Mort de Lyhanna: "Il faut dire stop, il faut écouter la parole des enfants", déclare le maire de Fleurance sur BFMTV
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Oui c'est ça Marc, il l'a dit très exactement, j'ai noté, il y a des discours qu'on n'aimerait jamais faire. Monsieur le maire, bonsoir. Bonsoir. Moi j'ai trouvé que vous n'avez pas fait un discours. En fait, vous avez pris la parole et vous avez mis vos tripes sur la tribune et vous avez parlé en homme libre tout simplement et vous vous êtes adressé à vos habitants mais à la France toute entière.
C'est un homme libre que j'ai été élu maire de Florence, c'est un homme libre que j'ai parlé ce soir et c'est un homme libre surtout que j'ai souhaité être aux côtés de la famille dans cette épreuve.
Pendant dix jours, vous les avez vus régulièrement avec votre conseil municipal qui est derrière, vous les avez encadrés, vous vous êtes occupé d'eux ?
On est resté simplement à leur côté dignement, à notre place, on les a accompagnés quand ils avaient besoin de nous, on n'a rien fait de plus.
Dans cette intervention, vous dites cet après-midi, la ville est en colère, le pays est en colère, tout le monde est en colère, c'est quoi cette colère ?
C'est simplement la suite logique de ce qui s'est passé, de ce qu'on a vécu pendant ces quelques jours et de ce énième assassinat d'enfants qui je pense doit nous faire prendre conscience qu'aujourd'hui il faut dire stop, il faut dire stop, il faut écouter la parole des enfants, il faut l'écouter comme... Il faut libérer la parole des enfants comme on a pu libérer la parole des femmes, on a mis 50 ans à libérer la parole des femmes et à défendre nos femmes en France, il ne faut pas mettre 50 ans de plus à écouter la parole des enfants.
Et vous pensez également, vous avez un mot pour ces enfants qui ont été assassinés, qui ont disparu, vous pouvez nous rappeler la formule que vous utilisez quand vous parlez de Maïlis ?
Non, mais simplement dire que j'ai voulu dire juste que je pensais aux familles et que j'étais là pour elles et je suis là pour la famille de Liana uniquement et je ne commenterai pas plus parce que je crois qu'aujourd'hui c'était le temps du recueillement et il faut rester dans ce recueillement.
Il y a une semaine à peine, lundi matin, je vous rencontrais pour la première fois, vous me disiez ça fait deux mois que j'ai été élu maire et là je prends un tsunami.
Écoutez, quand j'ai été élu il y a deux mois, je ne m'attendais pas effectivement à gérer une telle onde de choc, une telle crise qui est devenue nationale, mais vous savez, je savais aussi que le devoir de maire c'était d'être là, près de ses citoyens, je l'ai été, et de faire tout pour accompagner les gens, accompagner les choses et c'est ce que l'on a fait avec tout notre cœur, toute notre empathie et tout ce qu'on a su faire de mieux, c'était donner de notre personne avec l'ensemble de mon équipe pour avancer et aller au bout de l'accompagnement.
L'histoire ne fait que commencer pour la famille, hélas, c'est un dur moment qui va se poursuivre pendant des mois et des mois, il y a l'enquête qui va se poursuivre, vous, vous serez toujours à leur côté ?
On sera toujours à leur côté parce que vous savez, dans nos territoires, la marque, ce qu'il nous fait, on est pétri de solidarité et voilà, je crois que l'image qu'on doit garder de ce jour, c'est l'unité. On a eu, je crois, environ 8000 personnes cet après-midi, là où certains ont prédisé 800. Je savais que le territoire allait se lever, ils étaient là, tout le monde était là et on était tous ensemble pour dénoncer à la fois des choses abominables et surtout pour accompagner cette famille.