De Christine Ockrent à Hugo Décrypte : la relève ! - C à Vous l’intégrale - 19/11/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h.
Lorenzo est abonné aux points cuisine. - L.Sénéchal: J'aime beaucoup le maquereau.
Qu'est-ce que c'est? - O.Dhiab: Un condiment abricot-piment. - L.Sénéchal: C'est moi qui vais manier le chalumeau.
Grande première. Je laisse le chef l'allumer, je préfère... - O.Dhiab: Le maquereau, on l'a juste mariné.
On va le griller. Parfait. - L.Sénéchal: Il a dit que c'était parfait! - A.-E.Lemoine: Bravo, mon petit Lorrain.
A tout à l'heure. C'est un jeune youtubeur devenu, 10 ans après la création de son média, la référence information des moins de 35 ans. 20 millions d'abonnés et plus d'influence auprès d'eux que "Le Monde" et "Libération" réunis.
Il interroge des chefs d'Etat et des stars mondiales. - HugoDécrypte: Salut, Omar. Ca va?
Merci d'avoir accepté ce moment, cet échange. - O.Sy: C'est un plaisir. - A.-E.Lemoine: HugoDécrypte fait les meilleures interviews au monde, bouscule les codes et poursuit sa mission d'information en publiant une bande dessinée qui retrace l'histoire de la Russie.
Il est notre invité aux côtés d'une autrice, compositrice et interprète, dont F.Hardy aimait follement l'univers. - Vous ne trouvez pas que c'est le même univers que le vôtre, celui de K.Ann? - Il y a beaucoup de nostalgie, effectivement.
Je m'y sens tout à fait dans mon élément. La beauté ne peut pas se passer de la tristesse. Il n'y a pas de beauté sans ça.
Comme disait si bien A.de Musset, les chants désespérés sont les plus beaux. - A.-E.Lemoine: K.Ann est de retour avec un dixième album studio, "Paris Amour".
On l'accueille avec HugoDécrypte. Bonsoir. - P.Lescure: Bienvenue. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Bienvenue à tous les deux. Il y a cette bande dessinée et ce nouvel album, K.Ann.
Un album produit et financé à 100 % par vous. Ce n'est pas rien. Il a fallu emprunter à la banque au lieu de vous acheter une maison.
C'est un risque énorme. Pourquoi ce choix? - K.Ann: J'avais essayé, pour mon 3e album, de le faire.
J'avais craqué. J'avais vendu les bandes à une maison de disques. En 2015, j'ai produit mon album aussi.
Au moment des mixes, je me suis dit que c'était beaucoup de charge mentale. Là, je me suis dit qu'il fallait que je le fasse au moins une fois jusqu'au bout. Pour le faire sur son propre projet, qu'on écrit, qu'on réalise, on a envie d'avoir un baby-sitter aussi.
J'ai réussi à franchir ce pas de production, même financièrement. C'est intéressant. Je pense que c'est essentiel, à un moment dans sa carrière, de comprendre jusqu'où on peut aller pour avoir cette autonomie. - A.-E.Lemoine: L'indépendance, la liberté, ça vous parle, Hugo.
Votre entreprise, vous n'avez jamais voulu la vendre. - HugoDécrypte: Non. Il y a eu tout un tas de propositions.
J'ai la chance de faire ce que je veux, dans le cadre qui me plaît. J'ai la chance de faire ce travail avec cette liberté. C'est aussi une question qui se pose. "Pourquoi tu n'as pas levé des fonds pour lancer ta chaîne?" J'ai lancé la chaîne il y a 10 ans, quand j'étais étudiant, sans me poser de questions.
Je voulais juste faire des vidéos pour informer les gens sur YouTube. Ca a grandi. On a pu développer tous ces formats.
J'y tiens beaucoup. - A.-E.Lemoine: Cet album est magnifique.
Il y est question de votre vie, de votre métier et de Paris, comme son nom l'indique, capitale de l'amour, où vos parents se sont rencontrés. Vous y vivez depuis longtemps, mais vous lui dites ses 4 vérités. "Une ville exigeante autant qu'elle est une chance pour les artistes." En quoi est-ce qu'elle vous exaspère et en quoi est-ce qu'elle vous est indispensable? - K.Ann: Elle m'est indispensable parce que c'est une ville qu'on redécouvre tous les jours.
Il y a des impasses, des capsules de temps, des immeubles, des coins de rue, des pavés qui ont tellement vécu et vu de choses qu'ils nous les transmettent quand on passe dessus, devant, à côté...
On est constamment nourris, à Paris, par son histoire, par la manière dont on nous l'a racontée à travers des peintures, des poèmes, la littérature...
On est constamment en train de se nourrir de Paris. Il y a aussi une manière dont elle peut nous abattre, même d'un point de vue sonore, de colère. Ca existe aussi dans Paris.
Même dans sa colère, même quand il y a des générations ou des regroupements qui ont envie de dire leur colère, de lui en vouloir, elle arrive, avec sa poésie, sa beauté, à nous protéger. C'est dans les moments où on a envie de quitter Paris qu'il faut rester, la soutenir, être là pour elle. C'est comme un amant qui a toujours été là pour nous.
On envie d'être là pour elle. - P.Lescure: Il y a de la joie, dans votre album, un appel à vivre intensément, mais il y a aussi le spectre de la mort.
Je pense au dernier titre de l'album, qui évoque le 7-Octobre. Vous êtes née en Israël, comme le trompettiste qui vous accompagne sur ce dernier morceau. Le conflit au Proche-Orient habite votre vie. - K.Ann: Oui.
Je suis née au Moyen-Orient. Je porte ça, tout comme je porte le côté asiatique de ma mère. J'ai un rapport très fort à ce territoire, sanguin, de feu, de tristesse, de beaucoup de cassures.
J'ai un rapport quotidien, tout autant que quand je suis à Paris et que je veille sur ce qui se passe. Je me sens très française et très à ma place, mais très attachée aussi à cette terre du Moyen-Orient, où je rêve, avec plein d'autres personnes qui appartiennent au Moyen-Orient, pas forcément Israël. Ca peut être l'Egypte, la Syrie...
Et à tous les territoires où il y a du feu et du sang constamment. On a envie que ce soit un lieu spectaculaire. Il y a un potentiel incroyable.
Bien évidemment que ça me touche et que je le porte en moi. Je me sens très chanceuse d'être ici, alors qu'il se passe ce qui se passe là-bas. - A.-E.Lemoine: Vous chantez à nouveau en français, depuis 2 albums, après avoir chanté pendant 10 ans en anglais.
Vous n'arrivez toujours pas à vous considérer comme une chanteuse française. - K.Ann: Je me sens française, mais comme une chanteuse qui utilise la langue un peu...
Pas comme une débutante...
Mon rapport à la langue française, c'est tout le temps une découverte. Au départ, je lisais beaucoup de poètes qui n'étaient pas Français d'origine et qui se permettaient de manier la langue, de la ciseler, de jouer avec. Pour moi, ils rendaient cette possibilité.
Ca devenait légitime pour moi, n'étant pas française d'origine, de travailler la langue française. Aujourd'hui, je me sens très proche de la langue. Je ne peux plus travailler avec des dictionnaires qui traduisent.
Avec cet album, c'est mon écriture intuitive. C'est aussi ma syntaxe et mon identité d'écriture - P.Cohen: C'est extraordinaire, ce niveau de maîtrise d'écriture de vos chansons.
C'est prodigieux. Vraiment. - K.Ann: Ca me touche beaucoup. - L.Sénéchal: Hugo, vous êtes franco-britannique.
Votre père est anglais. Vous êtes bilingue. Vous avez accueilli B.Eilish, à laquelle vous avez proposé un questionnaire "oui ou non". - L.Sénéchal: Vous avez votre propre média, mais comment faire pour avoir des stars de ce calibre? - A.-E.Lemoine: Nous, on interviewe la star qui a interviewé les stars... - HugoDécrypte: Ca s'est fait progressivement.
Quand j'ai commencé, la première campagne présidentielle, en 2017, c'était le début de la chaîne. J'avais à peine réussi à avoir quelques candidats. C'étaient des candidats aux primaires.
Il y avait eu B.Le Maire, F.de Rugy...
C'étaient plus des candidats aux primaires. A mesure que l'audience a grandi, il y a de plus en plus de personnes qui suivent la chaîne...
On a pu avoir des interviews, y compris à l'étranger. Ca permet d'avoir des moments intéressants comme ici, sur des temps plus longs. Ce sont souvent des interviews de 30-45 minutes. - L.Sénéchal: C'est peut-être ce qui les séduit. - HugoDécrypte: Oui. - A.-E.Lemoine: On aime cette question à B.Eilish. "Est-ce qu'il y a vos chansons dans vos playlists?" - K.Ann: Ca m'est arrivé.
Des playlists que je veux partager avec ma fille, par exemple. - A.-E.Lemoine: Votre album est dans notre playlist, c'est sûr. - P.Cohen: "L'Expérience étrange de l'inégal" est ma chanson préférée de l'album. - A.-E.Lemoine: Elle a beaucoup d'écho pour moi.
Le Pas de côté de Patrick vous est consacré. - P.Cohen: C'est assez simple.
C'est le rappel en image et en musique d'une histoire merveilleuse que vous connaissez par coeur, celle de 2 jeunes auteurs-compositeurs qui donnent un nouveau souffle, pour ne pas dire un dernier souffle à une légende de la chanson. C'était il y a 25 ans. H.Salvador surprend et revient avec un nouvel album, "Chambre avec vue", qui le fait passer du statut de chanteur fantaisiste au statut de chanteur de charme. - H.Salvador: J'ai fait une première carrière en fantaisiste.
Maintenant, triomphe, le crooner...
Je mélange les deux. Je voudrais du soleil vert, des dentelles et des théières, des photos de bord de mer, dans mon jardin d'hiver. - P.Cohen: H.Salvador et son "Jardin d'hiver", en avril 2001.
Chanson écrite par vous, K.Ann, avec B.Biolay.
H.Salvador n'a pas sorti de disque depuis 6 ans, à ce moment-là. Il désespère de rencontrer des auteurs-compositeurs à la hauteur des légendes avec qui il a travaillé, comme B.Vian, Q.Jones ou M.Legrand.
On lui présente de jeunes artistes. -2 artistes inconnus Du grand public, K.Ann et B.Biolay. "Jardin d'hiver", mélodie fragile, des paroles délicates, une chanson loin des modes, presque à contre-courant. - B.Biolay: Quand il l'a chantée, c'était immédiatement sa chanson.
Ca swingue. - K.Ann: C'est d'ailleurs la première prise.
On avait les larmes aux yeux. On avait le sentiment qu'il se passait quelque chose. On était très émus. - P.Cohen: Ce disque devient un phénomène avec 1 million d'exemplaires écoulés, album sur lequel vous signez 5 chansons, dont 5 avec B.Biolay.
Il permet à H.Salvador de recevoir, à 84 ans, sa première Victoire de la musique, celle de l'album de variété de l'année 2001. - H.Salvador: Ce trophée a foutu le feu dans mon coeur et dans ma tête.
Je trouve que vous avez mis le temps pour trouver l'allumette...
Rires. En général, à cette heure-là, ça fait déjà 2 heures que je dors. Je vais essayer de vous balancer cette salade...
Rires. De mademoiselle K.Ann et monsieur B.Biolay.
Ils ont du talent. Vous pouvez les applaudir. Applaudissements. - P.Cohen: Il n'y a pas eu une victoire, mais deux victoires.
Il est désigné artiste masculin de l'année, H.Salvador. C'est le moment où vous le rejoigniez sur scène. - H.Salvador: Je voudrais du soleil Vert... - DES PHOTOS DE BORD DE MER, DANS MON JARDIN D'HIVER. - P.Cohen: C'est vraiment une aventure merveilleuse à revoir.
Je pense qu'elle l'est aussi pour vous. - K.Ann: Oui.
C'est comme si...
Je connaissais sa voix...
J'ai été bercée par ses chansons, que ma mère écoutait. D'un coup, on me propose de travailler avec cet instrument que je connaissais tellement. C'était écrit et composé pour une voix que je connaissais.
En plus, c'est comme si on m'offrait un grand-père au milieu de la vie. J'étais très jeune. C'était magique.
Je regarde ça et je me demande si je me rendais compte à quel point...
C'est fabuleux qu'une voix...
On rencontre des voix, des instruments...
On peut collaborer, dans une vie, mais collaborer avec une voix que je connaissais, c'est fort. - A.-E.Lemoine: "Paris Amour", votre nouvel album, est disponible.
Vous serez en tournée début 2026, dont à La Cigale le 26 mai et en décembre 2026 à la salle Pleyel. "Que la vie est belle" est le titre que K.Ann nous interprète.
Le temps d'installer les oreillettes...
Nîmes le 19 mars, Orléans le 10 avril, Angers le 40 avril...
Intéressant... - P.Cohen: Ils ont pas de chance, à Angers. - A.-E.Lemoine: Ce sera le 40 avril, désolée...
Vous êtes prête? Ca m'évitera de donner d'autres fausses dates. C'est à vous. ... - K.Ann: Le vent souffle froid devant ta porte.
Je me demande si tu regrettes la chaude lueur du vin, les feuilles mortes entre tes larmes de poète. Mais que la vie est belle! Est-ce que tu t'en rappelles?
Crois, quand tu te révèles...
Que la vie est belle, bien que surréelle. Est-ce que tu t'en rappelles? ...
Je n'y comprends rien à ce vide immense, à part que l'ordinaire a disparu, même dans ton chagrin. Bouge et danse, brille un soleil absolu. Mais que la vie est belle!
Est-ce que tu t'en rappelles? Parfois, quand tu te révèles...
Que la vie est belle, bien que surréelle. Est-ce que tu t'en rappelles? ...
Mais que la vie est belle! Est-ce que tu t'en rappelles? Parfois, quand tu te révèles...
Est-ce que tu t'en rappelles? ... - A.-E.Lemoine: Bravo.
Merci beaucoup. "Paris Amour", cet album est disponible. Dans un instant, à vos côtés, une grande figure du journalisme, 2e femme seulement à avoir présenté le 20h.
C'est une des meilleures spécialistes des Etats-Unis. Elle y a travaillé pendant près de 10 ans pour les télévisions américaines, comme NBC ou CBS. Elle y a fait sa première apparition à la télévision française, de retour de New York. - C.Ockrent: New York, depuis plusieurs mois, c'est un titre de l'actualité en forme de paradoxe.
New York est en faillite. Le symbole, la capitale mondiale du capitalisme, est en crise. Elle signifie peut-être la fin d'un rêve qui a, tantôt par ses excès, tantôt par son exemple, marqué notre société.
Le rêve américain... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Ockrent.
On est ravis de vous recevoir à l'occasion de ce nouvel ouvrage. Il y en a eu beaucoup d'autres. Une analyse de la première année du 2e mandat de Trump, un 2e mandat peut-être en train de basculer avec l'affaire Epstein, à laquelle il ne pourra pas échapper.
C'est une situation qu'il a lui-même créée. - C.Ockrent: Oui.
C'est très étrange, d'ailleurs. Pendant la campagne de l'année dernière, il a sans arrêt évoqué cette affaire Epstein comme s'il avait oublié qu'ils avaient été très copains à New York pendant des années. Très vraisemblablement, c'est ainsi qu'il a eu le bonheur immense de rencontrer Melania.
Ce que j'ai essayé de faire dans ce livre...
J'ai le souvenir que Pierre avait dit ça dans une émission: "le langage" de Trump, "les mots" de Trump. Sa manière d'être sans arrêt sur les réseaux sociaux...
Il a compris comment faire de la communication politique. Ca ne sert plus à rien de faire des grands discours. La preuve, ce jeune homme, quand il fait des interviews, les questions sont courtes... - HugoDécrypte: On fait des formats longs aussi. - C.Ockrent: Et il y a une iconographie pour s'adresser au mouvement Maga qui ressemble à du catéchisme.
On voit Trump en empereur romain au milieu d'un Colisée en ruine. Il y a quelques images dans mon bouquin. C'est saisissant.
A mon avis, la communication politique, où que ce soit, ne sera plus la même après Trump II. - A.-E.Lemoine: Le parlé Trump, c'est souvent des insultes. - C.Ockrent: Il vient de traiter une journaliste de "petite truie". - A.-E.Lemoine: Ca vaut aussi pour H.Clinton, J.Biden... - C.Ockrent: C'est une forme de talent qui séduit tous ceux qui rejettent les élites, qui se sentent méprisés par les élites.
Lui, ce New-Yorkais qui prétend être milliardaire...
Il a fait faillite plusieurs fois...
Il a admirablement senti le pays profond. Pendant 14 ans, il a produit et animé une émission de télé réalité. Ces villes moyennes, où peu d'entre nous ont la chance d'aller...
Lui, il a fait ça 14 ans. Il a compris le désarroi des hommes blancs tourneboulés par la mondialisation, la désindustrialisation, travaillés par les églises évangéliques et un renouveau de l'Eglise catholique nationaliste...
C'est un tissu sociologique très spécifique que lui a compris. - A.-E.Lemoine: Le parlé Trump, vous l'avez testé en direct, Hugo.
Vous lui avez posé une question à l'occasion de la visite du président Macron à Washington dans le bureau Ovale. - A.-E.Lemoine: Ni E.Macron ni D.Trump n'avaient la teneur de la question.
Vous n'étiez pas sûr de pouvoir la poser. Il a fallu jouer des coudes et prendre le risque qu'on se moque de vous, de votre accent, ce qu'il a l'habitude de faire. - C.Ockrent: Il a un meilleur accent que la plupart des journalistes étrangers en poste là-bas. - A.-E.Lemoine: J'ai un père anglais, ça aide. - HugoDécrypte: Nommer comme dictateur un dirigeant, c'est fort.
Il l'a utilisé pour V.Zelensky. Je trouvais ça curieux qu'il ne l'utilise pas pour V.Poutine.
Sur la capacité de D.Trump de dire parfois tout et son contraire... - A.-E.Lemoine: Et à changer de sujet... - C.Ockrent: En plus, il dérape.
Là, il est plus énervé maintenant qu'il ne l'était à l'époque. Le bureau Ovale est beaucoup plus doré qu'il ne l'était il y a 4 mois. - A.-E.Lemoine: Plus impressionnant? - C.Ockrent: Pas impressionnant.
J'ai eu la chance d'y aller 2 fois. D'abord, c'est petit. Enfin, petit...
Ce n'est pas immense. C'est moins grand que le bureau du président de la République. Mais lui est obsédé par le doré.
Je raconte un Conseil des ministres. Ils sont tous là, cravate rouge, la casquette Maga, les dossiers...
Les femmes sont à peu près toutes passées par le même chirurgien esthétique. D.Trump dit: "J'ai vraiment une question." On se dit qu'il va parler de Gaza ou de l'Ukraine. "A votre avis, le lustre, je le fais doré?
Mais il faut du vrai or, des feuilles 24 carats, comme à Mar-a-Lago." C'est saisissant. Ca va dans le sens de la question que vous lui avez posée et à laquelle il n'a pas répondu.
On voit tous ces gens...
C'est quand même le premier pays du monde. Tous ces gens ont une responsabilité immense vis-à-vis des Américains d'abord, et un peu de nous. Ils sont d'une servilité absolument confondante. "Monsieur le président, vous avez raison, rien de plus beau que le doré." C'est à qui invente un complément plus sirupeux que l'autre.
C'est très dérangeant. - A.-E.Lemoine: Malaisant. - P.Lescure: Je voulais vous montrer d'une archive qui vous fera sourire.
C'était d'autant plus pertinent de parler de Poutine à D.Trump, car on sait qu'ils sont restés en contact informel alors qu'il n'était plus président. 6 mois après sa réélection, il recevait le patron du Kremlin en grande pompe pour la première fois sur le territoire américain depuis 10 ans.
C'était le 15 août, à Anchorage. Une internaute américaine a repris des images d'une chaîne américaine et a doublé la conversation entre les 2 hommes. ... - P.Lescure: Au-delà des mots et des tapis rouge, l'objectif de Trump était de trouver rapidement une issue à la guerre en Ukraine.
Une guerre qui a pris les Occidentaux par surprise. Pourtant, elle s'inscrit dans une continuité historique. C'est ce que vous expliquez dans cette BD. - HugoDécrypte: C'est ce qu'on a essayé de raconter dans cette BD.
On a voulu faire cette BD comme une aventure. On suit les époques en Russie. C'est basé sur des éléments factuels.
Le travail a été vérifié par des historiens. On a essayé de raconter cette histoire de la Russie mais on a essayé aussi de démonter des fausses informations, des mythes propagés par V.Poutine aujourd'hui, quand il essaie de justifier l'invasion de l'Ukraine, certains crimes.
Il va jusqu'à convoquer certaines figures historiques de la Russie. On a essayé de montrer la réalité de tout ça, ce qui est de l'ordre du factuel, ce qui est de l'ordre du mensonger. Dans le discours de V.Poutine, il y a une volonté de lier l'histoire propre à l'Ukraine.
Certes, il y a une histoire commune dans certains cas, mais il y a aussi une histoire qui leur est propre. C'est 2 nations bien distinctes. C'est une approche historique importante sur ce genre de sujet.
En tant que journaliste, on est souvent sur l'actualité du quotidien. Cette approche historique est essentielle pour démonter certains discours. - C.Ockrent: C'est essentiel.
L'un comme l'autre disent très volontiers n'importe quoi, dans des styles extrêmement différents. J'aurai l'occasion, au théâtre Montparnasse lundi soir, de faire sur une conférence...
Je cite votre livre! Sur ce duo. Trump est convaincu qu'il peut séduire V.Poutine.
A chacune de leur rencontre, il l'a vu 3 fois pendant son premier mandat et, à cause de l'Ukraine, il ne l'a vu qu'une fois lors du second mandat, de ce que Trump dit à propos de Poutine. Quand Poutine bombarde pour la énième fois l'Ukraine, Trump dit: "J'ai eu une excellente conversation avec mon ami Vladimir". Et quand il y a un peu trop de morts en Ukraine, sur Truth Social, il dit: "Vladimir, stop.
Tu est devenu fou!" - P.Cohen: Et parle comme un amoureux. - A.-E.Lemoine: Il n'obtient absolument rien. - L.Sénéchal: Dans la BD, vous interviewez un peu qui vous voulez.
Vous avez Ivan le Terrible, Staline, Lénine. Vous avez interrogé le président ukrainien V.Zelensky en avril 2024. - V.Zelensky: Poutine s'arrêtera pas avec l'Ukraine et il ira plus loin. - HugoDécrypte: Qu'est-ce qui vous fait penser que V.Poutine prévoit de cibler d'autres pays que l'Ukraine? - V.Zelensky: Parce qu'il prévoit de restaurer l'Union soviétique.
C'est son ambition minimale. Il parle ouvertement et honnêtement de cette intention. Ce n'est pas un secret. - L.Sénéchal: C'est un peu notre rempart, en ce moment, parce que Poutine ne s'arrêtera pas à l'Ukraine? - HugoDécrypte: Ce que disaient un certain nombre de spécialistes sur la situation, c'est que V.Poutine, en ce moment, teste la capacité de résistance.
Ce test peut être via ces envois de drones...
C'est en cours d'enquête aujourd'hui. Testez dans quelle mesure l'Otan est prête. C'est intéressant de voir les avertissements dans les services de renseignements de différents pays européens.
Ils disent qu'il y a un risque. Ca ne veut pas dire que V.Poutine veut forcément aller au-delà.
Il y a des questions sur les limites et les difficultés qu'il rencontre en Ukraine. Il progresse ces derniers jours. On voit que l'économie est très tournée vers une économie de guerre, au risque d'affaiblir le reste de son économie.
Dans quelle mesure V.Poutine, s'il souhaite aller au-delà, pourra-t-il le faire? - A.-E.Lemoine: Voilà votre BD.
Je l'offre à C.Ockrent. - C.Ockrent: Mais je veux une dédicace! - A.-E.Lemoine: Elle en parlera au théâtre Montparnasse le 24 novembre.
C'est là. C'est lundi prochain. C'est à l'occasion de "Une heure avec...".
Il y en aura une autre le 1er décembre à 18h. "Le Trump de A à Z, un premier dictionnaire", c'est pour vous. - K.Ann: Avec une dédicace! - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Dans 170 salles Pathé démarre un festival F.F.Coppola.
C'est à ne pas louper. Vous avez les 2 Palmes d'or. je ne sais pas combien de fois.
Je voudrais vous convaincre de revoir ou de découvrir sur grand écran ces 2 films. En 81, Coppola finance lui-même le plus gros budget indépendant de l'histoire pour "One From the Heart", l'histoire d'un couple un peu usé. Les acteurs vont partir dans la nuit de Las Vegas chacun de leur côté et se croiser au petit matin, pas très à l'aise, et pour cause... ...
Le film si cher, aux effets spéciaux et aux couleurs extraordinaires qui reconstituent la nuit de Vegas, a été un four complet, accablé par la critique. Coppola doit vendre la moitié de ses studios. Comme expliqué à une journaliste, il a bossé les 10 années suivantes pour rembourser. - F.F.Coppola: Le besoin de gagner de l'argent et d'effacer mes erreurs financières était si grand qu'il fallait que je produise sans arrêt.
Continuer à produire est la meilleure alternative pour éviter la ruine. Pour un pays ou pour une personne! Je me fixe toujours une règle, quand je tourne un film, surtout quand c'est une commande: il faut que je tombe amoureux du film. - C.Ockrent: C'était une bonne question! - P.Lescure: Pour "Coup de coeur", contrairement au "Porte du paradis", le film n'a jamais été tout à fait reconnu depuis.
La bande originale est signée T.Waits avec la chanteuse Crystal Gayle. On va voir Coppola qui donne ses instructions à T.Waits. ... ... - P.Lescure: Coppola est né à Detroit, la ville de l'automobile.
En 88, il confie à J.Bridges le rôle d'un ingénieur fou et créatif qui a voulu révolutionner l'industrie automobile avec une voiture d'avant-garde. Le lobby de l'automobile a tout fait pour l'anéantir. ... ... - P.Lescure: Pour Coppola, qui disait que chaque film était un peu son histoire, l'histoire de la ruine...
C'est à partir de ce soir dans 170 salles Pathé. - A.-E.Lemoine: Avec les interviews de C.Ockrent en bonus! - P.Cohen: Je plussoie.
Je tiens la BO de "Coup de coeur" Dans mon coeur. Cet album ne m'a jamais...
Un chef-d'oeuvre. - A.-E.Lemoine: J'ai un petit bémol...
Je suis évidemment d'accord. Le Bonus de Lorrain. Vous nous rappelez comment C.Ockrent est devenue la reine Christine. - L.Sénéchal: Vous êtes l'une des premières femmes propulsées à la tête d'un JT sur Antenne 2 dans les années 80.
Vous aviez fait vos armes sur FR3. Voici votre premier JT en 1978. - C.Ockrent: Bonsoir.
Les titres de ce journal. R.Barre au "Club de la presse" d'Europe 1.
Je ne suis pas personnellement, je ne m'intéresse pas personnellement aux présidentielles de 81." - L.Sénéchal: Vous allez vite devenir une incontournable du petit écran.
C'est à l'international que vous brillez particulièrement. Vous avez fait vos armes aux Etats-Unis notamment. Vous avez interviewé R.Reagan pendant sa campagne victorieuse de 1980.
Vous, la reine de fer, vous voilà devant la dame de fer, la Première ministre britannique. - C.Ockrent: Vous savez que votre surnom en France, comme ailleurs, c'est: la dame de fer.
Est-ce que c'est une image qui vous blesse parfois ou est-ce que c'est quelque chose qui consolide votre image? - M.Thatcher: Tout président, tout Premier ministre doit être très ferme. - L.Sénéchal: Elle assume. - C.Ockrent: Vous savez ce qu'elle faisait?
Ca me sidérait. Elle aimait bien boire un verre de porto quand la nuit tombait. Très gentiment, elle me propose de partager son porto.
Je n'aime pas ça. J'ai fait semblant. 10 Downing Street, c'est une vieille maison avec de toutes petites pièces.
Chaque fois qu'on quittait une pièce, elle éteignait l'électricité. - L.Sénéchal: Vous voici devant S.Hussein qui s'apprête à envahir le Koweït.
Vous n'y allez pas par 4 chemins. - C.Ockrent: Nous sommes plus près de la paix ou de la guerre? - S.Hussein: 50-50. - C.Ockrent: Il a mal fini quand même! - L.Sénéchal: Vous ne vous frottez pas seulement aux dictateurs.
En 1996, vous interrogez J.-M.Le Pen, notamment sur ses débordements racistes.
Il avait qualifié à l'époque d'acte raciste et antifrançais le meurtre d'un jeune homme, Nicolas, en pleine rue à Marseille. - C.Ockrent: Le père de Nicolas vous demande de ne pas récupérer son malheur.
Vous dites que ça n'a pas d'importance. - J.-M.Le Pen: Il est mort... - C.Ockrent: Vous n'avez jamais honte? - J.-M.Le Pen: Jamais. - C.Ockrent: Et la douleur d'une famille...
Ca vous laisse indifférent? - J.-M.Le Pen: Non. - L.Sénéchal: C'était très houleux. - C.Ockrent: C'était très différent avec J.Bardella tout à l'heure.
D'une génération à l'autre, on voit que les moeurs ne sont pas les mêmes. - L.Sénéchal: Vous cherchez son regard physiquement...
Votre côté direct fait mouche avec un autre grand de ce monde, le comédien Alain Delon, dont le charisme semble presque vous atteindre. - C.Ockrent: Votre rôle, c'est encore une fois celui du beau mâle avec plusieurs revolvers. - A.Delon: Beau mâle, je le suis. ... - A.Delon: Merci.
C'est pour répondre à une certaine demande d'un public certain qui aime Alain Delon dans un certain genre de films. - L.Sénéchal: Vous lui reconnaissez sa beauté! - C.Ockrent: Un certain P.Lescure était mon patron, à l'époque! - P.Lescure: A la tête de la 2. - C.Ockrent: Absolument. - L.Sénéchal: Vous avez été à Europe 1, à "L'Express"...
A force d'interroger les grands et de côtoyer les vedettes, vous en êtes devenue une. - Vous êtes plus qu'une journaliste comme les autres. Vous êtes une vedette. - C.Ockrent: Vous aussi! - Non. - C.Ockrent: La télévision en fabrique.
C'est sa fonction. On nous voit. Il y a des journalistes de presse écrite et de radio qu'on ne voit pas.
Ils sont un peu jaloux de nous. Ca explique la tonalité de certains articles. Il y a toujours cette distance entre ce personnage qu'on fait de vous, qui vous fait tantôt très plaisir, tantôt beaucoup moins, et ce que vous êtes vraiment et le métier que vous essayez de continuer à faire. - A.-E.Lemoine: Bienvenue tous les 3 à notre table pour déguster ce maquereau grillé au chalumeau par Lorrain, mais préparé par O.Dhiab. - C.Ockrent: Le directeur de la rédaction Faisait le tour dans les couloirs pour rassurer ces messieurs...
Il n'y avait que des hommes. Il disait: "Rassurez-vous, c'est un caprice du vieux. Elle fera pas 8 jours." - P.Lescure: J'ai pris la succession du directeur en question! - A.-E.Lemoine: Ca a duré un peu plus de 8 jours.
Vous vous souvenez de l'époque où on réclamait votre coupe dans les salons de coiffure? - C.Ockrent: Ca continue!
Cette espèce de chignon... - A.-E.Lemoine: Je suis d'accord avec vous!
Je n'ai ni la coupe ni la carrière. J'ai échoué. - P.Cohen: Le paradoxe, c'est que malgré votre réputation de froideur et de sérieux, réputation qui n'est pas usurpée...
Vous prépariez vos interventions et vos dossiers. Froideur parfaitement démentie aujourd'hui par votre participation régulière aux "Grosses Têtes" de RTL avec L.Ruquier.
Vous êtes dans un registre différent de celui qu'on a vu dans le résumé de Lorrain. - L.Ruquier: J'ai une question pour C.Ockrent.
Tout le monde va regarder le débat entre D.Trump et J.Biden.
Mais quel est le nom du journaliste qui va arbitrer ce débat? - C.Ockrent: C.Wallace. - Bonne réponse! - Parle de lui.
Et si tu peux être drôle, vas-y! - C.Ockrent: Je te le laisse.
Vas-y! - Vous êtes jalouse. - Pas du tout.
C'est cette espèce de "une question pour C.Ockrent", et l'autre, elle répond. Restez chez vous!
On en a rien à foutre ici! - P.Cohen: C.Bravo...
Vous avez hésité, quand L.Ruquier vous a fait la proposition ou vous avez foncée tête baissée? - C.Ockrent: J'ai foncé.
C'est excellent, de rire. C'est ce qui fait la qualité de cette émission aussi. C'est sérieux et en même temps, on se parle... - P.Cohen: Aux "Grosses Têtes", on n'est pas très sérieux... - A.-E.Lemoine: En l'occurrence, vos réponses sont des vraies réponses.
Ce n'est pas des blagues. - C.Ockrent: Quand je les trouve! - A.-E.Lemoine: On vous a reproché de ne pas sourire. - C.Ockrent: Le journal de 20h n'est pas un exercice...
Voilà. - A.-E.Lemoine: C'était un reproche qu'on vous faisait parce que vous étiez une femme. - C.Ockrent: On me traitait de M.Thatcher de l'info. - L.Sénéchal: Vous avez interviewé Gorbatchev, tout un tas de dirigeants...
R.Reagan, aussi. Un dirigeant cher à notre coeur. - P.Lescure: J'avais des copains... - L.Sénéchal: Ce n'est pas les dirigeants les plus importants que vous ayez faits... - A.-E.Lemoine: Merci.
On peut vous retrouver sur la scène du théâtre Montparnasse lundi prochain, le 24 novembre et le 1er décembre pour "Une heure avec...".
Vous parlerez de Trump et de Xi. "Le Trump de A à Z, un premier dictionnaire", c'est entre les mains de K.Ann.
Votre album est dans les mains de HugoDécrypte, dont la BD est entre les mains de C.Ockrent. Avant B.Chameroy, un petit tour par "La Grande Librairie".
Vos invités, ce soir? - A.Trapenard: On reçoit M.Atwood qui a écrit "La Servante écarlate".
Autour d'elle, G.Bronner, Ingrid Astier et A.Mhalla.
On va se demander s'il n'y a pas une sorte de fiction qui est en train de se jouer en ce moment. J'espère que ça va vous plaire. - A.-E.Lemoine: Magnifique plateau.
On était tous bouche bée à l'énoncé des noms de vos invités. A tout de suite. Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 19 novembre. A la une, D.Pujadas proposait un nouveau numéro de "La Grande Confrontation", qui dispose d'une tradition très étrange. - Le moment est venu d'accueillir E.Zemmour.
C'est une tradition. - B.Chameroy: C'est une tradition d'une autre chaîne...
Inviter E.Zemmour face à R.Glucksmann.
Ca volait très haut, niveau arguments. - Vous n'étiez pas né... - Je suis plus jeune que... - Ne parlez pas de ce que vous n'avez pas connu. 1840... - Ce n'était pas une question... - Ca ne m'étonne pas que vous ne compreniez pas la laïcité. - C'est vous qui ne la comprenez pas. - Mais non...
Je ne vous permets pas de dire ça. - Je vous le dis quand même. - B.Chameroy: "Non, c'est toi..." Grande confrontation, petits arguments et toute petite table.
On aurait dit qu'ils jouaient à la dînette. Une petite table, c'est pratique quand les invités se gueulent dessus. Le réalisateur de l'émission, c'est D.Pujadas!
Ils se hurlent dessus. - On ne va pas repartir tous en même temps...
Brouhaha. - Arrêtez! Vous ne donnez pas le bon exemple!
La diversité est-elle toujours heureuse? - B.Chameroy: "C'est fini, vos conneries?" On file à l'Assemblée avec un cri du coeur que j'ai envie de pousser.
Je sais que les finances du pays ne sont pas au plus fort. Par pitié, investissez dans des caméras HD. L'audition de M.Barnier ressemble à une VHS d'un vieil épisode de "Inspecteur Derrick".
Ca fait sens. C'était aussi palpitant et rythmé que cette série. - J'ai un pied là...
Euh...
Euh...
Euh...
Et aussi...
Euh...
Il tousse. - B.Chameroy: Nous sommes jour de questions au gouvernement à l'Assemblée et au Sénat.
C'était une journée spéciale bizutage. - Bienvenue au député de la 7e circonscription du Val-de-Marne. Il bafouille. - B.Chameroy: Pas facile pour cette ministre qui vivait sa première fois. - C'est la première fois que je m'exprime devant la représentation nationale.
Elle bafouille. Sa programmation... - B.Chameroy: On parle de ma chouchoute, Françoise "oui, ma Gatel".
Elle était en forme. - 154 millions...
C'était un test. Je sais le sénateur sage et attentif. Je reprends. 154...
Voilà... - B.Chameroy: Interaction qui a inspiré le président du Sénat. - Je ne parle pas en milliards mais en minutes!
Il faut conclure. - Je sais, monsieur le président. - B.Chameroy: De son côté, la présidente de l'Assemblée nationale, Y.Braun-Pivet ne peut pas piffrer R.Lescure.
Je pense qu'il lui doit de la thune. Voici le sourire le plus commercial. - Y.Braun-Pivet: La parole à R.Lescure. - B.Chameroy: "Il a tourné le dos?" L.Wauquiez continue à draguer le jeune électorat en postant de courtes vidéos sur YouTube.
Méfiez-vous. Ca peut tomber sur vous à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. J.-L.Mélenchon était en meeting à Saint-Pierre-des-Corps.
Vous pensez que les réactions de ses meetings étaient naturelles? Non. Il y a un chauffeur de salle.
C'est la même personne qui se trouve derrière le pupitre qui chauffe la salle pour des raisons économiques. - J.-L.Mélenchon: Quand je fais ça, vous dites non.
Trouvez-vous ça normal...
Montrez que vous suivez! Trouvez-vous normal... - NON! - B.Chameroy: Vous voulez un autre extrait de J.-L.Mélenchon? - OUI. - B.Chameroy: Cette fois, c'est son personnage de bourgeois qu'il a rodé devant le public. - J.-L.Mélenchon: "Qu'est-ce que ça veut dire, J.-L.Mélenchon, un super profit?" Il faudrait de nouveau discuter d'une vision globale... "Je ne ferai pas le 49-3.
Je propose, vous discutez, vous votez." Menteur! - B.Chameroy: Si vous assistez à un de ses meetings, prévoyez des cirés.
Ca peut servir. - J.-L.Mélenchon: Si vous voulez produire des milliers... - B.Chameroy: Il s'est livré comme jamais. - J.-L.Mélenchon: Je ne fume pas, ni du chanvre ni rien d'autre.
Musique classique. - B.Chameroy: Si vous avez loupé le meeting, petit résumé.
Il n'est pas soumis au temps de travail. Si ça compte pour du temps de parole, je claque ma dem. Un extrait qui devrait intéresser Bercy.
Ce témoin est un peu trop bavard. Ou alors, il avait oublié qu'il était filmé. - C'est une salle de bain que j'ai aménagée il y a 30 ans. - Nous lui apprenons qu'il aurait dû Le mentionner aux impôts. - Il ne faut pas que les impôts le sachent! - B.Chameroy: Ca faisait longtemps, elle est de retour, V.Pécresse.
Elle géré sa classe de CM2 au conseil régional d'Ile-de-France. - V.Pécresse: S'il vous plaît, s'il vous plaît, reprenez vos sièges.
S'il vous plaît, s'il vous plaît...
Tout le monde s'assied. Allez, allez. Un petit peu de silence, s'il vous plaît.
Monsieur...
Monsieur...
C'est pas vrai! Oh! - B.Chameroy: V.Pécresse est adepte du "faites ce que je dis, pas ce que je fais", mais qui imite parfaitement une otarie au zoo de Paris. ... - B.Chameroy: Au cours de cette séance, une des conseillères régionales a proposé un numéro du "Plus Grand Cabaret du monde." C'est bluffant.
On la voit un peu au début. La chaise va bouger. Il imite P.Sébastien.
Cette période de téléfilms de Noël qui s'ouvre me permet de dire que si quelqu'un dans une boîte de prod cherche quelqu'un pour doubler la peste du lycée qui veut rester la reine du bal de promo... - Vous serez remerciés dans les urnes! - Oui, merci...
Vous, vous êtes remercié tout de suite. - Je peux terminer, s'il vous plaît? - V.Pécresse: Ca durera moins longtemps... - On peut parler de la CRC. - V.Pécresse: Très drôle.
C'est pas encore du dégagisme massif! Si je peux me permettre. Merci.
De la même étude? Brouhaha. "I'm Alive", de C.Dion.
Vous êtes merveilleux. Merci. Vous êtes mignons. - B.Chameroy: C'est toi, qui est merveilleuse.
A demain! - A.-E.Lemoine: Merci.
On se quitte sur un extrait de votre chanson. J'ai eu un doute. Merci à tous les 3.
Éric Zemmour