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interviewpublicsenat· 15 juillet 2026 89 min

100% Sénat - Gestion de la canicule : audition du gouvernement

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Présentateur

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat pour suivre aujourd'hui une audition sur les vagues de chaleur que traverse la France depuis un mois. Mardi dernier, pas moins de cinq ministres étaient au Sénat pour répondre à une mission flash lancée pour faire le point sur l'action du gouvernement face à cette crise. Transition écologique, agriculture, éducation nationale, ministre de la Santé, ministre de l'Énergie, ils ont fait le point devant les sénateurs. Voyez les extraits de ces auditions préparées pour Public Sénat par Mathilde Notarelli et Chloé Vaquette.

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Invité

Nous sommes réunis cet après-midi pour échanger sur l'épisode caniculaire qui a frappé la France pendant la quasi-intégralité de la deuxième quinzaine du mois de juin, devenant ainsi l'épisode climatique le plus intense que nous n'ayons jamais connu. Cette épreuve intense a accablé chacun de nos concitoyens pour lesquels l'adaptation des règlements climatiques apparaît aujourd'hui comme une nécessité à laquelle nous nous devons de répondre.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a ainsi formulé le souhait que notre institution puisse mieux appréhender l'ampleur de cette vague de chaleur, les défaillances qui ont pu en émerger, mais surtout mieux anticiper les conséquences des prochains événements, événements extrêmes qui surviendront. Nous en sommes malheureusement sûrs. C'est donc tout naturellement que notre commission, donc Climat et le Développement Durable, sont l'essentiel même, s'est saisie du sujet pour mieux éclairer tout un chacun sur ces enjeux structurants pour notre avenir commun. Je salue notre collègue Laurent Laffont qui nous rejoint.

Nous avons ainsi souhaité programmer cette audition plénière pour recueillir le témoignage des ministres dont les domaines de compétences ont été les plus exposées lors de cet épisode caniculaire.

Afin de dresser un bilan sur la gestion de la crise par le gouvernement, nous entendons donc aujourd'hui Madame Monique Barvu, ministre de la Transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, Madame Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Monsieur Édouard Geffray, Madame Stéphanie Riste, ministre de la Santé, des Familles et de l'Autonomie, et des Personnes handicapées, ministre de l'Éducation nationale et Madame Maude Brejon, porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'énergie.

Je tiens personnellement à vous remercier d'avoir accepté cette audition, notamment dans des délais très brefs, et je sais que vous nous permettrez de mieux saisir les enjeux induits par cette canicule. Je remercie également le Président Mouillet et la Commission des Affaires sociales de s'être joint à nous pour cette audition, ainsi que Laurent Laffont, président de la Commission de la Culture, de l'Éducation, de la Communication et du Sport. J'en suis certain pour notre meilleure compréhension du sujet et appréhension des enjeux associés.

Je sais, mes chers collègues, que votre expertise nous permettra de mieux saisir les problématiques sanitaires qui sont au cœur des risques créés par le dérèglement climatique. La canicule de juin 2026, que nous appellerons peut-être canicule de 2026, comme nous désignons aujourd'hui sous le terme de canicule de 2003, a défié tous les thermomètres et battu tous les records. Nous avons ainsi connu les trois nuits les plus chaudes de notre histoire, avec une température moyenne de 22 degrés entre le 24 et le 25 juin. De même, pour la première fois le 24 juin, le thermomètre a dépassé les 30 degrés en moyenne pour l'ensemble de la France métropolitaine.

Une partie de ces événements avait déjà annoncé de longues dates, par nombre de scientifiques et notamment par le GIEC, dont nous avons entendu des membres à plusieurs reprises au Sénat. Je salue l'arrivée de Madame la ministre de la Santé, mais je savais que vous étiez aux questions d'actualité. La France a ainsi pris la mesure du réchauffement futur, avec le plan national d'adaptation au changement climatique et la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique qui prévoit une France à plus de 4 degrés en 2100, grâce aux prévisions de Météo France.

Je salue l'arrivée de Madame la ministre de la Santé, mais je vous ai excusé pour dire que vous étiez au QRG. Ma première question, Mesdames et Messieurs les Ministres, est donc de vous demander concrètement quelle disposition d'adaptation en matière de préparation à la canicule votre gouvernement a-t-il mis en place. Ensuite, abordons directement la gestion de cette canicule par le gouvernement. Certaines centrales nucléaires ont dû être arrêtées et près de 1 000 écoles ont été fermées. Les cultures de nombreux agriculteurs ont été dévastées ou encore les services du SAMU ont fait face à une augmentation allant jusqu'à 50 % du nombre d'appels, notamment en Ile-de-France.

Pouvez-vous revenir sur les mesures que le gouvernement a prises face à cette situation extrême et pouvez-vous dresser un bilan de la canicule sur nos territoires ? Enfin, Mesdames et Messieurs les Ministres, ma dernière question sera de vous demander quelles mesures comptiez-vous mettre en place au sein de vos ministères pour adapter la France d'aujourd'hui au monde de demain. Déjà depuis hier, une nouvelle vague de chaleur, heureusement moins intense, recouvre une partie importante du territoire.

Alors que tous les secteurs de notre vie ont été bouleversés par la canicule de juin 2026, infrastructures, énergétiques, hôpitaux, écoles, productions agricoles, etc., comment s'assurer que nous serons prêts pour les canicules d'aujourd'hui et pour celles de demain jusqu'à une France à plus de 4 degrés en 2005. Je vous remercie. Je vais passer la parole au Président de la Commission des Affaires Sociales puis au Président de la Commission Culture et après, vous pourrez répondre à mes questions et vous pourrez répondre aux questions de mes deux collègues présidents. Merci, M. le Président de la Commission des Affaires Sociales. Merci, Mesdames les Ministres, M.

le Ministre, mes chers collègues. Permettez-moi en premier lieu de remercier le plan de la Commission à Ménage au Territoire et du Dévelopment Durable pour l'organisation de cette audition un peu particulière. Cinq ministres mobilisés. C'est pour nous un temps fort, un moment important pour le Sénat. Et merci à nos collègues d'être nombreux ici pour ce temps d'échange. Les risques qu'emportent les épisodes de forte chaleur pour la santé des plus vulnérables ne sont une surprise pour personne. Plus de 20 ans après la terrible canicule de 2003 qui, je le rappelle, avait fait près de 15 000 victimes.

D'importantes leçons avaient été tirées de cet épisode qu'il s'agisse de la réponse des autorités avec l'élaboration d'un plan canicule, du suivi des personnes vulnérables et isolées avec la mise en place de registres communaux comme de l'adaptation des établissements sanitaires et médico-sociaux depuis dotés de protocoles spécifiques. Surtout, la prise de conscience collective sur la fragilité de nos aînés avait abouti à la création de la journée de solidarité en vue de financer l'effort national pour les personnes en situation de perte d'autonomie. Pourtant, les épisodes caniculaires dont souffre notre pays depuis plusieurs semaines nous placent devant une dure réalité.

Les efforts consentis depuis 20 ans, aussi conséquent en soit-il, ne suffiront pas, sur le long terme, à protéger nos concitoyens face à des chaleurs qui seront plus extrêmes et plus fréquentes. De nouveaux efforts devront être consentis, notamment pour permettre aux systèmes de santé et aux établissements médico-sociaux d'accueillir et de soigner dans de bonnes conditions, mais aussi pour permettre aux personnes âgées, malades ou en situation de handicap qui vivent à domicile de ne pas être en danger sous leur propre toit.

Pour mesurer ces marges de progression, il nous faut d'abord identifier les failles qui subsistent et sur lesquelles je souhaite interroger Madame la Ministre de la Santé, des familles de l'autonomie et des personnes handicapées. Comment notre système de santé a-t-il fait face à l'afflux de patients pendant la canicule ? Comment le personnel soignant, déjà sous tension, s'est-il adapté ? Dans les EHPAD, mais aussi dans les structures pour personnes handicapées, que remontent les agences régionales de santé sur la manière dont la canicule a été gérée ? Le sujet de la climatisation des établissements sanitaires et médico-sociaux est, à juste titre, revenu au centre du débat public.

Quelle est la situation ? Êtes-vous en mesure de nous dire quelles proportions d'établissements sont dotés de la climatisation ou au moins de conditions d'isolation bâtimentaire satisfaisantes pour faire face aux épisodes caniculaires ? Enfin, si nous parlons beaucoup des hôpitaux et des EHPAD, c'est bien le domicile qui, lorsqu'il n'est pas bien isolé, représente le plus grand danger pour les personnes vulnérables et isolées. Avec le vieillissement de la population, il est à craindre que dans les prochaines années, de nombreuses personnes passent sous les radars des autorités. Les registres communaux ont-ils été correctement et suffisamment mobilisés ?

Pourquoi la mise en application de la loi Bienvieillir votée en 2024, qui permet de consigner tous les bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie et de la prestation de compensation du handicap dans ces registres, a-t-elle autant tardé ? Les communes sont-elles accompagnées dans la mise en œuvre des opérationnels de ces élargissements des registres ? Et de manière plus générale, comment le gouvernement entend-il renforcer la veille sanitaire au niveau du domicile ? Vous comprenez que, de par notre fonction à la Commission, mes questions étaient avant tout décédées à madame Rist. Je vous remercie, Président. Merci. Je vais donner la parole à notre collègue Laurent Laffont.

Merci, M. le Président. Mesdames les ministres, M. le ministre, mes chers collègues, je tiens tout d'abord à remercier mes collègues de la Commission des affaires sociales, le Président Mouillet, et celui de la Commission du développement durable, le Président Longeau, pour l'organisation de cette audition et de nous y avoir convié. Ma question s'adresse évidemment au ministre de l'Éducation nationale et porte sur l'organisation des épreuves d'examens. Je tiens tout d'abord à saluer la mobilisation de l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale pour que ces épreuves se passent dans les meilleures conditions possibles, malgré évidemment les températures.

En 2019, les épreuves du brevet, déjà, avaient été initialement prévues. Le 27 et le 28 juin avaient été repoussées le 1er et le 2 juillet. Les élèves qui ne pouvaient pas composer à ces nouvelles dates avaient été autorisés à passer les épreuves lors de la session de remplacement en septembre. 11 000 élèves, je crois, étaient concernés. Cette année, la première vague caniculaire a touché la France pendant la semaine des épreuves du baccalauréat professionnel. La seconde canicule a frappé à la fois les collégiens passant le brevet et les élèves de terminale qui se présentaient à leurs épreuves orales.

Monsieur le ministre, vous avez annoncé que désormais, plus aucune épreuve ne se déroulerait les après-midi. Évidemment, cette annonce soulève un certain nombre de questions sur l'organisation du coup des épreuves. Quelles sont les conséquences de cette mesure sur le calendrier de passage des épreuves ? Combien de jours supplémentaires seront nécessaires ? Les premières épreuves seront-elles avancées au risque de réduire encore le temps scolaire du mois de juin ? L'un de vos prédécesseurs évoquait la nécessité, au contraire, de reconquérir le mois de juin pour des heures d'enseignement.

Envisagez-vous plutôt le maintien du calendrier actuel en augmentant le nombre d'euros se déroulant simultanément ? Y a-t-il alors un risque de tension pour constituer les jurys ? Je souhaite également vous interroger sur l'adaptation du bâti scolaire aux épisodes caniculaires. Cette adaptation sera de plus en plus nécessaire en raison de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues caniculaires. Cette question doit également être mise au regard des réflexions en cours de la réduction de la durée des vacances d'été.

Si le bâti scolaire est de la compétence évidemment des collectivités territoriales, votre ministère en tant qu'employeur est responsable de la sécurité des personnels de l'éducation nationale. Il n'y a qu'un jour, les équipes pédagogiques, les élus locaux et les parents d'élèves ont travaillé main dans la main pour essayer de trouver des solutions d'urgence, blanc de meudon ou couverture de survie sur les vitres, livraison en urgence de ventilateurs ou de climatiseurs. Y a-t-il eu pendant cette canicule un recensement en lien avec les collectivités territoriales des établissements scolaires particulièrement vulnérables aux canicules ?

Comment accompagner les collectivités territoriales dans l'adaptation de ce bâti ? Le rapport de la mission d'information sénatoriale de 2023 sur l'adaptation du bâti scolaire à l'épreuve de la transition écologique rappelle que les bâtiments scolaires publics représentent 45% des bâtiments, des collectivités territoriales en surface. Voilà quelques-unes des questions que nous nous posons à l'issue de cette période de canicule. Je vous remercie. Merci. Je vais donner la parole à chacun des ministres pour préambule à leur intervention et à réponse à vos questions.

Pour une question d'organisation, parce qu'on est nombreux, je m'en félicite, est-ce que nous pourrions, je vous demande de synthétiser vos questions, de les préciser à qui vous voulez, et puis parce que je souhaiterais qu'on puisse terminer pour 18h15 parce qu'un certain nombre d'entre nous et les ministres ont d'autres engagements et ce serait bien qu'on soit synthétiques et qu'on puisse dire à qui j'ai une liste de 17 noms déjà qui se sont inscrits pour poser les questions. Voilà. Madame Barbue, je vous donne la parole.

Messieurs les présidents, mesdames et messieurs les sénateurs, mesdames et messieurs les ministres, je vais peut-être directement répondre aux questions que vous avez posées, Monsieur le Président. Vous nous avez posé la question de savoir ce que nous avions fait en termes de préparation à la canicule. Alors, depuis les événements qui se sont passés les années précédentes, nous avons très largement renforcé nos outils de prévision et d'anticipation. Et en particulier, le dispositif de vigilance canicule qui est porté par Météo France nous a permis de ne pas être surpris par la canicule et de mobiliser en amont les moyens nécessaires pour la gérer.

De même, nous disposons d'un dispositif maintenant très au point de surveillance nationale sur la qualité de l'air. Il n'y a pas eu de pollution à l'ozone, par exemple, et tout cela a été très largement contrôlé. Nous avons aussi un dispositif de surveillance nationale sur les nappes phréatiques et les cours d'eau et qui nous permet aussi de contrôler l'état de nos eaux. Enfin, en termes de prévision, comme vous le savez aussi, nous avons maintenant mis en place ce qu'on appelle la météo des forêts, ce qui nous permet d'anticiper des risques de feu de forêt et donc l'ensemble de ces dispositifs ont été actionnés dès que Météo France nous a indiqué un risque de canicule.

Sur la gestion concrète de la canicule, comme vous l'avez dit, ce type d'épisode va être amené à se répéter, voire à empirer. Comme vous le savez, depuis dimanche, nous vivons déjà une deuxième vague de chaleur qui, aujourd'hui, nous oblige à déjà avoir placé 45 départements en vigilance orange pour canicule à compter d'aujourd'hui à 12 heures. En ce qui concerne mon ministère, les principaux enjeux sont, comme je l'ai déjà dit, la qualité de l'air, l'eau, la sécheresse, la prévention des feux de forêt, l'état des centrales nucléaires et la température des cours d'eau. C'est ce que ce ministère regarde au quotidien.

Et sur ces différents points, nous avons mobilisé les préfets et les services de l'État pour que les remontées d'informations soient le plus rapides possible et pour que les mesures puissent être prises rapidement. sur la qualité de l'air, on a eu des épisodes importants de pollution à l'ozone puisque 38 départements ont dépassé le seuil de 180 microgrammes par mètre cube pendant 1 à 5 jours. Ces pollutions ont des impacts sur la santé mais nous avons pris les mesures via l'ensemble de nos préfets de restrictions d'activités adéquates dans les domaines qui le nécessitent, agriculture, industrie et transport.

Sur l'eau, la situation s'est fortement dégradée et continue à l'être avec le manque de précipitations. Le niveau des nappes est plus bas qu'en 2025. Le débit des cours d'eau est en baisse de moins 20 à moins 40% par rapport au niveau habituel. Au 7 juillet, 97 départements ont déjà franchi au moins un seuil de gravité sécheresse dont 37 en situation de crise et nous apprenons aujourd'hui que certaines communes vont devoir rationner l'eau. Cette situation est préoccupante et aura des impacts sur l'agriculture, l'économie, voire la disponibilité en eau potable de façon localisée. C'est pourquoi nous avons...

Enfin, j'ai transmis une nouvelle circulaire qui s'appuie sur celle de mai 2023 mais qui accélère les prises de décisions au niveau local en trois jours ouvrés au lieu de cinq. Les mesures sont connues mais nous avons un enjeu de pédagogie et d'acceptation par l'ensemble des acteurs pour gérer sur l'ensemble de la période estivale. Sur les feux de forêt, la précocité de la canicule a asséché les sols et la végétation. Nous le constatons depuis quelques jours avec des conditions très défavorables et plusieurs incendies d'ampleur dans les Pyrénées-Orientales avec au moins 4400 hectares dans l'eau, dans le Var et dans la Drôme.

Mais nous avons maintenant des risques élevés qui remontent jusqu'à l'Essonne ces derniers jours. Les moyens de lutte sur les forêts sont déployés par la sécurité civile mais nous avons aussi mobilisé les moyens de l'ONF en prévention avec une augmentation des patrouilles ayant permis d'éteindre déjà une trentaine de départs de feu. Une campagne de communication radio a également été lancée pour sensibiliser les Français notamment dans le cadre des départs en vacances. Enfin, les très fortes chaleurs ont entraîné une très forte mortalité dans les cheptels notamment dans les pays de la Loire et en Bretagne pour les volailles.

Avec Annie Gennevard nous avons pris des mesures pour que ces volumes puissent être traités en urgence tout en évitant les contaminations de l'eau et des écosystèmes. Dans certaines régions nous avons mobilisé les hydrogéologues afin de sécuriser des zones d'enfuissement si nécessaire. Enfin, la dernière question que vous posiez M. le Président c'est sur les mesures d'adaptation de notre pays au changement climatique. Alors, comme vous l'avez vous-même indiqué nous n'avons pas attendu cet épisode pour commencer le travail sur l'adaptation. Vous avez effectivement parlé du plan national d'adaptation qui a été publié en 2025 et dont 85% des mesures sont déjà en cours.

Nous avons aussi comme vous l'avez dit une trajectoire de référence qui nous place à plus 4 degrés pour 2100 et qui doit devenir la boussole de tous nos investissements publics à partir de maintenant. Mais nous devons aussi nous réinterroger des orientations passées. Et c'est pourquoi avec mon collègue Vincent Jambrun nous avons sorti ce que nous avons appelé les mesures d'endurance face aux vagues de chaleur sur le bâtiment. Monsieur Jambrun comme vous le savez est auditionné en ce moment même sur son projet de loi et c'est pourquoi il n'est pas là. Mais clairement il y a tout un ensemble de mesures qu'il présentera certainement lors de son audition sur ces questions-là.

Sur les établissements scolaires à ce jour 6200 établissements ont bénéficié du soutien de l'Etat pour engager des travaux et nous allons accélérer en réalité ce programme grâce au programme EduRenov de la Banque des Territoires et grâce à la contribution du Fonds Vert qui permet désormais de financer des pompes à chaleur réversibles c'est-à-dire en gros pour l'été de la climatisation dans au moins une pièce refuge au sein de ces écoles. Alors bien sûr adapter veut dire financer.

Alors à cet égard nous avons en 2025 en dépense directe d'adaptation mobilisée 1,5 7 milliards d'euros auxquels il faut rajouter à peu près 2 milliards de financements indirects je pense en particulier au financement de l'ADEME ou de l'OFB qui ont été mis aussi à disposition mais tout cela ne suffira pas et clairement tous les investissements adaptation au changement climatique ce n'est pas au ministère de l'environnement uniquement qu'il faut les poser et il faut être sûr que tous les ministères vous avez parlé du ministère de la santé de l'éducation nationale le logement le transport que tous ont les moyens d'adapter leurs infrastructures différentes et donc je crois que dans le futur il va falloir regarder peut-être le budget de l'état d'une façon différente pour être sûr que ces demandes là soient bien prises en compte et qu'elles apparaissent dans les budgets différents des différents ministères voilà ce que je voulais vous dire merci merci madame la ministre avant de donner la parole à madame la ministre je voudrais abonder dans votre sens parce que j'avais lorsqu'on a auditionné la ministre de l'aménagement du territoire j'avais conclu en disant que c'était bien qu'on mette en place des politiques nouvelles c'était parfait mais il faut que si elle marche elle soit pérenne et je reviendrai sur le fond vert parce que le fond vert quand il a été créé il y avait 2 milliards et demi aujourd'hui il y a 750 millions peut-être un peu plus ou à peine moins et c'est une vraie problématique parce que vous savez les collectivités s'étaient habituées et commençaient à dire il faut que je réhabilite tel ou tel bâtiment il faut que j'isole mon école il faut que j'isole ma mairie il faut que je fasse un certain nombre de choses et aujourd'hui ils sont coincés je crois que si je crois que des des sujets qui nous mettent en difficulté et bien je crois qu'il faut qu'on tire quelque chose de positif pour se dire ça on va le poursuivre parce que ça ça va dans le bon sens et je crois qu'il faut qu'on réfléchisse nous aussi pas que vous le gouvernement nous aussi les parlementaires il faut qu'on réfléchisse au sujet de dire mais quelles sont les politiques qui valent le coup qu'on les développe qu'on les amplifie et que effectivement on arrête d'en mettre une parce que ça fait plaisir à un moment X mais on s'arrête tout de suite après je donne la parole à la ministre de l'agriculture madame Genevard merci monsieur le président messieurs les présidents mesdames et messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les sénateurs l'épisode caniculaire qu'a traversé et que traverse notre pays inédit par son ampleur et sa précocité a très directement et durement frappé notre agriculture secteur particulièrement exposé aux conséquences du dérèglement climatique les premières remontées confirment des pertes conséquences même si les expertises se poursuivent elles ne seront consolidées qu'à l'issue des récoltes estivales courant septembre à ce stade et bien que les situations soient différentes selon les territoires il apparaît que le maïs pourrait enregistrer jusqu'à 30% de pertes de production l'arboriculture jusqu'à 20% et plusieurs productions maraîchères et de petits fruits rouges affichent des pertes de rendement pouvant atteindre 50 à 100% selon les bassins notamment dans les Hauts-de-France en Normandie en Ile-et-Vilaine dans les pays de Loire et je ne parle pas du Sud les cultures encore en place demeurent vulnérables avec des besoins en irrigation désormais très importants sur le plan sanitaire la canicule a provoqué une surmortalité notable dans les élevages principalement avicoles 9 127 tonnes d'animaux morts ont été prises en charge par l'Etat concentrés pour l'essentiel dans le Grand Ouest la Bretagne représentant plus des deux tiers des volumes je veux toutefois souligner que malgré l'ampleur inédite de la crise la situation est demeurée sous contrôle il n'y a eu aucune rupture durable de la chaîne des caressages et aucun risque sanitaire majeur identifié la perte de potentiel de production de volaille reste à ce stade limitée à environ 1% de la production annuelle nationale on pourrait citer également la perte de production laitière affectée par la chaleur mesdames et messieurs les sénateurs face à cette crise l'Etat a été au rendez-vous du premier jour au dernier hectare mon ministère a assuré un pilotage de la situation au rythme des remontées de terrain c'est à dire quotidien constant et resserré en lien avec la cellule interministérielle de crise animée par monsieur le premier ministre les préfets les opérateurs et les filières d'abord pour protéger les agriculteurs eux-mêmes nous avons avec le ministre du travail veillé à la pleine et stricte application du décret 2025 sur le travail en période de forte chaleur et les horaires de travail ont été adaptés pour limiter les risques nous avons également adapté l'organisation des épreuves orales pour l'enseignement agricole qui se sont passées sans difficulté et données consignes aux établissements de protéger élèves personnels et stagiaires en matière de prévention des incendies nous avons avec le ministère de l'intérieur permis des dérogations aux opérations de pâturage et de fauchage des jachères et renforcer les messages de prévention auprès des exploitants pendant les moissons je tiens par ailleurs à saluer ici le travail exemplaire des services départementaux du SDIS mais aussi les agriculteurs qui n'hésitent pas à intervenir aux côtés des pompiers avec leur matériel leur connaissance du terrain leur pratique agronomique comme en Tarnes et Garonne en Vendée ou encore dans les Ardennes ou bien dans le Loiret où je me trouvais hier face aux difficultés des caressages nous avons activé un suivi quotidien avec l'ensemble des services déconcentrés DREAL ARS DRAF augmenter les capacités de collecte et de traitement des carcasses de 5000 tonnes supplémentaires mobiliser des capacités d'incinération complémentaires et lorsque cela s'est révélé strictement nécessaire eu recours à l'enfouissement encadré avec la mobilisation exceptionnelle des hydrogéologues agréés qui je le rappelle ne sont que 5 en France sur la gestion de l'eau nous avons assuré un suivi quotidien des restrictions liées à la sécheresse qui touche aujourd'hui 96 départements dont 34 sont en crise et actualisé avec la ministre de la transition écologique l'instruction de 2023 pour donner au préfet tous les outils nécessaires à la conciliation des usages la phase aiguë est passée mais la vigilance évidemment demeure ma priorité est désormais de finaliser l'évaluation des pertes avec les filières de suivre les conséquences économiques sur les exploitations de préparer les dispositifs d'indemnisation dès que ces pertes seront consolidées de poursuivre le suivi sanitaire et de tirer les enseignements de cet épisode pour renforcer durablement l'adaptation de notre agriculture au changement climatique en conclusion cet épisode confirme que l'agriculture est en première ligne face au dérèglement climatique grâce à la mobilisation des agriculteurs des filières des préfets des services de l'Etat les situations les plus critiques ont pu être maîtrisées c'est cette même détermination qui nous guidera dans les prochaines semaines pour rendre notre agriculture plus forte plus agile plus résiliente face à des phénomènes amenés à se répéter je vous remercie et me tiens prête à répondre à toutes vos questions merci monsieur Giffrin je vous donne la parole merci monsieur le président messieurs les présidents mes ministres mesdames et messieurs les sénateurs d'abord pour rebondir sur ce que disait le président à fond on a effectivement trois caractéristiques à l'éducation nationale la dispersion 60 000 implantations la surface ça représente plus de 700 000 salles de classe ou d'apprentissage et la population c'est un français sur cinq qui était dans nos murs au moment de la canicule et qui est dans nos murs lorsque les hèvres ne sont pas en vacances donc évidemment tout est apprécié à cette à cette s'agissant de l'anticipation et de la préparation pour répondre à la première question qui a été posée tout à l'heure il y a eu une première salve de recommandation 2025 qu'on a reprise cet hiver avec les représentants des collectivités territoriales et les représentants du personnel et qui a abouti à un plan ministral de gestion des vagues de chaleur que j'avais rendu public le 28 mai il se trouve que c'était le calendrier anticipé et que du coup la première pique de chaleur de mai est arrivée un peu avant mais on avait donc ce cadre là et ce cadre là il repose à peu près comme tous les plans sur une série de fiches en termes de bâtis en termes de protection des personnels en termes d'adaptation du fonctionnement des écoles et de continuité pédagogique en termes d'organisation des examens et avec un principe j'allais dire assez cardinal qui est celui de l'appréciation à l'échelle territoriale de la nécessité ou pas de prendre des mesures d'aménagement ou de fermeture en fonction évidemment à la fois du bâti et de la situation météorologique locale c'est dans ce cadre là donc qu'a été qu'on a fait face qu'on a géré pour emploi l'expression tout à l'heure la canicule du mois de juin avec donc je ne vais pas revenir dans le détail mais on pourrait revenir plus exactement tout à l'heure pour ne pas être rendu de suite mais pour faire simple dès le 17 juin réunion des recteurs 18 juin ouverture de la cellule ministérielle de crise et par la suite donc à peu près tous les trois jours entre tous les deux et trois jours un point avec les recteurs et un suivi bi-quotidien en termes de remontée pour savoir ce qui était susceptible d'être fermé susceptible d'être managé et les éventuelles difficultés rencontrées très concrètement ça s'est traduit notamment par le fait qu'on a un peu moins de à peu près 4000 écoles en tout qui à un moment ou à un autre ont été fermées et plus de 11 000 autres dont le fonctionnement a été aménagé généralement soit sous forme de cours le matin dispense l'après-midi soit sous forme de relocalisation des cours ça s'est eu beaucoup notamment au milieu rural qui dans la salle des fêtes qui était plus fraîche qui dans d'autres salles enfin bref il y a eu des alternatives locales bâtimentaires ou des alternatives on va dire horaires s'agissant des examens et je vais revenir après ça sur les perspectives mais nous avons effectivement pu tenir tous les examens alors moi j'avais fixé comme principe au mois de décembre que la plupart des épreuves avaient vocation à se passer pour les écrits le matin donc on avait en fait en réalité peu de difficultés on avait des épreuves de voie professionnelle au mois de mai parce qu'on ne pensait pas qu'au mois de mai on aurait déjà un pic et donc celles-là ont été un petit peu compliquées et puis celles du brevet étaient tous les matins sauf une l'après-midi qui était une épreuve courte et donc on a pu le faire on a pu le faire dans des conditions qui étaient évidemment inconfortables mais qui rendaient l'exercice possible et nous n'avons eu aucun incident particulier en tout cas par rapport aux sessions précédentes on n'a pas eu d'incident particulier les euros je rappelle simplement c'est 1 million 100 000 euros en 10 jours et nous avons eu en tout et pour tout 10 000 euros qui ont été décalés de quelques jours néanmoins tout ça a permis aux élèves ce matin d'avoir les résultats de leur baccalauréat à la date et à l'heure qui avait été indiquée sur maintenant la préparation de la suite et sur l'anticipation des prochains épisodes qui ne manqueront pas d'arrivée d'abord on va évidemment faire un retour d'expérience de tout ça y compris pour adapter notre propre plan de gestion des vagues de chaleur au regard de ce qu'on a vu mais évidemment les deux principaux leviers désormais ce sont le bâti et les examens sur le bâti je me permets simplement de partager quelques chiffres précis avec vous parce que je n'ai pas encore l'occasion de le faire au cours des dernières semaines et je pense que ce n'est pas inintéressant au total on a trois dispositifs qui sont mobilisés on a d'abord les dotations que je qualifierais de droits communs DETR DECIL DECID DEPFV DQPV DQP pardon donc politique de la ville DPV enfin je vais y arriver donc ces quatre ces quatre votations correspondent à 3249 projets financés donc sur cette base par les collectivités enfin par l'État mais portés par les collectivités théatoriales pour la semaine 2024 donc on a déjà ce premier flux qui n'est pas un flux j'allais dire directement dédié c'est une utilisation par les collectivités de ces dotations mais qui voilà pour une grandeur ça représentait 455 millions d'euros en 2024 pour 3249 projets on a ensuite le fonds vert le fonds vert en cumul à date c'est 3588 projets qui ont été financés et qui sont soit achevés soit en cours et on a EduRenov ça vous savez que c'est une ligne de près dans des conditions préférentielles 2 milliards 500 millions d'euros en tout et là nous sommes en cumulé au 1er juin nous avions 3546 projets scolaires recensés 5420 écoles 639 collèges 487 lycées avec 1 milliard 34 millions d'euros 340 millions d'euros pardon déjà engagés et donc le reste qui sont pour des projets qui ont été validés mais qui sont en cours d'élaboration donc l'ensemble de ce de ce de ce paquet si je puis dire correspond à d'ores et déjà ce qu'est l'investissement de l'état maintenant pour les mois et pour l'année à venir en réalité on a deux sujets différents on a un premier sujet qui est ciblé sur les 2500 à 3000 écoles ou établissements les plus vulnérables on a demandé aux académies on avait déjà un premier retour sur la base d'établissement qui avait été fermé l'année dernière on a demandé aux académies de nous faire un deuxième retour pour le 15 juillet le 15 juillet nous aurons donc une liste précise des écoles les plus vulnérables pour lesquelles seront déclenchés donc le plan gouvernemental avec diagnostic confort d'été gratuit dès cet été aide forfaitaire de 10 000 euros pour des travaux d'équipement d'un espace de répit par école ou par établissement donc travaux lourds 10 000 euros et puis subvention EDF pour un dispositif de rafraîchissement actif ça c'est pour ceux pour lesquels il y a une urgence parce qu'ils sont vraiment dans une situation j'allais dire de grande fragilité le deuxième évidemment ensemble c'est pour l'ensemble du parc éducatif où là on a deux éléments un premier élément d'adaptation immédiate avec le dispositif EDF et les 400 euros de remboursement pour l'acquisition de dispositifs de ventilation de rafraîchissement de climatisation et puis la mobilisation évidemment des fonds et la poursuite de la mobilisation des fonds que je rappelais à l'instant ça c'est pour le volet bâti l'autre volet bien sûr c'est le volet examen pour répondre à toutes vos questions et après j'en aurai fini sur le volet examen donc tout le calendrier 2027 va être vu on est en train d'y travailler en ce moment les premières hypothèses que j'ai vues et qui vont être évidemment dialoguées avec différents acteurs nous permettent de tenir dans si je puis dire le pas de temps habituel des examens je ne souhaite pas qu'on avance les examens et qu'on colonise un peu plus si je puis dire le mois de juin à coup d'examen je crois qu'il faut quand même qu'on arrive à rester dans un système où nos élèves ont cours au mois de juin dans des conditions aussi normales que possible et où les examens interviennent sur la deuxième moitié du mois de juin non pas sur la première ça c'est le premier principe qu'on a posé et les premiers travaux révèlent que sous réserve des constations qu'on va avoir que c'est évidemment faisable module où effectivement un le fait donc que tous les écrits tous les euros n'auront lieu que le matin et seront finis à 13 heures plus tard et deux le fait que nous serons amenés à mobiliser plus de jury nous ne saturons pas aujourd'hui notre potentiel de jury très clairement sur les euros parce que c'est ça le nerf de la guerre et donc nous allons élargir cette mobilisation pour faire en sorte de rendre possible des euros qui seront exclusivement le matin voilà ce que je pouvais vous dire à ce stade donc c'est pas une réponse on voit bien qu'au-delà de la réponse ponctuelle on est une réponse en fait extrêmement durable il faut changer un certain nombre de pratiques et puis changer de mode d'organisation et pour que tout soit parfaitement clair et transparent on mettra également l'intégralité des éléments que nous avons sur le financement etc.

en open data pour que tout le monde puisse voir ce qui est aujourd'hui porté donc on va faire ce travail au cours des prochains mois je vous remercie merci madame la ministre Rist merci monsieur le président bonjour mesdames messieurs les sénateurs chers collègues déjà en introduction vous dire qu'on a fait face vous le savez à une vague une première canicule fin mai et une vague de chaleur intense dans sa hauteur de chaleur et aussi dans sa durée qui permet d'un point de vue météorologique de la comparer celle de juin à 2003 on a beaucoup avancé en fait depuis 2003 et en ce qui concerne votre première question monsieur le président c'était quelles dispositions d'adaptation ont été mises on a un état très organisé d'abord avec une alerte météo météo sur canicule ensuite le déclenchement par santé publique de l'étude de l'impact sanitaire de cette alerte météo puis ensuite la mise en route de la cellule de crise au ministère de la santé le chorus qui permet de coordonner l'ensemble des ministères face à cet impact notamment sanitaire puis de là deux actions la mise en place de mesures de communication de prévention et la mise en action en vigilance des acteurs que sont les agences régionales de santé et les préfets à travers des plans qui existent donc maintenant tout le monde a bien intégré notamment le plan Orsan qui a été mis en place du coup à son niveau 1 dès la première vague de chaleur au mois de mai le niveau 2 de ce plan Orsan qui permet de mettre tous les acteurs en cellule de crise et surtout en vigilance de suivi de l'impact de la chaleur a été déclenché le 23 juin et puis le niveau 3 comme vous le savez le 25 juin ce niveau 3 du plan Orsan permet de rappeler les professionnels de mobiliser la réserve sanitaire de faire éventuellement des déprogrammations à chaque fois ces plans sont à décider localement par les agences régionales de santé et les établissements qui peuvent mettre en oeuvre leur plan blanc qui permet d'avoir tous ces outils sur votre deuxième question était l'augmentation des appels au SAMU effectivement il y a eu une importante augmentation d'appels pendant plusieurs jours consécutifs nous avons apporté des renforts en publiant la possibilité pour que des étudiants en santé puissent faire la régulation que font les assistantes de régulation médicale par exemple ensuite sur les adaptations vous posez la question des adaptations urgentes donc on a débloqué une enveloppe de 100 millions d'euros qui permet un rafraîchissement rapide pour nos établissements en vue de la période d'été qui est devant nous et en ce moment même pour certains départements qui permet aux acheteurs publics d'avoir été mobilisés pour acheter des climatiseurs d'appoint des solutions de rafraîchissement dont les directeurs d'établissements ont fait l'achat auprès de leurs acheteurs publics habituels et dont les premiers sont arrivés fin de semaine dernière il y a eu 100 millions pour les établissements hôpitaux 50 millions de libérés aussi pour les établissements médicaux sociaux enfin vous demandez pour demain je vais avoir l'occasion d'y revenir mais je rappelle l'investissement qui a été décidé cette année pour les 10 ans de 6 milliards d'euros pour les établissements de santé qui concerne une enveloppe de plus de 300 millions pour l'adaptation climatique qui a été doublée à la demande du premier ministre donc on a une enveloppe de 600 millions d'euros pour adapter nos établissements je reviendrai parce que c'est pas les seuls financements monsieur Mouillet vous demandez la préparation des professionnels on a dès le début avant même la canicule travaillé avec les acteurs j'ai pu réunir j'ai pu réunir l'ensemble des acteurs à la fin du mois de mai et au début juin 31 mai 3 juin pour pouvoir préparer la période estivale même sans chaleur extrême on a besoin de préparer nos établissements en raison des congés des professionnels s'assurer que les listes de garde soient partout évidemment remplies en place mobiliser le secteur privé si besoin et c'était l'occasion aussi de travailler avec les acteurs notamment les urgentistes sur le sujet de la régulation des urgences en amont du fait que les urgences débordent tout ça ça a été fait avant l'épisode caniculaire et donc les professionnels étaient déjà mobilisés et je voudrais ici les en remercier on a aussi fait des réunions avec les organisations syndicales puisque la qualité de vie des soignants pendant cet épisode de chaleur extrême comme tous les français à mal dormir la nuit et à avoir des transports plus ou moins longs en raison du ralentissement lié à la chaleur et donc des professionnels soignants bien éprouvés dans cet épisode dernier pourquoi le décret de la loi bien vieillir a mis du temps vous avez raison qu'il est très important ce décret puisque je le rappelle il permet d'élargir les registres communaux qui ne seront plus sur la base du volontariat mais qui seront avec un croisement de données informatiques de beaucoup de secteurs puisque ça comporte les croisements de données de la CNSA des départements des CCAS des acteurs des sociétés à domicile ça concerne plus de 2 millions de personnes en plus et le temps de consultation à la CNIL a été et de tous les acteurs que sont les associations d'élus les CCAS ça a mis du temps la consultation a mis ce temps là mais le décret est sorti samedi dernier ce qui va permettre de renforcer ces registres communaux parce que cette crise a été bien montrée notre système de santé a tenu malgré l'augmentation du passage aux urgences malgré l'augmentation importante des appels aux SAMU nous n'avons pas eu de refus de prise en charge de patients les patients ont été pris en charge dans les établissements et hospitalisés avec le nombre capacitaire nécessaire pas de saturation de soins critiques qui était une de nos inquiétudes puisqu'à un moment donné on est arrivé quand même à des taux d'occupation de soins critiques à plus de 80% je voudrais donc revenir combien d'établissements sont rafraîchis et combien vont l'être en fait depuis 2003 40% des hôpitaux ont été reconstruits ils sont donc rafraîchis et ou climatisés sachant qu'il y a tout le temps des parties de l'hôpital qui sont climatisées les services critiques réanimation souvent les urgences puis d'autres parties qui sont rafraîchies mais au plus fort des chaleurs on voyait que le confort dans les hôpitaux rafraîchis était tout à fait satisfaisant sur le Ségur de la santé je vous rappelle que c'est 16 milliards d'euros pour les hôpitaux 3 milliards d'euros pour les EHPAD en 2021 qui a été débuté nous avons 773 projets Ségur Santé qui sont en cours donc pour les EHPAD c'est 3 milliards je rappelle que 100% et c'est la loi ont un dispositif collectif de rafraîchissement dans chacun des EHPAD et on compte environ 10% des EHPAD qui ont des chambres climatisées en plus de la salle rafraîchie pour les établissements de handicap il y a 7000 établissements de santé médico-sociaux pour les personnes en situation de handicap c'est trois quarts de ces établissements qui ont un espace collectif je n'ai pas de chiffre pour les chambres individuelles pour ces établissements il y a des plans d'aide à l'investissement en 2026 je rappelle que c'est 100 millions pour les établissements des personnes en situation de handicap 160 millions pour les personnes âgées c'est 26 millions de plus qu'en 2025 Merci je vais donner la parole à Maude Bergeon la porte-parole du gouvernement Merci pardon beaucoup messieurs les présidents mesdames et messieurs les sénatrices et les sénateurs chers collègues je vais entrer directement dans le vif du sujet avec un bilan de cette canicule pour nos infrastructures énergétiques en commençant par avoir un propos rassurant notre système électrique n'est pas en difficulté et malgré des difficultés locales sur lesquelles je vais revenir ce système électrique a tenu je tiens à rappeler que si nous pouvons être amenés dans certains cas à demander la baisse de puissance de centrales nucléaires puisque monsieur le président vous m'interrogez là-dessus dans votre propos liminaire pour des raisons liées à la température des cours d'eau j'insiste pour des raisons liées à la température des cours d'eau cela ne se fait jamais au détriment de la sécurité d'approvisionnement énergétique ni de la sûreté de nos installations au total c'est 5 réacteurs qui ont été en fonctionnement réduits Bugé 4 Bugé 5 Nogent 2 Saint-Alban 1 Saint-Alban 2 durant cet épisode avec également quelques limitations temporaires au Blayet cependant même au plus fort de l'épisode la France est restée exportatrice nette notre parc photovoltaïque a assuré une production chacun peut le voir sur les différentes données publiques très fortes en journée des centrales thermiques ont également produit non pas je précise pour assurer la sécurité d'approvisionnement française mais parce que les prix s'étaient tellement envolés chez certains de nos voisins européens qu'il est devenu plus rentable économiquement de produire chez nous pour leur exporter de l'électricité quand bien même ça s'est fait avec des centrales thermiques que pour eux de produire ça a été le cas de l'Angleterre ça a été notamment le cas de l'Allemagne on a donc massivement répondu à nos besoins d'une part et aux besoins de nos voisins européens si cet épisode n'a aucun moment constitué un problème de production c'est bien la preuve qu'un mix décarboné diversifié basé tant sur le renouvelable que sur le nucléaire est un atout essentiel concernant les réseaux ils ont connu des aléas plus ou moins importants tout au long de la semaine de canicule il y a eu des épisodes marquants et je pense notamment au poste RTE dans le Finistère avec 100 000 clients coupés où nous rodent dans les Yvelines mais aucune défaillance structurelle à l'heure où on se parle 220 clients sont coupés pour des raisons de canicule 1500 pour des incendies dans les Pyrénées orientales nous restons vigilants évidemment à l'évolution de la situation en lien avec Enedis l'ampleur des coupures liées à cet épisode caniculaire demeure sensiblement inférieure à celles provoquées par exemple lors de tempêtes hivernales on n'est pas du tout dans les mêmes proportions de populations touchées et ça me permet notamment de remercier les équipes d'Enedis qui ont fait comme elles le font toujours un travail absolument remarquable de réactivité pour assurer le remplacement des équipements endommagés au plus vite souvent dans des conditions difficiles de chaleur d'orage et pour permettre un retour à la normale dans les plus brefs délais là encore pour nos concitoyens Enedis a notamment mis en place un dispositif de gestion de crise dédiée qui s'appuie sur une force d'intervention dédiée qui date d'il y a 25 ans maintenant ainsi que sur des mécanismes de solidarité entre régions on est vraiment sur des systèmes qui sont éprouvés non pas du fait des canicules d'été mais du fait des intempéries d'hiver qu'on a l'habitude si vous me permettez cette expression de traiter un mot un mot sur la résilience du système sur le temps long et je pense que c'est là-dessus qu'on peut tirer des conclusions ou en tout cas un bilan intéressant et qui nous serve au-delà de la résilience de nos réseaux de nos réseaux pardon la gestion des vagues de chaleur doit évidemment se penser sur le long terme et cet épisode a conforté la pertinence des investissements majeurs que nous engageons dans nos réseaux électriques depuis maintenant plusieurs années c'est un sujet qui a souvent été un peu oublié du débat politique et du débat public qui est massivement revenu et c'est une bonne chose dans les débats sur la PPE 3 je sais que vous en avez notamment beaucoup parlé au Sénat on va faire face et pour de bonnes raisons à des investissements absolument colossaux dans les années à venir parce que ce réseau qui est robuste date nos installations doivent être renforcées sur les 100 milliards d'euros d'investissement programmés respectivement par RTE et Enedis jusqu'en 2040 c'est des investissements de long terme 25% sont directement consacrés à la résilience des ouvrages face au changement climatique je dirais ensuite un mot sur les mesures d'adaptation à court terme pour permettre aux français de faire face on doit aussi apporter ces réponses ça a fait l'objet de beaucoup de débats et donc parmi celles-ci le recours à la climatisation qui permet de garantir le refroidissement de bâtiments publics mais aussi de nos habitations vous connaissez évidemment ça la position du gouvernement elle est simple et elle est claire nous sommes favorables à la climatisation partout où c'est nécessaire entendons-nous bien sûr que la climatisation n'est évidemment pas la seule réponse et elle ne se suffit pas en tant que telle chacun je pense en est convaincu ici notre énergie solaire si je me penche un peu sur le sujet qui est le mien et notre capacité à répondre aux besoins en termes de consommation que ça induit notre énergie solaire abondante nous permet d'être en mesure de produire l'électricité nécessaire pour la climatisation des bâtiments en journée nous avons donc les capacités de production énergétique suffisantes de par encore une fois ce qu'on fait en journée ce que le nucléaire est en capacité de faire le reste du temps pour déployer de façon importante des solutions de climatisation sans que ça vienne impacter l'équilibre offre-demande nous avons également les capacités technologiques pour les déployer quand nous pensons aux climatisations on pense souvent aux climatiseurs mobiles alors qu'il existe de nombreuses solutions fiables peu consommatrices capables de produire du froid l'été et de la chaleur l'hiver c'est le sens des technologies réversibles qui sont éprouvées je pense notamment au lauréat de l'offre intégrée pour les packs dont l'appel à projet est ouvert aujourd'hui et qui devront proposer une offre réversible combinant l'installation de la pompe sa maintenance et la fourniture d'électricité à un tarif plus compétitif qu'une solution au gaz pour les trois premières années je pense également au pack RR adapté au bâtiment neuf et au parc existant pour laquelle nous dévoilerons bientôt les critères d'éligibilité à une TVA réduite ça fait donc évidemment partie de la solution voilà à grands traits un tour d'horizon de la gestion de cette canicule et des réponses que nous apportons à court et moyen terme dans le secteur qui est le mien voilà je me tiens moi aussi à disposition pour répondre à l'ensemble de vos questions je vous remercie merci mes chers collègues vous êtes 17 à avoir demandé la parole donc je vous propose que votre question soit de deux minutes qu'il n'y ait pas de digression qu'il n'y ait pas de choses comme ça parce que si vous voulez avoir une réponse il faut penser à vos collègues quand vous posez la question que derrière vous il y aura d'autres qui voudront interroger les ministres et ce n'est pas le tout de les interroger mais s'ils sont partis vous serez frustrés merci je vais donner la parole à Corinne Imbert merci monsieur le président merci monsieur le ministre mesdames les ministres ma question s'adresse à madame la ministre de la santé les familles de l'autonomie des personnes handicapées vous avez fait allusion madame la ministre la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 avait abouti sur un plan d'investissement de 29 milliards d'euros 16 milliards d'euros en faveur des hôpitaux et 3 milliards d'euros comme vous l'avez rappelé en faveur des établissements médico-sociaux c'était une très bonne chose et si une part importante de ce plan a été consacrée aux bâtis les moyens ont davantage été déployés en faveur d'opérations de reconstruction neuf faisant l'impasse sur la rénovation du patrimoine existant et même si les établissements sont globalement mieux préparés pour s'adapter aux vagues de chaleur grâce à l'activation de protocoles dédiés nous avons été frappés par des conditions de prise en charge des patients difficiles sans parler des conditions de travail pour le personnel alors 3 questions très courtes quel est le bilan du Ségur de la santé sur le plan de la rénovation thermique des bâtiments j'ai bien noté que 40% des hôpitaux avaient été disons avaient des solutions de rafraîchissement mais quelle part des investissements en euros a réellement permis de protéger les chambres du froid comme des fortes chaleurs et de créer des espaces rafraîchis voilà on a parlé d'un pourcentage des établissements mais en fait quelle est la part des investissements pour cela et enfin disposez-vous d'un calendrier de rénovation des établissements sanitaires et médico-sociaux pour l'avenir et avez-vous chiffré les besoins je vous remercie madame la ministre deux minutes également merci merci monsieur le président merci madame la sénatrice Imbert alors je vais essayer de rajouter des choses que je n'ai pas déjà dites donc comme vous l'avez dit le Ségur de la santé ça a été un véritable changement d'échelle ça a doublé les moyens pour l'investissement à l'hôpital et donc sur la période 2020-2030 16 milliards d'aides et de restauration des capacités à l'investissement donc la dynamique est aujourd'hui largement engagée puisque 89% des crédits ont été délégués aux ARS avec ces délégations régionales 79% notifiés aux établissements et plus de 6,5 milliards ont déjà été versés bon je l'ai dit c'est 773 projets 137 opérations ont déjà été mises en service et 358 sont en cours d'achèvement en 2023 les établissements hospitaliers les investissements hospitaliers ont atteint 5,6 milliards c'était 4 milliards en 2016 en comparaison plusieurs opérations majeures seront par ailleurs livrées d'ici fin 2026 voilà je voulais rajouter je l'ai dit tout à l'heure qu'on avait rajouté 6 milliards d'investissements pour les 10 prochaines années et ça c'est pour permettre aux établissements de mener leurs projets à terme donc jusqu'en 2035 37 alors en fait l'investissement est compris dans les tarifs hospitaliers donc normalement chaque établissement devrait investir s'auto-financer pour rénover son établissement ce qui est venu apporter le Ségur c'est d'une part la reprise de la dette de ces établissements et d'autre part de reprendre de proposer les 16 milliards supplémentaires mais donc il y a 37,5 des hôpitaux qui présentent une capacité d'autofinancement insuffisante pour soutenir leur investissement et voilà merci je vais donner la parole à Clément Perneau bien merci monsieur le président mesdames et messieurs les ministres ma question s'adresse à madame la ministre de l'agriculture alors souligner l'impact madame la ministre du dérèglement climatique sur notre agriculture est un acte de responsabilité mais sans réponse concrète adaptée à chaque territoire et construite avec l'ensemble des acteurs concernés nous nous condamnons à subir des catastrophes annoncées nous en porterons collectivement la responsabilité le 22 mai 2024 lors des questions gouvernement j'interpellais votre prédécesseur sur les conséquences déjà dévastatrices des évolutions du climat pour l'agriculture jurassienne concernant la filière laitière vignobles la forêt autant de secteurs tous durement frappés depuis force est de constater que les avancées demeurent insuffisantes les diagnostics sont désormais largement partagés mais les réponses manquent parce que le Jura n'est malheureusement pas un cas isolé et que de nombreux terroirs connaissent les mêmes difficultés je renouvelle aujourd'hui mon appel il est indispensable me semble-t-il d'engager un véritable plan Marshall que dis-je je préférerais un plan Geneva pour notre agriculture à la hauteur des enjeux et de l'urgence ne pensez-vous pas madame la ministre que ce plan pourrait être élaboré sous l'autorité de l'Etat dans un pilotage départemental échelon le plus pertinent pour prendre en compte les réalités locales associant bien sûr les organisations professionnelles les organismes techniques les agriculteurs les universitaires et les scientifiques filière par filière une ambition nationale forte appuyée sur une mobilisation territoriale déterminée doit désormais permettre de construire la transition agricole dont notre pays a un besoin vital le chantier est colossal certes mais il est incontournable si nous voulons préserver durablement notre agriculture et garantir notre souveraineté alimentaire avec cet objectif ce département du Jura et toutes ces forces agricoles est prête à s'engager à vos côtés madame la ministre ma question elle a déjà été posée monsieur le président il y avait un point d'interrogation qui dit ne pensez-vous pas madame la ministre que ce plan pourrait être élaboré sous l'autorité de l'Etat etc merci madame la ministre merci monsieur le président monsieur le sénateur Clément Pernault merci pour cette question qui pose finalement la question de l'avenir de l'agriculture et la mise en oeuvre parce qu'il y a le quoi mais il y a le comment qui est tout aussi important sur le travail de planification que nous avons achevé cette année chaque filière a été invitée à dire ce qu'il faudrait produire d'ici à 10 ans pour pouvoir améliorer ou conserver notre souveraineté alimentaire s'agissant du lait puisque vous avez cité deux secteurs le lait et la viticulture s'agissant du lait il est clair que la filière elle-même a évalué à 2 milliards de litres de lait supplémentaires qu'il faudrait produire d'ici 2035 au regard des besoins notamment de réduction du déficit en matière grasse la France est un très grand pays d'élevage elle peut encore produire davantage même si la canicule impacte la production laitière en ce moment mais enfin il y a un cap qui a été fixé par la profession pour la viticulture c'est un peu plus compliqué là il faut réduire les volumes et pas les augmenter réduire des volumes structurellement excédentaires être plus offensif à l'export développer de nouveaux segments l'alcool à moindre degré la consommation a changé les gens veulent des vins moins alcoolisées plus frais voire sans alcool et là nous avons déployé un plan complet avec la profession des aides à la distillation de 40 millions d'euros pour pouvoir des aides européennes pour pouvoir diminuer les stocks disponibles qui ne trouvent pas acheteurs des prêts structurels pour soutenir la profession un plan massif d'arrachage pour réduire la production de volume à hauteur de 120 millions d'euros et je voudrais dire que le plan le guichet est ouvert à France Agrimaire mais au-delà de ça et c'est la question que vous posez il faut travailler sur les leviers structurels d'adaptation de notre agriculture à l'échelle nationale de nombreuses mesures sont déployées par le ministère pour accompagner durablement l'adaptation de l'agriculture française c'est d'abord le plan national d'adaptation au changement climatique et la stratégie nationale pour l'alimentation la nutrition et le climat le fonds hydraulique agricole oui pardon fonds hydrauliques agricoles pour accompagner le strocage plan agriculture méditerranée pour des cultures alternatives appel à rénovation des vergers pour pouvoir évidemment renouveler plan protéines qui permet la recherche variétale pour une agriculture plus résiliente par SADA pour anticiper le retrait des substances actives et le développement d'alternatives projet alimentaire territoriaux ce que je voudrais dire enfin par rapport à votre question plan national déclinaison territoriale c'est la bonne méthode en effet merci la parole est à Nadej Avey merci monsieur le président monsieur le président a rappelé tout à l'heure le rapport que j'ai mené en 2023 donc je reviendrai pas sur le bâtiment scolaire et je vous remercie monsieur le ministre d'avoir été très précis dans le nombre de projets qui étaient validés ou en cours de rénovation je voudrais juste accentuer sur le budget c'est bien mais souvent les plus petites communes elles ont surtout besoin d'ingénierie et d'accompagnement et il ne faut pas oublier de pouvoir leur offrir aussi cette partie là pour qu'elles puissent mener à bien leur rénovation et j'aimerais savoir si on envisage d'adapter les horaires des écoles notamment des maternelles et des élémentaires puisqu'il n'y a pas de soucis de transport certains pays d'Europe le font en juin et en septembre ou alors le font à d'autres périodes de l'année où il y a des difficultés climatiques et c'est à la maille du directeur de l'école donc va-t-on décentraliser jusque là je vous remercie merci monsieur le ministre merci monsieur le président la sénatrice deux mots sur l'accompagnement bâtis scolaire nous avons une cellule bâtis scolaire qui avait été créée en 2019 2020 et qui est à la disposition des collectivités territoriales pour notamment les appuyer et éviter à chaque fois que chacun soit obligé de réinvestir des champs qui ont été déjà explorés et évidemment elle se tient à la disposition de toutes les collectivités qui le souhaitent sur l'adaptation des horaires alors on a déjà aujourd'hui à la maille des collectivités des plages il y en a qui commencent à 8h30 il y en a qui commencent à 8h45 à 9h etc je n'avais pas envisagé jusqu'à présent de fixer un cadre national pour éventuellement s'adapter aux horaires d'été y compris parce qu'en ruralité éloignée il y a quand même des transports qui peuvent être compliqués en primaire enfin un peu long et donc un peu difficile à déplacer mais c'est un point que je peux évidemment tout à fait regarder y compris en faisant un bilan ça fait un peu partie du retour d'expérience en faisant un bilan des aménagements qui ont été adoptés au mois de juin si on constate que c'est partie des choses qui ont été spontanément mises en oeuvre sachant qu'il y avait un cadre assez souple on pourra en tirer des conséquences éventuellement pour en tout cas inciter à en faire bon usage lors des prochaines séances je vous remercie merci la parole est à Corinne Boursier merci monsieur le président mesdames les ministres monsieur le ministre je tiens d'abord à vous remercier de votre présence pour échanger sur un sujet qui préoccupe profondément nos concitoyens la canicule en effet inquiète les français et cette inquiétude est légitime ces conséquences sont particulièrement lourdes dans nos villes beaucoup en souffrent et certains en mesure et certains en meurent pardon lors du dernier épisode caniculaire du mois de juin une hausse de 30% de la mortalité aurait je dis bien aurait ainsi été enregistrée pour ma part je souhaite attirer votre attention sur une différence qui me semble particulièrement préoccupante celle qui existe entre la ruralité et les zones urbaines dans la prise en charge des personnes isolées en effet dans nos territoires ruraux les habitants se connaissent davantage les personnes âgées ou isolées sont plus facilement identifiées et la solidarité de proximité s'organise naturellement les voisins les élus les associations ou les proches veillent généralement les uns sur les autres et les registres effectivement existent vous l'avez évoqué en ville la réalité semble souvent tout autre beaucoup ne connaissent même pas leurs voisins de palier l'isolement y est plus discret mais parfois plus dangereux encore ainsi madame la ministre de la santé vous avez déjà évoqué un certain nombre de mesures et je vous en remercie cependant quelles actions concrètes le gouvernement met-il en oeuvre pour mieux identifier accompagner et protéger les personnes les plus isolées lors des épisodes de canicules en particulier dans les zones urbaines où les effets de la chaleur semblent les plus marqués quels enseignements ont été tirés de l'épisode de juin même si c'est très récent et existent-ils de nouvelles mesures à mettre en place je vous remercie qui répond madame la ministre merci monsieur le président vous avez raison madame la sénatrice boursier la surmortalité avec les chiffres dont nous disposons qui ne sont pas des chiffres consolidés mettent en évidence une surmortalité pour la semaine du 22 au 28 juin de 2025 décès supplémentaires mais le signal le plus préoccupant effectivement concerne les décès à domicile en hausse de 91% c'est à dire 605 décès pour cette semaine là votre question est posée sur qu'est-ce qui est mis en place pour aller s'occuper des personnes isolées à domicile un ça fait appel au sujet de la solitude mais ça fait aussi appel à la responsabilité collective la responsabilité des collectivités de chacun d'entre nous mais pour répondre à cette question le Premier ministre avec l'ensemble des ministres lors des cellules interministérielles de crise nous a demandé de travailler un plan hors sec plus hors sec chaleur extrême qui pourrait si besoin venir en subsidiarité des mesures mises en place par les acteurs locaux que sont les collectivités nous avons parlé tout à l'heure du registre qu'on étend et les décrets vont permettre de les étendre mais on peut travailler à ce qu'ils soient encore plus remplis les ARS évidemment les préfectures les services à domicile pour ma part j'avais pu envoyer un courrier au maire très rapidement en sentant des retours terrain qu'il y avait des décès à domicile j'avais envoyé un courrier au maire afin de renforcer la vigilance envers les personnes isolées ainsi qu'aux services d'aide à domicile et bien sûr aux professionnels je pense aussi aux infirmières libérales pour les personnes les plus fragiles mais des gens non malades qui ne sont pas repérés par les professionnels de santé et là on arrive dans une responsabilité très collective Merci La parole est à Eric Gold Merci Monsieur le Président Ma question s'adresse à Madame la Ministre de la Transition écologique Dans la plupart des départements après ce mois de juin caniculaire et très sec des mesures fortes ont été prises pour interdire certains usages non prioritaires à partir du réseau d'eau potable et limiter les prélèvements dans les cours d'eau superficielles La gestion de l'eau nécessite une position d'équilibre indispensable à notre avenir fondée sur le triptyque stockage quand il est utile et concerté sobriété et efficacité des usages et restauration de la capacité des sols et des milieux à retenir l'eau Le texte sur l'urgence agricole que nous venons de voter consacre que l'agriculture ne peut pas être la variable d'ajustement des crises de l'eau mais il en est de même de l'eau de consommation humaine ou de l'eau nécessaire à l'industrie Si notre souveraineté alimentaire est une priorité celle du partage des usages de l'eau en est une autre Cette canicule extrême et inédite est la première d'une longue liste Or on ne peut répondre aux canicules de demain avec les réflexes d'hier Mais puisque nous avons la chance d'accueillir plusieurs ministres aujourd'hui j'aimerais vous interroger sur la gestion de l'eau à l'échelle interministérielle Nous avons trop souvent l'impression que cette question est traitée de manière morcelée en silo et avec des divergences de vues entre ministères Or elle concerne aussi bien l'aménagement des territoires que la santé l'économie l'énergie et bien sûr l'agriculture L'eau n'est pas un dossier sectoriel C'est désormais un sujet de souveraineté nationale Alors Madame la Ministre à quand un grand débat et une nouvelle loi sur l'eau qui nous permettrait enfin de donner à cet enjeu majeur pour notre survie la place centrale qui lui revient non pas un sujet de ministère mais une priorité de gouvernement Merci Madame la Ministre Merci beaucoup Monsieur le Président Monsieur le Sénateur Effectivement l'eau si on parle adaptation au dérèglement climatique et en particulier si on se met dans une traque à 4 degrés ça va être le sujet essentiel qu'il va falloir régler et qu'il va falloir régler assez vite pour que justement on n'attende pas la crise de trop pour que certaines décisions soient prises de façon non concertée Jusqu'à aujourd'hui la France avait une politique de l'eau qui était une politique de l'eau concertée au niveau interministériel qui dans les départements et territoires est aussi représentée par le préfet qui représente l'Etat dans sa totalité et surtout concertée avec les collectivités locales et les acteurs locaux jusqu'à maintenant mais il est clair qu'au fur et à mesure des années on a rajouté des strates des échelons différents que des politiques sectorielles sont venues impacter la politique globale de l'eau et qu'aujourd'hui on n'a plus une clarté de cette politique de l'eau et là moi je vous rejoins sur le fait je ne pense pas que ce soit ce gouvernement qui soit en capacité de pouvoir le faire puisque sa durée de vie est de toutes les façons soumise au calendrier des élections présidentielles mais il y a déjà des travaux qui ont été faits dans les deux assemblées il y a des groupes de travail transpartisans sur lesquels il faut s'appuyer pour reconstruire une politique de l'eau qui soit une politique de l'eau qui mette aussi beaucoup plus en avant un certain nombre de choses qu'on n'avait pas mises dans le passé je pense par exemple à la réutilisation des eaux usées je pense à la tarification de l'eau je pense au traitement de l'ensemble des pollutions de l'eau on parle beaucoup de pifas mais ça ne peut pas être quelque part ailleurs si vous voulez et donc c'est tout ça qui devrait faire partie d'une grande politique de l'eau à horizon 2100 qui devrait à mon avis faire partie du paquet de questions à poser à partir du moment où on va rentrer dans une nouvelle présidence de la république ça fait pour moi partie de ces questions essentielles à poser Merci La parole est à Simon Huzena Merci Monsieur le Président Alors je vais avoir trois questions qui s'adressent à des ministres différents Vous avez dit Madame la Ministre qu'il fallait réinterroger les orientations passées Nous sommes tout à fait en accord sur trois points L'agriculture tout d'abord et je voudrais rendre hommage à l'engagement des services de l'Etat des chambres d'agriculture des élus locaux mais sur le sujet de l'écarissage Madame la Ministre de l'agriculture un rapport du CGAER Printemps 2023 pointait déjà un risque d'embolie d'un secteur qui est essentiellement géré par le privé avec une extrême concentration des acteurs et une baisse des capacités nationales de traitement Nous en avons fait le constat particulièrement en Bretagne donc il y a des retours d'expérience à opérer Quelle stratégie partager parce que c'était l'une des orientations portées par le rapport de Printemps 2023 Quelle perspective pourrions-nous dessiner pour améliorer la situation Deuxième sujet sur l'adaptation des bâtiments confort d'été Nous n'avons pas avec nous le ministre du Logement mais il y a l'enjeu du développement des réseaux de froid renouvelable Là encore ils sont trop peu nombreux dans notre pays J'avais avec d'autres collègues lors des débats sur le projet de loi de finances 2026 proposer des amendements proposer des amendements pour aligner les conditions fiscales pour développer ces réseaux de froid renouvelable à l'instar de ce qui existe pour les réseaux de chaleur renouvelable quels engagements le gouvernement pourrait-il prendre pour accélérer considérablement le sujet parce que nous parlons certes de la climatisation qui est une solution d'urgence mais le froid renouvelable est comment dire un dispositif qui a largement porté ses fruits et dont nous disposons de toutes les ressources pour le développer et puis dernier point sur le soutien aux collectivités là aussi d'autres collègues l'ont dit mais avec l'exemple emblématique du fond vert divisé par 3 en 3 ans alors que les collectivités ont besoin de visibilité de stabilité pour investir et qu'un euro investi aujourd'hui mesdames et messieurs les ministres c'est 10 euros d'éviter demain comment pourriez-vous là prendre des engagements concrets pour les mois qui viennent d'ores et déjà à très court terme pour faire en sorte que nos collectivités qui sont les premiers investisseurs en particulier en matière d'adaptation au changement climatique aient les moyens d'agir je vous remercie merci je vais donner la parole peut-être pour répondre à la première question madame la ministre de l'agriculture oui toute la semaine dernière la cellule de crise que j'ai mise en place a travaillé sur la question de l'écarissage on a eu presque 10 000 tonnes d'animaux et certains animaux ne pouvaient pas être écaris donc c'est pas seulement la question de la disponibilité de la ressource en écarissage même si je partage l'analyse qui a été faite par monsieur le sénateur sur la concentration des outils d'écarissage et le fait qu'ils soient privés ce qui n'est pas en soi par nature défavorable ils ont fait leur travail mais il faut qu'on puisse répondre en cas de surproduction de mortalité animale et là on a trouvé la situation est maîtrisée on a trouvé des solutions avec un protocole et une doctrine soigneusement établie et depuis un certain temps collecte et traitement en usine d'écarissage ou collecte et enfouissement en unité dédiée collecte et traitement en centre d'incinération enfouissement à la ferme évidemment en prenant toutes les précautions mais là où je vous rejoins je pense qu'il faut se mettre dans l'hypothèse où les besoins en écarissage en élimination soient plus importants on a eu un problème avec la volaille parce qu'avec la chaleur elle est devenue pardon du détail très rapidement liquide et donc insusceptible d'être écarissage dans une usine d'écarissage il fallait enfouir ou incinérer donc il faut qu'on tire les enseignements de ce qui s'est passé je voudrais dire aussi qu'en matière d'enseignement il faut éviter la mortalité c'est quand même la première le premier des objectifs et là on a déployé un dispositif en quelques jours des prêts garantis par BPI avec un épaulement financier de l'Etat pour l'ingénierie pour brumiser installer des brumisateurs et des ventilateurs et je voyais des témoignages sur les réseaux sociaux d'éleveurs qui ont réussi à affléchir de 10 degrés la température dans les bâtiments d'élevage donc il faut adapter nos bâtiments d'élevage pour éviter cette surmortalité je vous remercie Madame la ministre d'Environnement vous avez deux minutes Merci beaucoup Ok donc je laisserai Maud Bréjon répondre à la question sur les réseaux de chaleur encore que c'est en même temps lié maintenant sur les financements qui sont liés aux questions d'adaptation vous avez parlé du fonds vert et effectivement vous l'avez noté cette année il a été en diminution et en ce qui nous concerne la justification qui est la nôtre pour l'avoir pour l'avoir mis en diminution par rapport à d'autres dépenses de l'État c'était qu'on était dans une année d'élection municipale et que les équipes nouvelles qui allaient se mettre en place n'avaient pas forcément tout le temps et la disponibilité nécessaires pour démarrer et lancer des appels à projets cependant dans le même temps nous avons décidé de recentrer les financements de ce fonds vert largement sur l'adaptation en y mettant 50% de l'ensemble des ressources et ce n'est pas la seule ressource que nous avons à disposition des collectivités je rappelle qu'on a maintenu le fonds barnier à hauteur de 300 millions d'euros que par ailleurs il y a près de 1 milliard d'euros d'aide des agences de l'eau qui sont elles aussi mobilisées pour soutenir des actions d'adaptation des territoires et que par ailleurs les 800 millions d'euros du fonds chaleur de l'ADEME s'adressent directement aux collectivités qui font des investissements dans ce cadre là je vous informe si vous ne le savez pas que par exemple l'ADEME a contribué à hauteur de 11 millions cette année à un réseau qui combine chaud et froid à Mandelieu et à la poule pour un total de 27 millions d'euros donc vous avez des choses qui se mettent en place et qui existent et nous avons décidé aussi que les subventions du CRMA qui sont de 185 millions d'euros cette année devaient ancrer progressivement un réflexe adaptation maintenant dans l'ensemble des travaux qu'ils mettent en oeuvre au profit des collectivités locales merci merci je vais donner la parole à Maud Bréjean merci monsieur le président monsieur le sénateur on a un objectif de froid dans la PPE qui est de 2 TWh et une approche qui est une approche globale qui va avec la climatisation mais qui permet et vous l'avez bien souligné un recours aux systèmes les plus efficaces réseau de froid système géothermique pompe à chaleur réversible et je m'arrête quelques secondes sur l'intérêt des pompes à chaleur et on le redit et on le redira que ce soit RO ou RR réversible ce sont des bonnes solutions des bonnes alternatives aux climatisations traditionnelles c'est une forme de réseau enfin de réseau de froid comme ce que vous citiez tout à l'heure on les a massivement intégrés dans le plan d'électrification et on a annoncé avec le Premier ministre une TVA réduite sur les packs RR qui permettait cela sachant que ces TVA réduites existaient déjà sur les packs RO après on peut continuer à avoir des discussions fiscales et je ne doute pas qu'on en aura pendant le projet de loi de finances dans les semaines et dans les mois à venir mais aujourd'hui ça fait partie intégrante de la solution et de la stratégie du gouvernement Merci Parmi mes collègues qui ont demandé la parole y a-t-il quelqu'un qui a une autre question sur l'agriculture est-ce qu'elle a la ministre de nous quitter Non alors je continue la parole est à Marie-Claude Varayas Merci Monsieur le Président ma question et mon intervention s'adresse en partie à Madame la ministre de la Santé et Madame la ministre de la Transition écologique Santé publique France annonce une forte hausse des décès liée à cette canicule les personnes âgées ont été les plus fortement victimes puisqu'on enregistre 90% de décès par rapport à la semaine du 15 juin plus 37% en EHPAD et presque plus de 20% en établissement de santé nous savons que dans les hôpitaux le manque chronique de moyens met les soignants sous tension depuis des années difficile voire impossible dans ces conditions de faire face à des situations de crise le plan blanc permettant de réquisitionner les soignants en congé et les 100 millions dédiés à l'achat de climatiseurs ne compenseront jamais les sous-effectifs causés par les effets de l'austérité la santé des salariés est mise en danger par ailleurs c'est un décret chaleur qui est entré en application en 2025 il prévoit des obligations de protection cependant il faut le dire il est assorti de faibles sanctions qui ne permettent pas par exemple de forcer l'arrêt du travail lorsque les mesures préventives sont jugées insuffisantes depuis 2003 les épisodes caniculaires se sont multipliés l'état renvoie en partie la responsabilité aux collectivités alors qu'elles ont vu leurs moyens baisser drastiquement et je vais être redondante mais je vais le redire le fond vert a été diminué par 3 2-3 et donc on ne peut pas demander aux collectivités d'agir plus avec beaucoup moins de moyens par ailleurs alors que la prime rénove a elle aussi connu une baisse des crédits ce sont aussi nombre de locataires qui vivent dans des bouloirs thermiques qui deviennent passoires thermiques l'hiver nous devrions rénover 700 000 logements par an alors que l'ANA annonce 120 000 rénovations globales en 2026 dans le contexte actuel soutenez-vous dans le contexte actuel soutenez-vous cette mesure qui consiste à remettre sur le marché locatif les passoires et bouluards thermiques sans moyens supplémentaires pour aider leur rénovation et puis parce que chaque mort de plus sera un mort de trop nos concitoyens ils ont besoin de savoir quelles mesures immédiates vous entendez mettre en place à court terme pour limiter les conséquences de ces fortes chaleurs nous savons et comment vous prévoyez d'anticiper les prochaines crises nous savons que l'inaction climatique coûtera 5 fois plus que l'action en faveur de l'adaptation au réchauffement 1 euro investi et ça a déjà été dit dans l'adaptation c'est 7 ou 8 euros économisés demain merci merci qui répond madame la ministre de la santé je vais bien répondre sur ma partie c'est à dire les mesures d'urgence si jamais des vagues de chaleur revenaient pendant l'été enfin si j'ai bien compris la question à court terme et puis dire un petit mot parce que vous avez dit madame la sénatrice concernant la surmortalité vous avez dit une hausse de 81% de personnes âgées je voudrais redire un petit mot ici il s'agit de données qui sont publiées par Santé Publique France la hausse de 91% c'est des certificats de décès de personnes à domicile dont on ne sait pas à ce jour confirmer que c'est bien la canicule ce qu'on dit juste c'est qu'il y a une hausse de décès en même temps que ces chaleurs extrêmes et des chiffres consolidés avec l'ensemble des certificats je pense que c'est important de le redire parce qu'on parle de données qui ne sont vraiment pas consolidées mais on l'a tous entendu venant du terrain et on le voit dans ces chiffres ce sont des personnes isolées mais paf en tout cas je n'ai pas l'âge aujourd'hui même si on peut se dire que c'est plutôt des personnes âgées je n'ai pas aujourd'hui les données pour confirmer que ce sont bien des personnes âgées je pense que c'était important de le redire sur les mesures d'urgence au-delà des 100 millions qui vont permettre de rafraîchir rapidement le plus possible les établissements qui en ont besoin et les équipes soignantes nous continuons évidemment la vigilance nous avons laissé le plan Orsan niveau 3 avec une certaine région qui ont retiré leur plan blanc quand il n'y avait plus besoin notamment hier et avant-hier mais qui est prêt et mobilisé si jamais des températures extrêmes devaient revenir aux départements en vigilance rouge donc nous avons laissé une vigilance et tous les jours nous avons les suivis d'indicateurs de façon très très près nous continuons à être très vigilants aussi sur la possibilité d'avoir plus de professionnels si jamais demain on devait avoir plus de mobilisation pour le SAMU etc.

Sur les architectes des bâtiments de France et les questions que vous posez sur en fait les villes et l'adaptation de notre bâti dans les villes alors je partage je dois dire avec vous un certain nombre de questionnements et nous avons demandé une réunion avec les architectes des bâtiments de France pour essayer de revoir un peu un certain nombre de choses parce que vous avez raison ce qu'on sait par ailleurs c'est que lorsqu'on fait les investissements dont vous parliez et bien on fait baisser la température de 5 à 10 degrés dans les appartements et donc aujourd'hui et ces mesures dites passives sont des mesures qui permettront justement de ne pas avoir trop climatiser parce que la climatisation c'est une chose de l'installer mais après il faut payer l'énergie et donc il faut d'abord absolument passer par toutes les mesures passives possibles et imaginables et effectivement sur des grandes villes comme en particulier Paris il faut discuter avec les bâtiments de France parce que quasiment tous les bâtiments sont classés et c'est pas possible d'imaginer faire des enfin il y a beaucoup de propriétaires qui n'ont pas le droit de faire ce qu'ils veulent dans une ville comme Paris donc oui je prends le point je suis d'accord avec vous et effectivement il y a certaines de nos normes qui doivent changer

1:28:12
Présentateur

voilà pour cette audition que vous avez pu suivre sur notre antenne n'hésitez pas à lire les décryptages de la rédaction et à voir les replays de nos programmes c'est sur publicsénat.fr vous y retrouverez un décryptage de cette audition que vous venez de voir très belle suite des programmes sur Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

1:28:28
Locuteur

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