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interviewEurope 1· 14 avril 2026 3 min

Travail le 1er mai : quand Emmanuel Macron défendait nos boulangers il y a trois mois

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et à 7h22, c'est l'heure de retrouver Dimitri Pavlenco Laurent Tessier. Bonjour Laurent. Bonjour à tous.

Le gouvernement recule sur la loi du 1er mai qui visait à élargir le travail dans les petits commerces. On ne s'en sortira pas en France. Je pense à nous boulangers, nos fleuristes qui travaillent le 1er mai depuis 100 ans et qui veulent juste régulariser une situation.

Le code du travail admet qu'ils puisse s'ouvrir ce jour-là, mais ils doivent travailler seuls ou avec des membres de leur famille, non salariés, pas d'employés. L'ancien premier ministre Gabriel Atal avait lancé le mouvement la semaine dernière pour faire bouger les choses, donner un cadre. Ça sera sur la base du volontariat toujours pour les salariés seront payés [musique] double ce jour-là.

Le gouvernement recule à la moindre crispation face à des syndicats qui représentent 10 % des salariés. Le gouvernement capitule face à Lu fort le patron du PS qui n'avait pas exclu une motion de censure. J'étais en ligne hier soir avec Frédéric Rois porte-parole du collectif pour la survie des boulangeries.

Il exerce à Nice avec sa femme, deux ouvriers et deux apprentis. Moi, j'ai honte. Franchement, j'ai honte.

On bat des records d'entreprises en difficulté en France et on continue de vouloir nous empêcher de travailler. On vit chez les fous. L'absurdité technocratique.

Le boulanger Frédéric Ro appelle les syndicats à se taire sur cette question. Combien de salariés dans les boulangeries artisanales ou dans les boucheries artisanales ou chez les fleuristes ont leur carte de la CGT ? Quasiment rien dans l'artisanat.

Donc faut qu'il se taisent sur ce sujet-là. L'absurdité technocratique, ceux qu'on laisse tranquille le 1er mai, ceux qu'on embête avec des contrôles. Moi, je dois fermer.

Mais par contre, le McDo, le KFC, le kebab, le restaurant, tous ont le droit d'ouvrir. Et au lieu de sécuriser nos boulangers, le gouvernement capitule. La parole d'Emmanuel Macron n'est plus crédible.

Lui qui parlait d'une France du travail, il s'en était pris sur le sujet du 1er mai au syndicat et à la gauche le 5 janvier dernier lors de la cérémonie de remise de la galette de l'Épiphanie. Tous les gens qui défendent ce jour sont souvent contents de descendre pour acheter leurs baguettes et le etou le gâteau qu'ils vont partager en famille. Et donc il se trouve qu'il y a quand même des gens qui travaillent le 1er mai.

Et comme d'habitude Emmanuel Macron a fait une promesse à nos boulangers. C'était il y a seulement 3 mois. Faut donner de la sécurité juridique à ce jour, tout particulièrement nos boulangeries.

Je ne veux pas qu'on reste dans une situation avec des contrôles, des redressements, de l'insécurité permettent justement à nos commerces alimentaires et en particulier à nos boulangers qui le souhaitent d'ouvrir leur établissement en mai prochain dans un cadre sécurisé mais qui est une sécurité juridique. Voilà, pour chacune et chacun. Mais l'engagement n'est pas tenu.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a écrit hier soir sur les réseaux sociaux que le gouvernement allait faire des propositions, je cite, de court et moyen terme magnifique. En attendant, nos boulangers vivent dans l'insécurité et risquent le 1er mai une amende de 750 € si un salarié travaille, 1500 € pour un apprenti. Donc laissez nos boulangers, nos floristes tranquilles.

Merci beaucoup Laurent Tier, le rédacteur en chef de Pascal pro