Travail, laïcité, nationalisation : Cécile Cukierman (porte-parole PCF) face à l’Huma | ÇA IRA !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes Cécile Cucarmen, professeur d'histoire. Vous avez 49 ans, vous êtes porte-parole du Parti communiste depuis 2018 et vous êtes présidente du groupe communiste républicain et écologiste Kanaki au Sénat depuis 2023. Vous êtes aussi sénatrice de la Loire de la de la circonscription de Saint-Étienne.
Donc, bonsoir. Non, il y a sénatrice de la Loire. Il y a pas de circonscription.
D'accord. Très bien. Et ben sénatrice de la par Loire.
Voilà. Toute la Loire. Très bien.
Et ben, merci d'être avec nous ce soir et Cécile, on avait envie de de commencer par l'actualité et notamment l'actualité budgétaire parce que c'est une séquence qui est assez difficile à saisir. Le projet de loi de finances revient au Sénat après le rejet de l'Assemblée. Le PLFSS devrait finir en commission mixte paritaire, la menace du 493 ou d'une lettre rectificative get.
Bref, on y comprend absolument rien. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui se joue ? Alors évidemment, au-delà du fait que le gouvernement essaie à tout prix de faire passer un budget austéritaire, qu'est-ce qui se joue dans la période d'un point de vue politique ?
Alors, je vais peut-être d'abord vous surprendre, je vais commencer par dire que je crois que même nous les parlementaires, on a de plus en plus de mal à comprendre et en tout cas à affirmer ce qui va se passer ou ce qui ne va pas se passer. Mais bon euh en tout cas, je crois que pour que chacun puisse le comprendre, on est dans une réalité aujourd'hui politique. Il y a eu des élections législatives en juin-juillet 2024.
Ceux qui ont perdu sont encore au pouvoir. Euh et forcément ça ne marche pas. Je vais je vais le dire très simplement mais comme ça.
C'est-à-dire que dans aucun pays en tout cas qui se décrète comme étant une démocratie, celui qui perd les élections est encore au pouvoir un an après. Or euh Sébastien Lecornu est le prototype de la Macronie et ça il y a pas de de débat. Et donc on est dans une difficulté, c'est qu'effectivement donc il y a eu un projet de loi de finance mais Sébastien Lecnu a annoncé qu'il ne ferait pas le 493 mais comme il n'a pas donné de cap bah il y a eu un budget qui entre guillemets est le fruit du hasard sans construction.
Donc je reviens pas effectivement sur ce que nous nous avons dénoncé sur le caractère austoré mais qui du coup est le fruit du hasard. Et à la fin, à la grande surprise générale, en tout cas, bon pour ma part, c'est une première, on se retrouve avec un seul gars qui lève la main et qui vote pour la première partie de ce projet de loi de finance. Euh, ça pose deux choses quand même.
Tout d'abord, contrairement à ce qu'affirme le Premier ministre, c'est un échec cuisant de sa méthode puisque soit-disant la méthode devait nous permettre d'y arriver quand il y a plus qu'une seule personne qui lève la main, je crois. Ou alors on n pas la même notion de de la réussite, mais bon voilà. Euh et puis sur le fond, bah en fait, on ne dégage rien.
Donc effectivement là, le texte va revenir au Sénat. Je rassure peut-être tout le monde ou j'inquiète peut-être tout le monde. Euh je veux pas en rajouter dans l'inquiétude suite à la chronique d'avant, mais euh le Sénat fera un budget de droite, mais bien de droite comme il vient de le faire sur le budget de la sécurité sociale.
Et ensuite, alors bon, je peux jamais, on va pas parler à la place des autres, je ne vois pas comment des groupes de gauche pourraient soutenir de tel budget. Donc effectivement, très certainement, il y aura une loi spéciale, ce qui d'ailleurs doit un peu rassurer aussi chacun. Pour le coup, on on n'est pas comme aux États-Unis, à la fin du mois de décembre, tout le monde sera payé.
Contrairement à ce qu'avait affirméabeth Borne l'an dernier à peu près à la même époque, la carte vitale fonctionnera le 1er le 2 janvier et donc si jamais vous avez un accident au moment d'ouvrir vos huîtres dans la nuit du 31 décembre, il y a pas de problème, vous serez pris en charge. En revanche, on recommence le même bazar à partir du 15 janvier puisquil faudra quand même à un moment donné qu'on vote un budget. Oui, parce que du coup la la loi spéciale, c'est juste en fait de faire en sorte de faire perdurer ce qui était déjà le cas.
C'est on perdure ce qui on laisse perdurer ce qui a existé. Euh on l'état, on autorise l'État à percevoir les impôts et à payer les salaires. On se projette, on vous demandait justement mais où est-ce qu'on va en finir, quel budget on aura.
Peut-être qu'on peut revenir aussi un tout petit peu en arrière sur la stratégie qu'on a pu voir, enfin ce choc de stratégie à gauche. Il y a eu d'un côté certains qui ont cru pouvoir infléchir la copie gouvernementale par le compromis par exemple. D'autres qui ont choisi plutôt la confrontation face au projet austéritaires euh du gouvernement et de la droite.
Vous euh dans quel camp vous vous situez ? Vous vous êtes situé justement pendant tous ces débats ? D'abord, je crois que le pire, c'est de se situer dans des camps et de s'enfermer dans des cases desquels on ne peut pas sortir.
Moi, je veux d'abord revenir parce que je veux le redire, le Premier ministre n'a pas dit la vérité aux Français ni aux formations politiques. Après, certains ont voulu le croire parce que ça les arrange, mais euh il ne peut pas y avoir de compromis quand il n'y a pas de ligne directrice parce qu'en fait quoi moi je en fait on met pas des gens dans une pièce en leur disant vous négociez. Mais on négocie à partir de quoi ?
Deuxièmement, il a fait le choix d'imposer un texte initial plus qu'une copie martyre tout de même parce que c'est c'est le projet de budget pour la France qui est d'une austérité sans précédent. C'est alors je sais ça devient pénible parce que chaque année quand on nous présente le texte budgétaire, on commence les colonistes, on commence par dire c'est d'un texte d'austérité sans précédent par rapport à celui de l'année dernière. Mais si je dis ça, c'est que faut s'imaginer, faut additionner, c'est que l'austérité s'additionne d'année en année.
Bon, il a ensuite voulu taxer l'ensemble de la gauche, d'ailleurs, je crois en disant il faut faire des compromis. Mais la notion d'un compromis si tentez qu'il qu'on puisse le faire avec un tel budget et je fais partie de ceux qui pensent que ce budget là ne permet pas les compromis parce que on commence par dire qu'il faut réduire la dépense publique au lieu de dire de quelle recette on on peut se doter pour satisfaire le besoin des français. Donc j'en dire dès le début il y a quelque chose qui est vicié quoi.
Je voilà donc pas de compromis possible mais en fait pas de compromis possible. Alors, une fois qu'on a dit ça, comme à chaque fois, comme sur chaque texte, les parlementaires qu'on soit dans la majorité dans l'opposition, on fait des amendements, on arrive à faire passer des amendements, on arrive à à parfois à amoindrir, je vais le dire ainsi, quelques coups et et c'est et c'est important et c'est notre rôle d'ailleurs, mais on ne peut pas transformer un budget qui dès le départ dit "En fait, on va réduire les services publics, on va réduire le nombre de fonctionnaires, on va réduire l'aide aux communes et après on verra." Et surtout, on va pas toucher les riches et on va faire même pire et on l'a vu au Sénat cette semaine sur la sécurité sociale et en plus les gens doivent être responsables et on est tous à égalité.
Ben non, en fait, on n'est pas tous à égalité parce que personne ne décide d'être pauvre, personne ne décide d'être malade quoi. Je alors on m'en présente mais je n'en ai encore jamais rencontré. Et justement, ça pose la question de la stratégie des socialistes aussi parce que euh ils nous ont présenté un certain nombre de d'avancées comme des victoires, par exemple le décalage de la réforme des retraites.
Euh ils ont voulu faire la promotion du jeu parlementaire, je mets des guillemets euh parce que ils ont cru au compromis ou en tout cas ils ont mimé de croire au compromis. Euh mais quand je vous écoute, c'était couru d'avance. Aujourd'hui, qu'est-ce comment vous jugez la stratégie des des socialistes justement ?
Bah écoutez, après bon, moi je j'ai pas pour habitude de commenter ce que font les uns et les autres. Je crois que chacun doit maintenant s'en expliquer et finalement les Français sont tous suffisamment intelligents pour en tirer les enseignements. Ce qui est évident et ce que vous, mais je pas que je l'ai dit compris publiquement à plusieurs reprises, je pense que ce qui était proposé ne permettait pas de dégager quelque chose de progressiste.
Comment vont-ils s'en En fait, je crois qu'il faut même se poser la question. Comment vont-ils s'en sortir ? Personnellement, je ne sais pas. gouvernement ou les socialistes.
Les socialistes ou pardon vous avez raison. Ouais, moment [rires] c'est tellement compliqué, faut bien repréciser. Mais j'ai envie de vous dire ce qui m'intéresse surtout, c'est qu'est-ce qui va ressortir comme capacité d'espoir pour que les gens aient envie de changer la réalité.
Moi ce que je constate quand même depuis maintenant 3 mois, c'est que les gens sont dégoûtés, sont en colère, voire n'en ont plus rien à faire. Mais et et c'est presque ça le pire. Et ça, ça fait quoi ?
Ça ça fait le jeu de l'extrême droite et et on a été un certain nombre de dire chaque heure qui passe bientôt est un député du Rassemblement national en plus. Donc voilà, je je et franchement mais je veux bien me tromper mais moi je n'ai rencontré personne qui m'a dit "Écoutez madame Kukerman, vous êtes communiste, vous êtes présidente du groupe communiste, on a un petit doute sur le fait que vous n'allez pas voter contre le budget." C'est qu'en fait c'est quelque chose de normal en démocratie. quand on est en l'opposition, on va compil on a rendu compliqué des choses qui ne sont pas simples mais en plus on on a amplifié le caractère complexe.
Donc je je pense que l'issue va être tellement complexe que effectivement personne ne pourra voter ce budget, il y aura une loi spéciale et on va reprendre le le débat au mois de au mois de janvier. Mais j'ai envie de dire bien évidemment à quoi jouent tous ces gens-là à gagner du temps ? Et en fait pour répondre à votre première question, quel est l'objectif de tout ça ? pas de trouver un budget pour la France, c'est de permettre à Sébastien Lecornu qui aura été quand même le le premier ministre qui aura été le temps le plus court de la 5e République.
Bah peut-être non pas d'être le plus long mais en tout cas de durer un peu plus longtemps que quelques heures. Et pour le coup, pour l'instant ça marche. Voilà, comme vous êtes comme on l'a dit en introduction la présidente du groupe communiste républicain citoyen et écologiste Kanaki.
Vous portez donc une attention particulière aux outresemères et donc est-ce qu'elles sont les grandes perdantes du budget comme il y a certaines voies qui peuvent le dénoncer ? Oui, mais moi, vous savez, je je pense qu'il faut qu'on arrête. Je pense que les outresemes sont les oubliers, les territoires ruraux sont les oubliers, les quartiers de politique de la ville sont les oubliés.
En fait, tous ceux qui ne sont pas euh dans une forme de norme de moule et où tout va bien en fait, pourquoi ils sont les oubliers et les outresemes plus particulièrement ? Les outrèures sont les oubliés comme d'autres territoires parce que en fait on n'est pas dans un budget qui vise à redistribuer et et à asseoir l'égalité. C'est quand même un défondement de la République et asseoir l'égalité comme un principe politique.
Donc effectivement et et j'ai entendu et la question des outremères est assez moi j'ai entendu compris des collègues dire euh non mais même les outremères faut qu'ils fassent un effort. Mais quoi en fait je pense que la situation en outreem la problématique de la vie chère est amplifiée par rapport à ce que nous vivons ici dans dans l'hexagone. Donc je je pense que c'est c'est un révélateur justement ce cette maltraitance, je vais le dire ainsi budgétaire des des outresemes.
C'est-à-dire que comme on veut faire des économies bien quand on fait des économies de cette ampleur là ce sont les plus faibles qui trinquent. Donc c'est les pauvres, c'est les territoires éloignés, c'est en fait c'est tous ceux qui ont besoin de l'État. Mais c'est quand même beau de quoi moi je pense d'avoir un état qui vient au côté des plus pauvres et et de ceux qu' on besoin.
Ben donc tous ceux qu'en ont besoin bah c'est ceux qui deviennent les grands perdant euh de ce budget. Justement vous parlez de territoire et de maltraitance. Euh il y a des demandes d'économie euh concrètes euh faites justement en collectivité.
Euh on est à plus de on est à près de 5 milliards d'euros, on va dire en tout cas dans la fourchette basse évidemment. Et dans le même temps, Sébastien Legornu parle de décentralisation, d'actes de décentralisation. Donc décentraliser avec moins d'argent.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ben d'abord, ça ne marche pas. Mais je quoi euh je crois qu'il faut se dire très tranquillement.
Euh d'abord les collectivités aujourd'hui, donc les communes, les départements, les régions, euh aujourd'hui, ça représente en moyenne 70 % de l'investissement public. Ça veut donc dire que l'argent qui aujourd'hui dans le budget est attribué aux communes, aux départements et aux régions, ce sont autant après d'investissements qui créent de l'emploi qui font qui permettent aux entreprises de fonctionner et qui répondent aux besoins des gens surtout parce que quand on construit un collège, c'est pas juste pour se faire plaisir, c'est parce qu'on a besoin que nos jeunes soient dans des bonnes conditions d'apprentissage et faire une décentralisation en réduisant ces moyensl d'avoir un phénomène inverse. C'est qu'en fait l'État finit de mettre sous tutelle pour aller vite les collectivités et du coup bah ce n'est plus une décentralisation.
Le principe de la décentralisation c'est donner du pouvoir à l'échelon local et c'est pour ça que les communistes nous l'avons toujours défendu parce que nous sommes convaincus que c'est dans la proximité à l'échon locale que l'on peut faire de la politique et redonner un forme de lien entre les citoyens. Mais si demain il n'a pas les moyens, mais en fait vous aurez des communes qui vont gérer je ne sais quoi. D'ailleurs, le rôle d'une commune se passe simplement de faire des mariages et d'enregistrer des naissances ou des décès.
Voilà, c'est avant tout de répondre aux besoins des gens. Euh on avait aussi envie évidemment Cécile de de parler avec vous de l'actualité de la stratégie du Parti communiste français par rapport à un certain nombre de sujets. En dehors du budget, il y a un fait de société qui a marqué marqué l'actualité ces derniers jours, c'est bien sûr le meurtre à Marseille de Medic par des trafiquants de drogue.
Lors du meeting du Parti communiste dans cette ville dimanche dimanche 23 novembre dernier, la sécurité est naturellement revenue dans le le discours. Fabien Rousell, le secrétaire national du Parti communiste, a évoqué le besoin d'un retour urgent des services publics dans les quartiers et notamment la police et la justice. Vous êtes de de celleux qui pensent que la gauche a déserté la question de la sécurité.
Je je vais répondre très sincèrement. Je sais même pas si elle l'a déserté. Je pense qu'elle l'a un moment donné sous-estimé au cours des dernières décennies et que du coup nous avons mais collectivement et dans le nous bien évidemment je m'en inclus.
On a une forme maintenant où on court un peu derrière parce que pour le coup, on a une droite qui a et une extrême droite qui a surinvesti ce débat de la sécurité et pas forcément avec une logique de d'apporter de la sécurité à chacun, voilà, mais plutôt une sécurité qui divise, qui stigmatise et cetera. Euh et donc on on il y a eu pendant des années une forme de malaise et cetera. Je pense qu'on y revient mais on n'y revient pas pour faire la course à l'échalotte et sur et de toute façon si on fait ça sert à rien, ça ne marchera pas, on fera jamais voilà.
Euh mais pour dire effectivement parce que nous avions défendu, alors ça nous ramène quelques années en arrière mais euh au moment de la gauche pluriel euh l'établissement d'une police de proximité, c'est-à-dire d'une police qui n'est pas là simplement pour sanctionner mais qui est aussi là pour pour simplement faire de la tranquillité publique. Et dans ce simplement, c'est déjà beaucoup. Euh et parce que si je regarde sur les dernières années, ben quand il y a des difficultés, quand il y a des émeutes, euh euh ceux qui ont leur voiture qui crament, ceux qui ont pas de bus le lendemain matin parce que le bus a été cramé, bah c'est pas ceux qui habitent les beaux quartiers.
Donc oui, je pense que la sécurité, elle est importante. Fabien Rousell propose l'embauche de 60000 policiers supplémentaires. Mais c'est pour ça après ce que vous appelez ce que vous appelez les émeutes, c'est aussi ce que d'autres appellent des révoltes.
Fabien Rousel par exemple au moment de Naël qui sont les dernières grandes révoltes qu'il y a eu avait dit qu'il qu'il condamnait tout ça et en même temps c'est des violences qui étaient aussi qu'une partie de la gauche comprenait aussi parce que c'était des personnes qu'on écoutait jamais et cetera et donc c'était est-ce que la solution de là dans ce cas-là de la police qui vient pour maintenir un ordre finalement aussi défendre les intérêts de la bourgeoisie c'est aussi une Non mais d'abord je n'ai pas dit ça et je pense qu'on peut convoquer tous les grands principes la première chose c'est qu'une police de proximité se permettre gens de bien vivre. Donc on peut quand même se dire que si les gens vivent bien effectivement il n'y a pas d'émeutes. Et deuxièmement la notion de révolte c'est quelque chose qui s'organise avec une perspective.
Donc il y a eu effectivement le premier soir de la mort de Naël l'expression d'un désespoir et d'une colère et que l'on peut comprendre. Ça ne veut pas dire d'ailleurs qu'on qu'on se dise que c'est la meilleure manière de s'exprimer dans ce pays si on veut construire un avenir meilleur pour tous. Et dans les jours qui ont suivi, non mais et dans les jours et non mais d'accord mais quand personne ne vous écoute, vous ne vous imolez pas par le feu en plein milieu pour qu'on vous regarde.
Donc en fait la question elle est quelle construction collective on apporte et on le sait. Et moi vous savez dans le département de la Loire d'ailleurs c'est assez évocateur ce qui s'est passé. on a été attaqué des mairies, voilà, deux mairies communistes qui sont celles qui font le plus en terme de conseil de quartier, de qualité, d'écoute.
Donc je pense que la problématique à un moment donné bien évidemment et on le sait aussi que il y a eu de la récupération et cetera et donc on peut se dire se pier aussi au cadrage médiatique et cetera. Non non mais il y a pas de cadrage médiatique y compris toutes les études le montrent. Les réseaux sociaux ont beaucoup joué sur ça.
Non, mais moi je je pense qu'il faut savoir dénoncer effectivement quand il y a un ordre établi qui vise à mettre sous sous chap de plomb une société qui vise à opposer les gens, qui peut parfois à des à des moments et malheureusement trop souvent y compris faire des actes de violence alors qu'elle est là pour protéger les gens. Et donc ça et et la nécessité d'une police républicaine parce que sinon on a un double discours et très sincèrement personne dans ceux qui ont vécu dans ces quartiers-là n'ont applaud de main ce qui s'est passé au mois de juin 2023. Je je vous propose pour rester bien factuel de réécouter ce que Fabien Vussel a dit ce weekend.
Ce ne sont pas quelques millions d'euros en plus qu'il faut au ministère de l'intérieur et de la justice. C'est 2 milliards 5 d'euros de crédit supplémentaire dont nous avons besoin pour embaucher ces 600 agents, pour former, pour faire en sorte qu'il y ait plus de douers, plus de gardiens de la paix, plus de magistrats dans la République. C'est 2 milliards 5 que nous voulons et dès maintenant voilà ce que nous exigeons de la République.
Et j'en profite pour dire que nous apportons tout notre soutien aux enquêteurs, aux forces de l'ordre, aux magistrats qui se battent contre cette mafia avec si peu de moyens. Et nous jamais nous ne dirons "Tout le monde déteste la police". Nous nous les soutenons et nous voulons des gardiens de la paix au service du peuple pour le peuple et avec le peuple.
Fabien Russel qui parle de moyens de moyens en plus mais aussi de soutien. Mais il y a d'autres façons de parler de la police et de toutes les questions qui peuvent être autour de de cette questionlà en ce moment. Euh notamment en parlant de formation.
Euh vous avez dû le voir ces vidéos qui ont été révélées par Libération et par Méiapart où on voit certains abus pour rester pour rester mesurés. Euh pourquoi ce ce choix de ne pas parler de de de formation et quelle est la ligne de du du Parti communiste justement sur la question du besoin de formation ? des que ce soit des policiers comme des gendarmes.
D'abord, vous savez dans un meeting, on ne peut pas tout dire. Donc je ne sais pas si vous êtes adhérent au parti communiste français, mais vous avez en tout cas le même comportement. C'estàd que quand on sort d'un métier, on commence par vous dire tout ce que vous n'avez pas dit.
Deuxièmement, il y a des milliers d'exemples où l'on demande la formation. Je crois que d'ailleurs ce qu'il a voulu dire d'ailleurs, il ne dit pas qu'il faut plus de police avec de la matraque, des matraques pour aller casser la gueule aux gens. Non, mais parce que parfois à force de tout mélanger, donc il dit qu'il y a besoin que que nous soutenons une police effectivement qui protège les Français.
Alors ensuite, j'ai envie de vous dire pourquoi il l'a pas dit. Bah vous saz quoi ? Vous l'appelez ?
Moi j'en sais rien. C'est pas moi qui a écrit son discours. Donc je je peux pas on est vraiment sur la la position du du Parti communist français sur le fait de référence.
Je je veux dire d'abord euh nous avons à l'Assemblée nationale et au Sénat interpellé le ministre de l'intérieur suite aux révélations sur l'affaire de Sainte Soline. Je parle des parlementaires communistes. Donc je veux dire il y a pas de moi je je pense qu'il faut arrêter.
Il y a pas d'un côté la la répression, d'un côté la formation. Justement ça c'est ce qui a tué la gauche sur ces questions là je pense. Donc il y a un moment donné oui bien sûr qu'il y a besoin de formation.
Vous aviez précédemment toute la question autour des violences faites faites aux femmes et des violences sexistes. Euh moi, vous savez quand j'ai été conseiller régional, je me suis battue pour qu'il y ait des formations sur la la question du premier accueil. C'està-dire quand on quand on est victime et qu'on vient porter plainte.
On peut se dire objectivement, me semble-t-il que en 15 ans, il y a eu un bouger et ce n'est pas parfait et je sais au combien et je j'ai en tête un certain nombre de mes compris de commissariat de gendarmerie où il y a encore donc voilà, je n'ai aucun problème. Donc oui, il y a besoin de formation mais il y a aussi pour revenir compris sur l'affaire de de Sainte Soline, il y a aussi besoin de moyens parce que vous pouvez former tous les policiers que vous voulez. Quand on est face à une profession qui n'est même plus en capacité de prendre quelques heures de de répis de qui qui ont des jours de congé qui qui s'entassent, ben à un moment donné, vous avez des policiers qui se ligne avec quand même des discours où il voyaient le peuple comme un ennemi et c'était clair.
Est-ce que vous az dit le contraire ? Non, non, mais c'estàd c'est pas une question de de formation, excusez-moi, c'est par rapport au programme qu'on essaie de de vous demander pour le programme du Parti communiste justement euh est-ce qu'il faudrait réformer la police ? Est-ce qu'il faudrait ?
Enfin, quel Oui, mais d'ailleurs, on l'a déjà dit. Non mais je veux dire c'est pour ça donc je redis donc je bah non mais donc je redis si la question c'est s'en tenir à deux phrases d'un meeting on on on ira personne n'ira bien loin [rires] et donc nous l'avons déjà dit je pense ce qui est bien maintenant c'est qu'en plus tout est en ligne donc j'ai envie chacun à les regarder donc voilà moi je veux dire pourir suivi les tex sur sécurité le discours é sur la sécurité et sur la question d'abord sur la paix et la question du narcotrafic le discours n'était pas sur quelle police faut-il en France Mais mais mais cette phrase elle interpelle aussi quand quand on entend Fabien Roussel dire jamais nous dirons tout le monde déteste la police nous nous la souten il y a quand même une absence absolue de nuance. Il y a tout un monde entre on déteste la police et de l'utre côté des effets mais j'ai envie de vous dire vous avez reçu suffisamment de gens ici qui en font tous les jours et que personne ne reprend et qui sont parfois tous dans l'excès.
Donc si vous voulez Oui. Mais effectivement on ne peut pas dire que tout le monde déteste la police. Voilà parce que c'est pas vrai d'abord.
Euh deuxièmement, on ne peut pas dire qu'on en a pas besoin. Et quand on a dit ça, ça ne veut pas dire que la police actuelle tout va bien et qu'il y a rien à y faire et que compris il y a pas au-delà même de la question de la police à poser la question de l'action sociale, de la protection de l'enfance, de la vie dans les quartiers qui ne se traduit pas uniquement bien évidemment par une présence policière et que la vraie difficulté et il le dit un peu plus loin, c'est aussi que dans ces quartiersl services publics en sont partis qu'il n'y a plus rien là où il y avait avant de la capacité à vivre ensemble quand les gens ne vivent plus ensemble mais oui ça se passe pas bien. Je précise je précise juste juste avant vous parler de police de proximité et cetera, mais il y a quand même un vocabulaire qui a été employé par Fabien Russal qui est parti particulier qui dit "On va faire la guerre au narcotrafic." On n'est pas vraiment dans la police de proximité là.
Oui mais quoi je pense que tout le monde quand on peut tous être naïf. La question du narcotrafic elle est euh on parle pas du on n'est pas comme il y a 20 ans quand on parlait des dealers. Le narcotrafic, c'est aujourd'hui une organisation qui infiltre tous les niveaux de l'État.
Aujourd'hui, vous avez des agents sur les ports qui vont travailler la boule au ventre et tout autant syndicalist qu'il peuvent être le reste du temps. Vous avez aujourd'hui des douigners, vous avez des magistrats, c'est-à-dire que bien évidemment nous ne sommes pas un état d'Amérique latine, mais aujourd'hui nous avons et quand nous avons examiné le le projet de loi sur le narcotrafic il y a maintenant un peu plus d'un an au Parlement, j'ai les les témoignages sont édifiants et inquiétants. Donc oui, la et moi je ne veux pas d'un monde parce que le narcotrafic demain c'est aussi la corruption et il y a qu'un pas pour arriver au narcoétat et ça je pense que ce n'est pas le mieux que les Françaises et les Français ont besoin.
Toujours sur la question sujet l'autre grand sujet de de ce meeting c'était donc le travail et votre slogan c'est d'ailleurs le parti prix du travail et de la paix. Alors pourquoi vouloir être le parti du travail et pas celui des travailleurs dans un système néolibéral ? Mais parce que écoutez, c'est une formule quoi.
Moi après, excusez-moi, je suis pas non plus venue là pour faire euh d'abord, je suis pas la porte-parole quoi, je suis pas la défenseuse plutôt de de Fabien Rousald. S'il y a des formules que vous avez ben parce que c'est le slogan qui a été choisi parce qu'il y a de quelqu'un qui c'est un choix que ce soit travail et pas travailleur. Non mais vous pensez vraiment qu'on se pose toutes ces questions mais à part celui qui veut désinguer les communistes en fait personne ne se pose ces questions.
Non mais mais oui bah si c'est ça parce que là en fait si vous voulez depuis tout à l'heure vous essayez de trouver ce qui ne va pas. Ce qui est quand même impressionnant, c'est que moi, vous voyez, quand je rencontre les gens au quotidien, il y a ceux qui n'ont pas de travail, il y a ceux qui sont en souffrance au travail, il y a ceux qui ont besoin d'avoir un meilleur salaire et cetera. Donc oui, on parle du travail comme on parle de la paix de la mais on n pas dit les travailleurs et les pacifistes, vous avez raison puisque l'intelligence française utt nous l'un de changer autre.
Donc je crois voilà c'est que car nous on essaie juste de faire notre travail à moi je vous répond je n'ai pas la compétence d'être une analyse de la communication donc si la communication j'ai envie de vous dire du parti comm je voulais poser une question je vous invite à inviter le responsable de la communication et à poser question juste attend moi je pose pas toutes ces questions en fait c'est que carmel on vous demande juste des précisions sur ce que nous on on peut comprendre sur ce qu'on mais à aucun moment il y a la volonté de désinguer qui que ce soit que que ce soit vous ou quelqu'un d'autre. Donc on poursuit vraiment très je dis pas que c'est la volonté mais je suis pas sa je suis pas non plus naïve, on vit tous dans le même monde donc je sais aussi ce qui se dit sur certains réseaux sociaux. Je sais comment tout ce s'est interprété, je sais comment après cela me revient.
Donc ces questions là elles viennent pas il y a pas de il y a pas de spontanéité dans la vie. Donc il y a la volonté de regarder et de commencer à se dire voilà donc pourquoi est-ce qu'on a mis travail et pas travailleur ? Ben vous savez quoi ?
J'en sais rien et en plus c'est le dernier de mes problèmes parce que je pense que la vie des gens mérite mieux que ça. Slogan le slogan en fait c'était c'était pour vous faire parler de quelque chose justement de c'est plus profond. C'est la question effectivement donc c'est le choix de du slogan.
Donc voilà, mais en fait plus loin c'est en fait ça pose plusieurs questions aussi parce queon revoit on voit qu'il a par exemple la valeur travail qui est quelque chose que André Chassigne en a parlé, c'est quelque chose qui revient beaucoup. Souvent d'habitude on associe plutôt à la droite mais et en fait de mettre en avant le le côté du travail et qui pourrait mettre aussi écarter un petit peu on va dire les personnes qui sont éloignées du travail comme les personnes qui sont au chômage au RSA. Il y avait eu un petit peu cette phrase sur la gauche des aloes qui avait été euh prononcée à Luma.
Et donc est-ce que ça divise pas aussi les personnes qui sont éloignées de l'emploi, les personnes qui ont de travail et voilà de d'avoir ce Bah écoutez moi d'abord les gens que je rencontre qui sont de l'emploi leur première priorité c'est d'avoir un travail contrairement à ce que la droite dit a contrairement à ce que mais bien sûr ils ont besoin d'aide mais contrairement à ce que la droite raconte les gens qui sont éloignés du travail ils sont satisfa ils ont pas envie de rester éloignés du travail et moi mon combat politique c'est que chacun est un travail et quand je quand on défend le travail c'est pour que tout le monde en ait Donc là aussi, on peut jouer après sur les formules et les raccourcis de phrases, mais personne au parti communiste français dit qu'on ne va s'intéresser qu'à ceux qui travaillent et que les autres ils ont qu'à crever la bouche ouverte. Deuxièmement, sur la valeur travail. sur la valeur travail, je pense que c'est euh une vraie exigence mais qui a toujours été portée par la gauche.
On peut reprendre y compris les grandes pages de Joress en la matière bien évidemment que la droite les repris pendant un temps, qu'on ait à un moment donné une gauche qui s'en soit détournée. C'est c'est une réalité. Mais moi, je continue de dire que oui, la valeur travail, la valeur travail c'est ce qui permet de poser comme acte politique le fait que dans une société, on a besoin d'assurer à toutes et à tous un travail et que celui qui n'en a pas, la société doit le protéger.
Mais c'est vrai que la valeur travail, c'est très associé à Nicolas Sarkozi, on est dans une société moraliste, la méritocratie. Sinon, on est dans une société moraliste et on n'est plus dans une République sociale. Mais c'est dans cette société de neolibérale, on travaille, il est au cœur de la société parce que par le travail, on se sociabilise parce que par le travail, on crée des richesses et dans le travail on compte aussi le travail domestique et cetera.
Là, c'est vrai que c'est le travail donc l'emploi en fait, le marché du travail mais finalement tout le monde travaille. Les gens au chômage aussi travaillent, le travail domestique et d'accord. Bon, non mais très bien et les retraités continuent de travailler et cetera.
Ouais. Cependant, je je pense que l'objectif justement est de poser la nécessité d'avoir un travail pour tous parce que sinon bien effectivement la question est posée aujourd'hui d'ailleurs parce que la droite utilise cette expression valeur travail d'une manière complètement dévoyée et donc quelle est la conséquence ? Bah oui, celui qui RSA, il peut faire un effort quand même.
C'est c'est presque de sa faute bientôt. Moi, je pense que le réaffirmer comme une valeur de gauche, c'est au contraire asseoir toutes les solidarités qui en découlent quand on en est exclu. Non pas parce que contrairement à cins voudraient nous faire croire, c'est un choix et qu'on et on a envie de vivre des aloes parce que personne ne vites euh mais au contraire d'une redistribution par la suite.
Vous dites tout le monde aspire à un travail, c'est vrai, mais pas n'importe quel travail. et et vous parliez tout à l'heure quand Louis vous posait la question que c'était juste une formule mais les mots ont un sens surtout dans la lutte surtout quand on est communiste. Et le problème, enfin moi c'est le problème que que je ressens quand j'entends parti le parti prix du travail, c'est que ça pose l'idée de défendre le travail tel qu'il est, n'importe quel travail, alors qu'on entend plutôt le communiste dans la défense du travail tel qu'il devrait être.
Est-ce que ça ça pose quand même question de ce côté-là, le travail tel qu'il devrait être pour assurer la dignité des travailleurs ? Oui, bien évidemment. D'ailleurs quoi ?
On va pas revenir sur le débat sur la formation. Je pense que vous n'avez aucun communiste qui dit que tout va très bien au travail. Et donc je redis mais voilà que réaffirmer que le travail est une valeur essentielle, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire y avoir accès et ça veut dire s'y épanouir et avoir des conditions correctes et un salaire à la hauteur de ce qu'on fournit. Bon voilà. Donc on en revient quand même à ce que nous évoquions tout à l'heure.
C'est un slogan donc forcément il est d'abord il est imparfait. C'estàd que alors je sais que le défaut des communistes souvent c'est de vouloir faire en intract d'une page l'équivalent de 5. Donc c'est illisible.
Donc je constate que quand on fait trop court c'est aussi mal compris. Donc soit je crois qu'à un moment donné on ne se on on regarde l'ensemble et rien aujourd'hui rien aujourd'hui personne ne peut laisser dire que les communistes se satisfont de la qualité du travail aujourd'hui en France. Alors justement ces derniers temps, on débat a agité la gauche française mais aussi à l'internationale notamment depuis l'élection de Zoran Mamdani à New York. celle entre assumer une radicalité claire justement pour aller pour pour rassembler dans son camp ou plutôt d'ouvrir son discours pour conquérir une respectabilité au-delà du camp de la gauche.
De ce côté-là, est-ce que le PCF a trouvé cette question entre radicalité et changer un petit peu son discours, l'atténuer peut-être pour aller conquérir d'autres parts de marché pour parler un bon capitaliste ? D'abord, moi je je je parle au français, je parle pas au par de marché et j'ai cru comprendre qu'en tout cas quand on l'atténue euh ça vous titille. Donc je ne sais pas je sais plus ce qu'il faut faire là.
Je je vais ressortir en disant finalement et ouais peut-être que bon euh moi vous savez je suis pas nostalgique du passé donc moi je pense non pas qu'il faut l'atténuer. Je pense que pour rester très marxiste, il faut le mettre dans l'air du temps et c'est ça en fait. Donc bon, après c'est toujours compliqué parce que vous avez les tenants de la vérité absolue.
Donc effectivement dès que vous modifiez quelque chose, vous devenez un traître à la cause et donc vous n'êtes pas au niveau. Mais je pense qu'il faut quand même continuer comme ça. Ensuite bon la victoire du maire de de New York, moi je je pense que c'est d'abord c'est une belle victoire parce que dans ce pays qui est totalement trum paysé, ça donne un peu d'espoir de se dire que quand même il y a pas que ça.
Bon après vous savez vous pouvez être révolutionnaire dans le discours mais quand vous regardez bien le programme on est quand même loin de la révolution et on est quand même loin du communism il a quand même réussi à convaincre au sein du parti démocrate qui est encore plus loin je suis d'accord mais je veux dire je je moi je je je ne me méprends pas de la remarque de Trump qui de toute façon taxe de communiste tous ses adversaires. J'ai pas de problème là-dessus. Et et effectivement, mais d'ailleurs, c'est pour ça que c'est assez surprenant parce que il me semble, mais je peux me tromper que on a forcément une lecture des États-Unis qui qui est toujours faussée et et on l'a eu d'ailleurs au moment de l'élection de Trump, tout le monde avait parié qu'il serait pas élu, finalement, il a été élu et cetera parce que le mec est dingue en vrai.
Voilà, il y a pas de de sujet. Euh donc oui, effectivement ce que j'en ressens, c'est quoi ? Ce que j'en retire, c'est ce que vous dites.
Il a entre guillemets, c'est un personnage inattendu au au sein au sein des démocrates et et très certainement ça permet d'enclencher la la dynamique et et de faire basculer cette ville de New York, quoi. En tout cas, de la de la de de la prendre. Euh après, c'est ce que je vous dis, il a un discours assez qui qu'on pourrait qualifier en France d'assez radical quand on regarde réellement le programme.
Euh et j'écoutais, bon, il y avait plusieurs compris euh intellectuels de gauche plutôt proche de nous qui qui le qui le décortiquent. Euh jeis compris sur la question des supermarchés, vous savez, vous verra à tous. Bon, en fait, c'est un pour 4 5000 habitants quoi.
Euh voilà, on n'est pas loin des émeutes tout de même. Mais vous n'avez pas totalement répondu à ma question sur le choix. C'est vrai que on a l'impression que les les communistes français et ben vous savez, je vais vous répondre très simplement.
Vous savez, être communiste, c'est accepter la dialectique et la contradiction. Et je pense que euh la force et la place du parti communiste français, c'est d'être ni l'un ni l'autre et de chercher en permanence à dépasser cette contradiction entre une forme de radicalité qui peut être très jouissive, même parfois, mais qui ne répond pas et qui ne transforme pas la vie des Français. et un autre écueil qui serait à force de se renier de ne pas satisfaire la transformation nécessaire de la société. et entre les deux, et ben je crois que c'est l'engagement communiste trouve sa raison à dans la capacité à à dépasser ces deux oppositions.
Justement, c'est la stratégie portée par Fabien Russell notamment cet entre deux avec d'un côté, je suis une bonne comm, [rires] c'est bon, vous êtes dans la ligne, vous êtes dans la ligne d'un côté ce ce programme de rupture mais aussi de l'autre côté cette volonté de transer l'éclivage disons de s'adresser à tous. Euh résultat, Fabien Rousell a obtenu une certaine popularité, on le trouve dans les sondages d'opinion, mais elle ne se traduit pas électoralement 2,28 % à la dernière présidentielle. Est-ce que ça plaide pas pour un changement de stratégie ?
Alors, d'abord, je crois que vous êtes une des premières personnes que je rencontre Rousal n'est pas quelqu'un qui clive et je pense que la dernière campagne de ces élections présidentielles voir les polémiques parfois de cet été, je pense quoi ? Je pense pas qu'on puisse dire voilà alors peut-être qu'il ouvre certaines visions que qu'on peut avoir des communistes, mais je pense qu'il cherche aussi des fois le clivage et voilà, ça c'est chacun son son truc. Euh non mais après vous avez raison d'abord oui, ça ne se traduit pas, vous savez en politique euh il faut qu'on faut être connu, faut qu'on parle de vous, il faut qu'on vote pour vous.
Donc le troisème temps n'arrive pas si vous n'avez pas les deux premiers. Euh donc on peut être très bon dans le 1er, on peut être très bon dans le 2e et le 3è ben on n'y est pas encore. Voilà.
Et la réalité c'est celle-ci. Donc on va pas se euh on va pas se raconter notre histoire. Euh en revanche euh je pense aussi que on est dans un tel désespoir politique.
Voilà, je c'est comme ça que on a tous été bibronnés pendant des années à la notion d'un vote utile de gauche alimenté à l'époque sous l'air mitérant par le parti et cetera que en réalité aujourd'hui les Français bah en fait ils font leur vote utiles et donc en vrai on est dans des premiers tours et comme on est encore ce matin ou hier je ne sais plus envahi de sondages qui sont déjà en train de nous annoncer les résultats de l'élection présidentielle qui ne vont avoir lieu que dans 1 an et demi Euh bah oui forcément en fait on est tous à se demander mais qui va être au deuxième tour ? Mais est-ce que d'abord on pourra avoir un débat de premier tour ? Et donc pour le coup, moi je le dis mais et on peut tout faire, on peut être les meilleurs, les moins les plus mauvais et cetera.
Oui, on aura toujours de la difficulté à avoir cet espace là. au nom de ça, bah si à chaque fois qu'il y a des difficultés, on renonce, faut faire autre chose que de la politique. Euh justement pour continuer de vous de de vous demander de de préciser sur certains sujets, il semble qu'il y a eu des différences de vision aussi même du Parti communiste.
Je je reprends l'exemple sur la laïcité du vote des sénateurs communistes qui sont apparus donc divisés au sujet du port du vol dans le sport en février 2025. Vous faites partie des des sénatrices qui se sont abstenues lors du vote plutôt que de voter contre. Euh quelle est la position du PC à ce sujet et pourquoi est-ce que vous votez contre l'interdiction ?
Pourquoi est-ce que enfin pourquoi vous êtes compris ? C'est bon. D'abord, je me suis abstenue au lieu de voter contre ou au lieu de voter pour.
Parce qu'en fait si vous voulez le principe d'une abstention c'est justement alors c'est la droite qui a totalement voté pour donc vous aiez totalement voté avec la droite si çait deuxièmement euh c'est pour être précédente de groupe et être sénatrice quand même depuis quelques années c'est régulièrement je dis pas que je vais pas je vais pas dire que c'est fréquemment mais ça arrive qu'il y ait des votes différents au sein du groupe. C'est et j'ai envie de dire on est un on est on est votre position mais on est Ouais mais on est une organisation démocratique. Non mais parce que ça surprend toujours.
Vous savez quoi ? Moi, j'ai pas de problème que dans mon groupe, on ait des votes différents sur la question du port du voile dans le sport et dans les compétitions sportive. D'abord, il y a de il y a deux temps, il y a la question des entraînements et donc sur ça, je n'ai aucune je n'ai aucun problème dans la matière.
Je pense que d'ailleurs le sport, tout le monde l'a démontré, doit être vecteur d'intégration et cetera et que la notion de la laïcité, compris, n'est pas d'empêcher aux gens de pratiquer leur religion, mais plutôt de protéger chacun. Ensuite, il me semble que dans les compétitions officielles, dans un pays qui affirme la nécessité d'une laïcité et d'une laïcité inclusive, je crois que le port de signe religieux doit être proscrit. Voilà.
D'où une abstention parce que certains et on le voit depuis ce matin avec la tout ce que la droite veut proposer, il y a en fait il y a ceux qui veulent tout, il y a ceux qui veulent rien. Bah autorisez-moi un peu à à nuancer ces radicalités d'ailleurs des deux côtés. Je pense que c'est un un vrai sujet.
Ces texteslà ne font pas avancer le vrai problème qui est euh la place finalement de chacun dans notre pays. Mais forcé de constater et je le dis très tranquillement et voilà. D'abord premièrement cette question du voile, elle est apparue depuis maintenant un peu ouais une trentaine d'années, on va on va dire.
Elle n'existait pas avant. Moi, je suis aussi dans une famille et dans une culture où on a recueilli chez nous des gens chez quoi je chez mes parents, des gens qui fuyaent le terrorisme en Algérie qui parce qu'on obligeait les femmes à porter le voile. Donc vous faites un lien direct entre parce que oui là c'est pas du tout la même chose. don je vous parle ce don c'est les femmes quient le vol qui veulent faire du foot le dimanche avec le copines et qui se font exclure alors même que vous estimez déjà ou en tout cas les souvent les défenseurs de l'interdiction estiment qu'elles sont déjà pressurisées dans leur milieu et donc on les exclut un petit peu plus parce que là vous parlez des compétitions officielles mais moi je vous parle aussi des amatrices du dimanche qui se retrouvent du coup à être à être exclu et que vous venez de comparer du coup avec lien non mais je vous ai pas dit ça moi je je vous ai expliqué mon parcour pour vous expliquer ma position et je fais aucun lien.
C'est mais comme ce sujet est toujours électrique, on essaie toujours tous de faire des C'est ce qui vient d'être fait. Voilà. Donc moi, je fais aucune comparaison.
Je dis simplement que voilà et que la question dans un certain nombre d'orientation politique de certains, le port du voile est une arme politique. Il n'est pas là pour protéger la femme. Voilà.
Et ça je la je je ça ne veut pas dire que toutes les femmes qui aujourd'hui dans notre pays portent le voile en grande majorité c'est une conviction personnelle ici en France si on les écoute elles en tout cas c'est bien de les écouter mais vous savez il y a des femmes qui oui il y a des femmes battues elles veulent pas quitter leur mari parce qu'ell l'aim ben non mais parce que si vous voulez c'est je veux dire à force de caricaturer ce débat là et de et de toujours acculer celui qui ne serait pas dans une forme de bienpensance de gauche on arrive à ces défauts là. Donc effectivement, moi je ne sais pas moi voyez, je pense qu'il y a plein de choses que je fais dans ma vie et j'ai élevé mes trois enfants et je pense qu'il y a des choses inconscientes et donc on le choix en interdisant de le libre choix le libre choix je pense qu'il faut toujours le nuancer. Mais donc quand on est dans bien sûr mais vous pouvez lever les yeux social bien sûr qu'il faut nuit de vo qui est documenté qui décide de porter le vo il y a des femmes qui vous disent qu'elles sont tout à fait libres et tout à fait féministes et moi j'en ai eu en vous dis que plus il a qu' le porte plus on va leur obliger à le porter donc voyez la non mais donc la question elle est carman c'est aussi le sujet le sujet du vol dans le sport il est aussi lié par exemple Olivier Girou il a des croix voilà il est catholique Et on voit surtout ses bras évidemment et tous les hommes qui se signent sur le terrain quand ils rentrent, personne ne va leur demander ni de leur couper les bras ni les embêter.
À la fin, ce sont toujours les femmes que l'on vient à qui on vient d'expliquer qu'elles sont trop habillées ou pas assez habillées. Donc la partie la la le le la position du Parti communiste français aujourd'hui, c'est de dire effectivement il faut retirer son voile avant de rentrer dans une compétition sportive. C'est intolérable.
Mon vote n'est pas la position du Parti Communiste français. Moi, c'est ce que je vous demandais aussi, mais enfin bon, d'abord, il y a des groupes parlementaires qui ont leur propre fonctionnement et et qui s'inscrivent et qui font des votes à des moments donnés au regard d'un débat. Il y a la position du Parti communiste français et me la demandez pas, j'en sais rien.
Donc comme ça, vous voyez, il y a parce que vous êtes porole. Donc voilà, vous savez euh je moi j'ai toujours beaucoup de respect pour ceux qui savent tout surtout, mais moi je j'ai un peu d'humilité en la matière, voilà. et de et et troisièmement euh oui, il y a des fois ben voilà, comme je vous le disais, parce que ce sujet est compliqué, compris, notre groupe a eu des votes différents et je pense que finalement cette différence dans les votes, elle est plutôt représentative de la complexité de ce débat euh plutôt euh qu'une grande division entre nous.
Alors, on voulait également vous parler des des municipales et du communisme municipal qui est là où il s'est implanté a eu le mérite de développer des services publics, du logement et plus de services public, plus de démocratie. C'est bien le meilleur antidote contre l'extrême droite. Donc on imagine que c'est ce que vous avez envie de de particulièrement développer sur la période d'ici les municipal qui vont arriver en en mars.
Oui. Alors l'élection municipale c'est toujours compliqué parce qu'en fait on en parle beaucoup et on a alors on a plus 36000, on a on a 35000 communes avec toutes en fait des réalités très différentes. Et donc je pense qu'en tout cas pour nous les communistes, la question c'est effectivement de porter dans dans dans le débat national, je vais dire ainsi euh ce d'abord ce que pourrait et devrait être les communes, même si nous avons parfois conscience que je le dis, on l'évoquait au tout début, la question du financement euh fait que c'est quand même compliqué.
Euh et effectivement, je le disais, c'est l'échelon de base de la démocratie et donc c'est là que se ce que se fait ce lien. Bon, malheureusement, est-ce que c'est la seule antidote contre l'extrême droite ? Je crains que non.
Voilà, parce qu'aujourd'hui l'offensive est telle que vous savez une digue, ça empêche une inondation jusqu'au jour où c'est un tsunami qui vous la renverse quoi. Et je pense qu'on en est là malheureusement si si ça continue. En revanche, moi ce que je constate c'est que les maires communistes ont eu développé pendant plusieurs années des colonies de vacances, ont été parmi les premiers à mettre en place la tarification sociale dans les cantines.
Il y a maintenant plusieurs décennies et je crois qu'aujourd'hui dans la plus grande majorité, je vais le dire comme ça, voilà, comme ça chacun fracentage. Euh c'est c'est mis en place. Donc moi, je suis fière de cela. c'estàdire que on est comment est-ce qu'on remet alors bien évidemment on n'est pas l'État et on prendra jamais la place de l'État en revanche comment on remet de la proximité de la justice sociale et je crois je crois que c'est ça la force en tout cas des des élus communistes d'ailleurs qu'ils soi en majorité ou en opposition comment est-ce qu'on essae autant que possible de construire avec les citoyens les choix politiques à prendre et finalement c'est important parce que aujourd'hui rien dans l'opinion publique et le pouvoir médiatique dominant.
Voilà, comme ça j'ai pas mis l'humain euh pour le dire au directeur [rires] euh non mais et le pouvoir médiatique de anisse la place à cela et y compris mais dans les institutions quoi, vous savez au Sénat mais des fois il faut voir quoi. Des fois on a des collèques, ah mais en plus on va pas se prendre la tête avec les citoyens. Bah si en fait bah si on est dans un contexte particulier, on parlait de l'avancée de de l'extrême droite, il y a aussi des divisions à gauche.
On y reviendra un peu plus tard mais d'abord quel est l'objectif des des communistes pour les prochaines municipales ? Je crois qu'il y a près de 145 m PC dans les communes de plus de 3500 habitants, ce qui est déjà un très bon total. Mais est-ce que vous êtes plutôt optimiste, vous espérez gonfler ce chiffre là ou est-ce que le contexte vous ramène peut-être à une tendance à la baisse ?
Alors, j'aime bien parce que depuis quelques semaines, tout me sort des chiffres, tout sera différent. Donc et alors à chaque fois, à chaque après chaque émission, je me dis faut que je regarde et j'ai pas regardé. Euh je rappelle simplement pour m'en être occupé en plus à l'époque Fabien Rousal a eu plus de 500 parrainages euh pour les élections présidentielles comme le prévoit d'ailleurs la loi euh et dont une grande partie euh quand même euh était adhérent du parti communiste français.
Donc voilà, mais comme j'ai pas compté, je vais mais mais c'est un peu plus que 135 même pour les communes de plus de 3005. Bon voilà. Euh ensuite vous savez quoi ?
Je vais faire je vais vous dire un truc très bateau et je pense que n'importe quelle personnalité politique de n'importe quel pays de n'importe quel parti pardon vous direz la même chose. Je commençais par vous dire que l'objectif bah bien évidment c'est de maintenir les communes que nous avons et c'est d' c'est d'en gagner autant que de que possible et surtout en tout cas et non là je le dis avec aussi beaucoup plus de sérieux je pense qu'on a une vraie offensive d'abord contre l'ensemble des municipalités de gauche et on voit une droite et une extrême droite très à l'offensive et alors dans les grandes villes on peut prendre Paris Lyon Marseille on on voit cette offensive là y compris avec des caricatures et des disc crédits jetés sur les équipes municipal en place dans les plus petites communes. On sent et dans tous nos départements.
Alors bien évidemment vraiment dans le sud, on a un RN qui est totalement affiché mais partout ailleurs un RN un peu déguisé qui va essayer de s'infiltrer. Donc je crois que ça on doit le dénoncer. On a une vraie, c'est peut-être la première fois qu'on arrive à des élections municipales avec une vraie bataille euh pour euh ne pas faire rentrer l'extrême droite dans nos collectivités, dans nos communes.
Et en tout cas pour les communistes, au-delà de d'avoir des maires en situation de gestion, d'avoir en tout cas, je crois le plus d'élus parce que un parti qui qui qui se veut et qui a une une volonté à avoir une dimension nationale, se doit se doit y compris d'être présent dans toutes les strates des communes. Et le Parti communiste a vraiment l'intention de de rester à l'avant-garde. Je prends l'exemple d'Ivri sur scène sur la la façon de parvenir à à réussir à à gagner et à conserver un maximum d'élus euh où le maire sortant donc à Ivri dans le Val de Marne euh est à la tête d'union de la gauche et va porter la proposition des conseillers municipaux associés, c'est-à-dire des extraits européens.
Il représentent 20 % de la commune et donc il veut faire en sorte que les personnes donc étrangées à l'Europe, les personnes étrangères à l'Europe et bien puissent être un maximum associé parce que elles vivent sur le territoire. Moi quand le maire a dit ça, j'avoue que j'ai tout de suite pensé aux femmes qui avaient été mises sur les les dans les élections quand elles n'avaient pas encore le le droit de vote il y a il y a un peu plus de 80 ans de cela. C'est comme ça que le parti communiste peut rester à l'avant-garde c'est en allant sur ce genre de de proposition ?
Alors même je dirais c'est plus d'un siècle parce que quoi un siècle parce que Dou c'était même avant la guerre. Il y a il y a juste une nuance parce que justement sur sur sur ce que vous dites sur la situation d'Ivri qui à mon avis est une très belle initiative mais empli d'humanité d'abord qui doit avoir parce que c'est souvent la difficulté. Vous savez quand on devient maire bah vous avez ceux qui se disent je suis mère par ceux qui m'ont élu puis il y a ceux qui sont le candidat et en même temps une fois qu'on devient maire on devient le maire de tous qui qu'on est d'ailleurs voté pas voté qu'on est pu ou qu'on n pas pu.
Donc je trouve que c'est une très belle initiative parce que dans ce monde où tout le monde cherche à s'opposer, penser l'avenir de la ville comme un lieu où on vit ensemble et non pas les uns à côté des autres, ça fait bête à dire mais c'est déjà c'est déjà beaucoup. Alors après effectivement, il va falloir qu'il le mette en place. La seule nuance c'était ça, c'est que pour les femmes, la constitution en fait n'avait pas prévu le fait qu'elles soit élu.
Donc elles avaient le droit d'être candidates mais elles ne pouvaient pas être élu quoi. Voilà, elle ne pouvait pas être élu mais il n'était marqué nulle part qu'elle ne pouvait pas être candidate. Là on est effectivement dans un autre sujet et d'ailleurs nous avons toujours défendu la question de de de la du droit de vote pardon des des étrangers sur les élections locales pour ces raisons-là parce que oui d'accord vous n'avez pas la citoyennetéité française mais vos enfants vont à l'école vous allez au centre social vous allez à la bibliothèque.
Là, c'est une initiative ivrienne autour des élus. Est-ce que ça peut être est-ce que ça peut être porté nationalement paruniste Bah si vous voulez, je je souhaite surtout qu'il y ait beaucoup d'autres mères qui la reprennent plutôt parce que c'est en fait c'est ça la force d'une élection municipale. Mais effectivement par vous disiez mais oui, nous continuerons de nous démarquer dans cette capacité novatrice comme je le disais à répondre aux besoins et moi je crois de plus en plus et c'est pas seulement parce qu'il y a moins de moyens que en fait le la force d'une équipe politique dans une mairie, ce sera cette capacité à mettre en action les gens et c'est comme ça qu'on combat l'extrême droite aussi.
Anthony dans plusieurs villes justement administrées par la la gauche bah la gauche justement par divisé socialiste, écologiste, communiste et et insoumis Montreuil, Saint-Denis, la Courneu Saint-Toin. On peut élargir aussi à Montpellier, Lille, Bordeaux. Enfin, on va pas faire toute la liste mais voilà.
Comment vous jugez d'abord ces ces divisions ? Bah, d'abord on va pas faire toute la liste, mais dans la plupart des villes, c'est surtout la France Insouis qui part seul. C'est un constat euh voilà, je l'acte et ça a été affiché compris depuis dimanche dernier.
Donc et nous nous l'avons redit et à quelques peut-être exceptions près et bon voilà au nombre de communes, on a toujours le droit à l'erreur et la et Fabien Russell l'a redit la semaine dernière quoi, dimanche, pardon, il n'y aura pas de communiste sur des listes qui s'opposent à des maires de gauche sortant. H et donc ce sera notre ligne pour le poussa justement en parlant des insoumis, ils viennent de sortir leur enfin une sorte de de programme. C'est enfin l'institut de la boissie sorti cette ce livre là sur le nouveau communalisme.
Ça sent très fort le communisme municipal. Je sais pas si vous vous y êtes intéressé mais en gros ça ça parle de revigorer la démocratie, de réinventer des services publics. Comment est-ce que vous jugez cette cette initiative là ?
Est-ce que c'est une façon de marcher sur vos plats de bande ? Est-ce que vous y voyez une poopie ou au contraire ça ça amène la gauche à réinventer son logiciel aussi idéologique. Alors d'abord, je vais le dire en toute honnêteté, j'ai pas encore eu le temps de le regarder mais pour me soucier quand même beaucoup des enjeux électoraux et des collectivités territoriales, je vais le regarder.
Deuxièmement, euh je pense que on peut on peut le prendre de différentes manières. Moi, vous savez, je fais pas de la politique pour avoir des copyright. Donc, j'ai envie de dire si ce que les maires communistes ont fait, c'est très bien.
Ben écoutez, tant mieux. Après, je voilà, je crois qu'il faut qu'on ait raison gardé et c'est plus maintenant sur la méthode et la manière de faire que j'attends de voir comment certains vont faire. Je je le désespoir quand même dans notre pays, quel que soit les ambitions des uns et les et des autres pour 2027, les ambitions des uns et les autres pour 2027 ne seront pas les mêmes.
C'est la gauche dans sa diversité. Voilà, elle est et elle est diverse et c'est très bien la diversité, c'est une richesse. Euh perd un certain nombre de grandes villes parce que il y aura eu plusieurs listes au deuxème tour.
Et si on ajoute les initiatives insoumises sur certaines villes comme vous disiez qui les insoumis veulent partir de leur côté et si on en ajoute là encore ce projet de communalisme qui ressemble au communisme municipal, vous l'interprétez comment vous y voyez une tentative d'Opéa des insoumises sur le communisme ? Vous savez, en politique, je crois qu'on dit que les gens préfèrent toujours l'original à la copie. Donc, je ne suis pas inquiète.
Euh à à propos de des candidature et euh euh et d'une candidature unique à gauche ou une candidature pluriale, le NFP 2027 a annoncé une primaire. Les modalités seront annoncées mi-décembre. Le PCF s'en tient à l'écart pour le moment.
Pourquoi est-ce que vous pouvez nous dire ce qu'il en Alors, d'abord, c'est quoi le NFP pour 2027 ? parce que je ne connais pas cette structure. Le nouveau Front populaire a été une alliance des quatre forces de gauche que sont la France insoumise, le parti communiste français, par socialist europe écologie et vert des citoyens, des organisations syndicales pour porter ce programme en 2024.
Donc je voilà certains membres de cette coalition électorale pour 2024 ont décidé d'organiser une primaire, il l'organise et nous ne sommes pas. Pourquoi ? Pourquoi s'entonnerair à l'écart justement ?
Mais parce que alors pour le coup, il nous faudrait des heures et je voudrais pas être rébarbatif. On les aura pas. [rires] Voilà.
Donc ça j'ai Non mais je sais mais je les ai pas demandé. Je je bien c'est normal. Non non mais nous notre analyse de manière un peu simpliste, c'est que tout d'abord nous sommes dans un pays avec une élection à deux tours.
Bah voilà si on va prendre les États-Unis comme comme ça les gens je pense on va aux États-Unis qui est le pays de la primaire. aux États-Unis, quand vous avez voté à élection présidentielle, il y a un seul vote. Voilà.
Et après, il y a les grands électeurs, après il leur président. Mais bon, en tout cas, on vote une seule fois et donc avant, il y a des primaires qui les partagent. En France, le choix qui a été fait aujourd'hui, c'est qu'il y ait deux tours.
Donc, je veux bien qu'on s'en rajoute un troisème avant. Je doute de la pertinence. Je pense qu'on a un vrai problème à gauche parce que à droite, ils ont le même mais ce n'est pas mon problème.
C'est que en vrai, on dénonce tous mais on est tous on a tous plongé dans l'hyper présidentialisation. Et donc en vrai aujourd'hui tout le monde ne pense plus qu'à ça. Donc je je je [rires] crois que c'est un vrai un vrai sujet parce que forcément tout le monde veut être candidat présidentielle, tout le monde veut exister.
Donc on on voilà donc une primaire euh je le dis comme ça et voilà y compris dans ceux qui se sont mis d'accord. Je n'y crois pas parce que je pense qu'en plus à la fin, je remets pas en cause la la qualité qui peut être faite de cette organisation. Je pense qu'en fait à la fin celui qui la gagne pas, il il y en a qui vont quand même se présenter.
Donc je pense qu'on est dans une forme d'illusion qui laisse avancer en plus et ce qui est contraire à l'histoire de la gauche française que ce serait plateforme contre plateforme et à la fin on vote pour le meilleur. Mais punaise l'histoire de la gauche c'est justement de de renvoyer vers les citoyens la capacité à construire et à décider. Donc c'est pas une primaire qui clou le débat.
Pardon. Donc plusieurs candidats à gauche, ce serait pas un problème du coup ou est-ce que voilà, est-ce que ça permettrait donc que chaque force mobilise de son côté avant de s'unir au 2e euh tour par exemple en en cas de qualification dans la théorie ? Oui.
Non mais voilà, on va pas se mentir ça non, ça c'est ça c'est la théorie des des bouquins d'analyse électorale et ce qu'on a connu pendant des années d'ailleurs parce que la division à gauche euh quoi il y a toujours eu plusieurs candidats à gauche. Ça n'a pas empêché mai 80. Non mais donc euh vous voyez des fois on on se fait aussi des nœuds à la tête qu'il y a pas besoin.
Et quoi qu'on pense dans une situation avec tous les médias contre la gauche et quoi qu'on pense de l'élection de François Hollande dans sa capacité à avoir fait une politique de gauche ? Je voulais dire je voilà je la remets pas en question l'élection il y avait plusieurs candidats. Donc si vous vouez moi ça pour moi ça c'est pas une question.
Ensuite, sur ce que vous dites, malheureusement euh si on regarde les différents sondages avec toutes les pincettes et je l'ai déjà dit tout à l'heure, donc comme on n pas des heures, je ne répète pas. Euh mais du coup euh malheureusement le problème il est pas est-ce qu'il y aura un candidat euh de 3 4 ou 5 en fait s'il y en a qu'un ou s'il y en a quatre. Mais en vrai, il manque encore il manque encore de la capacité pour les électeurs à croire que la gauche peut changer leur vie très qu très sereinement.
Et en fait moi mon je à l'heure où on se parle, mon premier problème c'est quand même celui-ci c'est que aujourd'hui et je ne veux pas être défétiste et si je fais de la politique c'est pour changer la réalité. Donc j'ai aucun problème. La réalité d'aujourd'hui c'est que quand même va falloir y aller un peu plus que ce qu'on y a été parce que sinon il y aura pas de candidat de président de gauche pour changer la vie. vous en conviendrait.
Il faut gagner des élections et donc forcément être 4 5 6 sur la ligne de départ, c'est un frein. Est-ce que là ce que vous êtes en train de nous dire d'abord un qu'il faut faire le deuil de l'idée d'une candidature unique et est-ce que deuxièmement est-ce qu'il y aura forcément une candidature communiste à l'élection ? D'abord, j'ai dit je fais de la politique pour changer la réalité.
Donc la réalité je fais pas c'est pas un deuil. Voilà et la réalité c'est celle-ci, je ne l'accepte pas. Deuxièmement, c'est ce que vous disiez, voyez, parce que ouais 4 5 mais pendant des années et peut-être d'ailleurs, voyez dans certaines élections municipales à des élections législatives, en fait, on aime bien quand il y a plusieurs candidats parce que ça permet d'avoir un réservoir de voie euh pour le second tour.
Et donc, j'ai envie de dire, moi je regarde pas les choses comme ça. S'il y a demain un candidat de gauche, alors d'abord s'il y a un candidat de gauche, excusez-moi, s'il fait 30 % il a perdu. Non, mais c'est en fait donc OK, donc on a gagné quoi ?
Rien. Après, s'il y en a qu'un seul, on va revenir sur on fait un replay en arrière de l'émission mais la gauche radicale, la gauche paradicale, la gauche ceci là. Donc donc posons ce débat, arrêtons d'avoir peur de de nos débats à gauche.
Voilà, je je le redis, la force de la gauche a été Ça va jusqu'où la gauche ? Bah la d'abord moi je donne pas les diplômes de gauche. Voilà.
Non mais moi je je Non mais je sais qu'il y en a qui voilà, je vais pas vous dire que n'importe qui qui se décrète de gauche mais je si vous voulez bah je vous savez quoi ? On va reprendre l'exemple. Moi je pense que le parti socialiste est un parti de gauche.
Je ne pense pas que la politique de François Hollande a servi la gauche. Voilà c'est comme ça. Après je vais pas exclure telle ou telle.
Et la France insoumise est aussi un parti de gauche parce que qu'est-ce qu'on a ? On a avant tout en valeur et en partage la nécessité de la redistribution et de l'égalité. Alors après, il y en a qui le font d'une manière, il y en a c'est un peu mou, il y en a c'est un peu fort, il y en a c'est un peu comme si il y en a c'est un peu avec les flics, il y en a c'est contre les flic, il y en a c'est machin avec ou s'en voil mais à la fin on est dans quand même dans une ADN et une matrice commune au départ qui nous est en partage et et qui s'est exprimé d'ailleurs au moment du nouveau Front populaire.
Alors Cécile, il est l'heure d'accueillir maintenant le pire journaliste de la REDAX. C'est l'heure de la carte de presque. [musique] Hop là.
Euh mais Père, pourquoi tu habillé comme ça ? Qu'est- se passe ? Vous avez pas vu ?
Non. Qu'est-ce qui s'est passé ? Attendez, je fais un petit Macron, il a il va sûrement relancer le service militaire.
Le chef d'étatmajor, il a dit qu'il fallait qu'on s'apprenne enfin qu'on apprenne à laisser mourir nos enfants. Enfin là, on s'approche d'un de la guerre. Du coup, moi ben je me tiens prêt.
Pr j'ai même préparé mon petit kit de survie. Vous voulez le voir ? avec un sac un sac à je crois ça va pas du tout.
Est-ce que tu as piqué les pattes de Sepri ou pas ? Non, j'ai mieux [rires] déjà. J'ai mieux parce que le kit du gouvernement eux ils avaient pas mis d'armes à feu.
Ah ouais. Ah ouais, moi j'en ai mis une. Gros calibre.
Attention, c'est chargé. Impressionnant. Ah oui, ça fait même du bruit.
Bon, c'est pas grave, j'ai racheté des cartouches à King Jouet. [rires] Euh, qu'est-ce que j'ai d'autre aussi ? J'ai Flash McQueen.
Ca ciao. [rires] Ça c'est pour que les enfants, ils puissent s'amuser un petit peu avant de décéder. Ah oui, d'accord.
Pas que [rires] des blagues. Ça c'est le moment fun, le jeu des sep familles. Je sais que le gouvernement, il a mis un jeu de cartes mais moi je suis pas trop fan.
Je préfère ça. C'est beaucoup plus pédagogique. Ça permet de nous apprendre quelque chose.
Par exemple, dans la famille Le Pen, je voudrais le raciste. C'est lequel ? [rires] C'est pas évident de jouer avec leur famille.
Qu'est-ce que j'ai d'autre à vous proposer ? Ah oui, l'intégrale de Rachid Adati à la mairie de Paris. [rires] Ça c'est ma série coup de cœur du moment.
Vous avez vu Rashida dans le 18e. Vous avez aimé Rashida avec les agents de propreté. Vous allez adorer Rashida à la bravem. [rires] Bon, il y a un petit qu ça dure combien de temps ?
Franchement, c'est c'est 18h30. [rires] Il y a un petit quak, c'est que à la fin du sujet à la bravem, elle termine en garde à vue puisque [rires] il y a un contrôle au faciè. Voilà, c'est la police, elle va pas se refaire.
Bon et là, je suis pas peu fier de vous le présenter en exclusivité monde le livre de Nicolas Sarkozy. [rires] C'est un scam, il fait une page. Mais est-ce qu'on pouvait s'attendre à mieux d'un mec qui a passé seulement 20 jours au placard ? [rires] C'est une notice de Lipran, c'est ça ?
Peut-être. Du coup, moi je vous ai listé les S les choses qui durent plus longtemps que SarkoZi en prison. Le mois de février, un cercle menstruel, le Ramadan, le NFP de très peu, [rires] la DLC d'un cordon bleu, ma période d'essai à Luma, ça fait quand même 2 ans et demi que je suis en période d'essai.
Enfin [rires] bref, un tas de choses et même la polémique sur le roi Merlin va durer plus longtemps que Sarkoque en prison. D'ailleurs à ce propos, je sais pas si tu as vu sur les réseaux sociaux une vidéo sur les coulisses de Laurent Merlin et en fait c'est un repère d'islamogauchiste. Il paraît, j'ai pas vu.
Magneto Mike s'il te plaît. Enfin, les masques tombent. Le roi Merlin est soumis à l'idéologie wiste.
Venez, on va vous montrer. Mais non, du jambon à Lal. Al, je m'attendais à beaucoup de choses mais là on est à côté des prises quand même.
Jean-Luc Mélenchon. C'est quoi ce rayon de fou ? Le rayon Syri.
Monsieur, il y a un rayon France. Non, mais ça c'est les tapis de prière. C'est en direction de la mec.
Maintenant le livre de Jean-Luc Mélenchon. Le rayon jardinerie. C'est une zade ou quoi ?
Une douche. C'est étonnant pour des gauchistes. Mais non, une trançonneuse.
J'ai la même chez moi. Je l'ai pas acheté ici. Ah là du bambou.
Non mais on est encore en France, croyez-le ou non mais il y a un vendeur qui vient de me dire "Wilà tu ressembles à Griezmann. Pourquoi ? Voilà vraiment ce magasin c'est boycotte.
À partir de maintenant, on n'achète plus jamais rien ici. Bonjour en carte. Oui.
Donc 59,80 € que vous avez la carte. Oui. [rires] Quelle indignité.
Tu vas toi Cécile un petit peu à le rè là ? Bah ouais régulièrement. Tu achètes quoi ?
Alors moi par contre j'ai un petit souci par rapport au monsieur là qu'on voit, c'est que j'ai jamais vu de bouquin et j'ai jamais vu de gens. Bon mais c'est pas grave. Tuas pas trouvé le bayon.
C'est ça doit être ça. Ouais, ça doitir un truc comme ça. Pourtant, je fais quand même assez sou parce que j'aime bien bricoler.
C'est un peu mon moment de détente. Donc voilà, je comprends. Euh, j'avais caché tout en dessous. [rires] Il y a des à la fin de ma chronique, on fait le traditionnel ça ira, ça ira pas.
Tu connais un petit peu. Non, mais on m'a on m'a dit que ça arriverait. Donc en gros, je te montre des petites photos, tu me dis ça ira, ça ira pas.
Et tu me fais deux trois phrases d'explication pour Viens chef. Voilà. Une primaire pour 2027, ça ira ou ça ira pas ?
Ça ira pas. Je l'ai déjà dit donc je garde mon temps pour le coup d'après. Fabien Russel 2027, ça ira ou ça ira pas ?
J'ai pas le droit de dire, je sais pas. Non, c'est le problème en fait. Ça ira.
Il sera très certainement candidat à l'élection présidentielle. Le résultat, je le connais pas. D'accord.
Saint-Étienne en Ligue 1, ça ira ou ça ira pas ? Ça ira. Forcément, ils vont remonter.
Les verts. Et Lyon en Ligue 2, ça ira ou ça ira pas ? Ça ira aussi parce que ça se saurait si euh les Lyonnais avaient jouer au football. [rires] Arcital, la nationalisation, ça ira ou ça ira pas ?
Malheureusement, ça n'ira pas et nous le regrettons parce que ce sont bien évidemment des des centaines d'emplois mais aussi euh la capacité de la France à avoir la maîtrise de la souveraineté industrielle. Excellent. Et euh les fauteuils de Gérard Larcher, ça ira ou ça ira pas ?
Parce que j'ai déjà posé cette question à Yann Bressard. Mais tu te souviens des fauteuilles à 30 et quelques balles ? Mais c'est c'est to much.
Tu les as déjà vu ? Euh non parce que moi je ne suis ni présidente du Sénat ni vice-présidente. Ça doit échapper à personne.
Donc je n'ai pas euh la possibilité de sier sur ces fauteuils là qui sont tout au nombre de deux dont un prototype et qui sont refaits régulièrement. D'accord. Ils sont très beaux en cuir supérieur.
Oui, parce que non mais non mais moi je je je rentre pas dans le délire de du du populisme sur ça et parce que je pense qu'on allere l'antiparlementarisme, les gens qui président la Bah oui, non mais je vois bien mais moi non. Bah donc [rires] bah ouais ben on n pas d'accord, c'est pas grave. Mais voilà, je pense qu'on ne mesure pas ce que c'est que de rester de 14h30 à 20h pour présider une séance non stop.
Moi je fais après est-ce qu'il fallait que ce soit aussi cher ? J'en sais rien, j'y connais rien. Ce qui est certain, non mais ce qui est certain et pour être très cache, je pense que moi mon fauteuil IKEA, il est pas assez confort.
Après, par rapport à celui-ci, je pense qu'il y a une marge. Voilà, tu switches le roi Merlin et tu Ouais. Ouais, pardon.
Fallait Ouais, bon, c'est pas grave. Non, c'est pas grave. Euh, Yanne Branse, maire de Paris, ça ira ou ça ira pas ?
Suspense, rendez-vous dans quelques semaines. Suspense, c'est pas une réponse he c'est c'est ma réponse. OK.
Bon, [rires] j'ai pas le droit. Colet. Non, c'est bon.
Merci. Beaucoup. Par contre, récupère ta cartouche s'il te plaît.
En tout cas, on pourra compter sur toi, c'est bien. Merci beaucoup P. Plaisir.
Euh, Cécile [rires] service politique. Je pense que ça te Non, quand même, vous vous venez de lâcher quelque chose d'extrêmement important. Vous avez l'air de dire que Fabia Russell sera candidat en 2027.
Vous l'affirmez aujourd'hui ? Je dit il le sera très certainement peut-être. Vous verrez c'est [rires] et vous me faites marrer dire c'estra ça ira pas puis après.
Mais non mais c'est pour ça que je vous posais la question derrière évidemment. On va je je si c'était demain, il le serait mais la question n'est pas celle-ci et je crois que nous l'avons suffisamment dit. La question aujourd'hui, c'est de préparer les élections municipales.
Et alors, c'est pas du tout pour beauté en touche sur votre question, mais en fait là, moi je viens d'apprendre en un an que se projeter à plus d'un an dans la vie politique française, c'est un risque dans lequel je ne me plongerai pas. Très bien. On avait aussi envie de vous parler de nationalisation ce soir, ça va être la la dernière séquence euh et de service public mais surtout de nationalisation.
On va lancer d'abord un magnéto sur ce que vous disiez. il y a très peu de temps. Nous nous pensons que l'économie n'a de sens que si elle sert le besoin collectif, le travail humain et l'intérêt général.
C'est là toute la différence entre une économie livrée à la spéculation et une économie régulée par la puissance publique. C'est cela le sens profond de cette proposition de loi. Arracher les secteurs vitaux à la logique du profit pour les replacer dans celle de l'utilité collective.
La nationalisation n'est pas un gros mot. Elle est un acte de puissance publique. Elle est une décision politique souveraine pour reprendre la main sur notre destin industriel.
Alors, on a parlé un tout petit peu d'arcellerur my avant. Donc, la droite sénatoriale a écarté une proposition de loi du PC visant à reprendre en main les sites français. Le groupe a reçu 392 millions d'euros d'aide publique en 2023, pardon, et prévoit la suppression de 636 emplois.
Donc pour que la gauche redevienne la gauche et rassemble les classes populaires, est-ce il faut lancer des débats très forts. Alors par exemple nationalisation ou expropriation organisation de la production par les travailleurs par exemple. Mais d'abord c'est une proposition que nous avons porté qui a été travaillée avec les organisations syndicales.
C'estàd qu'on l'a pas créé tout seul dans notre coin et je veux vraiment rendre hommage parce qu'en fait c'est ça qui dérange la droite aujourd'hui en fait. les salariés, les travailleurs, justement, ceux qui travaillent euh je reprends tous les mots comme ça, j'en oublie pas, euh je je pense ont une une capacité à défendre leur outil qui est exceptionnel. Et donc quand on les écoute, ils font des propositions et qui sont de bon sens et qui sont utiles et efficaces.
Donc oui, nous défendons, nous avons défendu la nationalisation d'Arcellor Mital et comme je le disais, malheureusement ça a été, vous venez de le rappeler, mais balayé par la droite, j'ai envie de dire quoi sans surprise, des fois ça me rassure en même temps que la droite ne soit pas d'accord avec moi, quoi. Quoi j'ai envie de vous dire, il y a pas de de souci. En revanche, ce qui m'interroge plus, voyez, dans ce vote là, que la droite qui nous explique qu'il faut de la souveraineté industrielle, qu'il faut de l'acier, qu'il faut en fait, elle ne prend jamais les bonnes décisions pour permettre que cette industrie continue.
Alors après, vous parlez d'une société nationale de l'acier. Oui. Donc mais je après donc après il y a d'abord nationalisation, je vais ça veut tout dire et ça veut et on peut y mettre beaucoup de choses.
Voilà. Non non mais je vais je vais je vais y revenir. Il y a la nationalisation, il y a l'entrée au capital de de l'État.
Euh mais après non mais ce que je veux dire c'est que la nationalisation c'est ça règle pas tout. Par exemple, on l'a vu dans le passé euh c'est pas parce qu'on nationalise que la question des droits des travailleurs et de la qualité du travail, elle est réglée. Donc de toutes les manières euh nous quand nous proposons une nationalisation, nous proposons bien évidemment aussi une vision avec de nouveaux droits au sein de l'entreprise.
D'ailleurs, qu'elle soit nationalisée ou qu'elle ne ou qu'elle ne le soit pas. On en est là. La question de l'expropriation aujourd'hui et on le sait tous c'est que en fait c'est un slogan mais qui n'est pas en capacité applicable.
Donc on peut se le dire et on peut on peut se faire plaisir en se le disant mais en fait personne non mais c'est important de discuter parce que c'est vrai que je pense qu'il y a beaucoup de gens qui savent pas que c'est possible mais mais parce que mais parce qu'en fait attends juste de remettre sur la table même si ça paraît impossible mais en tout cas que ça existe aussi que ça existait ça existait mais en fait aujourd'hui vous êtes d'ailleurs confronté au sacrossin droit de la propriété c'est d'ailleurs à ça qu'il faudrait s'attaquer mais en fait vous n'expropriez pas pardon un chef d'entreprise simplement parce qu'il décide de fermer un site en En fait, ça ne et la troisème forme que vous me donnez si était vous m'avz dit Oui. Oui. Si l'organisation de la production par les travailleurs vous donc vous avez dit que vous travaillez aussi avec les syndicats Non mais parce que excusez-moi j'ai pas compris parce que non mais en fait je pensais que quand vous disiez ça, c'était plus tout ce qu'on peut développer sur la reprise de la boîte par les salariés.
La nationalisation est d'accord hein, c'est l'État qui prend et qui organise la production. Et on pense que par exemple sur la question de l'acier, c'est essentiel parce que c'est la base de l'industrie et c'est ce qui permet ensuite de répondre aux enjeux environnementaux de transport et cetera. Donc là, on pense que l'État doit avoir une vision stratégique en la matière.
En revanche, on a tous en tête des exemples de boîte où ça les les patrons ont voulu licencier fermer le site, mais où là, ce sont les salariés qui se sont organisés et qui ont repris l'organisation de l'entreprise. Et dans ce cas-là, on n'est pas dans une dans une nationalisation et ben il est bien par une reprise en main par les salariés eux-mêmes de leur outil de production. Et alors, est-ce que vous pensez que la gauche doit lancer en fait une bataille pour un plan de nationalisation massif ?
Est-ce que ce sujet, il pourrait permettre à la gauche de former aussi un nouveau mouvement social d'ampleur comme autrefois ? Alors si seulement il suffisait de lancer un plan de nationalisation pour qu'il y ait un mouvement social, j'aime je le je vous dirai oui tout de suite. Non moi je pense qu'après je le redis la nationalisation c'est pas l'alpha et l'oméga pour pour le coup je ne le pense pas de l'organisation économique d'un pays.
Je pense qu'il doit y avoir des grands l'organisation économique communiste. Ouais, mais oui, oui, mais je je je ne défends pas quoi genre l'organisation économique dans laquelle je me projette n'est pas forcément euh celle de l'étatisation de l'économie euh versus ce qui a pu se passer dans un certain nombre de pays au 20e siècle. Euh et donc je pense au contraire, par exemple, que nous avons des enjeux stratégiques euh que peuvent être mais ce qu'on a fait au sortir de la guerre qui sont les notions de mobilité, qui sont des notions de d'énergie dans la diversité production, les matières premières.
Là, on en a l'État a besoin d'être de d'en être à la main d'œuvre à la manœuvre, pardon, parce que c'est ce qui permet ensuite de satisfaire les besoins de la pollution. Ensuite tout le reste. J'ai envie de vous dire qu'on ait des salariés qui qui se réorganisent réorganiser le le système économique pour que ce soit finalement ceux qui produisent, qui décident et qui orientent les productions.
Je pense que c'est beaucoup plus efficace et on parlait tout à l'heure de production, je pense que l'on parlait de l'épanouissement au travail, je pense que ça redonnerait beaucoup plus de sens dans son travail que simplement d'avoir un patron qui vous dit de faire ça ou ça. Une dernière question, Antonie. Ouais.
Alors justement, on parlait de mobilisation sociale et vous dit "Bah voilà, parler de nationalisation c'est pas c'est pas aussi simple. C'est ça c'est pas ça forcément qui va remplir les rues. Mais justement comment vous analysez la difficulté de la gauche aujourd'hui à à réussir une mobilisation sociale, un mouvement social ? en bref à se faire craindre dans la rue.
Alors, je pense que c'est là encore c'est assez contradictoire parce que vous voyez au mois de septembre, il y a eu une très forte mobilisation sur la question des retraites. Donc euh donc c'est pas aussi euh automatique que ça ou quelques jours avant le 10 septembre sur le dans dans le casadre du mouvement bloc. Donc je veux dire, il y a une grande mobilisation mais il y avait quand même aussi deux cortèges parfois un cortège syndical, un cortège politique d'une semaine à l'autre.
Ça dit aussi quelque chose de la difficulté de ta gauche. Oui, malheureusement c'est c'est pas nouveau non plus. Donc je veux dire, mais le problème après qu'on a mais je quoi je vais revenir au point de départ c'est que pour vous, moi je ne crois pas que plus on est dans la misère et sans perspective, on s'engage.
En fait, plus on est dans la misère et sans perspective, plus on est touché par la fatalité et plus on devient une proie facile pour l'extrême droite. Non, mais donc s'il y a un projet alternatif dessiné en face, peut-être que c'est ça le projet. Mais on dessine pas un projet à la place des gens.
Si on les si on les si on ne les met pas dans dans dans ce mouvement populaire, c'est la fatalité, c'est de l'individualisme, c'est ce à quoi on assiste et c'est ce à quoi s'occupe avec force les chaînes un certain nombre de chaînes d'information en continu qui tout au long de la journée vous vous font angoissé de tout et le le mal est au milieu de votre salon. Mais cependant euh donc ça je pense que c'est une vraie difficulté qu'il nous faut casser. Donc après il faut reprendre.
Mais ce n'est pas parce qu'on va dire demain on va nationaliser que les gens vont se lever, vont se se mobiliser. C'est ça que je veux dire. Donc on a aujourd'hui et c'est un vrai moi en tout cas je le prends comme ça et je je le prends comme ça moule.
Je pense qu'on a besoin de retisser du lien les uns avec les autres et donc ça va se faire. Et ben oui, dans un conseil de quartier. Oui, parce que là il y a une boîte, il y a un souci et donc on va faire oui parce que là il y a un problème environnemental et que et donc en fait et que tous ces gens-là si à un moment on arrive à les tisser et à leur redonner de la perspective parce que je le redis sinon mais les gens ils se replient sur eux-même et on en revient au point de départ mais les gens le problème c'est même pas qu'il sont qui comprennent plus rien c'est que les gens n'ont plus rien à [ __ ] de ce qui est en train de se passer et comment vous voulez changer la société avec des gens qui s'en fichent quoi j'ai envie de vous dire ce qui ne veut pas dire ils vivent pas bien ils sont pas Mais pour eux, on leur a tellement dit que de toute façon ma bonne dame, on peut pas faire autrement que ils finissent par croire.
Alors, je pense qu'on a besoin d'une gauche qui retrouve cette capacité à faire et et à démontrer. Je pense que les élections municip ce qu'on peut faire à l'échelle locale est en tout cas une expérience de donner à voir que il y a pas de fatalité, il y a seulement ce que l'on ce pourquoi on décide de s'engager et de transformer. Merci beaucoup Cécile Cuerman d'être venu répondre à nos questions.
Ça fait déjà quasiment plus d'une 20 qu'on échange. Je suis bavarde. [rires] Non non mais mais euh mais c'est aussi ça le principe de Saira, c'est d'aller au bout des questions et d'interrompre le moins possible dans interlocuteur de faire avancer le débat.
Je rappelle peut-être la mobilisation le 2 décembre prochain à l'appel de la CGT parce que c'est la la prochaine donne et de la F. Tout à fait. Et euh et voilà donc on se retrouve le 2 décembre en manifestation.
Merci en tout cas Cman d'être venu répondre à nos questions.
Cécile Cukierman