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Discours / meetingyoutube.com· 28 mars 2017 91 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraites

Meeting Nathalie Arthaud Lutte Ouvrière / Aubervilliers (93) - France 26 mars 2017

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 56 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:33Invité politiqueFait
    « Je suis une femme et j'ose me présenter à cette République d'homme. »
  • 6:43Invité politiqueFait
    « Femmes mes sœurs, travailleurs mes frères. »
  • 12:44Invité politiqueFait
    « Le parti communiste était un grand parti implanté dans les entreprises avec de nombreuses cellules. »
  • 20:00Invité politiqueChiffre
    « 21 milliardaires possèdent l'équivalent de ce que détiennent 20 millions de femmes et d'hommes dans ce pays. »
  • 55:35Invité politiquePromesse
    « Dans cette élection, j'appelle les travailleurs à reprendre la revendication de 1800 € par mois mise en avant par certaines fédérations de la CGT. »
  • 1:25:25Invité politiqueFait
    « Combien de travailleurs se mordent les doigts d'avoir voté pour Hollande en 2012 »
  • 1:27:29Invité politiqueFait
    « Côté pour ma candidature, c'est encore refusé les guerres menées sous prétexte de lutte contre le terrorisme »
  • 1:28:06Invité politiqueFait
    « Les firmes capitalistes de ce secteur sont parmi les plus parasitaires. Elles devraient être expropriées. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud92 %
  • non_speech8 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Nathalie Arthaud

Ils sont tous partis làbas. mar

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Nathalie Arthaud

rattraper quand je passé parce que je

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Nathalie Arthaud

c'est la lune de leage pour nous de l'é national sera le humain l'état nationale sera le genre d'humain c'est la lune qui Pour louer le pain l'interale sera le champ du

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Non speech

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Nathalie Arthaud

que nous sous nos portes généraux c'est la lutte finale pour nous et demain l'argent il en a dans les lâcher.

2:10
Non speech

[Applaudissements]

2:14
Nathalie Arthaud

plaisir. Voilà, c'est un moment fort de la campagne. Voilà, la salle est pleine. Ben voilà, la salle est pleine. C'est super.

2:19
Non speech

[Applaudissements]

2:44
Nathalie Arthaud

Et bien d' tout d'abord, je vais vous demander d'enir sur nos camarades au début de ce meeting.

2:51
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[Applaudissements]

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Nathalie Arthaud

de la maisons la souvent et nous somons

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Nathalie Arthaud

notre sur votre chose là pour les

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[Applaudissements]

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Nathalie Arthaud

sur

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Non speech

[Musique]

3:43
Nathalie Arthaud

c'est

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Non speech

[Musique]

3:50
Nathalie Arthaud

Alléluia ! Alléluia !

3:56
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

4:06
Nathalie Arthaud

C'est la for des travailleurs. C'est la force des travailleurs. Travailleuses, travailleurs, chers camarades et amis, je prends la parole d'abord pour apporter mon soutien à Nathalie Artau, notre candidate à toutes à tous, mais aussi pour souligner la continuité dans le combat commun que nous menons. J'ai été la candidate de lutte ouvrière dans six élections présidentielles avant que Nathalie prenne le relais. La première fois, c'était en 1974 et nous étions la première organisation à avoir le courage de présenter à l'élection présidentielle une femme. une femme, une femme qui était aussi une travailleuse, une employée. En 1974, nous étions seulement 6 ans après la grève générale de 1968.

Et on aurait pu penser qu'avec le bouillonnement des idées qui avaient marqué cette période, les partis traditionnels auraient osé présenter une femme, et bien aucun ne l'a fait. Et je suis consciente que ce qui a le plus marqué les esprits à l'époque, ce sont des phrases de mes allocution télévisé. Lors de ma première intervention, je disais en effet, "Je suis une femme et j'ose me présenter à cette République d'homme." Et lors de ma dernière intervention, je m'adressais aux travailleuses et aux travailleurs en disant "Femmes mes sœurs, travailleurs mes frères Et bien et bien ma candidature suscita le mépris amusé de la caste politique et de bien des médias.

Comment une femme, une travailleure pouvait une travailleuse pouvait-elle faire irruption au milieu des petits jeux et des grandes combines ? Les anciens ici s'en rappellent en 1976 un certain général Bijard ex chef militaire des guerres des guerres coloniales du Vietnam et d'Algérie proposa même de me marier avec un parachutiste pour me calmer. J'ai sans doute été les seuls J'ai sans doute été la seule pardon à dire à ce ministre de de Giscar qu'il n'était qu'un pit etcantope galené. Ce pays, la France qu'on nous présente comme une grande démocratie a donné le droit de vote aux femmes plus d'une décennie après la Turquie.

Et ce n'est pas un hasard si la bourgeoisie conservatrice de ce pays n'avait jamais voulu présenter une femme jusqu'alors. Oui, nous l'avons fait nous parce que pour nous l'égalité des femmes et des hommes avant d'être un droit à imposer, c'est un fait, c'est une évidence. Et je suis très fier qu'aujourd'hui encore, nous ayons choisi une candidate, une femme à la personne de Nathalie Artau pour défendre les intérêts du camp des travailleurs.

Au-delà de la diversité de des situations lors des six élections présidentielles successives, ce qui a été commun à toutes mes candidatures C'est que nous avons toujours voulu représenter les intérêts de classe du monde du travail, le camp des travailleurs. Nous avons toujours cherché à ce que cette fraction de travailleuses et de travailleurs qui ont gardé leur conscience de classe, la conscience que les exploités ont des intérêts opposés à ceux de leurs exploiteurs et bien qu'ils puissent s'exprimer, qu'il ne soi pas obligé de voter pour un homme politique de la bourgeoisie que son étiquette soit de droite ou de gauche.

Nous avons connu des scores et des résultats variables de 2 % à plus de 5 % 1995 et en 2002 et même moins de 1 % en 2012. Et alors cela a représenté de 200000 à 1600000 femmes et hommes qui ont choisi au moins une fois de voter pour des communistes révolutionnaires. Merci nous a permis de montrer que le courant dont nous exprimons les idées, certes minoritaires, et bien il est toujours là. Cela a permis que ne disparaisse pas la petite étincelle qui, si elle s'enflamme un jour, oui, mettra le feu à la plaine.

10:39
Non speech

[Applaudissements]

10:49
Nathalie Arthaud

Les côeries politiques de droite et de gauche qui se relayaient au pouvoir et les médias qui véhiculaient le conformisme de ces gens se moquaient souvent déjà à l'époque de nos résultats. À leur, ceux qui n'étaient pas en situation de conquérir le palais présidentiel de cette République bourgeoise ne méritait que du dédain. Et bien cette tradition persiste aujourd'hui et Nathalie Harta a droit bien souvent à des réflexions ou à des questions qui me rappellent de vieux souvenirs. Oui, les idées communistes révolutionnaires sont minoritaires dans ce pays et nous en sommes parfaitement conscients.

Mais il en a toujours été ainsi, sauf pendant les périodes si rares dans l'histoire où les opprimés et les exploités de la veille relève la tête et feront trembler la société sur ses bases. et de ce creuset révolutionnaire, la révolution russe, qui était né à l'époque le parti qui portait et qui porte toujours le mot communiste dans son nom, le parti communiste français. Mais ce parti, oh combien puissant à certaines époques, a abandonné depuis des décennies toute perspective communiste pour s'aligner dans un premier temps derrière la bureaucratie stalinienne de feu, l'Union Soviétique, avant de s'intégrer complètement dans le jeu politique de la bourgeoisie ici en France.

Dans les années 1960-170, le parti communiste était un grand parti implanté dans les entreprises avec de nombreuses cellules. Et avant 1968, à chaque fois que nous venions à la porte des entreprises distribuer nos tracs, on avait droit à des insultes, voir au coût de la part des militants du parti communiste qui nous traitait d'itlérot trotskiste. Aujourd'hui et bien à part lutte ouvrière, il n'y a plus grand monde qui distribue régulièrement une presse communiste devant la porte des usines des entreprises.

13:14
Non speech

[Applaudissements]

13:30
Nathalie Arthaud

présidentiel de 1969, le PC représentait 21 % de l'électorat et encore 15 % avec marché en 1981. Cela a été ensuite une lente dégringolade jusqu'à la dernière fois où ce parti avait présenté une candidate qui avait obtenu moins de 2 % des voix. Et bien en 2017, le PC n'est plus présent dans cette campagne électorale. Il s'est rallié à Mélenchon, cet ancien sénateur du PS, ministre du Parti socialiste, qui essaie de nous faire croire qu'il suffit de changer le numéro de la République pour que tout aille mieux pour le monde du travail. Et c'est au grand au grand désarrois d'une partie de ses militants et la direction du PS n'a eu ni la volonté ni le courage de présenter un candidat.

L'affaiblissement du PC est uniquement dû à la politique de sa direction qui déjà en 1974 n'avait pas présenté de candidat face à Mitteran et elle avait mis alors toute l'influence, le dévouement de ses militants dans les entreprises, dans les quartiers populaires à présenter ces thème politique bourgeois comme l'espoir des travailleurs. Par la suite, elle a soutenu Josmin puis Hollande, elle recommence au Georgis avec un mélanchon qui pourtant la méprise. Voilà comment le PC a trompé, a trahi les travailleurs. Voilà pourquoi il a perdu de l'influence dans la classe ouvrière.

Alors, je dis aux militants du PC qui ont adhéré sincèrement pour les idées généreuses d'une société communiste et pas pour participer à des gouvernements qui mènent la politique de la bourgeoisie, je leur dis que s'ils ne veulent pas voter pour un mitéran au petit pied, mais s'ils veulent voter selon leurs idéaux, il faut qu'ils votent pour la seule candidate qui lève bien haut le drapeau du communisme, Nathalie Harta.

15:48
Non speech

[Applaudissements]

16:04
Nathalie Arthaud

Je suis sûr que dans cette salle sont venus des militantes et des militants, des ex-militants, des sympathisants du PC. Et bien, je les appelle à être plus fidèles à leur conviction profonde qu'à une direction ératique et à voter pour notre camarade. Bien sûr, c'est à eux qu'appartient ce choix. Et pour ce qui nous concerne à lutte ouvrière, et bien nous continuerons à militer sur la base des idées communistes révolutionnaires, sur la base de ces idées qui nous relient au courant du mouvement ouvrier représenté successivement par Marx. Enguls, Rosa Luxembourg, Lenine, Etrosky qui nous relie à cette révolution russe de 1917, à ces perspectives, ces idées politiques dont nous réclamons.

Ces idées, elles nous ont été transmises par d'autres générations de militants trotskistes qui même broyés par le stalinisme ont tenu bon dans de nombreux pays et d'abord en Union soviétique et ils ont tenu bon malgré les calomnies, malgré la répression, les arrestations et les assassinats. Et bien et bien ces idées, nous continuerons à les défendre en nous efforçant de reconstruire un parti communiste révolutionnaire qui manque à la classe ouvrière. Nous continuerons à le faire parce que la société capitaliste qui est basée sur l'exploitation et la concurrence qui conduisent l'humanité vers la catastrophe, oui, je vous le dis, cela ne peut pas être notre avenir.

18:00
Non speech

[Applaudissements]

18:20
Nathalie Arthaud

Travailleuses, travailleurs, chers amis, chers camarades,

18:24
Non speech

[Applaudissements]

18:33
Nathalie Arthaud

La minorité capitaliste et le grand patronat nous mènent une guerre de plus en plus féroce. Les milliards qu'ils amassent sont réalisés à coup de licenciement, de suppression d'emploi, de blocage de salaire, d'augmentation du temps de travail et d'aggravation de l'exploitation. Ils sont réalisés à grand renfort de travail intérimaire et de et de sous-traitance où les salariés sont de plus en plus flexibles et plus mal payés. Ils sont arrachés aux salariés des plus petites entreprises priés de ne pas compter leurs heures parce que leur patron est étranglé par ce grand capital. Les régions ravagées par le chômage, les centre-villees désertées parce que le petit commerce est moribon.

Les millions de femmes et d'hommes de jeunes qui jonglent avec des petits boulots, les retraités dont la pension est inférieure au seuil de pauvreté. Voilà le résultat de l'avidité insatiable de la classe capitaliste. On nous dit que la lutte de classe est dépassée, mais les camarades qui m'ont précédé l'ont décrite très concrètement parce que je dénonce la grande bourgeoisie et parce que je décris l'opposition entre le monde du travail et la classe capitaliste. On m'accuse d'être schématique, caricaturale voire violente. Mais c'est la réalité qui est caricaturale et violente.

Comment ne pas être révolté par l'étalage des richesses, par ses jets privés, ces palces, toutes les extravagances de la grande bourgeoisie quand il y a des femmes et des hommes qui dorment dans la rue ou renoncent à se faire soigner faute d'argent. 21 milliardaires possèdent l'équivalent de ce que détiennent 20 millions de femmes et d'hommes dans ce pays. Bernard Arnaud, l'homme le plus riche de France, patron de LVMH, a augmenté sa fortune de 8,5 milliards en 2016 pour atteindre 38,5 milliards. Trahi ! Le mania de la télécommunication a doublé sa fortune passant de 5,4 milliards à 12 milliards. La fortune de Beigier, la famille à la tête de l'actalis et passée de 7 à 10,5 milliards.

Et tout ça en pleine période de crise alors que l'économie est stagnante et la et que la concurrence fait rage, et bien cela n'a été possible que parce que l'exploitation a été renforcée à tous les étages de leur empire. On nous présente toujours ces fortunes comme le fruit du travail mérité de valeureux entrepreneurs, mais elles sont construites sur le vol du travail de génération d'exploités. et aussi sur la mise en coupe réglée de l'argent public parce que la grande bourgeoisie pille aussi les caisses publiques au détriment des hôpitaux, de l'éducation, des transports et l'État vide volontiers ses poches.

de l'argent sonnant et trébucht, des subventions ou des exonérations, mais ce sont aussi tous les services rendus quand les ministres se transforme par exemple en représentants commerciaux pour les Dassau ou pour les bigs. Alors oui, cette grande bourgeoisie commande l'État. Elle domine l'économie et pèse sur toute la marge de la société et elle nous conduit dans le mur en poussant les classes populaires vers la déchéance matérielle et la société à la déshumanisation. Parce que le chômage et la misère font le lit de la concurrence, de l'individualisme, du rejet, voire de la haine de l'autre.

Alors dans cette campagne, il faut que nous disions aux travailleurs qui nous entourent : "Ne vous laissez pas abuser par les pentins qui s'excitent sur la scène politique. Regardez ce qui tire les ficelles. Regardez la classe capitaliste qui tient nos vies entre nos mains, entre ses mains. C'est une classe parasitaire, anachronique et irresponsable. Et la guerre sociale qu'elle nous mène ne s'arrêtera pas au lendemain de la présidentielle. Elle se poursuivra et même elle s'aggravera du simple fait que nous nous enfonçons dans la crise et ce que la bourgeoisie ne peut pas gagner par l'élargissement de ses marchés et bien elle l'obtient en aggravant l'exploitation.

Alors si nous laissons faire, ce ne sont pas 9 millions de pauvres que l'on comptabilisera, mais 10 ou 12 millions. Mais 10 ou 12 millions. Alors, saisissons-nous de cette élection pour dénoncer la dictature de la bourgeoisie. pour mettre en avant nos intérêts de classe et pour affirmer notre conscience d'avoir à nous battre pour les imposer. Beaucoup l'ont fait remarquer. Cette campagne offre un spectacle inédit. Plusieurs candidats, sans être nouveaux en politique, se sont invités de façon assez inattendue et en plus de ce casting renouvelé, on a droit à des rebondissements avec désistement, ralliments, tractation d'appareil, division et démêlé judiciaire.

Pour la première fois, on a un candidat à la présidentielle mise en examen et une autre menacée de lettre sous peu.

24:46
Non speech

[Applaudissements]

24:53
Nathalie Arthaud

Alors cela donne un peu plus de piquant que d'habitude et là on les voit tel que nature avec leur arrogance propre privilégiée. On les voit pris au piège de leur propre démagogie sur la justice, la tolérance zéro et puis ils sont pris aussi en flagrant d'lsonge. Et bien, il faut garder tout cela en tête parce que vous l'avez vu avec le premier débat organisé entre cinq grands candidats. La comédie électorale a repris et elle suit son cours comme si de rien n'était. Et regardez comment tous les commentateurs prennent la moindre déclaration de ces gens-là pour argent comptant. Bien sûr, tous ces politiciens savent-y faire pour faire oublier leurs incartades et leurs bassesses.

À les entendre, on pourrait presque les prendre pour des enfants de cœur. Ils ont tous un petit mot pour les smicars, pour les femmes, pour les retraités, les handicapés, les agriculteurs, les commerçants, les jeunes. Ce sont de beaux parleurs. Mais au lendemain de l'élection, nous nous retrouverons toujours et encore confrontés au grand patronat qui décidera s'il ferme ou pas telle usine, qui décidera de reléguer les femmes dans les boulots les plus précaires et les plus mal payés. Les jeunes continueront d'être baladés de stage en contrat de qualification.

Le grand patronat continuera de faire de nous des invalides et des handicapés du fait de cadence et de charge de travail toujours plus lourde. Et notre banquier décidera d'accepter ou pas le découvert ou le crédit dont on a un besoin vital. Et cela quel que soit le président élu. Tous ces politiciens ne changeront rien de ce qui est fondamental pour nous parce qu'ils ne veulent rien changer à l'ordre social et à notre condition d'exploiter. Beaucoup ont gouverné et on les a vu à l'œuvre. Aujourd'hui, ils nous disent qu'ils ont compris et qu'ils feront différemment.

Mais il suffit de les entendre, y compris celle qui n'a pas encore gouverné Le Pen, pour voir que toute leur politique transpire la servilité vis-à-vis de la bourgeoisie. Un exemple, il parle tous de la nécessité de lutter contre le chômage, de réindustrialiser le pays et d'investir. Mais il y aurait une chose très simple à faire. Quelque chose qui ne dépend même pas des capitalistes, qui ne dépend que d'eux s'ils sont élus, ce serait d'utiliser l'argent de l'État pour construire le million de logements qui manquent aujourd'hui. Cela fait des décennies que l'on parle d'urgence en matière de logement. Et bien l'État pourrait prendre le problème à bras lecorps.

Il pourrait lui-même embaucher en direct les maçons, les peintres, les électriciens, les ingénieurs et architectes. Ce n'est pas la main d'œuvre qui manque et ce n'est même pas l'argent parce qu'ils ont tous prévu de donner des dizaines de milliards au patronat. La réalité, c'est qu'aucun n'a la volonté de faire cela. Ils veulent réserver l'argent public à la bourgeoisie. Alors, vous pensez bien qu'ils ne prendront pas une seule mesure contraire à ses intérêts. Ils la secondont en menant une politique anti-ouvrière et les quelques mesures de leur programme, un temps soit peu favorable aux classes populaires, termineront, s'ils sont élus, à la poubelle comme toujours. Alors, on nous appelle.

Alors, on nous appelle à voter mais il s'agit de choisir le président de la République qui servira le grand patronat, qui aidera à attaquer nos conditions de travail, nos emplois, nos retraites. Il ne faut pas marcher là-dedans quand on est ouvrier, employé. chômeur, voter pour l'un ou l'autre de ses prétendants à l'Élysée, c'est voter contre son camp. C'est se vouer à être trompé et sacrifié. Vous connaissez sûrement l'expression très populaire en mai 1968. La dictature c'est ferme ta gueule. La démocratie c'est cause toujours et bien c'est une expression à remettre à l'ordre du jour. Ne vous laissez pas bercer de belles paroles. Ne marchez pas dans le jeu truqué des élections.

Utilisons notre bulletin de vote pour lever le drapeau de la conscience de classe et des luttes collectives. Je l'ai dit main de fois, je ne suis pas candidate pour devenir prés présidente de la République. Ni Harlette Laguyer ni moi n'avons jamais rêvé de l'Élysée ou de Matignon. Nous ne voulons pas participer à la gestion de ce système capitaliste. Nous voulons le renverser et nous sommes convaincus que les travailleurs, les exploités peuvent le faire et qu'ils peuvent imposer une gestion collective de la société à condition qu'ils en aient conscience, à condition qu'ils se battent tout simplement pour leurs intérêts.

Et cette conscience se forge dans le combat politique avec Macron, Fillon, Le Pen, Amon et Mélenchon. On a droit à toute une palette de parties, du plus libéral au plus étatiste, du plus xénophobe, au plus tolérant. Aucun d'eux ne représente les intérêts des travailleurs. Et bien, il faut le dire. Pour Fillon, c'est assez clair. Lui-même revendique être le serviteur dévoué de la bourgeoisie. Et puis il faut dire aussi qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.

L'arrogance de Fillon, ces leçons de morale du genre "Faites ce que je vous dis parce que je fais c'est exactement le mépris du grand capital pour le monde ouvrier." Fillon Fillon s'est lancé dans la campagne comme l'homme de la probité et de la rectitude. Un catholique pratiquant prêt à faire don de sa personne à la France et Pat àatra. Il a suffi que le canard enchaîné fasse une enquête, tire sur un fil et la pelote est venue. Et quelle pelote ?

Je pour je devrais dire le ballot de laine puisque Fillon est maintenant poursuivi pour détournement de fonds, complicité et recell d'abus sociaux, manquement aux obligations de déclaration à la haute autorité sur la transparence de la vie publique et faux et usage de faux. et je passe sur les costumes, la montre et les commissions à 50000 €. Alors bien sûr, il est difficile de ne pas regarder toutes ces turpitudes, mais il faut tout de même faire un effort. Et bien, regardez le programme qu'il présente. la fin des 35 heures, la suppression de 500000 postes de fonctionnaires, la retraite à 65 ans, plus d'impôts pour les pauvres, moins pour les riches.

Il faut regarder ce programme parce que c'est le programme du grand patronat et quel que soit l'élu, celui-ci cherchera à l'imposer. Alors, nous sommes prévenus. Le grand patronat va attaquer fort et bien, il faut se tenir prêt à se défendre. Macron quant à lui joue la carte de la jeunesse et de la fraîcheur, mais il se veut aussi l'homme de la synthèse. Macron, c'est donc l'enfant de Hollande et de Sarkozi, fiancé à Bairou. Bref, Macron, c'est comment faire du neuf mais avec du vieux. Et puis on peut être jeune et un défenseur zellé des bourgeois. C'est même obligé en fait quand on a comme Macron fait ses classes chez Rothchield.

Macron a gagné 3 millions, un million par an pour jouer l'intermédiaire entre des requins de la finance. et il se dit fier d'avoir à la différence des autres candidats, une vraie expérience professionnelle comme si cela lui donnait une idée concrète de la vie de l'écrasante majorité de la population. Macron regarde la société de sa fenêtre de bourgeois. Et que dit-il à la jeunesse ? Créez votre activité et devenez auto-entrepreneur. Résultat, vous livrerez des pizzas comme les jeunes d'il y a 30 ans, mais au lieu d'être en scooter, vous serez à vélo et si vous avez un accident, vous n'aurez même pas de couverture sociale parce que vous ne serez pas salarié.

Macron vente aussi l'économie numérique. Mais l'économie numérique, c'est qu'au lieu d'être chauffeur de taxi, vous êtes chauffeur Uber. Au lieu d'être manutentionnaire chez Carrefour, vous l'êtes chez Amazon, mais vous vous alignez autant d'heures voire plus et vous êtes aussi mal payé. Et puis il faut quand même s'en souvenir le peu de temps qu'il a été au pouvoir 2 ans. Il est parvenu à attacher son nom à deux lois anti-ouvrière. La loi Macron qui a étendu le travail le dimanche et la loi Elcomie qui aurait voulu plus dur encore. Et bien 2 ans ça nous suffit.

Le Pen se prétend la candidate du peuple, mais elle appartient au même monde que Fillon ou Macron, celui des riches, qui use de tous les moyens pour accroître leur fortune. Elle a même transformé son activité politique en petite entreprise familiale prospère. La seule chose qui la distingue, c'est qu'elle a toujours été écartée de la mangeoire gouvernementale. À l'image de sa nouvelle idole, le milliardaire président Trump et Poutine, le grand chef de l'oligarchie russe, Le Pen veut servir les capitalistes et les banquiers.

D'ailleurs, plus elle s'approche du pouvoir, plus elle leur fait des œillades et elle aussi prévoit des suppressions d'emploi dans la fonction publique et la baisse de l'impôt sur les sociétés et des cotisations patronales. Mais en même temps, cette démagogue laisse entendre aux classes populaires qu'elle reviendra à la retraite à 60 ans et vers une prime pour augmenter les plus bas revenus. Dans son programme, cette prime est passée de 200 à 80 € déjà. Mais surtout, elle prévoit de nous la faire payer en taxant les importations et en réduisant ce qu'elle appelle le coût de l'immigration.

Nous pairons donc tous parce qu'avec cette nouvelle taxe aux frontières, tous les prix augmenteront et nous payerons une seconde fois parce qu'avec son mot d'ordre de préférence nationale, Le Pen affaiblit le monde ouvrier en le divisant comme si le problème venait des étrangers. Mais qui supprime des emplois, qui compriment les salaires ? Ce ne sont sûrement pas les immigrés qui travaillent sur les chantiers, sur les chaînes de montage, dans la restauration ou le nettoyage. Si Le Pen parvenait au pouvoir, elle mènerait sur le fond la même politique que les autres.

En étant encore plus dur avec les étrangers comme on le voit aujourd'hui avec Trump aux États-Unis est plus autoritaire pour tout le monde dans les municipalités où le Front National est aux affaires. Il a rendu la vie infernale aux associations comme le Secours populaire par exemple et vu son hostilité aux associations féministes et sa haine des syndicats. Hormis bien sûr quelques syndicats patronaux ou de policiers. Et bien oui, l'arrivée du Front National au pouvoir ferait reculer les droits de tout le monde. Alors aux copains de boulot, aux voisins, à celui qui regarde vers Le Pen, il faut dire laisse ce vote au bourgeois du 16e qui ne supporte pas la vue d'un centre pour SDF.

Laisse ce vote aux nostalgiques de l'Algérie française, à la manif pour tous, aux nazillons mal vieillis, aux policiers racistes qui cognent sur ceux qui sont noirs en plus d'être pauvre. Ne vote pas contre les immigrés qui sont nos frères de classe. Vote pour tes intérêts, vote pour ton camp. vote pour le camp des travailleurs.

38:48
Non speech

[Applaudissements]

39:40
Nathalie Arthaud

À gauche, Amont a repris la ritournelle de tous les candidats socialistes à la présidentielle. faire rêver, réenchanter l'avenir. Dimanche dernier, lors de son meeting à Ber, il a remixé le discours du bourger de Hollande. Vous savez, mon ennemi c'est la finance. Et de la vie des commentateurs, c'était plutôt réussi. Le seul problème, c'est que l'on sait que c'est du pipo. Regardez son histoire de revenu universel. Au départ, ce revenu était présenté sous la forme d'un revenu de 750 € versé sans condition à chaque individu dès sa naissance. Ce revenu universel a fait déjà couler beaucoup d'ancre. Et bien cela a été de l'encre gaspillée parce que Amon ne prévoit plus qu'un RSA amélioré.

Habituellement, les socialistes renur promesses une fois arrivé au pouvoir. Et bien là, on constate que la promesse n'a même pas tenu le temps de la campagne. Et puis sur le fond, il faut un sacré mépris pour les classes populaires pour faire croire qu'on peut leur faire accepter le chômage permanent avec une homone de 750 € par mois. Parce qu'un travail, ce n'est pas seulement du salaire mais c'est aussi de la dignité. Et ce qui est révélateur, c'est que Amon a reculé parce qu'il ne trouvait pas comment le financer, parce qu'il ne veut rien imposer au grand patronat et il ne veut surtout pas le faire payer.

Alors oui, Amon est bien le digne héritier du Parti socialiste et s'il arrivait au pouvoir et bien il ferait comme ses ancêtres Mitterans, Jospin et Hollande trahir et démoraliser ceux qui l'ont élu.

41:40
Non speech

[Applaudissements]

41:51
Nathalie Arthaud

En concurrence avec Amon pour incarner la vraie gauche, le langage de Mélenchon et ses coups de colère font mouche dans les dans les dessus auprès des dessus du PS. Et le fait que le PC a fini par le choisir lui donne une base militante dans les classes populaires. Mélenchon promet de revenir à la retraite à 60 ans, de réduire le chômage, de porter le SMIC à 1300 € et d'augmenter les petites retraites. Mais attention, il se veut responsable et il assure que ces mesures ne coûteront rien au patronat. Pour compenser, Mélenchon a d'ailleurs prévu la baisse de l'impôt sur les bénéfices qui passeraient de 33 % à 25 % et il promet surtout de relancer l'économie.

Pour Mélenchon, s'il y a 6 millions de chômeurs, si le niveau de vie des classes populaires s'effondre, c'est parce que depuis 15 ans, il n'y a que de mauvais pilote au sommet de l'État. Mais avec lui, tout va changer. Grâce à sa politique, le capitalisme sortira de la crise dans laquelle il s'enfonce et les capitalistes cesseront d'orienter tous les capitaux vers la finance. C'est semer de graves illusions sur ce qu'est le capitalisme. Queles que soient les politiques publiques, que l'on sorte ou pas de l'Union européenne comme l'envisage Mélenchon, l'avidité et la dictature de la grande bourgeoisie sur les travailleurs et sur l'économie ne disparaîtront pas d'un coup de baguette magique.

Mélenchon pose en antisystème parce qu'il parle de la 6e République. prétendre redonner le pouvoir au peuple sans l'enlever des mains des vrais maîtres de la société que sont les capitalistes relèvent d'un tour de pass-pass les régimes qui se sont succédés les régimes se sont succédés mais l'appareil d'État lui s'est maintenu avec souvent les mêmes hommes au poste clé intimement liés aux plus riches et les grandes familles bourgeoises ont traversé tous les régimes en s'adaptant et en ne cessant jamais de s'enrichir. Prenez le groupe La Farge. Il a fait des affaires sous tous les régimes depuis plus d'un siècle. Il a prospéré sous la 3e République, la 4e et la 5e.

Il a participé à la construction du mur de l'Atlantique sous Pétin et Hitler. On a appris récemment qu'il a poursuivi ses affaires en Syrie sous Daesh et hier encore, il était candidat pour construire le mur de Trump entre le Mexique et les États-Unis. Autant dire que ce n'est pas une 6e République qui l'arrêtera. Tout dans la politique de Mélenchon indique qu'il veut être le gérant loyal de cet ordre social et c'est particulièrement frappant sur le plan international. Mélenchon aime discourir sur le rayonnement de la France, sur son universalisme et sur sa présence sur les cinq continents. Mais comment la France rayonne-t-elle aujourd'hui ? C'est en aidant à bombarder en Syrie et en Irak.

C'est en intervenant au Mali, en étant une puissance impérialiste, certes de seconde zone, mais impérialiste quand même. Et à cela, aucun travailleur n'y a intérêt.

45:27
Non speech

[Applaudissements]

45:40
Nathalie Arthaud

Parce qu'il ne peut pas être accusé de laxisme. Mélenchon tient sur l'immigration des propos plus qu'ambigus. D'un côté, pour ne pas heurter une partie de ses électeurs, il promet de donner des papiers à ceux qui ont un contrat de travail. Mais juste après, il n'hésite pas à affirmer qu'il n'y a pas donc il promet de donner des papiers donc hein au clandestin hein qui n'ont pas de contrat de travail. Mais aussitôt après, il justifie l'expulsion de ceux qui n'ont ni papier ni de contrat de travail car dit-il, c'est la loi et je le cite, je ne sais pas quoi en faire. Et bien l'emballage se veut peut-être plus présentable mais c'est ce que l'on entend Le Pen.

Et bien ce n'est pas que l'on pourra contrer son influence dans les classes populaires. Il faut le dire clairement. Non, il n'y a pas de problème d'immigration. Il y a le problème d'une minorité qui accapare les richesses que nous produisons collectivement.

46:44
Non speech

[Applaudissements]

47:03
Nathalie Arthaud

Dans le cadre de cette compétition électorale, les principaux candidats s'opposent mais ils partagent le même parti prix fondamental. Ils sont convaincus que sans les capitalistes, il n'y a pas de croissance, pas de prospérité, pas d'emploi, pas de vie économique. Leur politique consiste donc à faire la politique qui convient à cette classe capitaliste. Et bien, j'appelle les travailleurs à affirmer l'inverse. La bourgeoisie n'est rien sans nous, les travailleurs. Les Arnaud, les Drahi, les bétoncours ne seraient rien sans les centaines de milliers de salariés qui travaillent dans leurs usines et leur bureau.

Ils ne seraient rien sans leur comptable, sans leurs chauffeurs, leurs femmes de ménage et leur majord d'homme. Même pour se faire à manger, ils ont besoin de nous. Ensemble, ensemble, nous faisons tourner toute la société, nous produisons toutes les richesses, y compris les super profits qui sont encaissés par une minorité, y compris les produits de luxe réservés aux plus riches, les progrès des transports, de la médecine, toutes les prouesses techniques, c'est nous. Nous sommes indispensables à la bonne marge de l'économie et de la société. Et bien, il faut que nous l'affirmions et que cela soit notre boussole politique.

Oui, nous sommes 1000 fois plus légitimes à mettre en avant nos revendications que cette classe minoritaire et parasite. Nos intérêts, nos emplois, nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail et de vie doivent passer avant les parachutes dorées des PDG, avant les dividendes des actionnaires, avant les fortunes de la minorité capitaliste. Ça.

49:06
Non speech

[Applaudissements]

49:14
Nathalie Arthaud

Si l'on veut que le camp des travailleurs se renforce, qu'il soit visible, y compris par ceux qui sont écœurés de la politique comme par ceux qui veulent voter pour le Front National, il faut qu'il se manifeste dans cette élection. Il faut que les travailleurs mettent en avant leurs intérêts, leurs politiques, leurs programmes. Le premier point de ce programme, c'est d'éradiquer le chômage. Le patronat et à sa suite, tous les politiciens prétendent qu'on ne peut pas garantir les emplois et qu'il leur faut de la flexibilité. Et bien nous travailleurs, nous devons affirmer qu'on ne peut pas vivre sans travail et que notre vie ne peut pas dépendre des aléas de leur carnet de commande.

Nous ne sommes pas des machines que l'on peut brancher et débrancher. Nous avons une vie, une famille, les loyers, les factures tombent tous les mois, même quand on a perdu son boulot, il faut remplir l'estomac des enfants. Alors, il faut que tout le monde ait un travail et un salaire. La première mesure de bon sens est d'interdire les licenciements et les plans de suppression d'emploi à commencer par les entreprises qui font des bénéfices. On me répond répond souvent que c'est une contrainte intenable. Rendez-vous compte de la contrainte. La BNP Pariba a réalisé 7,7 milliards de bénéfices et elle procède actuellement à 675 suppressions d'emplois.

Maintenir ses emplois, répartir le travail lui coûterait 27 millions par an, soit 0,3 % de ses profits annuels. Et on peut faire le calcul pour Orange, SFR, PSA, pour les multinationales de la pharmacie ou des assurances, c'est la même chose. Ils sont tout à la fois les groupes les plus prospères et les grands fabricants de chômeurs. On m'oppose en permanence les PME, mais il ne faut pas être dupe. La grande majorité sont des extensions des grands groupes créé artificiellement par le biais de l'externalisation et de la sous-traitance pour diviser les travailleurs et pour que les grands groupes se déchargent de leur responsabilité sur des patrons plus petits.

et bien, il n'y a aucune raison d'être licencié parce qu'on travaille dans une entreprise de nettoyage, de maintenance ou d'ingénierie. Quant aux petites entreprises et aux artisans, ce qui les étrangle, ce ne sont pas les salaires qu'elles versent, ce ne sont pas les salaires qu'ils versent, ce sont les banques et les donneurs d'ordre. Alors oui, interdiction des licenciements et que les groupes capitalistes payent pour préserver les emplois, y compris dans les petites entreprises qu'ils étranglent.

Interion Et puis parallèlement à cette interdiction des licenciements, et bien il faut aussi créer des millions d'emplois pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, pour tous ceux qui n'ont droit depuis des années qu'à quelques heures de boulot ici et là pour tous ceux qui sont rejetés de la production parce qu'ils sont invalides ou handicapés. C'est possible en imposant que le travail soit réparti entre tous et ce serait une mesure salutaire pour l'ensemble du monde du travail. Dans presque toutes les entreprises, dans le privé et dans le public, la charge de travail a été alourdie.

Les horaires de travail auxquels il faut rajouter le temps de transport sont devenus insoutenables. Et bien, il faut soulager ceux qui ont un emploi en diminuant leur temps de travail et en créant des emplois de vrais emplois avec un salaire complet. Et regardez les services publics, prenez les hôpitaux. Est-ce qu'il y a trop de personnel ? Est-ce qu'il y a trop d'enseignants dans les écoles ? Trop de bras dans les maisons de retraite ? On le voit dans la région parisienne au nombre de trains annulés. Il manque des milliers de chemineaux à la SNCF.

Il manque des milliers de postiers dans les bureaux des quartiers populaires, des centaines de crèches alors que l'on ne nous fasse pas croire qu'il n'y a plus de travail. Oui, il faut créer des emplois et se répartir le travail. Cela nécessite d'imposer nos intérêts contre ceux du grand patronat et de l'État. et nous ne pourrons le faire qu'au travers d'une mobilisation déterminée. Et en étant prêt à mener le combat jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à l'expropriation et la réquisition de tous ces grands groupes qui dominent aujourd'hui l'économie.

54:34
Non speech

[Applaudissements]

54:53
Nathalie Arthaud

À côté de cela, il faut augmenter les salaires et les pensions de retraite. Les candidats susceptibles d'accéder à l'Élysée nous expliquent qu'il est impossible pour les entreprises d'augmenter le SMIC parce que cela leur poserait des difficultés. Ils raisonnent tous du point de vue du patronat. Pas un ne se demande comment on arrive à boucler les fins de mois quand on gagne 1150 € par mois et moins quand on est à temps partiel ou au RSA. Pour tous ces gens-là, la priorité ce sont les affaires et la prospérité du patronat. C'est le cas 40.

Il faut d'abord que cela aille bien de ce côté-là, que le grand patronat soit comblé et ensuite peut-être qu'un jour messieurs dames se pencheront sur le sort des travailleurs. Et bien, on peut toujours attendre. Alors dans cette élection, j'appelle les travailleurs à reprendre la revendication de 1800 € par mois mise en avant par certaines fédérations de la CGT. Mais nous, nous parlons de 1800 € nets par mois parce que ce qui compte c'est l'argent qui rentre dans nos poches. Cette mesure choque beaucoup de journalistes. À l'un d'eux, j'ai demandé combien il lui fallait pour vivre. Il l'a mal pris et il m'a il ne m'a pas répondu.

Mais je voulais juste l'inviter à faire ses comptes parce que nous comptes nous les faisons tous les jours et on mesure ce qu'il nous manque pour vivre sans l'angoisse du lendemain. Pour ceux qui galèrent avec 900 ou 1000 € par mois, je sais que 1800 € apparaît comme le bout du monde, mais c'est bien parce qu'il nous force à vivre avec tout juste le nécessaire. Parce que 1800 € nets par mois, c'est ce qu'il faut pour pouvoir se chauffer correctement, pour se payer une bonne mutuelle, pour pouvoir réparer la voiture quand elle tombe en panne ou pour payer des études à ses enfants.

Et 1800 € nets, c'est le minimum nécessaire pour tous, pour les salariés comme pour ceux qui aujourd'hui vivent d'une pension. Et puis dans une société normalement constituée, tout le monde devrait avoir le droit d'être intégré à une activité utile, y compris ceux qui souffrent d'un handicap ou d'une invalidité. Alors, le minimum est de revendiquer que tous les minimas sociaux, tels que le RSA ou laallocation adules handicapé soit aligné sur ces 1800 € nets par mois. Et bien sûr, il faut que ces augmentations suivent le coût de la vie.

On nous dit qu'il n'y a plus d'inflation, mais il suffit de comparer sa taxe d'habitation, sa facture d'électricité ou d'assurance pour voir que les prix augmentent. Alors ce qui compte, c'est que nos salaires et nos pensions soient indexées sur le coût de la vie, sur le coût de la vraie vie et pas sur les indices officiels manipulés par le gouvernement. On me dit que tout cela c'est de l'utopie mais dans notre société.

toucher 45000 € par jour comme Carlos Gon le PDG de Renault Nissan ce n'est pas de l'utopie ça c'est normal toucher plus d'un million d'euros par semaine quand on s'appelle Bencour c'est aussi normal alors quand tous ces gens-là parlent d'utopie ils défendent tout simplement les privilèges et le parasitisme de leur classe sociale. S'il y a une utopie dans toute cette affaire, c'est de croire que ces augmentations de salaires seront données par un président de la République. La réalité c'est qu'il faudra l'arracher par nos luttes et que cela dépendra de notre détermination. Alors oui, affirmons qu'il nous faut des augmentations de salaires et que 1800 € c'est le minimum qu'il nous faut.

Aujourd'hui, la bourgeoisie nous dit qu'elle n'a plus d'argent, qu'augmenter les salaires, ce n'est pas possible que le pays a un problème de compétitivité. Et évidemment, la compétitivité doit toujours se faire sur le dos des travailleurs. Mais comment ces profits fantastiques sont-ils réalisés si la concurrence est aussi rude et les contraintes aussi grandes ? Quelle est la marge bénéficière ? Pourquoi ne pas baisser les prix en prenant sur les bénéfices et surtout sur la part empochée par les actionnaires, du moins par les plus gros ? Et bien voilà ce que l'on est en droit de savoir. La bourgeoisie a érigé le mensonge et l'opacité en art de gouverner.

Elle en a fait une arme pour imposer sa politique. Et bien, nous devons revendiquer la levée du secret des affaires. On verrait alors ce que l'entreprise verse réellement en salaire, ce qu'elle économise du fait des multiples exonérations de cotisation sociale, des niches fiscales, ce qu'elle verse en dividende à ses actionnaires, ce qu'elle met en provision. Il faut que l'on puisse connaître les conditions faites aux sous-traitants, les marges que les uns imposent aux autres, y compris les dessous de table. Le patronat parle sans cesse du coût du travail. C'est de la propagande parce que le travail ne coûte rien. Nos capitalistes, il leur rapporte.

Si embaucher des salariés coûtaient plus cher aux patrons que cela leur rapporte, cela ferait belle lurette qu'ils auraient fermé la dernière usine, le dernier bureau, la dernière ligne de bus, le dernier hypermarché hypermarché dans ce pays. Les patrons ne sommes pas des ne sont pas des dames patronesses qui utilisent leur capital pour faire des bonnes œuvres et offrir de l'emploi. Alors oui, il faut connaître ce qui nous est volé au travers de l'exploitation. Et puis on nous explique que la raison d'être de cette classe capitaliste est d'investir. Et bien que l'on regarde aussi combien va à la recherche, à la formation, à l'investissement.

Les chercheurs dénoncent régulièrement les 6 milliards d'euros accordés chaque année en crédit d'impôt recherche à des entreprises qui comme ça supprime des postes de recherche et grugeent l'État parce qu'en réalité même cette fonction d'investir la bourgeoisie ne la remplit plus parce qu'elle a trouvé plus profitable pour s'enrichir la spéculation. Alors plus qu'un droit au contrôle, il faudrait même parler de devoirs civiqu seule façon de dénoncer et d'empêcher les crimes patronaux. Du scandale de l'amiante au dieselgate en passant par le médiator des laboratoires serviers et de la dépakine de Sanopi, on a la preuve que le grand patronat n'a aucun scrupule à nous empoisonner.

Alors, il faut savoir ce qui se passe dans les entreprises et les salariés sont aux premières loge pour cela. Oui, il faut imposer la transparence sur les décisions et sur les comptabilités des entreprises et les salariés sont sont aux premières loges pour l'imposer. Pas un courrier, même secret, n'échappe à l'assistante du PDG parce qu'elle le prépare, elle le tape et elle l'envoie. Collectivement, en rassemblant toutes ces informations parcellaires, les salariés peuvent avoir le contrôle sur toutes les décisions et sur l'argent qui circule dans l'entreprise. Les patrons le savent et ils le craignent. C'est pour cela qu'ils imposent le secret professionnel au salariés.

Et bien, il faut donner la possibilité à tous les salariés de se transformer en lanceur d'alerte sans craindre d'être placardisé ou licencié. Il faut supprimer le secret des affaires et encore une fois cette mesure modifierait le rapport de force entre le patronat et les travailleurs en nous donnant de nouvelles armes parce qu'il en serait fini du chantage patronal, des rumeurs et des fausses informations. Nous saurions à quoi nous en tenir. Nous pourrions anticiper, nous organiser face aux attaques patronales et nous pourrions même prendre l'initiative pour les empêcher de nuire. Alors voilà notre programme.

Ce n'est pas, comme tous les autres candidats, un catalogue de promesses numérotées qui seront aussi vite bafoué qu'elles ont été inventées. C'est un programme qui découle de nos besoins et les objectifs que nous mettons en avant n'ont rien à voir avec des promesses électorales. Ce sont des objectifs de lutte qui ne pourront être imposés qu'au travers d'une levée en masse du monde ouvrier, d'un bras de fer qui amènera forcément les travailleurs à contester la propriété privée de la bourgeoisie sur les moyens de production. Et nos adversaires ne s'y trompent pas. Ils hurlent au mots d'expropriation et de réquisition.

Et bien oui, il faut mettre en cause la propriété privée sur les moyens de production. Il faut contester cette propriété privée de la grande bourgeoisie qui s'est édifiée sur la sueur de génération de travailleurs et qui continue de s'accroître au travers de notre exploitation. Oui, je suis communiste. Je suis candidate aussi pour dire qu'il faut retirer à cette infime minorité immensément riche le pouvoir de maintenir dans l'esclavage salarial l'écrasante majorité de la population.

1:05:28
Non speech

[Applaudissements]

1:05:51
Nathalie Arthaud

Et je voudrais que les jeunes réfléchissent à cela. Le propre de la jeunesse est d'avoir un avenir et de l'énergie à la hauteur de son enthousiasme. La jeunesse bâtira le monde de demain et elle le fera à partir de ce qui lui aura de ce qui lui aura été légué. Oh l'héritage. Or, l'héritage est à la fois exceptionnel et menaçant. D'un côté, l'humanité a accompli des choses épousouflantes transformant la planète en fonction de ses besoins. L'esprit humain a fait des pas de géants dans la compréhension du monde. Et parce que la société est dominée par l'argent, cette organisation sociale est devenue une menace pour l'humanité elle-même.

Dans le monde d'aujourd'hui, il ne fait pas bon être pauvre ou pourchassé par les guerres ou les catastrophes écologiques. Quand je me suis engagé à 18 ans, je ne supportais pas de voir l'Afrique ravagée par la famine dans une société d'abondance. Aujourd'hui, plus d'un quart de siècles plus tard, dans l'est de l'Afrique, 20 millions de personnes sont entre la vie et la mort, faute d'eau et de nourriture. Et à côté de cela, le secteur du luxe et des ventes d'armes prospères. Cette société est aveugle.

Malgré le savoir accumulé, l'humanité ne maîtrise pas son propre destin parce qu'elle est dominée par de grands groupes capitalistes qui ravagent la planète autant par leur capacité que par leur rivalité. Leurs guerres économiques et leurs guerres tout court dévastent des régions entières. Regardez les peuples du proche Orient. Leur malheur est de vivre dans une région riche en pétrole, convoité par les grands groupes capitalistes depuis au moins 100 ans. Regardez ces région d'Afrique transformé en champ de bataille perpétuel parce que leur sous-sol contient des richesses minières exceptionnelles et tous dépendent comme nous ici du grand casino, de la bourse et de la spéculation.

Alors vous les jeunes qui m'écoutez, vous voulez peut-être vrai dans le domaine scientifique, culturel, artistique, humain, vous ne pouvez pas ignorer cette réalité. Quels que soient vos espoirs et vos objectifs, ils rencontreront inévitablement ce mur de l'argent. Le progrès de l'humanité ne peut passer que par le renversement du capitalisme. Alors, il faut que des jeunes fassent le choix de devenir des artisans conscients de la société future, c'est-à-dire des communistes révolutionnaires. Il faut que des jeunes, des jeunes femmes et des jeunes hommes se fixent l'objectif d'aider l'humanité à résoudre les contradictions dans lesquelles le capitalisme l'enferme. Les moyens sont là.

La force sociale capable de combattre la classe capitaliste dominante et là, ce sont les exploités du monde entier. Ils n'ont jamais été numériquement Ils n'ont jamais été aussi numériquement importants parce que la classe ouvrière internationale n'a jamais été aussi présente partout sur la planète. Aujourd'hui, il lui manque l'ambition consciente d'avoir à transformer la société en expropriant la bourgeoisie et il lui manque la conscience d'appartenir à une seule et même classe internationale parce que le capitalisme pousse à la concurrence et cherche à dresser les travailleurs les uns contre les autres.

Et quand aucune frontière nationale ne nous sépare, il utilise les différences de sexe, d'origine, de couleur de peau pour implanter des frontières dans nos têtes et pour exacerber le racisme, la xénophobie ou le communautarisme. Alors, il faut des jeunes, des femmes et des hommes qui aient la volonté d'abattre toutes ces frontières et qui soient fier d'affirmer "Ma patrie, c'est l'humanité.

1:09:49
Non speech

[Applaudissements]

1:10:14
Nathalie Arthaud

Le fait est que l'humanité n'a jamais été autant mélangée et proche. Car en même temps qu'il nous oppose, le capitalisme nous relie comme jamais. Aujourd'hui, les crises économiques du capitalisme se répandent à la vitesse de la lumière, au sens propre du terme. Un nouvel effondement effondrement boursier à Wall Street et c'est l'humanité entière qui plongera dans le marasme économique. Ce destin commun à tous les exploités est un fait irréversible. Comme les révolutions naestent des crises, les prochains ébranlements révolutionnaires auront inévitablement une dimension planétaire.

Le capitalisme est au bout du rouleau, mais il ne quittera pas la scène de lui-même et on ne peut pas attendre les bras croisé qu'une nouvelle société émerge. Le remplacement du capitalisme par une économie rationnelle, collective et démocratiquement planifiée ne pourra être qu'un acte conscient et délibéré de centaines de millions d'opprimés. Marx a vu dans la classe ouvrière la classe sociale qui changera le monde car pour le paraphraser, elle n'a rien d'autre à perdre que ses chaînes. La jeunesse devra donc trouver le chemin de la conscience et du cœur de la classe ouvrière si elle veut contribuer à changer le monde.

On dit que l'avenir appartient à la jeunesse et c'est une évidence mais cet avenir dépendra du fait qu'il se trouve des jeunes qui s'empare de ces perspectives révolutionnaires. Alors je dis aux jeunes, emparez-vous de ces idées et du passé du de lutte du mouvement ouvrier. Ce sont ces seules richesses mais elles sont inestimables. Prignez-vous de ces idées et de ce passé, de ces périodes où les soulèvements des exploités et leur organisation ont fait trembler la société capitaliste. De ces époques où les révolutions ouvrières ont failli détruire l'édifice de la bourgeoisie, c'est cela qui préparera les combats que nous aurons amenés, que vous aurez amené.

Pour changer la société, la classe ouvrière aura bien des combats à mener, des petits et des grands. C'est dans le combat pour ses intérêts vitaux qu'elle forgera la conscience de son rôle historique. Et pour cela, les luttes sociales, les grèves, les mouvements sociaux sont les combats qui comptent le plus. Mais le moindre débrayage, la moindre grève se prépare d'abord dans les têtes. La moindre lutte se prépare bien avant dans les esprits. On pèse le pour et le contre. On réunit son courage, mais on ne peut pas gagner sans être sûr de nos de ses intérêts, sans comprendre où sont nos ennemis, nos faux amis. Et tout cela se forge dans le combat des idées et le combat politique.

Il faut s'adresser à tous ceux qui regrettent le recul de la conscience ouvrière. Il faut les convaincre d'affirmer leur propre conscience de classe dans cette élection. Oui, le monde ouvrier a besoin de repères politiques et d'une boussole. Et bien, il faut que cette élection soit l'occasion de les mettre en avant. J'appelle les travailleurs qui sont d'accord avec ce programme à voter pour ma candidature. Je les appelle à faire un vote de classe et de combativité. Bien sûr, voter ce n'est pas encore agir et se battre réellement.

Mais quand on a cette révolte, quand on a cette conscience, il faut l'exprimer de façon à ce qu'elle devienne une expression collective, de façon à ce qu'elle permettent de construire une force politique. Nous n'avons pas encore de parti à opposer à la bourgeoisie. En tout cas, pas de parti capable de mener le combat politique à armes égales avec tous les partis bourgeois. Et c'est tout le problème. Si les conditions d'existence des travailleurs reculent, s'ils sont désorientés, si la confusion règne dans beaucoup de têtes, c'est qu'il n'y a plus de partie ouvriers digne de ce nom depuis longtemps.

Et bien, le vote pour ma candidature permettra le temps d'une élection de faire apparaître les travailleurs comme une force, comme un camp politique. Il faut aussi qu'il se maintiennent après les élections car nous n'avons pas seulement besoin d'exprimer nos intérêts à un moment donné. Nous avons besoin de mener le combat tous les jours au quotidien dans les entreprises en permanence contre la politique anti-ouvrière relayée par les gouvernements. Et cela c'est le rôle d'un parti. Il faut un parti qui affirme que la société est divisée en deux classes aux intérêts inconciliables et que nous nous devons nous battre en ne comptant que sur nos forces pour défendre notre droit à l'existence.

Un parti qui affirme que les travailleurs peuvent très bien se passer du grand capital parce que ce sont eux qui font tout fonctionner dans la société. Voter ce n'est pas encore construire un parti, mais c'est déjà rassemblé de façon ponctuelle derrière un drapeau et d'élection en élection, de mouvement de grève en manifestation, et bien cela participe de la construction du parti. Alors votez et entraînez les gens autour de vous pour faire entendre le camp des travailleurs et aidez-nous à construire ce parti qui manque tant aujourd'hui à la classe ouvrière. J'appelle j'appelle tous ceux qui partagent ces idées à voter pour ma candidature sans craindre d'être minoritaire ou à contre-courant.

Oui, nous sommes à contre-courant non seulement parce que la crise pousse dans un sens toujours plus réactionnaire et barbare, mais aussi pour une raison plus profonde, liée à notre condition d'exploiter. Les travailleurs n'ont pas confiance dans leurs forces collectives et plus fondamentalement, ils n'imaginent pas s riges dirigeantes. L'idée que les travailleurs peuvent peser par en bas en s'organisant et en prenant eux-mêmes des décisions est une idée bien en avant sur la conscience de la majorité des travailleurs.

S'ils savent bien que le véritable pouvoir n'est pas à l'Élysée, mais dans les conseils d'administration des grandes sociétés, toute la hiérarchie sociale cherche à les convaincre que cet ordre est immuable et et inchangeable. Le seul pouvoir qu'il croi détenir est celui de leur bulletin de vote qui leur permet de choisir celui qui qui accommodera cet ordre social. Et comment pourrait-il en être autrement quand toute la vie sociale est organisée pour que les travailleurs se plient à des décisions venues d'en haut dans leur vie quotidienne ? qu'ils subissent des décisions prises par d'autres, des réglementations administratives et le dictate patronal.

Dans leur entreprise, on leur cache les décisions, y compris celles qui les concerne et on leur demande de bosser et de se taire. Alors oui, aujourd'hui la majorité des travailleurs ne voi pas d'autres façons de diriger le pays que de s'en remettre à une classe politicienne dont on voit pourtant tous les jours qu'elle est pourrie. Ils sont piégés par ce jeu électoraliste. C'est de cela que le Pen profite. On les a tous essayé sauf elle entendon. C'est l'expression de la désorientation et plus fondamentalement, c'est c'est cela qui pousse à la résignation et à la passivité politique.

Alors, le sens de notre combat, c'est de conforter la conscience de classe et de dire aux travailleurs qu'ils doivent avoir confiance dans la force collective qu'ils représentent, qu'ils doivent avoir confiance dans leur capacité. C'est dans le feu de l'action, dans l'expérience de leur force que les travailleurs redécouvriront de quoi ils sont capable. Aujourd'hui, en Guyane, comme en Guadeloupe en 2009, des milliers de femmes et d'hommes ont décidé de dire que le chômage et la vie chère, ça suffit. Ils redécouvrent leur force collective.

1:19:13
Non speech

[Applaudissements]

1:19:24
Nathalie Arthaud

Ils redécouvre leurs forces collectives en agissant ensemble de façon organisée. Ils redécouvrent qu'ils peuvent faire pression sur les autorités de Paris par en bas. Avec l'appel à la grève générale des différents syndicats, le mouvement peut encore s'amplifier et je souhaite qu'au travers de leur mobilisation, les travailleurs prennent conscience de leurs intérêts de classe contre l'État, contre les possédants, y compris face aux notables locaux qui chercheront à prendre la direction de leur lutte. Et j'en profite pour les saluer et pour leur souhaiter d'aller le plus loin possible dans leur combat.

1:20:12
Non speech

[Applaudissements]

1:20:19
Nathalie Arthaud

C'est dans ces situations d'explosion sociale que la présence de femmes et d'hommes qui ont pris conscience de leurs intérêts dans les combats électoraux par exemple est déterminante. En 2012, j'ai réalisé 0,656 % des voies. Il faut bien sûr essayer de gagner de nouvelles voies, mais il faut avoir à l'esprit que si dans les urnes 200 ou 300000 voix pèsent peu face aux millions d'électeurs, dans les mouvements sociaux, il en est tout autre. 200 ou 300000 femmes et hommes conscients de leurs intérêts et agissants quand la combativité des travailleurs se réveille. Oui, cela peut changer bien des choses. Alors, une par une, gagnons de nouvelles voies pour renforcer notre compte.

Je suis la candidate. Les institutions sont ainsi faites qu'il fallait un nom et mes camarades m'ont choisi pour porter cette campagne. Mais ce n'est sûrement pas une campagne personnelle ou individuelle. Bien sûr, je suis en première ligne dans les médias et je me bats comme je peux sur les plateaux de télé. une campagne, une campagne comme celle-ci, relayée au niveau national permet justement de s'adresser à des millions de travailleurs et parmi eux, il y a plusieurs centaines de milliers qui partagent à un degré ou un autre ces idées. Il y a tous ceux qui croient vain d'exprimer leur révolte vis-à-vis de cette société. Tous ceux qui n'osent plus avoir d'idéal.

Bien, ma candidature leur permettra de rompre leur isolement et de se rallier à un camp. Elle leur permettra de se conforter dans leur conviction. C'est déjà quelque chose d'important mais cela touchera surtout ceux qui sont déjà à moitié convaincus. Et il y a tous les autres plus largement. Il y a tous ceux qui se posent des questions qui sont perdus. Il y a encore tous ceux qui retombent dans le panneau des illusions électoralistes. Tous ceux qui sont tellement écœurés qu'ils ne veulent plus entendre parler de politique et de vote. Ils sont dans nos familles. Ce sont des amis, des voisins, des collègues de boulot et c'est vous qui pouvez les toucher en prenant le temps de la discussion.

Il faut essayer de les convaincre, de leur donner envie de s'exprimer en tant que travailleur, salarié, chômeur. Au-delà du résultat, ce qui comptera, ce sont toutes les discussions que vous aurez eu. Le simple fait d'avoir affirmé des convictions, d'avoir fait réfléchir, d'avoir apporté des réponses, d'avoir fait avancer ces idées parmi les nôtres est important. Nous sommes une petite organisation mais les idées que nous portons nous dépassent car elles reflètent la lutte de classe à laquelle des millions d'exploités sont confrontés et tôt ou tard ils chercheront ces idées, ils en auront besoin.

Alors rien n'est à négliger, toutes les discussions seront utiles et nous n'avons plus que 4 semaines. très court et bien il faut que ce soit une période intense pour tous car même s'il y a deux campagnes parallèles comme dans les festivals où il y a le in et le off et que je ne participe qu'au off, cette campagne quand même nous donne le moyen de nous faire entendre plus largement. C'est l'occasion de faire des rencontres, de resserrer les liens, de regrouper tous ceux qui veulent faire avancer ces idées et nous aider dans la construction d'un parti. Alors, je vous fais confiance pour en profiter le plus possible.

J'appelle tous ceux qui sont d'accord avec ma candidature à voter pour faire entendre le camp des travailleurs. Encore une fois, à quoi cela sert-t-il de voter avec la majorité quand cela conduit à élire un adversaire ? Aujourd'hui, combien de travailleurs se mordent les doigts d'avoir voté pour Hollande en 2012 et il faudrait recommencer avec un autre ? Croire qu'il faut voter utile ou voter pour le moins pire de façon à se protéger est un leur n'y aura pas de moins pire pour le monde ouvrier s'il ne renoue pas avec la tradition du mouvement ouvrier et avec ce qui lui a toujours permis d'avancer les luttes collectives puissantes.

Et je le dis à ceux qui sont écœurés par le spectacle politicien et qui envisagent de s'abstenir. Certes, voter ne changera pas votre sort, mais quand on a la possibilité de protester, de dire ce que l'on pense, il faut le faire. Et on le fait dans la vie de tous les jours, on le fait au travail, on le fait quand une injustice se déroule sous nos yeux, même si l'on n'est pas en mesure de l'empêcher, parce que c'est aussi une question de dignité. S'abstenir, ce n'est pas une pe une preuve de conscience ou de radicalisme. C'est abstenir, c'est se soumettre et puis c'est déserter. Parce que si nous ne défendons pas nos idées, qui le fera ? Personne ne mènera le combat à notre place.

Parfois, on ne trouve pas le moyen de se battre, de faire grève, de manifester ou simplement de protester parce qu'on est seul, parce que le rapport de force est trop défavorable. Mais voter, s'exprimer dans l'urne est un geste à la portée de tous. Et il n'y a pas de petit combat, il n'y a pas de petit geste. Au contraire, quand on est à contre-courant, la moindre voix compte et peut porter. Alors, il faut entraîner le maximum de ceux qui nous entourent à joindre leur voix à la nôtre. Voter pour ma candidature, c'est affirmer que les travailleurs constituent une seule classe sociale, quel que soit leur nationalité, leur origine ou leur couleur de peau.

Et c'est d'affirmer que leurs intérêts s'opposent à ceux de la bourgeoisie. C'est c'est rejeter le racisme, le chauvinisme, toutes les idéologies qui opposent les exploiter les uns aux autres plutôt qu'à leurs véritables ennemis. et c'est défendre la liberté de circulation et d'installation pour les migrants.

1:27:16
Non speech

[Applaudissements]

1:27:29
Nathalie Arthaud

Côté pour ma candidature, c'est encore refusé les guerres menées sous prétexte de lutte contre le terrorisme alors qu'elle ne servent qu'à assurer le pillage par la bourgeoisie française des pays déjà pauvres de son ancien empire colonial. C'est dénoncer les ép les dépenses exorbitantes d'armement. Les firmes capitalistes de ce secteur sont parmi les plus parasitaires. Elles devraient être expropriées. Voter pour ma candidature, c'est réclamer l'expropriation des banques privées dont les spéculations conduisent périodiquement l'économie au bord du gouffre.

C'est conscient que l'émancipation des travailleurs sera l'œuvre des travailleurs eux-mêmes et que tous ceux qui se posent en sauveur les trahiront. C'est encore se préparer à riposter aux attaques du futur président quel qu'il soit et de son gouvernement. Alors dès aujourd'hui dans cette campagne, levons notre drapeau, celui des travailleurs et des luttes collectives. Faites un vote de classe, un vote de conscience et de faire fierté ouvrière. Votez et faites voter pour faire entendre le camp des travailleurs. Debou les damages et de la terre.

Debout les forces de la fin la raison son ter c'est la fin du passé faisons rageous l'escla de vous debout le monde va changer de base nous ne sommes rien soyons Tous c'est la but finale pour pour nous et demain. L'international sera le genre humain. C'est la lutte finale. pour nous et demain. L'international sera le genre humain.

1:30:25
Non speech

[Applaudissements]