Nicolas Sarkozy : c'est un crime contre la nation.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France.
Et si quelqu'un a trahi les Français, ce n'est pas moi. Oui, Nicolas Sarkozi a trahi la patrie. Il a déjà été condamné trois fois.
Et c'est déchirant quand on est attaché comme on l'est à la France, à sa souveraineté, à son indépendance. Quand on est patriote que de voir un président de la République qui commet un crime contre la nation, c'est bien ce qui est retenu par le tribunal, un crime contre la nation et c'est bien de ça dont il s'agit, mais qui en plus se voit soutenu par toute la droite et toute l'extrême droite réunie. Je suis choqué.
Bon, je suis pas choqué sur le terrain de la probité, de l'honnêteté, je veux pas paraître blasé, mais Nicolas Sarkozi a déjà été condamné trois fois. On a 26 ministres sous Emmanuel Macron qui sont pris dans des affaires. On a la France qui dégringole dans le classement de la corruption.
Donc tout ça, c'est la routine. Mais là, il s'agit pas de pot de vin délivré par un promoteur immobilier. De qui on parle ?
On parle de la Libye de monsieur Kaddafi, on parle même plus précisément de la libye de monsieur Abdallah Senusi. Alors, qui est monsieur Senouci ? Rencontré à la fois par Brisortefeu et par Claude Guéan.
Monsieur Senous était le patron des services secrets de la Libye et beauf-rère de Moir Kaddafi. Et le plus grave attentat, le plus grave attentat contre les Français avec des victimes françaises qui a fait 170 morts dont 54 victimes françaises. Mais dans son palmarès, il a aussi l'attentat de Lookerby 270 morts.
Il a l'attentat contre le DC8 du taa. Un avion français qui heureusement n'avait pas encore décollé. 23 blessés mais pas de mort.
Il a à son actif le massacre d'une mutinerie dans une prison 1270 morts et j'en passe et j'en passe et j'en passe. On a là un terroriste international condamné à perpétuité et c'est lui que Claude Guéan à l'époque directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur et ensuite secrétaire général de l'Élysée, c'est lui monsieur Senous, ce terroriste international que Claude Guéan va rencontrer. C'est lui aussi que Brisfeu.
Et ce même monsieur Senous, terroriste international que Bris Ortefeu à l'époque ministre bras droit de Nicolas Sarkozi, future porte-parole de sa campagne va rencontrer. On a les deux proches de monsieur Sarkozi, monsieur Guéan, monsieur Hertefeu qui tous deux vont rencontrer un terroriste international avec l'aval de Nicolas Sarkozy qui ne leur interdit pas de les rencontrer, qui ne les retient pas, qui ne refuse pas mais qui au contraire avalise, qui autorise parce que il y a des perspectives de financement par là-bas. Je dis alors que Nicolas Sarkozi non seulement trahit le pays, mais il trahit les victimes de notre pays.
Il trahit les 54 familles françaises qui se trouvaient dans ce vol Uta et qui ont péri. Et c'est bien ça que les familles sont venues leur dire à monsieur Ortefeu Géant et Sarkozy à l'audience. Je cite Françoise, sœur d'une victime.
Je pose la question à ces monsieurs. Si à la place de mon frère, vos proches, des membres de votre famille avait voyagé dans cet avion français, auriez-vous accepté de rencontrer, de négocier avec leur assassin, avec celui qui a organisé cet attentat ? Et on a Guillaume Deois de Saint-Marc, l'ancien président de l'association de victimes qui dit "Il n'y a pas d'autres attentat ayant fait 170 morts visant la France." Et on a ce dialogue terrible à l'audience.
La présidente interroge Claude Guéan. Est-ce que vous connaissiez le CV de monsieur Senouci ? J'avais connaissance de qui était monsieur Senoui et de ce qu'il avait été condamné.
Mais en arrivant à Tripoli, je n'avais pas connaissance de la situation exacte. On a un homme terroriste international qui a été condamné par la justice française en 1999 et on a le directeur de cabinet du ministère de l'intérieur qui prétend ne pas connaître cette condamnation. Monsieur Hortfeu répond la présidente.
Même chose. Est-il possible que vous n'ayez pas su qui était monsieur Senouci et ce qu'il avait fait ? Réponse de Brisfeu.
Dans les notes qu'on m'avait préparé, il n'y avait pas d'élément sur monsieur Senouci. comme si on allait rencontrer un terroriste international, le responsable des services secrets libiens, beauf-frère de Mohamar Kaddafi et qu'il y avait pas une note qui était remise aux émissaires et que eux-mêmes ils avaient pas fait Google actualité pour voir un peu qui était monsieur Senousi. Donc oui, je dis que monsieur Géan, je dis que monsieur Hortefeu, je dis que monsieur Sarkozy ont trahi la patrie et qu'ils ont trahi des victimes française en allant rencontrer monsieur, en négociant avec eux et en forgeant avec lui un pacte de corruption.
Et cette trahison a eu des conséquences. C'est une dette honteuse. C'est une proximité coupable pour Nicolas Sarkozy et toute son équipe.
Qu'est-ce qu'on a d'abord dès que Nicolas Sarkozy entre à l'Élysée, l'un de ses premiers voyages est pour se rendre à Tripoli dans la Libye de monsieur Kanafi. Et en retour à la fin de l'année, on a la tente de monsieur Kaddafi qui est plantée devant l'Élysée. Et la suite, c'est l'inverse, c'est d'un coup tout se retourne et c'est Nicolas Sarkozy. qui mène campagne pour mettre à bas Mohamar Kaddafi puis pour l'éliminer.
Au fond, ce que je dis là, Nicolas Sarkozi le sait. Il sait qu'il a trahi la France. Il sait qu'il a trahi des victimes françaises.
Il sait qu'il a commis, c'est le terme du tribunal, un crime contre la nation. Mais le pire au fond, c'est pas lui. Le pire c'est la coorte médiatique politique qui banalise ce crime contre la nation.
Et ça dit tout d'un affaiblissement de l'esprit républicain, d'un affaiblissement de l'esprit civique et de l'affaiblissement d'un sens de la patrie. Et c'est ça qui nous faut relever aujourd'hui. Bah écoutez, moi j'ai trouvé cette déclaration digne.
Ben voilà, Marine Le Pen n'est pas choqué. Nicolas Sarkozy a autorisé à valiser ses plus proches à aller rencontrer un terroriste international qui a tué des Français. Et madame Marine Le Pen n'est pas choquée.
Pourquoi ? Parce que elle fait passer avant tout, avant même les vies des Français, ses petits intérêts boutiquiers. Et ces petits intérêts boutiquiers, c'est de elle-même échapper aux poursuites de la justice comme elle considère que ça devrait être le cas pour Nicolas Sarkozy.
Et ses intérêts boutiers, c'est d'homogénéiser la droite et l'extrême droite et les faire se rassembler. et ses intérêts boutiquiers, c'est d'être tant pis le parti de l'étranger. Trump, Poutine, on savait mais même pas de souci que de s'allier que de se vendre à la Libye de Mohammad Kaddafi.