourra pas appliquer ces mesures correctement si on ne donne pas à la justice les moyens de ces missions. Et là aussi, on parlait de l'état régalien qui aujourd'hui est en grande difficulté.
Il faut investir dans notre justice. Aujourd'hui, la paupérisation de la justice française et notamment de la justice des mineurs est un sujet qui doit tous nous inquiéter et qui doit être une cause commune parce que si nous ne savons pas donner à ceux qui font partie de la chaîne pénale les moyens d'agir et d'appliquer la loi, y compris vis-à-vis des mineurs, alors de fait ça ne servira plus à rien de voter des lois et nous continuerons de vivre avec ce sentiment d'impunité. C'est particulièrement vrai pour un mineur.
Quand vous avez un jeune qui commet une infraction grave, un délit, un crime et que la sanction vient des mois voire des années plus tard, la dimension éducative de la justice qui est fondamentale en particulier à cet âge et bien elle disparaît. Et ça c'est un immense problème. Et puis le deuxième sujet c'est que la justice elle évidemment elle ne peut pas tout.
La vraie question aujourd'hui, c'est l'école et je me permets de le dire, on ne traitera pas le sujet de la violence des mineurs, de la délinquence des mineurs si on ne reconstruit pas d'abord l'école. La crise de l'école alimente cette montée de la violence chez les jeunes, chez les enfants, chez les adolescents. Et cette crise de l'école, si nous ne savons pas y remédier maintenant, il sera totalement vint d'espérer que demain la justice, la police résoudront ce problème qui n'aura pas été en amont résolu par l'éducation.
On va parler de la présidence DLR. Vous soutenez-vous Bruno Retaillon. Est-ce que vous avez des inquiétudes sur la sincérité du scrutin ?
Non, je n'ai pas d'inquiétude sur la sincérité du scrutin. Les choses se déroulent et c'est tout à fait normal qu'il y ait des questions, des interrogations, des débats. Nous ce que nous disons, c'est que nous voulons la plus grande transparence.
La transparence dans l'élection, la transparence dans le résultat, dans la communication des résultats de cette élection. Je ne doute pas que ce soit pas complètement transparent du coup. Non, mais c'est c'est juste une question de de clarté.
Euh et et encore une fois, on le doit à nos électeurs et on le doit à tous les électeurs de droite qui veulent que ce parti se se reconstruise. Mais je n'ai aucune inquiétude et surtout je n'ai aucune inquiétude sur le fait que en soutenant Bruno Rota je sais que au lendemain de cette élection nous serons tous unis et rassemblés pour reconstruire cette formation. Il y a des quand même des inquiétudes du côté de l'équipe de Laurent Voyer qui a mis en cause l'impartialité de la haute autorité du parti qui lui-même avait remis en cause le nombre de de ses parrainages.
Il y a un problème avec la haute autorité du parti ? Non, il y a vraiment aucun problème. Euh, elle viendra d'ailleurs, elle viendra d'ailleurs à une réunion du comité stratégique la semaine prochaine.
Il y a aucun problème. On a un débat par exemple avec l'équipe de Laurent Voquier sur la publication des résultats. Nous nous disons que ça nous paraît normal de publier les résultats département par département et pas seulement des résultats nationaux parce que ça permettra justement cette clarté et cette transparence.
Je pense que c'est pas trop demandé. L'équipe de le renvoquer ne le souhaite pas. Voyez, je crois pas que ce soit un sujet qui angoisse terriblement les Français, mais à la fin ce qui compte pour nous, c'est simplement cette clarté, cette transparence pour qu'on puisse encore une fois retrouver l'élan nécessaire pour l'unité de cette formation politique.
Non, mais vous avez raison, monsieur monsieur Bami, mais c'est euh nous a habitué à des fins de de campagne assez agité voire même délétaire. Est-ce que vous craignez les boules puantes à la fin de la campagne ? Je suis absolument désolé.
Je crois que vous serez déçu. Cette élection va très bien se passer et euh euh tout sera pardonné après. Tout sera tout sera sera mais vous savez c'est déjà je souten Bruno Rotaillot il y a 2 ans déjà dans l'élection interne qui opposait à l'époque à Eric Sioti.
Au lendemain de l'élection euh je crois qu'on avait tous été capable de se rassembler ce qui est plus important pour ça veut dire que si si Laurent Vequier gagne vous serez derrière lui 100 % aucun souci éidment mais évidemment dans cette élection il n'y a pas d'adversaires. Il y a des concurrents parce que c'est une chance dans une famille politique d'avoir une diversité de talent et d'avoir une pluralité de de de profil capable de porter nos couleurs. Mais encore une fois, ce qui compte pour nous et c'est là où la responsabilité est majeure et c'est ça qui intéresse les Français, c'est pas de reconstruire un parti.
Tout le monde se moque des partis et moi le premier. Ce qui compte, c'est de reconstruire le pays. Et si nous avons besoin de ce parti, c'est parce qu'il est le seul capable de reconstruire la majorité politique qui sortira la France de la crise qu'elle traverse aujourd'hui.
Vous parlez d'émoc François Xavier Bellami, est-ce qu'il détient une des clés de ce scrutin ? D'autant qu'il y a encore, il y a beaucoup d'adhérents LR dans le département des Alpes maritimes. Mais les adhérents LR dans les Ales maritimes voteront pour le candidat qui leur paraît le plus convaincant.
Je crois que vous savez l'époque où je vois beaucoup de spéculations dans les articles et dans la presse aujourd'hui, mais l'époque où des gens pouvaient décider de ce qu'allait voter des adhérents d'un parti, cette époque est révolue et tant mieux. D'ailleurs, moi je le vois, je vais partout en France pour faire des réunions publiques pour soutenir Bonillot. Les gens qui viennent, ils se posent des questions, ils s'interrogent, ils ont des préférences, ils ont des inquiétudes, ils assument leur ligne, leur vision et ils voteront pour qui ils veulent. n'aura aucun impact sur ce temps.
Et moi je dis aux électeurs que encore une fois si je soutiens Bronillo, c'est pour des raisons très concrètes qui me font penser qu'il sera capable par sa sincérité, par son engagement, par son travail de reconstruire ce parti. Notre but c'est de les convaincre et certainement pas de reconstruire le parti et de reconstruire la France. Est-ce qu' s'il gagne cette cette campagne interne, il est le candidat naturel de la droite.
Étape par étape, Bruno Rot a toujours dit. Aujourd'hui, cette élection c'est pour la présidence du parti et demain nous verrons comment sélectionner notre candidat pour l'élection présidentielle. Mais avant, il y aura, je me permets de le dire, d'autres étapes.
Il y aura l'élection municipale qui va être extrêmement importante pour l'avenir de notre pays. Il y aura peut-être des élections législatives anticipées. Il y aura peut-être des campagnes référendaires.
Tout cela est devant nous et donc il faut pas encore une fois les doivent forcément avoir un candidat LR en 2027 ou est-ce que ce sera un candidat du socle commun ? Bien sûr, il faut un candidat de droite en 2027 et c'est pour ça qu'on se bat de droite, ça pas forcément dire à l'air. Édard Philippe, ça peut être un candidat de droite.
Bah, je sais pas si Édouard Philippe a vraiment incarné par son action à Matignon le bilan de la droite et s'il peut incarner de ce fait la reconstruction d'une droite crédible, solide pour préparer en 2027, je pense que la France aura besoin non pas de continuité avec le macronisme, mais qu'elle aura besoin d'alternance. Je crois que la France attend le changement et pas le maintien de cette en même temps qui lui a fait tellement de mal. Et donc ma conviction c'est que notre devoir c'est de préparer cette alternance et c'est pour ça que je m'engage derrière l'alternance peut être un un ministre du du gouvernement actuel.
Le gouvernement actuel, il ne vous aura pas échappé qu'il n'est pas constitué de responsable macroniste. Il est constitué d'une enfin c'est pas la rupture non plus difficile de de de formations politiques qui aujourd'hui se sont décidé à s'engager ensemble pour éviter d'abord que la gauche ne prenne le pouvoir et pour permettre de faire de ces deux années qui viennent dans le contexte politique très étrange que nous connaissons des années utiles au pays. Mais nous ne confondons pas la situation actuelle avec une alternance.
Et aujourd'hui, Bronillot au ministère de l'intérieur, Annie Geneva au ministère de l'agriculture, nos ministres dans ce gouvernement font tout ce qu'ils peuvent dans un contexte extrêmement difficile où il n'y a pas de majorité mais ils ne font pas encore tout ce que nous voulons pouvoir faire pour l'avenir du pays. Et ça, ce sera possible seulement quand nous aurons les moyens de cette action après une élection présidentielle qui aura vu, j'espère, une véritable alternance à droite. Merci beaucoup.
Merci François Xavie Bami.
François-Xavier Bellamy