Masterclass avec Benoit Bazin, PDG de Saint-Gobain
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BDL Club Invest, voyez plus grand pour votre argent. Et tu les accompagnes sur quoi ? Ouais, en gros plutôt du côté artistique.
OK. Je pense que ça permet trop cool. C'est pas au niveau de l'état, c'est bonjour.
Bonjour. Bonjour. Comment ça va ?
Ah certains un visage que je reconnais. Ça va ? Ça va ?
Merci. Bon vous savez qu'on a encore du lourd aujourd'hui hein dans masterclass hein. C'est l'un de nos plus grands capitaines d'industrie en France.
Tout le monde connaît Saint-Gobin ? Oui on lève la main quand on connaît pas Saint-Gobin. Je suis rassuré.
Je suis rassuré. C'est bon. Bon les métiers de Saint-Gobin ça vous parle ?
Mé ils font quoi Saint-Gobin ? construction construction céramique ver matériaux vêtres trempé poulet très bien je vois qu'on a on a bossé un petit peu. Ça va le chiffre d'affair en gros 48 milliards 48 je crois que c'est 50 mais on est pas loin.
Ouais non ça c'est la valorisation. Nombre de salariés 160000 OK bon c'est bon bravo. Et ben lui c'est le grand chef et d'ailleurs le voilà.
Tiens je vais l'accueillir. Voin. Bonjour Dev minut.
Comment ça va ? Très bien merci. Prêt pour la masterclass ?
Prêt très heureux. Je vous les présenter. Bonjour le directeur général de Saint-Gobin.
On peut l'applaudir. Enchanté. [applaudissements] Si je leur dis que vous êtes le numéro 1 mondial dans votre secteur m'avance un peu ou non ?
C'est vrai mondiale de la construction durable et nous fabriquons dans 80 pays [musique] des matériaux des services. Nous les inventons, nous les fabriquons, nous les distribuons pour la construction [musique] durable. Alors, c'est le résidentiel, le neuf, la rénovation, c'est aussi le nom résidentiel, les hôpitaux, les écoles, les data center, les hôtels et puis l'infrastructure, les ponts, les tunnels, les aéroports.
Vous voyez, c'est [musique] vaste la construction et vous passez 90 % de votre temps dans des bâtiments. Donc, c'est important d'avoir des bons bâtiments pour bien étudier, pour bien dormir, [musique] pour bien soigner. Donc, c'est le cœur de notre vie, la construction, l'habitat, le bâtiment.
Ben voilà. Allez, c'est parti pour la masterclass de Bono Basin, donc le directeur général de Saint-Gobin. Allez, venez, on s'installe.
Venez, venez. Dans la vraie vie, évidemment, il ne se rencontrent jamais et c'est normal, d'un côté, vous les étudiants, vous êtes tout à à vos formations puis de l'autre nos plus grands dirigeants économiques français. Et bien nous sur Public Sénat, c'est notre ambition.
Chaque mois on les réunit afin d'échanger librement sur les sujets que notre jeunesse jusque comme étant prioritaire. Bonobaza ne connaît pas vos questions. Donc pour lui ce sera totalement une surprise et je rappelle celui ou celle qui posera la question la plus pertinente, il ou elle se verra offrir en fin d'émission la maison de ses rêves construite par Benoît Basardin.
Et on peut l'applaudir je pense à durable. [applaudissements] Maison durable hein. Maison durable.
Du coup, si c'est au fin fond du Canada, du Vietnam, on peut faire ça dans 80 pays. Alors, Bonau Basin, regardez cette photo. On est en 2006.
Euh, vous êtes à l'époque directeur financier de Saint-Gobin. À côté de vous, c'est Jean-Louis BFA qui est à l'époque le PDG. Pourquoi c'est un moment charnière ?
C'est vous qui avez choisi cette photo. Pourquoi c'est un moment charnière de votre carrière ? Ben, c'est une façon d'abord de rendre hommage euh Jean-Louis Fa qui a été un grand capitaine d'industrie et un dirigeant de Saint-Gabin pendant 25 ans.
Alors, j'aurais pu choisir d'autres photos. J'ai passé aussi après les 10 ans auprès de Jean-Louis FA comme directeur de la stratégie du groupe et puis ensuite directeur financier. J'ai passé près d'une quinzaine d'années avec son successeur Pierre André Candard.
Cette photo pour moi, elle incarne deux choses. Le fait qu'une entreprise c'est une aventure humaine. C'est avant tout un lieu d'action collective où il se passe beaucoup de choses et puis deuxièmement, c'est un lieu de transmission.
Donc là, Jean-LFA me dit quelque chose. J'avoue ne pas me souvenir exactement. J'espère ne pas avoir oublié la consigne.
C'est ça qu'on a envie de savoir [rires] mais il est dans la transmission d'un savoir-faire d'expérience et de valeur. Est question de Cressel Cus à présent. Bonjour monsieur Benoît.
Bonjour. Moi, je suis étudiant en master 1 d'urbanisme durable et ma question, c'est de savoir en fait quel est le plus grand conseil ou le plus important que vous ayez reçu et qui a contribué qui a contribué à construire la carrière que vous avez aujourd'hui. Alors, je ne suis pas capable d'isoler un conseil, mais si je fais un peu le caoscope de ce que j'ai entendu, c'est premièrement prendre soin des personnes pour lesquelles vous allez travailler.
Moi quand j'ai rejoint le groupe Saint-Gobin, alors j'avais été stagiaire pendant un an, j'étais stagiaire ingénieur process dans des usines d'abras voyez qui font du papier de verre vulgairement. Ensuite, j'ai travaillé pour le gouvernement. J'ai quitté la direction du trésor.
Tout le monde partait à l'époque sur les grandes banques d'affaires, c'était la bulle internet et cetera. Moi, je suis allé comme directeur de la stratégie du papier de verre. On m'a dit "Mais c'est pas possible." Non, mais c'est parce que j'ai aimé les personnes que j'avais rencontré comme stagiaire.
Je trouve que c'était Pierre André Cirandard qui a été ensuite le patron de Saint-Govin donc mon prédécesseur. Et je me dis ces gens-là vont prendre soin de moi et vont m'apprendre quelque chose. Donc à titre personnel plus que le domaine d'activité c'est l'environnement, les valeurs, les personnes au quotidien qui vont me faire grandir qui a été pour moi extrêmement important.
Alors c'est ma perception, ce serait un conseil que je vous donnerai auprès de qui vous allez travailler. Est-ce que c'est quelqu'un qui va avoir plaisir à vous développer, à vous transmettre des valeurs ? Très souvent Jean-Las s'arrêter dans des comers de direction pour dire Benoît il me suure à l'oreille souvenez-vous toute votre vie de ça.
J'ai pas tout dit sur les secrets. Il a dit quoi alors ? J'ai pas tout dit sur les secrets.
Il faut les garder. Mais voilà donc les personnes, je pense que c'est très important. C'est la première chose.
Et la deuxième chose que je dirais, c'est d'être ambitieux pour vous-même, pas au mauvais sens du terme, faut pas être arrogant, mais de pas chercher la voie de la facilité parce que c'est souvent dans les chemins plus difficiles ou dans des situations de crise, de difficulté des entreprises que vous allez le plus développer vos talents et et donc de viser plus haut. On a en 2024, on avait sponsorisé modestement les Jeux Olympiques avec Tony Estangué et notre moto en interne, c'était viser plus haut. Alors ça peut être visé plus haut pour engager les collaborateurs, viser plus haut en terme d'innovation, viser plus haut en terme de performance financière, tout ce que vous voulez, mais viser plus haut.
Moi, je trouve que c'est un petit peu ce que j'évoqué tout à l'heure. Vous avez des talents, ce que je vous souhaite de meilleur, c'est de les découvrir vos talents individuels. Et je suis sûr qu'il y en a que vous ne connaissez même pas parce qu'un jour vous allez dire "Won, j'ai réussi 100 et ben je repousse la limite, je vais en découvrir d'autres." Donc ce que je vous souhaite, c'est de découvrir vos talents individuels en étant inclant parce que c'est vrai que bah si on grimpe un sommet mais qu'on s'arrête à ce sommet là, qu'on fait 10 fois de suite, on va pas savoir qu'on est capable de grandir et d'aller plus haut. et puis ensuite de développer les talents collectifs de l'équipe dans lequelle vous serez.
Donc peut-être la troisème chose que je partage avec vous, c'est que moi je suis très attaché au collectif. J'ai fait du sport collectif quand j'étais plus jeune parce que je considère que en collectif, on peut faire beaucoup plus qu'en individuel et donc être auprès de gens, un chef qui vous apporte beaucoup, viser plus haut à titre individuel et puis être dans une équipe où vous pouvez un jour vous marquer le but puis la semaine d'après vous êtes un peu fatigué mais c'est le l'avancente qui met le but et cetera et cetera. Donc le collectif, le chef qui vous fait grandir et puis vous découvrir vos talents avec de l'ambition, sans arrogance mais du travail et plutôt viser plus haut les lignes hautes que les lignes de plus grande pente.
Allez, une question de Marcel à présent. Bonjour monsieur Benoît. Bonjour.
Euh ma question serait de savoir s'il y a ma première question en fait serait de savoir s'il y a une rencontre qui a grandement impacté votre parcours. Alors il y en a pas une seule mais il y en a plusieurs. C'est vrai que moi je suis d'une famille où personne n'était dans l'entreprise.
J'ai un grand-père paternel que je n'ai pas connu parce qu'il est décédé avant que jeunesse qui était courtier en grain. C'est le seul qui était dans le secteur privé. Voyez, il faisait du trading de grain en Normandie. et je l'ai pas connu.
Donc moi, je ne connaissais pas l'entreprise. Donc j'ai fait mes études puis quand je suis rentré en école d'ingénieur, j'ai levé la main parce qu'il y avait un conseil d'administration de l'école et je me dis tiens bon on est 340, je vais lever la main pour me porter candidat. Il se trouve que mes camarades, je sais toujours pas pourquoi, m'ont élu au représentant des élèves au conseil d'administration de de l'école Peting à l'époque.
Et là, je me suis retrouvé avec des capitaines de l'industrie avec François Michelin. On voir François Michelin en Cherin en os, j'en ai encore les frissons aujourd'hui. Il y avait Bertrand Colomb qui était un grand capitaine d'industrie, le patron la farge qui avait étudié très tôt aux États-Unis dans les années 50.
Vous voyez, il était parti à l'étranger dans les années 50. C'est peut-être un un conseil aussi d'aller aussi à l'international de pas hésiter à sortir des frontières pour aller apprendre de l'extérieur. Donc voilà, moi ces rencontres avec des grands capitaine d'industrie plus tard Jeanfa et François Michelin Bertrand Colomb à l'époque ça m'a dit wouh il y a des belles histoires d'entreprise et ça m'a donné envie de connaître ce monde de l'entreprise et puis d'essayer d'y trouver ma place et ma contribution.
Donc ça a été plutôt voilà des des rencontres avec des personnalités puis surtout des trajectoires d'entreprises de bâtisseurs finalement d'aventure humaine dans leur propre entreprise où je m'étais dit il y a des il y a des trucs chouettes. Ma question c'est avec le recul de votre parcours, quelle a été l'erreur ou la décision difficile qui vous a le plus marqué mais qui finalement vous a appris dans votre carrière enfin vous a donné des bénéfices dans votre carrière. Donc une décision ratée qui m'a aidé, c'est ça ?
Décision difficile ou erreur ? Bah une décision difficile. Voyez, moi j'étais 4 ans dans l'administration donc j'avais été à ce qu'on appelle le Syri restructuration d'entreprise puis après la privatisation la direction du trésor.
C'était super noble, c'est ce qui est devenu ADS Talèes. Puis on m'avait proposé quelque chose au cabinet du ministre. Bah, j'ai pris la décision de partir, de pas y aller alors que c'était super glamour sur son CV de dire wou, j'ai été travaillé à 30 ans le cabinet du ministre et je me dis non, j'ai envie de changer de vie.
Je saute dans la piscine. La piscine de l'industrie de Saint-Gobin que j'aime bien parce que j'y ai rencontré des gens. Donc ça c'était en 99, j'avais rencontré des gens en 93 que j'aimais bien mais c'était un peu un déchirement parce que se dire tiens j'ai passé x années dans l'administration puis j'ai fini cabinet de ministre wou ça fait vraiment très glamour sur le CV et tout le monde le faisait à l'époque tout le monde le faisait mais je me souviens de quelqu'un qui m'a dit non si tu veux vraiment changer de vie vas-y maintenant et j'ai zérogr mais c'était pas facile parce que vous disiez bah tiens c'est un peu l'aboutissement de ces années où j'ai fait de mon mieux dans l'administration où j'étais apprécié maintenant on prend le cabinet du ministre je pars donc voilà c'est c'était pas simple.
Une autre décision c'est amusant qui était pas facile, Jean-La m'avait envoyé aux États-Unis. Je dirais ce métier des abrasifs. Bon, au bout d'un an et demi, il me dit "Bonis, vous faire venir, je vous nomme patron des abrasifs monde." Moi, j'étais patron des abrasifs Amérique du Nord.
Et là, très naïvement, en tout cas spontanément, je dis "Non, monsieur, j'ai pas fini. J'ai pas fini." Parce qu'en un an et demi, à la fois à titre familial, il se trouve que ma fille avait été était née quand j'étais étudiant en MIT.
Voilà, elle avait 7 ans aux États-Unis. mon épouse et cetera, on n' pas fait le tour des États-Unis. Et moi à titre professionnel, je peux pas dire que je suis arrivé après le 11 septembre.
Alors vous vous êtes tous nés ou à peu près après le 11 septembre, mais le 11 septembre c'était dramatique aux États-Unis. l'industrie l'aéronautique était à - 30 donc il y avait de gros problèmes de restructuration mais on commençait juste à en voir les bénéfices et moi j'ai répondu au président direct non merci je n'en veux pas de votre job mondial qui était pourtant la super promotion Turbo Express au bout d'un an et demi et jeis quand j'étais repassé à Paris dit Benoît vous m'avez dit non une fois ça se fait pas je écoutez oui je suis vraiment désolé mais je pense que non j'ai pas fini pour autant un an et demi après il m'a nommé directeur financier du group donc il m'en a pas voulu et il a peut-être considéré que bah j'avais raison sur le fond de dire j'ai pas fini mon expérience. Alors, il m'a pas laissé 30 ans dans les arbresif en Amérique du Nord, mais je pense à l'époque, je l'ai peut-être fait un peu intuitivement ou un peu inconsciemment, je ne sais pas.
Mais des gens m'ont dit "Mais tu te rends compte ? Tu as dit non au grand chef, il proposait une promotion, les plats, il m'avait dit, ne repasseront pas deux fois. Un autre plat est passé un an et demi plus tard." Ma question est la suivante : "Malgré vos expériences et vos responsabilités, avez-vous encore des doutes sur la manière de diriger aujourd'hui ?
Et si oui, laquelle ?" On a le droit d'avoir des doutes. Oui.
Et il faut avoir des doutes. Je pense que c'est important pour tout le monde et y compris naturellement pour un dirigeant. On est incarné comme dirigeant.
On est dans un environnement. L'entreprise elle n'est pas sur notre planète. Elle est au milieu de parties prenantes, la société, l'environnement, la géopolitique.
J'ai une fille qui me passe des messages, j'ai des collaborateurs, des clients, des donc c'est très important d'être à l'écoute aussi largement que possible de toutes ces de tous ces capteurs, d'essayer d'en faire la meilleure synthèse possible, de douter, de se dire "Oui, aujourd'hui, je vais là, est-ce que demain ce sera la même chose ?" Donc le doute est bénéfique. Il faut pas qu'il le tétanise parce qu'il faut prendre des décisions pour avancer.
Donc c'est un doute positif. Je pense que fondamentalement ce qu'il faut se dire c'est que et vous le vivez dans votre vie de de jeunes adultes et de d'étudiant quand on marche on est en déséquilibre et à forceurer quand on court vous avez même les deux pieds en l'air pendant quelques instants de raison. Si vous n'avancez pas ah oui là vous êtes statique et vous n'êtes pas dans le doute vous n'êtes pas dans la prise de risque.
Mais pour avancer progresser dans la vie bah oui il faut mettre un pied devant l'autre. Bonjour. Je m'appelle Justine.
Je suis étudiante en licence de lettre moderne et ma question est lorsqu'on a la tête d'un groupe comme Saint-Gobin, est-ce qu'on a encore vraiment conscience de l'impact de ces décisions sur la vie des gens ? Oui, c'est c'est important de fondamentalement de s'intéresser à la vie des gens. Moi, je le dis sincèrement, une des choses qui m'aime le plus, c'est quand je fais des visites de terrain de se rendre compte de l'engagement de nos collaborateurs, de se dire, j'ai un exemple en tête, mais j'en ai plein d'autres. quelqu'un que j'avais vu dans une usine à Abu Dhabi.
Il avait complètement réorganisé son atelier de maintenance, bien rangé les outils. J'y passais 3 minutes 25 dans une visite où on visitait plusieurs usines. Il m'a montré son atelier de maintenance avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Alors soit je m'en fiche de son atelier de maintenance, soit je le félicite. Je m'intéresse à lui pour dire pourquoi vous avez mis le marteau et cetera, le les pièces détachées à tel endroit. Ça le fait vivre et exister.
Moi, je prends une énergie extraordinaire de lui parce que je trouve ça merveilleux qu'au fin fond d'Abu Dhabi, du Vietnam ou de l'Afrique du Sud, il y a des gens qui s'engagent comme ça. Donc oui, il faut être en permanence, je crois, capable de l'empathie, de l'humanité pour faire grandir les talents de tout le monde. Parce que moi, s'il y a une chose à laquelle je suis très très attaché chez 5, c'est que tout le monde compte.
Chacun contribue à la mesure de ses responsabilités, à la mesure de ses moyens. Et il y a pas un job plus important qu'un autre. Il y en a pas un plus facile qu'un plus difficile.
C'est pas le mien, c'est pas forcément celui du chef de la maintenance. Chacun contribue et la place de chacun est extrêmement importante. En tant que leader mondial de la construction durable, euh enfin vous êtes en quelque sorte un technicien de la pensée, de la matière et de la production.
Euh en en tant que spécialiste de la transformation et de la distribution des matériaux à la base de l'habitat, euh comment est-ce que vous expliquez queen France, on compte plus de 350000 personnes sans abri euh pour 10 fois plus de logements vacants ? Alors, ce sujet est criant. Ce sujet est extrêmement important d'un point de vue social, politique, démographique.
Je pense que si la natalité baisse, c'est parce qu'on a pas assez de logement en France. Je vais faire une réponse courte, mais si vous avez le courage de lire ce livre voix de passage, il y a tout un chapitre sur le logement parce que je pense que le logement est un impensé de la vie politique et sociale en France pour les étudiants. Je sais pas qui s'occupe de trouver des logements pour les étudiants à l'étranger, mais aussi en France, hein, parce que à Strasbourg, on les envoie dans l'attente, il y a pas de logement à Strasbourg.
Donc il faut rééquilibrer et le logement bah c'est faire peut-être moins de Airbnb pour les touristes étrangers qui viennent occuper des logements vacants. C'est être capable de construire mieux et plus vite. Donc Saint-Gobin si emploie avec des matériaux des offres constructives rapides et efficaces.
Donc nous formons des dizaines de milliers d'artisans chaque année. Nous avons 400000 artisans en compte donc tous les artisans de des fédérations du du bâtiment. Donc on a tout un tas d'écoles pour ça.
Donc ce rôle de Saint-Gobin sur le logement notamment neuf ou rénovation, il est très important et moi je passe beaucoup de temps à avoir parlé à tous les ministres du logement successif. La difficulté si vous voulez sur tout ça, c'est que le logement c'est un sujet de long terme de la même façon que la politique de la ville. C'est pas quelque chose qui se décrète.
L'espérance de vie d'un ministre du logement sur les 10 dernières années, c'est moins d'un an en moyenne. Donc vous construisez pas quelque chose sur 10 ans si vous changez de politique tous les les ans et tous les ans et demi. Donc c'est très important de s'inscrire dans la durée.
Et le logement c'est aussi toute une chaîne depuis le logement d'urgence pour loger les gens sans abri. Le logement social, le logement intermédiaire, le logement propriétaire. Donc il faut repenser toute cette chaîne qui est liée entre elles, tous ces éléments du logement.
Et il faut réaliser que en France il n'y a pas assez de logement. Donc moi, je l'ai dit 500 fois si c'est pas 600 fois, mais Saint-Gomain est très engagé sur le logement pour essayer d'y contribuer au mieux parce qu'on a une présence sur toute la chaîne de valeur depuis la fabrication, la formation. Encore une fois, la le déficit de logement, il est pas lié aux capacités industrielles de 5 B.
On a fermé des capacités industrielles par manque de marché. Donc il faut être capable de remettre tout ça au centre et il faut être capable de réattirer aussi des investisseurs sur le logement. Il s'intéresse, c'est une longue réponse he s'intéresse au logement aux bâtiments commerciaux mais pas aux bâtiments résidentiels, ce qui est différent en Allemagne et en Suisse.
Donc il y a beaucoup beaucoup de choses à reprendre sur le logement. J'espère que ce sera un engagement important des 10 prochaines années. En tout cas, nous y travaillons, j'y crois et nous essaierons de continuer à y contribuer fortement.
Allez, on continue avec une série de questions. Bono basin. Oui ou non, vous répondez par oui ou par non et puis après vous évidemment vous nous raconterez pourquoi.
Oui ou non vous rêvez un jour de gravir les vraestes ? Non. Pourquoi je pose la question ?
Parce que vous avez gravi déjà l'aiguille verte en 2018. C'est l'un des des plus hauts sommets de de France, d'Europe euh dans le massif du Montblanc à 4100 m d'altitude. Alors moi, j'aime beaucoup la montagne parce que c'est beau parce que la montagne c'est un chemin euh quand on grimpe pendant 10h sur tel ou tel sommet, c'est un lieu où on voit très naturellement et très vite l'impact de l'évolution de l'environnement.
Je rêve d'aller voir les sommets d'une Épalrest parce que l'EVREST ce qu'on envoie aujourd'hui c'est épouvantable en terme d'exploitation commerciale. C'est le contrexemple de ce qu'il faut faire en montagne. En montagne moi ce que j'aime c'est d'être tout seul avec le guide.
Il faut aller relativement vite. On appelle ça une course en montagne parce que vous devez tenir un itinéraire. Sinon les conditions de la montagne changent et peuvent devenir beaucoup plus dangereuses.
Et donc quand on voit des gens à la queue leeleux comme dans le métro, même si j'aime bien prendre le métro et ben c'est très dangereux de faire ça sur les vraest. Ça vous gâche tout plaisir. Donc en revanche, allez voir si je peux un jour en bonne santé avant de passer dans un autre monde les sommets du Népal.
Oui. Ça a façonné le dirigeant que vous êtes. L'altinisme, la haute montagne.
Oui, probablement parce que moi j'ai besoin de ce rapport à la nature. C'est vrai qu'on vous voit le réchauffement climatique et vous savez que la contribution de la construction est très importante. Donc plus vite on peut décarboner la construction, mieux c'est ça.
La construction c'est le bâtiment c'est 5 40 %. C'est 35 à 40 %. CO2 quand on prend l'extraction des matières premières jusqu'au la démolition des bâtiments évidemment toute l'énergie l'air conditionnée qui est perdu dans les bâtiments.
Donc c'est essentiel pour décarboner la planète de décarboner la construction. Donc on voit sur les glaciers des Alpes sans même aller jusqu'au Népal avec laquelle se fait le changement climatique à vue d'œil. Moi je si vous voulez sur la mer de glace à Chamie, moi j'y suis allé en 1990, il y a 250 m d'écart entre la marque 1990 et le glacier aujourd'hui.
Donc c'est absolument dramatique. Et donc oui, moi ça m'a façonné dans ce rapport à la nature et j'aime bien la beauté de la montagne mais aussi parce que bah la montagne c'est comme je disais tout à l'heure, c'est une façon de viser plus haut, c'est un chemin et donc c'est aussi un chemin intérieur quand vous êtes à vous concentrer avec vos piolets, vos crampons et le guide devant, c'est un magnifique exemple de confiance. parler de la confiance tout à l'heure, le guide il va pas vous dire tiens peut-être dans 3 ans, je dirai à Benoît de mettre les mains sur telle prise ou les crampons comme ça parce que s'il se casse la figure peut-être il va m'entraîner tout de suite je partage la totalité de la confiance et il est capable de vous encourager.
Il y a plein plein plein d'analogies entre la montagne et puis dans la montagne, bah un moment vous êtes sur une corde et puis un jour on vous dit bah passe premier de cordé parce que c'est toi qui a été formé pour y arriver. Donc tu prends tes responsabilités et on vous dit passe premier de cordé comme Pierre-André de Chandar me l'a proposé il y a quelques années avec le conseil administration. Donc oui, il y a plein d'analogies avec la montagne et puis aussi cet effort lent long et c'est vrai que la vie d'une entreprise bah c'est de viser le long terme tout en restant sur la ligne de crête à court terme quand il y a du vent et puis c'est beau la montagne.
Donc voilà, il y a plein de raisons de d'aimer la montagne. Oui ou non vous pourriez devenir le PDG d'un autre groupe du CA 40 si on vous faisait une offre qui ne se refuse pas. La réponse est non parce que moi je suis d'une offre qui se refuse pas.
J'ai une offre merveilleuse de rester, si je peux euh pendant encore quelques années chez Saint-Gobin et il y a tellement de choses à faire chez Saint-Gabin, on a des équipe extraordinaire, on a une raison d'être absolument magnifique et donc euh continuer à essayer de faire éclore tous les talents et faire fructifier toutes les richesses qu'on a chez SB, moi ça me rend le plus heureux des hommes. Et en plus chez SQB, on apprend des choses tous les jours. Oui ou non ?
Il n'avait aucun trait de caractère rédibitoire parce que j'ai pas dit qu'il est champion aussi de de hockey sur glace aussi. Vous l'avez dit tout à l'heure, il est excellent violent celliste. Euh vous avez des défauts ?
Ah sûrement. Mais alors, il faut demander ma famille, ma fille, mon épouse, mes collaborateurs Ah, je pense que moi je peux avoir parfois par exemple une perception d'être un petit peu froid pour des gens qui me voient à distance alors que je crois être dans l'empathie vis-à-vis des collaborateurs mais quelque fois vous projetez une ambition ou une une image qui peut être un petit peu un petit peu froide, un petit peu impressionnante parce que voilà, c'est le PDG de Saint-Gain. que je détesterais par exemple être crain dans l'entreprise ou dans un environnement parce que je pense que la meilleure chose que je puisse apporter, c'est de la confiance, de l'exigence bien sûr, mais de la confiance et de la bienveillance.
Donc voilà, il faut toujours trouver cet équilibre entre exigence, bienveillance, confiance. De temps en temps dire ça va pas, on va se retrosser les manches, on va retravailler, on va s'entraîner, on va y arriver. Donc oui, je suis sûr que vous aimeriez changer chez vous.
On m'a dit que vous avez parfois du mal à changer d'opinion. C'est vrai ça. Alors ça peut être un défaut manifestement ça vous a été essoufflé et je le reconnais et c'est vrai j'entends par exemple mon épouse m'en parler comme ça ou mon proche entourage ou des collaborateurs de Saint-Gain.
Ça peut être aussi une qualité quand vous avez une conviction et que parfois vous êtes un petit peu précurseur mais qu'il faut la porter un peu contre vents et maré pour la faire aboutir. Donc il faut arriver à trouver que ce soit plus une qualité qu'un défaut. Donc il y a peut-être 50 % de mauvais équilibre et donc il faut arriver à du 5050 ou du 60 40.
Euh c'est vrai que oui quand je crois en quelque chose j'essaie de le porter le plus loin possible quelquefois en étant un peu têtu. Donc vous avez dévoilé. J'ai mis le doigt dessus.
Laurent Berger l'ancien patron de la CFDT en parlant de vous a dit c'est chouette. Il a dit c'est un humaniste qui fait passer les hommes avant les chiffres. Oui, moi c'est fondamentalement Oui, c'est vrai.
Et ça m'arrive souvent de dire alors vous allez peut-être vous dire c'est une image pas facile négative. Un jour malheureusement la vie n'est pas infinie, on sera six pieds sous terre disent les Américains. Ce jour-là on se souviendra de quoi ?
De la marge de Saint-Gobin au mois de juin 2026 ou des aventures humaines % je ne sais pas encore. [rires] Ou des aventures humaines qu'on a construites ensemble. On se souviendra des aventures humaines, de ce qu'on aura transmis, de ce que des collaborateurs auront appris.
Ben Basa, on passe maintenant à la question inversée. C'est à vous de poser une question à nos amis étudiants qui répondront s'ils en ont envie. Alors moi, j'ai une question pour vous d'actualité et qui déborne peut-être un peu le cadre de l'entreprise, c'est qu'est-ce que représente pour vous l'Europe et en quoi et comment vous seriez prêt à vous engager pour l'Europe ?
Moi, j'aurais dit la cohésion, enfin s'il fallait choisir un mot. Et pourquoi je dirais ça ? Parce qu'actuellement, du coup, je travaille beaucoup avec le programme Erasmus qui permet du coup aux étudiants de pouvoir avoir une aide quand même assez assez énorme quand on part à l'étranger, en échange et cetera.
Vous avez parlé beaucoup aussi d'international et donc je dirais oui beaucoup beaucoup de cohésion euh entre donc tous ces pays. Magnifique. Oui.
Erasmus, je suis content que vous le citiez parce que c'est vrai que c'est une très très grande avancée de l'Europe et je vous souhaite à tous d'avoir des expériences à l'étranger. Pour ma part, euh l'Europe, je dirais qu'en un mot c'est plutôt l'espoir. C'estd que quand on voit au niveau géopolitique actuellement, il y a l'expansionnisme américain, il y a la rivalité avec la Chine.
Finalement, fait de réussir à rester uni à 27, ça reste un un miracle actuellement et je pense que c'est l'espoir, l'espoir de l'avenir et je pense que faut croire en l'Europe aujourd'hui. Mais c'est une très belle image parce que c'est vrai que c'est aussi et vous le dites très bien, réaliser que l'Europe peut être fragile parce que le monde extérieur est fragmenté et parfois assez brutal avec des puissances économiques qui ont un peu changé les règles du multilatéralisme. Oui, garder cet espoir et cette flamme aussi fragile ou aussi forte qu'elle soit et c'est très très important que les jeunes générations s'investissent pour garder ce message formidable d'espoir et d'espérance de l'Europe.
Bonà, ça vous a plu ou pas la masterclass ? Oui. Qui a envie de travailler chez Saint-Gobin ?
On lève la main. Ah ben c'est bon, ils vont tous venir. Ça vous a plu ?
Ça vous a plu ? Merci et puis surtout bravo et merci pour votre engagement. Nous avons besoin d'une jeunesse qui avance, qui est de l'audace, qui vise plus haut et c'est ce que je vous souhaite de meilleur.
Allez, je pense qu'on peut remercier Bonobaza le patron 5, [applaudissements] merci à [acclamation] vous. Voilà, masterclass, c'est fini pour aujourd'hui. Ça continue bien sûr sur les réseaux sociaux.
D'autres questions qui vous seront posées dans quelques [musique] instants par des étudiants. Cette émission est enregistrée depuis la maison Sanofi à Paris. Masterclass est aussi du replay sur publicsena.fr.
Fr. À très vite. Masterclass avec BDL Club Invest.
Profitez d'experts [musique] qui accompagnent les plus grands investisseurs depuis plus de 20 ans avec les mêmes produits, la même rigueur et les mêmes performances. Vous aussi, vous pouvez rejoindre le club dès maintenant. BDL Club Invest, voyez plus grand pour votre argent.
Yeah.
Arnaud Bazin