Nicolas Sarkozy incarcéré à la prison de la Santé à Paris|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Natacha PoloniFait
« Jamais on avait vu un chef de l'État, un ancien chef de l'État dormir derrière les barreaux. »
- 11:20Alexandra GuetFait
« Le tribunal l'a justifié en estimant que c'était une mesure indispensable pour garantir l'effectivité de la peine au regard de l'importance du trouble à l'ordre public causé par cette infraction. »
- 17:30Maître RoisFait
« Je veux bien comprendre en quoi cette exécution provisoire dans cette décision, elle prévient une récidive. »
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C'est ça exactement. Vous l'avez dit, Nicolas Sarkozy se rend ceement même avec Carla Bruny, son épouse. Ils sont main dans la main et derrière moi et bien des centaines de soutiens venus répondre à l'appel de Louis Sarkozy, son fils, pour manifester justement leur soutien à l'ancien chef de l'État.
La famille est sortie il y a quelques instants seulement ils se sont situés à droite de cette rue. En attendant le le père Nicolas Sarkozi, vous voyez qui qui descend toujours. Alors, on entend rendu plusieurs choses, hein.
Nicolas Nicolas Nicolas. Il y a aussi une Marseillaise qui a raisonné il y a quelques instants seulement qui a été repris par les membres de la famille SarkoZi et vous l'entendez peut-être, on entend encore le nom de du chef de l'État raisonner dans cette du 16e arrondissement. Alors qu'il s'approche des euh caméas, il salut la foule.
On entend beaucoup beaucoup de bruit, hein. Les gens euh n'hésitent pas à prier leur soutien pour l'ancien chét. Vous voyez, il vient près près de la foule pour s'adresser peut-être à ses soutiens.
Nicolas Sarkozi qui va être transféré du coup dans quelques minutes à la prison de la santé dans le 14e arrondissement. On a une trentaine de minutes de la prison de la santé. Vous le voyez, il salue aussi certaines personnes qui sont à à l'immeuble d'en face en train d'applaudir sur sur les balcons.
Il salue sa famille également. Voilà Nicolas Sarkozi qui va être incarcéré. Une première, on le dit, on le redit une première dans l'histoire de de France pour un président de la République.
Jamais on avait vu un chef de l'État, un ancien chef de l'État dormir derrière les barreaux. Christophe Barbé, ce sont des images exceptionnelles hein qu'on qu'on voit là se dérouler sur nos yeux. C'est un moment d'histoire, hein.
Ah oui, tout à fait. Elles sont totalement inédites sous la 5e République avec une manifestation populaire pour un départ en prison qui sera sans doute pour un bref séjour. il part pas pour 20 ans, il va faire quelques quelques semaines maximum.
Mais c'est un événement politique comme le disait tout à l'heure Natacha, il y a il y a un attachement à la fonction, il y a quelque chose qui touche à la fonction et honnêtement on peut s'interroger maintenant quels que soient les arguments techniques qui ont amené à cette exécution provisoire, c'est-à-dire l'envoyer en prison alors qu'il y a pas de condamnation définitive. Est-ce que la justice a bien mesuré l'onde de choc politique ou sociop-politique qu'elle provoquait ? C'està-dire ça c'est quoi ?
La réponse, c'est la reposte d'un homme politique très organisé qui depuis quelques jours a complètement scénarisé son emprisonnement. Voyez, un départ avec salut à la foule qui applaudit comme s'il venait gagner une élection. Et c'est ça la réponse, la riposte de Nicolas Sarkozy à une décision judiciaire qui reste quand même un peu étrange dans son argumentation.
Un peu étrange Natacha. On a l'impression, il y a des Français qui trouvent que la justice joue son rôle, d'autres qu'elle devient presque un pouvoir politique. C'est cette cette ambivalence, elle est particulière. elle est française et elle est en train de fracturer la communauté nationale.
C'est ça qui est le plus dangereux. C'est-à-dire que les images que nous voyons sont la traduction d'un clivage qui s'amplifie dans la société française entre ceux qui considèrent que les hommes politiques ne sont pas suffisamment exemplaires et donc qui suivent les juges dans cette volonté de de forcer à l'exemplarité et ceux qui au contraire considèrent que il y a une volonté de la part de certains juges de couper des têtes et donc d'être d'excéder leur pouvoir. Quel que soit l'endroit où on se situe, en fait le problème vient à la fois de l'absence d'exemplarité d'une partie de la classe politique.
Mais il faut toujours le répéter, c'est une petite partie. Il y a des gens formidables qui s'engagent en politique avec une dignité énorme. Et deuxième point, il y a une évolution de la de la culture des magistrats dont beaucoup considèrent en effet que ils exercent un rôle qui est un rôle non seulement juridique mais et c'est ça qu'on voyait dans ce dans ce jugement quasi moral.
Et c'est là où on peut discuter les choses. Est-ce que le rôle des juges est de faire de la morale ? J'en viens à cette exécution provisoire qui est la seule chose qui me gêne dans ce jugement.
Le reste, je veux dire, est à la responsabilité des juges sans aucun problème. Je ne comprends toujours pas la justification de cette exécution provisoire, sauf à considérer, et je pense que c'est ça que les juges avaient en tête, qu' eut était immoral que Nicolas Sarkozi put échapper à la justice parce que il y aurait eu un appel puis une Cour de cassation. Or, pardon, mais euh la morale de ce point de vue-là euh est une est sujette à interprétation et quand l'aboutissement c'est la fracturation de la communauté nationale, ça pose un problème.
Alexandra Guet, vous êtes sur ces images là ? Oui, effectivement. Et alors pour rebondir sur cette question, cette notion effectivement qui qui frappe un peu tout le monde, qui interroge en tout cas d'exécution provisoire de ce mandat de dépôt différé, le tribunal l'a justifié en estimant que c'était une mesure indispensable pour garantir l'effectivité de la peine au regard de l'importance du trouble à l'ordre public causé par cette infraction dont il a été reconnu coupable à savoir associé malfaiteur. traduit ça en fait en voyant exactement trouble à l'ordre public.
Exactement. C'est c'est une c'est une argumentation boomerang parce que le trouble à l'ordre public, c'est un trouble démocratique, on a le droit de manifester, il est là. C'est-à-dire que la justice par sa décision avec un socle fragile sur l'exécution provisoire comme Natacha, je pense que le reste s'argumente très bien mais l'exécution provisoire alors qu'il n'y a pas donc de condamnation définitive, ça provoque cela, c'est-à-dire bah une riposte politique, l'organisation d'une manifestation, d'une prise de parole de tribune dans la presse et de de critique de la justice sur le fond de son fonctionnement à travers la critique d'une décision unique qui est celle de cette exécution provisoire sur l'exécution provisoire même et sur le cas de Nic que Sarkozy en particulier ensuite sur l'exécution provisoire elle-même, c'est aussi le législateur qui considère que on attend plus nécessairement d'être jugé deux fois par deux chambres différentes mais que pour aller vite, pour emprisonner plus vite, pour une justice toujours plus sévère, il faut pas attendre l'appel et il faut frapper d'exécution provisoire certaines décisions de justice.
Donc ça c'est quand même la volonté du législateur. les juges n'ont fait qu'appliquer la loi au cas d'espèce et si on leur dit que maintenant il faut aller vite, il faut être sévère, il faut condamner et il faut enfermer avant même que le le prévenu et condamné en première instance pu voir son cas examiner en appel avec ce principe quand même un grand principe démocratique qui est deux chambres de jugement différentes qui vous qui vous qui examinent votre votre cas. Bon, on a on a quand même de ce point de vue-là le fait c'est la loi qui a été appliquée concerne Nicolas Sarkozi ce que les juges ont dit et c'est là où effectivement il y a il y a une dimension un peu plus morale comme disait Natacha, c'est l'ordre public mais pas pas sous l'angle du trouble ordre public, c'est sous l'angle de la particulière gravité des faits et que le fait qu'il ait été président de la République que il y ait ce ce soupçon que la campagne aurait été entachée d'eux et cetera justifier de leur point de vue qu'il y ait cette exécution cette exécution provisoire c'est là où il y leur appréciation de juge, mais c'est aussi ce qu'on leur demande et ce qui fait qu'après c'est contesté mais c'est pas le trouble public au sens il va y avoir des manifestations c'est la particulière gravité des f Alexandra Guillet puis vous monsieur Cu Oui.
Alors effectivement il y a c'est ce que vient très bien de résumer Guillaume, c'est ces règles qui sont appliquées. Il y a pas de de d'application particulière ou de dérogation particulière. ils appliquent des textes de loi.
Après, il y a une grille de lecture qui est euh forcément un peu trouble, notamment quand on a toutes ces déclarations qui arrivent et que vous souligner tout à l'heure. On a quand même un garde des saut qui a dit qu'il allait rendre visite à Nicolas Sarkozy en détention. Ça a donné lieu d'ailleurs à une réaction ce matin dans une radio de de Remiets qui est l'avocat général près la Cour de cassation.
C'est le plus haut magistrat dans notre hiérarchie judiciaire dont la parole est importante et qui ce matin a dit que la justice avait rappeler que la justice avait besoin de sérénité et que un tel déplacement en détention d'un garde des saut pourrait et bien euh être une sorte d'atteinte à l'indépendance de magistrat. déclaration à laquelle Gérard Vermanin a immédiatement répondu à son tour ce matin euh sur X en disant que s'assurer de la sécurité d'un ancien président en prison fait sans précédent n'atteint en rien l'indépendance des magistrats mais relève du devoir de vigilance du chef d'administration que je suis. Donc on voit bien que jusqu'au plus haut euh sommet y compris au sein du gouvernement et au niveau de la chancellerie, tout cela euh pose ça pose ça pose des questions, monsieur les services pénitentiaires seront particulièrement vigilants.
Veut dire que le garde des sauces déplace ou pas, là c'est un soutien personnel qu'il apporte à à Nicolas SarkoZi mais l'administration pénitiaire sera vigilante. Ce que je voudrais dire également parce que je suis également un élu, j'étais parlementaire, un élu local, j'écoute les habitants qui font pas de la politique et je je les entends effectivement, c'est très fracturé. Mais qu'est-ce qu'ils nous disent ?
Il faut que les élus soient exemplaires, notamment ceux qui ont les plus hautes fonctions. Or, la question que qu'on peut se poser, il y a eu quand même pas mal d'affaires qui ont aégrainé Nicolas Sarkozine. Il a plusieurs, enfin vous les connaissez aussi bien que moi.
Et le problème deité pose. Regardez, monsieur Puyot, c'est le cortège digne d'un d'un chef d'état en exercice. Bah oui. qui qui trace dans Paris et qui emmène l'ancien président Sarkozy à la prison de la santé.
Ils sont en train d'arriver où ça ? Aux invalides en fait là non ? À la tour Effel.
Ouais, ils sont en train de passer devant la tour Effel avec ce cortège impressionnant. Ces motos qui su Oui, c'est la brigade brisé d'ailleurs. C'est assez symbolique.
Mor met la bravem pour l'escorter jusque qui même une brigade qui a pu être contestée politiquement, pas opérationnement mais politiquement. Donc on lui met en protection de son convit. Ce que ce que je voudrais dire également, c'est qu'il y a quand même une pression considérable sur l'institution judiciaire et je crois qu'il faut qu'on soit très attentif parce que la France c'est une belle démocratie et il y a la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice.
Je rappelle que le président de la République et le ministre de la justice sont gars également d'indépendance. Alors toutes les décisions qui sont prises sont pas forcément acceptées par la population. On le voit bien dans les affaires plus classiques, mais faisons attention à cela parce que là on voit très bien que on remet en question une décision judiciaire.
Le soutien, on peut le comprendre. Bon, mais la remise en question décision judiciaire, moi, j'appelle quand même à la à la à la prudence en ce qui me consent. Maître Rois, vous n'êtes pas d'accord ?
Non, parce que je considère qu'on remet pas en cause une décision judiciaire, on la critique pour revenir et on a le droit de le faire. Et pour revenir à la question de l'exécution provisoire parce que c'est quand même au centre de cette affaire, enfin il y a deux questions en fait. Il y a l'exécution provisoire et la fonction de Nicolas Sarkozy euh qui est extrêmement écorné.
Et de ce fait, quand vous entendez l'opinion publique et moi j'ai entendu encore hier des tas de gens s'exprimer, ils sont extrêmement choqués par cette décision qui touche un ancien président de la République qui est qui apparaît très sévère dans la hiérarchie finalement des peines qui sont euh prononcées dans d'autres cas. y compris en matière pénale où la sévérité est moins de mise. Voyez ?
Et je voulais vous citer un un arrêt que j'ai regardé de la Chambre criminelle de la Cour de cassation qui date du 23 août 2017 et qui explique justement la notion d'exécution provisoire en matière pénale et et qui dit que la raison d'être de l'exécution provisoire en matière pénale, c'est l'objectif d'intérêt général visant à favoriser l'exécution de la peine et prévenir la récidive. Alors moi, je veux bien comprendre en quoi cette exécution provisoire dans cette décision, elle prévient une récidive. Une récidive de quoi ?
Je veux dire en quoi monsieur Sarkozy sur cette c sep euh ces faits qui lui sont reprochés euh qui datent d'ailleurs de de d'ext qui sont extrêmement anciens, c'était l'époque où il était ministre. Euh en quoi il y a un risque de récidive ? Moi, je serais curieuse de voir la motivation de la décision, ça et notamment du mandat de dépôt parce que c'est quand même très intéressant ça.
C'est aussi on est au cœur du droit. Alors quand vous on parle de la justice qui est critiquée mais la justice les magistrats n'ont même pas de responsabilité. C'est un vrai sujet d'ailleurs.
Ce serait intéressant un jour de légiférer sur cette question. Nous en tant qu'avocat si on commet une erreur, on a une responsabilité. Vous voyez, on d'ailleurs, on paye on paye cher cette responsabilité.
Voyez, on est obligé de cotiser pour nous assurer contre cette responsabilité si on commet une erreur. Les magistrats n'ont pas de cette responsabilité. Donc, je veux dire, ça pose aussi un certain nombre de sujets et c'est peut-être l'occasion d'en discuter.
Non, mais il a il y a le sujet de l'enfermement effectivement qui qui se pose parce que effectivement la peine de l'enfermement c'est une c'est une peine qui qui Attendez, il y a un tweet Alexandra Gu excusez-moi de vous couper. Alexandra Alexandra Alexandra allez-y oui effectivement Nicolas SarkoZi qui sur X a envoyé un message ce matin que je peux vous lire si oui oui-y au moment où je m'apprête à franchir les murs de la prison de la santé mes pensées vont vers les françaises et les français de toutes conditions et de toutes opinions. Je veux leur dire avec la force inébranlable qui est la mienne que ce n'est pas un ancien président de la République que l'on enferme ce matin.
C'est un innocent. Je continuerai à dénoncer ce scandale judiciaire, ce chemin de croix que je subis depuis plus de 10 ans. Voilà donc une affaire de financement illégal sans le moindre financement.
Une instruction judiciaire au long cours lancée sur la base d'un document dont la fausseté est désormais euh établie. Il poursuit. Je ne demande aucun avantage, aucune faveur.
Je ne suis pas à plaindre car ma voix porte. Je ne suis pas à plaindre parce que ma femme et mes enfants sont à mes côtés et mes amis sont innombrables. Mais ce matin, j'éprouve une peine profonde pour la France qui se trouve humilié par l'expression d'une vengeance qui a porté la haine à un niveau inégalé.
Je n'ai pas de doute. La vérité triomphera mais que le prix à payer aura été écrasé. Incroyable le tweet du de l'ancien président Nicolas de Sarkozi.
Il fait de la politique Natacha. Bien sûr, bien sûr. Il fait de la politique et il avec la la le style et la verbe qui sont les siens.
Mais c'est tout le problème dans lequel nous sommes, c'est que nous avons une décision de justice et nous avons de la politique à côté et tout cela se percute. Et de fait ça, je le répète, ça abîme l'ensemble de notre vie démocratique. Encore une fois, quel que soit le jugement qu'on porte sur la plateau entre l'avocat maître roi, c'est l'ancien président de de la santé, monsieur Priot.
Et le mot de d'exemplarité a été prononcé tout à l'heure. Il faut absolument revenir à des élites au sens large. C'estàdire, c'est pas seulement les politiques, mais des élites au sens large exemplaires.
Parce que nous voyons les conséquences sur notre vie démocratique de tout cela, sur les débats que nous pouvons avoir, sur l'image de nos institutions et sur la façon dont chacun individuellement va considérer ses propres actions en fonction de ce qu'il perçoit au-dessus. C'est-à-dire que si nous avons des citoyens qui considèrent que les élites dans leur ensemble ne sont pas exemplaires, que ce soi les politiques ou que ce soit la justice, qui euh considèrent que les politiques sont tous pourris ou qui considèrent que les juges font de la politique et ne sont n'incarnent pas la justice, alors chacun va être inconsciemment enclin à s'autoriser ce qu'il ne devrait pas s'autoriser. Donc encore une fois, l'exemplarité, ça doit venir du haut.
Après juste une parenthèse sur la question de la la sécurité de Nicolas Sarkozy en prison et les réflexions que nous avions tout à l'heure sur le rôle de l'institution pénitentiaire. Je rappelle qu'IV Colona a été assassiné en prison fait et que donc la question de ce qui se passe dans les prisons et de la capacité à garantir l'intégrité physique des détenus, c'est quand même un petit sujet. Iltait pasisolement non, il n'était pas à l'isolement.
Bien sûr. Alors, attendez, il y a ce cor d'ù l'intérêt de mettre à l'isolement de traverser Paris euh boulevard Port Royal. Oui, il est boulevard Port Royal.
C'est Nquer, il va arriver donc boulevard Montparnas seulement. Il va traverser Montparnas, prendre le boulevard Port Royal ensuite et tourner à droite vers la rue de la santé. Exactement.
Et machallah, vous êtes devant la prison de la santé. Est-ce qu'il y a un gros dispositif aussi devant la prison ? Oui, un gros dispositif, on peut le dire.
Beaucoup de forces de l'ordre qui sont mobilisées depuis tôt ce matin pour garantir la sécurité de l'arrivée de l'ancien chef de l'État. Ici, des dizaines de camion de police sont positionnés aux abords aux rues adjacentes de la prison de la santé pour garantir une arrivée de ce cortège sans aucun encombre. Alors ici et bien le président, l'ancien président Nicolas SarkoDi, vous l'avez dit, est en route pour la prison de la santé.
En arrivant ici, il devrait être reçu par l'entrée principale et devrait ensuite donc pénétrer à l'intérieur de cet établissement où il subira voilà plusieurs tests médicaux mais aussi des interrogatoires pour savoir un petit peu voilà davantage d'informations sur ses conditions d'incarcération. Ensuite et bien il sera il sera transféré dans le quartier de l'isolement là où il résidera et passera sa première nuit derrière les barreaux ici dans cette cellule de la prison de la santé. Comment prépare-t-on une détention aussi sensible quand on est patron de prison ?
Vous avez été patron de la santé et de Fleur Merogis qui est la plus grande prison d'Europe. Dans ce cas de figure, son entrée est préparée parce que on a quelquefois des mandats de dépôt et une détention provisoire immédiate. Là c'est pas le cas.
Donc il y a eu une préparation. Alors peut effectivement on peut avoir des appréciations sur la détention provisoire qui je rappelle a été votée par le parlement quand même à plusieurs reprises. On peut se poser des questions sur l'enfermement et son rôle.
Est-ce que il fallait l'enfermer ou pas ? C'est des questions légitimes qu'on qu'on doit se poser. Moi en tant que directeur, j'ai toujours considéré que l'enfermement n'était pas toujours la décision de la prise approprier pour pour lutter contre la récidive ou pour intégrer.
Donc ça c'est une question une question de fond qu'on peut se poser. Dans ce cas de figure, ce qui est préoccupe ce qui est plus important c'est sécuriser et protéger l'ancien président de la République, d'où le placement à l'isolement. formalité administrative, vous l'avez rappelé à juste titre, les fouilles et ensuite sa santé également sera examinée par un médecin.
Ensuite, il y aura effectivement une une prise en charge adaptée, euh une surveillance également adaptée dans l'unique objet de sa sécurité uniquement. Donc quand il sortira de la cellule, il sera seul, il pourra pas rencontrer d'autres détenus, il sera seul également en cours de promenade, il pourra suivre des activités. Mais je rappelle quand même que pour toute personne qui va pour la première fois en prison, c'est une souffrance.
C'est une souffrance psychique qu'il faut bien évaluer même si on est fort de caractère. Moi, j'ai vu des personnes qui étaient soi-disant très fortes, il y a quand même une souffrance. Donc, faut qu'on soit très attentif à cette souffrance.
Euh Guillaume Farde, il a une une cellule, vous l'avez dit, de 11 m², c'est ça ? Oui. Oui.
Oui, absolument. Avec évidemment une fenêtre, c'est pas une pièce aveugle, il y a un lit. Alors, quand on parle de Je pour rebondir sur ce que disait euh monsieur Puot, euh en fait, il y a des cellules à côté qui seront pas occupées, c'est ça ?
Oui. Euh ben normalement non parce l'isolement, mais après selon le le fonctionnement d'administration pénitentiaire, peut-être qu'à un moment donné quelqu'un sera placé à côté. Je n'en sais rien.
Je suis pas plus dans l'intimité de la direction de la prison de la santé. En tout cas, sur la cellule elle-même, ce que l'on peut dire, c'est qu'il l'occupe seul. De toute façon, c'est une cellule individuelle que il elle fait en mè carr à peu près.
Il y a donc une fenêtre, je vous le disais, il y a un lit qui est qui est euh vissé vissé au sol. Il y a un petit peu de mobilier bas de trois étagères, enfin des choses assez classiques hein pour mettre il y a une il y a un téléviseur, il y a un réfrigérateur, il y a aussi des plaques chauffantes pour pour cuisiner, il y a une douche donc il peut il peut se laver dans sa cellule et pas nécessaire queil quitte sa cellule pour rejoindre des douches des douches collectives. Là aussi, c'est une mesure de sécurité, une mesure de préservation de son intimité.
Euh ça évite aussi bah le sujet qu'on évoquait tout à l'heure hein qui est la prise de de photographie lors de déplacement dans l'établissement. Donc ça c'est pour effectivement pour cette cellule. Il y a aussi un téléphone euh ce téléphone c'est un téléphone fixe filaire qui lui permet d'appeler une série de numéros présignés à l'administration pénitiaire.
Évidemment la ligne peut-être écoutée le cas échéant et et donc il peut correspondre ainsi avec ses proches via ce téléphone. Ça c'est pour la vie en cellule. Après, il y a la vie hors de cellules.
Il a quoi ? Trois visites par semaine, c'est ça ? Oui, minimum.
Enfin, tr c'est non, maximum trois visites par semaine de 30 minutes. Mais il pourrait demander un parloir familial là pour avoir plus de temps pour communiquer avec sa famille. Donc, il y a des possibilités effectivement de renforcer les les parloirs au niveau de de la famille pour le téléphone.
Effectivement, le la santé a été rénovée. Moi, j'ai connu des établissements sans téléphone, sans douche. Il fallait effectivement aller dans des dans des espaces collectifs.
Là, l'établissement a été rénové. Donc vous avez une douche, vous avez effectivement un minimum de mobilier, il peut procurer une télévision à un frère générateur, il pourra téléphoner à toute sa famille et écouter certes, mais pas pas avec les avocats. Il pourra téléphoner avec les avocats sans écoute, bien évidemment.
Donc il il y a quand même des droits si vous voulez, il y a des il y a des droits qui sont communs à t à tous les détenus qui seront appliqués évidemment. Alexandra Guet, il est dans quelques minutes à la prison de la santé. Elles sont quand même incroyables ces images, ce cortège très imposant qui font Paris.
Euh c'est un cortège de chef d'état pour le coup. Alexandra. Oui.
Alors ça peut se comprendre pour pour sa sécurité. Enfin ça reste un ancien chef de l'État donc qui à ce titre bénéficie d'une sécurité de toute façon au quotidien. Alors maintenant les agents de sécurité qu'il avait jusqu'à présent systématiquement avec lui dans le moindre déplacement vont s'arrêter aux portes de la prison.
En revanche, à partir du moment où il va rentrer dans l'enceinte de la maison d'art et de la santé, ce sera uniquement, il sera placé uniquement, vous me direz que je dise passe bêtis he monsieur, mais sous la responsabilité des agents pénitentiaires et des agents pénitentiaires qui en plus pour ces unités d'isolement ont des formations tout à fait spécifiques justement pour assurer et garantir au maximum la sécurité des détenus qui s'y trouvent. Il est quasiment en train d'arriver là. Oui, tout à fait.
Il descend vers le boulevard Arago. C'est au coin du boulevard Aragot et de la rue de la santé qu'on a dressé la guillotine pendant euh c'est là que les exations publiques avaient lieu avant d'avoir lieu à l'intérieur. Et c'est la mémoire aussi pénitentiaire de Paris.
Ça vient pas de nulle part cette prison. Euh c'est quand on a fermé la Madelonnetonette, quand on a fermé la prison de la roquette, qu'on a réquisitionné ce terrain, on a enlevé l'hôpital psychiatrique Saint-Ane. Ça s'appelle ça s'appelle la santé parce qu'il y avait une maison de santé.
C'est devenu Saint-Anne qui n'est pas loin et c'est devenu cette prison qui n'a cessé d'être agrandie où on a pendant longtemps euh rangé les détenus selon leur origine ethnique pour pour les séparer et là où a eu lieu des des exécutions. Buffet et Bontemps ont été guillotinés à l'intérieur de cette prison. La bande à Bonau a était euh guillotiné.
Les les membres de la bande à Bomon ont été guillotinés. Ceux qui avaient survécu là au coin de ces deux rues. On sait ce qu'il peut ce qu'il a emporté avec lui hein.
Guillaume Fard, il a emporté trois livres je crois. Oui, c'est ce qu'il a dit. le compte de Monté Cristo en deux volumes.
Bon, lui, il a donné cette précision mais il aurait pu lire en un seul volume après tout. La biographie de Jésus, il nous a dit également, enfin, il a il a laissé fuiter cette information. Mais de toute façon, à la prison de la santé, il y a une bibliothèque, il y a accès, il peut tout à fait emprunter des livres.
Il est pas tenu de lire que c'est de seuls ouvrages en trois volumes. Il peut lire à peu près tout ce que la prison de la santé compte de livres et puis d'ailleurs, on peut lui faire passer des livres en détention. Le cas de science, partie des objets interdit.
Euh ben non, un téléphone portable, non, on va peut-être on va peut-être éviter euh et puis il y aura un téléphone fixe, hein, ça c'est d'une part et d'autre part, lui a tout intérêt à se conformé de façon très stricte au respect de la de la réglementation. Il il le il montre aujourd'hui qu'il se présente à l'heure à sa convocation. Il s'est jamais soustrait à aucune convocation.
Il s'est proposition. Il ne s'est soustrait à aucune décision de justice. Pas pourquoi il respecterait pas subitement le règlement de la de la prison de la santé.
Donc euh donc voilà, il y a les lectures et puis il y a du temps en extérieur. Il y a il y a une heure de promenade par jour dans une dans une cour isolée. Et mais d'ailleurs ce que vous soulignez Guillaume sur le fait qu'il a toujours répondu à la moindre convocation, à la moindre audience, il a il fait ses recours, ses appels, mais c'est le processus judiciaire qui permet ça.
Donc il il utilise juste son droit finalement à contester d'éventuelles condamnation et ça d'ailleurs été motivé dans le jugement pour expliquer que ce son mandat de dépôt était à exécution provisoire certes mais à à exéc mandat différé pour lui laisser le temps de s'organiser et cette souplesse parce qu'il aurait pu très bien être emmené dès la fin de le du jugement directement en détention on lui a dit non vous avez pas été condamné jus jusque là pour des faits antérieurs à ces faits pour lesquels vous êtes devant notre tribunal et de vous avez systématiquement répondu à toutes les convocations. Vous êtes venu à toutes les audiences et pour cette raisonlà on vous laisse un temps pour vous organiser. Alors il s'est organisé et il est maintenant face à son destin et machallah il est en train d'arriver à la prison de la santé doit être prise au maximum.
Tout à fait il est sur le point d'arrivée. Nous le voyons ici rue de la santé dans le 14e arrondissement de Paris. Euh Nicolas Sarkozi se situe dans la première voiture que l'on voit sur ces images de Thba Bruc et il devrait sortir d'une minute d'une minute à l'autre pour rentrer par l'entrée principale de cette prison de la santé.
Alors ici et bien Nicolas Sarkozy devrait être reçu par des agents pénitentiaires afin voilà d'être convoqué pour à 10h comme cela a été prévu et ensuite et bien il devrait être transféré dans le quartier de l'isolement là où pour des raisons de sécurité et de confidentialité il va dérouler son incarcération et ensuite et bien il devrait passer ce soir sa première nuit derrière les barreaux ici. Natacha Poloni sont quand même des images historiques, hein, bien sûr. Mais ce qui me frappe, c'est à quel point Nicolas Sarkozy en effet continue non seulement à préparer son procès en appel, c'est-à-dire acclamer son innocence en espérant que le jugement va être modifié, mais aussi à faire de la politique et le choix des livres qu'il a emporté est un message politique, de même que les présidents qui se font photographier choisissent savamment les livres qu'il posent sur le bureau pour envoyer quelques images subliminales.
De même Nicolas Sarkozi envoie des images qui sont d'ailleurs pas du tout subliminales hein. Le compte de Monté Cristo et la biographie de Jésus, ça signifie "Je suis un martyre." Et je Paul Verlen a écrit parmi ses plus beaux poèmes quand il était en prison le ciel est par-dessus le toit si bleu, si calme qui se termine par ses phrases qu'as-tu fait oh toi que voilà ?
Pleurant sans cesse dit "Qu'as-tu fait toi que voilà de ta jeunesse ?" Alors, on ne sait pas ce que Nicolas Sarkozi va méditer en prison, mais s'il emporte le compte de Monte Cristo, c'est que les intentions derrière sont tout même plus proche du "Je me vengerai que que du cas tu fais de ta jeunesse." Il va peut-être méditer la dernière phrase du compte de Monté Cristo.
Christophe : "Attendre et espérer". Oui oui oui, il peut espérer parce que sa libération rapide ne fait pas de doute. Dans quelques semaines, Nicolas Sarkozi sortira et sur la base de ce qu'il a dit depuis plusieurs jours, il reprendra ce combat politique qui est un combat contre l'institution judiciaire qui, entre guillemets veut l'incarcérer sans avoir de de fondement, veut sa tête et en même temps un combat contre ses adversaires politiques.
Alors, regardez cette image. La voiture est repartie et elle rentre donc euh dans la cour de la prison de la santé Joaquim Cuillot. Il y a un sas, je crois.
Il y a un sas. Oui, oui, oui, il y a un sas. Bon, vous savez, on a eu malheureusement dans les prisons françaises des personnes qui ont fait la une des journaux.
Je pense à Maurice Papon à un moment donné. Vous savez comment il est rentré à FR ? J'ai dirigé FR avec un hélicoptère.
Mais donc là c'est ça me choque pas que la voiture rentre dans dans dans la cour d'honneur et ensuite il sera prise en charge par le les services pénitentiaire. Je pense qu'il faut éviter toute forme d'humiliation également et je crois que c'est important de le rappeler. Oui, mais c'est c'est c'est bien de de le dire également quoi.
Donc et puis la prise en charge comment préserver la dignité la dignité. Comment comment l'institution Alexandra Gertel cette la médiatisation autour d'un détenu s'y exposer comme ça en essayant de de le faire rentrer avec le SAS et cetera. De toute façon, on l'a vu sortir de chez lui.
On a vu Louis Sarkozi la repartir avec son épouse du domicile de son père. Bon, l'affaire est ultra médiatique. On est en en spécial depuis 9h.
Alors, une des premières mesures, on le voit d'ailleurs sur ces images, tous ces barriérages he qui sont pas tous là comme ça au quotidien. On a vu ça aussi autour de de de son domicile. Il y a énormément de forces de l'ordre qui sont présentes pour prévenir, pour essayer de tenir quand même un peu plus à distance euh les médias euh pour préserver justement ces images et queon puisse s'approcher trop près de cette voiture et d'avoir le cliché qui va faire le tour de voilà du monde derrière.
Donc il y a il y a ces mesures de de précaution. On parlait tout à l'heure de cette escorte policière à moto. Bah oui, effectivement, parce que ça permet quand même de faire une espèce de bulle protectrice autour du du véhicule et cette étape qui est effectivement de rentrer le véhicule à l'intérieur d'un sas au sein de la prison, ça permet aussi, ça participe aussi à ce souci de vouloir préserver l'image de de Nicolas Sarkozy bien sûr autour de son domicile, on le voit à gauche de l'écran, Henry Geno, les enfants, SarkoZi C'est-à-dire qu'il y a Louis, il y a Pierre, il y a Jean, il y a aussi le fils aîné de de Carla Brunéen.
Aurélien Antoen, c'est quand même une histoire incroyable pour une famille ça Guillaume Farien. Oui, après je sais pas s'il m'appartient trop de commenter ça, mais c'est c'est une famille effectivement bah extraordinaire dans le sens où c'est la famille d'un chef d'état et donc il y a il y a la fonction. il a été chef d'état, ils ont vécu avec lui en partie à l'Élysée sous protection.
Ils vont aussi le rester parce qu'il reste des personnalités menacées exposé et donc si la protection de Nicolas Sarkozi maintenant, elle relève de l'administration péniteniaire, celle de sa famille, elle relève toujours du ministère de l'intérieur. Donc de toute façon, leur leur vie sous protection va va se poursuivre en raison du fait que il reste des personnes qui sont des personnes exposées et en ce sens, le ministère de l'intérieur leur doit un service de protection. Maître Rois, on sait combien de temps il va rester en prison.
Nicolas Sarkozi, ça y est, il est rentré dans la prison de la santé. C'est quand même un moment incroyable. Est-ce qu'on a une idée du temps qu'il va y passer ?
Alors à partir du moment où il a il est mis sous écrou donc la peine s'exécute et ses avocats vont déposer immédiatement ce qu'on appelle une demande de mise en liberté qui sera examinée donc dans le délai de 2 mois. Et là 2 mois oui maximum et la chambre de l'instruction c'est conseil Christophein et Jean-Michel Baroir voilà étudieront la chambre d'instruction examinera cette demande à la lumière d'un article du code de procédure pénale qui s'appelle l'article 144 qui énumère un certain nombre de critères alors c'est voyez c'est c'est c'est ça la différence c'està-dire qu'il a été euh il y a eu ce mandat de dépôt prononcé dans l'intérêt général pour éviter la récidive juridiquement la base juridique, le fondement juridique de ce mandat de dépôt et puis la demande de mise en liberté. Le fondement juridique, c'est les dispositions de l'article 144 donc qui énumère les critères pour remettre en liberté à savoir est-ce qu'il n'y a pas de risque de concertation avec d'éventuels complices ?
Est-ce qu'il n'y a pas de risque de pression sur des victimes ? Est-ce qu'il n'y a pas de risque d'évasion ? Est-ce qu'il n'y a pas de risque de disparition des preuves ?
Donc on voit un peu, voyez, c'est là qu'apparaît finalement toute le caractère illogique même sur un plan juridique, en tout cas de mon point de vue d'analyse si vous voulez de juridique he strict au censu euh ce mandat de dépôt et cette ce cette finalement les dispositions de cet article, j'ose espérer que la chambre de l'instruction le remettra en liberté assez rapidement. Gufard, c'est possible ça ? Que la remise en liberté arrive rapidement.
Oui, enfin en tout cas il y a il y a un délai dans lequel effectivement la juriction doit se prononcer. Maintenant ça peut si c'est trop rapide, il y a un commentaire évident de nature politique qui va dire "Mais vous rendez compte, il y a il y a un traitement un traitement de faveur. Si c'est trop long, il y aura un commentaire politique inverse qui dira qu'il y a de l'acharnement judiciaire.
Donc en fait il faut rester sur le droit rien que le droit et seulement le droit. et et les critères de l'article 144 du de code de procure pénale qui ont été immunérés euh énumérés comme on n'est pas en matière criminelle, il y a pas le 7e critère qui est celui du trouble l'ordre public, il y a que les six premiers critères et les six premiers critères bah une fois que vous présentez des garanties de de présentation mais Nicolas Sarkozyine s'est jamais soustrait à rien et puis il va pas quitter le pays. Donc euh c'est c'est pas un risque lourd.
Après il y a le risque de réitération de l'infraction. Bon ben il n'est plus en fonction, on lui reproche des faits de corruption de nature de nature politique pour du financement de campagne. Il n'est plus il n'est il n'est n'a plus de mandat.
Il n'a pas de vélité de se présenter. De toute façon, il a été frappé d'inéligibilité par ailleurs avec exécution provisoire. Donc après, il vous reste quoi ?
Il reste plus beaucoup d'arguments pour dire que c'est ce serait dans contraire à l'intérêt de des investigations, d'une enquête, d'une instruction. De toute façon, le dossier a été jugé en première instance. Donc il y a pas vraiment de raison de le maintenir en détention sur le plan strictement objectif, mais c'est à la juriction de le dire.
Ce qui peut nous Oui. Alexandre ce qui peut peut-être nous donner un un peu alors déjà pour première précision c'est que si jamais sa demande de remise en liberté était euh rejetée, il peut en faire autant qu'il veut autant de fois. Donc il peut retourner systématiquement dès que c'est rejeté en redéposer une et c'est à nouveau réexaminé dans le même dans le même délai.
Un petit indicateur dans cette affaire le jugement remonte au 25 septembre il y a un mandat de dépôt qui a été demandé pour trois personnes. Deux sont repartis quand même directement en détention. Alexandra repréciser ce que c'est.
Allez en détention. Voilà le temps de l'appel. Euh ça a été le cas pour Alexandre Jori et WB Nasser qui dans sont condamnés dans ce dossier et sont allés directement en détention à l'issue du jugement.
Ils ont fait appel évidemment du jugement et ils ont fait également une demande de mise en liberté. Alors pour information, leurs demandes seront examinées justement par la chambre d'instruction de la cour d'appel le les 27 octobre et 3 novembre prochain. Le jugement date du 25 septembre.
Donc on a ce délai grosso modo d'un mois qui s'est écoulé. Donc on peut imaginer raisonnablement que si Nicolas Sarkozi fait une demande dès aujourd'hui de mise en liberté, et bien cela va nous porter au maximum au maximum à un mois donc vers la mi fin novembre. Christophe, est-ce que c'est pardon, excusez-moi, Joaquim Puot ?
Oui, je suis d'accord avec vous. Effectivement, je pense que le la cour d'appel va examiner cette requête dans 3 semaines, un mois maximum et puis elle a elle aura la possibilité de de prendre une décision, contrôle judiciaire, bracelet électronique éventuellement. Donc, il y aura des des des possibilités pour que la justice soit pas euh remis en question sur le fond du du dossier, mais sur la forme effectivement où il y a d'autres possibilités que l'enfermement, que la détention prévisoire, le contrôle judiciaire, une brassée électronique.
C'est des possibilités que la cour d'appel peut décider. Christophe, c'est la première fois qu'un président français entre en prison ? Ah oui, bien sûr.
Il y a des exemples à l'étranger, que ce soit Loula qu'on évoquait tout à l'heure au au Brésil. Il y a eu des chefs de gouvernement aussi Pérou par exemple, il y a eu le président israélien aussi qui a été condamné dans une affaire de droits commun mais en France c'est inédit sous la 5e République. Alors évidemment quand on reprend les livres d'histoire, on trouve Louis X et le Marchal Pétin qui tous les deux ont été en position d'être chef de l'État et qui se sont retrouvés incarcérés.
Ce sont des exemples qui ne font pas raison dans la comparaison. Vous avez eu des chefs de gouvernement en Europe qui ont été en prison. Je pense au Portugal par exemple pour et Berlusconi en Italie également en Roumanie.
Le premier ministre avait été condamné également, il est resté quelques mois détension prisoires ensuite libéré. Donc il y a eu des chefs de gouvernement en Europe qui ont été également en prison pour des faits différents certes mais pour des faits de corruption ou et cetera. En France Louis X et Philippe Pétin Christophe non ?
Oui voilà c'est deux les deux qui étaient à la tête de l'État. Bon évidemment chacun dans des circonstances historiques qui empêchent toute comparaison avec ce vit là. Bien sûr, Alexandra Guillet, il est euh il est attendu, si j'ose dire, dans d'autres affaires le président Sarkozi.
Oui, ça va arriver d'ailleurs assez rapidement puisque la Cour de cassation va rendre sa décision le 26 novembre de mémoire dans l'affaire Bigma Lon. Donc là, ça concerné le financement de l'autre campagne électorale, celle de 2012, hein, Nicolas Sarkozy qui a été condamné dans cette affaire à 1 an de prison dont 6 mois fermes. Il avait fait appel, il s'est ensuite pourvu en cassation et donc la Cour de cassation rendra sa décision dans quelques semaines maintenant concernant la faête des l'affaire des écoutes, l'affaire la fameuse affaire bismut.
La condamnation a été définitive. Il reste un recours pendant devant la Cour européenne des droits de l'homme, mais cela n'a pas empêché l'exécution considérée de sa de sa de de sa décision. On s'en souvient avec le port de ce bracelet électronique qu'il avait dû porter, y compris pour aller notamment au procès de l'affaire libienne.
Et puis il est exalement mise en examen de Nicolas Sarkozy dans une autre affaire qui est pendante à celle qui lui vaut saison de nuit aujourd'hui. C'est euh une l'affaire de la rétractation du témoignage de Zad Takeding. C'est formation de témoin.
C'est ça exactement. etine qui est mort d'ailleurs 2 jours avant le 2 jours seulement avant le le jugement le le 23 septembre effectivement au Liban où il était Nicolas Sarkozi donc qui a été mise en examen dans cette affaire depuis octobre 23.