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ChroniqueLe billet d’humeur de Roger Karoutchi· 6 mai 2026 5 minActualité / polémiqueCulture, médias & sportInstitutions & électionsBudget & impôts

La chronique de Roger Karoutchi du 06/05/26

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 50 %Défensif 25 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurChiffre
    « Qu'est-ce que dit ce rapport ? Il dit, en gros, 4 milliards d'euros pour l'audiovisuel public, c'est beaucoup trop. »
  • 1:41PrésentateurFait
    « dont je rappelle que le budget, le cadre, les missions sont votées par le Parlement. »
  • 2:20PrésentateurFait
    « Depuis cinq ans, on nous le promet pour le mois qui vient. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

Eh bien, ce matin, je voudrais pour tous nos auditeurs pousser un coup de gueule. Depuis quelques jours, depuis quelques semaines même, il y a un grand débat sur l'audiovisuel public. Il y a eu la commission d'enquête qui a mené pendant plusieurs mois des travaux et qui a rendu des conclusions, lesquelles conclusions ont été votées par la commission en question. Donc, ce n'est plus le rapport à l'oncle, c'est le rapport de l'Assemblée nationale. Qu'est-ce que dit ce rapport ? Il dit, en gros, 4 milliards d'euros pour l'audiovisuel public, c'est beaucoup trop. Il dit, l'impartialité est loin d'être garantie sur l'ensemble du système.

Et il dit, il y a trop de chaînes, télévision ou radio, et il faut probablement revoir le périmètre. Immédiatement, immédiatement, les dirigeants de France Télévisions montent au créneau, c'est scandaleux, c'est inadmissible, un rapport totalement faux, c'est insupportable. Ce sur quoi le gouvernement fait la même chose, en disant, oui, bon, ce rapport n'est pas le rapport dont il faut tenir compte, etc. Je trouve sincèrement que c'est inacceptable.

D'abord parce qu'il est inacceptable qu'un travail parlementaire, voté, approuvé par les élus, c'est à la majorité bien sûr, mais comme toutes les lois, alors à ce compte-là, que ce rapport soit rejeté d'un revers de main par les dirigeants de France Télévisions, qui ne sont pas propriétaires de l'audiovisuel public, qui ne sont que les gestionnaires provisoires, temporaires, du service public de l'audiovisuel, dont je rappelle que le budget, le cadre, les missions sont votées par le Parlement. Et que donc, si le Parlement fait un rapport en proposant des réformes, c'est le Parlement qui a raison.

Ce ne sont pas les dirigeants de France Télévisions qui peuvent, dans quelques années ou quelques mois, ne plus être là. Donc il y a une continuité qui est liée à l'activité nationale et pas à la propriété. Deuxième élément, le Premier ministre s'empresse de dire, oui, oui, ce rapport ne va pas. Si le rapport ne va pas, qu'il n'hésite surtout pas, on attend un projet de loi sur l'audiovisuel public de la part du gouvernement depuis cinq ans. Depuis cinq ans, on nous le promet pour le mois qui vient. Et depuis cinq ans, on ne voit rien venir.

Qu'il n'hésite surtout pas, si le gouvernement a des idées qui ne sont pas celles du rapporteur, qu'il présente un projet de loi de réforme de l'audiovisuel et que ce rapport soit amendé, que la loi soit votée dans les conditions que l'on souhaitera. Ce que je veux dire, c'est que si quelqu'un m'explique parmi nos auditeurs ou parmi tous les auditeurs de France que l'audiovisuel public est en ce moment parfaitement impartial, alors sincèrement, on a un problème tous d'audition. Moi, quand j'écoute certaines chaînes de radio ou quand je regarde certaines chaînes de télévision, mon sang ne fait qu'un tour.

D'abord parce que, très clairement, la droite, les bons à rien, on est tous des fascistes, on est tous des gens absolument insupportables. Pour des chaînes publiques payées par les impôts de tous, quand on n'appartient pas à la même mouvance politique que les commentateurs humoristes ou pseudo-journalistes de ces chaînes, on n'existe pas, voire on est le diable. C'est inadmissible. De la même manière, j'entendais encore, oui, les génocidaires qui ont atomisé Gaza, qui ont... c'est ça l'équilibre de l'audiovisuel public ? Est-ce qu'on est obligé d'entendre ça, d'écouter ça ?

Et en plus, c'est tout juste si, en tant qu'auditeur ou téléspectateur, on ne devrait pas demander pardon d'avoir un avis différent, puisque par définition, ces gens détiennent la vérité, la sainte vérité, et que tous les autres se trompent. C'est insupportable. Je le dis très clairement, nous sommes dans une démocratie, une démocratie élective, parlementaire. Si le système public de l'audiovisuel doit être préservé, il doit être soutenu s'il est revu.

Et s'il est revu, la ministre elle-même dit qu'il faut garantir son impartialité, oui, il faut garantir son impartialité, il faut revoir ses missions et son périmètre, il faut revoir son financement, et ça nécessite un débat parlementaire complet, auquel je participerai volontiers, pour rappeler ce que c'est que l'équilibre, l'équité, voire l'impartialité.