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interviewLe Média (sur YouTube)· 3 novembre 2022 27 min

"LA FRANCE NE VEUT PAS QUE LA GUYANE SE DÉVELOPPE" : POURQUOI CE DÉPUTÉ EST EN COLÈRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la problématique de fond c'est que l'État doit restituer la totalité des termes parce qu'ils sont illégitimes parce que c'est illégal est-ce que vous vous rendez compte qu'on a une population qu'il y a on va dire il y a 55 le taux de pauvreté en Guyane était de 30% . 5 ans après nous sommes à 53%. c'est du jamais vu [Musique] il s'appelle Jean Victor castor il est députés de la Guyane membre du mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale soutenu au second tour par le Parti socialiste guyanais et nouvelle force de Guyane il siège désormais à l'Assemblée nationale au sein du groupe Gauche démocrate et républicaine dominé par les communistes il a choisi de remettre au goût du jour un problème de fond un problème explosif dans ce département outre-mer situé en Amérique du Sud celui de la dépossession foncière des autochtones lors de la colonisation et qui se poursuit aux médias nous avons voulu l'entendre parler de cette problématique qui n'a que peu d'écho dans l'Hexagone et des défis auxquels des autres défis auxquels la Guyane fait face [Musique] bonjour Jean Victor castor bonjour vous aviez promis lors de votre campagne électorale que vous porteriez à Paris la question de la restitution foncière en Guyane on aimerait en savoir un peu plus sur la nature il a profondeur du problème foncier auquel vous êtes confronté et quel type de solutions vous préconisez premièrement il faut rappeler aux personnes qui nous écoutent que la Guyane c'est 8 millions 300000 hectares c'est un processus de colonisation la superficie de l'Autriche ou du Portugal voilà et donc il y avait des gens quand Christophe Colomb aurait dit tant découvert l'Amérique et la Guyane particulièrement ce qui se passe c'est que l'État s'est déclaré propriétaire des terres et 90% on va dire de la surface de la guene aujourd'hui et détenus on va dire administrativement par l'État en fait l'état installé c'est imposé il a fait tabou la raza il a dit toutes les termes appartiennent c'est ça au début on considérant que voilà ce sont des terres en friche et qui ont propriétaire et son propriétaire voilà ce que je veux dire c'est que c'est un grave problème parce que bien sûr c'est une déposition donc bien sûr autochtones mais c'est une déposition aujourd'hui de l'ensemble de la population guyanaise ce que je rappelle que même pour construire donc des équipements publics les institutions les collectivités territoriales mairie collect de la Guyane ou les EPCI etc doivent acheter des terres pour construire une crèche une école etc acheter à qui à l'état par l'intermédiaire d'organisme à l'état et donc du coup ce sont des problématiques aussi pour les agriculteurs les temps ne peuvent pas avoir les termes de jeunes qui sont au lycée agricole doivent attendre parfois 4,5 ans de procédures administratives pour espérer avoir l'Open interne donc en fait quand j'ai exposé ce problème qui date d'un certain nombre d'années moi j'ai voulu vraiment mener la campagne là-dessus parce que c'est une problématique qui est transversale qui pose un problème une problématique originelle avec la reconnaissance donc des droits des peuples autochtones je rappelle quand même que la France refuse de signer la du ratifier la Convention 169 de l'IT mais c'est une problématique on va dire cette convention elle reconnaît donc l'existence dans des peuples autochtones et elle elle délibère sur plusieurs aspects sur les aspects culturels sur la le droit coutumier mais aussi donc sur le rattachement à la terre et donc des problématiques donc de légitimité foncière donc ça c'est un premier point et puis un deuxième point aussi c'est le point qui concerne donc l'ensemble de la population je dirais puisque entre-temps voilà et les autochtones ont été décimés et mais la population ne gagne aujourd'hui est de plus de 300 000 habitants officiellement mais on pense qu'il y en a un peu plus d'ailleurs ce que je veux dire c'est que c'est une problématique qui est transversale ça concerne de mon économie puisque si vous êtes chef d'entreprise je ne créateur d'entreprise vous avez besoin de foncier vous ne pouvez pas obtenir le foncier facilement c'est une problématique est une problématique on va dire même psychique on va dire parce qu'en fait quand on n'est pas rattaché à sa terre de ses ancêtres on ne sait pas où on est je rappelle quand même que la Guyane a aussi a subi la traite négrière donc nous avons des communautés qui vivent aussi de avec qui ont créé des modes de vie les fameux marron qu'on appelle aussi les bus Nagui et qui ont créé des villages qui ressemblent énormément au village qu'on retrouve en Afrique et qui leur appartiennent pas c'est qu'il leur appartiennent pas et il faut que les gens qui nous écoutent sachent que parfois des des mairies je parle du bâtiment l'assiette foncière où est situé certaines mairies n'appartient pas aux mairies il y a les la plus grande commune dite de France c'est à dire marée basse là Regina et camoubi non par exemple pour la commune de marée passe là c'est 18000 km². c'est à dire c'est 18 fois la superficie de la Martinique et bien la commune de marée passeur n'a pas de foncier et pourtant administrativement sa surface administrative et de 18000 km². alors ces communes qui n'ont pas de fonciers elles prélèvent quand même des impôts sur la base du foncé les problématiques fiscales en Guyane sont multiples parce que on va dire que le droit commun est censé s'appliquer mais il y a donc des difficultés qui sont enfin des difficultés il y a des particularités ou des réalités qui sont liées bon à notre histoire justement à ces modes de vie par exemple les peuples autochtones un mode de vie qui est collectif ou la notion de propriété privée bien aujourd'hui cette discussion mais en tous les cas leur mode de vie qui qui c'est un mode de vie qui est transmis de génération génération et il veulent vraiment conserver ce mode de vie là et leur façon de de d'exercer un petit peu on va dire leurs activités culturelles leurs activités on va dire économiques leurs activités on va dire liées en fait étroitement avec leur environnement c'est à dire la forêt puisque ce sont des gens qui vivent de empêche de la chasse et de la cueillette enfin et qui ont aussi donc ce qu'on appelle nos habitations chez nous c'est-à-dire une activité agricole ok d'un point de vue médiatique vous avez commencé à évoquer cette question à peine élue mais vous avez également interpellé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à ce sujet on écoute un extrait de votre interpellation monsieur le ministre vous êtes engagé à ouvrir un dialogue sur la restitution des terres c'est un préalable au développement endogène et le développement économique est un préalable à la sécurité publique êtes-vous prêt à utiliser immédiatement ce levier exclusivement étatique pour mettre fin à une situation inacceptable et anachronique alors quel est précisément le levier exclusivement étatique dont vous parlez et que vous voudriez voir Activer par le gouvernement pour régler une fois pour tout ce problème de dépossession foncière qui dure maintenant depuis des siècles alors je rappelle déjà que politiquement déjà on va dire socialement le mouvement social de mars avril 2017 a repris cette revendication qui est très ancienne de restitution totale des terres les élus au congrès à l'issue de ce mouvement ont aussi délibéré pour la restitution des terres moi en tant que parlementaire donc je vais menaccompagne enfin tant candidat d'abord je mets les campagnes sur la restitution totale des terres mais en attendant immédiatement il suffit que la que l'État décide par l'intermédiaire donc de son de notre ministre dit de l'outre-mer mais c'est d'armanet décide de par exemple que toutes les collectivités qui veulent réaliser des équipements publics etc que les terres soient mises à disposition gratuitement bon je rappelle que quand même dans les accords de Guyane il y a 400000 hectares de prévu qui devraient être restitué au autochtone 250 000 hectares en collectivités et à peu près 20.000 hectares pour les agriculteurs nous sommes en 2022 jusqu'à aujourd'hui rien n'est fait donc en fait on a des réponses étatiques mais qui sont des réponses qui sont des réponses dilatoires en fait on nous fait croire que les problématiques vont être réglées et elles ne le sont pas donc c'est la raison pour laquelle moi je considère que c'est c'est ma mission c'est de ma responsabilité mais je suis pas le seul d'exposer cette problématique au sein du Parlement pour que déjà nos collègues comprennent ce qui se passe en Guyane et que tout le monde se rende compte que c'est une somme de signification vraiment un acronique en Guyane est-ce que quelque part si on est paranoïaque est-ce que l'État a les moyens d'embêter une collectivité territoriale ou une entreprise ou un projet en refusant contribu attribuer les terres nécessaires à ce projet là et donc à choisir les entrepreneurs les agriculteurs c'est une pratique qui est une pratique régulière c'est à dire que c'est un passage qui est obligé alors que la France est totalement illégitime dans ce droit la situation est même une situation illégale puisque quand si vous demandez à l'état quel est votre type de propriété montrez-moi votre type de propriété il sort incapables de le faire et d'ailleurs sur cette surface l'État ne paye pas d'impôts foncier voilà c'est ça c'est la réalité de la Guyane c'est une réalité qui perdure et il faut mettre un terme à ça de façon définitive alors globalement est-ce que vous considérez que l'État est de mauvaise volonté ce dossier ou parler de réponse dilatoire alors qu'est-ce qui se passe c'est que si il faut on peut faire un peu de prospective la Guyane l'État reste totalement et que les terres sont gérées donc d'une part on parlait peu autochtones dans bien sûr sur sur leur problématique que par les collectivités locales par les agriculteurs enfin voilà tous les acteurs de cette problématique foncière mais vous pensez bien que la Guyane c'est en travaux développement si aujourd'hui sera levé et donc du coup la gaine sera dans une dynamique de développement endogène qui qui dans la Guyane a besoin a besoin pour ses enfants a besoin pour pour son économie pour pour les aspects sociaux je veux juste te faire un parallèle est-ce que vous vous rendez compte qu'on a une population qu'il y a on va dire il y a 5 ans de ça le taux de pauvreté en Guyane et c'est à dire le nombre de personnes en dessous du seuil de pauvreté était de 30% . 5 ans après nous sommes à 53% c'est du jamais vu et pourtant on nous dit oui mais bon c'est pas facile c'est pas facile c'est pas facile mais le céder la terre chaque famille en Guyane pourrait devrait avoir un lopen terre et rien qu'avec ça on allait on peut on a la possibilité de résoudre pas mal de problèmes sociaux alors vous considérez que les accords de Guyane négocient en 2017 étaient insuffisant dès le départ fait un peu de pédagogie avec nous que vous pouvez nous situer le cadre de ces accords et pourquoi vous estimez que ça n'allait pas alors les accords de Guyane bonnet vous savez quand il y a des manifestations des mouvements sociaux d'ampleur c'était quand même 40 à 50000 personnes qui étaient dans les rues c'est un mouvement historique on n'avait jamais vu ça en Guyane et voilà il en est ressorti ce qu'il en est ressorti la problématique de fond c'est que l'État doit restituer la totalité des terres parce qu'ils sont illégitimes parce que c'est illégal maintenant suite à ces accords qui sont je rappelle au Journal officiel l'Etat n'a pas réglé les problèmes y compris dans le cas des accords de Guyane je rappelle les 400 000 hectares qui sont qui devraient être situés au peuple autochtone rien n'est fait aujourd'hui les 250 000 hectares collectivités rien n'est fait aujourd'hui et le 20 000 hectares agriculteurs là encore rien fait et vous avez l'État a les moyens de jouer en fait vous savez comment l'administration fonctionne c'est une administration qui est très jacobine nous avons des gouvernements aussi des personnes politiques qui sont très Jacobins dans leur façon de penser tout est décidé à Paris et cette façon de détenir et de verrouiller le pays je vous l'ai expliqué moi je ramène ça au postulat de départ c'est à dire la France veut-elle vraiment développer ce territoire on en parlera et juste pour vous dire que en fait vous savez la citation de Colbert pas un seul fer à cheval ne doit sortir de la colonie et la Guyane est confronté à ça parce que parallèlement à cette personne doit sortir la colonie c'est-à-dire la colonie ne doit pas fabriquer ses industrialiser elle doit être totalement extrait la Guyane est mise sous cloche depuis depuis qu'elle existe un pratiquement on a une période face qu'avec les périodes des guerres et comme la France n'était pas présente pendant ces deux périodes et bien qu'est-ce qui s'est passé les ont pu utiliser leur génie et on a eu donc une balance commerciale qui est à 90% d'exportation et 10% d'importation aujourd'hui c'est tout à fait le contraire alors la Guyane fait également parler dès le sujet du trafic du drogue et des homicides qui ont atteint des sommets dans ce contexte d'appauvrissement doublement en quelques années aupont le gouvernement a pris acte de l'échec de sa stratégie de lutte contre le trafic de drogue notamment est-ce que la cause est perdue comment régler ce problème du trafic de drogue alors déjà moi je sais pas si le gouvernement a pris acte il y a eu des acides d'une manière peut-être c'est une manière de parler hier encore nous étions avec un syndicat de douanier en consultation qui nous expliquait comment au cours du temps les effectifs du personnel douanier a extrêmement diminué en Guyane et donc il y a le discours et il y a les actes moi ce que je retiens c'est que on a laissé faire ce trafic de stupéfiant à passer par le biais donc de Paramaribo sur une âme en direction de la Hollande le gouvernement du surrénat à l'époque avait pris la décision de mettre un scanner et depuis mettre un scanner dans les aéroports c'est ça à l'aéroport et du coup donc les trafiquants sont passés par la gaine et ça fait plus de 10 ans qu'on Guyane en réclame un scanner le scanner fait partie faisait partie donc des revendications des accords de Guyane et on est encore aujourd'hui à savoir est-ce qu'on le met en fonctionnement est-ce qu'on voilà c'est à dire que en fait on a laissé se développer un réseau je rappelle quand même pour que il faut bien que les gens se rendent compte quand vous avez un vol en Guyane c'est reconnu officiellement vous avez un passager sur 4 qui transporte de la drogue et ni en Guyane ni à l'arrivée je sais pas si vous imaginez donc en fait nous avons chacun dans nos familles des personnes qui sont impliquées c'est ça la réalité nous avons des jeunes par milliers qui sont impliqués dans des tas de ne pas aller trop fort dans cette lutte puisque premièrement il n'est pas vraiment capable de régler les problèmes sociaux et ça agit comme une sorte de de matelas social et puis deuxièmement parce qu'il y a tellement de personnes impliquées que serait une lutte sans fin moi moi je ne sais pas quels sont les intentions je trouve tout simplement que cette situation qui est dramatique et que l'État a une responsabilité totale dans cette affaire parce que on a laissé faire les interventions de Monsieur Darmanin et de Monsieur Dupond-Moretti et de Monsieur Attal ce sont les trois ministres qui sont directement concernés quand ils sont venus en Guyane je me posais la question de mais pourquoi pourquoi vraiment ont-ils fait se déplacement et dans le discours ambiant aujourd'hui on se rend compte que la problématique elle est ici c'est un accès parce que il y a un tel développement du trafic de drogue passant par la Guyane et la Martinique notamment avec ce déferlement on va dire de de voilà de distribution de drogues sur l'ensemble du territoire français ici dans l'Hexagone puis il commence à être interpellé et d'ailleurs leur problématique aujourd'hui c'est voilà c'est 100% de contrôle à l'aéroport de Cayenne mais si la drogue elle circule en Guyane ça ne leur pose pas de problème alors donc vous dites que vous l'avez le dire que la Guyane non seulement n'est pas développée mais que la France ne veut pas la développer oui moi je je le pense fortement ma partie le pense fortement et je pense que cette c'est une c'est un positionnement politique qui a reçu l'adhésion en termes de compréhension au niveau des électeurs les faits ils sont têtus vous avez un territoire aussi grand que l'Autriche sur le port du calme on a un réseau routier nous avons deux routes nationales et dans quel état on va dire tout ce qui tout ce qui doit présider au développement de territoire nous n'avons pas nous n'avons pas de banque de développement et pourtant c'est réclamé à corps et à cri les collectivités vous avez une commune par exemple de 18000 m² elle n'a pas le foncier mais elle n'a pas les recettes suffisantes et le maire il fait quoi donc en fait les collectivités elles sont face à des recettes qui sont largement insuffisantes et on demande à ses collectivité de faire du développement elles sont condamnées à l'impuissance mais c'est une position le budget de la collectivité territoriale en Guyane c'est 700 millions d'euros vous faites quoi pour développer un territoire aussi grand donc ce n'est pas possible donc ça veut dire que comme tout territoire comme tout pays quand un pays veut la force publique la puissance publique de l'État doit intervenir donc et c'est la raison pour laquelle malheureusement il faut des crises cycliques avec des mouvements populaires pour qu'on puisse avoir un peu de développement et encore une fois qu'on a les accords une fois qu'on a des accords écrits avec les différents gouvernements il faut pour les faire respecter encore se mobiliser faire des manifestations populaires alors parlons un peu d'actualité là il y a une quatrième utilisation du collège quand en 1960 dans les années 70 ils ont décidé de faire la base spatiale tout a été de faire comme métronome tout a été programmé planifié et aujourd'hui vous avez trois bases de lancement Vega Soyouz il y a plus soluce puisque maintenant il y a le conflit avec la Russie et Ariane donc ce sont des milliards je rappelle quand même que c'est en Guyane qui est parti donc le fameux télé le nouveau télescope Hubble la nouvelle version qui a coûté 10 milliards de dollars et pourtant quand vous circulez en Guyane vous avez des zones blanches partout le réseau téléphonique c'est une catastrophe et d'ailleurs sur le fleuve à la frontière le ministre karenko a il a fait l'étonné quand je lui ai parlé de ça mais les gens qui ont des gens circulent sur le fleuve ils sont sur ils sont connectés via des opérateurs du Suriname du pays voisin petit territoire mais qui assume mettre la 4G partout il y a une question manifestement de Guyane mais pour autant on n'a pas de téléphonie non non moi il y a il faut être très clair la France ne veut pas il ne souhaite pas que ce territoire se développe et surtout une économie endogène pour mieux là le contrôler peut-être ils ont peur que ce que le peuple guyanais un moment donné réclame son émancipation ce qui est un droit un droit reconnu international alors parlons un peu d'actualité donc il y a Elizabeth borne la première ministre à utiliser pour la quatrième fois le 49-3 pour boucler en fait le projet de loi des finances et parmi les amendements qu'elle a donc écrasé il y en avait qui concernait l'économie des autres mères quel autre réaction à ce sujet moi je sais pas si c'était un jeu en fait ils étaient absents dans l'assemblée tout le monde a considéré que c'était quelque chose d'historique parce qu'en fait il manque chaque fois qu'il y avait un amendement était voté bon y compris moi j'ai applaudis j'étais un peu content etc mais en fait il faut bien ramener comme je dis souvent il faut avoir raison garder la totalité des amendements monsieur Coquerel le disait les rapporter aussi bon on va dire c'est entre 100 et quelques millions à 200 millions d'euros il y en a qui s'engagés d'autres qui sont pas qui ne sont pas réagissent ce que je veux dire ce qu'il faut que les gens doivent comprendre c'est que 200 millions d'euros répartis sur l'ensemble des territoires d'outre-mer c'est du pipi de chat de toute façon de toutes les façons et là maintenant moi j'ai fait la déclaration c'est moi qui ai fait la déclaration on va dire liminaire sur la le prochain loi sur l'outre-mer la partie crédit de notre mère et mon intervention consiste à dire que c'est un jeu de Dieu pour faire cet exercice budgétaire parce que effectivement le ministre annonce 11% d'augmentation vous ne pouvez pas le nier mais quand vous ramenez aux problématiques et aux enjeux ce n'est rien ce n'est pas comme ça et du coup moi je plaidais pour que chaque territoire bénéficie d'une véritable loi de programmation et où effectivement si on regarde l'échelle dans des crédits à voir ça suffit en plusieurs centaines de millions voir milliards je vous rappelle que les accords de Guyane l'ensemble des accords de Guyane 2002 mars avril 2017 c'est un milliard en termes de plans d'urgence et 2 milliards en termes de plein d'investissement d'investissement pour faire des routes pour faire des ports pour faire des ponts etc alors on parle aussi on a parlé avant de venir dans ce studio on a parlé de l'inflation où en est la Guyane de l'inflation vous en revenez tout juste alors la situation va dire structurelle c'est à dire en dehors de la conjoncture d'aujourd'hui c'est que vous savez que les fonctionnaires d'ailleurs c'est assez symptomatique on la prime de Vichères qui est une prime de 40% . si vous n'êtes pas fonctionnaire vous ne bénéficiez pas de prix de 40 % et pourtant vous achetez le pain au même endroit donc ce qu'il faut dire c'est que cette prime de 40 % ah non pas du tout ce que je veux dire c'est que vous avez un décalage donc forme de discrimination donc à la base mais ça ça existe depuis très longtemps et vous savez que même la revendication pour les fonctionnaires on va dire guyanais c'est pas les fonctionnaires qui étaient de passage les expatriés l'avaient et il a fallu qu'il y ait de grandes grèves qui ont duré des mois pour que les fonctionnaires guyanais à la même on est en occupant les mêmes fonctions pour qu'ils puissent en bénéficier donc en réalité c'est de la discrimination c'est même une violation complètement des principes de la République et bien sûr parce que je veux dire c'est que aujourd'hui le contexte actuel fait que les choses ont empirées je vais vous donner un petit exemple qu'on reprend souvent quand vous avez un bidon de gaz sur le littoral qui coûte à peu près on va dire 20 euros quand vous si vous êtes à l'intérieur de la Guyane ce BEM bidon gaz il est déjà à 100 euros donc vous avez un décalage aussi entre les habitants du littoral et les habitants de l'Intérieur puisqu'il n'y a pas de réseau routier donc ça c'est ce sont des problématiques qui sont internes mais le décalage entre le prix en Guyane et les prix en France mais c'est énorme c'est énorme et vous avez des populations qui souffrent quand on dit en France que les familles n'arrivent pas à joindre les deux bouts à la fin du mois ou à la mi du mois mais chez nous c'est c'est la croix et la bannière et les gens sont obligés de s'orienter justement sur des activités parallèles sur des activités parallèles parce que les gens n'ont pas le choix et d'où le trafic de drogue d'où tous les trafics tous les trafics vous avez un trafic au niveau de l'immigration vous avez des marchands de sommeil vous avez le trafic de drogue mais vous avez le trafic d'armes là où vous avez la drogue vous avez là les trafics d'armes et puis vous avez les grands fléaux aussi ou l'état une responsabilité importante c'est à dire le leur paillage illégal ça fait 40 ans que notre territoire est pillé par des activités clandestines sur nos ressources de référent et c'est entre 10 et 15 tonnes d'or par an je ne sais pas si vous rendez compte de ce que ça représente et l'État mène des opérations militaires soi-disant mais qui sont totalement inefficaces et on le sait depuis des années des années vous avez le pillage de nos ressources halieutiques c'est encore la même chose vous avez le pillage de nos ressources en matière de biodiversité biodiversité là par des personnes qui font de la recherche et qui s'attribuent donc le patrimoine et les connaissances de nos populations et pour en faire en tirer profit au travers de brevets qu'il déposent en fait la Guyane est une terre où on vient on se sert on la pie mais pour les peuples qui habitent ce territoire les pour les Guyanais qui veulent qui réclament c'est pas ça qui veulent que ce pays ce territoire se développe d'obtenons rien donc la France en bénéficie géostratégiquement géopolitiquement elle a la base spatiale elle bénéficie de la biodiversité etc etc et nous on n'a pas de retour la taxe carbone c'est la France qui en bénéficie mais nous on a rien par contre aujourd'hui on nous dit il faut protéger la planète il faut pas développer la Guyane il faut mettre la Guyane sur cloche nous avons une réserve enfin un parc du Sud qui a quand c'est le parc national qui couvre près de 50 % du territoire nous avons des eaux des zones nous avons des réserves naturelles ce sont des zones vous avez toutes sortes de réserves de protection de l'environnement moi je veux bien mais vous ne pouvez pas protéger que l'environnement et ne pas permettre aux personnes de s'émanciper d'avoir une activité donc en fait il faut trouver un équilibre tout à l'heure encore nous étions donc avec la mission forêt en discussion sur la forêt guyanaise qui est une forêt qui a qui a des atouts énormes mais il faut la protéger évidemment mais il faut pas la protéger et ne pas permettre de développement du territoire vous comprenez et il faut surtout que de colonialisme vert et il faut surtout il faut surtout que cette protection de l'EN de nos populations parce que le peuple autochtones ils n'ont jamais détruit la nature la forêt-gionnaise les marrons les bus nègues ils n'ont jamais détruit la nature les aphrodescendants qui habitent même nous-même même les personnes qui étaient en milieu rural on n'a jamais détruit la nature parce qu'on sait qu'on en a besoin donc c'est ça fait presque partie de nos jeunes alors bien sûr tout développement entraîne une forme de dégradation de la nature mais il faut trouver le juste équilibre parce que justement on peut nous s'inspirer de ce qui c'est très mal passé en Occident pour ne pas refaire les mêmes erreurs merci beaucoup Jean Victor castor