Robert Ménard : "Le bac ? On vend des chimères à nos gamins"
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Que c'est une espèce de tromperie sur la marchandise ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un lien entre ce que vous expliquez et la colère lycéenne ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Combien de places à SciencePo Paris pour 20000 candidats ?
- 3:36OuverteRéponse partielle
Quel pourcentage de jeunes devrait se diriger vers l'artisanat ?
- 4:57OuverteRéponse directe
Quel est le taux d'enfants faisant plus de 15 fautes en CM2 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Fait
« On leur vend des chimères. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
que c'est une espèce de tromperie sur la marchandise. On explique à à nos gamins et à nos gamines que le bac ça va leur donner accès à l'université, que le bac ça va leur donner un diplôme en main qui va leur permettre de trouver un boulot. Mais vous savez bien que c'est pas vrai. Enfin, on le sait tous. Aujourd'hui, il y a pas 50 chiffres. On va pas assommer les gens de chiffres à cette heure-ci. Mais en gros, il y a 40 ans, il y a 25 % de gens, 25 à 30 % d'une génération d'une génération qui avait le bac. Aujourd'hui, il y en a plus de 80 %. Je dis pas les gens qui réussissent au bac, je dis sur une ensemble d'une génération, il y a 80 % de gens qui ont le bac. Mais vous pensez sérieusement, Jacques, qu'aujourd'hui, il y a 80 % d'une génération qui est capable
aujourd'hui de faire des études supérieures ou quoi ? Bien sûr que non. Bien sûr que non. On n'est pas des génies euh de de l'humanité. On s'est pas transformé en un peuple qui sait tout et qui est capable de tout. C'est tromper les gens. Et c'est pour ça que je suis tellement en colère quand je vois les euh les lycéens, vous savez, je vais dans mes dans les rues à Béier discuter avec eux et tout. On ils ont le sentiment que ce document- là, ce diplôme là va régler plein de problèmes. Il va pas les régler. Vous avez aujourd'hui moins de la moitié moins de la moitié des gens qui rentrent à la à la fac qui finiront les qui qui auront leur licence. Ça veut dire que l'examen on le leur donne et après la sélection elle vient après. Le problème de fond
c'est faire croire à nos enfants qu'on est dans un monde égalitaire. C'estàd que tout le monde a droit à tout comme dit Ainfle Cross. C'est pas vrai. Oui. Est-ce que vous pensez Robert Ménard qu'il y a du coup un lien entre ce que vous venez de nous expliquer et cette colère lycéenne qui se manifeste ? Oui, parce qu'ils sont pas abrutis. Figurez-vous qu'ils ont bien compris aujourd'hui qu'il y avait qu'il y avait un problème qu'on qu'on le qu'on leur vend des chimères. On leur vend des chimères. Alors, c'est dur à dire. Évidemment, personne n'a envie de dire, vous rappelez ses chevainements qui avaient dit il faut que 80 % d'une génération et d'une classe d'âge comme on dit, d'une classe d'âge et le bac, c'est se moquer du monde. C'est se moquer du monde. Et aujourd'hui, ils en
paient les peaux cassées mais en même temps leur dire aujourd'hui qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut travailler. L'effort, l'abnégation, c'est des choses obligatoires pour réussir ses études et ensuite réussir sa vie. C'est plus c'est plus difficile à dire que de dire "Ah mais si vous avez des problèmes, c'est pas du tout le niveau du bac, c'est pas vos études, c'est parcours sup." Vous avez compris ? C'est aujourd'hui le bouc émissaire de tout. Non, aujourd'hui il y a trop de gens, il y a trop de de nos enfants qui vont faire des études supérieures et c'est pas possible. On nous dit parcours. Je vais vous donner juste un autre chiffre, pardon, de de vous assommer de chiffres. Allez-y. Allez-y. Aujourd'hui, vous savez combien il y a de gens qui se présentent à à Sciencep Paris ?
Non. Il y en a qui qui souhaitent y rentrer 20000. Vous croyez vraiment que pour faire plaisir à la classe politique démagogique, on va trouver 20000 places à Paris à ScienceP pour tous ceux qui le souhaitent. Mais c'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Et donc évidemment c'est comme ça la vie. Écoutez, il y a un présentateur sur Sud Radio, il y a 10000 qui souhaitent l'être. Oui, ça me fait penser ce que vous venez de nous dire au sujet de parcours supe à à à ce qu'on dit d'habitude lorsqu'il y a une maladie he on s'en prend au thermomètre. Exactement. L'instrument parcours sup est en train de cristalliser toutes les colères alors que et vous avez raison Robert Ménard, on ne dit pas le fond des choses et à
combien vous pourriez évaluer ? Je sais bien que c'est difficile de donner des chiffres, mais le pourcentage de jeunes qui aujourd'hui devrait se diriger vers d'autres filières et on sait qu'on a besoin de monde notamment dans les filières de l'artisanat. Je je n'en sais rien. Je n'en sais rien. D'abord, je n'en sais absolument rien. Et puis attendez, c'est pas que la faute de des de l'éducation nationale, c'est pas la faute seulement des politiques, mais c'est la faute de nous les parents. Moi, on m'aurait dit à mes quand quand mes enfants avaient l'âge d'être d'être au lycé, mais tu sais finalement, on va pas le mettre dans la filière générale, mais on va le mettre dans une dans une filière pro. Je vous le dis honnêtement parce que sinon c'est de la démagogie.
Ça m'aurait pas fait plaisir. C'est une imbécilité, vous avez compris. Je défends pas ce que je dis. Je dis les parents, on est comme ça, on est biberonné à l'idée qu'il vaut faire absolument des études générales en gros pour réussir sa vie. Or, c'est faux. Mais c'est vrai qu'on est qu'on est tous pas qu'on est pas tous. Peut-être qu'il y a des gens exemplir en tout cas moi je fais pas exception. J'ai toujours préféré les études générales comme c'était le plus noble. Vous voyez ce que je veux dire ? Les imbécilités qu'il y avaient dans ma tête. Dans ma tête. Je vais vous donner un un dernier chiffre pour dire mais ça commence très tôt parce que ça m'a sidéré ce chiffre-là. Vous savez euh depuis depuis euh des dizaines d'années, on fait passer un test en CM2, juste avant de rentrer en
6e. On on on demande aux enfants de rédiger une euh de rédiger une rédaction qui fait euh [grognement] 10 lignes 10 lignes sans difficultés particulière. C'est pas moi là, c'est l'intitulé sans difficulté. Il y a 40 ans, il y avait en gros 25 à 30 % des enfants qui faisaient plus de 15 fautes sur 10 lignes. C'est déjà un peu inquiétant quand même. Vous savez combien il y en a aujourd'hui ? Hm un peu plus de 90 %. Ah oui, il y a 90 % de nos enfants qui dans une dans une rédaction de 10 lignes, voyez ce que c'est 10 lignes, c'est exactement 67 mots pour être précis qui font attendez qui font plus de 15 fautes. Mais comment vous voulez qu'après qu'après il le paye pas ? Alors
peut-être que si on leur apprenait à lire, à compter, à écrire, ce serait déjà pas si mal. C'est déjà pas si mal. Peut-être on a des ambitions, il faut garder. Et oui, exactement. Merci beaucoup Robert Ménard pour votre billet d'humeur du jeudi et très belle journée à vous Robert Ménard bien sûr maire de Bé.