Sébastien Chenu : "Je ne crois pas que Marine Le Pen ait envie de devenir Première ministre"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
L'union des droites est-elle souhaitable et avec qui ?
- 0:45OuverteRéponse directe
La dissolution est-elle nécessaire selon vous ?
- 3:00RelanceÉludée
Pourquoi voter une motion de censure sans obtenir l'abrogation des retraites ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Les chiffres de l'immigration 2024 sont-ils acceptables ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des affaires judiciaires récentes (Gerva, Élias) ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Faut-il privatiser l'audiovisuel public ?
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Bonjour à tous. Bienvenue sur le plateau du grand rendez-vous européen, c'est news les échos. Bonjour Sébastien Chenu.
Bonjour monsieur. Vous êtes député du Nord, vice-président du Rassemblement national. C'est votre grand rendez-vous ce dimanche.
Dans une semaine et un jour, Emmanuel Macron pourra appuyer sur le bouton dissolution, même si c'est plus une possibilité qu'une probabilité, dit Marine Le Pen et qui appelle à toute éventualité et se tourne vers une union nationale. Cette union, quelle est-elle ? jusqu'à certains morceaux de la droite républicaine vers reconquête où 95 % des militants souhaitent une fusion avec le RN et Jordan Bardella est-il prêt au cas où à être le capitaine du vaisseau de cette coalition ?
Nous évoquerons les derniers chiffres également de l'immigration avec vous, la justice avec de sérieuses interrogations sur des décisions récentes, un soupçon de plus en plus net dans l'ine sur l'intoxication alimentaire qui a tué une enfant de 11 ans et puis la censure bien sûr, le budget, les retraites. Le gouvernement Bairou est entre les mains du RN. Que déciderez-vous et pourquoi ?
Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont des Échos. Bonjour Stéphane et Mathieu Becôé. Bonjour Mathieu.
Le 7 juillet prochain, dans un peu plus d'une semaine, donc Emmanuel Macron va retrouver son arme fatale, son pouvoir de dissolution. D'après ce que j'ai compris, Marine Le Pen parle de possibilités plus que de probabilité, mais elle appelle à une union nationale pour l'instant avec l'UDR d'Éric Sioti car il faut se préparer à toute éventualité. L'objectif à terme, c'est quoi ?
C'est détendre à toutes les droites. Sébastien Chenu, c'est détendre à tous les Français. Il ne faut pas se limiter à la droite, mais faut bien commencer en revanche par quelque chose.
Et c'est là probablement peut-être la subtilité. Le peuple de droite, il est diverse, il est composite d'ailleurs comme la gauche finalement, il y a des sensibilités. Il y a des gens qui sont très libéraux, il y a des gens qui sont qui le sont moins, des gens qui sont plus ou moins conservateurs.
Mais c'est vrai que il y a dans chacun de ces courants des choses en commun. On retrouve un rapport à l'autorité, on retrouve un rapport au mérite, on retrouve un rapport à l'attachement à la nation qui font ce creuser commun qui permet d'unir les gens. Donc d'abord, moi je pense que il faut euh aller vers cette recomposition pardon graduelle euh pas après pas.
Alors on peut aller très vite, c'est pas parce qu'on va pas après pas qu'on y va euh lentement, mais c'est sur le fond qu'il faut trouver les convergences. Ces convergences, on a commencé nous à les trouver avec Eric Siotti et je salue son courage. Euh c'était pas simple il y a un an pour Eric Sioti de couper le cordon sanitaire symbolique dressé par l'espèce de magistère moral qui exerce la gauche depuis toujours sur toutes les familles de droite.
Éric Soti l'a fait. Donc maintenant il faut aller au-delà. Voulez dire d'un pouvoir de gauche, une un lobby de gauche, une une influence de gauche dans une droite républicaine.
Un magistère moral. C'est-à-dire que il y a vous qui parlez vous qui avez connu l'UMP pendant 15 ans. Oui.
Oui. Mais d'ailleurs, c'est probablement l'une des raisons pour laquelle euh j'ai voulu partir parce que pas seulement mais parce que je ne moi je ne supporte pas la caricature du camp du bien du camp du mal. Enfin, ça suffit.
Je veux dire que la gauche s'érige encore du bien quand on voit ce qu'elle a fait de notre pays. J'oublie pas hein toutes les années de gouvernement de gauche François Hollande et et ses attaques sur la politique familiale qu'on est en train de payer aujourd'hui. Une c'est une partie, je dis ça parce que c'est une partie de la réponse d'ailleurs à une nécessaire réforme des retraites.
Euh il y a pas eu de politique démographique ou de natalité pendant des années. Ça c'est aussi le fait de la gauche qui a ruiné la famille qui a ruiné le rapport au travail qui a qui ruine le rapport aux libertés aux libertés individuelles. et la gauche a exercé durant toutes ces années une influence à travers ses relais.
Des relais dans les médias financés par les Français, c'est l'audiovisuel public, des relais dans le monde de la culture financé par les Français bien souvent aussi. et ils se sont arrogés le fait de euh d'être le camp du bien et de mettre finalement de tenir à leur botte euh la droite qui est la plus la plus lâche en réalité parce que laisser passer mes camarades mais parce que si la gauche est scandaleuse euh la droite classique que nous connaissons, elle est quand même particulièrement lâche. Euh on disait que le RN était étanche mais il y a deux choses.
D'abord, on a eu le le sommet des libertés qui était organisé en partie par notre groupe, par le JD News en particulier. Des personnalités comme Bardella, Sioti, Maréchal, Dupontignan, Knafo ont trouvé publiquement un terrain commun. Et puis ce sondage CSA pour le JDD européen et C News qu'on va voir à l'écran pour les téléspectateurs des C News montre que 3/4 des sympathisants de droite, 74 % précisément de l'IDI à reconquête sont pour l'Union des droites.
Il y a deux chiffres qui sont importants. 78 % rien que pour les militants sympathisants du RN et 95 % des militants reconquêent. Est-ce que c'est le moment de se dire "OK, on va tous bosser ensemble Oui, mais moi je trouve qu'il y a un côté restrictif dans dans cette proposition parce que je je vous explique pourquoi.
Moi je me suis construit à droite. Je sais d'où je viens. J'ai été vous l'avez rappelé à l'UMP.
Je suis attaché aux valeurs euh dont j'ai parlé il y a quelques instants. Euh et je suis élu dans un territoire qui a voté depuis 1958 euh tout le temps à gauche. Je suis le premier député qui ne soit pas de gauche dans ma circonscription et toutes les mairies euh importantes de ma circonscription importante en nombre d'habitants, elles sont gérées par des élus communistes ou socialistes.
Et pourtant, le Rassemblement national est largement majoritaire. Si je dis à mes électeurs, on fait l'union des droites, mes électeurs eux ne se considèrent plus de gauche mais leur logiciel ne les rattache pas forcément à ce qu'ils imaginent être la droite parce que pour eux la droite c'est Bruno Lemèire, c'est Emmanuel Macron, c'est une droite très libérale qui fait fermer les usines de notre département du nord. Donc si vous voulez, je pense qu'il faut dépasser ça.
Il y a des patriotes qui viennent de la gauche évidemment qui sont attachés à la souveraineté du pays. Est-ce que le Rassemblement national c'est un parti de droite ? Parce que quand on écoute Marine Le Pen, c'est pas si clair.
Elle elle a toujours été pour une forme de dépassement. Est-ce que vous vous assumez que le Rassemblement national aujourd'hui est un parti de droite ? Non, on va au-delà de la droite.
Mais moi, je crois plus à l'axe droite gauche. Bah, c'est-à-dire qu'on ne rassemble pas uniquement des gens de droite. Je viens de vous expliquer que il y a beaucoup de gens qui ont voté à gauche toute leur vie qui se retrouvent dans les valeurs que nous défendons, dans le socle de valeur que nous défendons.
Oui, mais ces gens-là du coup votent à droite en tout cas. Oui mais vous voyez c'est c'est vous aimez pas ce clivage vous êtes comme Emmanuel Macron vous n'aimez pas la droite ni la gauche mais je pense qu'il faut aller au-delà non Emmanuel Macron c différent c'était et la droite et la gauche le pire de la droite le pire de la gauche moi je pense qu'il faut aller bien au-delà il y a un système il y a des socles de valeur qui viennent qui sont qui sont construites historiquement sur la droite sur la gauche mais je pense qu'il faut réussir à les dépasser parce que là aussi le projet parlons pas de droite et de gauche mais parlons de reconquête parlons de de terodidé qu'il a je parlais de Marian Maréchal je parlais de de Sarah Knaf il y a des terra communs entre vous et ces personnalités. C'est pour ça que je vous dis que il faut qu'on trouve des points de convergence qui pourraient nous amener demain à dépasser l'éclivage politique avec eux mais avec d'autres aussi.
On dépasse l'é clivage mais toujours pour en créer des nouveaux. La politique n'est pas le domaine de l'unanimité, c'est le domaine de de des divisions fécondes souvent. Donc est-ce que la première tâche pour vous ce n'est pas néanmoins dans la construction de cette nouvelle coalition d'unir tous les éléments qui d'une manière ou de l'autre s'y rapprochent ?
Donc Pierre a mentionné Sarfo, Marion Maréchal mais on nomme aussi Ericoti qui vous a rejoint. On pourra en nommer d'autres j'imagine demain qui vient de la droite DLR du poignant. Est-ce que tous ces gens ont pour vocation de trouver leur place dans la coalition que vous portez ?
Moi je n'y suis pas fermé. Je pense simplement que cette coalition, comme vous le dites, elle ne doit pas rester fermée et elle ne doit pas se transformer en caricature de bloc de droite euh un peu réa qui oublie les attentes ou antisociales parce que nous on a une forte conscience sociale au rassemblement national. Mais qui est pour incarner un côté réac antisocial ?
Bah les les LR je trouve c'est le parti de c'est mort au pauvre. Toutes les propositions font par exemple c'est pas ce qu'on disait auparavant. Bah il a il a une conscience sociale qui je pense l'amené à dialoguer avec nous.
Il représent le droit de DLR parce qu'il faut pas exagérer. Elle est nouvelle sa conscience sociale. Non non mais je je pense que s'il a fait le pas c'est qu'il a compris qu'on ne pouvait pas mener une politique sans avoir dans notre pays une conscience sociale.
Vous savez le rapport qu'ont les Français à l'égalité il est bien plus ténu que par exemple le rapport qu'ont les Britanniques au rapport entre les inégalités. On a cette conscience dans notre pays d'un rapport tenu la droite c'est Bruno Rota. Oui.
Ben non, c'est Oui, Brudillot fait partie de c'est une droite qui est un peu en fait, je veux dire, c'est une droite qui est un peu ultra c'est ultra libérale, ultra conservatrice et qui oublie quelques réalités sociales de notre pays. Moi je pense que on doit construire les choses sur un socle et de valeur ultibérale quand on regarde par exemple aujourd'hui de le taux de prélèvement la fiscalité dire être dans je vous donne un exemple qui est ultra acquise à l'idée de l'Union européenne. regarder une une politique par exemple que je qualifie de particul libéral, c'est la politique des traités de libre échange.
L'Union européenne va signer bientôt un nouvel accord de libre échange avec l'Afrique du Sud sur le 20 et on va signer cet accord et on va subventionner le vin, le développement viticole vinicole en Afrique du Sud, je crois à hauteur de 15 millions d'euros. soutenu par le bloc LR centriste, libéral européen. Et ben là, je trouve que voyez on peut pas on peut pas travailler avec des gens qui accepte ces accords de libre échange.
Là, c'est je veux pas sur les mots. Vous ne diriez pas plutôt mondialiste plutôt que libéral. Semble libéral, c'est la B.
D'ailleurs, j'ai dit ultra libéral. Vous avez noté Mathieu Bé, j'ai dit ultra libéral. C'est qu'effectivement ultralibéral ça peut être remplacé par mondialiste.
Vous avez raison. Donc c'est impossible de travailler avec ces gens-là. Vous écoutez avec avec les mondialistes qui ne privilégient pas l'intérêt national.
Oui, ça c'est pas possible de pourant le slogan de Bruno Rota c'est défendre les honnêtes de gens. Oui, mais ça c'est de la com. Euh enfin défendre les honnêtes de gens.
Euh oui, Bruno Taillot il fait de la communication comme lorsqu'il dit qu'il va s'attaquer à l'immigration. On en parlera tout à l'heure. Vous avez vu les chiffres qui sont sortis lorsqu'il dit qu'il va enfin tout ce qu'il dit qu'il va faire et qu'il ne fait pas.
Mais vous avez utilisé aussi le terme ultra conservateur. Alors je cherche ultra conservateur. Je peux imaginer en Russie aujourd'hui ?
Je peux imaginer ailleurs dans le monde ultra conservateur chez LR aujourd'hui ? Bah non, c'était le côté bah moi je ce sont vos mots hein. Oui.
Non mais moi j'ai connu le côté de la manif pour tous. Je suis parti à l'époque parce que je trouvais qu'il y avait une absence de de de réalisme sur ce qu'était la vie des individus. Le fait de refuser à des gens et Bruno Taillot n'a pas envie de revenir dessus d'ailleurs enfin ou sur ses idées sur les idées qu'il développait.
Le fait de refuser le mariage pour tous, moi m'avait semblé être totalement à côté avec des propos souvent qui étaient euh beaucoup de gens Ren sos à l'époque. Oui. Oui.
Vous vous définissez pas sur débat d'ants. Non, mais je veux dire, vous voyez, vous voyez bien le le rapport qu'on peut avoir aux choses. Quand je dis que nous on a une conscience sociale qui est probablement plus aboutie, c'est qu'on est à l'écoute peut-être, c'est aussi ce qui fait notre différence, on est à l'écoute, je crois, de façon plus pointue de ce que sont les attentes des gens en matière d'aménagement de leur vie, d'aide à leur vie, taper sur les chômeurs par exemple, je trouve que c'est la facilité et que ça ne résoud rien.
Moi, j'ai toujours trouvé ça un peu un peu grottesque l'idée de dire "Ah bah on va faire et totalement contraire économiquement aux intérêts du pays, on va faire bosser des gens qui sont au chômage 10h par semaine parce qu'en fait ils sont incapables de bosser 10h par semaine lorsqu'ils ont quitté le monde du travail depuis 3 ou 4 ans. C'est même anti-économique." Donc je dire arrêtons les slogans, regardons le pays tel qu'il est, soyons un peu pragmatiques.
Ça, il y avait une une école de pensée pragmatique aux États-Unis au 19e 20e siècle qui s'appelait le pragmatisme institutionnel, je crois quelque chose comme ça. L'institutionnalisme pragmatique. Soyons pragmatiques.
C'est Biestien Chenu et l'invité du grand rendez-vous européen C News les Échos. On est passé assez vite sur la dissolution. On vous a pas posé les questions ce que vous en pensiez et la censure également.
Ça sera l'occasion de s'en parler juste après cette pause. Retour sur le plateau du grand rendez-vous européen C News les Échos avec Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du Rassemblement national. On est passé assez vite sur cette union des droites qui pour beaucoup de gens est souhaitable et puis on est un peu passé vite justement aussi sur la question principale.
Je posais la question de manière courte et réponse courte. Disolution ou pas ? Vous y croyez ?
Ah mais la dissolution elle est nécessaire dès que possible. C'estàd qu'il faut que le président de la République donne la parole au français pour qu'une majorité même si elle était souhaitable la censure pourrait la favoriser. Alors la censure la censure pourrait évidemment la favoriser.
Souvent ça marche comme ça. Raison pour laquelle on donne rendez-vous au premier ministre à la rentrée pour voir sa feuille de route et si elle ne nous va pas discur la censure elle va être discutée mardi. Mardi vous avez l'occasion de faire tomber ce gouvernement et la attention la censure c'est pas une fin en soi.
Nous, ce qu'on regarde toujours, c'est quel gain on obtient et qu'est-ce qu'on empêche. La dernière fois, on empêchait la désindexation des retraites. On a empêché ça et on a obtenu bah la une moins pas de hausse du gaz du gazoile non routier par exemple, du GR, limitation des hausses des prix de l'énergie.
On a obtenu des choses, on en a empêché d'autres. Là, en réalité, sur le texte qui est proposé par la gauche, on obtient rien. C'estàd ça ne remet pas en cause la réforme des retraites.
Donc le rendez-vous, il est en octobre, d'autant que François Berrou intégrera ses propositions de modification budgétaire sur les retraites dans le PLFSS, le projet de loi financement de la sécurité sociale à la rentrée. Donc le vrai rendez-vous, il est à la rentrée. Et si François Berou continue sur la lancer qui est la sienne, je dire autant sur la forme que sur le fond. sur le fond, on voit bien euh il est dans les mêmes politiques où il va aller chercher passer le coup de drabot, chercher dans les poches des Français des économies.
Mais sur la forme, c'est particulièrement scandaleux aussi. Gagner du temps comme il le fait. Vous vous lui donnez du temps là, vous lui dites gag du temps mais vous allez lui don mais on le fait parce qu'on essaie d'obtenir des choses pour les Français.
Mais gagner du temps, ne pas siéger, laisser le Rassemblement national, on sort d'une semaine de débat à l'Assemblée nationale dans lequel il y a pas un LR, pas un député du bloc central, pas un macroniste qui ne s'est battu et c'était le texte sur Mayotte cette semaine c'est qu'en fait ils ont compris. Ils se disent "Bon, on échappera à la censure donc on ne siège même plus." je dire irresponsable et ça ne nous incite pas à être particulièrement bienveillant à la rentrée.
Et vos électeurs, monsieur Chenu, ils sont pour ils sont pour l'abrogation de la réforme borne. Ils veulent retour à la retraite à 62 ans. Ce qu'on va leur proposer, ce qui va être débattu mardi, c'est ça, c'est le fait que le gouvernement veut pas veut pas faire ce geste.
Bien qu' une résolution récemment l'Assemblée nationale très majoritaire pour l'abrogation de la réforme et vous vous allez pas voter pour le le texte qui sera débattu qui est le texte de la motion de censure socialiste ne permet pas d'oll d'ailleurs. Oui. Alors il le vote parce que dit-il lui-même il est sûr que le le RN ne le vote pas.
Donc c'est l'hypocrisie absolue. C'està-dire que vraiment ces gens c'est tout ce que les Français, je crois, ne veulent plus voir. C'est-à-dire que c'est la la petite politique politicienne derrière laquelle l'intérêt des Français n'existe pas.
Mais le texte qui sera voté ou pas n'empêchera pas l'application. Ce pourrait comprendre, c'est que vous donnez Quitus au gouvernement. Les 64 ans, c'est bon, maintenant on passe à autre chose.
Alors que vos électeurs étaient d'abord, moi je me souviens de Marine Le Pen qui voulait une retraite à 60 ans, ensuite ça a été 62. Vos électeurs sont quand même assez assez comment dirais-je ancrés sur le fait des 62. Là, ils n'espèrent plus rien vos électeurs.
Non, non. La seule fois où on a pu voter à l'Assemblée nationale, c'était euh sur une proposition du Rassemblement national d'abrogation de la réforme euh des retraites d'Emanuel Macron. La gauche n'a pas voté.
La gauche avait empêché de voter. Là, le texte n'empêche rien du tout. Le texte socialiste, censure ou pas, la réforme des retraites, elle existe aujourd'hui.
Elle ne sera pas abrogée parce qu'il y aura une censure. Mais imaginons qu'il les censures, bon cette semaine, quelles seraient les conséquences pour vous ? les conséquences pour nous qu'il y avait une chanceure.
Bah d'abord, est-ce que le président ne dissoudrait ? On nen est pas sûr. Il aurait peut-être la volonté de nommer un autre premier ministre pour continuer probablement la même politique donc qu'on continuerait à combattre ou alors si il dissolvait et bien nous notre armée euh et nos alliés notre armée de candidats aé et nos alliés sont prêts pour Mais avec cette conséquence que Marine Le Pen ne pourrait être candidate dans les circonstances.
Est-ce que c'est une donnée dans votre réflexion ? Non mais Marine Le Pen l'a déjà expliqué plusieurs fois. Si euh le président de la République François pense que empêcher dissoudre en pensant que comme Marine Le Pen peut pas être candidate, ça peut l'empêcher d'appuyer sur le bouton, il se mettent le doigt dans l'œil.
Marine Le Pen sa stature, c'est une menace de ce que vous venez de dire. Non, c'est pas une c'est un fait. Marine Leopen, sa stature, sa capacité à parler au français, elle dépasse le fait d'être parlementaire.
Regardez, Jean-Luc Mélenchon n'est pas parlementaire. Je pense que lorsqu'il prend la parole, on l'entend. Marine Le Pen n'est pas retenu tenu par un poste de député.
Sur un autre sujet, est-ce que vous voterez la réforme de l'audiovisuel public que Rachid Adati présente demain à l'Assemblée nationale ? Bon, on va attendre de voir cette on était plutôt partisan de s'abstenir sur cette réforme parce qu'en fait, je pense qu'on l'a prise par le mauvais bout. C'est-à-dire qu'en fait, on ne définit pas ce qu'est ce que doit être dans un pays comme la France audiovisuel publique, comment il doit être financé, mais on fait on crée un mécano.
Alors peut-être que ce mécano, il peut avoir une utilité, créer un groupe plus solide, plus important. D'accord. Mais pour faire quoi et comment on le finance ?
Donc voilà, c'est un travail qui est pas très abouti pour être très mais justement le visuel public parons-en concrètement vous avez probablement vu une dizaine de jours l'émission sur France 2 sommes-nous tous racistes qui était globalement est-ce que les Français sont racistes et les blancs en particulier ? Est-ce que devant quand vous êtes devant cela, est-ce que pour vous c'est le travail de l'audiovisuel public ou est-ce qu'on n'est pas simplement devant la propagande ? Non mais on sait très bien qu'il y a une une inclinaison, un tropisme dans l'audiovisuel public pour toujours présenter les choses sous le même angle.
C'est-à-dire culpabiliser les Français, dire que la France est trop petite, la France est raciste, la France n'est jamais ce qu'il faut, il faut demander pardon. C'est toujours le même angle est toujours financé par le contribuable. Ça pose un problème touour.
Est-ce que vous êtes toujours pour la privatisation de du du pôle public ? l'entrement intégral. Je suis d'abord pour qu'on définisse ce que doit être un pôle public de l'audiovisuel dans notre pays.
Il peut y avoir du sens à ce que notamment la voix des régions, voyez-vous, moi je trouve que la voix des régions, ça peut être intéressant et il faut le définir avant de et ensuite la privatisation. Oui, parce qu'à l'heure d'Internet, enfin si vous voulez trouver de l'opéra, du théâtre, que sais-je, tout le monde en trouve sur tous les réseaux sociaux parce que on nous disait l'audiovisuel public, ça permet l'accès à la culture au plus grand nombre. Aujourd'hui, il y a pas besoin d'un automis public pour ça qui coûte très cher et qui présente toujours les choses de la même façon quand il n'est pas carrément d'ailleurs en concurrence avec les chaînes euh privé euh en terme de de programme.
Donc voilà et puis je trouve et moi ça me heurte que euh la présidente de l'audiovisuel public soit nommée à travers l'ARCOM finalement par le pouvoir. Enfin qu'est-ce que c'est que si demain nous sommes au pouvoir est-ce que tous ces gens bah non mais donc on on utilise les possibilités qui sont les nôres. qu'on fait nommé par l'Arcom que nous aurons largement renouvelé.
Je ne sais pas Sonia Mabrou à la tête de Radio France. Ben je peux vous dire que c'est eux qui vont demander la privatisation de l'audiovisuel public. Voyez tout ça est tellement décalé par rapport aux enjeux du pays.
Pourquoi est-ce vous pourquoi est-ce que vous abstenez sur la holding de que veut instaurer racheté de la vous-même vous dites que ça va servir à rien, ça va rajouter une couche de Non parce que je pense qu'il faut aussi à un moment faire converger euh les rédactions, les structures. Il faut les faire converger. C'est trop disparate et d'ailleurs faut les faire converger parce que le jour où on voudrait euh privatiser l'audiovisuel public, il faut quand même trouver quelqu'un pour reprendre derrière.
Al, il faut un outil qui soit quand même un peu cohérent au- dehors de la ligne éditoriale qui pour le coup est très cohérente mais très orientée. Vous vous parliez de culture, parlons de culture, de patrimoine et d'histoire. Euh Jean-Luc Mélenchon, on le sait, n'en est plus à une surprise près, mais tout de même lorsqu'il a annoncé que la langue française n'existait plus, qu'on devrait l'appeler la langue créole, qu'est-ce que vous avez pensé de cet épisode ?
Non, mais c'est le en fait c'est le grand remplacement dans sa version gauchiste en fait euh la créolisation euh c'est euh le fait de d'effacer euh la France euh notre histoire, notre culture, notre rapport à l'enracinement qui est un rapport que Jean-Luc Mélenchon euh ni euh et bien c'est la créalisation, c'est ça. Regardez, il y a eu cette semaine, ça c'est passé un peu sous les radars, madame Voinet, député écolo, vous savez, qui a voilà voulait qu'on effaceent le mot Maoret pour les remplacer par les habitants de Mayotte pour pas stigmatiser les migrants dire effacer l'identité des Maoris, effacer l'identité de nos compatriotes de Mayotte qui de toute façon déjà en baffent suffisamment et cetera. Il faut même les effacer.
Ils sont obsédés par l'effacement de tout ce qui a rapport à l'équation a dit qu'il y avait plus de français de souche reprenant le contrat de Mathieu Cassevitz. Oui. Oui.
Mais tout ça n'a qu'un objectif, toujours le même. Effacer comme ils ont effacé finalement les frontières, c'est la même logique. Ils veulent effacer désormais les identités.
Alors mais de ce point de vue, est-ce qu'il faut clarifier les choses ? C'està dire Jean-Luc Mélenchon dit aujourd'hui le grand remplacement existe et je m'en revendique et c'est une bonne chose. Direz-vous de et diriez-vous de votre côté que le grand grand remplacement existe mais vous vous y opposez et ce serait une mauvaise chose.
Non mais moi je je crois pas au grand remplacement dans sa version. Oui mais il le fait à d'autres dessins mais je ne crois pas qu'il y a un plan pour remplacer les populations qui imaginaient. Non mais il y a aussi un peu une théorie qui derrière explique que évidemment il y a un plan qui fait que on remplacerait c'est peut-être celle que défend Jean-Luc Mélenchon.
Moi je crois à l'enracinement. Euh le besoin euh le plus important de l'âme humaine, c'est l'enracinement. C'était Simon Veille, la philosophe qui disait ça.
Oui, c'est le besoin le plus important, c'est l'enracinement. Euh donc, je pense que tout ce qui doit renforcer l'enracinement euh doit être fait. C'est la politique que nous euh on soyons concret, est-ce que vous répouttez un monde où ce qu'on pourrait appeler les Français de Sachosens large et tous ceux qui sont assimilés à eux deviendraient minoritaires au terme de présidentiel dans leur propre pays ?
Non, mais moi je redoute un monde dans lequel la logique ce serait euh l'importation euh pour des tas de raisons climatiques, sociales, économiques du continent africain sur le continent européen. Euh et je pense que si c'est ça la logique, alors euh le monde euh va vers de difficiles jours euh parce que euh l'idée de euh d'ouvrir des voies d'immigration, qu'elles soient climatique après avoir été sociales et économiques amènera à une déstabilisation totale de l'UR. Mais y a-t-il des territoires en France où lorsque vous y mettez les pieds, vous avez l'impression de ne plus être en France ?
Mais il y a des territoires qu'on ne reconnaît plus parce que tous nos repères ont été effacés ou disparaissent. Et c'est le cas d'ailleurs avec la complicité des élus de gauche mais aussi de droite. L'avantage des élus de gauche, c'est qu'on les voit venir, on sait ce qu'ils font et on sait quelle est leur leur philosophie.
Mais lorsque vous allez euh dans la région des Haut-Fance euh présidé par Xavier Bertrand qui a financé le lycée à Veros pendant des années, c'est-à-dire finalement une forme d'effacement aussi de notre rapport aux valeurs républicaines, et bien vous dites que euh les élus de droite, euh l'islamodroitisme, ça existe aussi. Et bien justement dans un instant avec vous Sébastien Chot, on évoquera les chiffres de l'immigration, certaines décisions de justice qui nous ont paru importante à relater sur ces news et Europe. On revient dans un instant sur C News et sur Europe.
Retour sur le plateau du grand rendez-vous européen C News les échos avec Sébastien Chenu, député RN du Nord et vice-président du Rassemblement national. Il y a 3 jours, Sébastien Chenu, le ministère de l'intérieur publié les chiffres de l'immigration pour l'année 2024. Voici les chiffres. + 16,8 % de visa euh s'établissant donc à 2,9 million plus 0,9 % de titre 2.
Premier séjour établi à 34324 titres, + 15,4 % de statut de protection accordé et toujours 15752 demandes d'asile et de naturalisation. Même si ce chiffre lui connaît une baisse, la France est-elle destinée, Sébastien Chenu, à rester une passoire ? D'abord, il y a donc zéro effet.
Euh je le note parce que et je le regrette c'est chiffre 2024 he il était là il arrivé en septembre donc à peu près la moitié de l'année. Non mais on peut trouver des euh mais il y a pas d'effet d'arrin il y a pas d'effet retaillot en réalité c'est une hausse continuelle parce que ce sont les mêmes logiques qui s'appliquent c'estàdire bah c'est-à-dire la logique de l'accueil tout le monde entre personne ne sort et les chiffres que vous avez notés se participent d'un record historique. aussi je les ai regardé sur le droit d'asile + 13,5 % en 1 an, sur les naturalisations + 6,5 % en un an avec en plus un focus sur l'Algérie qui est intéressant puisque l'Algérie on a renouvelé des titres de séjour là aussi en hausse, on a naturalisé largement plus que les autres années.
Donc c'est-à-dire qu'en fait la fameuse réponse graduée, ça c'est bien Retaillo, la fameuse réponse graduée à l'Algérie, elle a eu pour effet d'accueillir, de naturaliser, de donner des droits du droit d'asile encore plus à un nombre d'Algériens encore plus important que l'année passée. Donc si c'est pas ce moquer du monde alors que je veux bien que monsieur Taillot n'ait pas tous les leviers, enfin il en a quand même quelquesuns. Oui, mais il en a quand même quelques-uns.
Sur les naturalisations, ça dépend quand même de lui. personne, aucune autorité extérieure, indépendante, cours de je ne sais trop quoi va venir le voir s'il naturalise moins. Or, il a naturalisé plus sur le renouvellement des titres de séjour.
C'est bien lui. Aucune structure indépendante extérieure européenne de va venir lui dire et bien il pouvait renouveler moins les titres de séjour. il en a renouvelé davantage sur sa capacité à durcir l'asile.
C'est lui il n'a pas durci l'asile. Donc si vous voulez à un moment faut arrêter de se moquer du monde. Euh moi je veux bien qu'on dise j'ai pas tous les leviers pleur niché faire des grandes déclarations.
Chaque semaine ouvrir un dossier. à un moment les chiffres tout simplement et ces chiffres ne sont pas réjouissants et sur les sujets que je viens de de souligner devant vous où Bruno Retaillot son prédécesseur tous ces prédécesseurs avaient des marches de manœuvre ils ont continué les mêmes logiques que leurs prédécesseurs. Donc on a évidemment un problème dit quoi d'émission c'est mais en fait il a rien à faire dans ce gouvernement.
Voilà ce que je pense fondamentalement parce que je vous dire dans votre gouvernement probable probable mais bien sûr parce que je ne lui fais pas le procès des convictions. Bien sûr qu'il a des convictions quand je l'entends je peux me retrouver en accord avec ce qu'il dit mais avoir fait croire pour des raisons politiciennes. Et en fait pour lui son statut piquer la place de Vquier comme président DLR et cetera qu'il allait changer les choses et finalement c'est assez cynique et avoir un agenda politique sur le dos des Français alors qu'il sait qu'il ne peut pas le faire et lorsqu'il peut le faire il ne le fait pas et pire et pire lorsqu'il peut le faire comme je vous le dire il ne le fait pas un calcul électoralou oui je trouve que c'est signé il a pas essayé de bien faire pour la France mais il le fait pas je viens de vous démontrer qu'il le faisait pas je vous dis qu'il essaye peut-être vous dire naturalisation renouvellement de séjour il essae même pas il fait l'invers Mais la question se pose c'està-dire Bruno Rota était dans l'opposition, il a la possibilité, il dit "Je maîtrise pas tout mais je peux maîtriser un peu de choses à l'intérieur." Pour vous, il n'aurait pas dû exercer ses fonctions ?
Bah pour ne rien faire, non, je vous donne un autre exemple. Nous avons d'Armana mais mais pas davantage mais pas d'avantage, mais ils se mettent dans des logiques qui sont des logiques personnelles de politique et d'ambition personnell et ils le font sur le dos des Français et ça c'est inacceptable. Darmanin n'a pas de conviction, il est assez plastique.
Retaillot a des convictions mais à la fin c'est le même résultat. Je vous donne un exemple cette semaine qui était intéressant. Nous avons eu ce qu'on appelle une niche parlementaire, c'est-à-dire que c'est un groupe d'opposition qui a le droit de faire de mettre en place un ordre du jour avec des textes à lui qu'il propose à l'assemblée.
C'était Sioti qui proposait aujourd'hui qu'on mette fin au qu'on rende impossible le fait qu'un étranger avec une OQTF puisse se marier. Vous savez, c'était la polémique de Robert Ménard. Mais j'ai entendu le discours des républicains.
Ils voulaient, ils nous ont dit "On va voter le texte." Formidable. Il y a pas de députés des républicains qui est venu voter le texte.
Bah c'est toujours pareil mais c'est toujours pareil. Déclaration, sincèrement, il y avait il y a pas eu un député DLR. Mais est-ce que c'est responsable de dire des choses pour faire croire aux français des choses et de ne pas les faire ?
S'ils ne comprennent pas que cette logique là parce qu'ils sont en calminés dans leur incapacité de voter un texte même pas du Rassemblement national de leur ancien ami Eric Set de le faire physiquement bien s'il comprennent pas que les Français les voient les Français les voi ils ne sont jamais au rendez-vous du courage. S'ils pensent qu'ils vont gagner la confiance des Français en faisant cela, bah bon courage à eux. et et inversement euh quand vous voyez Stéphane Villmot, le maire UDI UDI euh d'umont dans le nord qui a refusé de marier une personne visé par un arrêté d'expulsion et qui s'inscrit du coup dans les pas de de Robert Ménard, vous dites quoi ?
Vous dites soutien total ? Oui, mais d'ailleurs c'est une insulte pour ce maire euh qui a été cité d'ailleurs en exemple par euh des responsables de droite à l'Assemblée nationale en disant on pense à Stéphane Ville dont le père avant lui Joël Ville qui aujourd'hui a rejoint le Rassemblement national. son père était maire de la ville, a eu été évidemment sur la même longueur d'onde.
Ce que je pense que c'est que il désavoue les élus locaux, il les laisse il les abandonne et il les laisse avec euh leur tracasserie, le fait d'être poursuivi par la justice. En faisant cela, il les abandonne. Ben, je trouve que c'est une position qui n'est pas responsable.
Et la droite dit toujours "On est des gens responsables." Non, la réalité c'est que c'est totalement irresponsable de ne pas venir siéger, de ne pas venir voter et de faire croirez un mouvement de maire en colère qui suivrait Stéphan. Les maires sont plus Mais les maires sont plus qu'en colère.
Ils sont désespérés les maires. Regardez nombre de m risque en plus des sanctions. Regarde mais bien mais il faut les soutenir.
Mais regardez nombre de maires qui démissionnent, qui se représenteront pas. Euh les maires sont désespérées. Les maires qui se font agresser, j'ai le cas dans ma circonscription, je pense au maire de main que je salue, agressé par les gens du voyage, reçu à l'Élysée.
On lui a dit "On va vous écouter." Rien 2 ans après, rien n'a bougé. Que je comprenne votre vision pour vous, le pouvoir en place, est-ce qu'il subit l'immigration massive ? et je parle de l'ensemble du pouvoir et a renoncé tout simplement en pris sur ça où est-ce qu'il favorise l'immigration massive ?
Il y est favorable et cherche à la pousser toujours plus loin. Oui, il y est favorable. Absolument.
Il voit l'immigration comme un projet. C'estàd qu'il pense que faire venir des étrangers pour les faire bosser là où les Français soi-disant ne veulent pas travailler, ça permet de solutionner les choses. Alors tout le monde parle pas de la même voix au cent d'accord parce que dans le bloc central il y a pas de de cohérence.
Là ce qu'on entend c'est Édouard Philippe plus que Bruno Retaillot. Oui mais mais enfin Bruno Retaillot il participe à ce gouvernement. il siè avecabeth avec il sont habités par ces logiques mais monsieur on revient à la même chose.
Pourquoi est-ce que vous ne censurez pas ce gouvernement ? Vous dites que Bruno Rot ne fait rien. Donc pourquoi vous ne censurez pas ce gouvernement dans jours leur tour viendra et il viendra probablement plus vite que vous ne le pensez.
Donc aujourd'hui nous ce qu'on veut c'est des résultats pour les Français. C'est pas parce qu'on s'ensure la semaine prochaine que qu'il y aura un changement de cap qu'il y aura un changement de cap dans la politique à longueur d'émission et vous vous allez lui sauver la tête. Je vous dire nous on veut arriver au pouvoir le plus tôt possible pour faire une autre politique.
Ça me semble assez clair et je pense qu'en matière migratoire, on a déjà démontré qu'on avait d'autres propositions à appliquer, mais pas qu'en matière migratoire, en matière de justice, en matière on va parler de la justice, mais je voudrais revenir sur l'immigration et certains rites de certains français venus de cette immigration. Un scandale sanitaire est en train de naître dans l'ine après le décès d'une fillette de 11 ans victime de la bactérie Eucolie. 26 enfants sont concernés, certains sont dialysés.
Les autorités sanitaires ne savent pas encore, j'insiste bien là-dessus, ne savent pas encore d'où provient cette bactérie. Mais il est à noter que préventivement six boucheries ont été fermées ont été fermées dont cinq sont des boucheries àal. Le Figaro a fait témoigner des vétérinaires qui avancent le danger accru de l'abattage àal. sans étourdir l'animal, des liquides provenant de l'usophage peuvent se déverser sur les parties nobles de la viande.
Question directe Sébastien Chenu, est-ce que vous êtes pour l'interdiction de la viande àal en France ? Non. Donc je pense que chacun a le droit de pratiquer sa religion et donc le fait de consommer àal moi ne me dérange pas.
Donc la question du bien-être animal ne se pose pas ici. Ça c'est autre chose. Vous savez bien Oui.
Non mais vous savez qu'il y a il y a des techniques d'abattage qui pourraient peut-être être différente. Mais en tous les cas l'idée même de pouvoir consommer euh un aliment selon un rit religieux ne me choque pas. Chacun y a le droit et je pense que c'est notre pays qui qui le permet.
Ça pas pas de souci. En revanche euh le fait que comme je le vois dans dans certaines villes du nord d'ailleurs euh moi je suis pas hostile à ce qu'il y ait une boucherie à l'al dans la ville et cetera, mais quand il n'y a plus que des boucheries à l'alvéquilibre manifeste et probablement assez insupportable euh pour beaucoup. Donc c'est toujours pareil euh à quel niveau on met le curseur.
Euh la France est un pays euh qui a beaucoup assimilé, qui a beaucoup accueilli, qui a beaucoup toléré et puis à un moment vous vous rendez compte que euh une fois qu'on a dit ça et bien quand la porte a été ouverte, elle n'a jamais été euh refermée, même si euh voilà, je pense que nos nos compatriotes de confession musulmane ont ce droit, il faut leur garantir ce droit à cette consommation. Euh, il y a d'autres questions qui se posent, celle de l'hygiène, vous venez de le dire, sur laquelle il faut se pencher manifestement. Oui.
Mais non, mais deux choses. Donc, vous dites, il est possible théoriquement d'avoir un abattage à l'â éthique du point de vue animal. Oui, ça existe.
Je crois. D'accord. Et deuxième élément, vous avez probablement vu cette semaine ce tweet comme on disait autrefois du ministère de l'égalité qui dit "Cet été pour les il parle pour les les pour les fillettes, ce n'est pas l'occasion d'aller au pays d'origine pour faire exciser les fillettes." Vous avez peut-être vu passer du tout.
D'accord. Alors, je vous le souhaite, donc c'est un tweet en tant que tel qui vient du gouvernement, du ministère de l'égalité. L'été, ce n'est pas l'occasion de retourner au pays de faire pour exciser les fillettes.
Alors, je vous présente très honnêtement comme ça. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Bon, c'est pas un dossier que je connais bien, c'est le dossier qui est suivi chez nous par le député des bouches du rô Emmanuel Taché de la pagerie.
L'excision est interdite en France. Euh l'excision euh pour autant l'excision existe dans notre pays. Je crois qu'on a plusieurs dizaines de milliers de cas d'excisions.
Euh mais je veux pas donner des chiffres que instinct que je maîtrise pas forcément immédiatement sur votre plateau, mais enfin elle existe, elle doit être évidemment combattue fermement, mais elle est surtout liée à quoi l'excision ? Elle est elle est liée à un rapport d'application à une sorte de forme de charia parce qu'en fait c'est la loi islamique, une loi islamique. Donc il y a des gens des communautés qui dans notre pays font primer la loi islamique sur la loi de la République et ça doit être combattu et ce genre de de communication que vous évoquez est très en dessous de ce qu'on doit faire même particulièrement scandaleuse en réalité.
Ça veut dire que il y a une facilité à reconnaître à banaliser l'excision qui est un immense scandale. Sébastien Chenu est l'invité du grand rendez-vous. On revient dans un instant.
On parlera de justice notamment en France. À tout de suite. Retour sur le plateau de C News et d'Europe 1 pour le grand rendez-vous.
Dernière partie avec Sébastien Chenu. Il y a un an lorsque l'Institut CSA interrogeait les Français sur la justice Sébastien Chenu. 80 % 80 % français sur 10 l'estimé laxiste beaucoup d'entre nous ne comprendra pas l'issue judiciaire de certaines affaires dont deux en particulier que nous avons cette semaine relayé sur C News et sur Europe 1.
La première c'est l'affaire Gerva. On apprenait que Mohamed L, aujourd'hui 25 ans, qui avait tué sauvagement d'une dizaine de coups de couteau à Alban Gervez à Marseille, sous les yeux de sa fillette de 20 mois à la sortie d'une école catholique où il venait chercher ses aînés, cet homme n'irait pas en prison mais en hôpital psychiatrique sans date de sortie arrêtée. Ça peut être 6 mois, ça peut être un an, ça peut être 20 ans parce qu'au moment des faits, les experts ont conclu à une obion du discernement.
Ça c'est la première affaire. la seconde et vous avez peut-être vu l'interview exclusive sur C News et surin de Laurence Ferrari avec la maman d'Élias 15 ans. Tu es Paris à coup de machette avec les zones d'ombre qu'il y a eu dans cette affaire et surtout la façon dont certains médias et notamment le service public sont ont détourné les mots.
Ils ont pas utilisé le mot machette, ils ont utilisé le couteau. Ils ont dit que au début ils voulait pas donner son téléphone portable. En fait, il avait donné son téléphone portable.
C'était juste ad ominem cette attaque. Que représente aujourd'hui aux yeux des Français la justice et à vous Sébastien Chenu ? Je pense que c'est très problématique que dans notre pays une majorité de Français doutent de l'institution judiciaire.
J'explique, à partir du moment où les Français doutent, où ils n'ont plus confiance, et bien c'est l'édifice qui est en train de s'affesser un peu plus. Ils n'ont plus confiance. Pourquoi ? parce que ils ne se sentent plus protégés.
Dans les deux cas que vous donnez, ils sont finalement assez différents, mais il soulligne deux faiblesses de notre système. L'incarcération, elle doit être faite pour protéger les gens de dans leur dans leur sécurité et mettre à l'abri de la société des gens qui pourraient porter atteinte à celle-ci. qu'il y ait des gens qui a des troubles psychiatriques, c'est une évidence et leur incarcération est nécessaire mais probablement pas dans les prison tel que nous les connaissons.
D'abord, ils occupent des places qu'il ne devraient pas occuper, qui devraient être réservé à des gens qu'on n'incarcère pas aujourd'hui. Je vous rappelle que 40 % des peines de prison ferme ne sont pas effectuées de façon physique. C'estàd ce sont des aménagements de peine.
Donc si on enferme des gens qui ont des problèmes psychiatriques à la place de gens qui devraient qui n'en ont pas, on utilise ces places à mauvais essentant. On devrait donc développer une culture du traitement et de l'enfermement psychiatrique et de la santé mentale qui, je le rappelle, était une priorité du gouvernement mais j'ai pas vu grand-chose encore. Du gouvernement Barnier, pardon, mais j'ai pas vu grand-chose.
Ça n'a pas été repris, ça n'a pas été suivi d'effets. Donc on a un gros vide, un grand vide sur la santé mentale, la psychiatrie, l'enfermement sur le discernement. Il y a un doute sur l'expertise judiciaire de ce cas précis.
Ça, j'entre pas, je ne connais pas. Je connais pas le le la question, est-ce que vous faites confiance à la justice aujourd'hui ? Mais moi, je veux faire confiance à l'institution.
Question bah si mon je vous fais confiance à l'institution, je veux que les gens soient heureux. Je veux que la vie soit belle. Mais mais est-ce que vous faites confiance à la justice en alors je veux dire oui, je fais confiance à la justice.
Moi je suis fils d'une fonctionnaire de justice. Ma mère était greffiée dans un tribunal à Bové en province pendant sa vie professionnelle. et euh le monde de la justice animé par ce que j'appelle le petit peuple de la justice, les greffiers, les agents et cetera euh sont euh des gens particulièrement dévoilent à l'intérieur et qui la tiennent debout.
En revanche, je pense qu'effectivement on a un problème de formation des magistrats. Euh je pense que aujourd'hui il faut revoir la formation des magistrats, l'oxygéner, l'ouvrir. Mais ils sont formés, le syndicat de la magistrature, ils sont formés et orientés.
Est-ce qu'il faudrait par exemple interdire est-ce qu'il faut changer leur dogme ? Mais il faut interdire la syndical la syndicalisation des magistrats. Ça les empêchera pas de penser à titre personnel.
C'est pour ça que je vous dis que de l'autre côté, il faut changer la formation, l'ouvrir, revenir à des choses qui permettent par exemple à des avocats de devenir magistrat, pas qu'à des avocat d'ailleurs, mais on ne peut plus en tous les cas continuer avec une justice qui soit si ce n'est déconnecté parce que je pense pas très déconnecté, mais qui en partie en partie seulement est orienté par des gens qui sont des militants. On devrait interdire effectivement que les magistrats puissent se syndiquer. Moi ça me semble être une ça existe dans d'autres corps d'État.
Chenu dans valeurs actuel cette semaine Marine Le Pen demande à Jordan Bella de je cite intégrer la possibilité qu'ils doivent reprendre le flambeau car elle a je cite intégré l'hypothèse qu'elle ne puisse pas se représenter en raison de l'éché séance judiciaire dont on connaît pas encore à date l'issue. On a compris que cette campagne sera quoi qu'il en soit menée en duo mais pour vous Sébastien Chenu qu'est-ce que ça change que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Mardella ? Je l'ai dit tout à l'heure nous ce qu'on souhaite c'est que nos idées arrivent au pouvoir.
Nos idées elles nous dépassent. Elle dépasse les individus. Marine Le Pen et Jordan Bardella ne sont pas interchangeables.
Ne sont pas les mêmes personnes. Ils n'ont pas la même expérience, ils n'ont pas la même vie, ils n'ont pas le même âge. Bon, enfin voilà.
Donc ils ne sont pas changeables. Non non, ils sont différents. C'est une force d'avoir 30 ans.
Moi, je trouve c'est plutôt c'est plutôt un sacré avantage d'avoir 30 ans dans la vie. Mais Marine Pen, elle a une expérience que on n pas quand on a 30 ans. Et quand on a 30 ans, on a probablement une capacité aussi de séduction et de capacité à parler à d'autres générations qui est peut-être plus fort.
Donc ils ont des forces et des faiblesses très différentes mais ce qu'on veut c'est que nos idées arrivent au pouvoir. Donc pour ça bah il faut se préparer. Sébastien Chu si Marine Le Pen est condamnée en appel l'été prochain, c'est une possibilité.
Vous pensez que elle peut mener campagne au côté de Jordan Bardella une fois qu'elle aura été condamnée ? C'est possible ça ? C'est pas une possibilité, ce sera un scandale, un scandale démocratique.
Car vous l'avez vu, euh les motivations de l'exécution provisoire sont purement politique. Quand on parle de on dit il faut pas que quand le juge dit il ne faut pas que Marine Leopen puisse être candidate à la présidentielle parce que ce serait un trouble à l'ordre public démocratique, ça n'existe pas dans nos codes ce terme. Ça n'existe pas.
Donc c'est juste une motivation politique pour empêcher Marine Le Pen d'être candidate et ce serait vécu, je crois comme une grande injustice par les Français. Donc c'est pas un abus de justice sur le coup. Ce serait on est en appel.
Donc Marine Le Pen est présumé innocente. Alors pardon conditionnel si Marine Le Pen était empêché de se présenter, feriez-vous encore confiance à la justice ? Ce sera un scandale qui ébranlerait ma confiance.
Effectivement, ce serait un scandale qui ébranlerait donc d'abord un peu ébranlé par le premier jugement et ça sera très ébranlé par l'appel si ça mais l'appel justement ça permet la deuxème juridic ça permet de corriger une première juridiction parce que on ça pu être mal motivé mal défendu que sais-je ou parce que la décision est a une coloration politique. Donc moi, je suis assez serein là-dessus. En revanche, euh évidemment euh ça nécessite de euh de se préparer.
Si Marine Le Pen n'était pas candidate, je n'ai aucun doute sur le fait que elle ferait campagne, nous aurions besoin d'elle euh pour faire triompher nos idées. Elle est aujourd'hui euh celle qui est est la plus solidement expérimentée pour porter ses idées et les faire triompher et gouverner euh et présider le pays. Donc notre schéma c'était toujours le même.
Marine Le Pen à l'Élysée, Jordan Bardella à Matignon. Mais comme nous sommes comme en économie des gens pragmatiquam non je crois pas que Marine Le Pen a envie de devenir premier ministre mais en revanche elle participera Marine Leopen n'est pas une femme à se terre elle participera à l'immense travail de redressement du pays à la place qui sera la sienne. Alors vous parlez de l'expérience vous dites la jeunesse, l'expérience il y a un autre visage de l'expérience qui qui a surgi dans l'actualité ces derniers temps, c'est la candidature dont on parle de plus en plus de Dominique de Villepin.
Je suis curieux de savoir qu'est-ce qu'elle vous inspire. Bah, pas grand-chose parce que le discours de Dominique de Villepin que j'ai dont je trouve qu'il a quand même une espèce de de de des relan de discours de Jean-Luc Mélenchon euh en tous les cas on l'a vu sur l'international est gênant. Moi je crois pas qu'il y a eu de demande, j'ai jamais entendu de français me me tirer par la manche le trio de tête ça joue dans un mouchoir de poste selon le dernier baromètre le point on aé Bruno Marine Le Pen Dominique de Villepin point d'écart je crois quand les français si Dominique de Villepin était candidat l'entendront ou l'entendrait ils découvriront un discours qui est je crois beaucoup moins attachant que l'image passée qu'à Dominique de Villepin.
Je pense que sa code de popularité, elle réside sur le discours qu'on a tous connu à l'ONU. Je suis le défenseur d'un vieux continent, d' vieux peuple vieux pays. Voilà, je pense qu'il y a un côté non mais je pense qu'il y a un côté euh nostalgique de Dominique de Villepin.
Mais quand on va l'entendre, quand on va le découvrir, s'il est candidat, la nostalgie s'effacera parce qu'on sera effrayé par ce que raconte aujourd'hui Dominique de Villepin qui est absolument effrayant et qui sincèrement ne peut pas être une réponse aux enjeux. Mais est-ce que pour vous c'est une forme de mélanchonnisme de droite ? Ah oui, il y a un petit peu de ça.
Oui, il y a quelque chose. Enfin, il y a le tropisme. Non, mais il y a toujours eu un tropisme.
Euh et le point à retrouver une photo mélange l'un à côté de l'autre. D'ailleurs, je voudrais qu'on termine cette émission Sébastien Chenu avec une pensée pour Boem sans salle. Mardi ou mercredi, la justice algérienne devrait prendre une décision sur le réquisitoire de 10 ans de prison qu'il s'est vu prononcer.
Son comité de soutien espère une grâce présidentielle qui pourrait intervenir le 5 juillet samedi prochain. Et vous, qu'espérez-vous ? J'espère évidemment la même chose.
Je regrette que on soit dans une position où on ne tienne pas un discours qui soit un peu plus offensif. On a l'impression qu'on attend de façon passive la décision de l'Algérie pour l'un de nos compatriotes qui n'a rien fait, qui est enfermé sans avoir rien fait, qui a écrit, qui a dénoncé mais enfin qui qui n'est coupable avec clairvoyance qui a dénoncé, il est franco-algérien mais donc ça veut dire qu'il est français et j'ai l'impression que finalement on s'en remet encore elle est où la réponse graduée à l'Algérie ? Qu'est-ce qu'il faut faire après si les si les sa sa condamnation est confirmée là ?
Enfin, on doit établir des rapports de force. Vous savez, en diplomatie, comme dans la vie, tout n'est que rapport de force. Bah, c'est-à-dire que sur les visas, on doit faire pression sur l'Algérie, sur l'aide au développement, on doit faire pression sur l'Algérie.
Enfin, la fameuse réponse graduée qui n'est qu'une réponse dégradée aujourd'hui. Donc le discours de monsieur Barreau qui est calme avec l'Algérie n'est pas selon vous adapté. Monsieur Barreau, monsieur Rota tous ces gens.
Vous mettez Rota et Barot dans le même sens. Monsieur Rota c'est lui qui a parlé aussi beaucoup de réponses graduées et cetera et qui a la possibilité d'agir sur les sur les visas. Voilà, je pense qu' on attend de un peu de fermeté.
Bollem Sansal est en train de de s'abîmer dans les jaules algériennes et finalement on a le sentiment que le gouvernement français reste très passif. C'est quand même un scandale absolu. Merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir été l'invité du grand rendez-vous européen C News les échos.
Très bon dimanche sur nos deux antennes.
Sébastien Chenu