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Interviewyoutube.com· 2 octobre 2026 65 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

Gabriel Attal - Face aux lecteurs de la Nouvelle République : l’éducation 02/10/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 67 %Attaque 23 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez les revendications des lycéens et étudiants mobilisés ?

  • 3:52OuverteRéponse partielle

    Face à la casse qui répare : selon vous, quand tu casses qui répare ?

  • 7:47OuverteRéponse directe

    La question des classes de niveau et de l'autorité à l'école : quelle est votre position ?

  • 9:35OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour éviter que des enfants scolarisés vivent à la rue ?

  • 12:29RelanceRéponse partielle

    Pourquoi vous emparer du sujet de la précarité étudiante seulement maintenant ?

  • 14:13OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur l'augmentation des droits d'inscription à l'université ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 46:52Gabriel AttalChiffre
    « Depuis 30 ans en part de la richesse nationale, les dépenses d'éducation et de recherche ont baissé de 15 %. Les dépenses de retraite ont augmenté de 20 %. »
  • 47:31Gabriel AttalFait
    « En 2013 le redoublement qui a été supprimé par la ministre de l'époque, je pense que c'est une vraie erreur. »
  • 48:03Gabriel AttalFait
    « J'avais décidé qu'on ne pouvait plus rentrer au lycée sans avoir son brevet parce qu'un élève qui n'a pas le brevet, c'est à priori un élève qui va échouer au lycée. »
  • 49:15Gabriel AttalFait
    « La réponse apportée par le gouvernement actuel, c'est qu'une réponse unanime avec la diversification des territoires actuellement. »
  • 51:57Gabriel AttalFait
    « Mon modèle d'école rêvé, c'est un établissement scolaire qui est physiquement adossé à un IME, un ITEP. »
  • 52:33Gabriel AttalChiffre
    « Le nombre d'AESH dans l'éducation nationale a été multiplié par 2 depuis 2017. »
  • 53:10Gabriel AttalPromesse
    « Aucune AESH devrait être payée en dessous du SMIC évidemment et il faut créer un corps d'ASH dans l'éducation nationale. »
  • 58:39Gabriel AttalFait
    « Ma mère, elle elle avait pas travaillé avant que de se marier avec mon père et pendant qu'ils étaient mariés, parce que on avait pas fait d'études, ils sont mis ensemble, elle nous a élevé, ils ont divorcé, elle s'est retrouvée sans diplôme, sans expérience professionnelle avec trois enfants à devoir travailler. »
  • 1:00:30Gabriel AttalPromesse
    « Moi, je voudrais qu'on ait une carte famille monoparentale, maman solo, qui permet aussi d'avoir accès à des services différents des autres. »
  • 1:01:40Gabriel AttalFait
    « La dissolution a eu un impact terrible pour l'économie française et donc pour le pouvoir d'achat des Français. »
  • 1:02:15Gabriel AttalPromesse
    « Il faut que le net se rapproche du brut. Et pour ça qu'on assume de réduire les cotisations qu'il y a entre le net et le brut, les cotisations salariales. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique]

0:14
Locuteur

Bonjour et merci de nous rejoindre pour cette nouvelle émission spéciale préparée en partenariat avec la nouvelle République. Nous sommes ensemble pour une petite heure autour d'une idée simple, confronter les acteurs de la vie politique nationale aux réalités de notre [musique] territoire. Notre invité aujourd'hui est ancien premier ministre, ancien ministre de de l'éducation nationale pardon et candidat à l'élection présidentielle de 2027. Bonjour Gabriel Atal. Bonjour. Bienvenue à la nouvelle République. Merci. Vous avez choisi de faire de l'école une des priorités de votre projet effectif, enseignant, apprentissage, intelligence artificielle aussi.

Pendant cette émission, nous allons confronter vos propositions à celles et ceux qui vivent la réalité du terrain chez nous ici dans notre région. Pour coanimer cette émission, j'ai le plaisir d'accueillir pour la première fois Marga Malinge. Salut Margot. Bonjour Émilie. Bienvenue. Tu es journaliste à la Nouvelle République. Et puis face à vous, monsieur Atal pour cette première partie, trois lecteurs de notre journal sélectionnés pour leur pertinence sur notre sujet, sur le sujet de l'éducation, sur les sujets de l'éducation, j'ai envie de dire. Et c'est le principe de cette émission. Ce sont eux qui vont principalement vous adresser leurs questions.

Sur notre plateau donc pour cette première partie, c'est Nathalia Renodin. Bonjour Natalia. Bonjour. Membre du syndicat solidaire étudiant. Gill Lchon également. enseignant en mathématiques à l'université de Tour et responsable SNF jeux pas SNESUP c'est ça FSU et Benjamin Déchelle. Bonjour Benjamin directeur du CFA de Jouer les Tours. Afin que pu chacun puisse s'exprimer je vous inviter à poser des questions courtes bien entendu de votre côté et vous monsieur Atal et à répondre de façon concise. Mais avant de démarrer les échanges Margaot l'actualité nous a rattrapé dans notre sujet à la préparation de cette émission.

Tout à fait Émilie avec un mouvement on l'a vu hein qui a pris de l'ampleur depuis lundi, des centaines de blocages hier, des établissements incendiés puis aujourd'hui des cours qui passent en distantiel face à ce mouvement. On l'a vu hein, qui a pris beaucoup d'ampleurs et qui est qui est monté d'un cran vraiment hier. Alors vous, monsieur Atal, vous avez écrit une lettre hier au professeur dans laquelle vous parlez notamment de ces violences et puis d'une instrumentalisation du mouvement par la France insoumise. On l'a vu entre-temps, Jean-Luc Mélenchon a répondu en appelant justement à une forme de manifestation plus pacifique.

Mais au-delà de ça, au-delà de la récupération politique, est-ce que vous comprenez, monsieur Atal les revendications des lycéens et des étudiants qui sont mobilisés depuis le début de la semaine ? Moi, j'ai dit dès le début de ce mouvement euh qu'il y a des revendications qui sont légitimes euh et que il est toujours légitime en France de se mobiliser, d'avoir des revendications quand on n'est pas d'accord avec des projets ou quand on a envie de défendre un certain nombre de mesures. Euh moi, je passe beaucoup de temps à échanger avec des jeunes, avec des moins jeunes, avec des enseignants, avec la communauté éducative. Est-ce que il y a des problèmes aujourd'hui à l'école ? Évidemment.

Est-ce qu'il faut en parler ? Évidemment. Est-ce que ça peut être justifié pour des élèves, des étudiants ou des enseignants de se mobiliser ? Bien sûr, mais ce qu'on ne peut jamais accepter, c'est la violence. Quand vous voyez qu'il y a 40 proviseurs qui ont été blessés, que il y a des des des moments et des phénomènes qui sont plutôt qui se rapprochent plutôt de violence urbaine que de manifestation classiques, bah ça vous devez le dénoncer. Et moi ce que je regrette, c'est que toutes les formations politiques ne le dénoncent pas. Vous dites que Jean-Luc Mélenchon a appelé à une des mobilisations pacifiques. C'est pas tout à fait ce que j'ai entendu dans les messages qui ont été les siens.

J'ai vu des élus de la France insoumise dire que la violence est légitime euh et se trouver dans des actions qui objectivement sont des actions qui sont inacceptables aussi parce que elles mettent en danger les jeunes eux-mêmes quand on manipule de l'essence, quand on balance des cocktails molotof, quand on tire avec des mortiers, euh on met en risque de LBD aussi, c'est dangereux. Pardon, je on met au risque des établissements publics, des établissements scolaires, on met en risque des personnels de l'éducation. Il y en a qui ont été blessés mais on se met aussi en risque soi-même. Natalia, vous avez commencé par prendre la parole. Je rappelle que vous représentez Solidaire étudiant.

Quelle est votre première question ou votre réaction ? Euh bah déjà, je veux revenir sur les mobilisations qui sont en cours puisqu'on a tour donc je considère que c'est un bon moment d'en parler là. Actuellement depuis une semaine, on a les lycées de Vacançon, de Paul Louis Courrier, de Balzac mais aussi de Descart à jouer les tours. Enfin Descarter, pas à jouer les tours mais il aussi à jouer les tours à Chinon, à Vendô. Donc c'est pas qu'à tour d'ailleurs, c'est dans tout le département.

Les lycéens se mettent en grève sur la question de leurs conditions d'étude, sur la question aussi de leurs conditions d'éducation, sur les profs qui manquent, sur le fait que les cases soient surchargé, sur le fait que ce soit compliqué d'aller en cours avec aussi les parents qui ont besoin de payer l'essence. Hm hm. Et en tant que syndicaliste étudiant, notre rôle dans cette histoire, puisqu'on bloque aussi notre la faculté des taneurs et on compte bloquer aussi la faculté des de Lions dans la journée, des âgés sont en cours, c'est justement d'apporter un peu de cadre à cette mobilisation, c'est de dire nos revendications, c'est ça et ensuite pour la mobilisation, on fait ce qu'on peut.

Hm hm. Et il se trouve le on fait ce qu'on peut. Généralement, il est empêché par une partie euh du corps étatique qui n'est pas celui des professeurs, qui n'est pas celui des proviseurs souvent, qui n'est pas celui euh des personnels administratifs. Souvent c'est l'État. C'est l'État directement et l'orbre armée qu'on qui est la police. Et c'est pour ça que mercredi matin, il y a un étudiant un lycéen pardon de Balzac qui s'est fait éborgner par un tiers de LBD qui était passé un court moment en urgence vitale. Donc pour nous c'est le contexte actuellement, c'est on a des lycéens qui ont des indications qui parfois font crammer une poubelle et on va pas juger cette violence là.

Nous, pour nous la question de la violence, elle est surtout du côté de la police et de la répression. Alors, je permets juste de préciser ici que effectivement il y a eu cette histoire mercredi, deux hypothèses au début qui avaient été évoqué, que le jeune se soit frappé contre un eurodateur et puis un possible tir de LBD et effectivement pour l'instant la procureur a souligné que la l'impact en tout cas sur son visage pouvait correspondre à un tir de LBD et l'enquête est encore en cours. Effectivement, du coup question.

où j'ai du coup oui ma question effectivement c'est on a pu entendre beaucoup de discours sur la question de comment encadrer la jeunesse, mais moi j'ai une question toute simple qui est de dire face à la case sociale face à la case de l'éducation nationale et des universités de votre parti politique et de votre mouvement politique selon vous quand tu casse qui répare moi d'abord j'ai jamais prétendu vouloir cadrer la jeunesse. Moi au contraire, la jeunesse, je veux qu'elle puisse s'émanciper, qu'elle puisse s'épanouir, qu'elle puisse trouver sa place dans la société et je crois que le rôle de l'école, il est majeur pour ça.

L'école, elle est là pour donner les clés à tous les jeunes pour construire leur vie, pour qu'ils puissent ensuite soit poursuivre des études, soit travailler, mais en tout cas qu'ils puissent révéler leurs talents et qu'ils arrivent ensuite à se construire une famille et à s'insérer dans la société. Pour ça, il faut évidemment un cadre. Et ce cadre, ça doit être un cadre d'autorité à l'école. Ça doit être une école qui leur permet d'élever le niveau, qui leur permet d'apprendre. Il y a des choses qui ont été faites ces dernières années. Est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non. Mais ça remonte pas aux dernières années.

D'ailleurs, si on regarde depuis 30 ans, on part du de richesse nationale, les dépenses pour les retraites ont augmenté de 20 %. Les dépenses pour l'éducation et la recherche ont baissé de 15 % par rapport à la richesse nationale. Ça fait 30 ans. Voilà. Moi, je considère qu'un pays qui n'investit pas davantage pour sa jeunesse, c'est un pays qui prépare pas l'avenir. Et encore une fois, c'est un enjeu pour les jeunes pour qu'ils puissent s'insérer ensuite dans l'emploi et et qu' puissent développer leur projet, fonder une famille. Mais c'est aussi un enjeu pour le pays.

On narrivera pas à relever le défi de l'intelligence artificielle si on ne redevient pas une nation de scientifique et d'ingénieur capable de rivaliser avec la Chine et les États-Unis sur ces sujets-là. chez un professeur de mathématiques en face de moi, c'est un enjeu absolument majeur et ça passe aussi par l'investissement qu'on doit apporter à l'école. Une réponse qui vous convient ? C'est une réponse euh bon, disons que je considère que la question des classes de niveau et là les enseignants du coup du secondaire sont les mieux placés pour savoir que quand il y a pas de prof, ça sert à rien de faire des classes de niveau.

Et puis euh si la question de l'autorité qu'on veut euh mettre en place la suppression des Ava et des coamis, on considère que c'est pas la priorité. Quand il y a des enfants qui tombent sur la tête des élèves, c'est pas ça qui va les sauver. Mais vous savez, moi je hiérarchise pas en fait. Évidemment que l'enjeu des bâtiments scolaires, il est majeur. Je rappelle juste que c'est pas l'État qui s'occupe des bâtiments scolaires, c'est les collectivités territoriales. Vous devez le savoir. Pour les lycées, c'est les régions. Pour les collèges, c'est les départements. Pour les écoles, c'est les communes. Et ensuite, moi, j'assume totalement de faire respecter nos lois.

Il y a une loi qui a été votée en 2004 en France qui applique la laïcité à l'école, qui dit en fait cette loi que vous ne pouvez pas porter de signes religieux ostensibles à l'école. Est-ce que vous êtes pour la suppression de cette loi ? Bien sûr que oui. Bon, donc euh parce que pas de la laïcité, mais on a un vrai désaccord de fond. C'est une loi qui depuis 2004 permet quand même de protéger l'école des ingérences ou des influences religieuses.

Moi, j'ai pas envie que demain dans nos établissements scolaires, les élèves portent des signes ostensibles religieux et qu'on puisse créer des des groupes au sein de ces écoles selon la religion, qu'on puisse compter dans une classe combien sont musulmans, combien sont juifs, combien sont catholiques. Je veux que l'école ça reste et encore une fois, ça fait plus de 20 ans que c'est comme ça et c'est heureux. Je veux que ça reste un sanctuaire à l'abri des pressions religieuses. Qu'ensuite il y a des élèves qui aient une religion qui l'exerce en dehors de leur présence à l'école. Ils ont totalement le droit de le faire. On est en République mais la laïcité pour moi c'est ça.

Je vous ramène sur notre sujet qui était plutôt sur la précarité euh notamment des étudiants et j'ai été interpellé sur ce sujet là. C'est pour ça que j'ai répondu là-dessus. Vous avez raison bien sûr, mais je recadre un petit peu parce qu'il y a beaucoup de questions qui ont émergé sur les sujets de la précarité et notamment dans l'éducation et pour les étudiants. On n pas pu mettre tout le monde en plateau. En revanche, nous avons pu pendant la préparation de cette émission faire intervenir quelques personnes qui nous envoyaient des vidéos. C'est le cas de Périne Hernandez du collectif pas d'enfants à la rue 37 qui vous la pose. Regardez. Bonjour monsieur Atal.

Je suis professeur des écoles à tour et comme de nombreux collègues, je me retrouve régulièrement face à des élèves qui n'ont pas de solution d'hébergement. La France a pourtant ratifié en 1990 la Convention internationale des droits de l'enfant qui reconnaît notamment à chaque enfant le droit à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement. Par conséquent, monsieur Atal, si vous deveniez président de la République, quelles mesures concrètes prendriez-vous pour qu'aucun enfant scolarisé en France ne soit contraint de vivre à la rue ou dans des conditions d'hébergement indigne ?

Et surtout, pouvez-vous nous dire comment vous garantiriez concrètement ce droit avec quel moyen et dans quel délai ? [grognement] Je vous remercie. Bah d'abord pour des familles qui sont dans l'incapacité d'avoir un logement parce qu'elles n'ont aucun revenu, c'est l'hébergement d'urgence, c'est les solutions d'hébergement qu'on met en place. Je rappelle que les places ont été considérablement augmentées ces dernières années. Alors, il faut continuer à les augmenter mais les places d'hébergement d'urgence ont considérablement augmenté en France ces dernières années. Ensuite, il y a un problème plus large sur le logement.

Il y a un problème de logement en France aujourd'hui et j'ai d j'ai eu l'occasion de le dire il y a peu de temps. L'un des principaux échecs des dernières années, c'est la politique du logement. C'est vrai, vous avez des gens qui n'arrivent pas à se loger, des gens qui vaient devenir propriétaires, qui ne peuvent pas devenir propriétaires. Un jeune couple en CDI de trentenaire il y a encore quelques années, il pouvait emprunter, il pouvait devenir propriétaire. Aujourd'hui, ils sont bloqués. Des gens qui veulent devenir locataires, être locataire. Il y a encore quelques années, c'était je pense plus facile. Aujourd'hui, c'est très compliqué.

Donc là, je travaille un programme logement que je présenterai dans les prochaines semaines. Mais dedans, il y aura notamment une mesure qui est une garantie universelle pour la caution. Aujourd'hui, c'est très compliqué quand on veut louer un logement de pouvoir voir son dossier accepter en raison de la caution. Et je vais même vous dire pour des jeunes qui ont 30 35 ans, devoir allermander à ses parents d'être caution, c'est presque enfin c'est même un sujet, je trouve de dignité quoi. Et donc moi, je veux que maintenant tout le monde puisse avoir une garantie publique, que ça soit très simple. Vous savez, on l'a mis en place pour les pensions alimentaires.

On y reviendra peut-être, je pense que il y a une une mère célibataire qui vient après. Pour les pour les pensions alimentaires, on a dit euh si le père est défaillant, c'est l'État qui verse la pension alimentaire à la mère et qui va ensuite la chercher sur le compte bancaire du père. B, il faut faire pareil pour le pour le pour les loyers, garantir les loyers au propriétaires. Si jamais il y a un défaut de paiement des loyers, bah à ce moment-là, l'État verse au propriétaire et se retourne ensuite vers celui qui ne paye pas le loyer. Et pourquoi se saisir du sujet maintenant ? Monsieur Atal, vous avez été premier ministre.

Euh je rappelle que dès 2019, quand vous étiez d'ailleurs secrétaire d'état auprès du ministre de l'éducation, vous aviez dû prendre le sujet de la précarité étudiante à bras le corps. Je vous cite euh aujourd'hui les chiffres sont terribles, hein. On a une étude récente qui dit que euh par exemple 65 % des étudiants sont au moins un repas au cours de la semaine faute de moyens. Donc le sujet il est là, il s'aggrave. Pourquoi s'en emparer seulement maintenant ? D'abord quand j'étais ministre secrétaire d'état à la jeunesse, je suis à l'origine du repas à 1 € pour les étudiants boursiers. C'est quand j'étais secrétaire d'état à la jeunesse que ça a été mis en place.

C'est moi qui ai proposé cette mesure là. Euh donc, j'ai évidemment pas attendu pour agir. À l'époque où j'étais secrétaire d'état à la jeunesse, on a également renforcé les aides d'urgence pour les étudiants en précarité puisque vous savez que chaque université dispose d'un budget d'aide d'urgence parce que vous avez des élèves qui sont boursiers mais vous avez aussi des étudiants qui ne sont pas forcément boursiers mais peuvent tout d'un coup se retrouver en rupture familiale dans de grandes difficultés et à ce moment-là il faut pouvoir les aider de manière très rapide et il y a des budgets dans toutes les universités pour ça.

On les avait quasiment doublé à l'époque où j'étais secrétaire d'état à la jeunesse. Et sur la question du logement, j'ai jamais été en charge du logement mais quand je suis arrivé à Matignon, dans mon discours de politique générale que vous pouvez reprendre, je dis que la priorité pour moi à Matignon, ça sera le logement. Logement pour tout le monde, y compris d'ailleurs le logement étudiant. Je charge mon ministre du logement à l'époque de préparer un projet de loi pour libérer la construction parce qu'on a un problème de construction. Si on construit plus, on aura davantage de logement accessibl pour davantage de personnes, notamment de jeunes, davantage de résidences étudiantes.

Ce projet de loi est bâti, il démarre son processus au Sénat et là vous avez la dissolution. et je dois quitter mes fonctions de premier ministre. Donc, j'ai pas pu aller au bout de ce projet, mais le logement a été identifié quand je suis arrivé à Maton comme prioritaire. Gill Lachon, je me tourne vers vous. Euh, vous enseignez les mathématiques à l'université l'université de Tour, je le rappelle. Vous vous avez souhaité interroger Gabriel Atal sur un autre sujet qui est plutôt l'accessibilité au aux études supérieurs. On vous écoute.

En fait, ma question, elle concerne bah déjà des choses qui ont été évoquées, c'est-à-dire le financement public finalement des universités, de l'éducation en général. Euh vous avez évoqué euh plusieurs choses. Vous avez déjà évoqué le fait de mettre face- à face les services publics, le financement des services publics ou financement des retraites. Vous avez pas évoqué le financement des entreprises et les 215 milliards qui sont consacrés et qui ont enflé effectivement ces ces dernières années.

Donc pour nous, il y a un vrai sujet à Tour, notamment à l'université de Tour qui ce cette année dans une situation financière critique comme ça l'a été pour beaucoup d'autres universités avec probablement un gel d'une campagne d'emploi pour remplacer les enseignants partant la retraite et ça veut dire pas de remplacement prévu pour l'année prochaine ou quasi pas. On est au bout au bout du fonctionnement possible d'une université et une université qui a dû accueillir en France 44000 étudiants en plus hein entre 2018 et 2025 avec des budgets publics en baisse.

Donc là maintenant, deux on va dire deux rapports, un gouvernemental, un du Sénat se sont penchés sur cette question du financement des universités et les deux portés par une certaine classe politique ont préconisé notamment de d'augmenter les frais d'inscription pour les étudiants qui accèdent à l'université à hauteur de 900 € pour l'instant qui est proposé pour la licence. les deux donnent les mêmes chiffres he d'ailleurs et 1300 € pour les masters. Il faut bien voir que là on est sur un sujet de préoccupation des familles et des étudiants qui sont très forts.

Le mouvement que l'on vit aujourd'hui à tour, la première revendication des étudiants, c'est de mettre fin au décret baptiste qui instaure qui impose les droits différenciés pour les étudiants venant hors qui multiplient par 16 leur droits d'inscription. Euh donc c'est un totem pour nous, c'est-à-dire que c'est effectivement tout ce dont nous ne voulons pas et que les familles ne veulent pas, c'est-à-dire que ce soit à l'individu de payer sa formation ou une partie de cette formation parce que je je l'accorde, c'est pas l'ensemble. Et donc quelle est votre position par rapport à l'augmentation des droits d'inscription ?

Juste une dernière chose, le mouvement lycéen a réussi une chose pour l'instant, c'est qu'effectivement la proposition de droits d'inscription élevé en BTS et dans les classes prépratoires au grand école a été retiré, il a été très vite amené, très vite retiré. Donc que qu'allons-nous faire ? Qu'allez-vous faire ? Que proposez-vous pour l'université ? Bon, moi je suis pas gouvernement et je suis pas sénateur. Donc, les deux rapports que vous évoquez, je me sens pas lié par eux. Euh je les ai pas commandé, je les ai pas rédigé. Euh on m'a pas demandé mon avis pour faire ces rapports. Euh moi je suis pas favorable à une explosion euh des frais d'inscription pour les étudiant.

Euh je crois que de ce que vous avez dit 900 € c'est quand même une augmentation euh enfin c'est c'est multiplié par quoi ? Par euh voilà par 5 ou par 6. Euh et moi je veux que je ne veux pas qu'un étudiant se retrouve empêché de s'inscrire à l'université pour des raisons financières. Voilà. Et le risque avec cette mesure, c'est que ce soit le cas et c'est que vous ayez des étudiants qui sont pas forcément boursiers mais qui sont en difficulté, qui ont des parents qui peuvent pas forcément les les aider financièrement, qui se retrouve à devoir arbitrer de savoir s'ils vont à l'université ou pas. Ça c'est pas possible.

Maintenant, ce qui est certain et vous le dites, c'est qu'il y a un enjeu de financement pour nos universités. Je crois pas qu'on puisse dire que les budgets pour la recherche est baissé. Il y a une loi de programmation pluriannuelle pour la recherche. J'étais ministre des comptes publics à l'époque où elle a été votée. Elle est tenue et respectée. Problème, c'est qu'on a aussi une inflation.

qui fait que voilà qui fait que l'inflation il y a des coûts qui augmentent et donc forcément vous avez des coûts qui vous avez des recettes qui augmentent mais vous avez des coûts qui augmente troisièmement on sait que quand on regarde et qu'on compare avec d'autres pays européens ou la plupart des pays européens on est plutôt dans la moyenne s'agissant du financement public pour la recherche. On a un décrochage sur le financement privé pour la recherche. Je pense qu'il y a un véritable enjeu notamment avec le secteur privé pour qu'il y ait davantage de contribution et de participation au financement de notre recherche et de nos université.

Et je pense c'est un beau sujet sur lequel on devrait travailler avec les présidents d'université et globalement la communauté universitaire. Dernier point sur les frais d'inscription différenciés pour les étudiants étrangers non boursiers. Euh moi pour le coup, on va être en désaccord sur ce point-là. Euh je suis d'accord avec la mesure qui a été prise. Euh je considère que un étudiant étranger, non boursier qui vient en France peut payer pour ses études en France. D'autant que quand vous avez des Français qui vont dans ces pays euh à l'étranger, en général, ils payent pour l'université.

Et donc soit il y a des accords entre des pays qui disent en fait pour les étudiants français qui viennent dans notre pays, ils payent pas de frais d'inscription pour l'université et en contrepartie quand nos étudiants viennent en France il payent pas de frais d'inscription pour l'université. À ce moment-là, bah c'est réciproque. Mais sinon, moi je considère que dans des pays où vous avez des Français qui vont étudier qui payent des droits d'inscription pour l'université, c'est légitime que des étudiants de ces pays qui viennent en France payent des droits d'inscription pour l'université. Je comprends qu'on soit pas d'accord. Attention, on parle pas de n'importe quels étudiants.

Les étudiants qui viennent en France étudier, c'est les les étudiants du bassin africain. C'est donc c'est beaucoup c'est beaucoup dans nos universités, c'est la population qu'on rencontre principalement en premier cycle, en second cycle. Effectivement des gens qui effectivement ont peu de moyens et n'ont surtout pas les moyens dont difficil tous travaillent, peu peuvent se loger décemment, c'est difficile de réussir pour eux et de multiver par 16. Ils sont incapables effectivement de pouvoir fournir des droits d'inscription aussi élevés. Donc ça veut dire empêcher des étudiants africains issu de la francophonie et donc excolonie quand même.

Je veux dire on a quand même une dette aussi envers ces pays et leur refuser un accès à la connaissance pour moi, c'est pas forcément ce qu'on attend d'un état comme la France. Mais c'est pas du tout ma vision. Moi, je veux qu'on continue à avoir des étudiants étrangers. Je pense quand même qu'il y a dans aujourd'hui euh l'accès au titre de séjour par la procédure étudiant étranger aussi parfois certaines dérives euh et c'est devenu parfois une filière d'immigration clandestine. Donc il faut aussi encadrer ça. Non mais c'est une réalité.

Maintenant, moi je veux qu'on garde des étudiants étrangers pas seulement d'ailleurs pour des raisons de de mémoire ou des raisons passées, mais aussi parce que des jeunes qui viennent étudier en France, qui repartent ensuite dans leur pays, ça devient des petits ambassadeurs de la France parce que c'est des gens qui ont découvert nos valeurs, qui ont découvert notre pays, qui parlent notre langue. Vous avez raison. Et donc moi, je fais pas du tout partie de ceux qui disent il faut qu'on arrête avec l'immigration, immigration zéro et plus d'immigration étudiante. Je dis juste que c'est normal d'avoir un cadre et c'est normal qu'il y ait des limites. Voilà.

Mais euh mais je je veux qu'on continue à accueillir des étudiants étrangers en France. Juste avant de donner la parole à Benjamin d'échelle, juste je vois Natal qui vous voulez peut-être [rires] intervenir dans la conversation. Et je reviens sur deux éléments. Le premier c'était la loi de programmation de la recherche qui a d'il y a quand même au moins 5 ans. Là, actuellement, en 2025, il y a eu une baisse de budget d' 1,1 milliard de l'enseignement supérieur et de la recherche. Donc là, le contexte actuel, c'est ça. C'était le choix de du ministère de l'enseignement supérieur il y a 1 an.

Moi ce que je vous dis c'est que j'ai été prémise jusqu'en 2024 et que j'ai tenu la loi de programmation et concernant sur les frais différenciés euh au-delà du fait que ce soit une loi de préférence nationale de fait même si ça concerne un peu moins les Européens, c'est une mesure que aurait totalement accepté le REN qu' aurait totalement proposé le RN de faire payer plus cher les étudiants étrangers extraeuropéens. Euh c'est le fait de favoriser directement les bourgeoisies locales de ces pays-là. Parce que qui pourra se permettre de payer pour venir en France ?

Et vous l'avez dit juste avant, c'est ceux qui vont qui vont revenir dans ces pays en Afrique ou en Asie en petits ambassadeurs de la France en disant la France est un pays un pays merveilleux. Regardez, il s'est passé ça, il s'est passé ça, on est venu. Bah oui, en fait c'est les bourgeoisies locales qui vont revenir et qui finalement la colonie pour eux, la colonisation pour eux, c'était pas eux qui ont été le plus impactés. Mais vous trouvez ça vous trouvez pas ça bien qu'il y ait des étudiants qui viennent en France qui repartent dans leur pays avec une image positive de la France ?

Je considère que si on fait venir que les bourgeoisies des autres pays, effectivement ça va donner qu'une bonne que je dis mais vous sembliez reprocher ça ensuite sur la loi de programmation de la recherche. Moi, j'ai quitté le gouvernement à l'été 2024. Je suis comptable de ce qui a été fait jusqu'à l'été 2024 par le gouvernement et pour ce qui est de l'ensemble du gouvernement en 2024 puisque c'est le moment où j'étais premier ministre. Donc malheureusement, j'ai dû quitter mes fonctions. Je serais bien resté premier ministre pour continuer à agir. Depuis, j'ai plus les manettes. Moi, je suis va falloir trouver l'argent public. Mais on est d'accord. Bien sûr.

Moi, ce que je présenterai mon programme sur l'université parce que j'ai présenté mon programme sur l'école au mois de septembre et je présenterai mon programme sur l'université sur la recherche au mois de novembre. Mais ce que je peux déjà vous dire, c'est que je fixer un certain nombre de priorités, notamment l'amélioration de la rémunération des enseignants chercheurs puisque c'est objectivement un vrai problème qu'on a en France. Ce qui fait d'ailleurs que vous avez des enseignants chercheurs qui préfèrent partir, hein, qui préfèrent aller dans d'autres pays en Suisse, dans d'autres pays de l'Union européenne voire aux États-Unis parce qu'il y a un problème de rémunération.

L'autre chose sur laquelle je veux qu'on travaille, c'est aussi sur les le l'organisation de nos filières à l'université. Vous l'avez dit, 40000 étudiants de plus à accueillir. Moi, je pense que sur l'orientation, on doit faire mieux encore parce qu'il y a des élèves, des étudiants qui peut-être aujourd'hui se retrouvent à l'université alors même que il y a d'autres voies qui auraient pu leur être proposées, des filières plus courtes, BTS, IUT ou l'apprentissage et l'université. Oui. Mais voilà. Et donc je pense que plutôt que d'avoir envoyer les proloss au charbon quoi plutôt Non, pas du tout.

plutôt que d'avoir en fait un système où on considère que tout le monde doit aller à l'université sinon c'est un échec et avec beaucoup d'étudiants qui échouent ensuite à l'université avec des filières qui parfois objectivement on le voit ne donnent aucune insertion dans l'emploi qu'on puisse repenser cette organisation là on sera pas forcément d'accord sur ce sujet-là je le sais mais mais moi parlé émancipation donc c'est pas que recherche d'emploi non bien sûr pas que mais enfin ça compte quand même.

Ouais, si on revient sur des filières qui elles sont pensées pour l'insertion dans l'emploi, on va parler du CFA maintenant puisque Benjamin Déchelle, vous dirigez le CFA de jouer les tours et on va parler d'apprentissage. Quelle est votre question Gabriel ? Oui, tout à fait. Donc pour parler d'apprentissage en prenant l'exemple de mon CFA, c'est un grand CFA on a à peu près 1800 alternants principalement sur les domaines de l'artisanat et des services. Et donc moi, je m'interroge et je suis inquiet pour le financement de de l'apprentissage et de mon CFA en particulier.

Euh il y a eu une grande réforme en 2018 qui a profondément euh révolutionné la façon de fonctionner notamment euh alors il y a eu des effets positif he augmentation massive du nombre d'apprentis. Euh moi ce qui m'inquiète derrière c'est euh le le financement et la viabilité de tout ça parce que on a certes augmenté sur les niveaux supérieurs pour les apprentis peu sur les niveaux 3 et 4 que sont les CAP, les bacs ce qui concerne principalement le public de mon CFA.

Et euh suite à cette explosion de l'apprentissage, on assiste depuis quelques années à une coupe importante des financements, que ce soit la subvention touche par apprenti, les aides pour les entreprises et là, je voudrais faire un focus plutôt sur les subventions d'investissement parce que cette année, on apprend que le conseil régional nous donnera zéro alors que c'était notre principa contributeur. C'est ça. Or, pour maintenir un CFA en activité, on a besoin d'énormément de financement. On a des plateaux techniques conséquents, des bâtiments conséquents et là aujourd'hui je suis très inquiet même chose qui touchent à la sécurité, je ne sais pas comment je vais pouvoir les financer.

Et cette dotation, ça ça vient la dotation de l'État finance finalement l'investissement des régions. Donc là, c'est pas la région qui décide de couper, c'est vraiment là une décision supérieure. D'abord, moi je soutiens l'apprentissage à fond et encore une fois, c'est encore une bataille un peu culturelle quand vous entendez ce que disait madame à l'instant quand j'ai prononcé le mot apprentissage, les prolots au charbon. Vous vous rendez compte du message que vous envoyez alors qu'il y a plein de jeunes Alors qu'il y a plein de jeunes qui réussissent. Vous êtes vous êtes étudiante en quoi ?

Je suis étudiante en santé publique et je suis aussi euh travailleuse en tant qu'infirmière pour mes études. D'accord. Mais euh si des gens tenaient des propos méprisants sur vos études, je pense que je pense que vous seriez pas contente dire ça alors que vous avez des centaines de milliers de jeunes qui s'accomplissent dans l'apprentissage qui aiment ce qu'ils font qui ensuite trouvent un emploi. C'est pas aider honnêtement le développement de l'apprentissage. C'est pas aidé de leser pas plus de tr du SMIC. Attendez, je je suis en train de parler. Ensuite, il y avait 300000 jeunes en apprentissage en 2017. On est monté à quasiment 1 million d'apprentis.

Et c'est notamment grâce à la réforme de 2018 que vous avez rappelé qui a permis cette ce développement de l'apprentissage. Et honnêtement, c'est bon pour des jeunes qui euh bah s'accomplissent dans ce qu'ils font, qui trouvent un emploi. C'est bon pour les entreprises parce qu'on sait qu'elles ont du mal à recruter et que donc ça leur permet d'avoir des jeunes qu'elles ont elles-mêmes formé, ce qui permet ensuite de les recruter et c'est bon pour l'économie française. Donc moi, je défends à fond l'apprentissage. Est-ce qu'il y a eu des dérives dans le financement de l'apprentissage ? Oui. Est-ce qu'il a fallu agir contre ces dérives ? Oui.

Est-ce que le dernier gouvernement là, celui-là, a entre guillemets trop coupé dans l'apprentissage ? La réponse est oui. L'an dernier, quand le gouvernement a présenté son budget, il y avait quelques propositions d'économie, on les a quasiment toutes voté avec mon groupe. Il y en a une contre laquelle on a voté, c'est les économies qui étaient demandées sur l'apprentissage. Parce que en fait, c'est se tirer une balle dans le pied, faire des économies brutales sur l'apprentissage parce que ce que vous allez économiser sur une année, en fait, vous allez le payer ensuite sur les années qui viennent en accompagnement social et en chômage pour des jeunes qui auront pas d'emploi.

Donc c'est un investissement l'apprentissage. Donc moi ce que je dis à tout le secteur de l'apprentissage, c'est que si je suis élu, je ne ferai pas des économies comme celles qui ont été faites sur l'apprentissage et au contraire, je continuerai à soutenir les CFA et la politique de l'apprentissage. Il faut aussi faire de la différenciation. C'est pas pareil objectivement euh je vais pas être trop caricatural mais un jeune en un jeune en master en alternance dans une banque une grande banque est-ce que ça doit avoir le même niveau de subvention pour son alternance son apprentissage qu'un jeune qui est apprenti charcutier puisqu'on en parlait tout à l'heure dans une charcuterie ?

Bah je crois pas. Voilà. Et donc, il faut qu'il y ait des niveaux de prise en charge, des contrats qui soient différents aussi, je pense, euh selon la taille de l'entreprise. Oui, effectivement, c'est une piste, mais ça, je m'interroge même sur la logique parce qu'on parle de cette fameuse réforme.

Je trouve que le succès est un peu en trompœuil parce que certes massivement on a eu plus d'apprentis mais en fait on se rend compte que c'est essentiellement sur le supérieur, essentiellement sur des formation où il y avait déjà en fait des jeunes qui étaient dans ses parcours et en fait statistiquement on voit que un jeune qui est en master qui fait en apprentissage ça va améliorer qualitativement son insertion mais son insertion était déjà présente avant. Là où on est dans le dur c'est sur les niveaux CAP, les niveaux bac et là la réforme a échoué parce que il y a pas d'augmentation sur ce niveau-là.

H et moi et quand on voit le financement aujourd'hui euh un CFA comme le mien, on se retrouve presque plus en difficulté que avant la réforme. Ouais mais c'est moi c'est contre ces économiques. J'ai voté malheureusement il y a eu un 493 donc le gouvernement a fait ce qu'il voulait dans le budget mais en tout cas on s'est opposé à ces mesures précisément parce qu'on pressentait qu'elles allaient avoir un impact sur les CFA. Il y avait des dérives objectivement. Je vous donne un exemple que j'ai vu moi quand j'étais au gouvernement. une école de commerce privé qui facturait 14000 € à l'État pour les contrats d'alternance de ses étudiants.

Quand on regardait la comptabilité analytique, c'était 7000 € le coût réel et en plus ce CFA donc de cette école de de commerce versait des dividendes à ses actionnaires sur de l'argent public. Ça c'est pas possible. Donc qu'on veuille euh réduire ces dérives, lutter contre ces dérives, oui, mais le risque c'est il faut pas en luttant contre ces dérives qu'on prenne des mesures générales qui impactent aussi euh les petits CFA euh et l'apprentissage qu'on veut pour un certain nombre de métiers. C'est vrai qu'il a pas été suffisamment développé sur ces secteursl. On est au bout de notre première partie. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous.

Natalia Renaudin, Gill Lchon et Benjamin Déchelle. Avant d'accueillir notre nos prochains lecteurs, on va parler d'un autre sujet qui est la baisse des effectifs. C'est un phénomène qui touche l'ensemble des cycles de formation. Exemple ici dans le secondaire à Blois. Regardez. de lui aussi faisait sa rentrée. Cédric Michel est le nouveau directeur académique. C'est lui qui doit décliner dans le loir et cher la politique de l'éducation nationale. Il arrive dans un contexte de baisse démographique inédite. Cette année, l'accadémie Orlé en Tour a perdu 7000 élèves et le Loiré cher ne fait pas exception.

Nous avons perdu cette rentrée à peu près 300 entre 300 et 400 élèves sur le premier degré, entre 200 et 300 élèves sur le second degré. Nous rentrons dans une dans une période où on va être amené à agir proche avec les élus, avec les professeurs, avec tous les acteurs de l'école, mais tout en regardant loin parce qu'il y a ce grand défi, un des trois d'ailleurs défis démographique. Notre académie devrait perdre 65000 élèves dans les 10 ans à venir, l'équivalent de la population de Bourge. Ce défi va nécessiter de faire des choix. Faut-il mieux maintenir une école ouverte mais avec des classes à niveau multiple ou bien s'orienter vers plus de regroupement intercommunal ?

Des orientation diverses qui promettent encore beaucoup de crispation. Beaucoup de crispation effectivement sur autour de la baisse de ces effectifs d'élèves. Gabriel Atal, on a profité de ce reportage pour accueillir nos nos trois prochains lecteurs. Je vais vous les présenter dans un instant mais d'abord peut-être une réaction à ce qu'on dit dans le reportage notamment autour de de cette baisse d'effectif. Il y a eu 1 million d'élèves en moins ces 10 dernières années dans nos établissements scolaires parce que la natalité diminue et on estime qu'il y aura 1700000 élèves de moins dans les 10 ans qui viennent dans les établissements scolaires du fait de la baisse de la natalité.

Face à ça, vous avez certains candidats, certains partis politiques qui considèrent que bah moins d'élèves, ça va permettre de faire moins de classes, moins de professeurs et donc des économies. Moi ce que je dis, c'est l'engagement que je prends dans mon programme, c'est que moins d'élèves, ça sera moins d'élèves par classe. Je ne veux pas utiliser la baisse démographique pour faire des économies. Ce qui permettra de renforcer le budget de l'éducation nationale dans deux directions. Un, bah qu'on ait moins d'élèves par classe.

Je le disais il y a un instant, il faut qu'on se fixe comme objectif d'être en dessous de 20 élèves par classe à l'école primaire et de qu'on ait des enseignants mieux rémunérés. C'est ça mes deux priorités en profitant entre guillemets de la baisse démographique. Merci. Je vous présente Oui. Alors, il a levé la main pour intervenir mais je vous présente tout de suite Cédric Picard qui est professeur de musique déléguée UNSA. À ses côtés, vous avez Nina Houda Amim Maillon qui est présidente de l'association pour les familles monoparentales de Loir et Cher.

Enfin, on complète le plateau avec Joakim Caldera qui est lui parent d'élève à Saint-Touan Lévine, une commune de Touren engagé contre la suppression d'une classe sans succès malheureusement. Et puis on salue aussi Sony qui est votre chien guide, c'est ça qui nous a rejoint en plateau. Euh Cédric, Cédric, vous avez commencé par euh on on devait commencer par vous jouez levé la main tout de suite. Si je peux ou bien sûr en fait j'ai bien entendu le fait que il fallait donc qu'on ait des moins d'élèves par classe. C'est c'est très bien, ça me va très très bien.

On va avoir une petite difficulté, c'est que j'ai bien écouté votre vidéo de mardi dernier qui était destiné au lycéen qui est sur Instagram qui est parlé aussi de mettre forcément un professeur devant chaque élève. Moi je l'entends. Sauf que avec le gel du point d'indice puis avec l'augmentation de l'inflation, on a des années de salaires en moins déjà. On est avec un taux de rémunération beaucoup moindre que beaucoup de pays européens. en tout cas de la moyenne de l'OCDE, c'est sûr. De plus, les missions au niveau des enseignants s'en pilent et donc faut perdre un petit peu le cadre d'un métier qu'on qui qui se transforme certes, mais qui parfois est plus handicapant qu'autre chose.

Et enfin, on a à nous au niveau de l'UnsA un baromètre chaque année dans lequel on interroge les collègues sur un certain nombre de questions et il y a une question, une question qui a été à 80 % avec la même réponse qui était "Est-ce que vous conseilleriez un de vos proches de devenir enseignant ou personnel de l'éducation nationale à 80 % ? C'est non." concrètement, comment est-ce que vous allez faire en sorte que pour un métier qui est un peu dévalorisé clairement et qui ne recrute beaucoup moins et qui surtout n'est plus conseillé par les gens qui travaillent, comment est-ce que vous allez faire en sorte d'avoir ben un élève avec en face un enseignant ou une enseignante ?

C'est là, c'est l'attractivité hein du métier d'enseignant. Bien sûr, bien sûr. Moi, je crois pas qu'il y a une crise de vocation. Je vois plein de jeunes qui ont envie d'être enseignants. Je vois aussi plein de moins jeunes qui ont une première carrière parfois dans le privé et qui en fait ont envie à un moment donné de donner du sens à leur activité, à leur travail et qui veulent se reconvertir pour être enseignant. Donc moi, je crois pas qu'il y a une crise de vocation en revanche, il y a une crise de l'attractivité. Vous avez raison. Et je pense qu'il y a plusieurs facteurs. Il y a Je vous en ai donné que trois, je suis désolé. Ouais. Il y a il y a la rémunération.

Euh, vous l'avez dit, quand j'étais ministre de l'éducation nationale, il y a eu la plus forte revalorisation pour les enseignants depuis 1990. On peut considérer que c'est pas assez. Moi, je considère que c'est pas assez, mais ça a été 90 € par mois en moyenne pour tous les enseignants, plusieurs centaines d'euros pour les débuts de carrière. Pour les débuts de carrière, ça a été plusieurs centaines d'euros.

Je propose d'aller plus loin, c'est dans mon projet et qu'on ait une augmentation pour tous les enseignants et notamment qu'on augmente plus fortement encore les milieux de carrière puisque quand vous regardez aujourd'hui la moyenne de l'OCDE, en gros la France est à peu près dans la moyenne de l'OCDE pour les débuts de carrière et pour les fins de carrière. Là où on a un vrai retard, c'est sur les milieux de carrière. Ce qui fait d'ailleurs que vous avez des enseignants, il parle même les syndicats me disaient le blues des milieux de carrière, vous avez voilà des vraies difficultés. Premièrement, c'est la rémunération. Deuxièmement, vous avez la formation.

Ce qui est vrai, c'est que à force des de réformes qui se sont empilées ces dernières années ou ces dernières décennies, on en est arrivé à découer certains jeunes et certains étudiants qui voulaient devenir enseignant. avec une 5e année où ils empilaient à la fois le stage, la rédaction du mémoire, la préparation du concours, vous aviez plus de 10 % d'abandon en 5e année. Et donc là, on a j'ai porté une réforme sur la formation des enseignants qui rentrent en vigueur à partir de cette année. Ça fait partie des choses que j'avais faites qui ont survécu à mon départ du gouvernement et ça, je pense que c'est positif. Et enfin, vous avez pardon, mais le respect vis-à-vis des enseignants.

Et pour moi, un des vrais problèmes qu'on a, mais c'est un problème sociétal, c'est que aujourd'hui la figure de l'enseignant, mais comme la figure du médecin, bref la figure du de l'autorité du savoir a été affaiblie dans notre société. Moi ce que me disent des enseignants, c'est notre autorité n'est pas respectée. Elle l'est pas parfois par des élèves, mais elle l'est pas aussi souvent par des parents. Des parents qui viennent remettre en question qu'on a mis à leur enfant, une décision disciplinaire qu'on a prise. Et ça c'est aussi un vrai problème. Alors c'est plus difficile parce que c'est pas une décision politique qui permet de régler ça mais c'est un vrai problème.

Le la rémunération effectivement vous proposez 200 à 500 € en plus par professeur. Comment on finance ça ? Je viens de vous dire que ma question [rires] et je précise aussi que c'est une proposition augmenter la rémunération des professeurs d'Edouard Philippe comme d'ailleurs le fait de donner plus d'autonomie au chef d'établissement. Donc qu'est-ce qui vous différencie d'Édouard Philippe ? Alors, deux choses. Un, je vous ai dit que la baisse démographique, ça allait nous permettre un, de réduire le nombre d'élèves par classe et d'augmenter la rémunération des enseignants.

De je propose d'augmenter le budget de l'éducation nationale en faisant des économies ailleurs, notamment sur les dépenses sociales. Ça, j'ai déjà eu l'occasion de le dire. J'ai même dit où est-ce que je voulais faire mes économies dans le social. Donc, les financements, ils seront là. C'est des choix politiques. Choissez des priorités quand vous gouvernez. Moi, je je considère que l'éducation et la recherche d'ailleurs, c'est prioritaire et donc les économies que je ferai ailleurs, elles serviront notamment à financer cette augmentation.

Ensuite, sur les différences, il y a un sujet dont je parle dont j'ai parlé dans mes propositions et dont Édouard Philippe n'a n'a pas parlé dans ces propositions. En tout cas, j'ai pas eu de proposition sur le sujet.

C'est la question des remplacements de profs absents qui est pour moi un vrai sujet pour les familles et pour les élèves avec des vraies inégalités aussi territorial des endroits où soit vous avez régulièrement des absences de courte durée qui sont pas remplacées soit vous avez parfois des élèves qui ont pas de prof de math ou pas de prof de français pendant 5 6 7 mois et dès la rentrée on rappelle que 53 % des établissements dans lesquels il manquait un professionnel et donc ça va à la fois c'est à la fois un enjeu de nombre d'enseignants qu'on recrute.

Il faut en recruter davantage et les mesures que je viens d'évoquer, en tout cas moi ce que je propose je pense nous aidera à ça parce que le problème c'est que vous avez des enseignants qui sont remplaçants, mais le problème c'est que comme on manque d'enseignant titulaires sur les postes dès la rentrée, les remplaçants sont fléchés dès la rentrée sur des postes de titulaires et donc vous en avez un qui est malade, qui a un problème de santé et cetera, bah il y a plus de remplaçant pour le remplacer. Donc c'est recruter davantage d'enseignants.

Et après dans l'autonomie que je veux donner aux établissements, en contrepartie aussi de l'investissement budgétaire qu'on va faire sur l'école sur la rémunération des enseignants, je veux que chaque chef d'établissement avec les équipes pédagogiques mette en place une un un un système, une organisation dans leur établissement pour garantir que quand un professeur est absent sur une courte durée, il soit remplacé par un collègue. D'accord. Vous parlez de contrepartie, vous entendez quoi par contrepartie ? Moi ce que je en fait la la l'augmentation de la rémunération des enseignants que je propose, elle est sans contrepartie.

C'est-à-dire qu'en fait, on va pas vérifier que un enseignant a fait si ou l'augmentation, elle est pour tout le monde. En revanche, en revanche, ce que je ce que je demanderai à tous les chefs d'établissement, c'est avec les équipes pédagogiques, établissement par établissement, parce que ça peut pas être une organisation nationale. Chaque établissement a ses réalités différentes, il puisse trouver une organisation pour que quand un collègue est absent, il puisse y avoir un remplacement sur une courte durée par un autre collègue. Un peu comme le pacte ou quelque chose de péren que le pacte ? Le pacte, le problème c'est que un c'était national. Ah clairement. Comment clairement ? Oui.

Voilà, c'était national et deux, vous l'avez dit, il y a eu quand même après mon départ des évolutions dans le budget qui était alloué au pact. Je sais pas si vous-même vous avez bénéficié du du pacte. J'ai représenté des personnels qui en ont profité et qui soit était contre, soit était pour. Mais dans ces cas-là, de toute façon, c'était quelque chose qui divisait les équipes. Ouais. Bon, en tout cas, c'était un problème de division d'équipe. Voilà. En tout cas, je pense qu'il faut faire confiance au niveau local, donner plus d'autonomie au chef d'établissement pour organiser ça établissement par établissement. Je me tourne vers vous Joakim Caldera.

Vous vous habitez à toin les Vig où là Ouais, c'est ça. Où la la baisse des effectifs, elle a eu l'effet inverse de celui dont vous parliez monsieur Atal. C'est-à-dire que effectivement fermeture de classe et non pas réduction du nombre d'élèves par classe. On est là aussi pour vous écouter sur ce témoignage et poser votre question à Gabriel Atal. D'accord. Bonjour. Euh du coup, j'ai deux enfants moi qui sont scolarisés à l'école primaire de Saint-Tan Leving, donc 8 et 10 ans. Euh au mois de mars, nous avons appris par les médias locaux donc la NR qu'on était concerné par la le projet de de carte scolaire. Euh donc on a appris sur le journal que nous allions perdre une classe.

Donc on est passé de 4 à trois classes. Je vous laisse imaginer l'angoisse des parents. Euh des équipes d'élus locaux qui qui ont œuvré pour améliorer notre école. On a investi plus de 560000 € sur 6 ans pour se mettre aux normes euh pour avoir une école moderne. Euh à la suite de ça, on a voulu mener une action avec l'équipe de parents d'élèves. Euh comme vous avez dit, une action sans succès parce que de toute manière, je pense que cet acte était déjà voulu et préparé et on aurait rien pu faire pour sauver notre école concrètement. Donc du coup, on est passé de à trois classes. Donc notre école compte actuellement 72 élèves réparti de la manière suivante.

On en a 24 en maternel, on en a 25 en cycle 2 et 23 en cycle 3. [raclement de gorge] Donc je je vous laisse imaginer l'organisation pour notre directrice et pour les deux autres maîtresses pour organiser le temps de travail et s'occuper de de tous ces élèves. À savoir qu'il y a des élèves qui sont en situation de besoin spécifique. On a une ASH pour quatre élèves. On a un manque de moyens sur ça. Euh il y a des même des dossiers qui ont pas été validés. Donc on a des a qui sont en attente de ces dossiersl. Euh moi moi pour moi devant cette cette devant l'éducation, on était nos enfants étaient que des chiffres. On n pas voulu nous écouter. Hm hm. Et on nous a sabré directement.

Aujourd'hui, nos enfants, ils se retrouvent dans des classes à trois niveaux. Euh la maîtresse, elle doit se débrouiller par elle-même pour s'occuper de 24 ou 25 élèves. Euh donc, il doit y avoir des des élèves qui s'occupent eux-mêmes en autonomie. Euh l'autonomie a ses limites. Et on est bien loin des classes de moins de 20 élèves. On est loin de ces classes de 20 élèves que vous prézable. Finalement, il y a plusieurs niveaux dans dans les classes. Ouais. Oui, il y a plusieurs niveaux. Donc et il y a ces enfants en difficulté qui ont des besoins aussi spécifiques qu'on peut pas là on aborde les classes.

C'estd s'il y avait avait s'il y avait une classe par niveau, il y aurait 7 h élèves par classe. Oui. Puisque il y a près ou mais ça c'est le c'est le côté rural qui va falloir aussi prendre ex ce que je veux. Le côté rural finalement l'école du village est souvent une fonction d'aménagement du territoire. Est-ce queon veut laisser tomber les écoles rurales ? Est-ce qu'on veut faire quelque chose ? Moi ma question donc du coup vous dites que vous voulez moins de 20 élèves par classe en primaire. sans faire d'économie sur le dos de l'école.

Concrètement, euh comment garantissez-vous qu'une commune royale comme la nôtre ou comme les celles voisines de de chez nous euh puisse garder nos classes malgré la baisse démographique des effectifs ? Et comment garantir aussi que nos maîtresses auront et nos maîtres auront des conditions de travail dans de bonnes conditions ? Ouais. Les deux vont ensemble parce que les deux vont ensemble et c'est une demande de ma directrice envers vous aussi. Ouais.

Non, mais les deux vont ensemble parce que le risque, vous savez, c'est moi j'ai rencontré he des professeurs des écoles dans l'hyperruralité comme on dit, qui avaient parfois une école avec une classe avec des élèves qui allaient de la maternelle au CM2. Euh bah vous avez aussi des situations vous avez des enseignants en fait ils veulent plus, ils peuvent plus parce que enfin c'est très difficile euh de de d'enseigner [raclement de gorge] à des élèves qui vont de la maternelle à la CM2 au CM2 euh dans une classe.

Il y a des il y a des endroits où effectivement la question de regroupement avec d'autres communes autour, elle doit se poser parce que sinon de toute façon à la fin vous aurez plus de possibilité dans c l'école dit de ruralité comment l'école de territoire voilà vous pouvez avoir des projets mais il faut que ce soit accepté il faut que ce soit un projet qui soit porté par les communes elles-mêmes et les les communautés éducatives les parents d'élèves que ce so vous entendez bien qu'il y a des des villes des petits villages qui perdront leurs écoleurs s'il y a un regroupement de encore une fois vous savez il Pour le coup, s'il y a un truc qui a changé ces dernières années, c'est qu'il y a plus de fermeture d'une école sans l'accord du maire.

Pas pareil pour les fermetures de classe, mais plus de fermeture d'une école sans l'accord du maire. Donc de toute façon, si des projets comme ça doivent aboutir, il faut que ce soit non seulement avec l'accord mais avec la coconstruction des élus. Deuxièmement, moi je me suis battu, c'est pas encore le cas dans tous les départements, ça l' dans un certain nombre pour queon puisse maintenant mettre autour de la table communauté éducative, donc parents d'élèves, directeur d'école, rectorat pour planifier sur plusieurs années parce que objectivement dans la ruralité à la campagne, on voit quelles sont les naissances. On sait à priori combien d'enfants vont rentrer à l'école 3 ans plus tard.

Alors, il peut y avoir des arrivées, on sait qu'en plus il y a les néoruraux et cetera. Mais globalement, vous savez dire sur un bassin de vie combien il y aura d'élèves qui rentreront à l'école dans 3 ans parce que vous voyez le nombre de naissances qu'il y a eu sur l'année qui s'est écoulé. Bon bah ça permet ça doit permettre quand même de sortir de ce psychodrame où chaque année en mars puis en juin puis à la rentrée scolaire au moment de la constatation du nombre d'inscrits, vous ayez des annonces de fermeture de classe qui soient subie et dans les départements où ça a été fait ça marche.

Moi j'ai plein d'exemples de département où vous avez les élus locaux qui sont associés avec les parents d'élèves et avec le rectorat qui arrivent à projeter sur du long terme ce qui permet d'organiser et d'anticiper les choses. Donc moi je veux un je veux ça partout en France dans tous les départements. Je veux qu'on assume et c'est ce que j'ai dit dès le début de cet échange qu'on qu'on réduise le nombre d'élèves par classe plutôt que de réduire le nombre de classes. Et trois dans certains territoires euros, il y a une organisation à trouver mais qui ne peut pas venir d'en haut et tomber sur les élus locaux mais qui doivent venir des élus locaux eux-mêmes.

Et pourquoi ça fonctionnerait sous votre mandat ? Et pourquoi ça n'a pas fonctionné sur le mandat actuel ? Parce que moi j'assume de vouloir en faire une priorité budgétaire absolue au-dessus de toutes les autres. Ce qui était objectivement, ça veut dire que l'État actuellement se fiche du budget ou des enseignants ou de de nos enfants. C'est pas ce que je dis, c'est que moi je veux investir davantage mais quand vous regardez de je donné les chiffres depuis tout à l'heure, ça fait 30 ans. Depuis 30 ans en part de la richesse nationale, les dépenses d'éducation et de recherche ont baissé de 15 %. Les dépenses de retraite ont augmenté de 20 %.

Bah moi, je pense que c'est un pays qui veut investir pour son avenir. C'est un pays qui doit investir davantage sur l'éducation. Donc c'est un choix que je fais, ce qui est pas un choix facile parce que on a objectivement une situation budgétaire et financière aujourd'hui qui est très très dégradée en France. Et donc ça veut dire que vous faire des choix d'économie ailleurs. Je suis chef d'entreprise également et j'ai pu voir aussi que le niveau se dégrade culturellement. Ah bah ça oui, ça je confirme. Il y a une baisse du niveau mais là aussi depuis plusieurs décennies qui s'est accru ces dernières années.

Est-ce que ça part pas aussi depuis enfin le fait qu'on ait abandonné l'école au départ ? Non. Enfin je pense qu'il y a deux choses. Il y a effectivement probablement les moyens mais il y a aussi le degré d'exigence qu'on doit avoir à l'école. Je veux dire en 2013 le redoublement qui a été supprimé par la ministre de l'époque, je pense que c'est une vraie erreur. Il a pas été supprimé mais on a dit maintenant on donne le dernier mot aux familles. Évidemment les familles dans 80 % des cas elles veulent pas que leur enfants redoublent.

Bon, quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai rétabli euh le dernier mot pour le redoublement euh à l'équipe pédagogique parce que c'est eux qui sont les mieux placés pour savoir. Et on peut pas rester dans un système où vous avez des élèves qui glissent de classe en classe sans avoir le niveau et sans qu'on se préoccupe à aucun moment de savoir s'ils ont le niveau pour passer dans la classe supérieure. Donc moi, j'ai rétabli le redoublement. J'avais décidé qu'on ne pouvait plus rentrer au lycée sans avoir son brevet parce qu'un élève qui n'a pas le brevet, c'est à priori un élève qui va échouer au lycée qui va être en échec scolaire.

Ça a été remis en cause par ma successeure Ellisabeth Born malheureusement mais je le remettrai si j'en ai de la possibilité et je propose de rétablir un équivalent du certificat d'étude à la fin de la classe de CM2 pour garantir que les élèves qui rentrent en 6e savent lire, écrire et compter. Sinon, ils vont échouer, ça sera l'échec scolaire et si jamais c'est pas le cas, qu'il puisse avoir une année passerelle, une année de remédiation pour les préparer à l'entrée au collège.

Donc la baisse du niveau, c'est aussi le fait que malheureusement, alors ça fait des décennies, souscouvert d'une forme de bienveillance, bah en fait, il y a une politique d'une grande naïveté et aussi d'un grand mensonge aux familles qui a été mis en place à l'école. On a menti aux familles sur le niveau réel euh de l'école et de leurs enfants et des élèves. Quand je suis arrivé à l'éducation nationale, j'ai découvert un dispositif qui s'appelait le correctif académique où en fait chaque année le ministère gonflait artificiellement les notes des élèves au brevet pour atteindre un un taux de réussite très élevé. Vous rendez compte ?

mensonge aux familles, j'ai supprimé ce correctif académique. Donc moi, je suis je suis pour maintenant qu'on a une politique beaucoup plus exigeante sur l'élévation du niveau. Je suis pour les groupes de niveau en français et en mathématiques, au collège qui n'ont pas fonctionné et qui n'ont pas été mis en place. Donc c'est sûr qu'ils pouvaient pas fonctionner s'ils étaient pas mis en place. Alors la réponse apportée par le gouvernement actuel, c'est qu'une réponse unanime avec la diversification des territoires actuellement. Uniforme voulait dire uniforme oui comme vous voulez. Effectivement ça ne fonctionne pas. Pourquoi ça marcherait mieux sur votre mandat ?

Faut probablement donner plus de souplesse dans l'organisation, mais on peut pas établir si un système a fonctionné ou pas dès lors qu'il a pas été mis en place. Ça n'a jamais été mis en place. Après mon départ, ma successeur a voulu le détricoter. En revanche, si vous regardez dans les autres pays de l'OCDE où ça a été mis en place, vous verrez que ça a produit des résultats. Cette idée, elle m'est pas venue comme ça un matin en me réveillant, me disant "Je vais faire des groupes de niveau." Elle m'est venue de ceux qui gèrent le classement PISA.

Andreas Schleicher, le plus grand spécialiste de l'éducation qui est le père de PISA pour l'OCDE, lui il dit "Si vous voulez élever le niveau, les groupes de niveau, c'est une des meilleures solutions." Cédric et Nina voulaient tous les deux intervenir mais si vous me permettez Cédric Nina n'a pas encore pu s'exprimer. Je rappelle Nina Houda Amy Marion que vous êtes vous à la tête d'une association de famille monoparentale de Loirécher. On vous écoute. Tout à fait. Alors là, je voudrais juste rebondir sur ce que mon collègue a dit au niveau de de l'école, si je peux me permettre.

Euh j'ai assuré des remplacement dans des établissements privés euh du fait de mon parcours professionnel puisque je suis à la base éducatrice de de jeunes enfants et formatrice dans le domaine de la petite enfance. Donc, on m'a sollicité à un moment donné justement parce qu'il y avait un manque effectif criant et je vous avoue que j'ai été particulièrement euh choquée, euh certes très à l'aise avec les enfants, c'est pas le souci, mais de voir des classes euh de trois niveaux. Alors, je me suis retrouvée confrontée à une classe de trois niveaux et un enfant euh porteur de handicap.

Je me suis dit mais alors chapeau, comment font les enseignants pour assurer tout ce travail et s'adapter finalement à des situations et des besoins des enfants qui sont très différents et justement je je m'interrogeais sur la question des AESH puisqu'on l'a évoqué et on se dit mais il y a quand même quelque chose qui qui est qui est flagrant qui manque de manière vraiment criante et je me demande je vous pose cette question aussi si mon voisin me le permet. Oui, voilà. Qu'est-ce qu'il est question de faire par rapport à ça, à cette question des AESag, du soutien et puis des classes à trois niveaux ? C'est quand même extraordinaire, hein.

Voilà, en terme d'adaptation pour les enseignants, c'est c'est très compliqué. D'abord, ce qu'on appelle l'école inclusive, pour moi, c'est une des choses les plus importantes à l'école. On doit faire en sorte que tous les élèves, tous les enfants puissent accéder à une éducation. Il y a la question des AESH sur laquelle je vais revenir, mais c'est pas que la question des AESH. Il faut moi mon modèle d'école rêvé, c'est un établissement scolaire qui est physiquement adossé à un IME, un ITEP, c'est-à-dire des établissements médico-sociaux pour des enfants qui ont un handicap lourd, trop lourd pour pouvoir être scolarisé en milieu [raclement de gorge] en milieu ordinaire.

Et donc à ce moment-là, vous retrouvez avec un établissement scolaire des enfants qui pour certains sont en situation de handicap, pour d'autres non, mais qui sont dans la même école mais ils sont pas ils sont pas voilà, ils ont une prise en charge, un accompagnement qui est adapté. C'est la première chose. Ça existe dans quelques endroits. Effectivement, c'est encore embryonnaire mais vous en avez en région parisienne, dans le Jura et cetera, mais pour moi, c'est le modèle d'école qu'il faut. Deuxième chose, c'est les AESH. Le nombre d'AESH dans l'éducation nationale a été multiplié par 2 depuis 2017.

Alors, quand on dit ça, ça semble être euh ça semble vouloir dire bah c'est super, tout le monde a un non parce que le nombre d'élèves en situation de handicap accueilli à l'école a lui aussi beaucoup augmenté et donc vous avez encore des élèves en situation de handicap qui n'ont pas d'ESH. Et pourtant le Dazen confirme que chaque dossier a été attribué. Voilà. Bon, je peux pas dire ça. En tout cas, il y a encore des il y a encore des enfants qui n de réunion qu'on a eu. Oui, je sais mais il y a 7 % des élèves dans notre on a on a actuellement dans notre école des demandes de besoin.

Ce que je vous dis, c'est des gens qui ont des notifications NDPH mais qui n'ont pas d'ESH alors que le nombre d'ESH a doublé. Donc faut en recruter davantage et moi je pense que pour en recruter davantage, il faut aussi mieux les rémunérer, mieux les former. Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai augmenté les AESH de 100 € net par mois. J'ai même écrit un courrier à toutes les AH de France, je dis toutes parce que c'est quasiment toujours des femmes.

Euh pour les pour les en informer, il faut aller plus loin sur la rémunération, mais ça veut dire qu'il faut aussi revoir euh leur organisation de travail et le nombre d'heures parce que souvent elles sont payées trop peu parce qu'elles travaillent 24 heures euh dans la semaine. Donc moi, je pense que sur la pause méridienne, sur le périscolaire, elles doivent pouvoir aussi faire des heures à ce moment-là, ce qui leur permettra d'avoir une rémunération qui augmente. Aucune AESH devrait être payée en dessous du SMIC évidemment et il faut créer un corps d'ASH dans l'éducation nationale. Ça, j'y suis favorable aussi. Oui, un vrai statut.

Alors, justement là très rapidement parce qu'on arrive vers la fin de l'émission et on a encore deux trois thèmes à à aborder. Notamment on parlait de la ruralité hein et de du niveau de vie, du pouvoir d'achat aussi je crois des familles monoparentales. Nina, est-ce que votre question est rapide Cédric ? Elle est rapide puisque très rapide. Est-ce que la réponse sera rapide ? J'espère. Allez, on écoute. [rires] La la question va être rapide. Généralement, une AH, on va rester sur le féminin, pas de souci. Bosse en moyenne 24 heures par semaine. Pourquoi ne pas faire en sorte que ce chiffre là soit un chiffre de pleintemps directement pour un avissage ?

Tout comme pour un enseignant, c'est aussi 24 heures par semaine. Alors, c'est un petit peu si les si les enseignants vous leur dites qu'il travaillent que 24 heures par semaine, devant élève. Oui, voilà. vous diront que c'est pas vrai euh parce qu'ils ont quand même un peu de préparation des cours mais les AV parfois travaillent aussi en dehors des cours. Ouais, enfin objectivement c'est pas le même métier. En revanche, en revanche, je vais vous dire pour les heures les les les heures de travail qu'on doit considérer en plus pour leur rémunération, je considère qu'il doit aussi avoir des heures de de travail avec les équipes pédagogiques.

Moi ce que me disent beaucoup d'enseignants et beaucoup d'AESH, c'est euh on n' jamais de moment où on est ensemble euh effectivement pour parler des élèves, pour préparer les cours et cetera. Et donc je pense que ça fait partie aussi de ce qui doit être pris en compte. D'accord. C'était assez rapide. C'était assez rapide. Nina, on aborde peut-être la le thème de la difficulté financière du pouvoir d'achat et ce sera un peu notre clôture puisque ça va rattraper des sujets d'actualité. Ensuite, on vous écoute. Euh alors, concernant les les familles monoparentales que je représente aujourd'hui.

Euh alors je je tiens quand même à apporter une note positive par rapport à ce qui a pu être fait parce qu'il y a eu des avancées, hein, ça c'est il faut le reconnaître au gouvernement précédent, il y a eu des ou actuels, je sais pas bref qui officient depuis quelques quelques années. Il y a eu des avancées et ça effectivement ça a permis à des familles monoparentales de sortir un petit peu la tête de l'eau. Mais on sait que il y a toujours il reste toujours beaucoup à faire euh dans la mesure où les familles monoparentales cumulent plusieurs problématiques.

Euh alors, je resterai peut-être sur les territoires ruraux puisque effectivement quand on voit euh en terme de déplacement de mobilité pour une une famille euh qui est isolée au fin fond non pas de la Corè mais euh au fin fond de la Creuse non plus, euh c'est euh au fin fond euh des territoires, euh c'est très compliqué effectivement de conjuguer à la fois son travail et puis les enfants qu'il faut accompagner dans les voilà dans les établissements scolaires, aller les recher Tout à fait, c'est ce que j'allais rajouter. Tout ce qui est en fait lié au déplacements euh bah qui sont nécessaires finalement à la vie de tout parent qu'il soit monoparental ou qu'il soit voilà lambda.

et je j'aurais voulu savoir effectivement par rapport à ça à cette situation, mais là je je vais pas pouvoir vous citer toutes les problématiques parce qu'elles sont quand même nombreuses malgré effectivement les avancées qui qu'il y a eu. Euh la question de la mobilité pour les les familles là avec le problème de l'essence, vous imaginez c'est une vraie une vraie catastrophe. on se dit mais comment est-ce que on peut véritablement faire des des projets sociétaux à voir finalement comment on peut organiser des des la protection sociale la protection de manière générale sans savoir réellement ce qui se passe sur le terrain parce que la réalité elle est sur le terrain.

C'est ça votre question, c'est plutôt la connaissance la connaissance réelle des situations euh des familles quelque familles en général mais alors des familles justement qui sont quand même pour un certain nombre d'entre elles en situation de précarité. C'est pas rien non plus. Alors, l'État demande effectivement euh que on travaille sur le fait que il faut faire des enfants, il y a une baisse de la natalité, ça mais comment voulez-vous que des familles qui sont déjà en difficulté euh songent à aller mettre au monde un autre enfant ? Alors, il faut quand même euh chercher euh euh où où est le problème ?

[raclement de gorge] Ma question, monsieur Atal, si vous m'y autorisez, c'est ça, c'est qu'est-ce que vous prévoyez effectivement euh en plus de ce qui a été fait jusqu'à présent pour les familles monoparentales, les familles qui sont plus en précarité justement sur les territoires ruraux en particulier ? Bon, d'abord moi le je connais les familles monoparentales. Moi, je suis issu d'une famille monoparentale. J'ai été élevé par ma mère qui était une mère célibataire avec mes deux sœurs. J'avais la chance de ne pas être dans une précarité. Mais j'ai pu voir à quel point c'était difficile.

Ma mère, elle elle avait pas travaillé avant que de se marier avec mon père et pendant qu'ils étaient mariés, parce que on avait pas fait d'études, ils sont mis ensemble, elle nous a élevé, ils ont divorcé, elle s'est retrouvée sans diplôme, sans expérience professionnelle avec trois enfants à devoir travailler. Ça a été difficile pour elle au départ. Ce qui m'a très vite interpellé à l'époque, en tout cas ce qui l'a scandalisé elle. Moi, j'étais très jeune, donc j'avais pas de conscience encore politique. Mais ce qui a scandalisé à l'époque, c'était qu'elle devait payer des impôts sur la pension alimentaire qu'elle recevait euh de mon père.

Euh et quand j'ai été au gouvernement ces dernières années, c'est toujours quelque chose où je me disais que je voulais le bouger. Euh j'ai jamais eu la possibilité de le faire. Et là, j'ai mis dans mon programme et je l'ai annoncé il y a quelques semaines que si j'étais élu euh je défiscaliserai les pensions alimentaires pour les mères célibataires. Enfin pour les parents célibataires qui reçoivent les pensions, mais c'est à 90 % des femmes pour les mères célibataires parce que ça me semble injuste. Voilà. Donc ça c'est quand même une avancée. Deux, qu'est-ce qu'il y a dans le le quotidien des des mères célibataires des familles monoparentales ?

c'est tous les problèmes des horaires parce que vous avez une mère qui travaille, qui doit s'occuper de ses enfants, qui doit jongler toujours entre c'est hyper compliqué. Et donc moi ce que je voudrais c'est un qu'on ait une forme de droit au répis, c'est-à-dire qu'en lien avec les caisses d'allocation familiale et les communes, on puisse avoir des horaires des des modalités de garde d'urgence dédié aux familles monoparentales quand il y a bah un rendez-vous chez le médecin, une un entretien d'embauche pour un emploi qu'on peut absolument pas rater. Mais sauf queon a ses enfants, comment on fait ? Comment on gère ?

On a l'employeur qui nous a appelé de jours avant pour nous dire vous venez tel jour. On a les enfants, il faut les faire garder. Donc il y a un système d'urgence pour les familles monoparentales. 3 sur toutes ces questions d'horair de service public, il y a aujourd'hui une carte famille nombreuse depuis très longtemps. Carte famille nombreuses, elle vous permet d'avoir accès à euh des euh des réductions dans les transports, des réductions dans les transports ou des enfin voilà des des choses différentes des autres.

Ben moi, je voudrais qu'on ait une carte famille monoparentale, maman solo, qui permet aussi d'avoir accès à des services différents des autres parce que c'est une réalité qui est différente de celle des autres. Et donc ça c'est des propositions que j'ai faites. Honnêtement, j'ai pas d'exemple d'autres candidats à la présidentielle qui est porté un projet dédié aux familles monoparentales. Moi il est connu, je l'ai présenté il y a quelques semaines devant une association nationale qui accompagne les familles les familles monoparentales et c'est une priorité.

Après sur les questions de pouvoir d'achat par ailleurs en fait avec une crise historique hein, on a des nouveaux chiffres qui sont sortis récemment. On a un article du monde qui en parle là cette semaine. Depuis 2024 quand on fait les comptes les familles ont perdu 1200 € en moyenne en valeur en fait. Ce qui est terrible, c'est que depuis 2024, vous avez une crise économique qui a un impact sur tous les Français, qui est très lié à la dissolution. Je dire objectivement, la dissolution a eu un impact terrible pour l'économie française et donc pour le pouvoir d'achat des Français. Euh euh il y a une instabilité politique à l'assemblée.

Aucune réforme, aucune mesure peut véritablement être prise. Et donc aujourd'hui, c'est vrai que c'est les Français qui en payent le prix et les entreprises par ailleurs, puisque vous êtes chef d'entreprise, c'est aussi très compliqué pour ell. Donc il faut agir sur sur différents leviers. Moi, ma grande priorité dans ma campagne, je l'ai dit dès le lancement, c'est les salaires. Ce que je trouve insupportable aujourd'hui, c'est pour des Français qui travaillent, qui se lèvent tous les matins pour aller bosser euh et qui sont bloqués à peu près au niveau du SMIC toute leur vie. Ça c'est pas possible. Voilà, il faut à nouveau que les salaires puissent augmenter en France.

Il faut que le net se rapproche du brut. Et pour ça qu'on assume de réduire les cotisations qu'il y a entre le net et le brut, les cotisations salariales. Et pour le faire, qu'on assume de faire des économies sur nos dépenses sociales qui pour certaines sont hors de contrôle. Dernière question parce qu'on arrive au bout de notre émission à la il y a en ce moment 300 lycéens qui se sont réunis devant les la nouvelle République, devant les studios de Valde Loir TV. Quel message avez-vous pour eux ? Et moi, vous savez, moi j'ai toujours été au rendez-vous euh des échanges avec euh tout le monde.

Quand j'étais premier ministre, je m'étais rendu moi-même euh au sur les barrages des agriculteurs, vous vous en souvenez, qui faisaient euh grève et qui étaient en manifestation et qui bloquaient des autoroutes. Moi, ce que je veux dire, c'est que il y a des revendications qu'il faut entendre, qui sont des revendications qui sont d'ailleurs légitimes. On a parlé ici, le nombre d'élèves par classe, la capacité à remplacer les profs qui sont absents. Je rajouterai un sujet parce qu'il y avait pas de lycéen ici dans les lecteurs mais je suis sûr que s'il en avait eu un, il m'aurait parlé d'un sujet dont me parle tous les lycéens, c'est les rythmes scolaires, ce qu'ils appellent le 8h 18h.

Le fait qu'on partie de le revendication. Voilà le fait qu' des journées qui a des journées moins chargées. Il se trouve qu'il y a une convention citoyenne sur les rythmes scolaires qui a rendu des propositions au CE il y a quelques mois. Je suis le seul à m'en être emparé. Je les ai reçus, ils m'ont présenté leur proposition. J'ai fait une vidéo pour dire que je voulais m'en emparer. Par exemple, moi je l'ai déjà dit, je voudrais qu'on puisse euh expérimenter euh le fait qu'aucun cours ne démarre avant 9h. Je voudrais qu'on puisse expérimenter le fait qu'il y ait des cours le matin et les activités sportives, culturelles ou devoir euh l'après-midi.

Mais pour ça, si on veut aller vers ce modèle-là que beaucoup de gens demandent, bah il faut assumer de réduire les vacances parce que en général les pays qui ont moins d'heures de cours dans la journée que nous, c'est des pays qui ont moins de vacances que nous. Voilà. Moi, je pense que c'est des débats qui sont importants, qui sont légitimes et j'essaie qu'on puisse les avoir dans le cadre de cette élection présidentielle. Merci beaucoup Gabriel d'avoir répondu aux questions des électeurs de la Nouvelle République. Merci à nos intervenants de nous avoir rejoint en plateau. Cette émission est évidemment à retrouver en replay sur les sites de la nouvelle République et Valdeloir TV.

Merci à Margo Manin de m'avoir accompagné. Merci aussi aux équipes de régie. Bonne journée et à bientôt pour la suite de notre antenne.

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