Etienne Blanc :"On est débordé par la puissance du narcotrafic"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quel est le poids que l'on peut faire aujourd'hui sur l'évolution du narcotrafic par les réseaux sociaux ?
- 4:00OuverteRéponse directe
On est au bord du gouffre ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi est-ce qu'on s'y prend aussi tard ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est submergé ? Est-ce que tout nous échappe ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'on ne commence pas par enlever les portables en prison ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est la première mesure pour inverser la tendance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Étienne BlancChiffre
« On est maintenant à 70000 € d'amende. C'est 7 ans de prison pour recruter des petites masques qu'on appelle les jobers. »
- 6:00Étienne BlancChiffre
« En France, vous avez 250000 personnes qui vivent directement ou indirectement du narcotrafic. »
- 7:00Étienne BlancChiffre
« Vous avez un chiffre d'affaires qui est de l'ordre de de 7 milliards d'euros, mettez-le en rapport avec le budget de la justice qui est à 10 milliards. »
- 8:00Étienne BlancChiffre
« En France aujourd'hui vous avez 5 millions de personnes qui consomment de la drogue hein. C'est 5 millions.2 de cannabis, 12ion2 de cocaïne régulier et 3 millions occasionnels. »
- 11:00Étienne BlancFait
« La France, elle est sur un point de bascule, elle est au bord du gouffre. »
- 12:00Étienne BlancFait
« On est débordé par le nombre et on est débordé par la puissance du narcotrafic qui est en train de déferler sur la France. »
- 17:00Étienne BlancPromesse
« Il faut maintenant une deuxième étape dans le travail que nous avons fait et c'est un travail sur la consommation. »
- 27:00Étienne BlancFait
« Le système des repentis, c'est une bonne chose. Le système des indicateurs hein, un indicateur qui est dans un réseau, on continue à l'actionner pour qu'il vous disent tout ce qu'il sait. »
- 32:00Jean-Michel VerneFait
« La DZ Mafia, c'est avant tout un petit cercle de gens qui sont en prison. Et ce petit cercle, il est très réduit. »
- 34:00Jean-Michel VerneFait
« Vous avez des groupes criminels qui se dit ben nous on va prendre le territoire. »
- 37:00DamienFait
« Le monde agricole est en détresse. »
- 42:00PhilippeFait
« Est-ce qu'on veut de la souveraineté agricole, l'alimentaire dans 5 ans, 10 ans, 15 ans ou 20 ans ? On veut des agriculteurs en France ? »
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Midih 14h, Sud Radio, [musique] la France dans tous ces États, le face-à face. Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mardi 19 mai 2026. Nous allons parler narcotrafic sur les réseaux sociaux, narcotrafic en général.
Euh Bruno Retaillot avait utilisé l'expression mexicanisation de la France. Il y a des endroits où c'est très avancé. Et est-ce qu'on pourra parler de marseillisation de Lyon ?
Nous abordons tout ça avec le député les Républicains du Rône, Étienne Blanc. Un parlementaire impliqué dans dans ce combat, un parlementaire courageux qui n'a pas sa langue dans sa poche, qui parle vrai, c'est pour ça qu'il est très à l'aise sur sur Sud Radio et on sait son engagement républicain et citoyen pour la défense de ces valeurs essentielles que visiblement la gouvernance néglige ou n'arrive pas à à j'allais dire à à juguler. Bonjour Étien merci d'être avec nous.
Euh là, les dernières infos, on a vu à Lyon encore cette nuit un incident avec des blessés. Quel est le poids que l'on peut faire aujourd'hui sur l'évolution du narcotraficement par les réseaux sociaux ? On en est où ?
C'est un petit peu endigué ou pour l'instant rien d'efficace n'est mise en place malgré la commission surtout que vous avez présidé. Euh quel est quel est le point que l'on peut faire aujourd'hui optimiste ou pas très optimiste ? D'abord dans le rapport que nous avions fait à l'époque sénateur he pas député, j'ai été député, je ne suis plus sénateur sénateur sénateur et notre rapport bien sûr dans notre rapport et avec mon collègue président de la commission Jérôme Durin, nous avions bien pointé les recrutements sur les réseaux sociaux et en totale liberté.
C'estàd sur les réseaux sociaux, vous mettez une annonce, vous dit voilà pour aller surveiller sur un point de deal euh 200 € vous mettez le prix de la prestation, vous mettez quasiment les horaires de travail et vous recrutez et vous recrutez beaucoup de mineurs. Voilà. Donc nous avions dans la loi que nous ont fait voter après le rapport considérablement augmenter les sanctions.
On est maintenant à 70000 € d'amende. C'est 7 ans de prison pour recruter des petites masques qu'on appelle les jobers et pour parler un français parfait. Et voilà.
Donc aujourd'hui, la puissance publique a cet outil à disposition et je crois que ça marche. Je crois qu'on les surveille de mieux en mieux. Mais la réalité, c'est qu'on est débordé par le nombre et on est débordé par la puissance du narcotrafic qui est en train de déferler sur la France.
Et ce que nous avions écrit, la France, elle est sur un point de bascule, elle est au bord du gouffre. Très clairement, quand vous habitez Lyon et que vous prenez la dimension de l'affaire qui s'est produite cette nuit, oui, vous commencez à à donner crédit au terme de ce rapport. On est au bord du gouffre.
Vous voulez dire que il y a des organismes de narcotrafic qui sont en train de s'institutionnaliser si je comprends bien de prendre possession sur le territoire. Ils sont dans une rivalité guerrière. Euh on est dans des guerres des gangs.
Des a mafi restent pour l'instant, j'allais dire le leader de l'opération. Il semblerait que des aides mafia aimeraient bien s'intéresser récupérer le territoire lyonnais. On est dans des secteurs commerciaux carrément.
C'est c'est terrible comme des parts de marché. C'est des parts de marché. Le narcotrafic comme Lidl, c'est voilà, vous avez un consommateur, il faut l'alimenter et pour ça, il faut acheter de la drogue, la transformer, la transporter et la distribuer.
Donc il vous faut avoir des points de distribution et ces points de distribution, il font l'objet d'une conquête de marketing et vous avez à la disposition de ces conquêtes des moyens aujourd'hui extrêmement puissants. Je rappelle que grosso modo en France, vous avez 250000 personnes qui vivent directement ou indirectement du narcotrafic. Vous avez un chiffre d'affaires qui est de l'ordre de de 7 milliards d'euros, mettez-le en rapport avec le budget de la justice qui est à 10 milliards.
C'est 70 % du bude. Et pour conquérir ces points de de distribution commerciale, mais il y a plus aucune limite. Et c'est la Calashnikov, c'est les menaces, c'est les enlèvements, c'est les exécutions.
Voilà. Donc aucune limite et et aucune morale et des moyens absolument gigantesques. Alors vous avez la DN Mafia et d'autres qui cherchent à conquérir ses ses points de distribution et Lyon c'est une grande ville hein.
Lyon et sa périphérie, c'est une grande métropole. Donc il y a un marché. rappelle qu'en France aujourd'hui vous avez 5 millions de personnes qui consomment de la drogue hein.
C'est 5 millions.2 de cannabis, 12ion2 de cocaïne régulier et 3 millions occasionnels. C'est un marché c'est un marché à entier.
Alors le président de la République qui adore utiliser l'expression "Nous sommes en guerre" là pour instant avec votre description. Effectivement s'il y a bien un sujet sur lequel nous sommes réellement en guerre, c'est bien celui-là. Euh nous sommes en liaison avec Michel Verne.
Bonjour. Euh vous avez Jean-Michel, pardon, excusez-moi, Jean-Michel Verne, bien sûr, je vous connais en plus, donc l'erreur est impardonnable. Journaliste d'investigation et vous êtes l'auteur de Inside DZ Mafia.
Vous êtes au cœur du gang d' narcobaux aux éditions au Jean-Michel Verne, on peut estimer aujourd'hui les effectifs de des aides mafia sont est-ce qu'on peut quantifier ? Est-ce qu'on peut chiffrer le nombre de gens qui participent à cette à ce gang ? Déjà, il faudrait définir ce qu'est la DZ Mafia.
La DZ Mafia, c'est avant tout un petit cercle de gens qui sont en prison. Et ce petit cercle, il est très réduit jusque à dire qu'aujourd'hui en fait il y aurait une pyramidalisation de l'organisation. C'est-à-dire que le chef serait aujourd'hui euh Gabriel Hori dit Gaby.
Mais au départ, on est sur trois quatre personnes. C'est et ces trois quatre personnes euh ont décidé de s'opposer au personnages qui comparé aujourd'hui euh depuis hier pardon euh devant le tribunal de Marseille. Il s'appelle Félix Bingi.
Faut comprendre que la deè ma n'existerait pas sans Félix Bing qui euh dirige le clan Yoda euh qui en 2021 2022 décide de prendre en main la cité la paternelle et va plus loin parce qu'il s'allie à deux autres euh je vais dire narcotrafiquant importants. C'est le le clan des Carmes et le clan de la Busserine. Et ces gens-là montent en puissance, ils sont très ambitieux et face à eux va se créer en prison la deszen mafia. tout part de là, tout part de Marseille, tout part de cette matrice qui s'appelle la cité la paternelle qui aujourd'hui n'est plus rien en terme de narcotraique, hein, il faut le savoir.
Et tout ça va se disséminer comme un cancer qui se métastase avec des méthodes très particulières qui passent effectivement par les réseaux sociaux et qu'on a le vraiment des difficultés à maîtriser. [grognement] Alors, la question clairement que vient de de ce que vient de dire monsieur le sénateur, c'est est-ce qu'on est submergé ? Est-ce qu'on va est-ce qu'on va disparaître ?
Est-ce que un état totalitaire va s'installer dans tous nos territoires ? Est-ce que tout nous échappe ? Est-ce que tout est foutu ? la question qu'on peut se poser.
Euh moi je suis je dirais j'étais extrêmement pessimiste. Je suis un peu moins depuis la conférence de presse que j'ai vu hier à Marseille avec le procureur de Marseille, le procureur de Nice et le patron de la PJ de Nice. Ils sont arrivés à résoudre en moins de 48 he cette cette expédition punitive extrêmement dramatique sur la place à Mary Moi, j'ai senti une volonté.
J'ai senti qu'il y avait des gens compétents. J'ai senti que avec quelques moyens on arrivait à être très efficace. Après euh effectivement euh on est on a l'impression que il y a une course à échalotte qu'on est toujours en retard et qu'on court après quelque chose hein.
Alors après Nice, c'est Lyon. Après Lyon ça va être la région parisienne. Euh voilà.
Mais je pense que si l'État se donne les moyens, si on a les hommes qu'il faut au bon endroit, les on a les moyens financiers, on peut contrer ce phénomène ? Est-ce qu'on va le juguler ? Je n'en sais rien.
Moi, j'ai voilà, j'ai une petite lueur d'espoir. Voilà, aujourd'hui au moment où je vous parle, je je demande je demande dans mon pessimisme dans mon pessimisme [grognement] habituel. Voilà, j'ai une petite lure d'histoire.
Je me dis que vous savez l'État italien était complètement débordé après les assassinats des juges Falcon et Bortellino et puis ils ont envoyé 60000 militaires en Sicile. Ils ont mis des chars dans les rues de Palerme. Ils ont créé un un nouveau système de lutte contre contre la mafia et ça a porté ses fruits.
Nous on commence aujourd'hui à peine à à à se réveiller avec la loi narcotrafic avec la commission sénatoriale mais il y a forcément des choses à faire. C'était ce que suggérait la sénatrice C'était ce que suggérait la sénatrice socialiste Samia Gali. À un moment donné, ça av fait scandale quand elle avait dit l'État de Marseille fait qu'il faudra peut-être intervenir la force armée et l'armée dans la rue.
Les Italiens ont fait ça a donné ça a donné des résultats. Étienne Blanc, vous parleagez la petiteure d'espoir que Jean-Michel Verne nous offre en disant qu'hier les les déclarations du parquet. Cette cure d'espoir, elle doit aussi nous nous imposer de poser une question.
Pourquoi est-ce qu'on s'y prend aussi tard ? Emmanuel Macron est président de la République depuis une dizaine d'années. Il a pas vu arriver les choses.
Il lit pas le journal. Il a pas vu ce qui se passait. Lui les gens autour de lui de son gouvernement ne l'ont pas vu, ses [raclement de gorge] conseillers ne l'ont pas vu.
Il a fallu que ce soit un rapport sénatorial parce que je rappelle que la loi et je vous remercie de saluer les effets de cette loi, cette loi, elle est pas d'initiative gouvernementale. C'est pas le premier ministre qui l'a présenté sur le bureau du parlement. C'est une commission sénatoriale à la demande de Bruno Rotaillot qui va pointer le problème et qui va dire attention en train de s'aggraver.
Donc on peut pas s'empêcher de se poser cette question mais pourquoi si tard ? Et puis après vous avez raison. Oui, il y a des lueurs d'espoir.
On a d'excellents services en France. On a de très bons services de renseignement, on a de très bons services d'enquête, on a très bon services de police. Voilà, il faut leur donner des moyens.
Les moyens, ils sont matériels mais ils sont aussi juridiques et on leur a donné des moyens juridiques nouveaux. En revanche, aujourd'hui, il y a deux lacunes. La première, c'est la surveillance euh des messageries cryptées.
Tout le trafic de drogue, c'est du commerce, c'est de l'échange. Donc il faut commander, il faut sous-traiter hein. Et pour ça, la la [grognement] police doit surveiller.
Et comment comment elles se font ces communications ? Évidemment, sur des réseaux cryptés. Alors, vous avez les opérateurs qui a surtout pas parce que si vous rentrez trop facilement, on va perdre l'avantage de la confidentialité.
Et ben la France, il faut qu'elle sache ce qu'elle veut. Oui, c'est bien de protéger la correspondance mais quand quand on protège la correspondance et les communication de réseau mafieux, à ce moment-là, il faut que la République réagisse. Le deuxième manque qui est important, c'est les saisies.
Tiens, tout le trafic de drogue, c'est fait pour gagner de l'argent. Mais si on n'arrive pas à saisir le fruit du trafic, à ce moment-là euh ce sont des coups d'épée dans l'eau et là on a des faiblesses juridiques profondes. On continue à en discuter.
Je reçois euh Étienne Blanc, sénateur du Rône qui est qui a présidé la commission sénatoriale sur le narcotrafic et nous avons en liaison Jean-Michel Verne qui lui aussi est un journaliste d'investigation spécialisé dans ces questions de narcotrafic. Vous restez avec nous sur Sud Radio. Vous nous appelez au 0826 300300 Emmanuel Galasso à votre appel parce que vous êtes certainement soit confronté, soit indigné, soit scandalisé, soit que vous assistez vous-même et vous avez peut-être des témoignages à nous apporter sur cette prolifération du narcotrafic à Marseille, à Lyon, dans les grandes villes et en France en général.
Et peut-être considérez-vous vous aussi que le pouvoir public, la classe politique ne se donne pas ne se dote pas des moyens successaires pour faire face à cette tragédie, à ce fléau qui peut avoir des conséquences bien plus tragiques. Au vu au vu au vu des des des problèmes que ça pose, on se dit que ça peut aller plus loin, que ça pourrait aller jusqu'à une fracture sociale beaucoup plus tragique. À tout de suite sur Sud Radio, on vous retrouve dans quelques instants.
France dans tous ces états, péricolé Gas, vous êtes sur Sud Radio, il est 13h20, nous reprenons notre notre échange. C'est pas qu'il est passionné, c'est qu'il est qu'il est tendu parce que parce que l'inquiétude est vive entre le sénateur Étienne Blanc qui spécialiste des questions narrotrafichiques qui a fait qui a présidé une commission de rapport et puis Jean-Michel Verne, peut-être journaliste plus informé en matière de narcotrafic dans l'enquête sur des mafia a révélé des choses que nous que nous ne savions pas. Les deux hommes le journaliste et le parlementaire discutent.
On disait qu'il y avait une petite cœur d'espoir. Enfin les pouvoirs publics prennent dimension de la tragédie. déclaration d' du parquet à Marseille où on peut peut-être commencer à croire que le gouvernement et et la justice vont vont vont prendre les mesures nécessaires.
Jean-Michel Verne, la première urgence pour vous, ça serait quoi ? C'est une mesure pratique ? C'est une mesure administrative, politique, médiatique ?
Quel est le départ de de quel déclenchement qui pourrait inverser ? Moi, je pense que la première mesure euh certes la loi narcotrafic a prévu un certain nombre de dispositifs nouveaux euh dispositifs juridiques nouveaux, mais moi je considère euh et plusieurs magistrats d'ailleurs avec qui j'échange partage le même point de vue, c'est qu'on est pas allé assez loin dans la loi narcotrafic notamment dans ce que je qualifierai euh de d'application en France euh de la méthode italienne. Je crois que là on est on est allé on s'en est inspiré, on est monté d'un niveau mais on n'est pas allé jusqu'au bout.
On n' pas créé par exemple quelque chose d'équivalent à l'article 416 bis qui existe dans le le droit pénal italien euh qui s'appelle l'association de type mafia euh qui permet d'interpeller quelqu'un, de saisir ses biens, de le neutraliser alors même qu'il n'est pas qu'on a pas démontré qu'il soit impliqué dans un délit déterminé mais par sa seule appartenance à une organisation. criminelle. Ça juridiquement ça pose d'énormes problèmes en France.
Ça pose un débat notamment entre magistratquet, magistratégège. Vous savez, on est un pays très attaché aux libertés individuelles et créer un double statut de citoyens. On on nen est pas encore là parce que c'est ce qui se passe en Italie.
Vous avez le citoyen Landa et vous avez le mafieux. Le mafie, on a décidé de lui appliquer un statut particulier, c'est-à-dire que il aura moins de droits que le citoyen normal. Voilà, c'est c'est je dirais c'est presque un débat philosophique.
On a on on commence à en parler en France, mais on a du mal beaucoup de mal à faire le saut. Et souvenons-nous non, moi je me souviens d'un épisode extrêmement marquant hein. C'est Nicolas Bisson qui s'exprime sur ce point, qui dit ce que je viens de vous dire.
Et derrière vous avez euh la présidente du syndicat de la magistrature euh qui euh sur France Info dit "Non, non, non, c'est pas possible, nous on est le pays de droits et des libertés." Jean-Michel Ver Jean-Michel Verne, vous mettez le doigt sur un problème très épineux [raclement de gorge] qui est la question de l'état de droit et Bruno Leaillot l'avait soulevé. L'état de droit fait qu'effectivement il y a des dispositions constitutionnelles en France et que s'il y a une initiative législative Étienne Blanche, je m'adresse à vous, vous avez soit le Conseil d'État ou surtout le Conseil constitutionnel qui pouvit dire "Ah non, pas possible infraction, c'est contraire à la constitution, à l'état de droit." Quand est-ce qu'on pourra pouvoir avoir aujourd'hui la possibilité d'envisager comme lui suggère Jean-Michel Verne, sans parler de législation d'exception, des lois courageuses, opérationnelles, efficaces qui apportent des solutions concrètes dans une situation tragique sans qu'on ait une instance, une institution judiciaire qui vous dise "Non, c'est pas possible, c'est contraire à l'état.
Faut faire des choix dans la vie, surtout en démocratie ou alors c'est la dictature des imbéciles. Je pense que quand il y a péril dans la demeure, les choix ils sont tout simple. Vous savez le texte que nous avons adopté, il est revenu sur les prises de position du syndicat de la magistrature.
Le syndicat de la magistrature, il était contre le régime de l'incarcération dite dureou le syndicat de la magistrature, il était contre ce que l'on appelait la procédure coffre, c'est-à-dire le procès verbal séparé qui n'est pas communiqué au parti. Et le syndicat de la magistrature, il était très hostile au repenti, il était très hostile au système des indicateurs et on y est arrivé. Pourquoi ?
Non mais donnez-nous une explication. Je vous en az une mais mais c'estologie pure c'est une idéologie pure. Ce sont les libertés individuelles qui priment sur l'intérêt général.
Leur valeur idéologique de gauche passe avant la nécessité de la République d'appliquer l'état de sondables de faire des circulaires pour contester un certain nombre de textes en disant aux membres de du syndicat surtout ne les appliquez pas parce qu'on n'est pas d'accord. C'est que vous avez c'est une une éternelle histoire. Ce sont les gens qui ont fait le mur des j'étais affiché une positionition à côté de Nicolas pour moi c'est une fierté pour moi j'ai c'est une véritable fierté ce syndicat il est comme ça bon donc et il faut le savoir mais c'est pas parce que vous avez un syndicat marginal et qui s'exprime de la sorte et qui qui qu'il faut courber les chines et et se mettre à genou il faut continuer le travail on a abouti à un régime d'incarcération qui est extrêmement dur et c'est une bonne chose le système des repentis, c'est une bonne chose.
Le système des indicateurs hein, un indicateur qui est dans un réseau, on continue à l'actionner pour qu'il vous disent tout ce qu'il sait. C'est une très très bonne chose. Donc moi, je ne désespère pas.
Je constate en plus que le conseil constitutionnel comme le Conseil d'État mais sont des magistrats, ils voi bien ce qui est en train de se passer en France. H mais quand vous leur dites euh qu'à Lyon cette nuit, il y a eu trois personnes au tapis et on s'est tiré dessus et on est venu sur un point de L en trottinette électrique, ça doit commencer à les interroger comme ça nous interroge nous. Donc la République, elle doit se défendre et ce combat là il faut le mener et il faut le mener de manière très très large.
Il y a des socialistes qui le comprennent. Vous parliez tout à l'heure de de monsieur Casnov. Parce que Casneu il est min d'intérieur, il a parfaitement conscience du problème.
Donc vous avez une partie de la gauche qui est consciente de la difficulté du risque pour la France. Enfin, moi je suis désolé mais quand nous travaillons avec Jérôme Durin, nous avions un contact avec des magistrats mexicains dit la France c'est pas un narcoétat mais méfiez-vous, il y a toute une série de signe indicateur qui laisse entendre que vous êtes sur la mauvaise pente. Jean-Michel Verne, si on on ne fait rien, enfin on ne fait rien, on a fait des choses et le sénateur confirme qu'il y a eu des avancées.
En tout cas, il y a une prise de conscience au niveau des pouvoirs publics. Si les mesures nécessaires ne sont pas prises suffisamment rapidement, on pourrait aboutir à quel type de situation dans certains territoire ? Bah, si vous voulez, on pourrait aboutir à une sorte de partition du territoire.
Moi, je pense à ce qui s'est passé l'été dernier à NIM. Euh vous avez les narcos qui ont fait passer un communiqué en disant attention hein, si vous sortez dans la rue, on va vous tuer, on va tuer vos enfants. Oui.
Voyez, vous voyez, c'est un c'est-à-dire la mise en place d'un système mafieux tout simplement hein. Le système mafieux est tout simplement un système qui vient, si vous voulez se substituer à l'État, aux carences de l'État. Donc vous avez des quartiers où l'action de l'État est assez homéopathique.
On donne de l'argent et puis puis voilà, on laisse un peu l'abride sur le cou à un certain nombre de personnes. Voilà, c'est et à partir de là là vous avez des groupes criminels qui se dit ben nous on va prendre le territoire. vous aviez un reportage d'envoyé spécial, c'était un cabaillon de mémoire qui était assez emblématique où on voyait euh des narcos organiser des apé envoyer des gens pour porter les courses de la femme célibataire qui vivait avec ses trois enfants dans son appartement.
Je je crois que ils ont parfaitement compris euh ce qu'il pouvaient faire euh au niveau euh au niveau sur le terrain et comment ils pouvaient euh contrôler les âmes. C'est euh c'est c'est ça qui euh qui est le plus dangereux. Étien Blanc et Étienne Blanc.
Euh ce que dit Jean-Michel Verr, il serait en train de faire un peu de social, c'est-à-dire là où il y aurait des carences de la société et de l'État, les narfotrafic un peu comme les islamistes ont fait en Algérie, d'où leur succès. On est allé voir les gens qui étaient en souffrance, en fracture sociale, on leur apporte des solutions que la collectivité peut pas leur rapporter et emballé, c'est pesé. Mais bien sûr, ils ont une politique sociale aujourd'hui dans certains quartiers et ils accompagnent les familles au moment de la rentrée avec des fournitures scolaires et on me dit même que dans certains quartiers, ils font du soutien scolaire.
C'est à vérifier. Mais ça n'est pas impossible. Ils vont chercher à fagociter dans des quartiers entiers et des personnes qui sont en difficulté.
Je dis le nombre tout à l'heure, ils sont 2500 à travailler dans le système. Donc ils ont intérêt à ce que l'entreprise elle soit pérenne. Et pour qu'elle soit pérenne, il faut qu'il s'associe et les habitants de de certains quartiers.
Ils sont excellents pour le faire. Bien sûr. Vous restez avec nous.
Vous avez vu, on est dans un échange pertinent, passionnant et courageux entre Étienne Blanc et Jean-Michel Verne sur Sud Radio sur la question du narcotrafic où on voit bien que les pouvoirs publics n'ont pas le courage de prendre les dispositions nécessaires et on laisse à quelques exceptions près se dégrader la situation et on sait que ça va mal finir. Vous restez avec nous, vous nous appelez au 826 300, vous avez la parole, il va être 13h30, c'est le moment où ceux qui nous écoutent peuvent intervenir et participer à ce débat. donner votre avis ou éventuellement exprimer votre colère ou éventuellement éventuellement dire mais non, il faut toujours espérer parce qu'on aura à un moment donné le courage de prendre les dispositions qui s'imposent.
À tout de suite sur Sud Radio pour parler narcotrafic. 12 [musique] m 12h 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Pericolé Gas.
Nous sommes avec Étienne Blanc, sénateur républicain du Rône, combattant antinarcotrafic et et Jean-Michel Verne, journaliste d'investigation, militant antinarcotrafic. Les deux font la paire et je peux vous dire qu'on on dit des choses ici qui ne s'entendent pas toujours et qui devrai interpeller la classe politique et le gouvernant pour savoir qu'il y a des mesures courageuses à prendre. État de droit ou pas ou pas état de droit.
Nous sommes en ligne avec Olivier qui nous appelle de main. Bonjour Olivier. Bonjour.
Bon, vous êtes bonjour à vos invités. Vous êtes dans un territoire qui est concerné me semble-t-il entre Beauer et Avignon par cette tragédie du narcotrafic. Benim Avignon, Arle, même tarasc à côté, on en parle pas beaucoup mais le trafic est énorme et c'est vrai que on ne peut rien faire et personne ne pourra rien faire.
Pourquoi vous dites ça ? Mais parce que comme vous en arrêtez, il y a deux qui attend pour prendre la place. C'est moi la relève est immédiate si je comprends bien.
Oui. Ah oui instantané dans l'heure qui suit. Dans l'heure qui suit.
Par contre là où on peut faire ce sont les consommateurs parce que les les c'est ces trafiquants, vous leur mettez des amendes, vous enlevez des allocations familiales, tout ça mais il rigole. Il rigole avec les sommes qui brassent, ils s'en fichent royalement de ça. Par contre le consommateur les consommateurs eux c'est peut-être pas pareil des touches au porte-monnaie.
Et je vois que cette solution après il y a une solution à très long terme, c'est l'éducation dans les écoles. Là confor parce que moi j'ai vécu une éducation comme ça. Moi j'ai 69 ans.
Les leçons de morale, le respect, la peur de l'uniforme, on apprenait tout. Donc après qu'on grandit, ben on grandit avec et on fait pas de de conneries quoi. Et là euh ben il il y a plus de morale, il y a plus rien.
Euh il y avait des valeurs, il y avait des principes, il y avait la phrase de leçon de morale sur le tableau. Vous vous souvenez ? On a on a 2 ans d'écart.
Moi, j'ai on avait des affiches tout autour de la classe et fallait les lire tous les matins. Donc l'école l'école qui est la solution à bien alors je Oui, Jean-Michel Verne, Jean-Michel Verne vous vous répond. Jean-Michel Verne, que vous inspire la réflexion d'Olivier ?
Oui, c'est moi, j'ai le souvenir d'avoir eu des cours de d'éducation civique, hein. C'est c'est quand même autre chose. Des grands mots, des gros mot tout de suite. [rires] Mais j'avoue que oui, c'est vrai qu'on est euh voilà, on est dans nous nous on est d'une autre, j'allais presque dire d'une autre galaxie, hein.
Et d'une autre, [rires] je crois. Et oui, et donc euh on a on a une euh aujourd'hui les valeurs sont plus du tout les mêmes. Je ne sais pas pour beaucoup de population d'ailleurs, je ne sais pas s'il reste des valeurs.
Euh euh le l'aspect éducatif est majeur et toute vous savez c'est une succession de faillite aussi. faillite de l'éducation nationale [grognement] euh faillite de la gestion de ces quartiers euh devenu des sortes de ghetto dont on ne sort pas où c'est extrêmement difficile d'en sortir. Faut comprendre que la vie des gens là-bas euh c'est pas extraordinaire hein. et et pour un jeune pour un jeune qui et je veux dire dans dont les parents sont divorcés, qui a décroché du système éducatif, une proposition d'aller travailler sur un plan de drogue via un réseau social, sur un réseau crypté ou non, euh voilà pour quelques centaines d'euros.
Après, on monte hein, on peut aussi rêver. Je sais plus de mémoire hein pour Nessim Ramdam, on avait promis au jeunes qui a tué le chauffeur de de VTC à Marseille plusieurs dizaines de milliers d'euros qui n'a jamais rien touché. Mais de suite pour lui, c'était par exemple, prenez ce profil, il est très intéressant.
Il il vit entre un camp de gitan et un plan de drogue. Ses parents sont des sont incarcérés pour trafic de drogue. Genre quel avenir à ce jeune homme, ce jeune garçon.
Bonne je dirais presque il y a une sorte de déterminisme criminel qui se qui arrive. Bonne remarque Jean-Michel Verne. Avant de passer la énorme à faire avant de passer la parole à Chantal, Étienne Blanc s'en prendre pas seulement à la fontaine mais à la cruche, c'est-à-dire au récipient d'air, celui qui va consommer.
Est-ce qu'on peut aussi s'attaquer à l'autre bout de la chaîne ? Je l'ai dit d'ailleurs au président de mon groupe au Sénat, comme je l'ai dit au présent du Sénat, il faut maintenant une deuxième étape dans le travail que nous avons fait et c'est un travail sur la consommation. Vous avez de bons résultats sur la consommation. des pays comme la Suisse qui ont lutté de manière très très efficace contre les addictions.
Voilà. Mais pour ça, il faut des moyens et ça ça nous renvoie à un pays qui a 3500 milliards de dettes, qui est en déficit de 150 milliards par an et qui n'a plus les moyens de mener des politiques solides. C'est ça la réalité des choses.
On est à bout, on sent bien qu'on est à bout. Je pense qu'on est au bout du bout d'un système et qu'aujourd'hui, moi je fais partie des équipes de David Lissard, il faut changer de système. Il faut redonner de l'énergie à ce pays pour retrouver les moyens de mener des politiques publiques qui ont du sens.
On ne doute pas que ce sujet sera au cœur de la campagne présidentielle et que et que les les candidats potentiels, ils sont très nombreux, commencent à étudier quelle est la formulation qu'il va falloir trouver pour convaincre les Français des mesures efficaces. Merci Étienne Blanc d'avoir été avec nous et je sais que vous reviendrez nous voir parce que ce dossier n'est pas clos et que vous serez toujours celui qui aura la parole la plus pertinente et la plus courageuse pour dénoncer ce ce flé. Chantal, bonjour.
Vous nous appelez de Brive ? Oui, tout à fait. Bonjour et bonjour Pico et bonjour Et Blan qui s'en va dommage. [raclement de gorge] Et il vous écoute, il vous écoute, il vous écoute, il vous écoute.
Il m'écoute. D'accord. Bon, vous vous avez vous avez une suggestion à faire sur les portables en prison.
C'est ce qui vous C'est ce qui vous chagrine le plus. Si effectivement bah voilà si effectivement les gros bonnets sont en prison, pour quelle raison on leur laisse leur portable ? La première des choses c'est enlever les portables.
D'accord. Il me semble ça serait logique hein qui pour les couper de l'extérieur carrément. Et puis bien sûr, il y a toujours la possibilité d'écrire mais c'est pareil.
Autrefois on lisait bien les courriers des des incarcérés et cetera. Donc pareil. Voilà.
Pourquoi est-ce qu'on ne commence pas comme ça ? Pourquoi on ne fait pas ça ? Pourquoi ?
On y sait pas. On va demander semble il me semble que ce serait logique. Et quant au reste et bien peut-être qu'il va falloir utiliser des des choses beaucoup plus beaucoup plus drastiques.
Je pense en l'occurrence tous ces jeunes effectivement qui sont donc des des leaders mais qui se prévalent avec des kalashnikov. Dans ces cas-là, c'est pas compliqué. Ils ont envie de faire la guerre et ben qu'on les envoie la guerre.
Jean-Michel Verne Jean-Michel Verne très bien je pense qu'on peut s'entendre avec l'Ukraine et que et ben il on les envir Ukraine et qu'il fassent vraiment la guerre peut-être ça va les calmer Chantal vrai rester avec nous je vais demander à Jean-Michel Ver de réagir à cette histoire de portable en prison est-ce qu'il y a des est-ce qu'il y a des solutions administratives ou politiques pour essayer de d'endiguer le le fléau Alors ça dépend de quelle prison on parle s'il s'agit des super prisons qui ont été créées qu'on est sur Sart et Vandin le vieil. Oui, on a des solutions puisqu'on est arrivé justement à leur, si je puis me permettre, à leur couper le sifflet puisque mis à part le cas de Gabriel Ari qui a réussi via son avocat à pirater une ligne dédiée, euh c'est un cas assez exceptionnel. Aujourd'hui, le problème de la la DZ, c'est de communiquer et les portables ne circulent pas librement à con sur ça.
Stéphanie reste les autres prisons. Et là, c'est une vraie un vrai souci parce que vous avez à la fois une matérielle qui arrive par une voie de drone dans les prisons même [raclement de gorge] s'il y a des dispositifs pour les contrer. Ensuite, vous avez les surveillants qui sont des des cibles faciles à corrompre ou à contraindre.
C'est-à-dire, bon, tu vas tu vas faire rentrer ces ces téléphones, sinon on va s'en prendre à ta à toi et à ta famille. Euh voilà. Après, il y a le goût effectivement du lucre, mais le le c'est vrai qu'il y a des gens, il faut voir que un surveillant qui débute, il a un salaire très faible, hein.
Certains certains surveillants dorment dans leur voiture à la prison des beaes parce qu'ils ont pas de quoi se payer un appartement. On a eu en ligne. On l'avait eu en ligne.
Et donc ça c'est donc c'est ça qui est très compliqué. Mais encore une fois euh après il s'agit d'une volonté politique, [raclement de gorge] s'agit il faut il faut mettre en place des dispositifs qui permettent de de contrer le phénomène. On a vu sur certains reportages qu'il y a des prisons qui sont dirigées presque par les détenus qui font ce qu'ils veulent.
Oui. Et donc ça reste ça reste euh un gros souci. Donc voilà, il faut complètement revoir la politique pénitentiaire.
Il faut évidemment avoir des forces sur le terrain pour contrer le narcotrafic. C'est c'est un problème d'ensemble. On peut pas d'un côté s'intéresser au téléphone, ne pas s'intéresser à l'éducation, ne pas s'intéresser au aux filières d'approvisionnement de drogues qui se déversent sur notre territoire.
Voilà, faudrait presque je dirais un summit, un sommet antinarco au plus haut sommet de l'État et avec voir entre pays parce que et des États des États généraux. Chantal Chantal Chantal Abrive, on est on est dans une France tranquille de ce côté-là ou Abrive vous sentez aussi un petit peu de l'endroit ça. Ouais.
Non, on n'entend pas ça. Non, il y en a du trafic mais bon ça on n'est pas gêné. Non non, c'est tranquille chez nous.
Non non, c'est pas ça. Mais c'est désolant. C'est désolant et surtout tout le mal que ça fait autour de autour autour de soi quelque part, tous ces gens qui consomment et cetera et qui deviennent combienement des zombies quelque part.
Plus ça va, plus le monde ne réfléchit plus. Ils sont complètement même leur mental est touché par la drogue. Donc c'est une catastrophe.
Il faut arrêter ça quoi quelque part. On en [rires] est tous on en est tous conscients. Vous restez sur sur Suite Radio.
Vous nous appelez au 0826 300 et Emmanuel Galasso attend votre appel. On peut continuer à parler narcotrafic avec Jean-Michel Verne, mais vous pouvez aussi aborder d'autres sujets d'actualité que vous avez entendu sur cette antenne ou qui vous a interpellé tout simplement dans la journée. On pourra en discuter librement puisqu'ici c'est de parlons vrai au 0826 300.
À tout de suite sur Sud Radio. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces états. Périco Leggas.
Nous étions en train de discuter avec le sénateur Étienne Blanc et le journaliste Jean-Michel Verne de façon, j'allais dire courageuse et efficace d'une problème du narcotrafic n'est pas la seule tragédie qui déchire la société française. Il y a aussi le cas de nos de nos agriculteurs, nos agricultricistes qui sont en détresse. Nous avons nous avons en ligne Damien qui nous appelle de Castané Tolosan.
Bonjour Damien. Bonjour Pigot. Bon ben on essaye, les nouvelles sont pas bonnes et le monde le monde agricole est en détresse.
Je pense que c'est pour ça que vous nous appelez pour faire part de votre Oui, j'ai j'ai entendu votre intervention là juste il y a il y a quoi 1 heure et demi de ça par rapport à la loi de loi d'urgence de madame Jeunevar. Donc le bon déjà ce qu'il faut dire c'est qu'il y a tout n'est pas jeté dans la loi d'urgence. Non bien sûr bien sûr.
Heureusement heureusement. Ce qui ce qui est dommage, c'est que ce qui pourrait se résumer en trois mots, c'est-à-dire laissez-nous travailler prendre 53 page et devra être encore validé par euh par par le Parlement européen derrière. Oui.
Donc une fois de plus, c'est pas forcément la France qui qui qui décide et qui est souveraine, mais on sera soumis à validation. Et le problème aujourd'hui avec madame Genevard aussi gentille sont-elles moi j'ai rien contre contre elle est pas elle est pas méchante je la con je la connais pas le problème c'est qu'on a des un des politiques a des postes stratégiques là aujourd'hui c'est comme si on avait un pilote du qui était au commande à 380 quoi. Oui, c'est un exemple que j'ai un exemple que j'ai usé un jour à peu près comme ça.
Enf c'est c'était dans cet esprit là. Mais nous sommes d'accord sur le fond Damien. Mais et après le vous dénonciez tout à l'heure le le enfin dénoncer ou relev que ça favorisait plutôt des des des gros des gros élevages, pas forcément le le modèle agricole français qui, rappelons-le, le plus vertueux du monde.
Ça a été reconnu par des instances. Absolument, absolument Damien, absolument. Le plus vertu du monde.
Bien sûr. Quel est faut pas oublier, faut pas oublier une chose, c'est que derrière euh le moi ce qui m'inquiète, c'est le business model qui va être disponible. C'est-à-dire qu'on a beaucoup parlé de de production hors sol, volaille, or et euh et on sait enfin on sait on sait où on sait pas mais c'est des productions qui aujourd'hui sont soumises à intégration.
Donc l'intégration c'est quoi ? et l'agriculteur est ni ni plus moins qu' prê à faire de service d'une firme une coopérative ou autre et et ça ça profite ça profite à des gros industriels notamment un dont je citerai pas le nom mais qui a longueur au niveau du ministère de l'agriculture monsieur Rousseau évidemment président président du groupe et oui c'est le paradoxe de la FNSA c'est une multinationale agroindustrielle en même temps que le premier syndicat agricole français donc faut savoir exactement pour qui on roule et et quels sont les intérêts réels que l'on que l'on défend Damien vous vous vous convenez par si on parle multinational ça va [raclement de gorge] le jour où on parlera de mafia ça sera plus dramatique. Oui on en est on en est pas là on en est pas là.
Bon, même s'il y a des gens qui accusent ma mafia est est un bien grand mais évidemment il y a des accords et des enjeux financiers qui quelquefois sont assez éloignés des intérêts de nos de nos agriculteurs. [raclement de gorge] Damien, vous convenez que la souveraineté nationale agricole française consiste à protéger les producteurs français contre des produits dont l'élaboration est interdite en Europe et en France, qu'on autorise à l'importation et on interdit ces mêmes produits aux Français. Ce que dirait madame Jeunevar un petit peu, c'est ben écoutez, on va faire de l'extensif, on pourra aussi s'aligner sur les produits, sur les fabrications, les protocoles qui sont interdits ailleurs dans France ou en Europe.
On a l'impression que c'est ça qu'elle qu'elle est en train de comprendre. C'est ça qui est difficile à admettre. Tout à fait.
Et puis je pense que le fond du problème c'est que d'une le monde agricole aujourd'hui, il a pas besoin d'une loi d'urgence, il a besoin de protectionnisme, il a besoin de politiques qui ont des des convictions [rires] et de consommateurs et de consommateurs qui s'adressent en priorité au produits pour français. Voilà. Et si on paye un peu plus cher, on en achète un petit peu moins, mais on est d'abord solidaire de nos agriculteurs.
Tout à fait. Et puis euh après, il y a il y a un autre point sur lequel j'aimerais rebondir, c'est que j'ai parcouru les 53 pages du projet de loi tout à l'heure. Oui.
Et euh j'ai passé euh avec mes mes clients, mais aussi mes amis parce que je suis membre moi des Jupr en 64, j'ai passé beaucoup de temps sur une autoroute cet hiver à la période des fêtes. Euh où la seule réponse de notre ministre de l'agriculture, ça a été de jouer la politique de l'Autruche, je le rappelle. Oui, elle a l'habitude.
Elle a l'habitude surtout il avait été il avait été dans les revendications, il avait été demandé d'avoir des groupes de travail régionalisé parce que la France c'est pas une agriculture mais c'est des agricultures. Évidemment. Évidemment.
Et ça Jérôme B que vous avez reçu je crois dans nombre à de nombreuses reprises avait avait insisté avec ça de même que Trans Lou sur le fait que sur le fait que la France a cette particularité là d'avoir d'avoir un paysage agricole très très varié et et tant que tant qu'on aura pas une vraie politique de décentralisation décisionnelle au niveau national, on pourra pas avoir on pourra pas avoir un pays fort sur le plan agricole. Nous sommes bien d'accord mais je pense que certains y pensent et qu'il faudra repenser en ce sens l'organisation. Merci Damien pour votre témoignage de Castan Tollezan.
Vous êtes bien conscient du problème et vous avez bûché, vous avez lu les 53 pages du la loi d'urgence agricole et vous avez compris que même s'il y a quelques aspects qui sont intéressants, ça soit ça sera loin d'être la solution. Nous avons Philippe qui nous appelle de Casillac. Bonjour Philippe.
Oui, bonjour Péicot et merci encore de donner la parole à tout ce ce monde rural qui a besoin de Mais on est là pour ça. On est là pour ça Philippe et d'être et de présenter un peu le le la France telle qu'on la connaît et qu'on la veut. Voilà.
Vous êtes agriculteur vous-même Philippe ou non ? Agriculteur dans l'élevage en vaudelet de la noix et en limousin troppo à l'état. Oh magnifique magnifique magnifique.
Au nord du Lotte. Au nord du Lotte limite de la au bout de la région occitanique du côté de Martel. Du côté de Martel par là.
C'est ça. Voilà. Voilà, vous êtes venu, vous êtes venu sur ma commune, vous êtes venu sur ma commune déjà alléou je me souviens, je me souviens.
Philippe, qu'est-ce que qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous pensez du projet de loi d'urgence de madame Jeunev ? Moi, je suis un peu comme le le Damien de de de Toulouse là. Tout est pas acheté, mais ce qui est c'est que laissons-nous produire tel qu'on se faire avec des produits et des règles de qualité.
Et aujourd'hui la question et il y a pas 50 questions, ni trois ni une. Il y en a une, ni trois ni deux, il y en a une. Est-ce qu'on veut de la souveraineté agricole, l'alimentaire dans 5 ans, 10 ans, 15 ans ou 20 ans ?
On veut des agriculteurs en France ? Oui ou non ? La question elle est là.
C'est tout. Il faut il faut soit on continue à massacrer le monde agricole et on va disparaître petit à petit comme a disparu d'autres professions, la métallurgie tout ça, soit on les protège et on leur dit on produit comme on sait produire avec des produits qui sont pas manifi pour la santé et raisonnés avec alimentaire sanitaire ou alors ou alors on dit on s'en occupe plus et on les matraque et on dit on aura plus d'agriculture, plus de souveraineté alimentaire dans ce pays et et ensuite plus de tourisme non plus. Plus de tourisme ben ça va ensemble.
Ça va ensemble. les paysage c'est les aicurs qui les maintiennent hein bien sûr et l'élevage et l'élevage tout ça et les incendies tout tout ce qui va avec donc il y a pas 50 questions aujourd'hui il y en a une c'est soit on garde l'agriculture la souveraineté ou on la garde pas c'est tout simplement pas pas plus compliqué que ça il faut pas avoir fait des lois et des lois et réunir des élus pendant des semaines et faire des des mètres cubes de papier pour rien ça sert à rien vous comprenez Philippe votre témoignage n'est que bon sens et lucidité vous êtes pas le seul à le penser hélas nos gouvernants qui savent il Je pense que les problèmes que vous avez soulevés là, ils les connaissent par cœur. Pourquoi n'ont-ils pas le courage de mettre ça en place ?
Pourquoi est-ce qu'on prend pas enfin une résolution définitive pour sauver nos agriculteurs ? Le jour où il y aura plus de paysans et de paysans en France. Je l'ai toujours dit, c'est la France qui qui disparaîtra.
Philippe, merci pour votre témoignage depuis Casillac. Je sais qu'on aura l'occasion de se reparler parce que ce dossier de placau n'est pas clos et évidemment Sud Radio qui est la radio du Parlon vrai sera toujours du côté des paysans et des paysans, des agriculteurs qui se battent pour défendre ce merveilleux patrimoine. Merci à tous pour aujourd'hui.
Je vous dis je vous dis à demain pour d'autres aventures sur l'information et je vous laisse avec Brigitte Laée qui va nous apaiser avec des considérations beaucoup plus sentimentales. Vous restez sur Sud Radio, la radio du Parlon VR. Merci d'être
Étienne Blanc