Le salon de l'agriculture bousculé par la guerre en Ukraine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le passage au salon de l'agriculture est-il si important pour les candidats ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Comment évolue la rémunération des agriculteurs en ce moment ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quel est l'impact de la guerre en Ukraine sur les agriculteurs français ?
- 11:00RelanceRéponse partielle
Marine Le Pen a évoqué un "quoi qu'il en coûte" pour l'agriculture. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Chiffre
« le nombre d'exploitations a baissé de 21% en dix ans en est à un peu moins de 390 milles »
- 4:30Chiffre
« un ménage agricole sur cinq est sous le seuil de pauvreté en france aujourd'hui »
- 10:30Chiffre
« 45 % des agriculteurs se disent certains d'aller voter c'est 20 points de moins que la moyenne »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
que la campagne présidentielle dans cette ferme géante du salon de l'agriculture aujourd'hui c'est marine le pen la candidate du rassemblement national qui arpentait les allées fabien becker avec sa vie à deux chiens séance de celle fille pour marine le pen au salon de l'agriculture rattraper ces derniers jours par ses positions pro poutine la candidate et rennes peut néanmoins se réjouir elle vient de réunir ses 500 parrainages pour être candidate [Musique] dans les travées du salon marine le pen se pose en défenseur des agriculteurs en période de crise il faut mettre en place maintenant le quoi qu'il en coûte pour l'agriculture parce que pendant covin on a fait le quoi qu'il en coûte mais les agriculteurs ils ont pas vu requis en coupe de bercy un salon de l'agriculture inauguré samedi par emmanuel macron ils devaient y passer la journée mais la crise ukrainienne en a décidé autrement une visite éclair le temps d'évoquer avec les représentants de filières les répercussions de la guerre sur le monde agricole de manière certaine il y aura des conséquences des conséquences dans nos exportations pour les grandes filières que vous représentez malgré le contexte international impossible pour les candidats à l'elysée de ne pas honorer ce rendez vous incontournable en période de campagne de fabien roussel à valérie pécresse tous promettent de lutter contre la hausse des prix de l'énergie et multiplient les appels à la souveraineté alimentaire avec la crise la ferme france difficile pourtant pour ces candidats de faire entendre leurs propositions la guerre en ukraine menace d'étouffer encore un peu plus une campagne électorale déjà éclipsé par le cos vide si nous passons à côté de cette élection eh bien nous aurons une situation de conflit social permanent à l'issue de cette crise et de cette guerre en europe on ne peut pas priver les françaises et les français du choix qui doit être le leur jeudi ce sera au tour de yannick jadot de se rendre au chevet des agriculteurs avant eric zemmour vendredi qui parle à la france rurale comment parler aux agriculteurs avec cette guerre à 1000 km de paris voilà le thème de notre premier débat avec jean garrigues bonsoir jean garrigues on soit en historien président du comité d'histoire parlementaire vous publiez la tentation du sauveur histoire d'une passion française c'est aux éditions payot nico louvre avant soir venu à vous aussi vous êtes directrice des rédactions du groupe réussir à agra jacques a également alain chatriot bonsoir bonsoir bienvenue vous êtes professeur des universités à sciences po historien auteur de la politique du blé crise et régulation d'un marché dans la france de l'entré deux guerres publié par le comité pour l'histoire économique et financière matthieu croissandeau bonsoir mathieu on soit à mes côtés dans cette chaude ambiance du du salon de l'agriculture je commence avec vous alain chatriot on vient de voir les images des des candidats pourquoi leur passage au salon de l'agriculture elle est évidente ma question ça reste un enjeu important alors c'est un enjeu de campagne parce que ça leur permet d'être visible médiatiquement et ça leur permet aussi de à la fois se confronter à des questions qui sont des questions importantes pour l'avenir la souveraineté alimentaire les enjeux environnementaux mais ça permet aussi de se confronter pas seulement aux producteurs mais à l'ensemble du monde rural et de ce point de vue là si le nombre d agriculteurs professionnels des exploitants agricoles ont très fortement diminué le poids électoral de l'ensemble du monde rural et de l'ensemble des personnes impliquées dans les questions agricoles et alimentaires restent considérables et donc au moment d'une présidentielle mais même lors des années qu'ils ne sont pas des années à présidentielle c'est toujours un moment de visibilité très forte parce que le poids électoral n'est pas qu'un poids simplement quantitatif lié au nombre d'agriculteurs ou et puis évidemment il ya une concentration c'est à dire qu'on peut quasiment croiser tous les métiers du secteur agricole en dans un espace réduit même si même si le lieu était est imposant nico louvre à vous l'avez dit a de moins en moins d'agriculteurs en france un premier chiffre source ministère de l'agriculture le nombre d'exploitations a baissé de 21% en dix ans en est à un peu moins de 390 milles et exploitation mais effectivement le secteur pèse encore beaucoup sur notre économie on peut dire ça oui alors effectivement on a perdu 100 mille agriculteurs en dix ans donc effectivement c'est très important pour autant le monde agricole alors leurs failles ça ce sont les agriculteurs on va dire professionnels en activité mais on a les retraités qui compte aussi beaucoup on a aussi tous les gens qui travaillent dans le monde agricole les organisations agricoles les industries agroalimentaires on est quand même un pays en france où le houleux l'alimentation compte compte encore beaucoup et tout cela fait 1 1 une population qui a encore une sensibilité autour de l'agriculture des enjeux agricoles des enjeux de l'alimentation et on relit tout ça à la ruralité bien que en france il y ait de plus en plus de gens qu'ils soient urbains les campagnes sont habitées et les campagnes ont encore une sensibilité à l'agriculture donc effectivement le passage au salon de l'agriculture marc cette sensibilité à l'agriculture et on les voit tous des filets à chaque fois villabon soit d'ailleurs en période électorale ou pas oui mais ça prend un peu plus d'importance en année présidentielle évidemment jean garrigues est ce que c'est toujours aussi important qui à 27 ans l'année de la première victoire de jacques chirac à la présidentielle et je fais pas par hasard référence à jacques chirac c'est vrai que jacques chirac sa vait par les eaux au monde rural il savait flatter le le cul des vaches comme comme on le disait à l'époque mais il ya une dimension de toute façon symbolique et historique qui est très profonde dans ce rendez vous annuel qui d'ailleurs remonte au comice agricole et aux années des débuts la troisième république c'est un rituel j'allais dire c'est un rituel républicain ce rendez-vous de du salon de l'agriculture oui les deux piliers les deux piliers c'était le paysan et l'instituteur quoi dans la construction de l'imaginaire de ces résume les quelque chose de très fort qui échappe même à à 7 reste réduction du périmètre économique et social du monde du monde agricole et on voit bien d'ailleurs dans le dernier quinquennat à quel point ces questionnements sur le lien entre le pouvoir leurs centrales et les territoires a été un des questionnements majeurs de la du quinquennat macron donc c'est ça reste quelque chose qui était essentielle et donc qui nécessite justement une visibilité une présence des des hommes politiques et je le répète la dimension symbolique est très très forte beaucoup plus forte qu'en qu'on ne pourrait l'imaginer ou alors c'est pas si c'est vrai aujourd'hui mais on peut être élu réélu sans forcément venir souvent au salon de l'agriculture si je ne me trompe françois mitterrand et très peu venu au salon de l'agriculture françois mitterrand considéré que cette au ministre de l'agriculture venir au salon mais françois mitterrand avait un rapport en tout cas apparaissait comme ayant un rapport justement très très direct avec les territoires ce qui n'est pas forcément le cas de certains de ses successeurs on se souvient de nicolas sarkozy des problèmes qu'il a rencontrés au salon et et de l'image qui est celle d' emmanuel macron par exemple ça veut dire que l'enjeu il est il est très symbolique très politique très historique mathieu oui parce que comme le disait jean on y croise des agriculteurs bien sûr on y croise aussi des représentants de tout le territoire bien sûr tous les départements des élus et puis si c'est une épreuve personnelle pour les candidats faut lire parce que ça révèle quelque chose de même le renard culturel leur capacité à répondre leurs capacités aussi à se confronter parfois parce que c'est pas toujours facile les visites au salon de l'agriculture quand il ya de la colère quand y'a de la détresse et puis vous pouvez être interpellé à la fois par les agriculteurs mais aussi par le public est ainsi que parfois ça fait des étincelles genre il faisait allusion le fameux casse toi pauvre con de nicolas sarkozy qui a été prononcé ici la dernière fois emmanuel macron s'est pris 1,9 françois hollande s'est est pris aussi des écrits de colère des crachins parfois donc voilà il faut il faut savoir quand on est politique se confronter à cette réalité mais alors ce trio alors c'était pas le cas cette année puisque emmanuel macron à cause de la guerre en ukraine est resté deux heures mais il ya en plus une espèce de surenchère depuis quelques années à celui qui reste le plus longtemps oui alors ça c'est beaucoup pour les images est effectivement pour le relais médiatiques cherche souvent aussi les petites phrases et c'est vrai que le salon a pu donner lieu à quelques petites phrases hélas mémorable mais il n'ya pas que cette dimension là il ya bien sûr cet enjeu symbolique cet enjeu de relais médiatiques en particulier en campagne mais il ya aussi une autre dimension majeure qui est pour les équipes des candidats c'est aussi un moment de confrontation à l'ensemble des acteurs du monde agricole et rural et de ce point de vue là il faudrait pas ne pensez que aux images à côté en particulier des bovidés qui souvent l'image c'est à dire ça veut dire qu'à de l'info qui remonte il ya des revendications qui rogne à ilan a pris de la confrontation parfois pas simple mais il ya des vrais confrontation parce que il faut toujours se rappeler qu'il ya aussi dans la confrontation monde agricole tout un enjeu de politique publique à l'échelon national à l'échelon aussi européen et international et donc pour les équipes de campagne c'est aussi des moments de rencontres de confrontation avec le monde syndical mais pas seulement un mot là-dessus nicolau ah oui en fait ça se prépare tout c'est tout c'est venu au salon se prépare c'est à dire que ils passent ils savent qui dans quel stand ils doivent passer où ils déambulent pas au hasard exactement et dans quasiment tous les salons il ya des petits salons privés en fait derrière les lélés les android et est donc il ya des moments privilégiés pour parler avec chacune des interprofessions avec chacun des des responsables donc en un temps record il ya une discussion très constructive très efficace qui est organisé et et ça que ce soit ben pour la fin pour tous les candidats alors une question centrale que mathieu aussi vieille que le sol riche dur y at il à un vote paysan comment votent les agriculteurs mais on en a dit un mot déjà c'est difficile de répondre à cette question parce qu'ils sont pas très nombreux agriculteurs quand on prend ne serait ce que pour faire des échantillons des sondages quand vous avez une population d'agriculteurs exploitants de 400000 à peu près selon selon les chiffres de l'insee c'est un peu compliqué alors je dis 400 milles c'est vrai que ça a beaucoup baissé on l'a dit depuis 40 ans mais on peut y ajouter évidemment toutes les familles tous les gens qui qui qui côtoie l'agriculture de prêts y compris par exemple les 250 quelque 250 mille ouvriers agricoles mais que l'insee ne range pas dans la catégorie d'agriculteurs mais dans la catégorie des ouvriers par exemple donc on voit que c'est un peu différent en gros quand on demande aux agriculteurs comment il se positionne même si on est de gauche droite mais il se place traditionnellement sous la vème république et même avant à droite et au centre droit selon la dernière édition du baromètre agricole terre-net data grille en décembre dernier ils étaient seulement six pour cent ans classé à gauche pour cent se classer à l'extrême gauche et tout le reste était au centre 30% à droite 46% et à l'extrême droite 16% c'est donc un échiquier politique très déformée par rapport au reste de la population après est-ce que ce fort tropisme à droite induit un vote pour l'extrême droite c'est quelque chose qui avait été craint et redouté ou espérés par d'autres mais en 2017 on disait alors que marine le pen ferait des très gros scores ça n'a pas été vérifiée dans les urnes là selon la grande étude ipsos pour le monde quand on regarde un peu comment votent les agriculteurs ils disent leur langue l'intention de voter pour emmanuel macron et pour eric zemmour et pas du tout pour marine le pen en voile et elle et elle est loin derrière et et valérie pécresse dans tout ça alors valérie pécresse son plaisir c'est naturel parce que la droite généralement le candidat droite faisait 60 % du vote des agriculteurs mais c'est pas forcément a préféré selon le même baromètre dont je vous parlais celui terre-net bourg data grille valérie pécresse était pas du tout par exemple dans la primaire républicaine a préféré et puis il ya une certitude en tout cas c'est que beaucoup d'entre eux des agriculteurs ont été déçus par le quinquennat d'emmanuel macron un petit tiers considèrent qu'il a tenu ses engagements à moitié seulement un autre petit tiers qui les a assez peu tenu et pour un plus d'un quart pas du tout oui on l'a évoqué rapidement avec jean garrigues le président sortant qui a un petit souci avec les agriculteurs il paye son image de président des villes parce qu'on sait qu'il a été notamment très plutôt bien élu dans les centres urbains et puis il a eu beau multiplier les déplacements clamé son amour du terroir il reste avant tout pour beaucoup un ancien banquier d'affaires en costume et urbain bref le portrait qu'en fait traditionnellement la droite celui d'un président d'élite monde est mondialisée s'enracine vous savez on lui reproche souvent de ne pas avoir la tâche au terroir c'est d'ailleurs assez ridicule parce que il fils à papa - d'attache que les autres il vient d'un terroir particulier qu'est la picardie mais depuis la crise des religions en particulier s'est saisi du dossier sous l'angle de la ruralité plus que ses os ou lente de l'agriculture d'ailleurs il a confié le ministère un de ses plus fidèles julien de normandie tellement fidèle d'ailleurs qu'il pourrait bientôt être remplacé j'ai bien demandé à ce que à la faveur d'un remaniement le temps de la campagne électorale pas sûr que ce changement de tête du coup de dernière minute soit particulièrement apprécié oui effectivement c'est pas forcément le meilleur moment nicolau voir ça vous ferait ça vous allez réagir oui tout à fait alors au niveau je vais préciser quelques éléments concernant le les le vote des agriculteurs donc il ya une enquête effectivement vous en parliez ipsos cevipof dans lequel de 13000 personnes dont il y avait un échantillon de 150 chefs d'exploitation et donc ça c'était début février alors les choses ont pu changer depuis début février on était à emmanuel macron 29% donc et effectivement 24% mélenchon 13% marine le pen dix pour cent des 13 7% effectivement cessé on est vraiment sur un recul de la droite classique qui qui est surprenant mais bon voilà on peut aussi se dire que les choses vont bouger des conditions qu'ils aillent voter parce que cette même montré plutôt des gens qui votent les gens aiment et dans cette enquête on est en a on a vu la même un mathieu ipsos auprès steria pour le monde et c'est hip hop 45 % des agriculteurs se disent certains d'aller voter c'est 20 points de moins que la moyenne et c'est surtout 20 points de moins par rapport à 2010 est alors né à 40 jours à moins de 40 jours donc ça peut évidemment encore évoluer mais pour l'instant il ya potentiellement un forum intentionnistes cette déception autour de la droite doit sans doute expliquer le fait qu'ils aient désaffection du ve est en fait simplement et jean garrigues peut-être aussi une déception vis-à-vis du président de la république c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure oui certainement mieux moi ce qui me frappe justement à traverser ces résultats qui sont quand même inédit c'est précisément que la l'exceptionnalité du vote rural est en train de se de s'éroder je dire que c'est un vote qui peut se rapprocher du vote global des français à la fois dans ce rejet généralisé de la classe politique dans son ensemble qui va les conduire peut être être plus abstentionniste qu'il ne l'était auparavant dans cette érosion de la candidate valérie pécresse dont on sait que manifestement sa campagne peine à apprendre et ça c'est quand même quelque chose de nouveau parce que comme vous l'avez dit le vote pour la droite modérée c'est quand même une constante sous la vème république c'était quelque chose d'important pour dans le monde dans le monde rural et puis voir apparaître un à eric zemmour ça veut dire une sensibilité plus importante au sujet on appelle régalien la sécurité l'identité et ce sont des choses qui qui rapproche finalement le monde rural de la généralité de la globalité du vote du vote des français c'est intéressant parce que on se disait que ce vote garde est justement une spécificité quelque chose de très original et là moi je trouve que on se rapproche un tout petit peu de ce qu'elle à la sensibilité française sous ce sous ce quinquennat alors je vous donne la parole avec avec une question vous pouvez répondre un peu après mais est-ce que les néo ruraux nantes en parle beaucoup notamment avec l'effet de la crise sanitaire ça peut changer la sociologie du vote dans les campagnes françaises alain chatriot alors dans certains endroits oui mais je ne suis pas sûr qu'en données agrégées au moment de la présidentielle ça soit le phénomène le plus massif et mais par contre ce kit ce sur quoi il faut insister c'est aussi la diversité du monde agricole d'aujourd'hui qui oblige à distinguer des secteurs du monde agricole qui économiquement fonctionne et se porte plutôt bien pour le dire trop rapidement et d'autres dont la crise dans à s'accentuer et donc évidemment les comportements politiques y compris des comportements d'abstentions ou de vote aux extrêmes qui était historiquement plutôt rare s'accentue aussi dans ces franges là me semble-t-il l'autre élément que je voulais compléter séoul avait en partie dit mais la déception éventuelle d'une partie du monde agricole par rapport au quinquennat qui s'achève c'est pas seulement l'effet des représentations même si celle ci joue un rôle dans la vie politique c'est aussi la confrontation à ce qui avait été pas seulement une promesse mais un enjeu majeur qu'étaient les états généraux sur l'alimentation et qui ont donné lieu à la loi et gally main puis la loi et galine 2 et de ce point de vue la sarre questionne la capacité des politiques aujourd'hui à l'échelle française de réussir à mener à bien des politiques publiques qui touchent directement des questions majeures que soit sa race que ça soit celle du revenu des agriculteurs d'un côté ou celle de la qualité des produits alimentaires distribués à l'ensemble de la population alors justement les les rémunérations les salaires des des agriculteurs je voulais donner un chiffre d'abord sur le nombre d'emplois alors on est sur les emplois globaux ça rejoint ce que vous disiez tout à l'heure dans l'agriculture on parle de 760 1000 emplois en baisse de 12% par rapport à 2010 nicolau ouvrard les ya je crois un ménage agricole sur cinq est sous le seuil de pauvreté en france aujourd'hui comment évolue finalement la rémunération des agriculteurs en ce moment alors il faut toujours faire attention quand on parle de rémunération des agriculteurs il ya des chiffres qui ont été qui ont été lancés quand on parlait de redire notre 2 300 euros par mois on ne parle pas enfin quand il faut pas le lier à un salaire à ne faut pas le comparer à un salaire on va dire parce qu'effectivement l'agriculture l'exploitation agricole peut vivre et et ne pas se rémunérer et pour autant pouvoir vivre de son métier mais il faut faire attention parce que j fruits mais malgré tout ce qu'on s'ouvre y semant des secteurs agricoles comme vous disiez on a des secteurs agricoles qui sont vraiment en difficulté le le secteur agricole le plus en difficulté c'est l'élevage bovin viande ou là on a des grandes difficultés profondes régulière et effectivement cette question de la répartition de la valeur sur la toute la chaîne est et profonde est vraiment profonde on a peu d'intérêt fin d'interlocuteurs tout peu de transformateurs et puis des agriculteurs qui n'ont plus de pouvoir sur les prix et ça c'est un vrai problème alors effectivement donc voilà les viticulteurs ils ont il ya eu ils ont connu des grandes difficultés aujourd'hui ça va mieux les céréales c'est pareil dans les années 2000 grosses difficultés aujourd'hui ça va mieux mais on est sur une fragilité parce qu'il ya les les aléas climatiques certaines années se suivent avec des aléas climatiques différents mais systématique autour des on a eu des inondations on a eu des sécheresses donc en fait on est sur des exploitations qui sont fragilisés économiquement parce qu en insécurité et là en fait c'est ça cette difficulté il faut organiser prêt à organiser une certaine sécurité par l'assurance par en fait les prix ou une organisation sur la comment la rémunération ou des contractualisation pluriannuelle ce sont les objectifs les galim de alors je vais prendre la main parce que ça nous ramène alors ce sera le thème de notre second débat tout à l'heure alain chatriot mais j'aurais quand même vous entendre sur la question de du du blé de l'impact de cette de cette guerre en ukraine sur sur la situation des agriculteurs de certains céréaliers je ne sais pas quel peut être l'impact sur sur les agriculteurs français par exemple il y avait question du double et il ya la question des engrais aussi on est on est à relativement dépendant des engrais qui viennent de l'étranger c'est un impact contradictoire si on les regarde en ce moment en pleine guerre d'invasion de l'ukraine par la russie parce que les cours mondiaux ont tendance à s'apprécier et 9 point de vue là la production de céréales en france est un des points forts de l'agriculture française a eu tendance à s'accentuer mais dans le même temps ce cours très élevé des céréales va poser un problème pour les autres parties du monde agricole mais dont le surcoût va devenir un vrai danger premiers éléments deuxième élément vous venez de le dire effectivement il ya la question des carburants et de la production des engrais et là on a une dimension où l'équilibré économique d'un certain nombre d'exploitations va peut-être être mis en cause mais ce qu'il faut rappeler ici et la crise géopolitique le montre bien c'est que les équilibres ne se situe pas qu'à l'échelle nationale ils sont bien à l'échelle mondiale et avec le relais mais qu a souvent été utilisée comme un bouc émissaire en france qu'est celui de la politique agricole commune là aussi les discours des politiques le plus souvent en ont fait un bouc émissaire facile plutôt que de regarder de près ce qui était négocié à bruxelles entre tous les partenaires ont je me développe pas trop cette partie parce qu'encore une fois ce sera le thème de notre second débat mais on a entendu je vous donne la parole jean garrigues là dessus tout à l'heure dans le reportage d'ouverture de notre émission marine le pen qui était dans les allées du salon il ya il ya quelques heures dire on n'a pas vu le coup elle est cool quoi qu'il en dise on pas vu le quoi qu'il en coûte de bercy les les agriculteurs ça ça vous et tickets quand pendant la diffusion du sujet ça fait partie de ces petites phrases polémiques qui font le sel de la vie publique je pense que les agriculteurs comme les autres ont bénéficié quand il le fallait des des subventions qui était nécessité par la crise du coc vide maintenant qu'il y ait de la part du monde rural le sentiment d'un relatif abandon d'une déconnexion vis-à-vis des élites urbaines ça ça reste quelque chose de très profond c'est c'est quelque chose qui est en partie irrationnel mais qui s'adosse aussi sur un aspect très trek comment dirais-je très général de l'évolution de notre société c'est à dire le creusement des inégalités veut dire qu'entre 1 grands céréaliers de du bassin parisien et le petit éleveur de de lozère les inégalités se sont certainement accrue comme elles s'accroissent est dans l'ensemble de la population française donc on est là dans des des prises de conscience dans des dans des attitudes dans des comportements si vous voulez qui se cristallise et on parler d'insécurité je voulais rebondir là dessus parce que cette insécurité sociale et économistes elles se cristallisent comme ailleurs dans la population sur un phénomène d'insécurité je dirais identitaire et se cristallise sur phénomène d'immigration le ressenti d'une immigration trop importante et c est ça vous explique pourquoi notamment le vote eric zemmour qui a pris en compte vous savez il y avait cette fameuse mesure sur les le lait les subventions pour des familles nombreuses en fin des paysans qu'ils aient beaucoup d'enfants eric zemmour il a senti que du côté de ceux de ce ce bloc paysans il y avait éventuellement quelque chose à jouer nicolet war sur le quoi qu'il en coûte est-ce que ça en partie bénéficié quand même au aux agriculteurs français alors il fait ce qu'est ce qui peut justifier cette phrase de marine le pen il faut quand même reconnaître que le secteur agricole a été moins touchée dans cette risque au vide que bien d'autres secteurs économiques parce que les gens ont continué à manger un don qu'il ya eu cette panique au démarrage folle avec des achats complètement irrationnel mais ensuite les choses se sont organisés on a plutôt vu une re enfin un recentrage sur l'alimentation de la part de la de la population française d'ailleurs il en reste quelque chose c'est à dire qu'aujourd'hui tous les politiques développe l'idée de la souveraineté alimentaire et ça c'est un marqueur fort de cette campagne politique et c'est plutôt positif pour le secteur agricole après on a vu des choses enfin intéressant c'est à dire par exemple on a vu voir on a vu le bio se développer très fortement aujourd'hui est bien le bio est en recul de consommation oui parce que les consommateurs privilégient plutôt et circuits courts et c'est l'inde est l'un des aspects notamment de la gt salutaire en fait on ne sait pas trop pourquoi aujourd'hui la consommation alors que le bio a été portée le local a été porté pendant toute cette période de colline aujourd'hui les gens retournent au supermarché si je peux le dire aussi simplement que ça ils achètent aussi sur sur internet et du coup le bio le local est plutôt en recul avec des inquiétudes quoi donc voyez c'est complexe c'est loin d'être aussi linéaire que ça moi je pense qu'on peut pas dire que qui que le quoi qu'il en coûte n'est pas concerné le meut le monde agricole fin je crois pas merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir participé à ce premier débat
Emmanuel Macron