Retrouvez mes voeux à la presse 2026
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Bien, mesdames et messieurs, je vous remercie pour votre présence à l'occasion de ces traditionnels voeux à la presse. Je souhaite à chacune et à chacun d'entre vous, à vos rédactions ainsi qu'à vos proches, les meilleurs voeux pour l'année qui s'ouvre. J'espère que cet instant de trêve vous aura permis de trouver le repos nécessaire avant d'aborder une nouvelle année qui s'annonce dense, exigeante et déterminante pour l'avenir du pays. En 2025, la profession de journaliste et tout particulièrement celle de journaliste de guerre a payé une fois encore un tribut particulièrement lourd.
Selon Reporters sans frontières, 67 journalistes ont été tués en un an dans l'exercice ou en raison de leur métier et 503 sont aujourd'hui détenus dans 47 pays à travers le monde, notamment en Syrie ou au Yémen. En ce qui concerne le journalisme français, je souhaite avoir une pensée particulière pour Christophe Glez, détenu en Algérie et condamné à l'issue d'un procès expéditif amplement contestable. Il nous faut appeler avec gravité à une issue rapide de la situation et à la fin des provocations d'un régime qui, en désignant la France comme bouc émissaire, cherche avant tout à dissimuler les échecs de sa propre politique intérieure.
Alors, mesdames, messieurs, avant de tracer les perspectives de l'année 2026, je souhaite revenir brièvement sur la période qui vient de s'achever. Un mot, un seul mot permet de caractériser l'année 2025, l'instabilité. Privé d'une majorité claire et stable, les Français ont assisté parfois avec lassitude, souvent avec inquiétude, à la valse de gouvernements sans légitimité populaire, ne tenant que par des manœuvres d'appareils et des équilibres artificiels sans vision claire ni mandat véritable. La France traverse bien plus qu'une crise politique. La France vit une crise de direction et de clarté démocratique. En d'autres termes, la France n'est plus tenue.
A l'Assemblée nationale, une coalition de survie s'est formée contre la volonté du peuple. Maintenant, à bout de bras, une politique que la nation a pourtant désavouée à l'été 2024. Ce sont nos compatriotes dans leur vie quotidienne qui supportent le poids de ces compromis obscurs, sous la forme d'impôts et de taxes toujours plus lourds. Les récents débats budgétaires l'ont montré par idéologie, par renoncement ou par manque de courage. Nos gouvernants refusent de s'attaquer au tabou de la dépense publique qui hypothèque l'avenir de la nation.
Je pense au coût de l'immigration de masse, à la bureaucratie d'État, aux fraudes ou encore au poids croissant de la contribution de la France au budget de l'Union européenne. Comme ses prédécesseurs, le gouvernement Lecornu aura persisté dans une continuité désastreuse. Frappé la France qui travaille, celle qui tient le pays debout et qui porte sur ses épaules les efforts de tous. Ainsi, dès le 1er janvier, des millions de Français ont vu le prix des carburants et de l'énergie augmenter une nouvelle fois, fragilisant directement leur pouvoir d'achat. Par simple décret, le rabotage des allocations familiales frappera les familles françaises à hauteur d'un milliard 26 millions d'euros.
La hausse de la CSG touchera de plein fouet les petits investisseurs, ceux qui avaient fait le choix de l'épargne en action au moment même où nos entreprises ont un besoin vital de capitaux pour investir, innover et produire. La taxe sur les mutuelles pénalisera l'ensemble des Français qui ont une complémentaire santé. Le détricotage du dispositif cumul emploi retraite symbolise un contresens économique majeur adopté main dans la main par le Bloc central, le Parti socialiste et les Républicains.
Taxes sur taxes dites exceptionnelles, prélèvements multiples et prétendues contributions composent désormais un véritable assommoir fiscal qui n'en finit plus d'écraser les Français et d'étouffer la croissance. Trop d'impôts tue l'impôt. Il tue l'envie de travailler. Il tue l'investissement. Il tue la croissance. Et aujourd'hui, il finit par décourager tout un pays. Nous le disons, en cette rentrée, un pays ne se redresse pas en pressurant ce qui crée de la richesse. Il se relève en leur faisant confiance. Voici qu'elle sera fondamentalement dans les prochains mois notre philosophie économique.
En cette fin d'année, nos agriculteurs ont de nouveau pris les routes de France, contraints de se mobiliser encore une fois pour leur survie. Cette crise agricole, chacun le sait, n'est ni conjoncturelle ni accidentelle. Elle est le résultat direct de choix politiques délétères que nous avions placés au cœur de notre campagne lors des élections européennes. Concurrence internationale déloyale, effondrement des revenus, avalanche de normes imposées par les bureaucraties françaises et européennes, explosion des prix de l'énergie et poids écrasant des charges, tout concourt à fragiliser ceux qui nourrissent le pays.
Dans ce contexte, la signature du traité de libre-échange avec le Mercosur apparaît comme une provocation à l'égard de nos agriculteurs et comme un renoncement grave à la défense de l'intérêt national. Les tergiversations répétées du président de la République, son incapacité à faire prévaloir la voix de la France, son soutien tacite aux négociations menées en coulisses, puis son revirement opportuniste face à la colère du monde agricole, alors même que le vote de la France n'était plus décisif, relève d'une comédie cynique, indigne de la fonction qu'il exerce.
Alors que la France est le deuxième contributeur net au budget de l'Union européenne, elle disposait pourtant des leviers considérables pour défendre ses intérêts et faire respecter ses lignes rouges. Cet épisode, nous le disons, constitue une nouvelle illustration de l'effacement progressif de la voix française sur la scène européenne. Dans ce contexte, nous l'avons annoncé, je le réaffirme ici devant vous, nous déposerons une motion de censure dans les prochains jours au Parlement européen contre la Commission européenne et à l'Assemblée nationale, nous l'avons fait il y a quelques heures, contre le gouvernement Lecornu.
Lorsque ceux qui gouvernent fragilisent et faillissent à défendre les intérêts supérieurs de la nation, il est du devoir de l'opposition de se lever et de se mobiliser. Avec notre agriculture, ce n'est pas seulement la souveraineté nationale qui est en jeu, aussi essentielle soit-elle. Ce sont des emplois et des terroirs, des villages et des paysages, des modes de vie, des traditions séculaires, en somme, tout ce qui fonde l'âme et la continuité de la France. Je veux redire devant vous mon soutien au monde rural, mon soutien au monde agricole, à cette France des chants trop souvent oubliés par les décideurs politiques. Et je fais aussi confiance à la mémoire de nos paysans.
Elle saura reconnaître ceux qui ont tenu bon et ceux qui ont trahi. Fort de sa solidité et de sa cohérence, le Rassemblement national a également enregistré en 2025 des avancées politiques significatives, aussi bien au Parlement français qu'au Parlement européen. Dans l'hémicycle européen, le premier groupe d'opposition que j'ai l'honneur de présider est parvenu à contraindre la Commission européenne à infléchir plusieurs orientations majeures, délétères pour notre économie. Grâce à notre action, l'inflation normative portée par le Green Deal a été freinée. Ces normes excessives, véritables impôts déguisés qui frappent les entreprises françaises et européennes, ont commencé à être allégées.
Grâce à notre mobilisation, la taxe sur les engrais a été ramenée de 10% à 1%, apportant un soulagement concret et direct aux agriculteurs français. Grâce à notre détermination, l'interdiction de la vente de véhicules thermiques et hybrides neufs a été reportée de 5 ans assouplis permettant de préserver près de 60 000 emplois industriels. Ces résultats traduisent, je le crois, une politique croissante, une influence croissante et marquent une victoire idéologique décisive pour le groupe des Patriotes. A l'Assemblée nationale, notre groupe de députés emmené par Marine Le Pen a mené un travail constant, sérieux et rigoureux, au service d'une France sûre et d'une France juste.
Lors des débats budgétaires, nos députés ont fait preuve à la fois de responsabilité et de détermination, s'opposant sans relâche aux dérives du gouvernement et de la gauche, tout en présentant un contre-budget sérieux fondé sur une double exigence, la baisse de la dépense publique et l'allègement de la fiscalité pour les ménages, autant que pour les entreprises françaises. En faisant adopter, il y a quelques semaines, une résolution dénonçant l'accord franco-algérien de 1968, le Rassemblement national a marqué un tournant.
Pour la première fois, un texte longtemps sanctuarisé a été remis en cause, au nom de l'intérêt de la France, démontrant au Parlement notre capacité à dépasser les clivages et à faire bouger des lignes que l'on disait intangibles. Et ces débats nationaux s'inscrivent également dans un contexte international qui demeure en ce début d'année profondément instable et incertain. Aux portes de l'Europe d'abord, Marine Le Pen et moi-même avons été reçus jeudi dernier par le chef de l'État à l'Élysée avec les chefs des formations politiques pour évoquer la situation en Ukraine et la coalition dite des volontaires qui s'est réunie la semaine dernière à Paris.
Au terme de bientôt quatre années d'une guerre qui a déjà fait des centaines de milliers de victimes, nous réitérons naturellement notre souhait d'un cessez-le-feu rapide et de garantie de sécurité solide pour l'Ukraine. Nous avons toutefois rappelé notre opposition à l'envoi de troupes françaises sur la zone de conflit. L'année qui s'ouvre est aussi marquée sur le plan international par l'intervention américaine au Venezuela et la capture du président Maduro. Cet épisode constitue une illustration supplémentaire d'un monde de plus en plus troublé, marqué par le retour des ambitions impériales, un monde où la loi de la force a supplanté le respect des règles internationales.
Qu'il n'y ait ici aucune ambiguïté quant à notre positionnement, nous ne nourrissons aucune complaisance à l'égard des régimes autoritaires. Le régime vénézuélien s'est caractérisé par la suppression des droits politiques de l'opposition, par la restriction drastique des libertés fondamentales, par une politique économique désastreuse qui aura durablement plongé tout un peuple dans une crise sociale profonde. Pour autant, nous le disons, le renversement extérieur d'un gouvernement par la force ne fait qu'aggraver les déséquilibres du monde et nourrir une instabilité géopolitique.
Je m'étonne à ce titre que ceux qui se prétendent les plus vigilants face aux ingérences étrangères puissent souvenir ce qui constitue par essence une ingérence manifeste dans les affaires d'un État. De l'aveu même du président Trump, cette intervention ouvre la voie aux intérêts économiques de compagnies pétrolières américaines. Trump renoute ainsi avec la doctrine Monroe, quoi qu'il en coûte. Quant aux revendications formulées sur le territoire danois du Groenland, elle constitue une remise en cause directe de la souveraineté d'un État européen. Mais là encore, l'intérêt commercial et stratégique s'impose pour les États-Unis d'Amérique et nous devons en prendre acte.
Les récentes condamnations du président Macron de la méthode employée par les États-Unis sont intervenues après une approbation initiale sans réserve et illustrent ainsi une fois encore les impasses du « en même temps ». Si ce « en même temps » se traduit sur le plan intérieur par l'incapacité chronique à trancher, nourrissant la défiance et le mécontentement général, il se manifeste en politique étrangère par une inconstance préoccupante qui affaiblit durablement la crédibilité de la parole française. Qui écoute encore la France lorsqu'elle s'exprime ? Qui prend au sérieux sa voix lorsque son président multiplie les revirements sur l'ensemble des grands dossiers géopolitiques ?
Comment s'étonner dès lors que notre pays peine à se faire respecter sur la scène internationale ? Quoi qu'il en soit, Mesdames, Messieurs, le monde qui se dresse autour de nous impose une vigilance accrue. Elle appelle un renforcement déterminé des capacités militaires, des moyens diplomatiques et industriels de la France. L'autonomie stratégique ne saurait être un slogan ou une incantation, elle doit devenir une réalité tangible.
Cette réalité se construit par la lucidité sur nos intérêts fondamentaux, par un patient effort de réindustrialisation, par le démantèlement méthodique des normes absurdes que nous imposons à nos propres entreprises et par la protection de nos marchés à travers l'instauration d'une véritable priorité nationale et d'une préférence européenne. Dans un monde instable, où les puissances affirment leurs ambitions et aiguisent leurs appétits, l'Europe ne peut plus se payer le luxe de la naïveté en vivant sur les dividendes illusoires du doux commerce. Le mythe de la mondialisation heureuse appartient désormais au passé.
Ne soyons pas les derniers à croire à une fable que d'autres ont depuis bien longtemps abandonnée. Ne soyons pas français et européens les enfants de cœur d'un monde où toutes les autres nations ont revêtu le tri. Permettez-moi enfin de vous dire un mot de la situation en Iran où d'importantes manifestations se déroulent dans de nombreuses villes du pays. Ces mobilisations ne se limitent pas à la dénonciation de la vie chère. Elles traduisent une contestation profonde d'un régime obscurantiste et liberticide qui opprime la société iranienne depuis bien trop longtemps.
Il faut souhaiter pour le peuple iranien et pour les femmes en particulier que le régime islamiste des Mollahs laisse place à une alternative démocratique, libre, saine et durable. Mesdames, Messieurs les journalistes, je souhaite désormais m'adresser plus particulièrement à vous. La période qui s'ouvre sera marquée par 5 rendez-vous électoraux majeurs. Les élections municipales de mars 2026, les élections consulaires du mois de mai, les élections sénatoriales de septembre prochain et puis en 2027, bien sûr, l'élection présidentielle et les élections législatives.
Cette séquence démocratique d'une densité exceptionnelle appelle de votre part une exigence accrue de rigueur, de sérieux et de responsabilité. J'ai la conviction profonde que la lutte contre les fake news ne passera pas par un arsenal judiciaire répressif qui porterait atteinte aux libertés fondamentales, mais par le sens du devoir que chacune et chacun d'entre vous doit incarner, le respect scrupuleux de la déontologie, l'honnêteté intellectuelle et par-dessus tout la responsabilité professionnelle. Il est de notre devoir responsable politique de présenter clairement nos intentions et nos propositions aux Français.
Il est de votre devoir en retour d'en rendre compte avec objectivité, avec esprit critique, certes, mais sans biais ni mauvaise foi. Cette exigence vaut également pour le service public de l'audiovisuel, qui s'est illustré une fois de plus en 2025 par des prises de positions militantes, clairement orientées à gauche, alors même que le peuple français exprime dans sa grande majorité d'autres aspirations politiques. J'en appelle donc à un débat public apaisé, exigeant, respectueux, car il en va de la responsabilité des dirigeants politiques, comme celle des journalistes, d'être ensemble, à la hauteur de la grande et belle démocratie française.
Dans une période de choix décisifs, le pays a besoin de clarté, de sérénité, de hauteur de vue, non de caricature ni d'anathème. Comme vous le savez, l'année qui s'ouvre, je l'ai évoqué, sera marquée par les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Le changement profond que les Français appellent de leur vœu passera aussi par l'échelon local, au plus proche de leur quotidien. J'invite donc l'ensemble de nos compatriotes à se saisir pleinement de ce rendez-vous démocratique essentiel.
Je souhaite également m'adresser aux électeurs de droite qui se sentent aujourd'hui orphelins d'une incarnation et d'un projet, lassés des divisions, de la cacophonie et des compromissions répétées avec le macronisme. Je veux leur dire qu'un autre chemin existe. En joignant nos forces au plus près du terrain ces prochaines semaines, en regardant dans la même direction, nous pouvons faire triompher des valeurs partagées.
L'autorité, l'identité nationale, la récompense du mérite, le respect de l'ordre républicain et la défense de nos entreprises comme pilier de la prospérité nationale, notre alliance avec l'UDR d'Éric Ciotti en témoigne et en témoignera encore dans le cadre de ces élections municipales. Pour ces élections locales, le Rassemblement national est fier de présenter un nombre inédit de listes sur l'ensemble du territoire près de 650 au moment où nous nous parlons et d'être présents dans l'ensemble des grandes agglomérations. Nous entendons peser comme jamais dans notre histoire sur le scrutin local et offrir à nos compatriotes l'alternance qu'ils attendent, y compris dans les communes.
Comme nous l'avons démontré dans les villes que nous administrons, nous serons les garants de nos traditions, d'une gestion rigoureuse et d'une fiscalité raisonnable qui n'accable ni les citoyens ni les entreprises. Nous serons également dans le cadre des compétences municipales, des défenseurs résolus, de l'accès aux soins, des services publics, de la sécurité, de la laïcité et par-dessus tout de l'ordre public. Enfin, mesdames, messieurs, à la veille de l'ouverture du procès en appel de l'affaire dite des assistants parlementaires, je veux redire avec force mon soutien total et mon amitié à Marine Le Pen.
Il serait profondément inquiétant pour la démocratie que la justice prive les Français d'une candidate à l'élection présidentielle déjà qualifiée à deux reprises pour le second tour et aujourd'hui donnée comme favorite incontesté du scrutin. Elle démontrera son innocence. A l'évidence, faire de la politique ne vous place pas au-dessus des lois, mais cela ne vous place pas non plus en dessous. La démocratie suppose le libre choix du peuple sans entrave ni acte de déloyauté. J'ai la conviction, mesdames, messieurs, que nous nous trouvons à l'aube de transformation majeure, celle que le peuple français attend et espère.
Très bientôt, les Français seront appelés à un véritable choix de civilisation. Il ne s'agira pas seulement de refermer une parenthèse politique douloureuse ouverte il y a plus de 30 ans, mais d'ouvrir une nouvelle ère faite d'ordre, de sécurité, de fierté retrouvée et par-dessus tout, de prospérité pour le pays. Espérance et persévérance seront, j'en suis convaincu, les maîtres mots de l'année 2026. J'ai l'intime certitude que la France mérite bien mieux que cela et que le peuple français, fort de son bon sens, de son instinct sûr et de son amour de la patrie, saura libérer de toutes les pressions et de toutes les intimidations, choisir la voie du redressement et de l'avenir radieux.
Je vous souhaite à tous une très belle année 2026 et je me tiens naturellement à votre disposition pour répondre à l'ensemble de vos questions.
Bonjour.
Merci pour votre question. Je suis extrêmement étonné que le service public donne du crédit aux arguments complètement loufoques d'un monsieur qui, lorsqu'il prend la parole sur une scène aux États-Unis, fait des saluts nazis. et je m'étonne que ce monsieur soit un interlocuteur crédible pour compléments d'enquête puisque c'est l'émission compléments d'enquête qui a donné la parole à M. Bannon. Je m'étonne de ces pratiques qui, je crois, renforcent les doutes que peuvent exprimer les Français quant à la partialité du service public et notamment de compléments d'enquête. Peut-être en 2026 faudrait-il souhaiter un complément d'enquête sur les méthodes de compléments d'enquête. Et quant à M.
Bannon, on parlait tout à l'heure de la doctrine Monroe, lui, c'est plutôt la doctrine Poivreau. Vous voyez ?
Bonjour, Alison Tassin pour TF1-LCI. Vous avez évoqué le procès qui s'ouvre demain. Comment l'abordez-vous à titre personnel ? Comment Mme Le Pen l'aborde-t-il et comment le parti aborde cette nouvelle étape judiciaire importante ? Et quelle sera la stratégie pendant ce mois de procès à venir ? Allez-vous changer de défense par rapport à la première instance ? Merci.
Merci, Mme Tassin, pour votre question. Nous abordons ce procès avec beaucoup de combativité. Je vous rappelle que Marine Le Pen, comme l'ensemble des personnes mises en cause dans cette affaire sont présumées innocentes. Et nous allons évidemment utiliser ces semaines de procès pour démontrer la totale innocence du Rassemblement national sur cette affaire. je m'étonne encore une fois que les mêmes reproches par exemple et puis être faits à d'autres partis politiques français.
On peut citer par exemple le Modem ou la France insoumise qui a fait l'objet d'un signalement pour ce même type de désaccord administratif entre le Parlement européen et un certain nombre de partis politiques français et qu'on entende assez peu parler pour la France insoumise par exemple. Donc nous allons évidemment démontrer notre totale innocence et nous allons continuer évidemment à faire campagne parce que ce procès ne paralysera pas le temps politique en tout cas celui du Rassemblement national. Et donc nous allons évidemment continuer dans un esprit de campagne permanente à répondre à la fois aux demandes de calendrier judiciaire et en même temps à mener campagne.
Bonjour, Jean-Jean Bardella, Sophie Dupont pour BFM TV. Vous avez mentionné pendant vos voeux une période qui s'ouvre avec 5 rendez-vous électoraux des municipales, des élections consulaires, des sénatoriales et à partir de 2027 une présidentielle et des législatives. Est-ce à dire que vous ne croyez plus aujourd'hui à la dissolution que vous réclamiez pourtant il y a encore quelques jours ? Et une deuxième question sur le procès. Vous avez affiché aussi pendant ces voeux votre soutien à Marine Le Pen. Lors du procès en première instance, vous n'avez jamais assisté à une audience pour soutenir Marine Le Pen. Est-ce que cette fois-ci vous viendrez et sinon pourquoi ? Merci.
Alors sur la dissolution, nous espérons toujours que le président de la République fasse en réalité le seul choix qui puisse permettre de rétablir de la stabilité dans le pays qui est celui d'un retour aux urnes et du déblocage d'une majorité stable à l'Assemblée nationale. Malheureusement, ça ne dépend pas que de nous.
Et vous savez que le Parti socialiste a fait le choix non pas de se vendre mais de se donner aux macronistes et d'apparaître dans la séquence budgétaire qui est encore en cours comme la béquille du président de la République permettant à Emmanuel Macron de poursuivre sa politique qui est une politique que sur le plan budgétaire nous avons combattue qui va aggraver la dépense publique de près de 30 milliards d'euros qui s'apprête à augmenter les prélèvements obligatoires de 20 milliards d'euros supplémentaires. Donc nous souhaiterions qu'il puisse y avoir de nouvelles élections avant et que l'alternance puisse commencer dès maintenant.
En tout cas, nous nous y préparons, nous y sommes prêts et malheureusement et les Français le savent bien, la balle n'est pas aujourd'hui dans notre camp.
En tout cas, nous avons déposé cette motion de censure sur la question essentielle de la souveraineté alimentaire de la France et moi, j'appelle aussi le Parti socialiste et les cadres du Parti socialiste à ne pas laisser passer une démarche politique que j'ai très clairement explicité, cynique, qui a consisté pendant plusieurs années à accompagner les négociations du Mercosur pour, face à la colère du monde agricole, faire machine arrière, à ne pas laisser Emmanuel Macron poursuivre dans la voie du sabotage des filières agricoles françaises et à s'associer à la motion de censure.
En tout cas, nous, nous voterons les motions de censure concernant le Mercosur, même si elles ne viennent pas de notre camp. Sur le procès, d'un commun accord avec Marine Le Pen, il n'est pas prévu que j'assiste en personne aux audiences, mais je me tiens évidemment informé comme je l'ai fait en première instance et nous sommes en contact plus qu'étroit puisque nous apprends plusieurs fois par jour, c'est-à-dire suffisamment pour que je puisse avoir aussi un regard naturel sur ce qui se passe au tribunal à Paris.
Bonjour, Marion Soletti de Politico. Deux questions sur l'international. vous avez mentionné les négociations en cours sur l'Ukraine. Sur les garanties de sécurité, vous avez déjà exprimé votre désaccord sur certains engagements qui sont en train d'être pris par la France, notamment le déploiement de forces de réassurance. Est-ce que ça veut dire que si vous arrivez au pouvoir en 2027, vous remettrez en cause ce type d'engagement qui sont pris pour du long terme pour y retirer des troupes, par exemple, ou revenir sur certains engagements ou est-ce que vous honoreriez la parole de la France en tant que partie au pouvoir ?
Et deuxième question, vous n'avez pas mentionné explicitement la Russie dans votre discours. Est-ce que vous considérez que c'est une menace de second ordre, par exemple, par rapport aux politiques offensives américaines que vous avez mentionnées, par exemple ?
Sur les garanties de sécurité, nous sommes favorables à ce que l'Ukraine puisse, après un cesse-le-feu, obtenir des garanties de sécurité et que la paix ne soit pas une paix négociée aux conditions de la Russie. Nous l'avons dit à plusieurs reprises. Aider l'Ukraine, oui, bien sûr, mais nous avons exprimé nos réserves à ce que des soldats de l'armée française puissent se déployer sur le front, étant entendu que ces garanties de sécurité n'existeraient que si la Russie en acceptait la signature.
Or, la coalition des volontaires qui s'est réunie à Paris a mis sur le papier un certain nombre de conditions, dont une partie que nous soutenons, je pense par exemple à la surveillance par imagerie ou par drone demain et après-demain d'une zone tampon entre l'Ukraine et la Russie. Maintenant, il y a un certain nombre de pays, je pense par exemple à l'Italie de Georgia Meloni qui aussi ont émis des réserves à ce que des soldats nationaux soient déployés sur le front.
Nous avons en revanche indiqué que nous étions parfaitement disposés à soutenir le déploiement d'une force de l'ONU qui puisse se faire sous l'égide des casques bleus, comme c'est le cas dans un certain nombre de zones de guerre dans le monde et qui pourraient permettre d'installer une garantie de sécurité supplémentaire le jour où le cessez-le-feu sera signé. Mais la réalité, c'est que cette guerre, en tout cas le front, est grignoté de quelques kilomètres chaque mois par la Russie, mais qu'en l'état actuel des choses, la Russie ne semble pas décider à signer ce cessez-le-feu.
Et donc ces garanties de sécurité, qui est un travail nécessaire que nous avons salué, n'auraient de sens que si demain les différents belligérants, en l'occurrence la Russie et l'Ukraine, signent ces garanties de sécurité. Deuxièmement, sur la Russie, j'ai déjà eu l'occasion de répondre. Je considère que la Russie est aujourd'hui une menace multidimensionnelle pour un certain nombre d'intérêts européens. On a eu l'occasion de le voir ces derniers mois d'abord aux portes de l'Europe. On l'a vu sur les zones d'influence historiques de la France, notamment en Afrique.
Nous l'avons vu dans nos territoires d'outre-mer, à Mayotte, par exemple, où la Russie a pris fête et cause pour le territoire des Comores. Mais la Russie est une puissance nucléaire. Et donc, je crois que les mots qui sont utilisés par la diplomatie française doivent toujours être exprimés de manière très rigoureuse, étant entendu qu'il ne fait jamais bon dans le monde que nous connaissons que deux puissances nucléaires se regardent face à face. S'agissant des engagements de la France, si demain nous gagnons, vous savez que nous avons aujourd'hui un certain nombre de missions à l'est de l'Europe, qui sont des missions OTAN, notamment en Roumanie.
Nous assurons également la sécurité aérienne des pays baltes. Et j'ai très clairement indiqué lors des dernières élections législatives que si nous remportions les élections, nous n'entendions pas remettre en cause ces engagements de la France qui seraient aussi un geste de crédibilité vis-à-vis de nos alliés européens et de nos partenaires de l'OTAN.
Bonjour, Magali Boissin, France 2. Bonjour. Vous venez parler de la guerre en Ukraine. Vous avez évoqué des choix de civilisation très importants pour les deux ans qui arrivent. Je réitère en quelque sorte la question. Que répondez-vous à ceux qui mettent en doute vos capacités, votre solidité dans un contexte géopolitique extrêmement tendu si Marine Le Pen n'était pas en position de se présenter en 2027 dans une course à l'Elysée face à une présidence avec un Donald Trump, un Vladimir Poutine qui, paraît-il, ne manque pas d'énergie ?
Qui met en cause mes capacités ?
On l'entend dans le monde politique.
Mais qui ?
Je ne suis pas là pour donner des noms.
Si, peut-être. Parce que vous me dites qu'on met en cause vos capacités. Manifestement, les Français ne sont pas du même... Si j'en crois les derniers sondages, les Français n'ont pas l'air d'être du même avis que le monde politique. Mais que des gens qui ont tout raté, qui certes ont l'expérience de 1 200 milliards d'euros de dettes supplémentaires, de politiques fiscales qui augmentent chaque année, d'un déficit commercial record, c'est vrai qu'ils ont l'expérience de cela, je crois, sont totalement disqualifiés.
En réalité, pour donner des leçons, nous, nous avons observé depuis 2017 le président de la République devant le président Poutine ou le président Trump, le moins qu'on puisse dire, et que le bilan de la France en matière de géopolitique n'est pas fameux. Donc je pense que la situation actuelle de notre pays devrait être une leçon d'humilité à l'égard de tous ceux qui... Pour tous ceux, en l'occurrence, qui ont mis le pays dans la situation que nous connaissons aujourd'hui, les seuls juges, ce sont les Français. Et donc, le Rassemblement national ira aux élections, les héritiers d'Emmanuel Macron iront aux élections, et puis ensuite, les Français départageront et les Français jugeront.
Est-ce que vous avez l'étoffe, vous, M. Jordan Bardella, pour 2027 ?
Madame, pardon, mais ça, c'est les Français qui jugeront qui a l'étoffe d'être Premier ministre, qui a l'étoffe d'être maire, qui a l'étoffe d'être parlementaire, qui a l'étoffe d'être présidente de la République. Ça, c'est les Français qui jugeront. Mais je m'étonne, effectivement, de voir un certain nombre de responsables politiques faire comme s'ils n'avaient aucune responsabilité dans la situation actuelle. Et je pense que les Français jugeront très sévèrement ce qui relève, me concernant bien souvent, d'un mépris de classe et d'un mépris social.
Vous voyez, de la part de gens qui considèrent que parce qu'on n'a pas fait les grandes écoles, on ne devrait pas pouvoir exercer des responsabilités ou être à la tête d'un gouvernement. Il y a beaucoup de Français dans notre pays qui n'ont pas fait l'ENA et qui ont réussi. Vous voyez, qui sont peut-être de grands journalistes, qui sont de grands chefs d'entreprise, qui sont des gens qui ont réussi et qui n'ont pas fait l'ENA. Bon. Le moins qu'on puisse dire est qu'encore une fois, le bilan des gens qui se sont partagés le pouvoir depuis 30 ans n'est pas fameux. Donc ce sont les Français qui jugeront. Et je crois que c'est à la fin de la course qu'on compte les points.
Christian Rudeau, Arte Journal. Quelle serait la différence fondamentale entre une candidature Bardella en 2027 et une candidature de Marine Le Pen ? Et pour préciser ma question, est-ce qu'il y a une vraie ligne de fracture entre une ligne plus libérale que vous incarneriez et une ligne plus sociale incarnée par Marine Le Pen ou est-ce juste un partage des rôles pour ratisser plus large ?
D'abord, sur les différences. L'une est une femme, l'autre est un homme. L'une est née en 1968, l'autre en 1995. Nous faisons de la politique ensemble. Nous avons évidemment chacun nos personnalités, mais il n'y a pas de différence de ligne politique. Donc j'entends bien que ces prochains mois, ces prochaines semaines, comme c'est le cas depuis un certain nombre de temps, vont donner lieu à un jeu des sept différences. Il n'y a pas de différence entre Marine Le Pen et moi. Donc on ne va pas rentrer dans ce jeu-là, même si je sais que ça vous ferait bien plaisir.
M. Bardella, bonjour. Et encore une fois,
je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je vais peut-être vous faire un scoop.
M. Bardella, bonjour. Je suis candidat
au poste de Premier ministre.
M. Bardella, bonjour. Meilleur vœu. M. Bardella, bonjour. Journaliste politique pour CNews. Alors j'aurais une première question sur l'international. Vous avez eu un mot pour les mobilisations en Iran avec une condamnation du régime théocratique des Mollahs. Pensez-vous que la condamnation de la France est suffisante ? Il semblerait que la parole du président de la République semble inaudible. On ne l'entend pas. C'est vrai. Est-ce que vous pensez que la France pourrait faire plus ? Et une autre question qui concerne un sondage révélé par Le Monde. Il y a de plus en plus de Français qui se sentent d'accord avec les idées défendues par le Rassemblement national.
42% des Français sont d'accord avec les idées de votre parti, soit 3 points de plus que l'an dernier. Une réaction ?
D'abord sur l'Iran. Le régime iranien est un régime abominable qui restreint les libertés individuelles, qui est le porte-voix d'un islamisme qui a une responsabilité très lourde dans les massacres du 7 octobre 2023 en Israël, qui, malgré une divergence de courant entre schismes et sunnites, a très largement soutenu le Hamas et qui fait peser, compte tenu de sa course à l'armement nucléaire, un danger extrêmement important sur la stabilité de la région, mais aussi sur la stabilité du monde. Donc, le rôle de la France n'est évidemment pas d'intervenir.
On a un rôle de condamnation morale, mais enfin, c'est au peuple iranien de se saisir de son propre destin et de reprendre le contrôle de son avenir. Nous accueillons favorablement ce mouvement de liberté qui est en train de prendre place dans les rues de Téhéran et dans un certain nombre de grandes villes iraniennes depuis maintenant plusieurs jours. Et je souhaite que le peuple iranien puisse se libérer de l'oppression et de la dictature islamiste du régime des Molas. Je m'étonne qu'il y ait encore dans la classe politique française des partis politiques qui soient dans la roue de tous les régimes en réalité et de toutes les idéologies totalitaires.
Ça a été vrai avec la France insoumise lorsqu'il s'est agi de ne pas condamner, de ne pas reconnaître le Hamas comme organisation terroriste. Et c'est encore le cas d'abord il y a quelques jours avec le soutien direct de la France insoumise au régime de Maduro et on le voit encore avec cette ambiguïté qu'entretient les cadres de la France insoumise à l'égard du régime des Molas en Iran et c'est peut-être aussi ça l'enseignement géopolitique et ses conséquences sur le débat politique français. Ensuite sur le sondage qui est apparu dans Le Monde hier avant-hier nous nous réjouissons évidemment de voir les idées du Rassemblement national progresser.
C'est la marque d'abord d'une prise de conscience d'un amour puissant pour la France qui est en train de se réveiller partout dans le pays. C'est la preuve de notre travail et c'est surtout je crois un formidable espoir pour les prochaines élections puisque nous incarnons aujourd'hui un espoir pour des millions de Français. Les sondages sont ce qu'ils sont mais en tout cas si j'en crois les dynamiques d'intention de vote nous pouvons évidemment non seulement remporter un certain nombre de municipalités dans quelques semaines mais je crois que nous pouvons être le parti qui succédera à Emmanuel Macron dans maintenant moins de 15 mois.
Oui. Bonjour Nicolas Massol de Libération. Deux questions du coup. Alors puisque c'est les votes de la presse une première question est-ce qu'en 2026 sera l'année où vous accepterez les journalistes de quotidien dans vos événements ?
J'ai déjà répondu si quotidien nous accepte sur le plateau on peut en discuter
mais ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Ok d'accord. Il y a des rédactions qui ne font pas d'interview du Rassemblement National et que vous acceptez dans les meetings
par exemple. Ça va peut-être changer en 2026.
On en parle, on en parle, on en parle. Avec plaisir. Et la deuxième question c'est après le jugement en première instance concernant Marine Le Pen vous aviez parlé de tyrannie des juges rouges est-ce que c'est une expression que vous reprendriez aujourd'hui ? Est-ce qu'elle est utilisable pour qualifier le climat judiciaire et politique actuel ?
Sur Quotidien je vous ai répondu Quotidien ne souhaite pas donner la parole disons en interview de manière directe à des dirigeants du Rassemblement National c'est-à-dire aux représentants d'un parti qui d'après les intentions de vote pourraient avoir la confiance d'un Français sur deux lors de la prochaine élection présidentielle.
Donc je vous ai répondu et ensuite sur le procès je me garderai bien de tout commentaire politique dans la mesure où le procès s'ouvre dans quelques heures et où loin de toute volonté de polémiquer nous entendons démontrer sur le fond notre totale innocence sur cette affaire maintenant n'étant pas concerné je peux me permettre de le rappeler je vous rappelle que l'exécution provisoire qui s'est appliquée en première instance a choqué des millions de Français elle est jugée par beaucoup y compris par des spécialistes du droit comme antidémocratique dans la mesure où elle est appliquée non pas pour un risque de récidive ou de trouble à l'ordre public mais parce que Marine Le Pen est en capacité de gagner la prochaine élection présidentielle les politiques doivent faire de la politique les juristes doivent faire du droit
Julien Fautra d'RTL bonjour une analyse est en cours au parquet national financier je ne vois pas je suis là bonjour une analyse est en cours au parquet national financier après une plainte vous concernant avez-vous fait financer des sessions de médiatraining par le Parlement européen
c'est monsieur Fautra c'est ça c'est ça non mais je n'ai pas mis l'église je vais pas d'abord je n'ai pas bien compris ce qu'on me reprochait dans cette dans cette démarche judiciaire qui amène d'une association partisane d'une association politisée d'une association gauchiste dont il suffit de lire le communiqué dans lequel elle annonce la plainte et les mots qui sont utilisés à mon égard pour y reconnaître tout le vocabulaire de la gauche et de l'extrême gauche association qui se cache derrière une fausse déontologie pour aborder une prestation de formation totalement classique qui a été utilisée en conformité totale avec les règles du Parlement européen et l'information que n'a pas jugé bon de souligner cette association et que le contrat qu'elle évoque a été précisément suspendu pendant la campagne présidentielle donc je n'ai absolument rien à me reprocher sur cette affaire qui est utilisée très certainement comme par hasard pour faire un petit peu de mousse médiatique je note la prudence d'ailleurs du patron du PNF et je suis en mesure de vous dire que j'ai déposé avant Noël contre cette association une plainte pour dénonciation calomnieuse mais c'est vrai que c'est étrange calendrier interroge quand même
Clément Perrouot pour la chaîne parlementaire je suis là
oui pardon
vous avez annoncé 650 listes quel est votre objectif chiffré pour les municipales deuxième question toujours sur les municipales vous avez plusieurs dizaines de députés qui seront candidats dont certains qui sont des figures de votre parti s'ils sont élus est-ce que ça pourrait affaiblir votre mouvement à l'assemblée
je vais répondre d'abord à votre deuxième question non au contraire ça va le renforcer d'abord parce que le fait de remporter un certain nombre de municipalités à quelques mois d'une échéance nationale comme la présidentielle ou les élections législatives va évidemment venir donner du poids à la dynamique et à l'enracinement du rassemblement national deuxièmement parce que cela va permettre à de nouveaux profils d'émerger comme nous en avons fait émerger beaucoup au sein de ce groupe à l'assemblée nationale depuis 2022 plus que 2024 et sur votre première question sur les objectifs chiffrés non on n'a pas d'objectifs chiffrés ce que nous souhaitons c'est d'avoir évidemment le plus de listes possibles avec 650 listes au moment où je vous parle ça devrait représenter autour de 25 000 candidats sur toute la France et donc l'idée est évidemment de remporter un maximum de municipalités alors on a beaucoup évidemment parlé dans la presse d'un certain nombre de communes Menton Toulon Lens peut-être Marseille Nice avec Eric Ciotti évidemment des villes que vous connaissez comme Perpignan ou Hénin-Beaumont donc l'idée est évidemment d'avoir le maximum de listes et évidemment le plus grand nombre de victoires possible étant entendu que tout cela préparera le terrain aux élections sénatoriales qui interviendront au mois de septembre et aux futures élections législatives ce que je note c'est qu'une grande partie de nos maires lors des dernières élections municipales avaient été réélus pour la plupart dès le premier tour j'y vois donc la preuve qu'on peut faire différemment et puis j'appelle évidemment moi l'ensemble des Français privés d'une occasion de voter lors d'une dissolution qui n'a pas eu lieu il y a quelques semaines à se saisir des bulletins de vote Rassemblement National et UDR pour préparer l'alternance à la politique d'Emmanuel Macron
bonjour Elisabeth Pinault de l'agence Reuters
bonjour
une question sur votre politique économique qui fait l'objet de nombreux articles en France et à l'international il est souvent écrit que vous avez de bons liens un lien croissant avec les petites et moyennes entreprises et que c'est beaucoup plus difficile pour les grands groupes industriels les banques les assureurs qu'en est-il est-ce que vous rencontrez des responsables vous Madame Le Pen je crois comprendre que vous rencontrez des responsables du CAC 40 qui que leur dites-vous parce qu'il reste semble-t-il des réticences quant à votre programme économique et vos critiques à l'égard de l'Europe par exemple merci
merci pour votre question nous rencontrons avec Marine soit ensemble soit parfois de manière séparée régulièrement des représentants du monde économique que ce soit des représentants de syndicats d'entreprises des chefs d'entreprises directement secteur par secteur filière par filière ça va des chefs d'entreprises de TPE-PME aux structures plus familiales comme les ETI jusqu'à c'est vrai des dirigeants du CAC 40 qui s'intéressent au programme économique que nous construisons chaque jour et qui a aussi vocation à déverrouiller les contraintes qui pèsent sur la croissance le discours que nous leur tenons c'est que l'État ne peut pas tout et que demain le redressement du pays passera aussi nécessairement par le redémarrage de la croissance par la relance de la production et donc nous leur disons que l'entreprise française qu'elle soit petite, moyenne ou grande est aussi une réponse aux grands défis du pays et que pour affronter les grands défis du 21ème siècle on a besoin que les entreprises françaises se remettent à produire nous allons dans les prochaines semaines consulter les filières pour récupérer la liste des normes qui posent aujourd'hui problème à l'économie française j'ai l'occasion de le dire régulièrement ici au Parlement européen nous considérons qu'en plus des impôts de production qui sont nocifs pour l'économie française et pour nos entreprises que la norme et l'inflation normative qui pèse sur les entreprises françaises et qui apparaît aujourd'hui comme un véritable impôt papier sur nos chefs d'entreprise doit être allégé de manière drastique et nous avons vocation à construire ce travail de simplification avec les entreprises parce que encore une fois loin de toute forme d'idéologie nous avons besoin de remettre le pays sur le chemin de la croissance et le décalage aujourd'hui et le décrochage spectaculaire de la France avec un certain nombre de partenaires notamment avec les américains que ce soit sur le prix de l'énergie ou sur le PIB par habitant nous fait dire qu'il y a urgence dans la maison France sur le plan économique donc nous les voyons régulièrement nous travaillons avec eux et nous assumons une politique qui est à la fois pro-pouvoir d'achat pro-travail mais qui est aussi pro-entreprise pro-entreprise française nous aimons les entreprises françaises et nous avons besoin d'elles pour remettre le pays sur le chemin de l'âge d'or économique
bonjour Samia Dechir pour Mediapart j'ai deux questions pour vous la première c'est qu'on a révélé en décembre que Julien Paradol votre directeur de cabinet avait adhéré au mouvement égalité et réconciliation
François Paradol
avait adhéré au mouvement égalité et réconciliation est-ce que vous assumez d'avoir l'un de vos plus proches collaborateurs avec un passé aussi encombrant la deuxième question concerne les élections municipales on a épluché les profils de vos candidats on en a trouvé une douzaine qui tenaient des propos racistes homophobes antisémites des profils qui étaient connus depuis 2024 vous aviez promis d'éplucher tous ces profils de faire le grand ménage est-ce que vous avez échoué ou est-ce que vous avez simplement du mal à trouver des profils qui ne sont pas problématiques pour vos candidatures
Merci pour votre question François Paradol n'a jamais été militant à l'association égalité et réconciliation il a participé à une réunion il y a une quinzaine d'années de l'association dans une période où le dirigeant de l'association était un interlocuteur régulier des médias puisqu'il était chroniqueur sur le service public il était régulièrement invité d'une station de radio assez connue qui s'appelle RMC pour lequel d'ailleurs le présentateur M.
Marshall le présentait comme invité vedette et donc nous parlons je crois d'un autre temps moi je vous appelle aussi à Mediapart parce que je vois régulièrement vos articles et les nombreux SMS que vous m'adressez à faire votre examen de conscience parce que je vous rappelle que Mediapart a salarié M. Meurice par exemple Guillaume Meurice qui se produisait il y a quelques années au spectacle de la main d'or de Dieudonné donc je me demande si vous n'êtes pas gêné à l'égard de ce type de pratiques ou d'opérer sous la responsabilité de M.
Plenel qui a apporté vous vous en souvenez un soutien inconditionnel aux terroristes palestiniens qui ont assassiné lors de septembre noir 11 athlètes israéliens à Munich en 1972 moi à votre place je serai extrêmement gêné et je n'accepterai pas de travailler dans une telle rédaction donc il faut aussi évidemment faire votre examen de conscience je crois alors sur la deuxième question donc sur les brebis galeuses d'abord je pense qu'il faut il faut il faut redescendre un petit peu parce que moi je vois évidemment tout cela et devient maintenant une brebis galeuse à vos yeux quelqu'un qui est par exemple un candidat opposé à l'immigration massive c'est-à-dire que quand on est opposé à l'immigration massive on est une brebis galeuse ce qui va donc faire en France beaucoup de brebis galeuses donc un très grand troupeau ce qui m'apparaît quand même être un petit peu déformant comme comme vue de l'esprit donc nous avons toujours été intransigeants à l'égard de personnes qui pouvaient tenir des propos qui ne correspondaient ni à nos valeurs ni à notre ligne politique et j'ai demandé à la commission nationale d'investiture d'être très strict à l'égard de ses propos voilà j'ai même vu d'ailleurs que vous vous accusiez de brebis galeuse un candidat du RN qui n'était pas un candidat du RN qui n'avait pas été investi donc là aussi moi je vous appelle en cette année 2026 à faire preuve de beaucoup de rigueur parce que je pense que dans le cadre de la clarté démocratique c'est très important
bonjour monsieur Bardella meilleur vœu Pierre-Yves Bonneau France Info une question sur le calendrier la cour de cassation semble déterminée à accélérer comme l'a fait la cour d'appel l'examen d'un éventuel pourvoi à l'issue du procès en appel est-ce que c'est de nature à modifier vos plans à savoir un passage de relais éventuel entre Marine Le Pen et vous pour la présidentielle lors d'un congrès à l'automne 2026
on ne va pas rentrer dans le débat si vous me le permettez monsieur Bonneau sur un éventuel pourvoi en cassation à la veille du début du procès en appel donc nous sommes combatifs et confiants et notre innocence sera journée la conviction démontrée à l'occasion de ce procès en appel donc il n'y aura pas lieu en tout cas de notre part au moment où je vous parle d'utiliser ce recours
Bonjour Louise Maurice du Média Frontière Bonjour Une partie de la presse vous attaque souvent sur ce qu'il présente comme les brebis galeuses du Rassemblement National il s'avère que chez Frontière nous avons publié ce week-end deux enquêtes sur la France insoumise et l'antisémitisme d'une tête de liste à Romilly sur scène dans l'aube exclue ce week-end faire rare il faut le noter et un chef de file à Tourcoing la première présentait Meilleur Habib en port et la deuxième faisait l'apologie de Dieudonné et se moquait de l'otage franco-israélienne Miachem qu'en pensez-vous avez-vous été surpris est-ce que vous avez quelque chose à dire par rapport à ça
si vous voulez moi je m'étonne que les candidats du Rassemblement National soient épluchés laserisés mis à nu sur la place publique et que ce travail ne soit pas fait pour l'ensemble des autres formations politiques donc encore une fois quand vous avez des organisations humaines qui accueillent en l'espace de quelques semaines 20 à 30 000 candidats comme c'est par exemple le cas lors des élections municipales vous pouvez il n'est pas impossible je le dis étant à la tête du Rassemblement National comme tous ceux qui sont à la tête d'une organisation humaine que ce soit une entreprise ou un mouvement politique ou une association des gens qui viennent se greffer et qui de manière ultra minoritaire adoptent des positions qui ne sont pas les vôtres bon ce qu'il faut juger c'est la réaction du parti politique moi ce que je note c'est lorsque nous avons des personnes et j'ai moi-même pris mes responsabilités après les élections législatives qui tiennent des propos qui ne sont pas conformes à nos valeurs nous les mettons à la porte bon à la France Insoumise ils sont investis promus j'attends toujours que la direction de la France Insoumise prenne des sanctions contre M.
Bilingo et les propos extrêmement vulgaires et insultants qu'il a tenus par exemple à l'égard de Mme Dati je note encore une fois que ce deux poids deux mesures est extrêmement étrange mais je ne doute pas que presse rigoureuse comme Mediapart fera également ce travail pour les candidats de gauche c'est très important aussi M. Bardella bonjour bonjour Clément Guillou
du Journal Le Monde en ce jour de vue à la presse je fais une seconde remarque sur l'accès des journalistes à vos réunions le site rue 89 a été empêché d'accéder au meeting de Mme Joncourt de lancement de campagne métropolitaine à Lyon le mois dernier ce week-end Mediapart a été empêché d'accéder à des voeux d'un député RN est-ce que vous pourriez vous engager à ce qu'en 2026 et par la suite les journalistes puissent accéder librement à des événements organisés par les élus du RN des événements ouverts au public deuxième question sur les municipales je me permettais de relancer suite à la question de ma conseilleur de Mediapart en l'occurrence il ne s'agit pas de candidats qui se sont opposés à l'immigration là on parle de candidats qui tiennent des propos antisémites racistes qui affichent leur sympathie récemment pour Dieu donner à Belfort à Chambéry à Colmar est-ce que ce sont des candidats dont vous allez réévaluer l'opportunité qu'ils soient tête de liste et comment expliquez-vous que votre parti ne parvienne pas à se débarrasser de ce genre de profil voire les promeuves comme tête de liste merci
merci monsieur Guillaume sur rue 89 à Lyon je crois et sur vous m'avez dit Mediapart vous m'avez dit Mediapart lequel département oui d'accord je n'ai pas l'information sur cette réunion publique donc je ne peux pas je ne pourrais pas vous répondre je pense qu'il faut vous rapprocher de madame Joncourt ou de monsieur Sanchez qui est directeur de la campagne des élections municipales et qui voilà répondra à votre question sur chef de parti je fais mes voeux et vous êtes évidemment tous conviés il n'y a pas eu de sélection particulière qui a été faite des journalistes y compris d'ailleurs Mediapart qui est présent et que je remercie pour les questions sur la CNI écoutez lorsque il y a des cas qui encore une fois tiennent des propos qui ne sont pas conformes à la ligne politique aux valeurs ou à la déontologie du Rassemblement national ces personnes là ne sont plus candidats du Rassemblement national donc si au cours du processus d'investiture nous découvrons des choses que nous n'avons pas découvert par le passé alors à ce moment là la commission d'investiture prendra ses responsabilités et retira l'investiture comme nous l'avons toujours fait mais vous me dites pourquoi est-ce que ça ne se passe que chez vous non dans toutes les autres formations politiques il peut parfois y avoir sur des dizaines de milliers de candidats quelques personnes qui viennent frapper à la porte et qui ne sont pas je dirais dans la ligne de ce que vous défendez j'ai le sentiment que ce ménage comme vous dites on est les seuls à le faire je l'ai fait après les élections législatives de l'été 2024 encore une fois la gauche ne fait pas ce travail les républicains ne font pas ce travail et je vous invite aussi vous à aller regarder à aller étudier avec la même précision de laser les listes des autres formations politiques voilà mais encore une fois si et je vous remercie d'ailleurs de contribuer à ce travail c'est là aussi votre rôle si encore une fois il y a des candidats qui tiennent des propos que je ne partage pas ou une ligne politique qui n'est pas la nôtre alors ils ne porteront pas les couleurs du Rassemblement national
l'AFP pour la dernière question oui bonjour Gabriel Bourovitch pour l'agence France Presse bonjour et bonne année monsieur Barclay bonjour monsieur je reviens sur le procès et sur les commentaires les réactions qu'il suscite bien au-delà des frontières françaises alors vous avez réagi avec vos mots sur le cas de Steve Bannon mais néanmoins il y a eu la semaine dernière des informations de la presse allemande concernant des vérités de l'administration Trump de sanctionner les juges qui avaient condamné en première instance par une Le Pen par ailleurs on se souvient des réactions et de Donald Trump et de J.D.
Vance et d'autres membres de son administration après la décision en première instance compte tenu de ces éléments est-ce que vous redoutez qu'il y ait des tentatives d'ingérence américaine ou autre durant le procès et si tant est qu'ils vous entendent est-ce que vous les appelez à ne pas interférer dans le processus judiciaire
non mais d'abord par principe monsieur j'appelle tout le monde à n'interférer dans les affaires de personne voilà ça c'est un principe deuxièmement les informations qui ont été diffusées par le Spiegel et d'ailleurs je m'étonne que vous repreniez à votre compte cela ont été démenties elles ont été démenties par l'administration américaine elles ont été démenties par nous-mêmes d'ailleurs puisque nous n'avions évidemment pas connaissance de cela et elles ont été démenties par le gouvernement français donc je pense que pardon mais je pense que la presse française a aussi une responsabilité dans le fait de limiter la circulation des fake news parce que pour le coup la circulation d'une fake news aussi grave que celle-ci peut avoir des conséquences majeures sur la probité et l'intégrité de notre démarche dans les prochaines semaines donc il n'y a eu en l'occurrence ici aucune ingérence étrangère si ce n'est cette fausse nouvelle qui a été reprise et qui a été diffusée par le Spiegel sur la base d'abord de personnes parce qu'en fait il n'y a aucune déclaration c'est des bruits de couloirs qui ont été repris par le Spiegel repris ensuite par la presse française de manière extrêmement grave démenties à la fois par l'administration américaine et démenties d'abord par deux ministres je crois de l'administration Trump et absolument et démenties également par la cour de cassation donc je pense qu'il faut faire attention aux fausses nouvelles qui circulent et en tout cas celle-ci est fausse archi fausse merci à tous merci messieurs dames merci à vous
Jordan Bardella