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InterviewRTL (sur YouTube)· 24 août 2023 8 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprises

Christophe Béchu, ministre de la transition écologique, invité de Jérôme Florin : l'intégrale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi la première prise de parole officielle de la rentrée a été réservée à Emmanuel Macron ?

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Dans quel but et pour faire quoi ?

  • 1:32RelanceRéponse directe

    Ça, ça va être utile, vraiment ?

  • 2:01RelanceRéponse directe

    Ce ne sera pas un grand machin, c'est juste ce que je vous demande ce matin ?

  • 2:19OuverteRéponse directe

    De la France insoumise au Rassemblement national. C'est bien ce que j'ai compris.

  • 2:27OuverteRéponse directe

    La vigilance rouge, ça implique quoi pour les gens dans leur comportement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Dans le but de regarder s'il y a des chemins possibles pour pousser des textes transpartisans ou aller, si besoin, vers des référendums autour de sujets qui permettent de refaire nation. »
  • 0:39Invité politiqueFait
    « Tout le monde a été marqué, vous comme moi je pense, mais comme des quantités, des millions d'auditeurs, par les émeutes qui ont suivi le drame qu'a représenté la mort de cet adolescent au début de l'été. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « La vigilance rouge, c'est quand les météorologistes et les épidémiologistes tombent d'accord sur le fait qu'on a non seulement un épisode météo qui est compliqué, mais qu'il emporte des risques sanitaires pour la population. »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « On bat des records de température tous les jours par rapport à des records absolus par rapport à 1947. »
  • 5:00Invité politiqueChiffre
    « Elle est comparable sur le plan des nappes phréatiques. 72% des nappes sont en dessous des normales de saison. »
  • 5:08Invité politiqueChiffre
    « On était à 700 à la même époque l'année dernière. On est à 129 à la minute où je vous parle. »
  • 5:13Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu près de 1000 chantiers soutenus ou lancés par le gouvernement pour assurer des interconnexions dans un certain nombre d'endroits. »
  • 5:52Invité politiquePromesse
    « Avant le 31 août ? Oui, il est, pour être tout à fait transparent, dans le circuit de signature, l'ensemble des consultations ont eu lieu, tous les avis juridiques ont été donnés. »
  • 6:02Invité politiquePromesse
    « Avant le 31 août, la réutilisation des eaux usées sera autorisée. »
  • 6:45Invité politiqueChiffre
    « On est à moins de 20% des eaux usées réutilisées, c'est 10 fois moins qu'en Italie, c'est 20 fois moins qu'en Espagne. »

Temps de parole

  • Christophe Béchu78 %
  • Présentateur22 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'était la rentrée du gouvernement hier, premier conseil des ministres, à l'issue duquel vous êtes tous restés muets. La première prise de parole officielle de cette rentrée ayant été réservée à Emmanuel Macron, qui s'exprime dans un grand entretien au point où il détaille notamment son initiative politique. Alors il va recevoir la semaine prochaine tous les responsables des partis politiques représentés au Parlement. Dans quel but et pour faire quoi ?

0:25
Christophe Béchu

Dans le but de regarder s'il y a des chemins possibles pour pousser des textes transpartisans ou aller, si besoin, vers des référendums autour de sujets qui permettent de refaire nation. Tout le monde a été marqué, vous comme moi je pense, mais comme des quantités, des millions d'auditeurs, par les émeutes qui ont suivi le drame qu'a représenté la mort de cet adolescent au début de l'été. Et on a vu à ce moment-là émerger à la fois des questions sur l'autorité à l'école, sur la sécurité, sur le vivre ensemble, sur l'intégration, sur beaucoup de sujets qui sont remontés à la surface.

Le souhait du président de la République, c'est de réunir l'ensemble des partis, c'est pas de proposer une réponse qui soit partisane, c'est de s'inscrire dans le dépassement auquel il croit et de dire voilà, est-ce que sur des sujets qui touchent aux institutions, qui touchent à la façon dont on fait nation, il y a matière à construire ensemble, de manière transpartisane des textes, plutôt que de rechercher ensuite des accords seulement une fois qu'on est dans l'Assemblée. Parce qu'il y a le Parlement pour ça, effectivement déjà.

Il y a le Parlement, et depuis un an, malgré le fait que nous n'ayons qu'une majorité relative, il y a bien une cinquantaine de textes qui ont été adoptés, mais ils ont été sur la base de textes qui, dans beaucoup de cas, venaient du gouvernement. Là, l'idée, c'est d'écrire un texte ensemble.

1:32
Présentateur

Bon, parce qu'il y a déjà eu un grand débat post-Gilet jaune, il y a eu les conventions citoyennes, il y a eu le Conseil national de la refondation, il y a eu tout plein de grands trucs. Ça, ça va être utile, vraiment ?

1:41
Christophe Béchu

D'abord, je pense que personne ne peut douter qu'il y a besoin de prendre une initiative après ce qui s'est passé au début du mois de juillet. Et que si on a une réponse traditionnelle à des émeutes, à ces images de violence et à ce qu'on a vu, je pense qu'on passera à côté du sujet. On peut ni mettre la tête dans le sable, ni apporter des réponses classiques à quelque chose qui n'a pas été...

2:01
Présentateur

Donc, ce ne sera pas un grand machin, c'est juste ce que je vous demande ce matin, en fait ?

2:04
Christophe Béchu

Je ne crois pas du tout. Je pense que c'est très opérationnel, c'est réunir l'ensemble des partis politiques la semaine prochaine, regarder s'il y a les voix et moyens. Et le président le dit très clairement dans cette interview, et c'est ce qu'il nous a dit hier, ou pour aller vers un texte transpartisan, ou pour aller vers un ou des référendums.

2:19
Présentateur

De la France insoumise au Rassemblement national. C'est bien ce que j'ai compris. Il y a encore 17 départements du Sud en vigilance rouge, canicule ce jeudi. D'abord, ça veut dire quoi concrètement ? La vigilance rouge, monsieur le ministre de la Transition écologique, ça implique quoi pour les gens dans leur comportement ?

2:35
Christophe Béchu

La vigilance rouge, c'est quand les météorologistes et les épidémiologistes tombent d'accord sur le fait qu'on a non seulement un épisode météo qui est compliqué, mais qu'il emporte des risques sanitaires pour la population. Pour aller vite, quand vous êtes en jaune ou en orange, il faut faire attention aux personnes vulnérables, les plus âgées et les plus jeunes. Quand vous êtes en rouge, il faut faire attention à tout le monde. Et donc, très concrètement, ce n'est que la sixième fois dans notre pays que nous vivons des épisodes de ce type, sauf que c'est la sixième fois depuis 2019. On n'a pas eu d'épisode de ce type au début des années 2000, on en a eu encore moins auparavant.

On bat des records de température tous les jours par rapport à des records absolus par rapport à 1947. C'est dire à quel point le dérèglement climatique s'accélère et à quel point il faut donc être capable de mieux s'y préparer.

3:21
Présentateur

Et dans ces conditions, vous êtes dit favorable à des journées de travail réduites. Ça veut dire quoi ?

3:25
Christophe Béchu

Ça veut dire qu'après qu'on ait tiré les leçons de l'été dernier sur le plan de la sécheresse et des incendies, avec dans les deux cas, beaucoup moins de communes aujourd'hui concernées par des difficultés en termes d'eau potable, moins d'incendies compte tenu aussi de ce qui a été décidé. Il va falloir qu'on tire les leçons de cet épisode 2. Mais en faisant quoi ? En changeant le code du travail concrètement ? Si on a des intensifications, il faut qu'on repense plein de choses. Très concrètement, on a aujourd'hui depuis 2003 des choses qui concernent les personnes âgées, mais avec des trous dans la raquette. On n'a pas assez de personnes vulnérables inscrites sur les régions communaux.

On n'a pas suffisamment de dispositifs pour les plus jeunes. Et pour ceux qui travaillent en extérieur, on n'a là pas suffisamment de décisions, de doctrines, de clarté sur la manière dont les choses se passent. On a des législations qui s'opposent. On n'a pas le droit de faire du bruit très tôt le matin. Et pourtant, on sait que c'est en commençant très tôt le matin pour éviter les heures les plus chaudes qu'on permettrait de diminuer les risques sur les chantiers. On pourrait penser à des dispositifs en termes de flexibilité qui consistent à avoir des journées qui peuvent être réduites quand il fait très chaud pour repérer les heures sur d'autres membres.

4:22
Présentateur

Ça, c'est le constat, on est d'accord. Mais il faut changer

4:24
Christophe Béchu

le droit du travail ? Dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent, dès que ces épisodes seront derrière nous, nous aurons un retour d'expérience collectif avec les ministères de la Santé, du Travail, des Solidarités, pour justement tirer les leçons de ce qui s'est passé et regarder ce qu'il faut qu'on continue à adapter dans notre arsenal. On a présenté au mois de juin un plan de gestion des vagues de chaleur. Mais on voit bien que les vagues vont encore plus vite que les plans qu'on est capable de faire. Et donc, il va falloir qu'on marque un grand coup en septembre.

4:51
Présentateur

Alors, il y a la chaleur, il y a la sécheresse aussi. J'ai l'impression que c'est mieux. La situation est un peu meilleure que l'été dernier, je me trompe ? Non, vous avez raison.

4:59
Christophe Béchu

Elle est comparable sur le plan des nappes phréatiques. 72% des nappes sont en dessous des normales de saison. Elle est meilleure sur le plan des communes privées d'eau potable. On était à 700 à la même époque l'année dernière. On est à 129 à la minute où je vous parle. Mais il y a eu près de 1000 chantiers soutenus ou lancés par le gouvernement pour assurer des interconnexions dans un certain nombre d'endroits. Il y a eu aussi, de la part de nos concitoyens, je pense, beaucoup plus d'attention. On a un million de personnes qui se sont connectées sur la plateforme permettant de savoir Vigio.gouv.fr quel est l'état des restrictions ?

Alors que beaucoup de Français, de bonne foi, pouvaient ne pas savoir ce qui s'appelait. Donc les comportements ont changé ? Exactement. Et avec une sobriété qui s'est invitée dans les usages sur le plan énergétique, qui s'invite dans le domaine de l'eau et qui doit s'inviter compte tenu de la nécessité de la transition écologique

5:44
Présentateur

dans tous les domaines. Sur l'eau, justement, quand est-ce que vous allez publier le décret facilitant la réutilisation des eaux usées ? Parce qu'aujourd'hui, on n'utilise qu'un pour cent des eaux usées.

5:52
Christophe Béchu

Avant le 31 août ? Oui, il est, pour être tout à fait transparent, dans le circuit de signature, l'ensemble des consultations ont eu lieu, tous les avis juridiques ont été donnés. Donc avant le 31 août, la réutilisation des eaux usées sera autorisée. Pour tous les cas, sauf ceux qui touchent l'agroalimentaire, pour lesquels il faut quelques jours de plus, quelques semaines de plus, pour les cas où c'est susceptible ensuite que ces eaux usées entrent en contact avec les humains.

Mais pour tout ce qui est espace vert, nettoyage de voirie, usage industriel, etc., ce sont 200 projets concrets de réutilisation d'eau usée qui vont être rendus possibles avec cette signature de décret pour lequel c'est une question de jour.

6:28
Présentateur

Ça veut dire qu'il n'y aura plus besoin de l'autorisation de l'agence régionale de santé ?

6:31
Christophe Béchu

Ça veut dire qu'on simplifie la totalité des procédures, ça veut dire qu'on supprime la limite des 5 ans permettant de bénéficier d'une expérimentation pour faire les choses. Enfin, bref, on lève toutes les haies, toutes les difficultés pour faire comme nos amis italiens et espagnols. On est à moins de 20% des eaux usées réutilisées, c'est 10 fois moins qu'en Italie, c'est 20 fois moins qu'en Espagne. Il faut qu'on

6:52
Présentateur

s'inspire de ces pays. Christophe Bichu, est-ce que vous avez été invité à la rentrée politique de Gérald Darmanin à Tourcoing ces dimanches ?

6:57
Christophe Béchu

Vous avez reçu votre carton ? Moi, ma rentrée politique elle se fait avec horizon puisque c'est le parti dont je suis le secrétaire général dans quelques semaines. Et Nord-Philippe ? Je comprends votre question. Je pense que c'est toujours une bonne chose s'il peut y avoir une polyphonie dans une majorité, s'il peut y avoir plusieurs voix

7:11
Présentateur

qui s'expliquent. Oh, la belle langue de bois !

7:14
Christophe Béchu

Non, je pense sincèrement que compte tenu de la diversité des oppositions auxquelles nous sommes confrontés, c'est bien s'il y a un peu de diversité dans la majorité.

7:21
Présentateur

Mais le ministre de l'Intérieur, il a raison de penser à 2027 maintenant ? Il l'a dit d'ailleurs c'était ce qui m'intéresse maintenant, ce qui m'inquiète maintenant, c'est ce qui se passera en 2027.

7:29
Christophe Béchu

Ce que je crois, c'est qu'il n'y aura pas de place pour des aventures individuelles s'il n'y a pas d'abord des succès collectifs. Nous ne sommes qu'en 2023.

7:37
Présentateur

C'est une aventure individuelle, Gérald Darmanin ?

7:39
Christophe Béchu

Je ne dis pas ça, je le dis de manière générale. C'est ce que vous voulez me faire dire, M. Florent, je l'entends, mais ce n'est pas ce que je dis. Moi, ce que je dis, c'est qu'on a besoin de succès collectif avant que qui que ce soit puisse s'imaginer pouvoir prendre la suite. Et dans ce domaine, on a besoin d'un gouvernement au travail, avec plusieurs voix, avec des voix qui portent. Celle de Gérald en est une, mais le sujet c'est 23, c'est 24, c'est pas 27.

8:02
Présentateur

Merci beaucoup Christophe Béchut, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires. Entretien retrouvé sur RTL.fr et l'application RTL. Merci beaucoup. Merci. Bonne journée.