L'édito de Eliot Deval : «Lyhanna : Emmanuel Macron, la petite phrase qui blesse»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
À la une ce matin, on ne répond pas à un drame par des cris après le séisme principal. Cette déclaration déconnectée fait l'effet d'une réplique dévastatrice pour un exécutif déjà au cœur de toutes les critiques. Cette réponse d'Emmanuel Macron à la colère légitime des Français après la disparition de Liana, pourtant prononcée en milieu de [musique] semaine en conseil des ministres, ne passe toujours pas.
Au-delà de la déconnexion, du manque d'empathie, il existe cette irresponsabilité permanente face aux échecs successifs. Emmanuel Macron est plus prompt à frapper fort pour parler en Européen que pour épouser la peine [musique] des Français. Tant de fois, le chef de l'État a semblé si loin des préoccupations nationales.
Les Français font de la sécurité une priorité, on leur répond "sentiments" comme si l'ensauvagement du pays relevait d'un fantasme. Ces peines n'existent pas, ces coups non plus. Ce réel est alimenté par des médias qui brainwash, anglicisme sauce start-up nation.
Pourquoi le Français enraciné est si loin du macronisme [musique] ? On entend souvent dire que la présidentielle, c'est demain. Mais pour les Gaulois réfractaires, les Français qui ne sont rien, les populistes, l'internationale réactionnaire, les gueux, ceux qui n'ont pas traversé la rue pour chercher un job, ceux qui ont refusé de se taire face à l'horreur et la faillite de l'État, les 10 prochains mois seront longs, très longs, peut-être même trop longs.
Emmanuel Macron