Pierre OLIVER : Maire LR du 2e arrondissement de Lyon et Conseiller Régional
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:55OuverteRéponse directe
Quelle est votre opinion sur la limitation à 30 km/h à Lyon et sur la polémique entre Grégory Doucet et Éric Zemmour ?
- 2:21RelanceRéponse directe
Les maires LR critiquent la place de la voiture à Lyon. Vous, comment voyez-vous la mobilité ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Comment êtes-vous arrivé à ce niveau de responsabilité à moins de 30 ans ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Quel a été votre premier engagement politique et pourquoi avoir choisi la droite ?
- 6:48OuverteRéponse directe
Votre jeunesse vous permet-elle de mieux comprendre les jeunes qui ne votent pas ?
- 8:22OuverteRéponse directe
Votre communication sur les réseaux sociaux est-elle un atout pour un homme politique moderne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:44Invité politiqueFait
« Moi j'habite et je suis maire d'un arrondissement qui a la large partie de son territoire qui était déjà en zone 30. »
- 1:50Invité politiqueFait
« Moi, de manière globale, la zone 30, j'y suis plutôt favorable parce qu'en réalité, il y a derrière un véritable enjeu de sécurité publique. »
- 2:07Invité politiqueFait
« je pense qu'Éric Zemmour cherche en permanence à se faire du buzz. Les écologistes également. »
- 3:00Invité politiqueFait
« je ne suis pas un partisan du tout voiture »
- 3:20Invité politiqueFait
« je mets souvent en avant ce qui s'appelle des zones de rencontre. Ces zones de rencontre, ce sont souvent des rues passantes ou commerçantes de la presqu'île, où les voitures sont toujours autorisées, mais les piétons sont prioritaires. »
- 4:44Invité politiqueFait
« j'ai assisté à la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et ça a été un élément déclencheur supplémentaire. »
- 6:03Invité politiqueFait
« Ce sont des valeurs auxquelles je crois, le mérite, le travail, la liberté individuelle. »
- 7:00Invité politiqueFait
« je suis convaincu qu'en ayant 29 ans, j'arrive à toucher plus largement des gens qui n'ont pas encore la trentaine. »
- 7:08Invité politiqueFait
« je trouve qu'en France, on n'apprend pas assez à la jeune génération ce qu'est l'éducation politique, ce que sont les courants de pensée, et c'est un petit peu ça qui nous manque aujourd'hui. »
- 8:41Invité politiqueFait
« on a besoin de réagir sur le bon nombre de sujets de manière assez rapide. Pour autant, je reste convaincu que 140 caractères ne suffisent pas à définir très clairement un axe politique. »
- 9:39Invité politiqueFait
« La responsabilité d'un porte-parole, c'est d'être en mesure de parler du programme de la candidate à l'élection présidentielle, que ce soit sur la commune où on est élu, mais de manière plus large sur le territoire. »
- 12:16Invité politiqueFait
« je trouve que tout ça permet de tirer tout le monde vers le haut et moi je crois beaucoup à ce modèle d'intégration en France. »
- 14:12Invité politiqueFait
« la première des préoccupations des habitants reste et restera la sécurité parce que c'est l'un des enjeux majeurs pour notre territoire. »
- 29:05Invité politiqueFait
« je ne vais pas vous dire que je suis ravi d'avoir 80 000 véhicules par jour qui passent sur ces axes »
- 31:27Invité politiqueFait
« c'est une campagne qui est très compliquée parce qu'il n'y a pas réellement de campagne »
- 31:49Invité politiqueFait
« le président Macron évite tous les débats »
- 35:03Invité politiqueFait
« vous prenez le nucléaire, il a passé dix ans avec François Hollande à détricoter l'industrie du nucléaire en France »
- 35:18Invité politiqueChiffre
« vous avez un président de la république qui a fait exploser la dette »
- 38:15Invité politiqueFait
« vous avez quelqu'un qui a annoncé l'inverse de ce qu'il a fait »
Temps de parole
- Invité politique71 %
- Présentateur28 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère.
Lyon 1ère.
Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour l'émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Vous le savez, c'est un moment de convivialité, de partage, d'échange, de découverte. Une émission sans a priori ni parti pris. On va partir à la rencontre et à la découverte à la fois d'un arrondissement, d'une ville, des enjeux métropolitains, on parlera évidemment de la présidentielle. Et je suis avec un maire du quotidien, un maire d'arrondissement, Pierre Oliver, bonjour.
Bonjour Frédéric Duval.
Vous êtes le maire du deuxième arrondissement de Lyon, vous êtes aussi conseiller métropolitain, conseiller régional. Et vous êtes un maire aujourd'hui qu'on connaît, qu'on voit beaucoup, mais on va partir un petit peu à la découverte de votre arrondissement, on va partir à la découverte de vos projets, et on parlera évidemment des élections. Mais vous le savez, on commence toujours par une question d'actualité.
Alors, il y a quelques jours, par tweet interposé, le maire de Lyon, Grégory Doucet et Éric Zemmour, ce qui semble comme ça un peu improbable quand on le raconte, se sont écharpés avec des propos qu'il ne m'appartient pas ici de reproduire sur la zone 30, puisque Lyon est devenu même une ville 30, le 30 mars. Ça veut dire qu'en ville on va passer à 30 km heure. Alors j'avais deux sujets pour vous. Qu'est-ce que vous pensez d'abord de cette limitation à 30 km heure, puis qu'est-ce que vous pensez de cette réaction des uns et des autres ? Est-ce que c'est la campagne qui nous a un petit peu envahi sur ces sujets ?
Bon, tout d'abord, sur la zone 30, moi j'habite et je suis maire d'un arrondissement qui a la large partie de son territoire qui était déjà en zone 30. Je dirais qu'on a une exception évidemment sur cette route métropolitaine qui traverse à la fois PRH et Confluence. Moi, de manière globale, la zone 30, j'y suis plutôt favorable parce qu'en réalité, il y a derrière un véritable enjeu de sécurité publique. Et vous savez que la sécurité au sens large est un thème qui me tient à cœur. Et donc, de ce point de vue-là, je dirais que j'y suis favorable.
Après la polémique que vous venez d'évoquer entre le maire de Lyon et le candidat Zemmour, vous savez, je pense qu'Éric Zemmour cherche en permanence à se faire du buzz. Les écologistes également. Donc finalement, on le voit bien, c'est deux personnes qui systématiquement cherchent la petite polémique qui s'affrontent. J'y prête pas plus attention pour être tout à fait honnête.
D'accord, mais parce que, je ne voulais pas préciser, mais tout le monde le sait, mais vous êtes LR, vous êtes aussi, on en parlera tout à l'heure, le porte-parole régional de Valérie Pagrès, un des porte-paroles. Donc vous avez aussi un avis sur le sujet. On a beaucoup entendu certains maires qui nous rejoignaient ici, où des gens LR dire, peut-être quand même ce qu'on fait à Lyon, la place de la voiture, le fait qu'on empêche les gens un peu d'arriver dans Lyon. Il y aura la ZFE aussi qui va avoir des conséquences. Vous, ce n'est pas forcément sous cet angle-là que vous le regardez. Vous avez quand même aussi un avis sur la manière dont le maire de Lyon traite les enjeux de mobilité.
En fait, au sens large, la mobilité est complexe. Et à la fois, je ne suis pas un partisan du tout voiture, mais je considère largement que l'ensemble des modes de transport doivent pouvoir cohabiter sur l'espace public. Et donc, je fais partie de ceux qui défendent à la fois la possibilité pour les véhicules d'accéder à l'ensemble des zones du territoire, mais en même temps, je pense qu'il y a vraiment un avantage à avoir moins de véhicules en ville. Moi, pour vous donner un exemple très concret dans le deuxième arrondissement, je mets souvent en avant ce qui s'appelle des zones de rencontre.
Ces zones de rencontre, ce sont souvent des rues passantes ou commerçantes de la presqu'île, où les voitures sont toujours autorisées, mais les piétons sont prioritaires. Et donc, le phénomène auquel nous assistons, c'est que les véhicules roulent au pas, mais peuvent toujours accéder à ces espaces-là, que ce soit pour de la livraison, que ce soit pour des riverains, ou que ce soit même pour rejoindre un autre axe de l'arrondissement. Et donc, encore une fois, c'est un sujet complexe, il faut le traiter de manière globale.
Et moi, ce qui m'inquiète un petit peu avec les écologistes, et c'est souvent des discussions que j'ai avec eux, c'est qu'eux veulent fermer et bannir la voiture là où certaines personnes n'ont pas d'autre choix que d'utiliser ce mode de transport, parce qu'on le voit bien, la métropole de Lyon, au sens large, a quelques carences pour la desserte de certaines zones, et donc c'est pour ça qu'il faut avoir un équilibre entre tout.
On y reviendra, parce que c'est évidemment un des sujets qui concerne vos relations d'arrondissement avec la métropole, sur la piétonnisation, et notamment les aménagements du Rhône. On va aussi partir, je le disais, à la découverte de l'homme, derrière l'homme politique, puisque vous avez moins de 30 ans, vous êtes maire d'arrondissement, conseiller régional, ce qui est assez rare, je ne sais pas quels sont les chiffres exacts, mais bon, ça demeure assez rare. Comment est-ce qu'on arrive dans cette situation ? Qu'est-ce qui vous est arrivé en termes d'engagement, d'envie, de parcours pour être à ce niveau-là, à cet âge-là ?
Disons qu'il y a plusieurs choses. Moi, depuis tout jeune, j'ai eu la volonté de m'engager politiquement, et je dirais que quand j'étais en troisième, j'ai assisté à la victoire de Nicolas Sarkozy en 2007, et ça a été un élément déclencheur supplémentaire. Après, vous savez, dans une vie politique, il faut à la fois avoir, je dirais, de la chance, et quand on se présente, il en faut, et en parallèle, beaucoup de travail.
Et c'est vrai que moi, je mets beaucoup d'énergie dans tout ce que je fais, et derrière, je pense que c'est le cumul des deux qui fait que derrière, vous arrivez à progresser et avoir une carrière, je dirais, qu'elle soit politique, ou même, je pense que cela est vrai aussi pour le monde professionnel.
Qu'est-ce qui vous a fait ? Vous avez le souvenir de votre premier engagement, et pourquoi vous vous êtes engagé, d'ailleurs ? C'est-à-dire, à droite, souvent, quand on est jeune, on a envie un peu de faire la révolution, de changer le monde, on est plutôt à gouffre. Non, vous, qu'est-ce qui vous a amené à choisir ce bord politique ?
Pour tout vous dire, j'ai grandi à l'étranger, et j'ai notamment grandi en Roumanie. Je suis arrivé à la fin des années 90. Le pays venait de tourner la page de plusieurs décennies de communisme et donc de politique d'ultra-gauche. J'ai vu la misère dans ce pays-là à l'époque, et la reconstruction qui était nécessaire pour ramener un équilibre dans ces pays d'Europe de l'Est. Et c'est tout naturellement que je me suis tourné, évidemment, vers la droite, la droite républicaine. Ce sont des valeurs auxquelles je crois, le mérite, le travail, la liberté individuelle.
Et donc, c'est pour ça que dès que je suis rentré en France à l'issue de mon baccalauréat, j'ai été poussé tout de suite à la porte de la fédération UMP à l'époque pour pouvoir m'engager. Je pense que je suis rentré en France fin août, et début septembre, je poussais la porte de la première fédération UMP pour prendre ma carte.
C'est important cette notion de l'engagement, on y reviendra d'ailleurs, parce que c'est un des sujets aussi pour la jeune génération. Mais le fait d'être encore jeune et tout proche d'un certain nombre de jeunes dont on voit aujourd'hui dans les sondages qui n'ont peut-être pas envie de voter, qui s'engagent pour plein d'autres choses, mais qui ne vont pas forcément voter, est-ce que ça vous permet peut-être d'être plus facilement dans la compréhension d'abord de pourquoi ils ne vont pas voter ? Est-ce que ça vous permet de trouver peut-être aussi plus facilement des solutions pour les guider, les encourager, les appeler au vote ?
Est-ce que cet aspect générationnel peut avoir une importance aujourd'hui ?
Alors ça peut jouer, très clairement, et je suis convaincu qu'en ayant 29 ans, j'arrive à toucher plus largement des gens qui n'ont pas encore la trentaine. Pour autant, je trouve qu'en France, on n'apprend pas assez à la jeune génération ce qu'est l'éducation politique, ce que sont les courants de pensée, et c'est un petit peu ça qui nous manque aujourd'hui. On le voit bien, bon nombre de jeunes aujourd'hui ne font plus la différence entre la droite et la gauche, ne connaissent en réalité pas la différence entre les uns et les autres, et on assiste à une consommation de la politique.
Et moi, je trouve que cette jeune génération devrait avoir peut-être plus de cours, je ne sais pas, au niveau de l'école, au niveau du collège, au niveau du lycée, plus d'éducation civique pour justement comprendre un petit peu mieux les théories qui, je dirais, scindent la vie politique, et derrière, peut-être cela pourrait permettre aux uns et aux autres de s'engager ou avoir un avis un petit peu plus clair. Moi, quand je vois que d'une élection à l'autre, les jeunes changent totalement leur vote en passant d'un vote écologiste à un vote de droite, finalement, c'est un phénomène auquel on aurait pu assister il y a ne serait-ce que 20 ans.
Donc, voilà, je pense, un des axes majeurs sur lequel on doit travailler, à mon avis, la classe politique au sens large, c'est l'éducation politique pour nos jeunes.
Est-ce que la capacité, peut-être, et la facilité que vous avez à communiquer, à gérer aussi tout ce qui est réseaux sociaux, communication, parce qu'on vous entend beaucoup, vous êtes quelqu'un d'hyperactif et même parfois un petit peu virulent, vous aimez bien dire ce que vous pensez. Est-ce que cette capacité, peut-être, à mieux communiquer est aussi un atout et devrait être une corde nécessaire à l'arc de l'homme politique moderne ?
C'est un atout et une limite, en fait. Très clairement, on le voit, on a besoin de réagir sur le bon nombre de sujets de manière assez rapide. Pour autant, je reste convaincu que 140 caractères ne suffisent pas à définir très clairement un axe politique et donc cette façon de réagir a à la fois son avantage et à la fois son inconvénient. Mais on est aussi dans une société où on switch beaucoup, on zappe beaucoup et il faut réussir à capter l'attention des uns et des autres tout en étant dans l'instantané. Donc, c'est un équilibre subtil. Je pense qu'il faut faire les deux.
Mais pour autant, encore une fois, je vous dis, oui, je suis apporté à une génération qui a grandi avec les réseaux sociaux et donc, évidemment, je l'utilise régulièrement dans le cadre de l'exercice de mes mandats.
Alors, c'est vrai que dans les réseaux sociaux, il y a du bon, du moins bon et ça ne favorise pas forcément la capacité à s'exprimer. Mais votre facilité oratoire, c'est aussi peut-être ça qui a fait en sorte que la candidate Valérie Pécresse vous a choisi pour porter la parole. C'est quoi la responsabilité d'un porte-parole, selon vous, aujourd'hui ?
La responsabilité d'un porte-parole, c'est d'être en mesure de parler du programme de la candidate à l'élection présidentielle, que ce soit sur la commune où on est élu, mais de manière plus large sur le territoire. On est quatre orateurs pour la campagne de Valérie Pécresse, avec notamment Nicolas D'Aragon, le maire de Valence, avec Émilie Bonivard, la députée de Savoie, et avec Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire. Et donc, notre rôle, c'est de nous démultiplier et de remplacer la candidate si elle ne peut pas venir à un événement ou pour répondre à une interview, par exemple.
Eh bien voilà, on en reparlera évidemment dans la deuxième partie de l'émission, partir à la découverte de votre arrondissement, et on parlera évidemment de la présidentielle. À tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de l'émission d'Invités politiques le samedi de 11h à midi sur l'OM 1ère, toujours avec Pierre Oliver, maire du deuxième arrondissement, conseiller régional et orateur régional de la campagne de Valérie Pécresse. M. le maire, on parlait juste avant dans cette première partie de votre parcours, de votre engagement. On va maintenant partir à la découverte de votre arrondissement.
Et c'est vrai qu'une des questions que je pose aux élus que j'ai avec moi, c'est un peu de faire la carte postale de cet arrondissement qu'on croit connaître, mais qu'est-ce qu'il comprend exactement ? Il va de où à où pour les Lyonnais qui l'ignoreraient ?
Alors le deuxième arrondissement, eh bien il commence, si je puis dire, au niveau de Saint-Nizier, à la limite avec le premier arrondissement juste en dessous de l'hôtel de ville. Et il descend en passant par Bellecour, par Aenay, l'abbaye d'Aenay, la place Carnot, Perrache, qui coupe l'arrondissement en deux. Ensuite vous avez Sainte-Blandine, puis la Confluence jusqu'au musée des Confluences. Et donc vous avez un arrondissement tout en long.
Tout en longueur et qui est assez contrasté puisqu'il y a à la fois des parties très anciennes et puis c'est vrai que par exemple la Confluence c'est quelque chose de beaucoup plus récent. Ça n'a pas été forcément facile. Vous n'étiez pas évidemment maire à cette époque mais c'est vrai que la Confluence on a l'impression que ça s'est construit un petit peu loin de tout, un petit peu sans forcément avoir ni les équipements ni les moyens d'y aller. Est-ce que ce n'est pas une difficulté aujourd'hui ça dans la vie de l'arrondissement ?
Disons que l'arrivée de tout nouveau secteur, de tout nouveau quartier a un impact quoi qu'il arrive pour le territoire. Après on assiste aussi à quelque chose et que moi j'ai vu évoluer dans le temps avant même d'être maire. C'est les premiers habitants qui arrivent dans ce secteur-là.
les commerces qui s'installent dans la foulée et finalement la vie de quartier qui prend et quand vous prenez toute la partie je dirais entre le cours Charlemagne et la Saône et bien maintenant tout est complètement vivant vous avez du monde le week-end vous avez du monde le dimanche après-midi qui s'y balade et donc on voit que ce quartier a réussi vraiment à prendre son essor et avec aussi quelque chose que je trouve très intéressant moi c'est une mixité sociale qui est importante parce que je le dis souvent sur cet arrondissement j'ai eu la chance d'avoir l'école Alix qui est au niveau de Sainte-Blandine et c'est une école dans laquelle la mixité sociale marche parfaitement et où l'académie me dit régulièrement que c'est l'une des rares écoles en France où même les familles aisées laissent leurs enfants ne les mettent pas dans le privé et je trouve que tout ça permet de tirer tout le monde vers le haut et moi je crois beaucoup à ce modèle d'intégration en France.
Alors Bellecourt Perrache c'est des lieux particulièrement emblématiques à Lyon je suppose que c'est pas toujours facile à gérer d'être à la fois le centre comme ça de Lyon parfois en termes peut-être de mobilité en termes d'accès en termes de sécurité comment est-ce que vous gérez et comment vous êtes attentif à tout ce qui se passe dans cette presqu'île qui est aussi un lieu très important en termes de commerce
je crois que vous résumez un petit peu tout dans la question c'est un lieu à la fois où on habite ce qui est essentiel les centres-villes en France sont de moins en moins habités nous on a de la chance à Lyon c'est que le centre-ville est habité en parallèle vous avez une offre hôtelière donc vous avez du tourisme vous avez également probablement la première place commerciale de la région dans ce deuxième arrondissement vous avez aussi bon nombre d'entreprises qui sont installées que ce soit à la Confluence ou que ce soit sur le secteur le secteur pardon Bellecourt-Cordelier donc on le voit on a une presqu'île qui est vivante en permanence avec moi ce que je dis souvent en journée vous montez à 100-150 000 personnes en simultané sur un arrondissement de 30 000 habitants en théorie donc on est un secteur très vivant et donc c'est pour ça il faut être vigilant à ce qu'il y ait plus d'avantages à habiter en presqu'île que d'inconvénients à avoir toutes ces personnes qui viennent se balader chez nous
quand vous êtes arrivé à la mairie quel était votre programme qu'est-ce que vous aviez envie de faire de cet arrondissement justement qu'est-ce qu'il y avait comme priorité disons que des priorités
il y en a toujours plusieurs quand on se présente sur un échelon municipal mais je dirais que la première des préoccupations des habitants reste et restera la sécurité parce que c'est l'un des enjeux majeurs pour notre territoire et en parallèle la possibilité de pouvoir porter des projets structurants d'aménagement de notre arrondissement et moi j'ai un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur et je dirais que j'ai la chance de le porter avec mes deux casquettes de maire et de conseiller régional c'est le projet emblématique de rénovation du musée des tissus la région a sauvé le musée au moment où il était sur le point de fermer et donc depuis avec Laurent Wauquiez on porte un véritable projet de réaménagement qui attirera et continuera de faire rayonner notre arrondissement de manière je dirais globale
oui c'est vrai que c'est un monument un morceau du patrimoine assez emblématique qui dépasse d'ailleurs largement le deuxième arrondissement qui rayonne au-delà de la ville et de la métropole pourquoi est-ce que d'ailleurs c'était à ce point-là embourbé ce dossier qu'est-ce qui faisait que ça n'avançait pas qu'est-ce qui était compliqué pour que les gens comprennent pourquoi sur des équipements comme ça à qui ça appartient qu'est-ce qu'il fallait mettre comme argent pourquoi c'était pas si simple que ça ce dossier
alors disons au départ le musée des tissus la région l'a racheté à la chambre de commerce et de l'industrie ce qui s'est passé c'est que vous avez un équipement qui était vieillissant et où finalement vous n'aviez plus de visiteurs et l'enjeu aujourd'hui c'est précisément d'être en mesure de faire évoluer le musée en en faisant un musée moderne dernière génération avec tous les ateliers ludiques qui vont autour tout en ayant à l'esprit que nous avons plus de 2 millions et demi de pièces de collection qui sont dans le musée et finalement notre problématique aujourd'hui c'est comment réussir à recréer quelque chose à la fois de neuf mais tout en gardant aussi je dirais le patrimoine que l'on a et en ayant aussi en tête je dirais le cadre de vie et le respect des riverains qui nous tient tout particulièrement à coeur dans le cadre d'un musée comme celui-là
alors c'est vrai que vous avez aussi un bel exemple puisque vous parlez de votre arrondissement un peu carte postale au bout du bout de confluence il y a quand même le musée des confluences qui est pour le coup une magnifique réussite et qui je suppose il suffit de se promener autour le week-end il y a à la fois beaucoup de monde des expos vraiment très très intéressantes je suppose que ça vous en êtes très heureux comme maire
toujours ce qui fait la grandeur d'un territoire c'est aussi l'offre culturelle et l'offre culturelle passe par de beaux musées par la mise en valeur aussi de ce que savaient faire nos ancêtres et le musée des confluences permet à la fois de faire une synthèse un petit peu globale de tout ce que dispose le territoire lyonnais la ville lyonnaise en particulier et vous avez aussi un projet comme le musée des tissus qui met en lumière les savoir-faire de nos ancêtres et qui le transmet aux générations futures et ça c'est vraiment quelque chose d'essentiel et cette transmission je pense est quelque chose d'important pour nous quand on fait de la politique c'est aussi pour être en mesure de transmettre des choses aux générations futures et ce musée en sera un bel exemple
à côté de ces monuments emblématiques il y a évidemment toute la vie du quotidien toutes les questions c'est-à-dire de base de la vie de vos habitants ce qui n'est pas toujours facile d'ailleurs parce qu'on le répète régulièrement mais maire d'arrondissement ce n'est pas forcément simple puisqu'on n'avait pas forcément tous les pouvoirs toutes les prérogatives et il y a plein de choses qui dépendent soit de la mairie soit de la métropole à quoi ça sert en fait on pourrait se demander un maire d'arrondissement comment vous définissez votre rôle ?
Très clairement on est le guichet d'entrée unique pour tous les services publics du territoire c'est-à-dire que quelqu'un qui va venir avec une problématique de logement d'inscription en crèche d'inscription à l'école une démarche quelle qu'elle soit va s'adresser à sa mairie d'arrondissement vous connaissez personne je pense qui va pousser la porte de l'hôtel de ville dans le premier arrondissement ou qui va pousser la porte de la métropole rue du lac et donc nous notre rôle c'est quoi derrière ?
C'est justement d'être en mesure d'apporter des réponses à l'ensemble de nos concitoyens sur la problématique qui les concerne et à quelque part oui on n'a pas la compétence de faire en personne mais pour autant on arrive à trouver des vraies solutions on arrive à suivre les dossiers peut-être de manière je dirais plus directe et plus précise que des élus métropolitains et c'est notre rôle et derrière un bon maire d'arrondissement c'est celui qui est en mesure de faire avancer ses projets même en n'ayant pas la compétence
Souvent vos collègues ils disent un peu que vous êtes comme un animateur ou quelqu'un qui cherche à influencer bousculer un porte voix un porte parole pour justement faire avancer vos dossiers alors vous en tant que maire du deuxième arrondissement quels étaient les dossiers sur lesquels vous avez mis l'accent depuis deux ans que vous êtes au pouvoir
il y en a beaucoup parce qu'en plus on a eu deux années un petit peu particulières où vous avez eu beaucoup moins de manifestations qu'en temps normal à cause de la crise Covid et donc c'est autant de temps qu'on a pu passer sur l'avancée des différents dossiers vous le savez on a avec la mairie centrale et ça je le dis assez souvent on a fait un très gros travail pour je dirais réaménager et prévoir différentes enveloppes budgétaires pour rénover nos groupes scolaires pour rénover nos crèches on avait un patrimoine un petit peu vieillissant et il était urgent d'agir et d'investir pour nos enfants la presqu'il a besoin de garder ses familles et pour que ses familles restent évidemment il faut que les équipements qui vont en face soient de bonne qualité et on a beaucoup travaillé sur ces sujets là on a aussi le patrimoine je vous parlais tout à l'heure du musée des tissus où là pour le coup c'est avec la région que l'on travaille mais il y a aussi je dirais les travaux sur la basilique Saint-Bonaventure à Cordeliers il y a la fin des travaux de Saint-Nizier on a également la rénovation de l'orgue de Saint-François-de-Salle donc vous voyez quelle que soit la compétence on a on a beaucoup de projets emblématiques structurants on a évidemment aussi un sujet essentiel qui est le centre d'échange de PRH qui à mon sens demain pourrait être le Châtelet de Lyon avec un espace où les flux sont extrêmement bien pensés mais qui a besoin aujourd'hui de retrouver une offre commerciale de retrouver une deuxième vie et ce sont un petit peu tous ces sujets sur lesquels nous travaillons on va aussi avoir à moyen terme une requalification du lycée Juliette et Camier qui est l'une des vitrines aussi de notre arrondissement donc voilà on est un petit peu sur tous les fronts on a aussi la fin de la confluence évidemment avec la construction d'un gymnase qui sera essentiel pour nos nouveaux habitants de la confluence donc voyez quelle que soit la compétence quel que soit le domaine on avance on travaille et moi j'essaye même si des fois je ne suis pas d'accord avec eux sur le fond de leur politique j'essaye de trouver des accords avec les écologistes de la ville de la métropole et aussi évidemment des accords avec la région qui m'aide beaucoup pour justement améliorer le quotidien et travailler à l'embellissement du deuxième arrondissement
il y a beaucoup de sujets qui vous tiennent à coeur et qui vous concernent dans votre arrondissement et à chaque fois ce qui est bien aussi avec vous c'est que vous avez un avis généralement assez tranché et assez précis sur les choses on va parler un petit peu pour prolonger le débat des enjeux parce que vous l'avez évoqué de sécurité et c'est vrai que c'est aussi une sorte de paradoxe vous êtes à la fois très attentif et puis on se dit un maire d'arrondissement ce n'est pas forcément lui qui est à la police ce n'est pas forcément lui qui gère les vidéosurveillances comment est-ce qu'un maire d'arrondissement peut s'emparer de ces questions et les rendre beaucoup plus réussis par rapport à vos attentes
c'est vraiment une excellente question parce que quand je suis arrivé à la mairie du deuxième arrondissement c'est la première question que je me suis posée de savoir comment on pouvait même en n'ayant pas de compétences propres comment faire pour réussir à trouver des solutions vous savez j'ai commencé le mandat nous avions beaucoup de problèmes de rodéo nous avons toujours aussi beaucoup de problèmes de délinquance en général et donc la stratégie pour laquelle nous avons opté avec l'ensemble de mon équipe d'arrondissement ça a été de dire mesdames et messieurs les riverains vous êtes témoins d'une scène faites-nous le savoir le plus rapidement possible et nous derrière on va essayer d'interpeller les différents pouvoirs publics ceux qui sont compétents pour faire et grâce à cela nous avons réussi à alerter l'opinion publique sur les phénomènes de rodéo grâce à cela j'ai réussi à faire venir la mission parlementaire sur le rodéo à Lyon avec les deux rapporteurs qui sont justement venus l'été dernier à Lyon pour essayer de faire évoluer la loi et puis pour qu'aussi la mairie centrale assume un petit peu son rôle et soit en mesure de proposer une offre supplémentaire en vidéoprotection et en équipage de police pour que justement nous endiguions le phénomène en parallèle et ça vous voyez c'est mon rôle de maire d'arrondissement je convoque toutes les familles de délinquants qui sèment le trouble sur différents espaces publics on a l'exemple de la place Camille-Georges au niveau de la confluence où vous avez une vingtaine de jeunes individus qui ont entre 12 et 17 ans et qui pourrissent le quotidien des riverains qui tirent au mortier qui essayent de scier la caméra qui est installée qui monte sur les voies de chemin de fer qui insulte les différents passants et bien nous avons décidé de les convoquer tous individuellement dans mon bureau avec la police nationale la police municipale les bailleurs sociaux les référents scolaires de ces enfants en leur expliquant que c'était le dernier avertissement et que maintenant nous comptions sur eux pour changer de comportement il y a à la fois beaucoup de pédagogie mais aussi la possibilité peut-être demain d'opter pour différentes sanctions la région nous permet depuis peu de supprimer des aides régionales pour certains individus donc ce sont des choses que nous pourrions mettre en oeuvre si demain ces individus recommençaient et puis vous avez aussi des familles qui nous disent mais grâce à votre action j'ai trouvé d'autres possibilités pour mon enfant peut-être l'envoyer en internat peut-être l'envoyer dans un autre établissement scolaire pour justement lui donner une deuxième chance peut-être l'envoyer dans d'autres métiers auxquels il n'avait pas forcément pensé au départ et donc vous voyez on a tout ce bouquet là et puis c'est vrai que rester en alerte en permanence et aussi se rendre disponible et je vais vous donner un dernier exemple j'ai été alerté un soir par des riverains suite à de nombreux problèmes avec mon premier adjoint nous sommes rendus immédiatement sur place et c'est nous qui avons géré les individus qui étaient là et qui se met le trouble donc voilà on essaye d'être ultra présent et surtout on a envie que la peur change de camp parce que ces gens là se sentent impunis et nous notre rôle c'est de leur montrer que finalement c'est le pouvoir public qui décide de ce qui doit s'y passer et c'est pas à eux de nous dicter leur loi
parce que quelque part au-delà des moyens d'ailleurs c'est aussi pas simplement rappeler peut-être qu'il y a une autorité qu'il y a une présence vous êtes très très souvent et connu pour ça être sur le terrain généralement en trottinette je sais que le maire vous l'avez rappelé à un moment mais vous êtes très très présent c'est aussi ça qu'attendent vos habitants et ce dont ils vous parlent c'est qu'ils peuvent facilement vous contacter et vous parler
je pense que à l'heure où on se parle plus de la moitié des habitants du deuxième ont mon numéro de portable personnel m'interpelle directement lorsqu'ils ont un problème je pense que c'est notre rôle et finalement c'est ce qui est intéressant dans le mandat de maire c'est d'être en capacité au quotidien quel que soit le jour quel que soit l'heure quel que soit le moment de pouvoir intervenir de pouvoir les aider et moi en tout cas c'est la conception que je me fais de la politique et à quelque part pourquoi les maires restent encore des élus appréciés c'est parce qu'on est à portée d'engueulade qu'on est toujours là quand on nous appelle et en tout cas c'est pour ça que nous là-dessus enfin en tout cas moi j'ai envie de bien faire et d'être le plus près de mes habitants
et bien on parlera de tous nos sujets dans quelques instants dans la troisième partie de notre émission et évidemment des élections qui approchent à tout de suite on se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec Pierre Oliver le maire du deuxième arrondissement on était en train de parler justement des sujets qui concernent votre arrondissement et avant d'évoquer la politique nationale et les élections je voulais qu'on poursuive un peu sur un sujet qui j'imagine là encore vous oppose sans doute à la mairie écologiste c'est la question de la piétonisation puisque c'est vraiment un sujet dont on parle beaucoup dans la presqu'île quel est votre avis là-dessus est-ce que vous êtes pour ou contre cette piétonisation ?
Moi au sens large je suis plutôt opposé à la piétonisation même si je note quelque chose de différent par rapport à l'élection des Verts et au discours qui nous est porté aujourd'hui aujourd'hui les Verts nous parlent d'apaisement de la presqu'île et je vous avoue que ça me va mieux que piétonisation je m'oppose à la piétonisation pour une raison simple c'est que les zones piétonnes sont aujourd'hui en France facteurs de plusieurs problèmes le premier ce sont des lieux où vous avez beaucoup de problèmes de sécurité des rues très fréquentées donc vous avez beaucoup de pickpockets vous avez beaucoup de vols vous avez beaucoup de squats de trafic de drogue prenez dans le deuxième arrondissement que ce soit la rue Victor Hugo ou la rue de la République ce sont des espaces qui sont assez souvent squatés avec beaucoup de problèmes de délinquance ça c'est le premier élément le deuxième pour moi il est d'ordre commercial ces rues là précisément je vous évoquais la rue de la République et la rue Victor Hugo ce sont des rues où vous avez des loyers qui sont extrêmement élevés au égard à la fréquentation de ces rues et les enseignes pouvant se permettre de payer un loyer à cette hauteur là ne sont que des enseignes internationales que vous retrouvez globalement dans des grands centres commerciaux encore une fois il faut de tout il faut du commerce indépendant et il faut de la grande chaîne donc c'est bien d'avoir quelques rues piétonnes nous en avons où vous avez ces enseignes là mais en parallèle je tiens à ce commerce de proximité parce que ce commerce de proximité il permet aussi aux riverains qui habitent à côté et ça c'est le troisième point de pouvoir consommer je dirais de manière locale avec des produits de qualité on a de belles boucheries on a une belle poissonnerie on a des beaux boulangers et en fait le drame de ces espaces piétons c'est que cela fait fuir les familles et les riverains ce sont des rues dans lesquelles on a beaucoup de airbnb dans lesquelles on a beaucoup de bureaux et où on a de moins en moins d'habitats et donc encore une fois je pense que c'est un vrai intérêt d'avoir des centres-villes habitées avec des familles qui font vivre justement cet équilibre et ce qui fait la force du deuxième arrondissement de Lyon c'est cette offre commerciale où vous retrouvez de tout et donc c'est pour ça que je m'oppose à la piétonisation pour justement préserver ces espaces-là ces belles rues commerçantes ces belles enseignes et donc c'est pour ça que je suis plutôt sur une vision opposée à celle des écologistes mais encore une fois je vous dis que le discours que tient actuellement Fabien Bagnon sur un apaisement de la presqu'île où finalement les véhicules qui n'ont rien à faire là de transit soient contraints de passer ailleurs c'est quelque chose sur lequel il est tout à fait intéressant de réfléchir après encore une fois la question est de savoir comment, où et par quels moyens
alors deuxième sujet avant qu'on passe ça à la politique nationale mais qui concerne beaucoup l'habitant d'autres arrondissements et puis plein de Léonnais qui se posent des questions on a vu fleurir un certain nombre de panneaux d'informations autour des futurs aménagements du Rhône on n'en sait pas forcément grand chose on se doute que c'est quand même pour aller dans un certain sens est-ce que vous vous avez des informations est-ce que vous pouvez nous raconter ce qui est prévu ce que vous savez et ce que vous pensez de ces grands aménagements dont beaucoup de quais sont concernés sur le deuxième Oui, vous avez le quai Gaëton
qui est concerné notamment vous avez aussi le quai Jules Courmont qui nous est annoncé aujourd'hui c'est une volonté de réduire la place de la voiture sur ces quais très sincèrement en tant que maire je ne vais pas vous dire que je suis ravi d'avoir 80 000 véhicules par jour qui passent sur ces axes et donc si on trouve une solution pour faire passer ces véhicules ailleurs évidemment que je serai le premier à être ravi et si on trouve des aménagements agréables le long du Rhône évidemment j'y serai également favorable après la question est de savoir comment et où parce que si on crée un énorme bouchon qui va venir paralyser l'ensemble de la ville de Lyon parce qu'on ne peut plus accéder nulle part je pense que ça va poser un véritable problème ça va poser un problème notamment à toutes les classes moyennes qui n'ont pas d'autre solution que d'utiliser leur voiture pour aller rejoindre leur lieu de travail et c'est ces gens-là qui vont payer le plus cher et qui vont quitter la ville et on va se retrouver avec une ville où vous n'aurez que des gens qui ont les moyens de faire cette transition écologique et où en parallèle vous aurez aussi les quelques personnes les plus démunies qui auront accès à du logement social mais toutes ces classes moyennes qui viennent faire la force d'une ville partiront je pense de ce centre-ville donc encore une fois oui à un aménagement oui à réduire le nombre de véhicules par jour sur cet espace-là après attention à non plus à ne pas bloquer et à ne pas paralyser Lyon parce que là est la vraie question à mon sens sur cet aménagement et j'espère vraiment que les écologistes là-dessus trouveront de vraies réponses à nous apporter autres que celles qu'on entend aujourd'hui à savoir on ferme une rue et puis les automobilistes s'adapteront
alors on va parler un peu de la présidentielle qui on est à quelques jours maintenant c'est quand même une présidentielle d'une élection assez étrange on comprend pourquoi vu le contexte et vu la situation la sortie de Covid et tout ce qui s'est passé en Ukraine je le disais vous êtes un des porte-parole régionaux de Valérie Pécresse donc particulièrement bien informé au cœur du dispositif comment vous vivez vous ces derniers jours de campagne et j'oserais dire dans quel état est votre candidate parce qu'elle doit souffrir quand même d'une situation qui n'est pas évidente aujourd'hui les sondages ne sont pas très favorables comment vous le vivez est-ce que vous estimez que c'est juste et comment vous allez occuper vos derniers jours de campagne
et donc les derniers jours de campagne sont très denses pour une raison qui en plus est propre à Lyon c'est que nous avons jeudi le dernier meeting de Valérie Pécresse de sa campagne présidentielle du premier tour qui aura lieu à Gerland donc on est pleinement mobilisés sur l'organisation de cet événement où on attend plus de 2000 personnes dans le 7ème arrondissement après encore une fois c'est une campagne qui est très compliquée parce qu'il n'y a pas réellement de campagne vous avez un président de la république qui refuse tous les débats en même titre que vous n'avez aucun ministre qui vient débattre face aux autres candidats moi je me rappelle de 2012 l'élection présidentielle le président Sarkozy sortant allait se confronter aux différents interlocuteurs je me souviens d'un débat face à Laurent Fabius où justement le président Sarkozy défendait son bilan aujourd'hui le président Macron évite tous les débats en même temps je peux le comprendre parce qu'il a un bilan qui est plus que mitigé sur l'ensemble des thématiques et ça fausse un petit peu l'élection donc voilà j'espère que cette dernière semaine permettra à tout le monde de se faire un avis et de confronter les idées
alors sur ce sujet justement on parlait à la fois du bilan mais il faut aussi surtout parler du projet qu'est-ce qui à votre avis fait la force ou l'intérêt du programme de votre candidate et pourquoi n'est-elle pas aussi bien entendue alors qu'elle porte visiblement un certain nombre de sujets on parlait tout à l'heure du pouvoir d'achat elle pourrait nous en reparler mais elle a l'air de s'intéresser à un certain nombre de sujets mais c'est comme si on ne s'intéressait pas au fond comment vous expliquez ça et quels sont les profits qu'elle porte vraiment
c'est sûr que nous on vient de traverser une campagne présidentielle jusque là où on a beaucoup plus parlé de la forme et du meeting de Valérie Pécresse de la Villette que du reste des propositions moi vous savez j'ai soutenu Valérie Pécresse dès le premier tour enfin je dirais même dès le pardon dès la primaire LR dès le premier tour de la primaire LR qui avait lieu en décembre dernier et pour une raison assez simple c'est que Valérie Pécresse avait cette capacité et a cette capacité à parler de sécurité d'immigration de thèmes qui sont je dirais structurants à droite mais en parallèle elle faisait quelque chose auquel je crois beaucoup également c'est de parler d'environnement de parler d'éducation des thèmes sur lesquels on n'entend jamais la droite elle au contraire a pris ces sujets là à bras le corps et je crois réellement que c'est une droite qui est en mesure de parler de l'ensemble des thèmes qui peut l'emporter à la présidentielle alors à l'heure où on se parle les sondages ne sont pas forcément les meilleurs pour nous les meilleurs qu'on ait connus pour autant ce que l'on constate c'est une vraie volatilité de l'électorat quand on regarde le détail des différents sondages on voit que les gens sont certains de leur vote à 60-70% là où en temps normal ils sont plutôt à 90-95% donc on voit que tout peut se jouer dans la dernière ligne droite et donc nous on mise beaucoup là-dessus et en parallèle on a aussi une chance majeure aux Républicains c'est que nous avons beaucoup d'élus locaux beaucoup de maires et l'ensemble de ces maires étant mobilisés pour Valérie Pécresse ça va être des centaines de voix sur chaque territoire qui peuvent venir en la faveur de notre candidate et donc voilà moi je crois beaucoup à ça et encore une fois voilà c'est une campagne étrange qui se termine mais j'espère qu'elle se terminera bien pour nous
alors ce qu'on évoque aussi parfois on recevait il y a quelques semaines le sénateur François-Noël Buffet avec qui on parlait de ça c'est comme si aussi peut-être j'imagine on a la sensation que la droite c'est un peu perdu ou n'est plus centré aligné sur ses valeurs on voit bien cette espèce d'éclatement de la droite on peut considérer que Macron à certains aspects est un peu à droite qu'il y a une extrême droite comment est-ce qu'on peut imaginer et c'est pourtant le point de départ de se dire qu'elle allait peut-être retrouver les valeurs traditionnelles de la droite c'est quoi une droite aujourd'hui républicaine telle que vous vous l'imaginez sur vos valeurs
alors vous posez plusieurs questions dans la question tout d'abord la droite je dirais quand vous dites que le président Macron est à droite moi c'est quelque chose sur lequel pour le coup je suis absolument pas d'accord avec vous pour bon nombre de raisons même si il a en partie plagié le programme de Valérie Pécresse mais le bilan qu'il porte depuis plus de dix ans c'est le strict inverse c'est à dire que par exemple vous prenez le nucléaire il a passé dix ans avec François Hollande à détricoter l'industrie du nucléaire en France et la production du nucléaire et Macron candidat nous explique qu'aujourd'hui il veut reconstruire six EPR vous avez un président de la république qui a fait exploser la dette et alors il y a eu le Covid certes mais qui a aussi fait exploser la dette avant même la période Covid et qui aujourd'hui vous explique qu'il va faire des économies vous avez un président de la république qui vous parle de sécurité et d'immigration alors que lui-même a les plus mauvais résultats de l'histoire de la cinquième république sur ces questions-là donc encore une fois lui peut essayer de faire sur du même temps mais les chiffres sont là la réalité est là et on voit que le président de la république n'est absolument pas issu d'une droite républicaine ou libérale comme moi je l'entends après qu'est-ce que la droite c'est la deuxième partie de votre question qu'est-ce que la droite républicaine en France c'est une droite qui à mon sens affirme très clairement un message fort pour nos concitoyens sur les questions de sécurité et de justice et d'immigration parce qu'il y a une véritable attente là-dessus et on ne peut pas rester un pays qui accueille tout le monde non plus ça c'est quelque chose dans lequel je crois je crois qu'on doit pouvoir redonner des leviers à la justice on doit engager du personnel dans les différents tribunaux pour que cette justice puisse enfin traiter correctement les affaires et aujourd'hui elles n'ont pas les moyens de le faire et on voit c'est l'un des problèmes majeurs en parallèle c'est aussi être en mesure de travailler sur le pouvoir d'achat et Valérie Pécresse a de grosses propositions là-dessus je pense à la libéralisation des 35 heures avec la fin des 35 heures on a aussi la possibilité de remettre en place les heures supplémentaires défiscalisées on évoque aussi et on propose la possibilité pour les différents salariés de pouvoir convertir leur RTT en rémunération donc voyez nous on travaille vraiment sur ces questions de pouvoir d'achat et je pense que la droite républicaine c'est à la fois défendre plus de liberté et aussi nous permettre de retrouver du pouvoir d'achat sans être sous une pression aussi forte de la fiscalité
alors un des enjeux vous l'avez évoqué sur ces élections qui arrivent c'est qu'il y a une forme d'indécision majeure de l'électeur il y a aussi une très forte tentation de l'abstention dont on dit qu'il sera peut-être le premier parti de France ça ne va pas en s'arrangeant d'élection en élection ça peut expliquer aussi parfois d'ailleurs la tentation des extrêmes chez les plus jeunes générations ce qui est parfois étonnant comment est-ce que quand on est un responsable politique à la fois je veux dire national mais aussi local comment on vit cette abstention ce fait que les jeunes ne veuillent plus aller voter comment est-ce qu'on remobilise et est-ce qu'on ne se dit pas peut-être qu'on est passé à côté d'un certain nombre de choses dans notre vie politique peut-être qu'on s'est trompé qu'on n'a peut-être pas bien traité les sujets comment on vit ça et comment on change ce curseur-là
il y a quelque chose qui nous a fait beaucoup de mal pendant les 5 dernières années c'est ce qu'a fait le président de la république et je pense que ça a démobilisé largement l'électorat je vous dis ça parce que derrière vous avez un président qui a passé son mandat à expliquer blanc et à faire noir d'habitude on entend souvent les uns les autres dire bah tiens il n'a pas assez fait ce qu'il avait promis c'est quelque chose que j'ai toujours entendu sur Nicolas Sarkozy il n'a pas été assez loin on attendait à ce qu'il fasse plus là avec le président Macron vous avez quelqu'un qui a annoncé l'inverse de ce qu'il a fait et ça nous élus ça nous décribilise beaucoup parce que les gens nous disent vous nous promettez quelque chose mais vous allez faire l'inverse alors précisément en tant qu'élus locaux et moi en tant qu'élus local en particulier j'essaye d'appliquer au maximum ce pourquoi j'ai été élu et je pense d'ailleurs que les verts aussi essayent d'appliquer au maximum ce pourquoi ils ont été élus et c'est là une vraie différence et à quelque part quand on dupe autant les lecteurs il ne faut pas s'étonner que derrière à la fois ils se retournent vers des extrêmes mais qu'en parallèle ils refusent d'aller voter après sur l'abstention on verra la semaine prochaine ce qu'il en sera moi ce à quoi j'ai assisté aussi dans la mairie du deuxième c'est que nous avons eu plusieurs milliers de personnes qui sont venues s'inscrire sur les listes électorales à l'approche de la présidentielle donc c'est quand même aussi un signe positif pour nous après on verra bien ce qu'il en est on sera toujours sur une participation plus forte que celle que nous avons eue au municipal pour autant nous verrons bien la semaine prochaine et encore une fois ce non-débat ne favorise pas le refus du débat du président de la république ne favorise pas les gens à aller voter
alors on le sait et on l'entend vous êtes quelqu'un de passionné par cet engagement politique néanmoins et c'est la question que je pose souvent pour conclure avec mes invités c'est vrai que demain c'est dimanche on se dit est-ce qu'il y a un dimanche quand on fait de la politique est-ce qu'il y a un moment où vous arrivez entre guillemets à décrocher à vous poser à être en famille sans parler de politique ou alors c'est vraiment quelque chose qui vous prend tout votre temps et votre énergie
disons que c'est quelque chose qui me passionne donc c'est vrai que j'en parle beaucoup c'est des sujets sur lesquels je suis mobilisé en permanence et quand on est maire en réalité c'est du lundi au dimanche en permanence après j'ai sûr qu'il y a des parenthèses familiales comme beaucoup et puis il y a aussi des parenthèses sportives parce que quand l'OL joue c'est important de pouvoir voir les résultats de l'OL mais plus sérieusement oui je reste quand même malgré tout beaucoup mobilisé sur cette question-là et sur l'action municipale
pas forcément facile d'avoir un hobby une passion etc on va se quitter en musique parce que je demande souvent à mes invités avec quoi ils voudraient repartir de cette émission vous nous avez choisi un titre quel est-il et pourquoi l'avez-vous choisi ?
alors j'ai choisi In The Army Now de Statu Co pour une raison très simple c'est que c'est le dernier morceau que j'ai téléchargé je l'ai écouté la fin de semaine dernière dans un café à côté de la mairie centrale et donc je l'ai téléchargé à ce moment-là et donc du coup ben voilà c'est le morceau d'actualité exactement d'actualité je sais pas parce qu'il a quelques années j'étais même pané mais disons que c'est le dernier que j'écoute en ce moment
et bien ce qui est en musique merci beaucoup d'avoir été notre invité c'était un plaisir on se retrouvera pour d'autres émissions avec d'autres invités après une petite période de silence liée aux règles électorales et en tout cas je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission au revoir
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