Jordan Bardella à Porto : « La France est à la croisée des chemins ! »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, messieurs, merci de votre présence à cette conférence de presse. Je vais m'exprimer sans surprise en français, vous dire un certain nombre de de choses et puis j'aurai tout le le plaisir et nous aurons le plaisir ensuite de répondre à vos différentes questions. Euh d'abord, merci merci Antonio.
Je tiens à remercier mon ami André Ventura qui dans le cadre de cette organisation de de ce meeting des des patriotes que nous organisons ici de cette réunion de groupe et de ces journées d'études avec l'ensemble des parties du groupe des Potes qui est le 3è groupe du Parlement européen, nous avons décidé euh de nous retrouver ici à Porto euh pour euh débattre notamment euh de d'enjeux qui concernent l'ensemble de nos pays. je pense à la question énergétique euh qui est en train de de s'imposer au vu du contexte international comme l'une des préoccupations majeures pour l'intégralité de de nos peuples dans nos pays dans nos pays respectifs. J'en profite pour redire mon ma fidélité, mon amitié à André Ventura qui est un ami politique et le président du parti Chega qui s'est imposé en moins de 10 ans comme l'un des premiers partis politiques du Portugal qui porte des idées patriotes, souverainistes, national qui fait écho au combat que nous portons ensemble au Parlement européen que le Rassemblement national porte.
à son tour, vous le savez, en France. Euh André a fait la fierté de notre groupe en accédant il y a quelques semaines au second tour de l'élection présidentiel et je lui souhaite de devenir le prochain chef du gouvernement ici au Portugal euh parce qu'il il le mérite. Il en a à la fois le convictions, la stature, l'amour du Portugal et et nous parlons la même langue avec avec André.
Alors, je ne parle pas portugais, mais nous parlons évidemment la langue du patriotisme, de la souveraineté, de l'Europe, des nations et et dans ce groupe des patriotes, il y a des partis politiques qui ont évidemment des des sensibilités propres, des lignes politiques qui correspondent aussi à la défense de leurs propres intérêts nationaux, mais l'amour de nos pays et et la volonté de construire une Europe, des nations très éloignées du fonctionnement actuel de l'Union européenne, de défendre notre culture, de défendre notre civilisation européenne, de défendre nos modes de vie de défendre nos emplois, nos industries et surtout nos travailleurs parce que nous sommes nous en France comme André ici au Portugal, le parti de la France du travail, le parti du Portugal qui travaille, le parti des classes populaires, le parti des classes moyennes, le parti de tous ceux qui sont écrasés par les normes, écrasés par les taxes, écrasés par la fiscalité [grognement] et nous contribuons, je crois, dans nos pays respectifs à redonner de de la fierté aux travailleurs et et et leur redonner le sens du travail du travail qui paye. Euh je le disais, le Portugal et et la France sont deux pays amis euh amis par par l'histoire, par la culture, par l'appartenance à une même civilisation européenne. Euh j'espère que nous aurons demain au conseil l'occasion lorsque nous serons arrivés au pouvoir dans nos pays respectifs de travailler de travailler ensemble avec le parti le parti chega.
Nous sommes deux pays amis, nous sommes deux partis amis. Euh nous œuvrons notamment au niveau européen contre la politique de la commission Van Berlon et notamment du Green Deal euh qui est la plus grande le plus grand pacte de décroissance imposé à nos entreprises et à nos industries en vigueur au niveau de de l'Union européenne. Nous combattons ce ce pacte vert parce que nous sommes nous des défenseurs de la croissance, des défenseurs du travail mais des défenseurs d'une écologie qui est raisonnable, qui est praticable et qui ne soit pas une écologie punitive.
Euh nous avons contribué avec le groupe des patriotes et ça c'est une victoire directe de notre groupe à remettre en cause l'interdiction totale de vendre des véhicules thermiques neufs à l'horizon 2035 euh sur le le sol européen euh parce que nous souhaitons défendre nos industries automobiles et que nous souhaitons aussi protéger notre pays et nos États dans une logique de patriotisme économique de la concurrence internationale desloyales qu'elles viennent de Chine s'agissant des véhicules mais aussi du mercour s'agissant de de l'agriculture et demain évidemment de de de l'Australie. Ensemble, nous nous battons pour défendre notre identité et nous nous battons contre les politiques d'immigration totalement folles et totalement dérégulées qui sont soutenus au niveau européen, accompagnés par les gouvernements socialistes et macronistes en Europe de l'Ouest et qui vise à déstabiliser les grands équilibres de de nos sociétés. Euh encore une fois, nous nous revendiquons le droit pour nos peuples de pouvoir rester eux-mêmes, de pouvoir conserver leur culture, de pouvoir conserver le leur mode de vie, de pouvoir conserver leurs valeurs, de pouvoir conserver leurs uses et coutumes et et cet identité là est aujourd'hui remise en cause par une immigration anarchique qui est encouragée par l'Union l'Union européenne, soutenue par les ONG de gauche et d'extrême gauche et et nous menons un combat pour nos notre économie, mais aussi pour notre identité et pour la protection de de de nos de nos valeurs.
Euh il y aura et on aura très certainement l'occasion d'en d'en parler ensemble dans quelques mois une élection présidentielle en France qui est pour nous extrêmement importante. Euh d'abord pour le pays, elle est importante cette élection parce que aujourd'hui la France est à la croisée des chemins. l'économie française au regard de la des raisons budgétaires dans laquelle Emmanuel Macron a plongé la France depuis 10 ans et dans une situation extrêmement préoccupante.
Nous subissons à la fois la désindustrialisation, la perte de nos exploitations agricoles et un endettement qui abîme la crédibilité de la France en Europe mais aussi au sein des marchés internationaux. Euh et donc cette élection euh présidentielle, elle est évidemment importante au titre du pays d'abord et évidemment au titre de notre parti puisque nous sommes donnés aujourd'hui euh comme étant au second tour de la prochaine élection présidentielle dans les sondages et comme étant donné gagnant dans une grande partie des sondages de second tour. Nous avons conscience avec Marine Le Pen et avec le Rassemblement national que si nous gagnons l'élection présidentielle l'année prochaine, ça sera une victoire française, mais ça sera aussi une victoire européenne et une victoire pour toutes les nations d'Europe qui contestent le fonctionnement actuel de l'Union européenne.
Nous ne sommes pas pour sortir de l'Union européenne, nous sommes pour la changer radicalement et nous sommes pour tout changer sans rien détruire. Euh et donc parce que la France est contributrice nette au budget de l'Union européenne, parce que la France euh a un poids diplomatique et économique de premier plan au sein de l'Union européenne, elle est l'un des deux pays avec l'Allemagne qui a le poids nécessaire pour impulser une nouvelle dynamique au sein des institutions européennes. Donc nous savons que notre responsabilité est double.
Nous avons une responsabilité nationale, mais nous avons aussi une responsabilité, celle que nous portons avec nos alliés, euh qui vise à changer le fonctionnement de l'Union européenne euh qui euh multiplie, je dirais, les euh les ingérences et le chantage démocratique dans les différents États-membres qui ne partagent pas leurs orientations. on l'a vu avec la Hongrie ces dernières semaines qui remet en cause l'identité de nos peuples et qui mène une politique économique est une politique de décroissance et de soumission à toutes les grandes puissances étrangères et qui à l'ouest comme à l'est veulent la vassalisation de l'Europe et la dépendance de l'Europe que ce soit à l'égard des États-Unis, à l'égard de la Russie ou à l'égard de la de la Chine. Donc nous allons faire campagne évidemment dans les dans les prochains mois avec l'ambition de succéder à Emmanuel Macron.
Euh les sondages nous laissent entrevoir euh une dynamique euh extrêmement positive et donc avec Marine Le Pen, nous allons évidemment mener euh campagne main dans la main euh et continuer euh ce travail que nous menons au niveau européen. Je vous rappelle euh euh puisque Antonio mentionne que je suis le président du groupe au Parlement européen, qu'on est la troisème force du Parlement européen et en vérité le premier groupe d'opposition à la la politique de d'ursula d'Ursula Van Derline. Donc ces journées d'études pour nous sont évidemment très importantes parce que la question énergétique liée notamment à l'actualité dans le D3 d'Ormouse redevient un sujet majeur notamment au travers de sa dimension du pouvoir d'achat pour les familles françaises et évidemment pour les familles ici au au Portugal. et nous portons l'ambition avec nos partis respectifs d'en défendre les attentes et les aspirations.
Euh voilà mesdames messieurs, les les quelques mots que je souhaitais vous dire. Je réitère mes mes remerciements à à TEGA et à la délégation portugaise du groupe des des patriotes qui est dirigé par Antonio à mes côtés à Bruxelles et à Strasbourg. Et je remercie mon ami André pour l'amitié et et le soutien qu'il exprime à l'égard de notre alliance.
Euh il a eu l'occasion euh de venir en France euh au cours des dernières années euh pour rencontrer aussi des partisans. Euh euh j'ai moi eu l'occasion de de venir à deux reprises au Portugal et ces liens d'amitié, ils sont évidemment très politiques et nous entendons euh les poursuivre en attendant demain de pouvoir être à la tête de nos pays respectifs. D'abord, merci monsieur pour pour votre question.
Euh d'abord, je pense que la situation énergétique est propre en réalité à chaque pays parce que elle est propre au choix et au mix énergétiques qui ont été qui ont été faits par chaque gouvernement et qui sont nécessairement différents d'un pays à un autre. La politique de la Commission européenne en matière énergétique depuis plus de 10 ans a été un désastre. Ça a été un désastre parce que en affaiblissant notamment sous la pression des écologistes le la place du nucléaire dans la taxonomie verte et la place du nucléaire même dans les sociétés européennes a évidemment accru les dépendances des différents Étatsmembres à l'égard notamment du gaz russe.
Et c'est la raison pour laquelle moi je milite pour que la France sorte des règles européennes de tarification des prix de l'énergie. Naturellement, nous resterons euh si nous gagnons les élections dans le marché énergétique parce que la France est une puissance exportatrice d'énergie. Mais il n'y a aucune raison pour que la France qui grâce au général de Gaulle a su se doter depuis 50 ans [grognement] d'infrastructure nucléaire qui nous permett d'avoir l'une des électricités non seulement la moins chère mais également la plus décarbonée d'Europe et que ces règles européennes qui adossent le prix de l'électricité sur le prix du gaz nous empêchent de bénéficier de cet avantage comparatif.
Euh cette réforme a été entreprise par l'Allemagne euh sur ses infrastructures nationales euh puisque depuis maintenant plusieurs semaines, l'Allemagne permet à ces grandes industries de bénéficier d'une électricité à 50 € le MWh. Donc nous, on est résolument euh des défenseurs du nucléaire. Euh nous sommes euh opposés non pas aux énergies renouvelables mais aux énergies renouvelables intermittente comme les éoliennes qui coûtent euh de l'argent en quantité considérable puisque c'est des subventions à hauteur de 8 milliards d'euros qui sont distribués chaque année euh et qui ne permettent pas un fonctionnement optimal du système énergétique français.
Euh la dépendance, on l'a vu en Espagne hein, la dépendance excessive aux énergies renouvelables a très certainement entraîné le blackout que l'Espagne a connu ces derniers mois. Donc nous on est des défenseurs effectivement du du nucléaire. Sous notre pression, la Commission européenne a évidemment réévalué euh sa position et donc si demain nous sommes à la tête de la France et bien nous sortirons des règles de tarification des prix pour faire en sorte que les familles françaises et les les entreprises françaises puissent bénéficier d'un prix français l'électricité.
à 50 € le MW parce que c'est le coût de production historique du nucléaire. Mais c'est vrai que ce qui est en train de se passer euh dans le D3 d'Ormous depuis plusieurs semaines euh témoigne de de toute la limite de la dépendance de l'Europe à l'égard des des hydrocarbures. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes plus que réservés sur les objectifs de guerre et là je parle comme président du Rassemblement national du président Trump parce que cette guerre est très mauvaise pour l'énergie européenne, pour les économies européennes et pour le pouvoir d'achat des familles françaises.
Merci Jordan. La Oui, bonjour à tous les trois. Maxime Luyet pour la télévision française.
Ma question s'adresse à monsieur Bardella. Vous avez dit que l'échéance présidentielle de 2027 en France serait aussi une échéance européenne qu'elle pourrait être cruciale pour votre famille politique. Quelle serait en cas de victoire du Rassemblement national les premières mesures directement concrètes, tangibles sur les sujets migratoires et énergétiques notamment qui seraient prise par votre famille politique ?
Et puis ma deuxième question qui est davantage franco-française. En cela, je je présente mes excuses à nos amis portugais. En l'espace d'une semaine, vous avez été ciblé par des fausses informations.
L'une émanant de de la presse française, l'autre de vos adversaires politiques. Qu'est-ce que cela dit selon vous de l'état du du débat public et démocratique en France ? Je vous remercie.
Merci pour votre question. Merci pour votre question. d'abord euh sur la dimension européenne de la campagne présidentielle française.
Euh tout laisse d'abord à croire que la présidente de la Commission européenne et le président Macron sont en train de verrouiller les institutions dans l'hypothèse d'une alternance au printemps 2027. Euh le président Macron d'abord est en train de multiplier les nominations euh dans ce qui apparaît comme un tour de force démocratique euh puisque le remplacement du président de la Banque de France comme les nominations à la tête de RTE ou d'un certain nombre de postes stratégiques. On parle maintenant d'une possible démission de la présidente de la Banque centrale européenne où le président de la République serait tenté d'y pousser son actuel secrétaire général, monsieur Moulin. euh est extrêmement préoccupante.
Ce que nous voyons sur la scène française, nous le voyons aussi sur la scène européenne puisque et ça le groupe des patriotes l'a dénoncé, l'Union européenne par la voix de la présidente Van Derlen est en train d'accélérer sur le calendrier de la négociation du prochain budget européen qui doit en théorie intervenir après l'élection présidentielle française. La commission ne se cache pas de verrouiller le budget et d'accélérer les négociations et la validation d'un tel budget avant l'élection présidentielle française pour faire en sorte que le prochain président ou la prochaine présidente soit pieds et point lié avec des contraintes institutionnelles et réglementaires qui sont objectivement au moment où on se parle antidémocratiques. Donc les Français doivent regarder attentivement ce qui est en train de se passer parce que quand j'entends le président de la République accuser un certain nombre d'États à l'est de l'Europe de dérive anti libérale, il est lui-même dans une dérive illibérale comme l' Commission européenne depuis maintenant plusieurs mois et ce qui est en train de se passer est particulièrement préoccupant.
Si nous gagnons l'élection présidentielle française très simplement euh je crois qu'il y a que deux pays honnêtement qui peuvent changer dans les grandes incertitudes mondiales actuelles. Le fonctionnement et les orientations politiques de l'Union européenne. Ces deux pays sont la France et l'Allemagne.
Or aujourd'hui dans le calendrier électoral qui est le nôtre, l'espoir de changement à dimension européenne ne peut venir que de la France au cours des prochains mois. Et donc c'est la raison pour laquelle et ça fait partie aussi des sujets que nous avons abordé au cours de ces journées d'études avec le groupe des patriotes. Euh il est évident que la victoire de du Rassemblement national à l'élection présidentielle sera une victoire pour l'Europe des nations parce que nous serons demain et après-demain en capacité de réorienter aussi les orientations de l'Union européenne sur le Green Deal et sur la décroissance qui est imposée à nos entreprises et à nos industries par une inflation normative mais aussi en matière d'immigration.
Et je me permets de vous rappeler que nous sommes en train, le processus législatif est en cours, mais il est bien parti de faire adopter avec toutes les forces patriotes du Parlement la réglementation la plus dure en matière d'immigration que l'Union européenne n'est jamais connue. Et ça c'est l'influence directe du groupe des patriotes. Nous l'avons dit, si nous gagnons l'élection présidentielle, le premier déplacement à l'étranger que nous effectuerons, il s'effectuera à Bruxelles parce qu'il s'agit du prix de l'énergie, de la nécessité de pouvoir faire du patriotisme économique dans les marchés publics ou de l'indispensable reprise en main des frontières face à l'immigration.
Euh cela fera partie des premiers sujets euh et des premiers éléments que nous mettrons sur la table lors du premier déplacement à Bruxelles. Pour répondre maintenant à votre deuxième question, je fais effectivement l'objet depuis plusieurs semaines d'une campagne non pas seulement de dénigrement parce que ça la rigueur commence à avoir l'habitude mais de multiplication de fake news de la part de d'une partie de la presse et notamment de la presse de gauche et de la part de mes adversaires politiques. Je tiens à dire que nos adversaires et les Français doivent bien m'écouter parce que je crois que c'est extrêmement important à la veille de la campagne qui s'ouvre.
Nos adversaires chercheront à nous empêcher de gagner par tous les moyens, y compris par les moyens les plus déloyaux. Euh ils vont mentir, ils vont nous dénigrer, ils vont dénigrer nos proches et ils vont en réalité, et je le dis au français, chercher euh à les faire douter et à chercher à à les démobiliser. Parce que c'est ça au fond l'objectif de cette guerre psychologique qui est menéquit à utiliser des fake news.
L'épisode d'hier est assez révélateur parce qu'en réalité nos adversaires ne sont pas seulement incompétents, ils sont malhonnêtes et ils sont prêts à mentir pour salir le Rassemblement national. Ce qui veut bien dire que sur le ring démocratique des idées, nous avons déjà gagné la bataille. Donc, j'appelle à la veille de la campagne présidentielle les Français à être extrêmement vigilants.
Je leur dis, soyez prudents [grognement] et soyez vigilants à l'égard de ce qui circule sur les réseaux sociaux parce que l'épisode des fake news que nous connaissons de manière sporadique depuis quelques semaines vont être le quotidien de la campagne présidentielle. Juste vous dire un mot supplémentaire sur la Hongrie, même si évidemment André a déjà pardon vous redire un mot supplémentaire sur la Hongrie, même si évidemment André a déjà dit l'essentiel. D'abord, ça fait tomber totalement l'accusation qui est portée par la Commission européenne depuis plus de 10 ans que la Hongrie n'était plus une démocratie.
Parce que derrière le dénigrement et les accusations qui visent les partis des patriotes, il y a c de il y a celle de dérive illibérale. C'est comme ça qu'on dit dans la presse anglophone et dans la presse européenne. Le résultat de l'élection en Hongrie qui a été reconnu avec beaucoup d'humilité par le Fidè et par Orban, démontre que les accusations qui portaient sur la Hongrie et sur les institutions hongroises étaient totalement fondées parce que Magar a remporté les élections mais il a aussi remporté une majorité.
Et donc c'est la preuve que la démocratie a très bien fonctionné et que si Orban a réussi à se maintenir pendant plus de 16 ans à la tête de la Hongrie, c'est par le plébiscite qu'il a su obtenir auprès des Hongrois et [grognement] par le combat qu'il a porté. Après euh voilà la 16 ans au pouvoir, ça reste un exploit assez remarquable. Je veux dire 16 ans au pouvoir, ça reste un exploit assez remarquable.
Donc nous allons évidemment continuer euh une bataille. Je pense qu'il y avait aussi un un affrontement de personnes mais que ma guerre porte aussi un certain nombre de combats, moi je l'ai entendu euh sur l'immigration euh qui sont euh très inspirés par les idées que Victor Orban a toujours porté. Et je partage ce qui a été ce qui a été dit par je partage ce qui a été dit par André.
Euh d'abord évidemment pour faire le lien avec le l'affaire espagnole euh s'agissant des propos de monsieur Rotaillot qui est le président de la droite enfin de ce qui reste de la droite aujourd'hui en France. [grognement] Euh mo je suis un petit peu gêné par ses propos parce que il y a jamais eu autant d'immigration en France que lorsque monsieur Rotaillot était ministre de l'intérieur. Euh donc je je pense que ces déclarations et ces agitations sont surtout là pour faire oublier son propre bilan. [grognement] Euh mettre au banc l'Espagne, ça veut rien dire.
Il faut parler du fond du problème. Et ce qui est certain, c'est que l'Espagne de monsieur Sanchez est en train de devenir la porte d'entrée de la submersion migratoire en Europe. Et très certainement pour créer une diversion dans ces affaires de corruption, ces appels à la régularisation sont là, André l'a rappelé, pour permettre à la gauche espagnole de se créer un électorat de substitution.
Sauf que ça a des conséquences qui sont considérables pour les grands équilibres de la société espagnole, mais aussi pour tous les voisins des pays frontaliers de l'Espagne. Donc moi, je demande deux choses. La première, c'est que nous portions au niveau européen une réforme de l'espace Schengen.
Schengen doit redevenir un projet européen. libre circulation dans les pays de l'Union européenne qui sont signataires des accords de Schengen doit être strictement réservé aux citoyens des pays de l'Union européenne. Concrètement, vous êtes un espagnol, vous allez passer quelques jours en France ou vous êtes un français et allez passer quelques jours en Espagne ou au Portugal.
Vous êtes tenu par cette libre circulation sans aucune difficulté. Mais le fait d'obtenir un titre de séjour en Espagne délivré par le gouvernement espagnol de manière souveraine ne devrait pas vous donner le droit de circuler dans tous les pays de l'Union européenne. Donc si mon parti arrive à la tête du pays et à la tête de la France au mois de mai, non seulement nous rétablirons des contrôles aux frontières tels que le prévoit le code Schengen pour dissuader l'immigration clandestine et les passages.
Mais nous demanderons également au niveau européen et je suis convaincu que nous trouvons une majorité pour le faire que la libre circulation permise par Schengen soit réservé au seul ressortissant des pays de l'Union européenne. Et puis la deuxième chose que je veux dire, c'est que les Espagnols qui refusent la submersion migratoire doivent aller voter pour Vox. Voilà, ils doivent aller voter pour le seul parti politique qui a à cœur de défendre l'unité espagnole, de défendre la souveraineté du pays et de protéger le la nation espagnole d'une immigration massive qui n'en est qu'au début du commencement et qui est sponsorisé par la gauche pour se créer un électorat de substitution.
Moi, j'ai été très choqué ces dernières années [grognement] des images que l'on peut voir très régulièrement sur les réseaux sociaux de des des pressions à la frontière qui sont exercées dans les enclaves espagnols de Seouta et de Mél. Et je pense que tous les Européens comme à l'ampedusa il y a quelques années doivent regarder ces images parce que si nous n'en reprenons pas dès maintenant le contrôle de la politique d'immigration, ce qui se passe à Seouta et à Mélur toutes les nations de toutes les nations européennes. Sur la deuxième question qui m'a été posée qui est peut-être de l'ordre un peu plus institutionnel et et diplomatique sur le couple franco-allemand.
Euh d'abord, nous nous sommes attachés euh à ce couple franco-allemand euh qui est une réalité de l'histoire et des grands équilibres politiques euh au sein de de l'Europe euh depuis euh d'abord depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et encore plus euh depuis euh la chute la chute du mur. Ce qui est certain, c'est que sous la pression électorale de l'AFD qui ne siège plus aujourd'hui au sein du groupe, mais le gouvernement Mertz a considérablement infléchi sa politique nationale mais aussi européenne sur l'immigration [grognement] en rétablissant des contrôles aux frontières avec un effet dissuadif sur les arrivées de migrants. également et je sais que ce sujet est cher au chancelier merz sur la question des normes et notamment des normes environnementales qui pèent sur l'industrie et notamment sur l'industrie automobile allemande.
Donc si demain nous arrivons à la tête du pays, je pense que nous pourrons potentiellement trouver un allié à la chancellerie sur la nécessité de rétablir plus de sécurité aux frontières, mais également sur la nécessité de rompre avec les objectifs du Green Deal. Je pense que beaucoup d'Allemands ne portent pas madame Van Derleen dans leur cœur et ils ont raison. Euh ça nous fait déjà un point commun et donc une bonne base de travail.
Mais je suis convaincu que à la fois avec l'Allemagne, mais aussi avec l'Italie, par exemple, nous pourrons trouver un terrain d'entente pour créer un un triangle politique qui au sein de la construction européenne pourra être moteur d'une nouvelle forme d'Europe beaucoup plus respectueuse des nations et qui soit capable euh de mieux adapter les politiques européennes sur les grands enjeux du 21e siècle. Le défi migratoire, la croissance, l'indépendance en matière de défense et en matière militaire, l'intelligence artificielle. le numérique, le spatial.
Jordan Bardella