Meeting de Jean-Luc Mélenchon, la météo en France - Le 5/5 - C à Vous - 18/04/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
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- 1:18OuverteRéponse partielle
Roselyne Bachelot, est-ce que vous comprenez cet imbroglio ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, ancienne ministre de la Culture, vous êtes d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Locuteur non identifiéFait
« Jean-Luc Mélenchon dénonce un abus de pouvoir digne d'une république bananière. »
- 2:04Locuteur non identifiéFait
« Le préfet a dit qu'il y a des organisations hostiles à la réunion qui avaient prévu de manifester. »
- 3:10PrésentateurChiffre
« Il a donc fallu évacuer tous ces habitants en urgence. »
- 3:22PrésentateurChiffre
« Les autorités ont aussi dû évacuer une petite prison, 17 détenus et 11 gardiens qui ont été mis à l'abri par bateau. »
- 3:45PrésentateurFait
« Et puis une alerte tsunami a été déclenchée. »
- 4:55Locuteur 6Fait
« Moins d'un degré 5, c'est le seuil limite que le fruit peut supporter. »
- 5:47PrésentateurChiffre
« L'été est d'ores et déjà sauvé, puisque seul un quart des nappes phréatiques sont sous la normale. »
- 7:21Rachida DatiFait
« son objectif, c'est que les lecteurs franchissent le seuil des librairies pour acheter le best-seller, mais repartir avec deux, trois autres livres sous le bras. »
Temps de parole
- Présentateur54 %
- Locuteur non identifié22 %
- Locuteur non identifié 25 %
- Locuteur non identifié 34 %
- Invité4 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 43 %
- Locuteur 62 %
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La France insoumise s'insurge contre l'interdiction d'une réunion sur la Palestine.
Oui, réunion organisée par l'association Palestine Libre en présence de Jean-Luc Mélenchon et de la franco-palestinienne Rima Hassan qui est candidate insoumise aux européennes. Réunion déjà annulée par l'université de l'Inde qui craignait des débordements et donc plus surprenant par le préfet cette fois des Hauts-de-France. Elle devait se tenir dans une salle privée pourtant à Lille mais il évoque des troubles possibles à l'ordre public dans un contexte de tensions géopolitiques et puis la mobilisation des forces de l'ordre pour le match de Ligue Europe à conférence Lille-Aston Villa. Les insoumis s'étranglent contre cette décision.
Ils viennent d'organiser, vous voyez, un meeting improvisé à Lille. Jean-Luc Mélenchon dénonce un abus de pouvoir digne d'une république bananière. Après la vraie fausse annulation d'une réunion publique, cette fois nationaliste à Bruxelles, le président de la République, Emmanuel Macron, lui-même, vient les soutenir et désavouer par la même occasion le préfet des Hauts-de-France.
Je suis pour ma part toujours favorable à ce que les gens puissent s'exprimer librement, quand bien même je combats leurs idées. Je ne partage pas la vision des choses, ni sur le conflit au Proche-Orient, ni sur beaucoup de choses, de Jean-Luc Mélenchon. Mais je pense que c'est important qu'il puisse exprimer sa voix. Et c'est la même chose pour M. Zemmour.
Roselyne Bachelot, est-ce que vous comprenez cet imbroglio ?
Oui, je ne suis pas tout à fait d'accord en disant qu'il désavoue son préfet. Il réaffirme les principes de liberté et de libre expression, mais qui sont toujours convoqués... Mais qui ont été respectés, selon vous ? Qui sont toujours convoqués à une situation particulière. Des préfets ou des maires, puisqu'ils en ont la possibilité, qui interdisent des réunions publiques en 50 ans de vie publique. J'en ai vu... En faire une électorale, ce n'est pas fréquent. Oui. On a... La campagne vient de démarrer. Interdire un meeting d'une déliste ? La campagne est formelle, oui. Je ne connais pas la situation exacte qui est sévie, si je puis dire, à l'endroit précis où il fait sa réunion.
Maintenant, sur le plan des principes, c'est imparable. Le préfet a dit qu'il y a des organisations hostiles à la réunion qui avaient prévu de manifester. Mais c'est son boulot, le préfet, de protéger cette réunion. C'est de protéger les libertés publiques. C'est invraisemblable. Même scandaleux, de mon point de vue. Bon, ça s'appelle un désaveu du préfet, là. Il n'y a pas de doute là-dessus. Non, mais sur le passage formellement le désaveu du préfet, je dis, il y a peut-être une circonstance exceptionnelle qui a amené à interdire cette réunion. En Indonésie, une éruption volcanique spectaculaire.
Oui, l'éruption d'un volcan qui s'appelle le volcan Rouhang, sur une petite île du nord de l'Indonésie. C'est ce qu'on appelle un volcan explosif qui provoque donc, vous voyez, des nuées ardentes, des orages même. Très impressionnant. Il a connu depuis deux jours cinq éruptions en tout. Ce qui projette à chaque fois non seulement un panache gigantesque de fumée dans le ciel jusqu'à 1000 mètres de hauteur. Il a donc fallu fermer l'aéroport international à une centaine de kilomètres de là. C'est vous dire l'ampleur de cette éruption qui était visible depuis les satellites.
Mais en plus des nuées ardentes, des pierres brûlantes ont été projetées en l'air, sans parler des multiples coulées de lave. En tout, 11 000 personnes habitent au pied du volcan ou dans une île toute proche. Il a donc fallu évacuer tous ces habitants en urgence. Mais les opérations sont rendues compliquées justement par la dangerosité de ce type de volcan. Les autorités ont aussi dû évacuer une petite prison, 17 détenus et 11 gardiens qui ont été mis à l'abri par bateau. Et puis une alerte tsunami a été déclenchée. L'Indonésie garde le souvenir de 2018, ce sont des images que vous voyez, 400 morts dans le tsunami provoqués par l'effondrement du cratère d'un autre volcan.
Nous sommes le 18 avril et c'est l'hiver.
En France, oui, un blanc manteau a recouvert une partie du pays. Vous allez voir la Creuse ici, Champs-Rousse également en Isère avec un choc thermique qui est important puisque vous vous souvenez, il y a quelques jours, c'était l'été. Et figurez-vous qu'il y a un réflexe presque pavlovien, j'ai découvert ça, sur nos achats de fromage.
Il faut se couvrir quand même, il ne faut pas attraper le froid. Entre dimanche où il faisait 30 degrés et aujourd'hui... C'est radical, déjà au mois de février, il commençait à faire un peu de soleil, on me demandait de la mozzarella, la mozzarella la feta. Et dès que ça se rafraîchit, on revend le comté, il m'a un talbeau fort pour la fondue.
Voilà, quand il fait beau, mozzarella, même en février, et en ce moment, on est plutôt sur le comté. La neige rend aussi les routes dangereuses. Et attention, ce froid, il s'installe en France pour au moins une semaine, 7 à 10 jours. Il faut s'y habituer, c'est un problème en fait, après la douceur des dernières semaines, parce que la floraison a déjà commencé sur les arbres fruitiers, notamment en Corrèze.
Moins d'un degré 5, c'est le seuil limite que le fruit peut supporter. Et bien, si on descend en dessous, ça va créer un anneau de gel. Et ça sera un fruit qui ne sera pas commercialisable.
La neige est tombée en abondance, surtout en montagne, en Haute-Savoie par exemple, dans les Alpes, le Jura plus au nord, et même les Vosges. Et là aussi, c'est un problème, parce qu'à l'est des Vosges, c'est la route des vins d'Alsace, et les vignes sont déjà en train de souffrir.
Le poids de la neige qui a cassé les branches. Avant même de penser aux cultures, c'était la surprise. On s'attendait quand même un peu plus au soleil qu'à la neige.
La France, d'ailleurs, n'est pas la seule à s'inquiéter de ce temps. Ça pourrait être encore pire pour le centre de l'Europe. Note l'agro-météorologiste Serge Zaka, l'Allemagne, la République tchèque, la Pologne, des températures négatives qui sont attendues. Et c'est aussi une question de pouvoir d'achat, parce que si les récoltes de certains fruits et légumes sont mauvaises, les prix vont monter. Il y a quand même une bonne nouvelle, c'est l'état de nos nappes phréatiques en France, avec les pluies de ces derniers mois. L'été est d'ores et déjà sauvé, puisque seul un quart des nappes phréatiques sont sous la normale. Ça, c'est la carte de mars.
Il y en a une qui vient d'être mise à jour en avril et qui est encore plus bleue que celle-ci.
Exactement. Gros point noir pour les Pyrénées-Orientales.
Voilà, gros point noir, on ne les oublie pas, les Pyrénées-Orientales, effectivement.
Depuis quelques jours, il est possible de faire la publicité d'un livre à la télévision.
Un décret surprise a été publié il y a moins de deux semaines au journal officiel. Il permet l'expérimentation pour deux ans de la publicité pour les livres à la télévision. Et il y a un éditeur qui s'est lancé très vite, c'est XO Édition. Cette pub pour un auteur à succès, je n'ai pas le droit de dire lequel, puisque c'est de la pub, elle tourne depuis la semaine dernière sur les chaînes du groupe Altice. XO Édition précise avoir été pionnier dans la publicité, d'abord sur le livre à la radio. La télé, c'est notre combat depuis de nombreuses années, rappellent les dirigeants de cette maison. Notre objectif est plus que jamais de faire découvrir le plaisir de livre au plus grand nombre.
Mais ça inquiète la plupart des autres éditeurs et même la maison mère d'XO qui s'appelle Éditis.
Ça va continuer d'accélérer la concentration du marché sur ces plus gros vendeurs au détriment de la diversité. Parce que seuls les best-sellers peuvent supporter les coûts d'une publicité à la télévision.
Rachida Dati, ministre de la Culture, explique que son objectif, c'est que les lecteurs franchissent le seuil des librairies pour acheter le best-seller, mais repartir avec deux, trois autres livres sous le bras. Est-ce que vous, ancienne ministre de la Culture, vous êtes d'accord ?
C'est une expérimentation, on va voir. Mais le phénomène de best-sellerisation dans le monde de la lecture est à l'œuvre. Il y a une baisse d'ailleurs du nombre de lecteurs. Il y a une baisse dans toutes les typologies de lecteurs. Ça accélère un phénomène qui d'ailleurs a été en grande partie créé. C'est un effet induit qu'on ignore souvent du prix unique du livre. Parce qu'effectivement, à partir du moment où il n'y a pas de différence entre les grandes surfaces et les librairies classiques, les grandes surfaces empilent les piles de best-sellers. Et entre le coca et les couches pour bébés, on met le livre qui se vend bien.
Tandis que le libraire, lui, il fait du conseil et il promeut aussi les petits tirages. Ça doit aider un certain nombre d'hommes politiques et de femmes politiques qui écrivent des livres. Et qui font ce qu'ils sont en général des bides. Qu'est-ce qu'ils vont devenir ? Qu'est-ce qu'ils vont voir ? Oui, il faut vous inquiéter pour ceux qui font des bides. Oui, c'est ça, mais c'est pas mon cas. Merci, Roselyne Bachelot. Combien, Roselyne Bachelot ? Non, non. Je suis en train de se faire un livre. 982 jours. Non, 682 jours, il me fait dire des conneries. C'est pas possible. Toujours, toujours, il faut s'en méfier comme de la peste.