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interview28 minutes - ARTE· 27 juillet 2026 46 min

David Foenkinos / Incendies XXL : faut-il habiter la France autrement ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir à toutes et à tous. Très heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine d'été sous la véranda 28 minutes et en très bonne compagnie avec la belle équipe autour de table. Bonsoir à vous chers amis.

Bonsoir monsieur. Et l'actualité du jour, ce sont bien sûr les incendies hein qui ravagent les landes et là Gironde, les feux ne sont toujours pas fixés et les autorités paraissent impuissantes et le nombre d'hectares qui ont été brûlés, la superficie brûlée, c'est 116085 hectares. Évidemment, la saison est loin d'être terminée.

On s'attend évidemment à ce que le reste de la saison soit très compliqué. Alors, comment anticiper ces phénomènes qui risquent de se reproduire de plus en plus souvent dans les prochaines années ? Ces incendies vont-ils nous obliger à vivre différemment et habiter la France autrement ?

Nous en débattrons. En fin d'émission, nous retrouvons ceux qui parcour les routes de France pour leur atelier comment écrire une bonne chronique savoir Margerie Adelson et Théophile Cossa. Au programme ce soir Margerie.

Et bien, comment faire du tourisme autrement grâce aux grand-mères locales de la nona italienne à la mamie japonaise. C'est une tendance qui cartonne chez les jeunes et ça s'appelle le Grand Ma Tourisme. Bon, on a hâte en tout cas.

Et vous, Théophile, je vous emmène en République démocratique du Congo dans un coin super perdu où des scientifiques viennent de découvrir une nouvelle espèce de singe. Et ça en 2026, ça n'arrive pas tous les qu matins. Découvrir des nouvelles espèces.

Je vous raconte comment ça marche. On vous retrouve tout à l'heure bien sûr car avant ça, une question. Avez-vous déjà ressenti le petit malaise de la blague ratée ?

Non, c'est c'est une vraie gène he faut le dire. L'humour c'est tout un art. Et David Fonkinos en sait quelque chose.

Son dernier livre Je suis drôle dresse le portrait d'un homme qui se croyait comique avant que la vie ne lui réserve un autre destin. Monsieur et madame Funkino sont un fils. Il s'appelle David bien sûr et il est notre invité tout de suite dans 28 minutes. [musique] Bonsoir Kinos.

Bonsoir, vous êtes écrivain, réalisateur, votre dernier livre Je suis drôle est paru euh chez Galimarg. Je vous présente l'équipe de 28 minutes. Bonsoir Lè Roussell.

Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir Gonest.

Bonsoir. Bonsoir. Alors David Fonkinos, je suis drôle.

Forcément cette question on a dû vous la poser énormément de fois. Vous vous êtes drôle ou pas ? Ah j'ai cru que vous alliez me dire "C'est étonnant d'appeler un livre Je suis drôle alors alors que vous êtes sinistre." Ah non !

Ah non, pas du tout. Je me seraiis pas permis. Mais peut-être vous allez voir restez avec nous pendant les prochaines minutes et vous allez en juger par vous-même.

Voà et vous savez vendre une émission. Voilà. Non, mais vous êtes vous êtes drôle ou pas ?

Vous dites ? Euh, en tout cas, j'aime beaucoup l'humour dans mes films, dans mes pièces de théâtre, dans mes romans, mais euh la plupart de mes livres, Oui. Euh j'espère qu'il y a un peu d'humour et dans celui-ci euh euh l'humour est vraiment au cœur du livre.

Voilà, l'humour est au cœur du livre, mais ça va un peu plus loin que ça en fait. Véritablement, on parlait du destin d'un homme qui a mis l'humour au cœur de sa vie. On voit ça dans un instant et on va comprendre et bien pourquoi vous êtes vraiment parfait pour nous parler de l'humour.

C'est vous avez le profil idéal pour cela et Olivier Boucreux vous explique pourquoi. [musique] David Fenkinos, vous êtes l'un des romanciers les plus lus. Une vingtaine de romans et des êtres cabossés qui cherchent une seconde chance dont je suis drôle, un jeune homme se trouve drôle [musique] pour trouver de la lumière jusque dans les bides.

Ouais, vous avez le profil idéal. Année 70, ville [musique] juif, milieu modeste, mais employé chez Air France qui vous ouvre les portes de la Californie. Ce contraste vous donnera l'énergie du grand écart. [musique] À 16 ans, une infection de la plèvre vous conduit à l'hôpital et au bout du tunnel, vous en revenez autre avec une cicatrice et une boulimie de lecture.

Ma vie d'écrivain est clairement née euh de de cette de cette épreuve. D'une certaine manière, elle a déverrouillé ma sensibilité. Vous tentez le jazz, la guitare, la peinture et le métier de serveur.

Après plusieurs refus, Galimar publie votre premier roman en 2002 inversion de [musique] l'idiossi récompensé par le prix François Moriac. Vous y faites même apparaître Milan Kundera que vous rencontrerez plus [musique] tard au comité de lecture. Vos débuts carburent à l'absurde et au titre décalé comme le potentiel érotique de ma femme ou qui [musique] se souvient de David Fenkinos.

Vous aussi David, vous êtes drôle. Pardon, je vous ai coupé hein. Mon livre est en fait.

On est là pour vous écouter en même temps. Donc c'est non, les gens sont venus vous voir et ils sont très heureux. Comment allez-vous en ce moment ?

La délicatesse et sa jeune veuve qui réapprend [musique] à aimer vous révèlent. Charlotte et sa peintre allemande assassiné à Ososwit vous va volent le Renaudo. [musique] Souvent, vos personnages perdent un amour, une place ou une certitude.

Avec votre frère Stéphane, directeur de casting, vous réalisez l'adaptation de votre propre délicatesse mais aussi jalouse et les fantasmes. Ce qui est difficile dans le cinéma, c'est le temps narratif. C'est-à-dire qu'il faut comprendre très vite et il faut comprendre avec des images.

Je suis drôle. [musique] suis Gustave Bonsoir persuadé que l'humour l'aidera à réparer une enfance fracassée, drôle à l'école, moins sur scène. [musique] Il enchaîne petit boulot et s'il gêné.

Son chemin croise un musée de la tristesse sponsorisé par Kleinex Le rire autre versant des larmes. [musique] Peut-être que c'est une forme de pudeur, vous avez raison. C'est peut-être une angoisse à l'aider d'ennuyer les gens.

C'est peut-être une politesse du désespoir. Souvent [musique] chez vous derrière la fantaisie se cache la mélancolie. C'est un beau portrait hein.

Bah écoutez, on espère. Tant mieux, on lui dira. Je me suis enfin compris.

Ça y est, tant mieux. Voilà. Euh David Fkino, je suis drôle.

Donc ça raconte en effet Olivier Boucreux, on parlait l'histoire donc de Gustave et Gustave quand il est petit un jour il va faire tomber une cuillère. La manière dont il va la ramasser, ça va faire rire sa sa famille et là il va comprendre qu'il est drôle. C'estàd qu'est-ce qu'est-ce que ça veut dire pour lui en fait ?

Exactement. Alors, au début du livre, en quelques pages, on voit qu'il a une enfance assez douloureuse, difficile et puis il est adopté par un par un par un couple et puis à un moment donné, il fait rire ses parents adoptifs. Il a le sentiment que faire rire son entourage, c'est exister, c'est sentir comme une dose d'amour, d'infiltration comme ça, de de de l'amour ou de la tendresse sur lui et il va commencer à rentrer dans une forme d'obsession totale.

Il doit être drôle à tout prix. Et donc plus tard euh vers 19 20 ans, il va se lancer dans le stand-up. il va se rendre compte parce qu'il faisait rire un peu tout le monde au lycée dans la famille c'était le comique de la famille il va se rendre compte qu'à part lui il fait parire grand monde mais il va continuer coûte que coûte à croire en son destin et on on va voir à la fin que d'une certaine manière il avait peut-être raison d'y croire un chemin quand il monte sur scène la première fois c'est effectivement un four comme on dit il passe derrière une comédienne qui est brillante qui fait rire toute la salle pourquoi ce bide fait-il si mal à votre personnage alors ce qui ce qui est génial avec l'humour c'est que c'est il y a une validation immédiate.

On voit tout de suite si on fait rire ou si on ne fait pas rire. Et le point de départ de mon lit, c'est j'ai vu, j'avais lu un article en disant à quel point comme ça il y a il y a les sorts des comédy club, tout le monde a envie d'être drôle en ce moment, beaucoup de gens monte sur scène et c'est vrai que je suis allé dans beaucoup de comédie club pour préparer ce livre et donc les patrons m'ont raconté puis j'ai vu aussi c'est absolument désespérant quand voilà on rit par politesse, on est parfois gêné par certaines prestations. Alors mon pauvre Gustave, c'est vrai qu'il a pas de chance, vous venez de le dire, il passe après une comique mais il la rentre.

D'une manière générale, vaut mieux toujours dans la vie passer après quelqu'un de médiocre, que ça soit dans les rencontres professionnelles, dans la vie amoureuse. Et là, voilà, lui c'est vrai que c'est c'est assez difficile, mais malgré ses échecs et c'est aussi un livre sur le destin et sur l'idée de croire en soi, il va continuer comme ça à être persuadé que il a une vocation pour le rire. Ouais.

Alors, qu'est-ce qui vous a motivé vous-même à écrire ce livre ? Parce que vous vous en parliez tout à l'heure un petit peu, il y a on le voit quand même au fil de votre et même je dirais au fil de votre vie, il y a quand même une obsession je dirais de l'humour d'une je me suis rendu compte souvent je me rends compte après avoir écrit de la part personnelle de mes livres et c'est vrai que moi mes premiers romans étaient uniquement centrés autour de l'humour. D'ailleurs, c'était complètement loufo absurde.

Je voulais déconseiller totalement. Ça partait dans tous les sens. Non, je veux pas qu'il soit qu'il soit en poche, mais j'ai été j'avais le sentiment que si les gens rient pas ou si on était pas dans l'humour, on allait forcément bah s'ennuyer ou alors voilà, il y avait une sorte de de pudeur aussi d'une certaine manière.

On parle de l'humour comme la politesse du désespoir. C'est une façon aussi de pas de pas encombrer l'autre finalement de ses propres fellures ou de ses incertitudes. Et puis j'ai mis des années un peu comme Gustave finalement aller chercher la part plus mélancolique, la part plus intime de ce que je pouvais avoir en moi jus pour écrire des livres peut-être un peu plus personnels.

Mais mais je me sens très proche de ce personnage à la fois totalement pathétique parce que il enchaîne les échecs et c'est très difficile. Et en même temps, il a il a une il a une vraie douceur. En tout cas, il a il a il a une persistance.

Ouais. Il y a une bascule d'ailleurs dans dans le livre un petit peu comme vous avec vos livres finalement la délicatesse ou Charlotte, on est dans quelque chose de plus grave et là votre personnage il va finalement trouver le succès dans la dans la tristesse, dans ce musée de la tristesse. Oui.

Alors c'est vrai qu'il va enchaîner tellement d'étapes catastrophiques. Alors il y a une femme comme ça et c'est vrai que c'est un livre sur le sur le destin. On fait tous une ou deux rencontres déterminantes dans la vie.

Il y a une femme qui va le voir sur scène, elle veut dire vraiment toi, tu es vraiment pas drôle mais je sens qu'il y a quelque chose en toi. Et c'est vrai qu'elle va se battre une agent voilà qui a qui a une soaine d'années qui fume clop sur clope qui est un peu à l'ancienne et vraiment elle va croire en lui. Peut-être même que davantage que lui-même peut croire en lui.

Et c'est vrai qu'elle va le mettre sur la voie de son destin qui va basculer avec ce musée de la tristesse. On voit dans le sujet. Oui, c'est un musée qui est sponsorisé par Kleinex.

Euh c'est un musée, voilà, où on traverse comme ça euh toutes les œuvres de désespoir, des tableaux tristes, des œuvres tristes, des films, des chansons qui fait que on doit finalement pleurer avant la fin de de ce parcours et c'est vrai que mon personnage d'une certaine manière va se révéler par la tristesse. Alors, vous avez parlé tout à l'heure des Comédy Club et on est dans une société, c'est vrai, où on voit beaucoup d'humoristes partout et on va voir ça avec vous Julia puisque dans votre livre, je suis drôle, vous écrivez d'iPhone kinos que les réseaux sociaux sont une scène permanente et Julia, c'est vrai qu'aujourd'hui ces réseaux sociaux sont devenus un passage obligé hein pour les humoristes. Oui, il y a comme un changement de paradigme.

En fait, beaucoup d'humoristes de la nouvelle génération se font connaître non pas dans un comédie club mais sur les réseaux sociaux. Instagram, TikTok deviennent un vrai terrain de jeu à coup de réel décapant. Exemple avec par ex Guillaume Guiset que j'ai choisi, j'aime beaucoup son humour, humour très satirique qui vise, vous allez voir les Parisiens et les parents.

J'ai fait une sortie à 4, faut que je mette sur trava. Ah bon ? Alors ça te prép marathon ?

Objectif moins de 4 heure. L'important c'est pas de participer. Non non, l'important c'est de finir avant les aveugles et les types en fauteuil.

Tu sais le marathon de Paris c'est hyper accessible. Le dossard m'a coûté que 150 €. J'ai acheté la nouvelle Garmine.

C'est celle avec 60 d'autonomie. C'est vraiment parfait pour s'entraîner en forêt. Tu cours sur les quêes scèes.

Mais quel rapport ? En fait, c'est la nouvelle stratégie pour ceux qui veulent se faire connaître. Avoir une cible sociologique précise, en faire sa marque de fabrique, tester les blagues auprès de ses followers avant d'en faire pour ceux qui réussissent comme Guillaume Guisset de véritables scènes de one man show.

Les réseaux sociaux sont devenus vraiment incontournables, même pour les humoristes star, ceux qui sont déjà installés et qui utilisent les réseaux sociaux pour faire leur promo. En fait, ils découpent ils découpent leur spectacle en clips verticaux compatibles avec les smartphones duré entre 30 60 secondes centré sur une seule blague. Exemple Redouan Bougera qui publie sur Instagram et ses impôts avec le public.

Alors, on le voit hein, il y a une sorte de maintenant de formatage de l'humour. Maintenant, il faut faire rire en 30 secondes. Je vous pose la question.

Oui, complètement. D'ailleurs, c'est moi je me suis posé la question de savoir pourquoi il y avait une telle comme ça excitation générale. C'est vraiment le le nouvel Eldorado.

Je dis dans mon roman qu' y a 10 ans tout le monde voulait être pâtissier, voulait faire des éclairs au chocolat. Il y a 20 ans c'était le chanteur ou voilà simplement ces lèvres. Et maintenant, c'est vrai qu'il y a comme ça une excitation générale et si vous avez totalement raison lié aux réseaux sociaux.

Moi, je vois avec ma fille euh elle est adolescente, elle regarde plein de vidéos drôles comme ça, des shorts euh puisque c'est finalement la manière la plus rapide de capter l'attention euh des personnes, voilà, sur internet et puis après avec ses copines, elle fait des vidéos drôles et elle-même, je trouve qu'elle développe un humour incroyable. Donc c'est vrai que euh c'est totalement lié à cette génération. Ça c'est le côté positif, il y a peut-être le côté un peu négatif.

Vous avez des mots assez forts. Vous parlez, je crois, de la soumission à la dictature du rire ou de l'humour. Oui.

Alors après, c'est vrai que tout se dilue, c'est-à-dire que si on est tout le temps dans le euh dans dans cette façon comme ça d'essayer de capter l'attention la plus rapide, bah on manque de ce qui est essentiel dans notre société actuelle. C'est peut-être la longueur, la profondeur, le temps de de l'introspection. Donc l'un n'est pas compatible avec l'autre.

Mais mais c'est vrai qu'il y a comme ça une sorte d'excitation de la de la de la vitesse de capter de capter une émotion chez l'autre. une excellation de la vitesse, mais peut-être que l'humour aussi vient à un moment se mettre sur une plie quoi. C'est c'est vrai qu'aujourd'hui euh peut-être que pour l'époque est tellement anxiogène que beaucoup de gens ont besoin de de rire, de sourire.

Et d'ailleurs, je parle oui, dans mon livre, je parle de de du par je parlais des jeunes avec les sorts comme ça de la nouvelle génération, mais en fait il y a des comédies club seniors qui s'ouvrent dans les épades maintenant. Il y a plein de comies qui viennent, on parle du yoga du rire. Je parle comme ça de toute cette dans dans mon livre de tout ce bienfait, cette nécessité du rire qui prend une très très grande ampleur.

Il y a des études qui disent voilà que ça ça réduit les maladies cardio-vasculaires. Effectivement, alors notre époque est clairement difficile et anxiogène. On a besoin de cette légèretélé là mais on se rend compte aussi que il y a une dynamique générale qui va vers le vers le bien-être, vers l'épanouissement.

Euh je raconte dans mon livre quelqu'un qui a 40 ans change de vie puis décide de monter sur scène. On voit partout autour de nous des gens comme ça qui changent de trajectoire qui vont vers ces métiers du du divertissement. Et c'est vrai que c'est euh je raconte aussi que mon mon jeune héros euh ses parents sont très inquiets de voir que voilà ils s'engagent dans une carrière artistique totalement instable et avec une concurrence phénoménale actuellement. sortir du lot.

Bah comme vous vous avez montré que cet artiste, c'est difficile. Et d' Kino, c'est un spectacle un jour justement ? Euh alors non, j'y fais des pièces, des films, j'adore écrire, j'adore j'ai la sensation d'être dans une salle et entendre des répliques et de faire rire, je je la connais un petit peu et j'adore ça.

Mais alors, je serais incapable de de monter sur scène. C'est pas c'est pas prévu. C'est pas prévu pour mon but c'est c'est de présenter 28 minutes.

Et ben peut-être et ben vous allez le faire. Voilà, je vous promets en tout cas. Voilà.

En tout cas, en attendant, vous pouvez lire Je suis drôle donc écrit votre dernier livre David Fonkinos publié chez Galimar. Merci beaucoup d'être passé par 26 minutes ce soir. Allez, passons maintenant à notre débat.

L'effroid et l'impuissance. La violence des incendies en girande et dans les landes tétanisent depuis près d'une semaine des communes avalées par les flammes, des réfugiés par milliers, des pompiers épuisés face à un ennemi qui refuse de s'éteindre et toute une région connue pour sa douceur qui n'est plus que douleur. Malgré l'expertise des soldats du feu français, pourquoi n'avons-nous pas anticipé cette catastrophe ?

Faut-il repenser l'aménagement du territoire face à ces incendies qui pourraient se multiplier ? Faut-il habiter la France autrement ? Nous en débattons juste après la mise au point d'Amira Silem. [musique] Cellule de crise ce matin.

Autour du président, plusieurs ministres. À l'ordre du jour, [musique] les feux qui ravagent une partie du pays depuis quelques jours. C'est un feu qui est compliqué évidemment à maîtriser, très compliqué à maîtriser.

On est confronté en Gironde à un phénomène qui est totalement inédit. [musique] Une réunion d'urgence à Paris après un weekend cauchemardesque pour de nombreux Français, notamment dans le Sud-Ouest. [musique] Sur ces images captées par un drone, la commune du Porsge a des allures de zone de guerre.

Plus de 180 maisons ont été consumées par les feux. Les habitants peinent à s'en remettre. On est nouveau résidents depuis le 2 juin, donc on voulait quand même venir voir.

Désolé. Ce sont 220000 personnes qui ont été évacuées sur l'ensemble du territoire comme ce père de famille. J'habite à Mignac et on a reçu une alerte vers 2h 2h38 du matin.

Du coup, on est sorti de la maison avec les enfants et ma femme tout ça pour euh on a suivi les consignes quoi. Plus de [musique] 40000 hectares ont été ravagés. À 7h, les feux ne sont toujours pas encore complètement fixés et la polémique non plus.

Alors que sept Canadaires sur les 12 que [musique] possède la France ont été mobilisées, certains élus s'interrogent sur la gestion des secours, estimant que ceux-ci ne sont pas adaptés [musique] à ce que l'on appelle désormais les mégafeux. Depuis plusieurs jours, [musique] certains spécialistes pointent aussi du doigt l'impréparation de la France face à une menace qui risque de s'aggraver. [musique] On est les champions du monde pour arrêter un feu dès qu'il démarre.

Par contre, en tant qu'architecte ou urbaniste, on n' fait aucun progrès sur la protection de nos villes face aux incendies. Alors, faut-il reconstruire et comment ? Les zones sinistrées risquent-elles d'être prochainement à nouveau les victimes de nouveaux feux ?

L'urbanisation du pays doit-elle être repensée ? Faut-il habiter la France [musique] différemment ? Voilà.

Et pour en débat de ce soir, nous recevons Pauline Vilain Carlotti. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes géographe, spécialiste de la gestion sociale de l'environnement. Votre livre L'épreuve du feu habité autrement la Terre est paru en juin aux éditions Flamarion. Selon vous, la lutte contre le feu ne peut plus se limiter au massif forestier.

Elle impose de limiter l'étalement urbain et dites-vous de repenser collectivement l'aménagement des lisières de forêt. À vos côtés, Nabil Wakim. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes journaliste. Vous animez depuis 2022 le podcast chaleur humaine pour le journal Le Monde.

Votre livre chaleur humaine 24 réponses à la menace climatique a été édité en poche aux éditions point. Et selon vous, ces incendies reflets du dérèglement climatique exigent de remettre en question notre dépendance aux énergies fossiles. Il faut aussi avoir le courage d'admettre que certains lieux, dites-vous, ne sont plus habitables.

Et puis Franck Lirzin, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes ingénieur, votre livre alors habité, un monde qui brûle est paru aux éditions de l'aube.

Selon vous, il faut accélérer sur le débroussaillage. La cause profonde de ces phénomènes et l'urbanisation des zones à risque. Forêt et villes doivent être mieux séparé.

Et pour entamer ce débat, c avec vous Hélène et les mots du jour. Les mots feu convectif et pyocumulus. Des mots réservés jusqu'ici aux spécialistes qui ont intégré le langage courant ces derniers jours jusque dans la bouche du ministre de l'intérieur.

Alors le pyrocumulon c'est un nuage provoqué par ce feu convectif, un feu qui s'autoalimente. Pauline Villin Carlotti, est-ce que c'est la même chose que les mégafeux dont on a parlé en 2022 toujours en Géronde ? Alors, les mégafeu euh c'est un terme euh qui a émergé, on va dire, dans le débat plutôt médiatique euh à partir des années 2018 euh 2020 euh qui est utilisé euh de manière euh pas euh homogène par la communauté scientifique parce que mégafeu, c'est un grand feu et qui pose la question des seuils qui ne sont toujours pas fixés par consensus scientifiques.

Euh certains parlent de 10000 hactares, d'autres de 2000 hactares. Il y a une grande variabilité territoriale. C'est un terme que certains scientifiques dont je fais partie préfèrent réserver au langage médiatique puisqu'il n'est pas stabilisé.

Et c'est pas la même chose qu'un feu convectif. Un feu convectif, c'est un comportement particulier d'incendie. Typiquement, on avait deux comportements classiques.

Le feu topographique qui est guidé par le relief et le feu guidé par le vent qui dépend donc de la météo. Le feu convectif, c'est un feu qui s'autonomise avec sa propre météo et qui devient donc ingouvernable pour les services de lutte. C'est bien compris.

Nabakim. Où en est-on ce soir à peu près ? Est-ce qu'on se sait justement sur la situation ?

Alors, la première chose qu'il faut garder en tête, c'est l'ampleur de ce feu, c'est-à-dire plus de 40000 hectares brûlé. C'est presque un des feux les plus importants qu'on a jamais vu en France. 40000 hactares, on se rend pas compte, mais la ville de Paris intramuros, c'est 10000 hactares, donc c'est quatre fois Paris qui est parti en fumée.

Donc il faut se rendre compte de l'ampleur de ce que c'est. C'est hallucinant. C'est vraiment plus important même que les incendies qui avaient eu lieu en Gérond dans 2022.

Et à l'heure où nous parlons, le feu n'est pas stabilisé. d'évoluer. Il y a eu un peu de rép parce que les températures sont un peu redescendues.

Malheureusement à partir de mardi, mercredi, les températures vont remonter en particulier dans le sud-ouest et ça va créer des conditions de combat contre le feu qui risquent d'être encore plus difficile pour les pompiers. Voilà, fixé, pas totalement fixé mais stabilisé. Voilà, ce sont les termes en tout cas employés par les préfets, l'administration et les pompiers.

Je propose de regarder d'autres chiffres he toujours aussi effrayants. On est là sur 115000 hectares parcourus depuis le début de l'année. C'est le ministre de l'intérieur Laurent Nugèz qui l'annonce. entre 30 et 40 départs de feu chaque jour.

Euh Franck Lerzin, est-ce que c'est la simultanéité de ces foyers qui crée aussi la rupture là de de l'été ? Bah le changement climatique, les épisodes qu'on a connu précédemment, les canicules, la sécheresse, évidemment, ça amplifie le risque. Il y a une combustible qui est beaucoup plus fort, donc il y a un risque plus important de propagation, d'amplification de ces de ces feux.

Après, 90 % des feux sont d'origine humaine. Donc, c'est aussi la proximité des forêts, des habitats qui peut être la cause de ces de ces feux. Donc ce qu'on observe aujourd'hui c'est la multiplication en Gironde mais aussi en Corse aussi dans le Var de ces de ces feux.

Et donc le changement climatique va aggraver la vulnérabilité et amplifier ces phénomènes, ces mégafeux qu'on observe aujourd'hui. H on va retourner si vous voulez bien aux Porsche dans cette commune située au nord du bassin d'Arcachon qui a été en grande partie détruite hein. Plus de 20 % des de de de la commune est détruite. 183 maisons carbonisées.

Je vous propose de regarder cet habitant qui dit toute sa désolation. Nous étions samedi dernier. Ah mais c'est l'enfer.

C'est Vous étiez pas là hier ? Hier à 15h, il faisait nuit tellement il y avait de de fumée. Hier soir, la maison était encore là.

C'est dans la nuit qu'elle a brûlé. Toutes les maisons ont brûlé dans la nuit. Hier, toutes les maisons du bassin d'Arcachon étaient là.

C'est parce que tous les pompiers sont partis dans la journée, les vents ont tourné et on avait plus personne pour protéger les maisons. Je vois plus rien là. Je vois plus rien.

Je vois de la désolation. Je vois la maison de mes ancêtres. Ma grand-mère est née dans la maison.

Il y a plus il y a plus rien. On entend cet habitant dire que les pompiers étaient partis lorsque le vent a tourné. Ce sentiment d'abandon qu'on a pas mal entendu he ces derniers jours.

Pauline Vilain Carlotti, est-ce que il y a eu un manque de moyen comme on peut l'entendre dans les critiques ? Alors pour le manque de moyen, c'est pas comment dire, vous avez parlé tout à l'heure de la simultanéité des feux. Ça a toujours été le problème des pompiers et l'angoisse de la saturation du capacitaire.

Là, en plus, on est dans une configuration où c'est plus seulement à l'échelle zonale méditerranéenne que le capacitaire risque d'exploser, mais c'est à l'échelle nationale. On a des feux absolument partout qui se déclenchent depuis le début de la saison qui remontent vers le nord. On a eu des feux à Fontainebu en Bretagne.

Donc, les pompiers sont dans un jeu de solidarité quand ils peuvent, mais avec l'envoi de colonne de renfort dans tous les sens pour essayer de faire ce qu'ils peuvent. Et de toute façon, le capacitaire ne suffira pas s'il n'y a pas une prise en compte de l'aménagement du territoire. Mais euh là, ce qui est sûr, c'est que ce feu, on en a parlé, c'est un feu convectif.

Donc il crée son propre vent et ça veut dire qu'il peut changer à tout moment de direction. il com très difficile à combattre et très difficile à prédire et à donc les feux les pompiers peuvent avoir quitté la zone pour aller défendre d'autres points sensibles et il revient et il voilà il est il est imprévisible et c'est ce qui rend sa gestion impossible pour les forces de secours sur place pour faire face à ces à ces feux la solidarité européenne a été enclenchée les différents pays qui envoient des hommes ou des avion mais on est dans le même temps dans des feux en fait qui touchent plusieurs pays. Il y a pas que la France, il y a également l'Espagne et l'Italie.

Est-ce que donc c'est tenable dans le temps ? Ça ça fait partie des enjeux qui sont liés au changement climatique. C'est-à-dire on sait que le réchauffement climatique ben il nous conduit à avoir des feux qui sont plus intenses comme on vient de le dire, plus réguliers et aussi sur des saisons qui sont plus longues et qui donc qui peuvent toucher plusieurs endroits en même temps.

Et donc on se retrouve là face un peu à nous-mêmes et à notre absence de préparation. non pas spécifiquement sur le le nombre de Canadaires qu'on aurait ou le nombre de pompiers à disposition, mais plus globalement à l'échelle européenne sur notre manque de préparation face aux effets du changement climatique, les canicules, les sécheresses, euh les incendies de ce type-là où en fait bah évidemment ils peuvent se produire, ils vont se produire dans les années qui viennent de manière beaucoup plus récurrente et sur des territoires beaucoup plus importants de manière simultanée. Les incendies qui ont lieu ces jours-ci en Espagne sont des incendies massifs dans la qui menacent la région de Madrid. euh ce qu'on a nous euh en France et c'est une saison d'incendie qui est très importante et on est simplement fin juillet, il faut considérer que même s'il peut y avoir des critique parfois sur l'organisation des pompiers qu'on peut entendre, mais les pompiers, ils sont déjà épuisés.

On est fin juillet, il y a déjà eu trois morts, il faut quand même le dire, chez les pompiers. Heureusement, il y a pas de victime civil à déplorer, mais il faut souhaiter que ce soit le cas pendant la suite de la saison. Ce que je veux dire, c'est que on est rentré ces dernières années dans une phase du changement climatique que les scientifiques nous annonçaient depuis longtemps mais dans laquelle et bien il faut comprendre que les événements climatiques extrêmes, canicule, sécheresse, incendie de taille très importante, en fait ça va devenir aussi la norme et pas l'extraordinaire.

Et donc c'est à ça qu'il faut se préparer, pas à des événements exceptionnels mais à des événements récurrents qui sont dangereux pour notre sécurité, notre santé. Récurrent tout. On parlait justement de cette même forêt tout à l'heure avec 2022, c'est incendie à la dune du Pila.

En effet, qui avait déjà et bien attaqué cette forêt de Gironde et d'and. Mais pourquoi cette forêt Pauline vilain Carutier est-elle particulièrement fragile ? Pourquoi est-ce qu'elle brûle aussi violemment celle d'and, celle de Gironde ?

Alors parce que c'est avant d'être une forêt, c'est une plantation de pain, donc une forêt monospécifique avec une seule essence, ce qui la rend particulièrement homogène. Et le pain, c'est une essence très inflammable. Donc ça pour les incendies c'est ça va favoriser la propagation des incendies.

Et cette forêt comme elle a la même elle est exploitée pour l'activité silvicole, elle est généralement plantée au même moment, elle atteint sa maturité à la même période et donc on a un continuum de combustible sur de très grandes superficies. Donc ça fait un effet domino. Quand un pain s'embrase, il va se propager sans avoir aucune rupture de combustible à perte de vue.

Ce qui fait qu'on a 42000 hactares aujourd'hui, que euh les autres en 2022, on avait eu aussi de très grandes superficies incendiés parce que justement il n'y a pas de rupture de combustible euh dans ces forêts. Alors Julien, on va voir avec vous que depuis plusieurs jours, on a vu des civils tenter de débroussailler les terrains pour freiner les feux. Et il s'avère justement que le débroussaillement devant les propriétés est obligatoire.

Mais alors justement que dit la loi ? En fait la loi dit que les propriétaires ont donc l'obligation de déboussailler leur terrain ou les abords de leurs habitations. C'est ce qui est prévu par le code forestier.

Concrètement si vous êtes propriétaire, vous devez d'abord vérifier si vous êtes dans une zone à risque incendie, si vous êtes sommis à cette fameuse OLD obligation légale de débroussaillement. vous rendant sur le site officiel Géorisque. Si vous êtes concerné, vous devez procéder au nettoyage de votre propriété dans un rayon de 50 m autour de votre maison.

Si ça empiède sur le terrain mitoyen, vous devez quand même poursuivre le débroussaillement en informant votre voisin de cette obligation. Alors débroussailler, qu'est-ce que ça signifie concrètement ? Et bien ça veut pas dire dénuder complètement son terrain mais organiser la végétation autour de son logement pour éviter la propagation des feux.

Première étape, élaguer les arbres ou les arbustes. Il est recommandé de le faire à l'automne ou pendant l'hiver. Et puis deuxième étape, couper les branchages ou les herbes.

Opération plutôt recommandée au printemps. Alors attention, ne pas débroussailler expose à des sanctions pénales et administratives, notamment une amende pouvoir aller jusqu'à 50 € par mètre carré. Non débroussaillé Franck Lirin, les autorités, on l'a vu, on lançait plusieurs fois ce message de responsabilité pour les propriétaires en disant il faut débroussailler des brossailler autour de de chez vous.

Et en même temps, on apprend par le procureur de Bordeaux que l'origine du mégafeu de Gironde serait très probablement liée à une opération de débroussaillement d'énédic. Est-ce que ça veut dire concrètement que le débroussaillement est une opération risquée ? Alors, [raclement de gorge] face aux incendies, la meilleure lutte, c'est la prévention.

Donc c'est ce que vous dites, c'est il faut travailler en amont des incendies pendant les saisons froides ou ou humides et après il faut éviter que l'incendie il arrive jusqu'aux jusqu'aux habitations et donc faut débroussailler pour éviter la propagation. Il faut s'assurer que les arbres sont bien entretenus. Donc ça c'est la première façon de lutter et aujourd'hui effectivement même si cette obligation existe, elle est pas toujours appliquée.

Pourquoi ? parce qu'elle peut être il faut elle peut être coûteuse, elle peut être contraignante, elle peut ne pas être connue et donc on voit sur dans certaines communes, dans certains endroits, ça pas été fait suffisamment et donc ça va accélérer la propagation des des incendies. Il appliqué qu'à 30 % selon les chiffres, seulement 30 % aujourd'hui des personnes et des communes appliquent ce débroussaillement.

Ça paraît assez un problème. Bah ça dénote un absence de culture du risque en fait où on installait des fois des maisons, ce qui était vu dans le reportage qui sont là depuis très longtemps. On se dit que finalement on peut être épargné par le risque et le changement climatique nous montre que non puisqu'en fait on va connaître des incendies qu'on avait jamais connu par le passé.

Donc faut se préparer à quelque chose de nouveau dans le sud mais pas que. Vous montriez la carte où vous voyez que toutes les régions du sud sont concernées mais on voit que le risque de feu de végétation il va monter vers le nord et qu'en 2050 il est y compris dans les régions du nord pas de cal on peut être concerné. Donc c'est vraiment une un enjeu extrêmement fort pour l'ensemble du territoire national de comprendre que le débroussaillage c'est une priorité pour prévenir les incendies partout.

Alors on nous demande de débroussailler. On nous dit aussi qu'il faut pas trop tondre, qu'il faut laisser des prairies au nom de la biodiversité, laisser les arbres et cetera. Comment est-ce qu'on s'y retrouve Pauline Villin Carlotti ?

Euh oui, le Conseil d'État a d'ailleurs rappelé en février dernier que la prévention des incendies ne devait pas se faire au détriment de la préservation de la biodiversité. D'accord. Donc euh ça met une complexité euh supplémentaire, mais comme euh vous l'avez rappelé tout à l'heure dans votre présentation de la réglementation, euh ça n'implique pas euh de euh réaliser un enfin d'avoir un terrain complètement dénudé.

Euh donc on peut garder des îs de végétation. C'est ce qu'on fait de plus en plus aujourd'hui, du débossaillage qui n'est pas euh un débossaillage euh net, mécanique avec plus aucune plante aucune espèce vivante. Donc plutôt un débroussaillage qu'on appelle alvéolaire avec le maintien de d'ilo arbustifs.

Ce qu'il faut, c'est que comprendre que le débossage a pour principe de ne pas avoir de contact direct entre la végétation et le bâti. Donc une fois que vous avez élégué les branchages, vous pouvez avoir un jardin qui accueille de la biodiversité. les deux ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

Donc on peut tout à fait concilier préservation de la biodiversité et prévention des incendies de forêt. C'est complexe et ça demande de la réflexion et ça demande de penser système et pas de penser les choses en silo. Mais c'est possible avec un peu de bonne volonté.

C'est possible. Oui Nabilim. En fait, euh cette histoire de débroussaillage, ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, elle nous éclaire sur notre incapacité à se préparer aux catastrophes.

Parce qu'en fait, évidemment, quand on débroussaille au mois de juillet, ben en fait, il y a beaucoup plus de risque que on fasse démarrer euh des incendies. Euh évidemment, c'est des questions qu'il faut se poser en amont, mais on pourrait généraliser et se dire que face aux catastrophes climatiques, il faut toujours qu'on se prépare un amont. Regardez la canicule de juin et juillet, quand il fait déjà 40°, c'est trop tard pour isoler les écoles et puis savoir comment on va faire pour s'organiser dans une ville.

Quand les feux ont déjà commencé, c'est trop tard pour se mettre à débroussailler et protéger euh les bâtiments. Quand les inondations dans les Haut de France ont eu lieu, ben en fait, c'était la même chose. C'était trop tard.

Et donc ça ça veut dire qu'il faut qu'on apprenne à planifier notre adaptation au changement climatique. Un territoire, il change pas du jour au lendemain. Les maisons qui sont en train de brûler là, on va se poser la question, on va dire en fait, est-ce qu'il faut retourner habiter là ?

Bah ça c'est difficile pour les gens. Bien sûr. Ça a de la valeur qui est pas qu'une valeur immobilière, ça aussi une valeur sentimentale.

Et ça bah il faut pouvoir y travailler collectivement à l'échelle d'un territoire. C'est des projets sur 10 ans sur 15 ans. Donc il faut anticiper.

Et là les pouvoirs publics sont un peu fautifs. Il faut quand même le dire. Laurent Nugèz fait ce qu'il peut aujourd'hui mais c'était la même le ministre de l'intérieur c'était la même chose quandéralin en 2022 était ministre de l'intérieur.

Focalise uniquement sur le fait que ces incendie sont d'origine humaine aujourd'hui. C'est vrai, ils ont raison, ils sont d'origine humaine mais en fait leur origine réelle, la raison pour laquelle ils sont aussi puissants, c'est le réchauffement climatique. Et ce réchauffement climatique, il va pas s'arrêter parce que on aura mieux protégé une forêt.

Donc il faut se préparer à ces événements de manière collective. Vous dites il faut se préparer exactement ces événements collectifs et aussi parfois aussi bah tout simplement ne pas construire n'importe où hein. On l'a vu, on va le voir encore avec notre archive.

Alors là on parle pas de feu mais d'inondation en 2010 à la faute sur mer en vendé la tempête Zintia qui va détruire de nombreuses habitations avec un lourd bilan 29 morts. Fallait-il construire des maisons dans une zone inondable ? Bah la question la vue arrive toujours trop tard.

Entre la dune de l'océan et la digue le long de la rivière Leit, des dizaines et des dizaines de pavillons ont été construits sur une zone historiquement inondable, mais pas à ce point. Il y a de jours, la digue n'a pas cédé à la faute sur mer. Elle a été submergée quand la conjonction de la forte tempête et d'une grande marée se sont engouffré dans l'embouchure de la rivière.

Un phénomène certes peu ordinaire, mais comment a-t-on pu construire à cet endroit ? C'est un mara déjà, c'est une zone marécage, donc euh je trouve pas enfin c'est c'est un petit peu ridicule de construire là-dessus. Maintenant c'est fait, c'est fait, on peut pas revenir en arrière.

Les maisons sont là, les gens y habitent et y habiter du moins. En tout cas, la dangerosité de ces zones-là n'avait pas été avérée jusqu'à ce jour. Chacun se croyait à l'abri.

Comment a-t-on pu construire ici he ? C'est ce qu'on entendait après Xintia en vendait. Est-ce que Franklerin, c'est ce que la question qu'on doit se poser aussi aujourd'hui en Géronde, notamment toutes ces constructions en bordure enfin en lisière de forêt voire même dans la forêt ?

Oui, on a ce cas des zones inondables, on a le cas aussi des bâtiments qui sont près des côtes avec le recul du trait de côte. On a les cas des maisons qui sont construites en proximité ou en interface très forte avec les forêts. C'est la question du mygage et donc on voit avec l'étalement urbain où les maisons ont finit par se construire, s'imbriquer dans la dans la forêt et on voit que des zones qui historiquement étaient assez protégées où on pensait pouvoir les protéger finalement ne le sont plus face au changement climatique puisque les risques vont être plus extrêmes, plus fréquents.

Des feux qui revenaient tous les 30 ans, 40 ans vont revenir tous les 10 ans. Des inondations qui étaient tous les 100 ans viennent tous les 10 ans, tous les 3 ans. qu'on a une accélération du rythme, un élargissement des zones de risque et donc finalement des zones où on se dit qu'on sera à momenté plus capable de les adapter et peut-être qu'elles deviendront inhabitables et qui faudra assumer de pouvoir reloger ou de pouvoir en tout cas arrêter l'étalement urbain dans les conditions actuelles et comme on a un peu eu d'ailleurs lors des inondations de la Somme he on se souvient en février 2025 ça les gens étaient obligés de quitter leur maison Pauline Vila Carlotti est-ce qu'il faudrait on comprend finalement cette idée de zone inondable de ne pas construire dessus c'est un concept qu'on arrive à saisir est-ce qu'il faudrait finalement faire la même chose sur des zones, je prends exprès le terme incendiaire des forêts en fait parce qu'on a l'impression qu'on peut et bien construire sa maison à côté d'une zone forestière sans problème.

Oui, mais la différence c'est que par exemple en France nous avons plus de 11000 plans de prévention de risque d'inondation quand pour le risque d'incendie de forêt on en a 286 pour 7000 communes exposées. Pourquoi ? Parce que c'est pas pris au sérieux.

Parce que ce n'est pas parce que laendie de forêt est un un impensé de l'urbanisme. Déjà la forêt la foresta c'est l'en dehors de l'espace urbanisé. urbanisé au sens de habiter mais au sens aussi de civiliser.

C'est vraiment l'en dehors de la civilisation, le repère des parias des bandits si vous voulez. Donc aujourd'hui le risque d'incendie de forêt, il est géré principalement par le code forestier. Il est pas du tout intégré à l'urbanisme d'où un déficit de prévention et de planification.

Et aujourd'hui des situations qu'on voit avec la multiplication des interfaces habitat forêt qu'on a laissé proliférer pendant des années parce qu'elles sont très recherchées pour leurs aménités paysagères notamment et qu'elles n'ont jamais été encadrées. Donc il y a combien de plans en fait incendie ? de de plan de prévention des risques d'incendie, il y en a 286 en 286, d'accord, pour 7000 communes exposées.

Donc c'est vraiment une c'est très très faible et il y a vraiment un yatus entre le risque d'inondation et le risque le risque d'incendie de forêt. Et donc maintenant aujourd'hui, il faut vraiment changer de de paradigme, passer de par penser à prévenir, anticiper et pas simplement être toujours dans le sauver ou pérer. [raclement de gorge] On entend qu'il y a des endroits qui sont sans doute plus habitables.

Est-ce que finalement le habiter autrement peut devenir aussi un privilège ? C'estàd ceux qui ont l'argent qui vont pouvoir aller habiter dans les endroits protéger leur maison ou partir et puis ceux qui vont subir Nabilim. Bah ça c'est un des risques que pose le changement climatique, c'est qu'il est profondément inégalitaire dans la manière dont les uns et les autres sont touchés.

On l'a vu avec la canicule. Quand on a la clime chez soi, la clime dans sa voiture et la clime au bureau, on vit la canicule d'une manière très différente que si on n jamais accès à de la climatisation ou à des endroits de fraîcheur dans une ville très dense par exemple. Donc oui, évidemment, ça c'est les problèmes qui vont se poser, qui vont se poser, y compris pour les assurances qui va rembourser pour un certain NR aujourd'hui les assurance disent évidemment bien sûr on on aura des réponses à apporter aux gens dont les maisons sont détruites.

Mais quand ces dommages vont devenir de plus en plus importants et de plus en plus récurrents, bah il faudra aussi se poser la question collectivement de savoir comment on fait. Et si on veut savoir comment on fait quand même, il faut quand même dire une chose, c'est-à-dire d'abord ce qui compte pour s'adapter au changement climatique, c'est de lutter contre le changement climatique. Il faut pas oublier ça.

C'est-à-dire que d'abord, il faut utiliser moins de charbon, moins de gaz, moins de pétrole parce que si on continue sur la trajectoire sur laquelle on est aujourd'hui, la France, elle est réchauffée de 1,4°. Quand elle est réchauffée de 3°gr en moyenne, ça veut dire que des incendies comme cela, pardon, mais en fait c'est des incendies d'un été moyen ou d'un été froid. Donc il faut mesurer le fait que il faut à la fois s'adapter bien sûr se protéger des incendies des canicules mais il faut dans le même temps continuer et c'est très important de le faire à baisser nos émissions de gaz à effet de serre sinon tout ça ne servira à pas grand-chose.

Euh rapidement Franck Kirzin euh quand le président de la République dit il faut reconstruire au même endroit quel message s'envoie ? Bah c'est probablement qu'il faut pas reconstruire exactement euh à l'identique puisqueon a besoin des forêts parce que c'est des puits de carbone. Donc c'est très important d'avoir des forêts qui soient en bonne santé bien géré.

On a besoin de ville aussi qui soient rafraîchies, qui soient aménagé, mais c'est le fait que les deux soient l'une avec l'autre qui pose problème aujourd'hui. Donc sans doute, il faut mieux les dissocier euh et donc ça veut dire effectivement construire différemment de ce qu'on connaît aujourd'hui. C'est merci beaucoup en tout cas à vous trois d'être venu nous éclairer sur ce sujet, d'être venu en débattre sur le plateau de 28 minutes.

À suivre les chroniques de Marjie Adelson et Théophile Cossa. Nous découvrirons alors c'est autre chose, une autre ambiance, une nouvelle tendance, la grandma tourisme ou comment la jeune génération aime voyager à la rencontre des grands-mère. Alors oui, les soirées en boîte sont un peu différentes avant de nous demander mais comment ça marche la découverte d'une nouvelle espèce animale.

Mais avant ça, retrouvons Victor de Kiver qui est à la culture générale ce que la chips est à la persuasion. C'est impossible de s'arrêter en fait. Ce soir, vous dîner moins bête.

Un corps nu mérite-t-il la prison ? Un corps nu mérite-t-il la prison ? La question vous paraît farfelue et pourtant.

Tout commence en 1810. Napoléon fait voter le code pénal. La révolution [musique] a aboli les péchés contre Dieu.

Fini la morale religieuse dans le droit. Sauf qu'un article va poser problème pendant presque de siècles. L'article 330.

Il crée le délit [musique] d'outrage public à la pudeur. Ce délit n'a pas de victime, il offense la société, une chose abstraite et le délire va loin. On peut être condamné même sans témoin [musique] direct.

Il suffit qu'une fenêtre soit ouverte, qu'un voisin aurait pu voir un corn, le simple risque d'être aperçu suffit. Mais pourquoi en 1810 et pas avant ? Parce que la ville change tout.

Avec la révolution industrielle, les gens s'entassent dans ces [musique] villes. Les fenêtres donnent sur les cours, les rues sont étroites. Ce qui était invisible à la campagne devient soudainement visible de partout.

Et oui, car jusqu'alors les hommes se baignaient nuus. Mais avec le code pénal de 1810, des arrêtés [musique] municipaux fleurissent dans toute la France. À Orléan, le port du caleçon devient obligatoire sur les bords de la Loire.

En 1894, une jeune fille de 17 ans est lourdement [musique] condamnée pour avoir laissé apercevoir ses mollets en descendant de bicyclette. Cachezer ce mollet que je ne sauraai voir. Les ligues de vertus ont [musique] un pouvoir énorme.

Petite bourgeoisie, droite catholique, elles militent pour la morale publique [musique] et elles obtiennent des condamnations. Entre 1810 et 1994, les historiens estiment [musique] que 400000 personnes sont condamnées pour ce délit en France. C'est l'équivalent [musique] de la population de Lyon.

En 1964, encore sur la Croisette à Cann, une jeune femme joue au ping-pongn. Condamné, relaxé en appel, puis recondamné par la Cour de cassation. Un sein nu, c'est la prison.

Il faut attendre 1994 pour que ça change. Le délit d'outrage public à la pudeur [musique] disparaît, remplacé par l'exhibition sexuelle. La différence est là.

On ne juge plus le corps nu, on juge l'intention de choquer. Voilà. vous baignerez [musique] moins bête.

Merci pour ce bon conseil et ce dîner encore une nouvelle fois Victor de Kiver. Allez, il est temps de les retrouver Marjorie Adelson et Théophile Cossa pour les chroniques de fin d'émission. Commencez avec vous Margerie et on va parler de cette nouvelle tendance touristique que et bien qui fait fureur hein dans cette fameuse Gen Z.

Oui, fini les escapades en amoureux. Terminer les vacances entre potes. Désormais, les jeunes font du grande ma tourisme, autrement dit du tourisme auprès d'une grand-mère.

Une grand-mère qui n'est pas la leure, je précise. Alors, ouais. Qu'est-ce qu'on entend par là ?

Écoutez bien, il s'agit d'une mamie qui contre rémunération joue les guides touristiques. Au Japon, par exemple, vous pouvez en louer une pour une journée et donc partager son quotidien. Elle peut vous faire découvrir la ville.

Je vois que ça vous plaît. Vous emmener dans les marchés locaux. Vous pouvez cuisiner en sa compagnie ou déguster des spécialités locales.

D'ailleurs, ce qui cartonne le plus justement, ce sont les activités culinaires. Jean-Mthieu, vous aimez les pâtes, je crois. J'adore ça.

Oui. Et bien, qu'est-ce que vous diriez si je vous emmenais à Rome faire des pâtes avec une nona italienne ? Oui.

Alors, ça dépend à quelle heure mais oui, il y a un prix, je pensais que vous allez me dire à quel prix. Il faut compter 80 €. Alors, ce genre d'activité, on voit ces demandes exploser hein parce que chaque endroit a ses spécificités.

Vous voyez la grand-mère derrière là qui apprend à une jeune femme. Alors en France par exemple, ce sont les pâtisseries de grand-mère. Vous n'apprendrez donc pas à réaliser une chic tarte au citron meringué mais plutôt un 4/4 bien consistant et oui qui sera meilleur.

Les jeunes viennent pour les recettes mais aussi pour les histoires que ces personnes âgés ont à le raconter. Alors pourquoi ça marche autant ? Et bien parce que depuis des années déjà il y a une tendance des grand-mères qui cartonnent sur les réseaux sociaux. la couture, les remèdes, la cuisine.

Donc là, si vous voulez, c'est une sorte de prolongement logique. À cela s'ajoute une sorte de fascination pour les histoires intergénérationnel. Vous connaissez peut-être le compte TikTok Mel et Fernande.

C'est il s'agit d'une jeune femme, vous la voyez, qui partage des moments de complicité avec sa grand-mère, le tout devant euh plus d'un million euh de followers. Ou encore ce jeune homme qui est parti faire un tour du monde avec sa grand-mère qui a plus de 90 ans et qui fascine internet. Et des histoires comme ça, et ben il y en a plein parce que derrière on retrouve surtout euh cette idée de refuge, d'authenticité, de transmission dans un monde qui va extrêmement vite.

Et puis ce Grand M Tourism, c'est peut-être aussi la rencontre de deux solitudes, celle des seigniors parfois isolés et celle d'une génération hyper connectée, mais qui est parfois en manque de lien réel. Alors, il y a une question quand même qui se pose parce que dans un monde où les pensions de retraite se rétrécissent et où certaines personnes âgées sont obligées de travailler, eston réellement dans une revalorisation de nos aînés ou une forme d'ubérisation de la transmission. Car il fut une époque où passer du temps avec une personne âgée, c'était gratuit et on appelait ça le dimanche.

Et oui, c'était un peu long parfois hein. Voilà, c'est vrai. Merci beaucoup Margerie.

Allez, Théophile avec vous. Ce soir, vous nous emmenez en République démocratique du Congo où des scientifiques viennent de découvrir une nouvelle espèce de singe jusqu'ici inconnu. Alors, c'est vrai que ça n'arrive pas tous les jours.

Justement, la découverte de nouvelles espèces animales. Comment ça marche ? Je vous présente le Colobus Congo N6, plus communément appelé Liquil hein, c'est son petit nom local.

Il est marrant, on a l'impression qu'il a mis les doigts dans la prise. Environ 1,20 7 kg découvert au cœur du parc national de la Lomamie. Une forêt tropicale qui abrite une biodiversité absolument dingue.

Regardez comme c'est Regardez comme c'est beau. Alors, comment est-ce qu'on l'a trouvé ce liquelli ? L'histoire commence en 2008 quand des chercheurs photographient un peu par hasard un singe qui ne le reconnaissent pas.

L'image est floue. 10 ans plus tard, rebelotte. Nouvelle photo cette fois bien plus net qui va lancer les recherches actives.

Une équipe internationale de scientifiques se met sur le coup. des Congolais, des Américains, des Allemands, entre 2018 et 2022, ils vont sillonner un territoire de 1700 km² enfermé entre les fleuves Lomami et Congo. Car ce singe ne se trouve que dans ce coin à cause des fleuves, il n'a pas pu s'étendre ailleurs.

Et alors ? Certes, le territoire est tout petit pour des colobes, c'est la famille de singes à laquelle il appartient, mais très grand pour [grognement] des hommes. Imaginez, imaginez chercher un singe super timide dans une jungle qui fait à peu près deux fois la métropole du Grand Paris.

Facile, simple. Les scientifiques ont tout de même réalisé 114 observations en 4 ans comme des flics qui sont allés interroger les villages aux alentours hein sur 52 seulement 8 ont reconnu l'animal séd sa discrétion puis ils ont fait alors des analyses anatomiques génétiques sur trois spécimens confisqués à des chasseurs. Ils ont comparé les squelettes, les dents, l'ADN et les analyses vocales.

Ils ont enregistré le cri du liquil pour le comparer à d'autres singes. Regardez. Là, il est en train de dire 20h05 rendez-vous 20h05 sur Je crois qu'on avait compris en fait aussi pas de doute, il est unique.

Et ben voilà, il est unique mais surtout en danger aussi. Oui, absolument. On estime qu'il pourrait y en avoir entre 700 et 1200, peut-être moins menacés par la chasse.

Le réchauffement climatique, les chercheurs proposent de le classer espèce en danger. Comme dit l'une des membres de l'équipe, cette découverte est à la fois un triomphe scientifique et un rappel que certaines des créatures les plus rares de la terre pourraient disparaître avant même que le monde ne sache qu'elles existent. Et on découvre beaucoup de nouvelles espèces comme ça.

Alors des singes euh non hein, les nouveaux primates seulement cinq ont été découverts en Afrique en 75 ans. Mais d'autres espèces animales oui. Alors plus de 10000 par an euh en en moyenne entre 2015 et 2020 en immense majorité des insectes mais aussi des espèces marines à mesure qu'on explore les abyes.

Comme quoi même en 2026 on a encore beaucoup de choses à découvrir et à apprendre sur cette planète. Voilà. et on découvre tous les soirs en tout cas grâce à vous.

Merci beaucoup merci mes amis à suivre sur votre série animée de chat puis le magnifique duel au soleil de King Vidor avec Gregory Pec et Jennifer Jones quand le western explose d'érotisme et de coup de feu aussi je vous rassure. Nous on se retrouve bien sûr demain pour un nouveau numéro de 28 minutes. Tchus. [musique] Oh.