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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 25 novembre 2024 8 minActualité / polémiqueTransportsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Fonctionnaires : les prochaines victimes du budget ? Reportage C dans l'air 24.11.2024

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:39OuverteRéponse partielle

    Cette grève des cheminots ne concerne-t-elle vraiment que le démantèlement du fret ou cache-t-elle des revendications salariales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47InvitéPromesse
    « Mon groupe va déposer une proposition de loi qui va se baser sur ce qui se fait en Italie. C'est-à-dire interdire la grève pendant la période des vacances de Noël, pendant les 15 jours de la trêve de Noël. »
  • 4:57InvitéFait
    « Quand on arrive à la fin d'un contrat de concession à un opérateur privé, c'est l'État qui va reprendre le trafic. »
  • 7:54PrésentateurChiffre
    « La direction de la SNCF a mis sur la table une proposition avec une augmentation pour l'année prochaine de 2,2%, ce qui est plus que l'inflation, puisqu'on attend une inflation à 1,5% l'année prochaine. »

Temps de parole

  • Présentateur29 %
  • Invité24 %
  • Invité 221 %
  • Invité 37 %
  • Invité 47 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Invité

Premier avertissement lancé par les cheminots de la SNCF ce jeudi à Paris. Mobilisé pour dénoncer le démantèlement de la filiale de frais de ferroviaire et l'ouverture à la concurrence. Aujourd'hui, ce qu'il y a sur la table, c'est tout simplement, n'ayons pas peur des mots, la privatisation de la SNCF. Les quatre principaux syndicats appellent à une grève illimitée et reconductible chaque 24 heures à partir du 11 décembre au soir. Dix jours avant le début des vacances de Noël. Inquiétude du ministre délégué au transport.

Ce dialogue doit aboutir parce qu'on ne peut pas imaginer qu'au moment où la France doit aller de l'avant, elle soit bloquée et au moment où les Français veulent se retrouver, ils ne puissent pas le faire. Quand le patron de la SNCF, lui, tente d'opposer les cheminots aux Français. Cette grève à Noël, les Français n'en veulent pas et on les comprend. Moi, je dis aux syndicats comme aux cheminots, il faut rester du côté des Français. Je crois que c'est clair. Ils n'y sont pas ? En tout cas, il faut y rester. Dans ce bras de fer qui gagnera la bataille de l'opinion publique, les syndicats de cheminots veulent démontrer que leur mouvement est aussi un combat d'intérêt général.

Mais on est du côté des Français. Quand on dit que c'est une aberration de casser fret SNCF, en pleine crise écologique, c'est être du côté des Français. Il y a une partie pour nous, mais il y a aussi une partie pour eux. Parce que quand ils seront dans un train d'une boîte privée, on ne pourra plus taper sur la SNCF. Ça sera fini. Et que le train sera tout le temps en retard, avec du matériel qui sera mal réparé, avec des conducteurs qui seront formés à la va-vite et qui feront bêtise sur bêtise sur bêtise. Et qu'on se rendra compte que ça sera encore plus cher de demander aux régions. Là, ça sera trop tard pour revenir en arrière. Les vacances de Noël perturbées par des grèves.

C'est arrivé sept fois dans les quinze dernières années. Le mois de décembre comptabilise le plus de journées de travail perdues à la SNCF. En 30 ans, 1,4 million. Loin devant juin et octobre. Noël 2022, grève des contrôleurs. Décembre 2019, réforme des retraites. Toujours la même galère. Je n'ai pas de train de retour après le 25-26. Donc du coup, j'annule. Je rentre chez moi. Toujours le même débat. Il y a tout le temps des grèves. Donc ce n'est pas la première. Il y en avait déjà les dernières. Il y a eu les années d'avant. Et je pense qu'il y a d'autres façons de faire avancer les choses que de pénaliser tout le monde.

Je suis pour la grève, en fait, dans le sens où c'est qu'ils ont envie de se faire entendre. Et que malheureusement, il n'y a pas d'autres moyens. La droite et l'extrême droite s'emparent du sujet et plaident pour un encadrement du droit de grève. Mon groupe va déposer une proposition de loi qui va se baser sur ce qui se fait en Italie. C'est-à-dire interdire la grève pendant la période des vacances de Noël, pendant les 15 jours de la trêve de Noël. Les cheminots prennent en outage, une partie, pas tous, j'en connais un certain nombre, prennent régulièrement en outage des Français qui travaillent.

Assurer la liberté d'aller travailler pour des Français qui bossent, qui doivent faire une heure, deux heures par jour pour aller au travail, c'est la moindre des choses. À gauche, on désigne d'autres responsables. Je demande à M. Farandou et à M. Barnier de maintenir une entreprise nationale publique de frais de ferroviaire et il n'y aura pas de grève à Noël. Et il n'y aura pas de grève à Noël. La balle est dans leur camp. La mobilisation du 11 décembre sera-t-elle suivie ? Les négociations salariales à la SNCF sont en cours. Alors, Sophie fait question de Jean-Pierre dans le Barin.

Cette grève des cheminots ne concerne-t-elle vraiment que le démantèlement du fret ou cache-t-elle des revendications salariales ? Parce que cette grève, elle a eu lieu jeudi, le jour où s'ouvraient les négociations salariales à la SNCF. En réalité, un peu des deux.

Donc, bien sûr, ce qu'ils disent, les syndicats, c'est que quand ils essayent d'alerter l'opinion publique sur le fait que la SNCF, qui était avant une entité homogène où on rentrait, on était cheminots au statut, tout le monde vivait avec les mêmes règles, est en train de devenir une multitude de sociétés un peu balkanisées, où chacun a son statut et où on divise pour mieux régner, où on n'a pas le même intéressement, où on n'a pas les mêmes conditions. Surtout que maintenant, on est embauché avec un contrat de droit anormal et plus de statut.

Et ils disent que ce système va se renforcer, va être renforcé, on va avoir encore de plus en plus de petites sociétés, parce que chaque fois qu'il y a une ouverture à la concurrence d'une ligne, d'une région, d'un TER, on crée une nouvelle filiale pour répondre à l'appel d'offres et donc on recrée cette division. Et ce qu'ils disent, c'est que l'Angleterre, le Royaume-Uni, vient d'adopter une loi pour renationaliser les chemins de fer. Quand on arrive à la fin d'un contrat de concession à un opérateur privé, c'est l'État qui va reprendre le trafic.

Donc ils disent, épargnons-nous cette phase d'ouverture à la concurrence qui a mis le bazar en Angleterre, et ne faisons pas ça, et ils font grève pour ça. Ils disent, on ne nous écoute jamais quand on dit ça, et donc on va le dire avant Noël, parce que là, on nous écoute. Mais comme par hasard, avant Noël, c'est aussi la phase où on négocie la question des rémunérations. Et qu'est-ce qui peut mobiliser les cheminots ? Peut-être un peu plus les salaires que cette balkanisation, parce qu'elle leur paraît loin. Et surtout, ce n'est pas Jean-Pierre Farandou qui peut répondre à ça, c'est par leur direction, puisque c'est la loi et c'est la réglementation européenne.

– Fanny Guinochet, vous l'avez interviewé, Jean-Pierre Farandou, le patron de la SNCF. Il est vraiment entre la colère des Français qui veulent partir sereinement en vacances à Noël et des cheminots prêts à dégainer l'arme de la grève. Ce n'est pas un job facile, non ?

5:52
Présentateur

– Oui, ce n'est pas un job facile. – Il a beaucoup hésité à vous dire ? – Il a hésité à donner cette interview, parce qu'il y a toujours le risque de se mettre de l'huile sur le feu et que ça soit extrêmement mal pris. Il a joué la carte de l'opinion en disant, les Français ne comprendraient pas que vous fassiez des grèves à Noël, rester du côté des Français, notamment faire des grèves au motif des salaires, pas que. Alors il a effectivement pris ce parti-là. Pas sûr qu'il y ait une grève, parce que les syndicats entendent bien que ça n'est pas hyper populaire à cette période de l'année.

6:23
Invité

– Et puis le combat pour le fret, franchement, c'est un peu loin.

6:25
Présentateur

– Pour le fret, c'est un peu loin. C'est vrai qu'on fait de moins en moins la grève par procuration. Avant, vous souvenez de cette expression, on disait on fait la grève par procuration.

6:31
Invité

– Ah ben quand c'est pour la défense des retraites, là, on soutient les cheminots.

6:34
Présentateur

– Mais en tout cas, là, sur le fret, ça semble éloigné. En plus, c'est vrai que Jean-Pierre Farandou, Sophie Felle, a très bien rappelé, il n'a pas la main là-dessus. C'est une décision qui vient entre la France et la Commission européenne. Et effectivement, fret SNCF, à partir du 1er janvier, donc il n'a pas la main non plus sur le calendrier, qui, à partir du 1er janvier prochain, va être divisé, enfin en tout cas, va devenir deux sociétés. Voilà, il n'y aura quand même pas de casse sociale, entre guillemets. Alors certes, c'est un vrai changement, un vrai virage dans cette société SNCF, mais tous les postes qui seront supprimés seront reclassés.

Il y a un maintien d'un certain nombre de conditions statutaires. Et c'est vrai qu'on voit bien que la SNCF, aujourd'hui, la discussion, c'est essayer de sauver l'acquis ou de prendre le virage de la privatisation. Et enfin, sur les salaires, vous disiez, vous rappeliez que la grève de jeudi, qui a été complètement effacée par la neige, finalement, on n'en a pas entendu parler, pas beaucoup de cette grève. Il y a eu quelques trains qui ont été supprimés. Qui étaient plus en retard à cause de la neige que de la grève.

Mais voilà, finalement, comme c'était un jour de neige, mais ça, les syndicats ne pouvaient pas le prévoir, il y a eu une négociation, enfin en tout cas le début de l'ouverture des négociations annuelles obligatoires. Et là, la direction de la SNCF a mis sur la table une proposition avec une augmentation pour l'année prochaine de 2,2%, ce qui est plus que l'inflation, puisqu'on attend une inflation à 1,5% l'année prochaine. Mais ce qui est nettement moins que les années précédentes, où on était plutôt à des augmentations autour de 5%, parce que la SNCF essayait de suivre, de maintenir l'inflation qui était très élevée. Donc voilà, aujourd'hui, cette proposition est sur la table.

On va voir comment les syndicats s'en saisissent, est-ce qu'ils signent, est-ce qu'ils ne signent pas, est-ce qu'ils jouent le bras de fer, c'est encore ouvert.