Pécresse : "J'envoie 4 000 docteurs juniors faire une année dans les déserts médicaux".
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Parlons santé, parce que voilà l'autre grande préoccupation des Français, l'accès aux soins, les questions de dépendance, de dépendance des enfants, mais aussi de dépendance, bien sûr, des personnes les plus âgées. Je reprends mon exemple de Maman Solo. Imaginons qu'elle vit en Seine-Saint-Denis, un endroit où il y a un grand désert médical, elle tente d'appeler parce que son enfant est malade, et on lui répond « Madame, il n'y a pas de rendez-vous, allez aux urgences ». C'est une question qui se pose quotidiennement à de nombreux Français. Qu'est-ce que vous ferez pour eux demain ?
Moi, je veux mettre fin aux déserts médicaux. Et pour cela, je crée des alliances de santé de territoire, et je réunis autour des départements, des régions, l'ensemble des professionnels de santé. J'envoie 4000 docteurs généralistes juniors de dernière année d'études, faire une année supplémentaire dans les déserts médicaux. Ils seront jeunes docteurs, jeunes généralistes, généralistes, ça fera 4000 médecins généralistes de plus dans les territoires carencés. Je rajouterai 25 000 soignants dans les hôpitaux avec un choc de formation. Et puis, je vais permettre à tous les professionnels de santé de prendre davantage de responsabilités s'ils le souhaitent.
Les infirmières, les infirmiers qui ont 20 ans d'expérience pourront devenir beaucoup plus rapidement infirmiers de pratiques avancées. Les pharmaciens qui veulent s'investir davantage dans la prévention et le dépistage pourront le faire. Les sages-femmes qui voudront s'occuper de la santé des femmes pourront le faire. Et pour les gens que vous prenez... Pour les déclosonner. Celui d'une mère... Pardon, Madame de Malheur.
Pour celui que vous prenez d'une mère seule, avec enfant, qui très souvent fait passer la santé de son enfant avant la sienne, eh bien, j'organiserai des consultations mère-enfant de façon à ce que, quand on vient faire les examens obligatoires pour son enfant, les femmes aient aussi des consultations de gynécologie, des bilans de santé. Parce que la santé des femmes sera une des grandes causes de mon quinquennat.
Valérie Pécresse