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Podcast / conversationFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 16 juin 2021 37 minComplaisantActualité / polémiqueSantéNumérique

Annonces de Jean Castex : Bas le masque !

Au micro : Fabienne SintèsSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 7 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que le relâchement du couvre-feu et du port du masque ne risque pas de favoriser une quatrième vague ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Quels sont les facteurs explicatifs de la décroissance rapide de l'épidémie ?

  • 2:55RelanceRéponse directe

    Est-ce que la crainte de lâcher le ressort est justifiée ?

  • 5:07OuverteRéponse directe

    Les patients hospitalisés aujourd'hui sont-ils plus jeunes ou moins graves ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Le danger n'est-il pas que les gens se disent que ça va mieux et ne se fassent plus vacciner ?

  • 6:36OuverteRéponse directe

    Faut-il continuer à porter le masque en extérieur comme le suggère un auditeur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurFait
    « Nous avons un vaccin et c'est ça qui est intéressant à surveiller. »
  • 0:49PrésentateurFait
    « Le taux d'incidence objectivement est tombé à des niveaux qui ressemblent à ceux de l'été dernier. »
  • 1:07PrésentateurChiffre
    « Notre taux de vaccination, trop bas, certes pour l'instant, mais nous épargne une quatrième vague à venir ou pas ? »
  • 3:11InvitéFait
    « On est arrivé, avec la diminution de l'épidémie, on est arrivé à l'hôpital à retrouver nos capacités, nos capacités d'avant-crise. »
  • 4:09InvitéFait
    « Bien sûr, il y a la couverture vaccinale, mais on sait bien qu'à elle seule, elle ne peut pas expliquer une décroissance aussi rapide. »
  • 4:15InvitéFait
    « Certains évoquent une saisonnalité de ce virus. »
  • 4:35InvitéFait
    « À l'extérieur, la transmissibilité de ce virus, elle est très faible en aérosol à l'extérieur. »
  • 7:07InvitéFait
    « Nous, on a fait le choix d'une vaccination avec deux doses d'emblée. »
  • 7:16InvitéChiffre
    « C'est 99% des vaccins réalisés. »
  • 12:46InvitéChiffre
    « Grâce aux chiffres excellents et en partie à plus de 50% de primo-vaccinés. »
  • 13:33InvitéFait
    « C'est bien deux doses qu'il faut avoir reçues pour avoir une protection maximale. »
  • 17:12InvitéChiffre
    « Si je compare les chiffres date à date entre juin l'année dernière et la date de cette année, on a encore un nombre de morts quotidiens supérieur à celui de l'an dernier. »
  • 17:28InvitéFait
    « On a encore un taux d'incidence supérieur au taux d'incidence à la même date d'année dernière. »
  • 20:56InvitéChiffre
    « À moins de 5000, on sait que manuellement et surtout avec un outil numérique, on est capable de le dompter. »
  • 21:50InvitéChiffre
    « L'objectif est atteint, on peut s'en réjouir, et tout de même 90% des médecins. »
  • 22:13InvitéChiffre
    « Il reste quand même une petite partie de soignants qui refuse la vaccination mais qui est vraiment très très minoritaire. »
  • 36:05InvitéFait
    « lorsque vous allez en terrasse de restaurant et que vous êtes en général 6, vous êtes avec un cercle qu'on va appeler le premier cercle souvent votre famille »

Temps de parole

  • Présentateur35 %
  • Invité29 %
  • Invité 224 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter 18-20 Fabienne Sintès Les masques, enfin, même si on va discuter ensemble des dangers peut-être de tomber le masque à l'extérieur, bien sûr, mais n'allez pas me dire que vous n'êtes pas un peu heureux quand même. Nous l'avons sur le nez depuis le 28 août. Ce masque, l'enlever, c'est un palier et ça compte. Quant au couvre-feu qui prendra fin dimanche soir, là aussi, surprise du chef puisque nous avons une grosse semaine d'avance par rapport à ce qui était prévu. Nous étions en couvre-feu. En France, depuis le 17 octobre, sans discontinuer, c'est long.

Est-ce que c'était d'ailleurs tenable de rester même à 23 heures après Roland-Garros, après l'euro qui est en cours, alors que c'est l'été, bien sûr, et que le taux d'incidence objectivement est tombé à des niveaux qui ressemblent à ceux de l'été dernier. L'ancien seuil d'alerte, c'est dire si nos critères ont bougé depuis plus d'un an et c'est bien normal. Critère de l'été, donc, ça ne nous a pas échappé, critère d'avant la deuxième vague. Sauf que cette fois-ci, nous avons un vaccin et c'est ça qui est intéressant à surveiller. Est-ce que notre taux de vaccination, trop bas, certes pour l'instant, mais nous épargne une quatrième vague à venir ou pas ?

Est-ce que nous pouvons échapper à une vague de ce variant indien Delta qui nous pend au nez, bien sûr, quand on regarde nos voisins anglais, par exemple, qui s'inquiètent, mais qui, faut-il le rappeler, n'ont jamais eu de couvre-feu comme nous, ni d'ailleurs de port de masque obligatoire partout comme nous l'avons eu. La pression, en tout cas, est relâchée, c'est clair. Alors, est-ce que le réflexe, ce sera d'aller se faire vacciner pour qu'on en finisse ? Est-ce qu'au contraire, ce sera de ne pas le faire puisque ça va mieux ? Il y a quand même beaucoup d'enjeux derrière cet assouplissement, même s'il nous fait plaisir et on en parle ensemble. C'est le téléphone sonne. Soyez les bienvenus.

Le premier, c'est vous, Guy. Soyez le bienvenu et bonsoir.

1:48
Invité

Bonsoir, Fabien. Toujours aussi dynamique, France Inter. Merci de prendre ma question. Voilà, c'est une question qui est un peu timorée, qui a une certaine crâne, comme vous l'avez très bien exposé, le fait de relâcher le ressort. Est-ce que ça ne va pas, disons, l'association du couvre-feu qui disparaît, du port du masque qui disparaît, ne va-t-il pas favoriser une quatrième vague pour septembre-octobre ? Et aussi, est-ce que dans ces questions subsidiaires, est-ce que dans cette amélioration qui est nette, qui est très bien ? Est-ce que la température, la météo que nous venons de subir depuis un mois, il n'y est pas pour un peu quelque chose aussi ?

2:32
Présentateur

Eh bien, en voilà trois questions dans une. Dites-moi, Guy. Merci beaucoup. Ça nous permet de démarrer joliment. Merci mille fois. Pour répondre à toutes vos questions, discuter ensemble jusqu'à 20h, Frédéric Adnet est avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes chef des urgences à l'hôpital Avicenne, c'est à Bobigny. Et Benjamin Davido est là également. Bonsoir, M. Davido. Bonsoir à tous. Vous êtes infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré, c'est à Garche. Je vais vous poser la question à tous les deux. Il a raison, Guy. Est-ce que la crainte, c'est que quand on lâche un peu le ressort, on lâche tout à la fois, en fait, et qu'on ne prenne plus garde aux gestes barrières désormais ?

Frédéric Adnet.

3:06
Invité

Oui, oui, effectivement, c'est une crainte, mais si vous voulez, on est arrivé, avec la diminution de l'épidémie, on est arrivé à l'hôpital à retrouver nos capacités, nos capacités d'avant-crise, puisque je vois dans mon hôpital qui est dans le département qui a été le plus impacté d'Île-de-France, c'est-à-dire la Seine-Saint-Denis, nous n'avons pratiquement plus de patients Covid aux urgences, en réanimation, il reste quelques patients Covid qui sont des patients de longue durée, et dans les services d'hospitalisation, il n'y a pratiquement plus de patients Covid. Donc, si vous voulez, l'hôpital est revenu dans une situation normale. Donc, on est prêt, si vous voulez.

3:36
Présentateur

Et le baromètre, c'est vous. Depuis le début, le baromètre, c'est vous. C'est la pression sur l'hôpital.

3:40
Invité

Et ce qui fait la dangerosité de cette épidémie, c'est les patients qui viennent à l'hôpital et qui meurent. Et donc, là, on a retrouvé, si vous voulez, nos capacités. Alors, on est dans une forte décroissance de cette épidémie qui nous surprend même, nous, un médecin.

3:52
Présentateur

Alors, j'allais vous poser la question, oui, on a l'impression que, parce que je me souviens, j'ai déjà posé la question ici même, d'ailleurs. Au moment du déconfinement, tout le monde a dit, oulala, on déconfine beaucoup trop tôt, on a encore des incidences très hautes, etc. Et subitement, paf, c'est tombé comme une pierre. On sait dire pourquoi.

4:06
Invité

Alors, il y a probablement plusieurs facteurs explicatifs. Bien sûr, il y a la couverture vaccinale, mais on sait bien qu'à elle seule, elle ne peut pas expliquer une décroissance aussi rapide. Certains évoquent une saisonnalité de ce virus. Il y a les mesures barrières qui ont toujours été présentes. Donc, si vous voulez, c'est sûrement multifactoriel, mais c'est vrai qu'on ne s'attendait pas à une décroissance aussi rapide. C'est une bonne nouvelle. Ce qui nous permet, si vous voulez, de baisser encore un peu plus la garde. On est sur un déconfinement progressif. Là, la marche est un peu haute puisqu'il n'y aura plus de masque à l'extérieur.

Mais je vous fais remarquer qu'à l'extérieur, la transmissibilité de ce virus, elle est très faible en aérosol à l'extérieur. On ne va plus mettre le masque à l'extérieur. Bon, écoutez, moi, ça ne me fait pas peur. Le gouvernement a prévu quand même que dans les zones où la densité serait importante, même en extérieur, parce que la transmission par postillon, là, elle est toujours présente. On devra mettre le masque. Et le couvre-feu, écoutez, pas de couvre-feu à 23h. Moi, je préfère de voir les gens dehors après 23h que rassemblés dans des lieux clos où on sait que la transmission est maximale.

5:07
Présentateur

Benjamin Davideau, est-ce que d'abord vous, dans votre hôpital Raymond Poincaré-Deguerche, vous avez le même genre de conclusion ? Aujourd'hui, vous n'êtes plus inquiet en termes de place en réanimation, en termes d'arrivée de patients Covid ?

5:21
Invité

Écoutez, en tout cas, c'est évident qu'il y a une diminution des hospitalisations, mais il reste des malades. Nous, vous savez, on est toujours sur la garde, parce que, comme vous l'avez suivi depuis maintenant plus d'un an, notre travail a été sans relâche pour toutes les équipes. Donc, la prudence est mère de sûreté. Mais clairement, on se dirige vers quelque chose qui semble être une fin de crise. Ensuite, la question, c'est est-ce qu'on veut qu'elle soit durable ? Et comme Frédéric Hanel a très bien expliqué, ce qui va permettre d'embrayer, c'est la vaccination de masse.

Et on se dirige pas très loin d'un scénario d'une maladie en plusieurs vagues qui s'atténue avec ce joker qui est une vaccination en un temps record.

5:53
Présentateur

Donc, le danger, au fond, Benjamin Davido, c'est plutôt que les gens se disent puisque ça va mieux, je suis moins pressé de me faire vacciner, donc j'attends. Le danger, il est peut-être surtout là, en fait.

6:02
Invité

C'est exactement ça. Vous avez fait une excellente synthèse que j'ai écoutée avec beaucoup d'attention en démarrant l'émission. Et je répondrai, si vous me posez la question, sur le variant Delta avec grand plaisir, parce que c'est là-dessus où il y a beaucoup de confusion. Mais pour le fond, c'est ça.

6:13
Présentateur

Voilà, on va y aller au variant Delta, justement, puisqu'on a un auditeur sur franceinter.fr qui nous dit « Je trouve que le pari est bien risqué face à l'arrivée du variant indien, donc, dit-il. La France suit l'évolution de la Grande-Bretagne avec quelques semaines de décalage, donc OK pour les restos, dit-il, les concerts et autres, mais on ne devrait pas tout relâcher d'un coup. Pour ma part, dit cette personne, je continuerai à porter le masque en extérieur. Puisque vous avez commencé là-dessus, Benjamin Davido, c'est vrai, notre auditeur a raison sur un point, ou plusieurs d'ailleurs, on suit les Anglais en général. En tout cas, on a une évolution.

Ils sont un peu en avance sur nous, les pauvres. Ils ont eu leur variant britannique d'abord. Ils ont dû refermer donc un peu en catastrophe. Ils ont un variant britannique indien qui est beaucoup plus fort que le nôtre pour l'instant. Est-ce que la crainte, c'est qu'on soit, nous, là où ils en sont, eux, dans quoi ? Un mois ? Deux mois ?

6:59
Invité

Moi, je ne crois pas à ce scénario pour la simple bonne raison que, non pas, on est à une boule de cristal pour voir ce qui va se passer, mais la grande différence, c'est que nous, on a fait le choix d'une vaccination avec deux doses d'emblée. Souvenez-vous, on a très peu espacé les doses et surtout avec une vaccination qui aujourd'hui est majoritairement à RN messager et sans me tromper, c'est 99% des vaccins réalisés. C'est pour ça que votre constat et votre question est finalement la seule qu'on doit se poser.

C'est ne surtout pas baisser la garde dans une situation d'euphorie qui nous amènerait finalement en disant il n'y a plus de masque à l'extérieur, il n'y a plus de couvre-feu, donc c'est le monde d'avant à rester dans une situation statique qui, pour le coup, nous conduirait à une situation difficile à la rentrée.

7:38
Présentateur

Est-ce qu'on peut dire, Frédéric Adnet, est-ce qu'on s'avance trop si on dit que l'une des raisons pour lesquelles le Royaume-Uni a une crainte en ce moment, c'est d'abord parce qu'il y a une population indienne des allers-retours, etc., une sociologie tout simplement qui fait qu'il y a peut-être plus de variants indiens chez eux, mais aussi qu'ils ont beaucoup vacciné en première dose et en première intention, j'allais dire, pas forcément en deuxième dose encore.

8:04
Invité

D'abord, l'inquiétude en Angleterre vient d'un constat. Il y a un rebond épidémique. Ils étaient à un niveau extrêmement bas et là, depuis une bonne semaine, ça remonte. Donc, c'est ça qui inquiète. Après, il y a les éléments explicatifs. Qu'un variant remplace un autre, c'est tout à fait naturel. C'est l'histoire naturelle des virus et que le variant indien soit plus transmissible que le variant anglais, c'est naturel puisqu'il va remplacer le variant anglais. Ce qui est important, c'est de savoir si ce variant indien entraîne plus d'hospitalisation, plus de malades en réanimation ou entraîne, si vous voulez, des formes plus graves. Apparemment, les premières observations disent que non.

Probablement que le variant indien qui est à 2-5% en France va finir par devenir peut-être majoritaire. Mais ça ne veut pas dire qu'on va avoir une augmentation de l'incidence. Notre seule véritable arme dont on sait qu'elle marche contre ce variant indien et dont, l'a rappelé le docteur Davido, c'est la vaccination. La vaccination par ARN massager contrairement à l'Angleterre qui a une vaccination par AstraZeneca majoritaire avec souvent une seule dose, cette vaccination ARN massager est efficace. Et c'est là où vous avez bien perçu le danger. C'est-à-dire que lorsqu'on va commencer à réduire de plus en plus nos mesures barrières, les gens vont être rassurés.

Ils vont être rassurés, donc ils vont trouver un peu moins d'utilité à se faire vacciner. Les discours antivax vont peut-être prendre un peu plus d'ampleur et ça, c'est une véritable crainte. Alors que notre seule arme pour éviter un rebond épidémique à la rentrée, c'est évidemment dans une couverture vaccinale qui serait maximum.

9:35
Présentateur

Les patients qui entrent chez vous en ce moment, qui sont-ils ? Est-ce qu'on sait qui sont ces gens ? Est-ce qu'on sait si ce sont des gens qui sont beaucoup plus jeunes encore que ce qu'ils ont pu l'être ? Est-ce que ce sont forcément des gens qui ont une comorbidité ? Aujourd'hui, ceux qui rentrent encore à l'hôpital qui sont-ils ?

9:52
Invité

Aujourd'hui, ils ne rentrent plus. Ça fait une semaine que j'ai pu passer en Covid dans mes urgences. Mais par contre, si on peut parler de la troisième vague, la troisième vague se caractérisait par le fait que les patients étaient plus jeunes. Mais si vous voulez, en termes de gravité, on ne sait pas encore bien parce qu'on n'a pas les chiffres, mais comme les patients étaient plus jeunes, il y avait moins de mortalité puisque quand on est plus jeune, on est moins fragile et donc on meurt moins à l'hôpital.

10:14
Présentateur

Est-ce qu'on peut dire que ceux qui existent encore en réa sont des gens qui étaient en réa de toute façon, qui le sont depuis longtemps ? Ou est-ce qu'il y a eu de nouvelles entrées réa ?

10:23
Invité

Nos patients, je parle pour mon hôpital, mais on avait 50 lits de réanimation, maintenant on n'a plus qu'une vingtaine et on a 7 patients Covid. Parmi ces 7 patients Covid, un seul a été admis il y a une semaine. Tout le reste, c'est des patients, comme vous le dites, des Covid longs, c'est-à-dire des patients qui ont des séjours en réanimation très longs.

10:43
Présentateur

Bonsoir Pierre. Pierre, lâchez votre verre. Bonsoir Pierre, on vous écoute. Oui, bonsoir.

10:50
Invité

Alors, je voulais vous demander quelles sont les obligations des professionnels de la restauration et des bars, parce que, bon, dans la petite ville où je suis, dans les restaurants, ils sont extrêmement respectueux, pointilleux. Et hier, lors du match France-Allemagne, j'ai été très surpris du total non-respect des règles, au point que les deux propriétaires serveurs n'ont jamais porté le masque. Et il y en a même un qui a pris, pour ma mentale au, il a pris à pleine main des glations. Et donc, est-ce que dans un bar, c'est un lieu privé, les personnes ont le droit de faire ce qu'elles veulent ou est-ce qu'elles doivent respecter la législation ?

11:30
Présentateur

Ben oui, elles doivent le respecter. On parle bien d'extérieur. Je voudrais qu'on rappelle ça, Benjamin Davidot, très fermement auprès des gens qui nous écoutent. On est en train de parler de tomber le masque en extérieur et uniquement en extérieur. Et pas dans les endroits où tout le monde est très serré les uns contre les autres.

11:45
Invité

Oui, vous avez raison de le préciser, car il ne va pas falloir faire d'amalgame. Mais il faudra beaucoup de pédagogie pour accompagner ces deux mesures qui sont quasiment conjointes sur le calendrier pour ne pas tomber dans l'excès inverse qui est que l'épidémie est terminée parce que ça serait vraiment compliqué comme message.

12:00
Présentateur

On a une auditrice qui nous demande ceci. Le retrait du masque en extérieur concerne-t-il aussi les enfants dans les cours de récréation puisque théoriquement ils sont dans un espace extérieur mais nombreux et très concentrés. Et en effet, vraisemblablement, M. Davidot, les enfants ne sont pas concernés. Est-ce qu'on peut se dire que c'est une précaution supplémentaire ? Est-ce qu'on pourrait demander aux enfants à terme d'enlever leur masque dans la cour de récré ?

12:26
Invité

Je pense que de toute façon on va y venir. Il va falloir voir justement les situations dites exceptionnelles justement qui à contrario eux nécessitent la poursuite du port de masque. Typiquement, il y aura les endroits semi-confinés un peu comme les marchés, les files d'attente, toutes ces situations-là. Mais encore une fois, je tiens à répéter que si la possibilité de faire tomber le masque à l'extérieur est possible, c'est grâce aux chiffres excellents et en partie à plus de 50% de primo-vaccinés et qu'il ne faut vraiment pas tomber dans des situations de triomphalisme. Il faut qu'on aille de l'avant et il faut qu'on continue à vacciner massivement.

12:56
Présentateur

35 millions de double dosés à la fin du mois d'août en l'état. Benjamin Davidot, si on est toujours sur la même ligne, ça vous semble accessible, atteignable ?

13:07
Invité

Ça me semble absolument atteignable, simplement il va falloir se réinventer pour être attractif, être dans la séduction, pour capter ces jeunes qui veulent être vaccinés mais qui seront difficilement captifs parce qu'il y a la fin du baccalauréat, parce qu'il y en a qui vont partir en vacances et une des stratégies extrêmement intéressantes qui permettrait même de faire plus encore, c'est celle de rapprocher les doses comme initialement c'était prévu, c'est-à-dire la première dose puis à trois semaines pour atteindre, et vous avez raison de le préciser, ce chiffre de deux doses parce que c'est bien deux doses qu'il faut avoir reçues pour avoir une protection maximale et c'est non négociable face au variant indien dont on parlait tout à l'heure et c'est là-dessus qu'il faut qu'on ait un coup d'avance sur le virus contrairement aux Anglais.

13:45
Présentateur

Rapprocher les doses, Frédéric Adnet, c'est aussi une manière de précisément ne pas se laisser rattraper en fait par le variant indien, plus tôt tout le monde aura deux doses, moins il sera efficace, c'est des choses qu'on commence à entendre beaucoup, ramener Pfizer à quatre semaines notamment. Oui, tout à fait,

14:00
Invité

mais je vous rappelle que dans l'expérimentation du vaccin ARN, les deux premières doses étaient séparées de 21 jours. On a rallongé ce temps parce qu'on n'avait pas assez d'approvisionnement et je crois qu'il faut revenir à 21 jours, c'était le mode vaccinal initial, donc on ne prend aucun risque puisque c'était comme ça qu'a été validé ce vaccin et je pense que c'est surtout en direction des jeunes pour prévoir les vacances parce que les jeunes partant en vacances, ils ne pourront pas avoir leur deuxième dose, donc je pense que c'est une bonne stratégie.

Scientifiquement, ça se défend parfaitement parce que le vaccin a été expérimenté avec ces 21 jours qui séparaient les deux doses et puis ça va ranger les choses pour les jeunes qui vont partir en vacances.

14:40
Présentateur

Deux questions pour vous, Benjamin Davido. D'abord, rassurons ceux qui nous écoutent et qui ont eu un vaccin ARN à six semaines, ils ne sont pas moins protégés que ceux qui auront un délai de quatre semaines ou ont pu avoir un délai de quatre semaines au tout début de la vaccination. On est d'accord là-dessus ?

14:54
Invité

Non, pas du tout et d'ailleurs, ce qui nous a confortés pour le faire au-delà des stocks à l'époque, c'est qu'on avait avancé grandement. On était passé des personnes les plus vulnérables les plus âgées à des personnes plus jeunes sur lesquelles on peut largement le faire. Après, la question, c'est à quelle date veut-on atteindre la ligne d'arrivée ? Je crois que le plus tôt on leur atteint, le mieux ça sera, surtout si on a les doses.

15:12
Présentateur

On a Martine qui nous dit ceci et c'est pour vous. Visiblement, la vaccination AstraZeneca est beaucoup moins efficace que les vaccins ARN pour le variant Delta. Ne faudrait-il pas envisager dès maintenant une troisième vaccination Astra dès la rentrée ?

15:25
Invité

Je ne comprends pas pourquoi elle dit une troisième vaccination Astra. Je crois que la réponse, c'est la vaccination hétérologue, c'est-à-dire de faire le panachage des vaccins, de passer d'une dose d'Astra à une deuxième dose de Pfizer ou de Moderna.

15:35
Présentateur

Je pense qu'elle a été double dosée Martine AstraZeneca.

15:38
Invité

La question qui va se poser, en effet, ça va être non pas une troisième dose d'AstraZeneca et ceci dit, c'est ce que c'est d'expérimenter les Anglais, donc on aura des réponses, mais c'est probablement une vaccination dès l'automne pour ces gens-là à base d'un nouveau vaccin qui, vous le savez, va arriver au-delà des techniques de vaccination. On va avoir des vaccins basés sur le variant qui s'appelait le Sud-Africain auparavant et qui permettra d'avoir un vaccin très robuste, encore plus immunogène que celui qu'on a actuellement.

16:02
Présentateur

Est-ce qu'on sait déjà, vous avez parlé de l'automne, est-ce qu'on parle là de l'automne, de ceux qui ont été vraiment les tout premiers vaccinés ou est-ce qu'on se dit que ce sera un reviens-y pour tout le monde, y compris ceux qui ont été vaccinés un peu plus tardivement ? Est-ce qu'on sait comment ça peut s'organiser s'il y a besoin de troisième zone Benjamin Davido ?

16:23
Invité

Alors c'est toujours difficile, je pense que d'abord il va falloir voir surtout comment se profile l'épidémie en France mais aussi à l'extérieur puisqu'on l'a dit tout à l'heure, finalement on a une sorte de rétroviseur qui nous permet de voir comment les choses vont évoluer.

Mais clairement, si je devais me prononcer, la logique voudra qu'en tout cas on propose cette vaccination aux plus vulnérables, de fait les premiers vaccinés, pas tellement pour une raison de temporalité mais pour une raison finalement de bien couvrir ces différents variants et clairement la question qui va se poser c'est de rattraper les gens qui ont la vaccination Astra si les données se confirment et qu'on a une vaccination à deux vitesses. Moi je plaide depuis longtemps pour une vaccination que j'appelle universelle à l'ARN messager et je me félicite qu'aujourd'hui les français réclament de l'ARN messager.

17:01
Présentateur

Bonsoir Patrice. Bonsoir. On vous écoute.

17:04
Invité

Merci. Si je me demande s'il n'y a pas un excès de confiance ou une euphorie prématurée, si je compare les chiffres date à date entre juin l'année dernière et la date de cette année, on a encore un nombre de morts quotidiens supérieur à celui de l'an dernier ce qui nous amène à 110 000 morts totalisées sur un an, en plus d'un an bien sûr et d'autre part on a encore un taux d'incidence supérieur au taux d'incidence à la même date d'année dernière donc ce n'est pas prématuré.

17:34
Présentateur

Merci pour votre question Patrice. Frédéric Adnet il a raison. Patrice, on est revenu à des taux qui ressemblent à ceux de la fin de l'été ?

17:40
Invité

Il a parfaitement raison. On est, si vous voulez, encore à des niveaux supérieurs à la même date d'il y a un an ce qu'il faut regarder d'abord c'est la tendance on est vraiment dans une tendance à une décroissance il faut regarder la pente de la courbe et on est dans une pente qui est tout à fait optimiste et on est dans une décroissance rapide. La deuxième remarque c'est que la situation n'est pas comparable en termes d'immunité collective. L'immunité collective de la population française à la date d'aujourd'hui n'a rien à voir avec l'immunité collective de la population française il y a un an.

Dans cette immunité collective il faut compter évidemment les patients vaccinés mais aussi ceux qui ont fait la maladie. Et tout ça nous donne quand même si vous voulez nous médecins un certain optimisme même si il a raison de le faire remarquer votre auditeur le niveau en nombre absolu est quand même supérieur à ce qu'on avait l'année dernière à la même date.

18:33
Présentateur

On n'est pas à zéro alors vous vous souvenez qu'au moment du pic de l'épidémie il y avait eu une bataille d'experts de médecins sur ceux qui étaient favorables au zéro Covid et ceux qui l'étaient moins et qui pensaient que c'était impossible à partir du moment où on revient notamment au fameux taux de 5000 contaminations pas plus par jour qui était censé être un objectif bien antérieur à partir du moment où on peut maîtriser en fait chaque cas est-ce qu'on remet cette histoire de zéro Covid sur le tapis est-ce qu'on se dit que oui c'est un objectif désormais qu'on peut inscrire dans le marbre et vers lequel on peut tendre ?

19:05
Invité

En tous les cas ça remet si vous voulez ça redonne une dynamique à la procédure testée isolée et séquencée c'est-à-dire qu'on sait que cette technique elle est d'autant plus efficace que l'incidence est faible c'est-à-dire que quand vous avez un pays qui est complètement submergé par le virus on sait qu'on n'arrivera pas à isoler et à freiner l'épidémie et on n'a jamais su le faire d'ailleurs et on n'a jamais su le faire par contre dans la situation que l'on vit actuellement avec une incidence extrêmement basse on a tout intérêt à redynamiser ces procédures d'isolement de test et de séquençage pour pouvoir essayer de maîtriser et de diminuer la transmission de ce virus

19:43
Présentateur

Et c'est peut-être ce cas qui va être aussi difficile Benjamin David on n'a jamais réussi effectivement on le disait à l'instant à tracer on n'a jamais vraiment réussi à imposer très correctement les quarantaines comme ont pu le faire d'autres pays pas forcément loin de nous d'ailleurs sincèrement effectivement avec un chiffre plus bas c'est plus facile est-ce que ça vous semble possible et envisageable ou est-ce que là où ça devient très très compliqué depuis votre fauteuil d'infectiologue c'est que de toute façon on a un mal fou à faire admettre ça aux gens et plus l'incidence descend plus ça va être compliqué d'expliquer qu'on va devoir s'isoler pendant 7 à 10 jours si un proche a été atteint par le Covid

20:24
Invité

je pense qu'il y a plusieurs réponses à cette question la première c'est que vous avez raison la communauté avait été divisée face à zéro Covid ou laissé circuler le virus la réalité c'est qu'on ne va pas vraiment avoir le choix c'est-à-dire que c'est le virus qui va choisir et que très probablement de mon point de vue le virus il est là il fait partie des coronavirus ce sont des familles des espèces et ça sera la grippe du 21ème siècle ça c'est un premier point le deuxième point c'est que finalement si on doit vivre avec lui et c'est ce que je crois comme vous l'avez compris il faut le dresser il faut le dompter et pour le dompter comme l'expliquait Frédéric Adnay à l'instant on a une chance c'est qu'à moins de 5000 on sait que manuellement et surtout avec un outil numérique on est capable de le dompter de l'apprivoiser et vous voyez où je veux en venir l'outil numérique qu'on a aujourd'hui au-delà du traçage et de l'isolement c'est ce fameux passeport sanitaire qui vraiment nous permet d'avoir des interactions en toute sécurité et ça c'est une révolution

21:14
Présentateur

Où est-ce qu'on en est ? Je vous poserai la question aussi à vous Frédéric Adnay Où est-ce qu'on en est chez vous de la vaccination des soignants Benjamin Davido ? Est-ce que c'est toujours un sujet ? Est-ce que c'est un sujet qui est derrière nous ?

21:25
Invité

Écoutez, vous tombez bien parce qu'il y a un peu plus d'une heure on était là en train de fêter l'objectif atteint de 1000 sur 1600 donc on a vacciné plus de 60% dans l'établissement donc 90% de l'établissement Alors voilà vous savez il y a eu aussi beaucoup de vacataires il y a des gens qui sont venus aider donc vous savez on a compté tous les gens depuis le début de la vague il y a des gens aussi sur lesquels on n'a pas pu avoir le dessus et qui ont été vaccinés en dehors de l'hôpital pour un certain nombre mais en tout cas l'objectif est atteint on peut s'en réjouir et tout de même 90% des médecins c'est vraiment un excellent score quand on voit par rapport aux autres vaccinations habituelles et je pense que la mission d'exemplarité a été largement accomplie

22:02
Présentateur

De votre côté aussi Frédéric Adnet à l'hôpital Avicenne à Bobigny est-ce que vous avez le sentiment que c'est derrière nous cette histoire de soignants réticents ?

22:10
Invité

Écoutez, on est dans des chiffres voisins il reste et je ne peux pas le nier il reste quand même une petite partie de soignants qui refuse la vaccination mais qui est vraiment très très minoritaire les chiffres que l'on a sont d'ailleurs probablement sous-estimés parce qu'il y a des soignants qui vont se vacciner et quelques médecins qui se font vacciner en dehors de notre centre de vaccination donc qui échappe à la statistique mais on a une très bonne couverture vaccinale à tel point qu'actuellement dans nos centres de vaccination au sein de notre hôpital on propose aux visiteurs aux proches aux personnes en salle d'attente de venir se faire vacciner parce qu'on a des plages de libre et on propose à tout azimut à toute personne venant à l'hôpital pour voir un de leurs proches de se faire vacciner en attendant en attendant les examens

22:55
Présentateur

et ça marche ça ou pas ? ça marche ça marche cette espèce de vaccination spontanée en fait de gens qui n'ont pas fait la démarche mais puisque la piqûre est là ben allez-y

23:02
Invité

ça marche parce qu'on a des plages libres et puis c'est très facile et à peine il est rentré dans les locaux qu'on va lui faire sa vaccination et ça ça surprend assez parce qu'en France on a l'habitude de processus administratifs extrêmement lourds et là on voit qu'on a pratiquement un open bar pour se faire vacciner et ça marche pas mal

23:20
Présentateur

c'est peut-être ça d'ailleurs la solution et la clé pour vacciner ceux qui sont encore réticents comme vous dites c'est l'open bar c'est-à-dire une facilité c'est déjà pas si compliqué que ça mais une meilleure facilité encore nous permettrait d'avancer bonsoir Christophe oui bonsoir on vous écoute Christophe

23:35
Invité

voilà je suis médecin généraliste j'ai commencé les vaccinations avec l'AstraZeneca j'en ai fait déjà pas mal ce samedi j'ai une vingtaine de vaccinations à faire par l'AstraZeneca ce sont les deuxièmes vaccinations or ce que j'entends c'est qu'il ne faut pas les faire enfin ou quasiment il ne faudrait pas trop les faire et plutôt privilégier l'ARN messager or le Moderna nous arrive à peu près un flacon tous les quels jours je fais quoi je dis aux gens qui vont me dire même si docteur non non ils ont dit à la radio qu'il fallait absolument faire de l'ARN messager en deuxième intention je suis coincé

24:12
Présentateur

j'entends ce que vous dites Christophe et j'imagine que vous n'êtes pas le seul médecin généraliste à entendre ce genre de remarques Benjamin Davido vous qui êtes un très fervent de l'ARN on a bien compris pourquoi qu'est-ce qu'il dit Christophe à ses patients

24:27
Invité

c'est extrêmement compliqué nous on a eu cette situation avec les soignants comme vous le savez parce que les premiers vaccinés y compris alors la situation a été facile parce qu'on avait essentiellement beaucoup de jeunes dans le calendrier à ce moment-là et donc la question ne s'est pas posée de fait ils ont eu une deuxième dose d'ARN messager mais on s'est trouvé dans une situation compliquée pour ceux qui avaient le choix à contrario et qui nous demandaient pourquoi l'un et pas l'autre et qui parfois étaient accrochés à AstraZeneca et ça c'est parfois étonnant et ce qu'on sait c'est pas pour refroidir les gens par rapport à l'ARN messager mais c'est que lorsqu'on va faire ce panachage de vaccins à contrario il y a un risque plus important d'effet indésirable bénin qui souvent freine certaines personnes donc je crois qu'il faut rester dans la situation du cas par cas il faut discuter et ensuite si vraiment les gens sont accrochés à cette deuxième dose d'ARN messager à ce moment-là malheureusement il faut les adresser sur un centre de vaccination qui pourra réaliser cette deuxième dose

25:13
Présentateur

et parfois c'est pas si simple Frédéric Adnet le problème c'est que moi je voudrais que les gens qui ont été vaccinés deux fois à l'AstraZeneca n'imaginent pas qu'ils ont été sous-vaccinés par rapport à d'autres

25:25
Invité

non non mais il ne faut pas diaboliser l'AstraZeneca l'AstraZeneca a souffert depuis sa mise sur le marché d'une campagne de communication qui était un peu catastrophique et qui est là très mauvaise presse il suffit de voir et d'aller dans les centres de vaccination pour voir que les gens sont très réticents à se faire vacciner par l'AstraZeneca l'AstraZeneca c'est un vaccin qui marche et si vous voulez l'ARN messager marche tellement bien que effectivement l'AstraZeneca marche bien comme un bon vaccin classique mais un petit peu moins bien et notamment sur le variant Delta le variant indien un peu moins bien que l'ARN messager mais on a été tellement si vous voulez étonné par les performances des vaccins ARN messagers que ça éclipse un petit peu le vaccin AstraZeneca qui est un très bon vaccin qui marche très bien mais qui a des performances effectivement d'un bon vaccin mais un peu inférieur à celui de l'ARN messager

26:18
Présentateur

un petit peu moins bien parce qu'encore une fois je ne veux pas qu'on fasse peur à ceux qui ont été vaccinés deux fois à l'AstraZeneca ça ne veut absolument pas dire qu'une forme grave est possible ça ne veut absolument pas dire il marche très bien alors voilà vraiment que les choses soient très très claires là-dessus par ailleurs plus on est cerné par des ARN si je puis dire moins il y a une chance qu'on de toute façon on ait ce variant indien y compris quand on a été vacciné deux fois à l'AstraZeneca voilà donc fréquenter des gens qui ont été vaccinés eux-mêmes et à l'ARN messager peut-être que ça vous aidera à vous rassurer en tout cas Sarah bonsoir bonsoir on vous écoute Sarah

26:51
Invité

en fait j'enseigne il y a des adultes et on va reprendre les cours en présentiel dans pas longtemps et on se demandait si le port du masque une fois assis étant donné qu'on aura aussi de la distance entre les personnes est-ce que ce serait raisonnable en fait d'envisager d'enlever le masque un petit peu pendant nos cours ou pas du tout sachant que beaucoup de mes apprenants sont vaccinés moi juste une dose mais la plupart les deux

27:15
Présentateur

c'est une bonne question Benjamin Davido parce que la tentation nous l'avons tous en fait chacun dans nos bureaux on passe notre temps à nous demander combien tu as eu de doses où tu en es etc donc qu'est-ce qu'on peut répondre à Sarah même si elle ne le dira personne

27:29
Invité

on peut lui répondre quelque chose qui existe déjà je ne vais rien inventer ce sont les recommandations de la haute autorité de santé qui ont maintenant plus de deux mois et qui disent qu'à partir du moment où on est jusqu'à six personnes vaccinées en intérieur du moment que la pièce est bien aérée on peut être sans masque et donc c'est ce qu'on fait d'ailleurs régulièrement entre médecins à l'hôpital

27:46
Présentateur

et bien voilà comme ça Sarah surtout ouvrez les fenêtres bonsoir Robert

27:50
Invité

oui bonsoir à tous on vous écoute écoutez moi j'aimerais savoir s'il ne serait pas intéressant de laisser les plus jeunes disons les moins de 30 ans aller pour faire simple aller venir sans aucune restriction plutôt que de les vacciner disons de les laisser à la limite se contaminer puisqu'il n'y a pas disons de gènes médicaux à l'accessoire contaminé et qu'une fois contaminé participe à l'immunité collective de façon au moins aussi efficace que les vaccinés si ce n'est plus puisque le contaminé ne secrète plus de virus à partir de la troisième semaine alors qu'un vacciné peut disons être contaminé et disons écraser du virus c'est du simple bon sens ça peut gagner du temps de l'argent et ça laisse libres les plus jeunes

28:35
Présentateur

Merci beaucoup Robert Frédéric Adnet ça aussi c'est une question qu'on a tournée et retournée sur l'immunité des plus jeunes et puis finalement la clé on finit par se dire qu'elle est dans le vaccin de toute façon

28:44
Invité

Oui malheureusement c'est une fausse bonne idée et puis c'était un espèce d'espoir qu'on avait eu rappelez-vous à la première vague où certains disaient laissons contaminer les jeunes comme ça on atteindra une immunité collective plus rapidement deux choses de laisser contaminer les jeunes ça amène des contaminations secondaires dans la cellule familiale des sujets plus fragiles et les sujets plus fragiles ne sont pas tous vaccinés d'autre part et ça les études l'ont bien montré le vaccin apporte le vaccin complet je parle de deux doses voire le vaccin une dose chez un patient qui a déjà fait le Covid amène une immunité qui est beaucoup plus forte et beaucoup plus longue que la simple maladie surtout la forme que font les jeunes c'est-à-dire des formes aussi symptomatiques ou peu symptomatiques donc non on a tout intérêt à miser sur le vaccin on est sûr si vous voulez de son efficacité et les premiers travaux montrent quand même que l'immunité qu'il génère est quand même plus importante et plus durable que la simple maladie surtout si c'est une forme bénigne

29:44
Présentateur

Benjamin Davideau Gisèle nous demande sur franceinter.fr pourquoi ne parlez-vous jamais du Johnson je suis vacciné avec ce vaccin et du coup je ne sais plus si je dois faire une seconde dose et si oui avec quel vaccin c'est vrai qu'on a l'impression qu'il y a des oubliés du Johnson

29:58
Invité

vous avez raison vous avez raison alors il a été oublié parce que finalement il est arrivé au moment donné où il y a eu la mauvaise presse d'AstraZeneca et certains se sont posé la question mais en tout cas ce vaccin reste sur un schéma une dose il a pas mal d'avantages et il a des données de robustesse très intéressantes et je rebondis par rapport au fait que vous avez souligné un point très important tout à l'heure lorsqu'on parle d'efficacité on parle d'efficacité globale c'est-à-dire d'avoir le nez qui coule jusqu'à se trouver en réanimation évidemment la seule chose qui compte aujourd'hui c'est la capacité des vaccins à bloquer les formes graves et ils sont tous très efficaces face à ces formes sévères de la maladie

30:30
Présentateur

si d'aventure on réalisait qu'il fallait quand on a été vacciné au Johnson qui est censé être un vaccin une dose effectivement qu'il en fallait une deuxième peut-être au moment où pour d'autres il en faudra une troisième mais est-ce que ça veut dire qu'on pourra à ce moment-là faire des mélanges ou retrouver une dose de Johnson à nouveau est-ce que c'est selon en fait est-ce que ça marche comme l'Astra on peut faire un double ou on peut panacher pardon de le dire comme ça Benjamin Davidot

30:55
Invité

c'est amusant tout à l'heure on parlait des open bars j'ai l'impression vous savez qu'on est dans le film avec Tom Cruise on va secouer dans un mèchec alors en fait il y a une étude américaine d'ailleurs ça va bien avec Tom Cruise qui a commencé et qui teste toutes les combinaisons possibles là pour le coup c'est Jean Bray sur le côté casino et on a des choses extrêmement surprenantes pour l'instant on n'a pas les résultats et donc on aura les résultats de toutes ces combinaisons et les gens pourront choisir ensuite

31:17
Présentateur

d'accord on verra à ce moment-là soyez patiente avec votre Johnson mais vous n'êtes pas toute seule je voudrais dire que l'un de nos réalisateurs Fabrice a été vacciné au Johnson à la maison ici d'ailleurs puisque c'était plus facile à conserver bonsoir Cécile oui bonsoir on vous écoute

31:31
Invité

alors voilà en fait moi j'ai une question par rapport au changement de centre de vaccination parce que j'ai ma fille qui est étudiante à Toulouse et donc qui s'est vaccinée hier donc là elle va rentrer chez nous pour les vacances et en fait la deuxième dose c'est fin juillet et c'est une semaine où on est censé être en vacances donc pourquoi est-ce qu'on ne peut pas changer de centre de vaccination ça faciliterait vraiment les choses

31:53
Présentateur

alors je peux mais je pense que vous pouvez en fait mais moi je suis un peu intrigué parce que si elle s'est fait vacciner hier et que la deuxième dose c'est fin juillet ah oui quatre semaines pardon oui on est déjà à la fin oui un peu plus même six semaines en fait peut-être qu'on peut essayer de ramener les doses c'est peut-être ça la solution Frédéric Adnet

32:09
Invité

oui c'est théoriquement possible puisque de toute manière les centres de vaccination déclarent à la sécurité sociale à Émilie donc les vaccinations et probablement que les connexions peuvent se faire dans différents centres de vaccination mais c'est vrai que c'est un schéma qui n'avait pas été anticipé lors de la création de ces centres de vaccination et c'est vrai que malheureusement on donnait toujours les deux rendez-vous pour le même centre mais à chaque fois qu'on vaccine un patient on le déclare sur une banque de données qui est la sécurité sociale qui est Amélie et il est à mon avis complètement possible de se faire vacciner sur la deuxième dose un autre centre de vaccination en se connectant justement sur ce c'est plus compliqué mais c'est vrai que ça n'a pas été bien anticipé ce changement de centre et je crois qu'il faut faire un effort de communication parce que je pense que c'est possible

32:57
Présentateur

vous avez essayé Cécile est-ce que vous avez fait chou blanc pour l'instant ou comment ça se passe ?

33:02
Invité

non j'avoue j'ai pas essayé de reprendre un autre rendez-vous là où on sera en vacances

33:08
Présentateur

j'avoue j'ai pas essayé bah écoutez mon conseil c'est d'essayer d'en prendre une autre mais de ne pas annuler la précédente en gros pour éviter mais essayez toujours j'ai cru comprendre vous allez m'arrêter si je me trompe peut-être que vous avez eu des cas similaires Benjamin Davidot j'ai cru comprendre qu'on l'avait envisagé un temps notamment sur les plateformes et puis que ça devient effectivement compliqué donc c'est un peu difficile pour les gens qui le souhaitent et que l'une des solutions effectivement la meilleure solution c'est de rapprocher les doses plutôt que d'essayer d'avoir des deux piqûres très éloignées

33:40
Invité

clairement et c'est l'illustration de ce qu'on a expliqué c'est à dire que là il y a un acte très citoyen qui est de dire protégeons-nous les uns les autres et donc soyons protégés avant de se retrouver avant les brassages de population donc on voit bien qu'il y a un besoin il faut répondre à ce besoin et puis au-delà des centres vaccination je rappelle qu'il y a des possibilités maintenant qu'on arrive à conserver mieux les vaccins RN messagers de faire y compris chez son médecin ou dans sa pharmacie de quartier une dose de vaccination Moderna par exemple donc il faut essayer de passer les bons coups de fil et de s'organiser et puis le site vit ma dose qui peut aider à débrouiller des situations compliquées

34:12
Présentateur

il y aura sûrement des cas comme ça de toute façon au cours de l'été peut-être qu'on en saura un peu plus bonsoir Camille oui bonsoir on vous écoute Camille

34:19
Invité

merci beaucoup de prendre la question en fait c'est tout simple je suis une maman qui allait et quand je suis allée en pharmacie pour me faire vacciner mon pharmacien m'a dit que c'était pas conseillé qu'il valait mieux attendre la fin de mon allaitement et du coup je suis surprise de sa réponse et j'aurais voulu l'avis de votre invité

34:35
Présentateur

et bien écoutez il va vous le donner tout de suite Frédéric Adnet allez-y

34:38
Invité

aucun risque aucun risque des études ont été faites sur des mamans allaitantes et en plus les anticorps passent dans le lait maternel et donc peuvent participer à une protection du bébé donc non il n'y a aucun risque chez les femmes allaitantes à se faire vacciner comme il est conseillé de le faire pour les femmes enceintes puisque on sait que le Covid chez les femmes enceintes font plus volontiers des formes graves et donc les femmes enceintes ont tout intérêt à se faire vacciner et les femmes qui allaitent peuvent se faire vacciner sans aucun problème

35:08
Présentateur

ce que ça veut dire ce que nous dit Camille c'est qu'il y a peut-être encore des explications à donner notamment aux pharmaciens et aux médecins généralistes parce qu'en toute bonne foi j'imagine le pharmacien a hésité voulant pas faire de mal à Camille donc ça veut dire qu'il ignorait en fait qu'on était à zéro zéro danger

35:23
Invité

oui oui mais vous savez on a toujours un principe de précaution en France notamment chez les femmes enceintes chez les femmes allaitantes chez les enfants etc bon là les études sont faites elles ne sont pas encore passées vraiment dans les recommandations mais je n'ai lu aucune étude qui mettait en cause la vaccination chez les femmes allaitantes donc non elle peut être assurée

35:47
Présentateur

Benjamin Davideau Louise nous demande si le quota des 6 personnes à table en terrasse qui pour l'instant est conservé vous semble toujours d'actualité est-ce qu'il est toujours nettement préférable voire dangereux d'augmenter le quota je parle de l'extérieur encore une fois

36:03
Invité

j'ai compris c'est une bonne question en fait ce qu'il faut comprendre et souvenez-vous c'était la question qu'on s'était posé finalement l'été dernier où certains annonçaient la reprise d'une vague tout de suite en plein mois de juillet et étaient étonnés que les rattroupements en extérieur n'avaient pas créé ces situations c'est qu'en fin de compte lorsque vous allez en terrasse de restaurant et que vous êtes en général 6 vous êtes avec un cercle qu'on va appeler le premier cercle souvent votre famille vaut très proche et le plus vous agrandissez ce cercle le plus vous vous mettez dans des situations où vous allez augmenter la probabilité de contamination donc je crois qu'il ne faut pas amener à ce genre de rassemblement et ensuite on verra est-ce que le bon chiffre c'est entre 6 et 10 les américains vont jusqu'à 10 ça sera modulé en fonction de l'évolution de l'épidémie

36:41
Présentateur

en profitant des choses les unes après les autres si tout va bien si tout va bien on ira en augmentant je voudrais vous laisser avec ce mail de Nicolas qui dit une pensée pour celles et ceux qui ont pris l'habitude d'éternuer dans leur masque dans la rue et qui vont avoir de belles surprises en éternuant dans leurs mains et sans le faire exprès il dit je me compte dedans oui ça c'est un effet secondaire effectivement de la fin du port du masque merci vraiment à tous les deux merci à tous pour vos nombreuses questions merci à tous

37:04
Locuteur

merci à tous merci à tous