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DébatC à vous (sur YouTube)· 6 octobre 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Nouvelle dissolution : une piste envisageable ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 40 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Une nouvelle dissolution ne serait peut-être pas la solution...

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il va faire, E.Macron? Il n'y a que des mauvaises solutions?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    B.Le Maire se confie à vous. Il vous dit: "La maison va s'effondrer sur ceux qui sont dedans." Y compris sur lui?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    C'était une rupture qu'il fallait opérer?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    C'est pas un caprice, qu'a fait B.Retailleau? C'est un prétexte qu'il utilise?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00L.HausalterFait
    « Il le fait contre le pays, dans le sens où personne n'a compris ce qu'il a voulu faire. »
  • 3:00B.MorelFait
    « Le seul groupe qui peut l'espérer, c'est le RN. »
  • 5:00P.DuhamelChiffre
    « Il y aurait 250 députés RN. Il n'en manque qu'une quarantaine pour avoir la majorité absolue. »
  • 7:00B.MorelFait
    « L'article 12 de la Constitution interdit à un nouveau président de la République, puisque c'est la fonction mais pas l'homme, de dissoudre à nouveau l'Assemblée. »
  • 9:00L.HausalterFait
    « Il me l'a dit en face-à-face. J'ai interrogé dans ce livre tous les prétendants à la succession d'E.Macron. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

un Premier ministre démissionnaire d'aller trouver une autre solution. Je ne sais pas ce que pensent les Français... - P.Cohen: Ca aurait été encore plus désastreux de nommer un nouveau Premier ministre, un encore plus proche. - L.Hausalter: Ca a été envisagé.

E.Macron ne veut pas dissoudre. Il le fait contre le pays, dans le sens où personne n'a compris ce qu'il a voulu faire.

Là, il y a une pression. Il ne veut pas dissoudre. Ca lui retomberait dessus à la fin.

Il pourrait se retrouver en cohabitation avec le RN, ou on pourrait revenir à la même situation, mais en pire. Le ver est dans le fruit, pas depuis 2024, mais depuis 2022 et ce quinquennat mal né avec une guerre en Ukraine et une majorité relative aux législatives pendant lesquelles le président ne s'est pas impliqué. La dissolution a conduit à un blocage encore plus grave. - A.-E.Lemoine: Une nouvelle dissolution ne serait peut-être pas la solution... - B.Morel: Probablement pas.

Si vous prenez la carte électorale aujourd'hui, une dissolution finit de 2 façons. La solution la moins probable, c'est que vous ayez une majorité absolue. Le seul groupe qui peut l'espérer, c'est le RN.

Vous finissez votre quinquennat en cohabitation avec J.Bardella. Ce n'est pas tout à fait idéal.

De l'autre côté, l'option la plus probable, c'est que vous n'ayez plus de députés RN, un peu moins de députés LFI, beaucoup moins de députés centristes, et que vous vous retrouviez avec un Hémicycle encore plus ingouvernable. Là, qu'est-ce qu'il se passerait? Si le problème n'est pas à Matignon, parce qu'on a changé plein de fois de Premier ministre, si ça n'est pas à l'Assemblée nationale, il est à l'Elysée.

Ca ne réglera rien. Un nouveau président de la République ne permettra pas d'avoir un gouvernement ou un budget. On monte d'un cran dans la crise de régime, au risque... - P.Cohen: C'est même pire.

En imaginant un nouveau président avec une Assemblée ingouvernable parce qu'il y a eu une 2e dissolution...

Le nouveau président de la République ne pourrait pas dissoudre...

Il y a un débat? Il serait obligé de composer avec une Assemblée... - B.Morel: En théorie, vous avez raison.

L'article 12 de la Constitution interdit à un nouveau président de la République, puisque c'est la fonction mais pas l'homme, de dissoudre à nouveau l'Assemblée. Il n'y a aucun juge pour le dire. C'est quoi, une dissolution, juridiquement?

C'est un décret. Le Conseil d'Etat ne veut pas le contrôler. Si vous deviez faire une dissolution suivant une autre dissolution à moins d'un an d'intervalle, il y aurait des manifestations de constitutionnalistes.

Avec mes collègues, on ne serait pas contents. - P.Cohen: Je vous rejoindrai avec plaisir. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il va faire, E.Macron?

Il n'y a que des mauvaises solutions? - P.Duhamel: Si S.Lecornu ne trouve pas la solution introuvable dans les 48 heures, c'est sans doute la dissolution.

Il ne pourra pas faire autrement. Aujourd'hui, au ministère de l'Intérieur, ils disent qu'il y aurait 250 députés RN. Il n'en manque qu'une quarantaine pour avoir la majorité absolue.

Ils pensent...

L.Aliot pense que ce sera bon avec LR. En 2024, Bardella avait dit: "Je ne viens à Matignon que si j'ai la majorité absolue." Il pense qu'ils auront des renforts qui exploseraient totalement. - P.Cohen: Il y a un vent qui souffle en faveur de l'union des droites.

Il y a des choses dans l'air qui... - P.Duhamel: Sinon, aujourd'hui, avant de confier la mission à Lecornu, il a fait téléphoner à des collaborateurs à des patrons de groupe de l'ex-socle commun pour demander ce qu'ils pensaient de la dissolution ou d'un Premier ministre de centre gauche...

On imagine un profil comme Cazeneuve ou Moscovici. "Qui est possible dans le socle commun?" Ils sont dans la patouille absolue.

Ca me fait penser à la phrase de De Gaulle quand il a démissionné. Il était président du gouvernement provisoire de la République française après la Libération. Il démissionne en janvier 46 car il considère que c'est le retour du régime des partis.

Il dit: "Je laisse les partis faire leur petite soupe sur leur petit réchaud dans leur petit coin." C'est exactement le sentiment qu'on a. - A.-E.Lemoine: Imaginons que S.Lecornu arrive par miracle à mener à bien ces ultimes négociations...

Il ne veut plus être le Premier ministre qui mettra le pays en ordre de bataille pour avoir un budget dans les mois qui viennent? - L.Hausalter: Oui.

Il renoncerait à cette mission. Il considère qu'il est impossible de la mener à bien et, en premier lieu, d'avoir un budget. Pourquoi ne pas partir sur cette hypothèse?

Il n'y a aucune raison de réussir en 48 heures ce qui n'a pas été réussi depuis quasiment un mois. - E.Tran Nguyen: Qu'est-ce qu'il peut faire de différent? - L.Hausalter: Ce que vous donnez à la gauche...

C'est toute la tragi-comédie de cette semaine...

Ce que vous donnez à la gauche va entraîner les protestations de la droite. Au milieu, il y a le camp Macron qui compte les coups entre les uns et les autres. - P.Cohen: Recoller les morceaux après l'épisode de B.Le Maire qui a cassé la vaisselle? - L.Hausalter: B.Le Maire sert de point de crispation et a beaucoup de choses dans cette histoire.

Pour avoir des discussions, on sentait qu'il y a quelque chose qui allait mal tourner dans cette histoire de nomination du gouvernement. Ce gouvernement penche à droite, mais il est très macroniste. Le fait de rappeler B.Le Maire est le symbole le plus probant.

C'est sur le fond que ça bloque. On ne peut pas voir qu'il y a des problèmes dans le pays et que chacun n'est pas d'accord sur la manière de les résoudre, à commencer par le gel qui est censé être arrivé. - A.-E.Lemoine: B.Le Maire se confie à vous.

Il vous dit: "La maison va s'effondrer sur ceux qui sont dedans." Y compris sur lui? - P.Cohen: C'est l'un des grands critiques du macronisme, B.Le Maire. - L.Hausalter: Il me l'a dit en face-à-face.

J'ai interrogé dans ce livre tous les prétendants à la succession d'E.Macron. B.Le Maire nourrit quelques ambitions présidentielles.

Il a déjà tenté sa chance en 2016-2017, sans grand succès. Dans une interview, encore plus récemment, il expliquait qu'il était hors de question pour lui de revenir au gouvernement. - P.Duhamel: "Catégoriquement". - L.Hausalter: Il se répand, sur E.Macron, avec ce point de crispation: à qui la faute de la dette supplémentaire?

Les crispations traduisent l'attitude de cette classe politique qui ressemble à un canard sans tête, qui n'a plus les leviers, qui ne sait pas comment on fait dans une Ve République avec une situation parlementaire pareille, et un pays qui est en train de décrocher. - A.-E.Lemoine: Pourquoi le Premier ministre a caché l'information du rappel, du retour de B.Le Maire dans ce gouvernement à ses ministres? - B.Morel: C'est une question qui entraîne la crise politique.

Est-ce qu'il espérait qu'au fond, B.Retailleau, pris dans le gouvernement, ne pourrait plus émettre de critiques? Est-ce qu'il a négligé le fait que le casting avait une importance?

Comment ça se passe dans tous les régimes parlementaires européens? La Ve République n'est pas si spéciale. Ce n'est jamais que la constitution d'un régime parlementaire.

Dans tous les régimes parlementaires européens, vous nommez un coordinateur. Vous lui dites: "Trouvez-moi une majorité, 289 députés." Il est peut-être un peu tard, aujourd'hui.

Une fois que vous avez trouvé une majorité, vous établissez un programme. Ensuite, un casting. Ensuite, "je vous nomme".

E.Macron dit exactement ça. Ca ne fonctionne pas en Allemagne, en Italie, en Belgique et aux Pays-Bas.

Ca ne fonctionne nulle part ailleurs. C'est aussi pour ça qu'on risque de se retrouver avec une crise. - A.-E.Lemoine: C'était une rupture qu'il fallait opérer? - P.Cohen: Ce qui est intrigant est que B.Retailleau n'ait pas posé la question.

Un entretien d'une heure et demie...

Le poste lui a été proposé, celui de ministre des Armées. Il n'aurait pas demandé à Lecornu qui irait aux Armées? - L.Hausalter: Tout n'est pas clair.

Depuis le début de l'histoire, le fait d'appeler B.Le Maire au gouvernement...

Ses relations avec E.Macron sont tendues...

Il y a quelque chose d'inexplicable dans ce choix. - A.-E.Lemoine: Dans la volonté de le rappeler. - L.Hausalter: Sur les moyens de s'en sortir, le constat de B.Morel est juste.

On n'est pas en Allemagne. Tout le problème est là. On entend, depuis les effets de la dissolution et cette ingouvernementabilité de la France, le fait qu'ailleurs, ça marche.

S.Lecornu l'a rappelé ce matin. Toutes les arrière-pensées du moment s'appellent "élection présidentielle".

Tout le monde se prépare et préfère laisser passer un an et demi de campagne plutôt que d'aller dans les négociations. - A.-E.Lemoine: C'est pas un caprice, qu'a fait B.Retailleau?

C'est un prétexte qu'il utilise? - P.Duhamel: Il a considéré qu'il ne pouvait plus avancer.

Il a considéré qu'il était bloqué. Il n'y a aucun doute. Ce qui me frappe, c'est les intérêts particuliers...

Je pensais à la panthéonisation de R.Badinter dans 3 jours. Il a convaincu, cet homme, F.Mitterrand d'aller très vite sur l'abolition de la peine de mort, une session extraordinaire tout de suite, en septembre 81.

Il savait, à ce moment, que Mitterrand et que deux tiers des Français y étaient hostiles. C'est une période où les grands dirigeants politiques...

Il venait d'être nommé garde des Sceaux. Il prenait un courage politique incroyable. Il allait contre le pouvoir politique.

Aujourd'hui, on a le sentiment qu'ils ne pensent qu'à l'élection présidentielle. Ils ne font que suivre les mouvements de l'opinion. Dans les débats politiques, l'argument, c'est "les Français sont pour ça, les Français sont contre ça".

Nouvelle dissolution : une piste envisageable ? — Sébastien Lecornu · Pourquijevote