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interviewJournal l'Humanité· 7 juin 2026 16 min

Quelle solution face aux médias de Bolloré et des milliardaires ? L. Boyard face à A. Hadizadeh

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alors, au-delà de briser les monopoles, Aida commence à en parler tout à l'heure. Jean-Luc Mélenchon et la France sans soumise développe aussi une stratégie de qu'on pourrait qualifier de contournement peut-être avec ce qui a été appelé les nouveaux médias. Euh d'abord, est-ce que vous pouvez nous dire exactement de quoi on parle, de quoi de quoi il s'agit et euh surtout est-ce que euh à vos yeux les médias plus classiques euh vous parliez de ce possédés euh possédé par euh par les milliardaires sont pas les sales à exister, les médias privés.

Euh est-ce que les médias indépendants, le service public, est-ce que tout ça à vocation à être mis dans le même sac finalement ? Alors, nous on a fait cette conférence sur les nouveaux médias pour plusieurs raisons. La première raison et je pense que beaucoup de gens pourront dire que c'est assez objectif quand on le dit, c'est que la France insoumise est la cible de calomnie, d'insultes et de fake news de la part de l'officialité médiatique en permanence.

Et donc nous, on l'a dit, on demande seulement être partis ont un peu l'impression d'être non, tous les partis sont pas traités comme est traité la France insomme. Vous regardez par exemple, vous regardez par exemple Jean-Luc Mélenchant sur les médias, c'est tout le temps la tête horrible, la grande bourche ouverte. Euh quand vous avez des partis politiques qui font n'importe quoi, tout ça est passé sous silence.

La France insoumise, il y a le moindre petit écart et parfois c'est même pas du tout des écarts, on se fait directement cibler. Donc non, nous nous ce qu'on dit ce qu'on dit c'est que nous sommes la cible de l'oligarchie politique, médiatique et économique parce que nous sommes une menace à ce système. Donc on est conscient de qui sont nos adversaires premièrement.

Deuxièmement, on pense que c'est important de faire la place aux nouveaux médias. Vous avez une nouvelle manière aujourd'hui de faire de l'information à travers les réseaux sociaux et on la respecte et pour le coup on voit que beaucoup des aides publiques à la presse sont ciblé je vous par des journaux historiques. Nous on aimerait aussi que ces aides publiques elles aillent dans ces nouveaux médias parce que c'est une nouvelle manière de faire de l'information et on veut la soutenir.

Et enfin troisièmement, moi quand j'entends des médias se plaindre que ils ne soient pas présents à cette conférence sur les nouveaux médias, au moment où il y a leur propre conférence de presse, ils n'invitent pas non plus les nouveaux médias. Donc si jamais ils veulent véritablement que ce soit ouvert, qu'il commence par nous respecter, qu'il commence par respecter les nouveaux médias et puis ensuite on pourra commencer à voir comment est-ce qu'on peut discuter. Mais est-ce que ça donne pas un peu l'impression que un bon média c'est quand même un média qui est quand même plutôt proche de soi ?

Euh non, pas du tout. Parce que nous, par exemple, dans les nouveaux médias, vous avez des gens qui ne sont pas d'accord avec nous. Vous avez des gens qui sont libéraux et ça se respecte.

C'est normal d'avoir une diversité des opinions, mais les nouveaux médias, on leur offre aussi un espace et pour le coup, on est les seuls à le faire. Sinon, personne ne calcule ces nouveaux médias. Et aussi, nous, dans notre manière avec laquelle on mènera les politiques publiques, on donnera des aides publiques à ces nouveaux médias parce qu'ils sont d'importance.

Et puis enfin, il y a quand même autre chose. Euh les médias euh le rapport au peuple, c'est quelque chose. Euh nous le peuple, comment est-ce qu'il a vécu le traitement médiatique des gilets jaunes ?

On s'en souvient. Comment est-ce qu'il a vécu le traitement du génocide en Palestine ? On s'en souvient.

Encore aujourd'hui, quand vous allez sur des chaînes d'infos en continu, vous ne pouvez pas utiliser le terme génocide. Donc il faut pas croire que euh la majorité des gens sont pas d'accord avec ce qu'on est en train de dire quand on dit que non seulement il y a un problème avec les monopoles, mais que il y a aussi un problème avec la manière euh sont traités un certain nombre de partis politiques et un certain nombre de sujets euh qui sont les sujets des opprimés. Alors, on va vous laisser réagir dans dans quelques quelques minutes.

Juste, vous avez pas répondu à la deuxième partie de de ma question, juste vraiment en quelques mots. Euh tous les autres médias du coup dans le même sac. Euh en fait, c'est compliqué de dire les médias parce que par exemple LUMA est un excellent média, ce qui est pas le cas de le monde.

Voilà. Donc, et en plus dans un média, vous avez différents niveaux. vous avez le propriétaire de ce média, puis ensuite vous avez les redac chefs, les stars et ensuite vous avez les pigistes, les gens qui sont dans la rédaction et qui souvent mais ressent un malaise par rapport à ce qui est en train de se passer dans leur profession.

Donc on va pas généraliser tous les médias et dans le média même, vous avez des intérêts qui sont parfois assez conflictuels et vous en avez qui veulent bien faire leur travail, relater les faits, la vérité ou une opinion réfléchie et argumentée. Donc on met pas tout le monde dans le même sac. Par contre, nous on veut dire que les nouveaux médias, ça compte dans la politique et ça compte aussi dans notre société parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne lisent tout simplement plus les médias traditionnels, qui ne s'informent qu'à travers les nouveaux médias et nous ça nous intéresse de pouvoir leur parler alors on le fait à travers les nouveaux médias.

Aida, aadé, il faudrait vous aussi aller parler aux nouveaux médias comme le fait Jean-Luc Mélenchon. Quel regard vous portez sur cette stratégie là ? Il y a quelque chose qui m'interpelle dans ce que vous venez d'expliquer, c'est que vous venez juste de dire auparavant qu'il fallait partout pour défendre votre programme, la révolution populaire et dans le même temps, vous avez expliqué que les nouveaux médias devaient être une c privilégiée par rapport aux anciens médias qui relait le discours dominant.

Moi ce qui me ce qui me ce que je comprends, c'est très intéressant de faire émerger ces nouveaux médias et de dire "On doit aussi s'adresser à eux, c'est une source de diffusion, ils travaillent autrement, faut pas les mépriser et faut pas faire la part des choses." Mais pourquoi dans le même temps avoir besoin de taper aussi fort sur des journalistes qui sont dans des systèmes peut-être parfois qui ne facilite pas leur leur enfin une expression mais qui essayent de bien faire leur travail quand quand bien même et ça est-ce que ça revient pas quelque part à alimenter le fait qu'il ne faut plus faire confiance à certains médias et que désormais on va vous indiquer les médias auxquels il faut faire confiance. En fait, c'est c'est là où je trouve que c'est un petit peu dangereux de faire émerger ces nouveaux médias, de dire "C'est des interlocuteurs, on veut les associer, c'est formidable." Et souvent, je trouve que la France insoumise a a est toujours euh en pointe sur des choses innovantes.

Enfin, vous êtes toujours dans une recherche d'innovation que je trouve très intéressante à à observer. Mais pourquoi toujours avoir besoin de de taper aussi fort avec des mots aussi durs sur des médias traditionnels qui il y a du bon, il y a du mauva ? Vous l'avez même dit, l'UA c'est un média plus que traditionnel, plus que centenaire qui essaie de se renouver, de bien travailler, qui peut-être par le passé a connu des crises, mais c'est des c'est des organismes en mouvement, ces organismes vivants.

Et vous voyez, on peut pas dire d'un côté je vais sur ses news parce que faut que ma parole porte partout et par contre les conforces de presse maintenant désormais je choisis qui doit venir. Je trouve qu'il y a une petite contradiction que j'ai pas tout à fait réussi à comprend. Alors alors on a jamais arrêté de parler au médias de l'oligarchie donc il y a aucune contradiction.

Et pourquoi ne pas faire une conférence de presse commune avec tout le monde en disant bah désormais vous serez assis à côté des nouvea parce qu'à longueur de journée ils ont leur conférence de presse dans laquelle ils sont tout seuls et ils invitent jamais les nouveaux médias. Donc pourquoi est-ce qu'on laisserait pas un espace uniquement pour les nouveaux médias ? l'exemple montrer un nouveau monde dessiner ce nouveau monde que vous voulez faire advenir par tous vos actes et sin votre nouveau monde soir nous notre nouveau monde est un nouveau monde débarrassé de l'oligarchie et nous et nous et nous on assume on assume de dire aujourd'hui que les médias qui sont possédés par l'oligarchie sont des médias patronaux qui défendent des intérêts de classe qui invisibilisent le peuple et qui qui sont juste là pour défendre le intér on est pas en train de dire que c'est terminé on est en train de dire que on va mettre fin au monopole des milliardaires sur ces journaux et que notamment aussi on va poser une questions sur les écoles de journalisme.

Le SJ qui est aujourd'hui racheté par Boloré, Arnaud et compagnie dans laquelle vous avez des gens qui sont pas journalistes mais qui sont juste des inter des intervenants enfin c'est pas le SJ de Lille, c'est une autre école. Oui, c'est encore une autre école mais enfin nous on a une on a une analyse globale et on sait que aujourd'hui ces médias qui pour la plupart ne sont à peine rentables ou voir pas du tout rentables sont utilisés pour que ils puissent maintenir leurs propres intérêts. Voilà, nous c'est ça l'analyse qu'on a de la société.

Et ensuite, oui, ces nouveaux médias qui à longueur de journée sont invisibilisés dans l'espace politique et médiatique, et bien nous, on leur donne un espace dans laquelle c'est eux qui sont sur le piédestal. Et pour une fois que quelqu'un le fait, ils en sont plutôt heureux. Euh les questions qui sont posées sont des questions qui parfois sont des questions conflictuelles dans le rapport à la France insoumise et c'est une bonne chose quand même.

Bah, c'est qu'on a pas regardé les mêmes conférences. Ah ouais, c'est sans doute. Non, mais non, je suis désolé.

Vous regardez par exemple euh Blast par exemple, je me rappelle au moment où il y avait euh [raclement de gorge] Blast ce sont mais bien sûr Blast ce sont des journalistes et Blast ils sont invités à cette conférence sur les nouveaux médias. Vous aviez aussi des questions sur la loi de 2004. L'abrogation de la loi 2004 n'est pas dans le programme de la France insoumise.

Vous en aviez d'autres sur est-ce que vous pourriez gagner le second tour ou pas ? Donc pardon mais il faut arrêter de caricaturer parce que c'est pas la vérité. La vérité c'est que les nouveaux médias et en fait il y a je veux aussi rebondir sur ce que vous disiez.

On n'indique pas aux gens quel médias il faut suivre ou quel médias il faut pas suivre. Les gens, ils sont capables de se faire leur leur propre opinion et il faut pas non, les gens sont pas bêtes. Les gens sont capables de se faire leur opinion.

Les gens sont capables d'avoir une analyse de la société, d'avoir une analyse de ce qui est en train de se passer et de faire leur propre choix, d'être d'accord, pas d'accord, mais les gens, ils sont cultivés et ils suivent ce qui se passe. Et deuxièmement, les nouveaux médias, faut arrêter de croire que ce sont des gens qui parce qu'on les invite perdent tout esprit critique. C'est pas vrai.

Les nouveaux médias, ce sont des gens qui ont un esprit critique. Ce sont des gens qui savent utiliser les espaces qui sont à leur disposition. Et c'est ce qu'ils font avec la conférence sur les nouveaux médias.

Et je terminerai sur un dernier point. On a mis en place un espace dans laquel l'oligarchie n'a pas sa place. Et quelle a été la réponse ?

L'oligarchie s'en est profondément indigné et a dit que tout ça n'était pas possible, pas possible, pas possible. Alors que les espaces dans lesquels les minoriser, les opprimer, ces espacesl qui n'existent pas pour que eux ils puissent intervenir dans le système médiatique, alors là c'est ça ne les indigne jamais qu'il n'existe pas. Donc c'est le de poids de mesure.

Nous on est une analyse de classe et on maintient cette conférence sur les nouveaux médias. Euh du coup vous vous partagiez sur enfin pas sur pas sur le discours de de critique, on on voit que que vous avez que vous avez des nuances, mais vous partagiez cette cet intérêt pour pour les nouveaux médias. Qu'est-ce qui bloque au PS par exemple dans votre partie pour pour investir pour investir ce champ-là ?

Qu'est-ce qui bloque pour investir le champ des nouvelles médias, c'estàdire être plus présent sur ces chaînesl ? Je pense que ce qui bloque, c'est peut-être l'intérêt qu'ils ont pour nous. [rires] On est prêt à aller partout.

Pardon de répondre de manière aussi Non, je sais pas ce qui bloque. Peut-être que comment dire on est un vieux parti. Comment vous l'expliquez ?

On est un vieux parti. On a parfois des vieux réflexes. On est un vieux parti c'est quelque chose d'honorable.

Vous êtes un vieux journal, c'est quel on est un vieux continent. Voilà, c'est pas c'est pas dans ma bouche, c'est pas dépréciatif. Et peut-être parfois on a du mal euh et je le dis parce que moi je considère que faire preuve d'esprit critique et d'autocritique, c'est euh une forme supérieure d'intelligence.

Donc, j'essaie d'être intelligente et et je suis toujours plus critique vis-à-vis de ma propre famille politique que des autres. Et vraiment, je ça je pense que je suis assez connue désormais OPS pour pour porter voilà pour les pousser à évoluer de l'intérieur. Je pense qu'il faut être davantage en prise avec ce qui se passe, davantage curieux, davantage voilà, moi je trouve vraiment enfin je dis je le dis franchement sans flagornerie mais je je suis j'ai X j'y vais plus parce que je trouve que c'est devenu vraiment enfin pardon pardon aux gens qui sont sur X mais trop conflictuel.

J'allais dire l'asile de fou, c'est pas bien ni pour les fous ni pour X mais ce qui se passe sur Insta par exemple, je suis pas encore sur TikTok, j'ai peur du du phénomène addictif de TikTok. Je vous ai dit ma santé mentale, j'y veille sur Insta. Je trouve que les les la création de contenu euh j'ai croisé Vladist en arrivant, j'avoue que j'aime bien ce qu'il fait, même si des fois il tape dur sur le PS mais c'est drôle et il faut être capable de rire de soi-même aussi parce que c'est comme ça qu'on se corrige.

Je trouve que cette nouvelle forme de création d'information, je vois des contenus sur Insta, il y a des gens qui vulgarisent la politique, même des concepts scientifiques, des livres, il y a des blogueurs littéraires, je trouve ça génial. Il faut être en prise avec tout ça pour pouvoir bah juste trouver de de l'énergie pour avancer aussi. un point de vue peut-être un petit peu plus dépréciatif de parti socialiste est un vieux parti mais est-ce que c'est pas aussi [rires] peut-être un parti de vieux ?

Euh j'ai oui, je sais pas. Enfin, est-ce que j'ai l'air vieille ? Je sais pas.

J'ai rien de tout dans le parti. Peut-être aussi. Non, mais peut-être aussi que il est temps Non, mais voilà, les nouveaux médias, c'est quand même si c'est réducteur de le dire comme ça, c'est quand même beaucoup de jeunes.

Le Parti socialiste, c'est un parti nous, il faut qu'on se dépè, il faut qu'on fasse qu'on continue à faire euh la révolution intérieure pour prendre un terme qui est cher de révolution à la France insouvir insoumise. Moi, j'appelle à ce qu'on évolue, à ce qu'on à ce qu'on à ce qu'on se mette à jour, à ce qu'on sorte de certains vieux réflexes, à ce qu'on soit beaucoup plus Moi, vous savez, je le dis hein, je l'ai dit d'ailleurs dans c'est pas le premier débat où je le dis, moi je n'ai pas de problème avec la radicalité de la France insoumise. J'ai parfois un problème avec le discours et une posture qui pour moi confine un peu trop à l'autorité, l'autoritarisme.

Moi dans ma culture personnelle et familiale, j'ai un truc avec ça. Mais c'est pas d'ailleurs on le voit à l'assemblée sauf sur quelques votes ou bon voilà mais à 95 % je sais pas enfin voilà mais l'impression générale c'est qu'on a pas besoin de faire des réunions de coordination pour savoir ce qu'on vote et et sur les censures. Les censures.

Voilà mais on fera un débat spécial l'uma match censure. À la prochaine censure on y reviendra. J'ai j'ai eu l'occasion à l'époque d'échanger avec Clémence quié sur les plateaux et euh bon euh c'est un trop c'est un trop gros dossier à ouvrir.

Ça nous éloigne trop du voilà en fait c'est ce que je dis et c'est je pense que ce débat aujourd'hui le prouve. On veut vivre dans le même monde. Moi je fais partie de ceux qui pensent que à la fin de la journée le monde que vous voulez faire advenir est peu ou prou le même que le nôtre.

C'est-à-dire bah plus de justice moins de dureté pour le peuple plus de rémunération pour le travail. Quand on parle à la retraite, on n'est pas cassé par le travail, on arrête de taper sur les immigrés et puis on arrête de dire c'est une chance pour le pays au niveau de l'économique. Moi, c'est un truc qui me qui me révulse aussi.

Là-dessus, on doit continuer nous à évoluer mais on veut vivre dans le même monde. Après, c'est les méthodes pour rêver par exemple typiquement et j'en reviens à votre sujet, la méthode de dire il y a des nouveaux médias, du coup on fait qu'avec eux, on exclu les anciens, moi ça me pose un problème. C'est pas vrai parce qu'on on continue de parler au médias d'oligarchie.

Mais dans cet espace que vous avez organisé, vous l'avez mis en scène. Vous savez très bien ce que la mise en scène politique comporte. comme récit.

Le récit que vous avez dit, c'est il y en a certains à qui on veut désormais plus faire confiance à d'autres. Les autres relais à la parole, on leur fait plus confiance, on en parle plus. Ça aurait été d'ailleurs intéressant.

Peut-être ce n'est pas on leur parle à l'assemblée non mais à l'Assemblée nationale par exemple, les conférences de presse à l'Assemblée nationale, ce ne sont que les médias de l'oligarchie et ça n'indigne personne. Donc quand on le fait avec les nouveaux médias, si vrai que ça mais non, il y a il y a pas que les grands médias qui sont en conférence de presse à l'Assemblée nationale, mais euh après, c'est aussi une question de moyen pour ces nouveaux médias d'être dans ces espaces là. pas démultiplier, ils ont des chaînes à faire vivre, du contenu à créer et être présent à l'Assemblée nationale pour capter le moment qu' va faire, ça demande du temps être présent.

D'ailleurs, on voit les les journalistes qui sont présents. Ça nous éloigne beaucoup de l'empire Boloré, mais on va y revenir. On va y revenir.

Juste avant, vous disiez partager peu ou prou le même rêve que que la France insoumise à la fin de la journée. Est-ce que c'est quelque chose que vous partagez à l'égard du Je sais pas. Je sais pas c'est quoi le programme du Parti socialiste.

Donc euh et pour le coup euh [soupir] j'en sais rien, j'y comprends rien. Boris Volot démissionne la veille. Il y en a H qui sont candidats là-dedans.

Un jour ça dit on on a le programme de la NUPES puis ensuite il y a le programme du NFP puis finalement les programmes n'existent plus mais on est opposé au gouvernement mais finalement on les censure pas. Moi, je je vous le dis très honnêtement, je je trouve que aujourd'hui ça donne une image euh de ce que la gauche est en capacité de faire pour gouverner qui qui est pas bonne. Donc moi, je mets tout ça à distance.

Nous, on a un candidat, un programme, une équipe, c'est carré et c'est ça qui m'intéresse. Alors là, on s'éloigne, on est un petit peu intransigent et je pense que dans une période où on n'a pas la majorité pour être intransigent, il faut discuter. D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est qu'on avait 190 députés. on aurait eu un premier ministre premier ministre, quel que soit le nom de gauche issu du NFP, il tenait pas une semaine sans faire des compromis au bloc central pour tenir.

Et en fait le problème, c'est que quand on n pas de majorité, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on bloque tout jusqu'à avoir une majorité ? Et donc dans l'esprit, ça revient à dire que si on n'est pas entièrement majoritaire, on ne peut rien faire.

Donc on attend le jour où on est majoritaire pouvoir faire une révolution sociale pour l'être. J'ai j'ai bien compris que c'était votre stratégie. C'est pour ça que je ne rejoins pas la France parce que je considère que il faut changer la vie des gens maintenant avec ce qu'on a et faire avec les gens et parfois oui faire des compromis pour changer la vie des gens maintenant.

Mais ça c'est le débat qu'on va pas refaire sur la censure. On l'aura sans doute peut-être à un autre moment. [musique]

Quelle solution face aux médias de Bolloré et des milliardaires ? L. Boyard face à A. Hadizadeh — Louis Boyard · Pourquijevote