Pénuries de médicaments : des annonces irréalisables ? - Frédéric Bizard - C à Vous - 13/06/2023
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Faut-il tout faire en France ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut pas mieux sécuriser la chaîne d'approvisionnement ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vaut pas mieux rés de l'argent public aux médicaments et industries de demain ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« c'est une vision un peu de la souveraineté nationale un petit peu ancien régime un peu jambodin au 16e siècle »
- 1:00Fait
« c'est un marché ultra mondialisé ultra financiarisé en amont »
- 2:00Chiffre
« 60% des médicaments consommés en France ont plus de 20 ans »
- 4:00Chiffre
« nous étions numéro 1 il y a 15 ans de la production de médicaments nous sommes numéro 5 »
- 6:00Chiffre
« les recherches pour telle nouvelle recule les biotechs américaines sont investis sont financés à 80% par de l'argent public »
- 8:00Chiffre
« en France elles sont elles sont financées à 15% par de l'argent public »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
faut-il tout faire en France est-ce que cette envisageable économiquement possible et suffisant est-ce souhaitable non évidemment que non d'ailleurs c'est une vision un peu de la souveraineté nationale un petit peu ancien régime un peu jambodin au 16e siècle qui associait la souveraineté nationale à une puissance absolue et perpétuelle c'est un peu une vision du nucléaire de la chose où on dit c'est l'état cité de tout l'industrie pharmaceutique c'est quoi c'est un marché ultra mondialisé ultra financiarisé en amont qui doit produire une fine et un service public c'est-à-dire des médicaments qui doit être accessible à tous bon donc c'est avant tout un marché c'est avant tout des acteurs privés abusent lucratif ça veut dire que lorsque vous avez une ce qui se passe pour beaucoup de molécules c'est une défaillance du marché c'est à dire que vous avez une offre qui ne répond pas à la demande pour plusieurs raisons mais principalement c'est que vous avez une très forte concentration de la production sur quelques producteurs sur un seul pour l'amoxicilline par exemple qui vous avez une seule usine dans le monde que chinoise qui produit le principe actif bon donc c'est pas très étonnant que en face vous avez une demande très forte vieillissement de la population explosion des pathologies chroniques qui n'est plus l'apanage des pays comme la France qui est la panache de tous les pays émergents et c'est durable donc je pense que le Président de la République a pris conscience qu'on était face à des causes structurelles durables et qu'il fallait sérieusement intervenir sur les marchés on pourrait le paracétamol c'est un cas le l'État s'est tiré une balle dans le pied il y a des années avec le paracétamol en voulant conserver cette rampe pour un laboratoire pharmaceutique français qui est Sanofi sanofine devrait pas se préoccuper du paracétamol paracétamol c'est un marché c'est un médicament qui devrait être produit par les génériquesurs et or quand vous mettez de la concurrence sur un marché vous diminuez la chance d'avoir des pénuries il faut savoir que les pénuries sont causées principalement par un mal en économie qu'on appelle le monopole quand vous avez un monopole vous avez un grand risque de pénurie et bien c'est ce qui se passe pour beaucoup de molécules donc là c'est quand même une bonne chose d'imaginer que justement l'amoxicilline la morphine est si anticancéreux vont être relocalisées en France et dans les prochaines semaines premier Emmanuel Macron alors est-ce que la France est un pays où il faut privilégier la production de l'industrie pharmaceutique sur des produits à très faible marge ça a été dit où en effet il faut des spécialistes de produire des volumes élevés à très faible marge avec les coûts de production que nous avons l'usine de qui a été fermée en 2008 qu'on est en train de réouvrir à fermer parce qu'elle n'était pas rentable en 2008 le prix du paracétamol était bien plus élevé et les coûts de production beaucoup plus bas depuis 15 ans qu'est-ce qui s'est passé ce qu'on appelle un effet de ciseaux avec une forte hausse des coûts de production et une baisse du prix donc cette usine n'est pas viable et en fait on tord le bras à la réalité économique bon est-ce qu'on veut faire de la frange je l'avais dit sur ce plateau je crois la Chine de l'Europe en matière de stratégie industrielle je vois pas beaucoup de stratégies si vous voulez derrière tout ça on est un peu sur de l'agitation politique alors d'abord une prise de conscience politique ce qui est une bonne chose mais on est sur la c'est pas les bonnes solutions on peut on peut discuter des solutions plutôt que de relocaliser deuxième question de Patrick est-ce qu'il faut pas mieux sécuriser la chaîne d'approvisionnement alors la troisième dans un instant Patrick d'abord concernant la production des soins des produits nature des produits anciens 60% des médicaments consommés en France ont plus de 20 ans bon donc on est sur des produits anciens dont on a écrasé les prix parce que l'économie du week-end médicament veut qu'en fait vous baissiez les prix des médicaments anciens pour financer les innovations ça c'est là le sauf que on le fait je dirais à l'aveugle sans objectif de santé publique qui est un premier problème mais sans prendre en compte la réalité économique donc on a tellement écrasé certains prix que vous retrouvez à des prix quasiment des prix de vente quasiment équivalents au prix de revient pas d'intérêt pour un producteur donc mais ce qui manque beaucoup dans ce plan là c'est ce sur quoi l'État peut agir directement c'est un marché mondialisé je l'ai dit on peut envisager de relocaliser certaines productions mais ça va prendre des années ce sur quoi l'État peut agir c'est la stabilité de l'environnement si beaucoup de producteurs sont sortis du marché français nous étions numéro 1 il y a 15 ans de la production de médicaments nous sommes numéro 5 c'est parce que on a on est le pays le pays développé probablement avec la plus forte instabilité fiscale tarifaire juridique chaque automne on change les règles dans ce fameux projet de loi de financement de sécurité sociale qui a été instauré en 1996 par les ordonnances Juppé et qui est un outil purement comptable et court thermiste si vous voulez que ça soit pour la santé publique ou pour les industriels ce sont des activités à temps long donc il faut une visibilité qui n'existe pas dans la gouvernance française donc ça c'est la première chose qu'il faut changer et on voit bien que le pouvoir politique est pas prêt à changer parce qu'ils pensent à tort que ça lui permet d'avoir une mamie sur les dépenses et la seule mamie ce qu'il a c'est qu'il assure administré le système une vision donc les industriels disent moi je peux pas travailler dans un environnement aussi insécure oui c'est ça on a le système le plus l'un des plus étatisé au monde avec la fixation des prix des médicaments qui sur lequel d'ailleurs les laboratoires se plaignent régulièrement oui mais c'est pas un changement de prix simplement vous pouvez augmenter les prix de certaines molécules les Allemands immédiatement augmenter de 20% le prix des génériques qui étaient déjà 20 à 30% plus élevé donc bien sûr mais c'est pas ça qui va faire revenir les producteurs encore une fois c'est les producteurs veulent une stabilité durable ils veulent être sûr que dans les 5 à 10 ans les règles du jeu fiscales et tarifaires vont vont pas changer ou du moins vont être lisibles vous voyez donc c'est vraiment un problème de gouvernance la stratégie industrielle quel est on est un peu dans le fait du prince président de la République annonce 160 millions sur huit projets très bien quels sont les critères d'attribution comment ont été choisis ces projets et on a un peu l'impression dans les pays avec une forte stratégie industrielle comme l'Allemagne et l'Angleterre vous avez par exemple des agences extrêmement puissantes on les a vu pendant la crise covid s'appelle à darba la barda aux États-Unis qui sont le bras armé de l'État avec beaucoup d'experts indépendants faut éviter les conflits d'intérêt c'est mieux faut avoir des experts qui ont comme une connaissance de de l'économie industrielle et donc qui ont qui voit loin et lorsqu'il y a besoin d'investir d'investissent il faut savoir que les recherches pour telle nouvelle recule les biotechs américaines sont investis sont financés à 80% par de l'argent public en France elles sont elles sont financées à 15% par de l'argent public et on s'étonne que les biotech françaises ont pourquoi parce que le système en fait de capital risque privé n'est pas adapté ce sont des projets à haut risque ce sont des projets qui nécessitent un haut niveau d'investissement et sont des projets qui voient un retour sur investissement dans après 10 ans donc ça n'intéresse pas le secteur privé vous voyez c'est ça qu'il faut essayer de instaurer en France donc c'était la réponse à la troisième question de Patrick qu'est-ce qui vaut pas mieux rés de l'argent public aux médicaments et industries de demain et c'est évident qu'il faut avoir un plan et il faut mais juste pour finir sur une note positive c'est un énorme gâchis parce que la France est un pays qui a des ressources longues sur le plan des ressources humaines nous avons d'excellents chercheurs nous avons des structures Inserm CNRS qui sont de réputation mondiale nous avons des infrastructures extrêmement élevées nous sommes un pays qui maîtrisons la technologie donc c'est un énorme gâchis donc encore une fois l'état si l'État veut intervenir rapidement qu'il réforme ses propres institutions et qu'il donne aux acteurs la visibilité nécessaire et qu'il mette l'argent public là où il faut le mettre dans la recherche fondamentale et dans le développement en amont ensuite le secteur privé en général fait fait le travail