Projection du film « Toki et Lokita » des frères Dardenne à l'Assemblée nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
alors on fait un film avec des personnages pas avec un message ni avec un sujet mais c'est vrai que ce film-ci est peut-être dans nos films celui qui est qui dénonce une situation et que l'histoire de nos deux personnages c'est deux jeunes exilés deux jeunes mineurs non accompagnés qui rêvent de trouver une terre d'asile dans notre pays la Belgique mais la Belgique c'est l'Europe on peut dire et qui vont être confrontés à des conditions très I est parfois cruel de la part du pays d'accueil et voilà c'est cette histoire là c'est avoir des papiers ou ne pas en avoir c'est toute la question ce qui a été l'allumage de notre volonté notre désir de faire un film c'est des articles assez nombreux qu'on avait lu dans la presse sur le nombre impressionnant d'enfants de mineurs d'âge venus d'Afrique et d'autres pays qui lorsqu'ils étaient en Europe à un moment donné une partie de ses enfants disparaissaient les personne qui avait fait cette enquête au niveau européen disait que malheureusement on pouvait penser le pire pour une grande partie de ses enfants c'est ça qui nous a qui nous a un peu mobilisé on s'est dit tiens on va faire un film on va donner on va raconter l'histoire de de deux de ces enfants je pense surtout à tous ceux qui sortent de de laaz de l'aide à l'enfance c'est dramatique parce que pour une ligne qui semble faux pour une virgule qui manque à leur parcours mais en fait on les enlève d'une protection d'État et ils deviennent délinquants ils deviennent prostitués ils deviennent oui et là et là on les protège plus et c'est ça qui me révolte je suis là ce soir parce que ce film a une résonance particulière avec les débats qu'on vient de mener au Sénat sur le projet de loi immigration en France malheureusement la droite et l'extrême droite ont réussi à donner l'impression que la France est un pays où on arrive comme on veut on s'installe comme on veut sans règle alors que ça n'est pas du tout le cas c'est très difficile même simplement de pouvoir s'installer d'obtenir le droit d'asile de venir et de se faire en travaillant d'être régularisé alors qu'on travaille souvent qu'on cotise on prend la pente d'un pays qui malheureusement devient un pays de fermeture l'histoire de Stéphane ravacl c'est et de son apprenti l' faod Traoré c'est l'histoire d'un apprenti qui a été accueilli par la République comme mineur qui a été accompagné pour lequel d'ailleurs le département les institutions de la République ont engagé des fonds ce qui est normal qui s'intègrre qui trouvve du travail qui donne satisfaction à son employeur et puis du jour au lendemain on dit monsieur vous êtes devenu adulte on veut plus de vous donc c'est un immense gâi c'est un gâchi humain c'est un gâchi économique c'est en plus totalement discrétionnaire parce que ce sont les préfets qui décident du jour au lendemain de délivrer des au qtf des obligations de quitter le territoire français et c'est ça qu'on voulait absolument remettre en cause donc c'est un combat qui reste de l'actualité refuser ce projet qui est profondément c'était les mots de Stéphan ravac ce soir dégueulasse avoir ce recul constaté sur le droit du sol sur l'aide médicale d'État sur le regroupement familial sur cette préférence nationale accordée pendant 5 ans puis cette façon dont va traiter les étudiants étrangers en demant une caution pour être sûr de leur départ bref tout ce qui rend en fait la France qui se veut une forme de de lumière pour l'humanité et qui est là renvoyé à ses à ses PIR penchant les associations des once euh une aggravation et une mise en cause sans précédent des droits des des étrangers euh qui vivent sur notre territoire une précarisation extrême euh on Bafou le droit international les traités européens et même la Constitution donc on va appeler les parlementaires à se ressaisir et j'espère que ce sera le cas notamment des parlementaires du parti socialiste
Olivier Faure