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interviewEurope 1· 4 février 2026 13 min

Procès du RN : Marine Le Pen, va-t-elle se retirer de la prochaine présidentielle ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

13h [musique] 14h Europa info. La suite à 13h32 sur Europain avec vous Cléie Mathias, c'est vos deux chroniqueurs du jour, les chroniqueurs politique Jean-Michel Salvator et Jean-Claude Dacier. Marine Le Pen va-t-elle se retirer pour l'élection présidentielle de 2027 ?

Hier, je le rappelle, le parquet général a requis une peine d'inéligibilité contre Marine Le Pen. Donc à ce procès en appel des assistants d'euros députés du Front National. L'exécution immédiate n'est pas réclamée cette fois contrairement à la à la condamnation en première instance l'an passée.

On verra ce que décédera la cour de d'appel. Elle est pas tenue de suivre ses réquisitions. La décision devrait être connue avant l'été.

Mais déjà qu'est-ce que vous pensez ? Est-ce que vous pensez que le plan Bardella va être activé ? Jean-Michel Salvator ?

Moi je pense que Marine Le Pen est une fine politique et que elle a très bien compris qu'elle était en très grand danger, que la seule façon pour elle de s'en sortir c'était d'être condamné à moins de 2 ans d'inéibilité. Si c'est plus de 2 ans d'inéibilité, c'est cuit. Je pense qu'elle le sait très bien et d'ailleurs elle pose même 2 ans.

C'est c'est juste he c'est c'est c'est tout juste. C'est tout juste mais ça passe. Bon je pense que le problème que ça pose parce que ça pose le problème de l'inégibilité.

On ne comprend pas pourquoi il y a dans la loi cette cette peine d'inéibilité pour ce type de délit qui est de l'inibilité pour des élus qui ont piqué dans la caisse. Très bien. Pour des élus qui qui se qui se rendent coupables de violence ou de meurtre.

Très bien. Mais là il y a pas d'enrichissement personnel. Et là, ce qui est très choquant sur le plan des principes, c'est que la feuille de match de la présidentielle, c'est pas les Français qui vont la faire, c'est trois juges.

Bon et mais elle y est, vous vous demandez pourquoi cette peine, elle est là. Bah, elle est là parce que les les députés ont fait la loi. Bien sûr, bien sûr.

Alors, pourquoi l'ont-ils pourquoi l'ont-ils Pourquoi l'ont-ils voté ? C'est juste après l'affaire CUSAC parce qu'il y avait quand même l'idée qu'on veut qu'on veut laver plus blanc et donc on a adopté cette loi mais moi il me semble que si vous voulez ce l'inibilité lorsqu'il y a pas des des faits incroyablement graves ne s'impose pas. C'est en fait c'est à la souveraineté populaire de décider.

C'est pas à des juges de décider qui doit se présenter à la présidentielle. On va écouter Jean-Philippe Tangi sur l'avenir de de Marine Le Pen. Le député Eren de la Somme était sur TF1 ce matin.

Marine Le Pen avait exprimé très clairement les les conditions dans lesquelles elle voulait se présenter parce que il y a la question de pouvoir se présenter, c'est une chose vouloir se présenter. C'est-à-dire euh Marine Le Pen a toujours voulu pouvoir faire campagne dans des conditions normales dans ce rapport électronique dans ce rapport Non mais c'est elle qui le dira mais dans un rapport de vérité aussi avec les Français, elle n'a jamais rien caché. ce qui prouve d'ailleurs la personnalité combative et ce pourquoi les Françaises et les Français aujourd'hui enfin une grande partie lui font confiance.

C'est quoi voilà, elle n'est pas elle n'est pas une femme politique comme les autres. Alors il y a la peine à laquelle elle pourrait être condamnée puis il y a bien sûr les conditions dans lesquelles cette campagne pourrait avoir lieu. Jean-Philippe Tangui l'a rappelé.

Jean-Claude Dacier, qu'en pensez-vous ? Écoutez, je pense qu'il faut pas qu'on se raconte de d'histoire. Je pense que la candidature de Marine Le Pen a reculé de quelques mètres si j'ose dire hier avec ce réquisitoire qui au fond a réclamé la seule peine qui nous intéressait et qui intéressait j'imagine aussi Marine Le Pen, c'était le niveau de son inéligibilité, c'est-à-dire Oui, j'ai réussi à le prononcer à peu près correctement euh ces 5 ans là, c'est-à-dire que c'est nettement au-dessus de ce qui était en effet Jean-Michel vient de le dire acceptable par le Rassemblement national et Marine Le Pen, c'est-à-dire c'était 2 ans minimum.

Alors, ça ne veut pas dire que les asesseurs, les présidents, pardon, euh et ces deux asseurs de la cour d'appel ne décideront pas, en nous donnant tort à tous que son inéligibilité sera finalement que de 2 ans. Si c'est ça, elle sera candidate. J'ai un peu de mal à m'en persuader.

Je ne vois pas des magistrats elle sera peut-être désavoué à ce pointlà des des magistrats de des réquisitions qui viennent qui ont été faites hier en fin d'après-midi. Ça me paraît assez compliqué mais enfin attendons tout de même attendons tout de même le jugement définitif. Oui parce que là on fait un peu de on fait un peu de politique fiction mais en même temps c'est le le principe et c'est l'exercice qui veut ça aussi.

On se projette. C'est ce que fait le le Rassemblement national et certainement Marine Le Pen également même s'il y a 2 ans d'inéligibilité. Est-ce que ce sont des bonnes conditions pour faire une campagne présidentielle ?

Il y aurait quand même il y aurait quand même condamnation. Non non mais mais je pense que là Marine Marine Le Pen Marine Le Pen, elle met le marché en main au juges en leur disant "Bon voilà, c'est vous qui allez décider mais euh n'oubliez pas que votre décision, elle sera elle aura un impact direct sur la présidentielle." Donc ils ont le marché en main et et je pense que et je pense que elle fait bien de le faire comme ça parce qu'elle sait très bien aussi que si elle peut elle peut pas si vous voulez compter sur une cassation et cetera parce que d'abord quand vous faites une campagne électorale il faut d'abord il faut mobiliser des fonds et c'est très difficile de mobiliser des fonds.

Les banques prêtent peu d'une façon générale et encore moins au Rassemblée nationale. Il prêtent au candidats et pas au parti. Donc si euh euh si Marine Le Pen se dit "Je vais peut-être être candidate" et que finalement bon bah euh elle peut pas se présenter, bah euh Jordan Bardella ne peut pas reprendre sa suite aussi facilement que ça.

Enfin, vous voyez, c'est c'est c'est plein de sujets comme ça. Et puis il y a aussi un autre sujet qui est très important, c'est que euh bon, on a parlé de l'inéibilité qui est un sujet, mais il y a euh il y a le sujet de la peine de prison qui peut être transformé prison dont 3 ans avec surcil 3 avec. Donc ça veut dire un an avec un bracelet électronique aménagement.

Voilà. Oui. Est-ce qu'on peut faire une campagne électorale ?

Attendez, une campagne avec un bracelet. Ça veut dire qu'il faut demander au juges un droit de sortie le soir après 19h. Il faut demander au juge si on peut disposer de son weekend pour faire un meeting.

Enfin, on ne peut pas faire une campagne comme ça. Et et et politiquement les adversaires de Marine Le Pen s'en serviront diront "Madame Le Pen, vous êtes très gentil mais vous êtes une candidate condamnée. Vous êtes une candidate qui a l'infamie d'avoir un bracelet électronique." Donc tout ça fait que ça rend la situation inextricable pour Marine Le Pen. peut susciter peut-être un sentiment de comment dire de compassion pour Marine Le Pen si elle se présente dans ces conditions que tu décris, je vais pas insister, c'est vrai, c'est compliquécharnement.

Oui. De de de dans ces conditions là, elle aura beaucoup de mal. Elle aurait beaucoup de mal.

Oui, mais ça veut aussi dire qu'elle est déclarée coupable. Oui, bien sûr. Mais alors là, il y a quelque chose que moi je n'arrive pas à comprendre qu'elle soit coupable plusieurs millions de détournements entre guillemets de détournement de fonds.

C'est quand même de l'argent qui venait en effet du Conseil européen et qui a été utilisé si j'ai bien compris par les un certain nombre d'assistants du rassemblement national. Bon euh ce que je comprends toujours pas dans cette histoire lourde et grave qui ront et qui risque d'avoir des conséquences graves, c'est que Marine Le Pen s'appel Le Pen, euh sachant très bien quel était le sentiment que la plupart des magistrats, pas tous, mais nourrissaient à l'égard du Rassemblement national, c'était difficile de toute façon pour le rassemblement qu'elle n'ait pas pris le minimum de précaution indispensable quand on veut. quand on vise et quand on veut être présidente de la République, je ne comprends pas et la légèreté du de la manière dont les avocats ont défendu le dossier du Rassemblement national lors de la première instance et la deuxième instance, les arguments qui ont été utilisés étaient un peu venir sur la défense, mais assez compliqué.

Bref, je pense qu'elle n'a pas pris les mesures de prudence mais indispensable quand on connaissait la place du Rassemblement national dans le pays et la réflexion que la venue de l'extrême droite au pouvoir nourrissait dans de auprès non pas tous la preuve les sondages de monde mais auprès d'un certain nombre d'élites. Je ne comprends toujours pas pourquoi Marine Le Pen et son équipe n'a pas fait preuve de davantage de prudence minimum. Je vais je vais vous donner la parole Jean-Michel Salvator.

Juste avant, j'aimerais quand même qu'on écoute Marie Suzanne Lecho. C'est la procureur générale près la cour d'appel de Paris euh sur la stratégie de défense de Marine Le Pen. Écoutez, elle était sur France Interre ce matin.

Je ne suis pas du tout euh convaincu qu'il y ait un changement de position euh des prévenus dans dans ce dossier. L'infraction donc elle elle est elles sont elle est toujours contestée. Nous verrons bien à partir de ce matin quel va être le sens des plaidoiries des des avocats des des 12 prévenus.

C'est ce que le parquet général a soutenu dans ces réquisitions hier et à cet égard donc la vision que de ce dossier et celle qui a été effectivement celle des des magistrats en en première instance. Alors pour faire simple Marine Le Pen plaide la bonne fois. On verra évidemment les les euh les les plédoir de la défense, ça sera je crois en début de semaine prochaine.

Ouais. En fait, elle ça devrait être sur ce ton là. Elle plaide qu'il y a pas elle plaide qu'il y a pas de système organisé.

Bon, elle a eu du mal à l'expliquer mais c'est en tout cas c'est elle c'est le sens de de de sa plaidoirie. Et puis elle elle plaide aussi la non intentionnalité. Bon et c'est vrai que quand on compare les audiences de l'appel et les audiences en première instance, moi je trouve que ce qui a vraiment beaucoup changer, c'est le ton de Marine Le Pen.

Lors de la première instance, elle mettait en accusation les juges leur disant "Vous faites un procès politique." En fait, elle les attaquait. Bon là, elle s'est bien rendu compte que c'était pas forcément la meilleure la meilleure technique.

Donc elle est elle fait pâte de velours. Ça c'est la première différence. Et puis la deuxième pâte de velure, c'est qu'elle cède un tout petit peu.

Un tout petit peu. Elle ne cède pas jusqu'à dire qu'il y avait un système, mais elle cède un tout petit peu en disant "Oui, il y a eu des négligences, chez nous, c'était un peu le bazar et cetera." C'est ce qu'a dit Louis Aliot.

Bon voilà, mais mais le le système de défense ne change pas fondamentalement. C'est le ton qui change. On aura l'occasion d'en reparler évidemment et on parlera certainement des plédoirés de la défense en début de semaine prochaine.

Puisqu'on est dans la politique, avez-vous entendu Gérald Armanin ce matin sur RTL ? Écoutez-le. La concurrence, c'est normal.

Et c'est légitime, il y a pas de droit divin pour se présenter élection à la présidence de la République, mais il en faut un seul. Dans ma famille, oui, on est peut-être peut-être pas très très malin, on n pas fait de grandes études, mais si on est plus de un, il a possibilité pour qu'on soit pas les deux arrivés au second tour. Donc oui, il y a urgence à s'entendre.

Il faut que nous ayons un seul candidat et qu'on trouve les moyens de le sélectionner. Aujourd'hui, 15 mois de la présidentielle, c'est encore un peu tôt sans doute, mais comme je l'ai dit, voilà, à l'été, il faudra que nous ayons un seul candidat. Euh je traduis le ministre de la justice qui estime qu'il faut un seul candidat du centre et de la droite avant l'été.

Donc pour la prochaine présidentielle, vous y croyez Jean ? Très compliqué parce que un seul candidat voudrait dire que un homme du bloc central plus un républicain euh et je dois en oublier soit le candidat de de l'ensemble, c'est-à-dire comprenant aussi le Rassemblement national. Ça me paraît compliqué.

Alors, il y aura sans doute monsieur Alliot, on verra encore une fois ne ne vendrons pas la peau de l'ours. Euh, nous verrons bien, mais ou madame Le Pen ou monsieur Alliot candidat Bardela Bardela candidat ou un candidat également du bloc central. Encore faudrait-il que euh ces messieurs réussissent sa sentence et qui s'annonce plutôt compliqué et difficile.

Jean-Michel Salvator. En plus le bloc central, excusez-moi, mais il y a un bloc central de droite, un bloc central du centre et un bloc central de gauche. Donc qu'est-ce qu'il y a de commun entre Gabriel Atal et Bruno Rotaillot par exemple ?

Bon donc c'est compliqué hein, c'est compliqué. Gérald Darmanin, lui il a une situation aussi assez inconfortable parce qu'il est quand même macronien. et qui et qu'il est très ami avec Édouard Philippe qui par ailleurs est candidat.

Donc donc en fait moi je pense que les sondages vont avoir un un rôle très important. C'est vrai que s'il y a un candidat qui se dégage euh bah si il prendra une option très sérieuse. Mais si c'est Retaillot par exemple, on voit mal Gabriel Atal se retirer au profit de Retaillot.

Bon et que fera Gabriel Atal si Raphaël Gluxman qui n'est quand même pas si éloigné de ces de ses positions se présente aussi. Donc il faut attendre un petit peu. Je pense qu'il a raison euh euh Gérald Arrmanin quand il dit bon on verra ça à l'été, il faut attendre que les candidatures se euh soient annoncé et puis ensuite que les sondages fassent leur boulot et queon voit s'il y a des tendances.

S'il y a un champion qui se dégage, bah ça sera lui le candidat. On continue de balayer l'actualité ensemble dans Europa Info. Un refait d'obtempéré toutes les 19 20 minutes en hausse de 11 %.

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