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interviewLe Figaro· 27 février 2025 55 min

C'est quoi, être de droite ? Éric Zemmour face à Laetitia Strauch-Bonart

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

esprit libre la grande émission de débat et de décryptage du Figaro et du Figaro Magazine un jeudi par mois nous recevons une personnalité du monde politique et une personnalité du monde intellectuel pour débattre d'un grand sujet d'actualité et ce jeudi nous avons le plaisir de recevoir le président de reconquête Éric Zemour et l'esséiste Laeticia scoubonard nous allons parler de la droite comment peut-on être de droite peut-on être libéral et conservateur l'Union des droites a-el sens au moment où le clivage droite gauche semble disparaître tout de suite les réponses de nos deux esprits libres Éric Zemour et Laeticia [Musique] [Musique] strougebona Éric Zemour laticia SC Bonard bonjour bonjour ravi de de de vous recevoir nous allons débattre pendant une heure de de la droite à l'occasion de de la sortie de votre livre laéticia stroubonard la gratitude récit politique d'une trajectoire inattendue et si vous étiez de droite vous aussi c'est la question que vous posez donc j'aimerais commencer tout simplement par vous demander qu'est-ce qui distingue aujourd'hui la gauche de la droite et est-ce que cette distinction a évolué avec le temps h alors pour moi c'est le mot que j'ai choisi comme comm titre de mon livre qui distingue la gauche de la droitetitude bien sûr c'est une simplification hein je ne prétends pas que tous les gens de gauche sont ingrat ni que tous les gens de droite sont pleins de gratitude ce qui m'intéresse c'est plutôt l'intention politique qu'il peut y avoir derrière ce terme et il me semble que le terme de gratitude qui est d'ailleurs assez inattendu à droite résume assez bien ce que nous sommes quand je dis nous c'est sont les les gens de droite c'est-à-dire tous les gens de droite je je je n'exclu personne la titude c'est d'abord l'idée qu'on a des devoirs avant d'avoir des droits c'est l'idée que l'effort est quelque chose d'important dans la vie et passe avant la gratification immédiate et que c'est important pour soi-même mais aussi pour les autres c'est l'idée aussi que on doit des choses au passé à ceux qui nous ont précédés on doit des choses aux institutions qui nous entourent on est on arrive dans un monde qui qui existe avant nous et et ce monde quand même en Occident est un monde relativement ordonné prospère euh libre euh raffiné et au lieu de voir d'abord tout ce qui ne va pas on devrait avoir euh et bien de la gratitude envers tout ce qui va bien et il me semble qu'au contraire la gauche très malheureusement euh utilise le ressentiment qui peut être dans le cœur de chacun et en fait euh un ensemble d'idées politiques euh qui va alimenter d'autant plus ce ressentiment personnel qui devient un ressentiment collectif et ça se traduit euh très concrètement dans un certain nombre de PO politique publique souvent par exemple quand on voit la politique économique de la gauche et s sa détestation des riches je n'ai pas l'impression que ce faisant la gauche cherche à réduire la pauvreté j'ai surtout l'impression queelle cherche d'abord à nuire aux riches quel que soit l'impact réel en fait d'une politique fiscale confiscatoire sur la pauvreté ça n'est qu'un exemple l'opposé de la gratitude pour moi c'est le ressentiment c'est-à-dire le fait qu'on va reminer tous les torss qu'on nous a fait et notamment les tors les tors collectifs et que au lieu disons d'oublier ou d'aller de l'avant comme à mon avis la droite le propose et bien on rumine tous les torts qu'on a subi et on on s'enferme en fait dans cette dans cette négativité dans la réclamation dans la lamentation je ne prétends pas que toute la gauche est ainsi je ne prétends pas non plus que toute la gauche que la gauche a toujours été ainsi je pense qu'il y a eu des périodes o où la gauche était beaucoup plus courageuse et où elle voulait elle voulait sincèrement aider les plus pauvres à sortir de leur conditions mais aujourd'hui euh je ne vois sur les questions politique culturelle économique que de l'amertume et et très peu très peu d'espoir Éric Zemour est-ce que vous vous partagez cette définition est-ce que pour vous aussi la droite c'est la gratitude et la gauche c'est le le ressentiment est-ce qu'il en a toujours été ainsi et si vous me partagez pas cette définition que quelle est à vous votre définition de de la droite bah je je dirais que mon mon regard sur ce mot choisi le titre le livre et et ce que vous venez de dire c'est un peu à l'image de tout ce que je pense de du livre que que que j'ai lu que j'ai anoté parce que ça m'intéressait tout bêtement euh je n'aurais peut-être pas choisi ce mot en revanche ce que vous dites je suis tout à fait d'accord en revanche quand vous dites par exemple que la droite c'est sans doute euh le fait de reconnaître que on doit beaucoup à ceux qui nous ont précédés et la gauche elle au contraire les ignorent voir les dédaignes voir les insultes ça c'est c'est une natation très juste mais je vais vous dire je c'est un peu toute l'histoire de votre livre c'est-à-dire que en fait je trouve dans votre livre qu'il y a deux livres euh il y a un livre sur l'histoire de la droite très sérieux très un peu parfois un peu je dirais un peu avec un style un peu scolaire on voit un peu la l'institutrice en chignon quoi et puis après il y a le panflet contre moi enfin le panflet contre AR exemour parce que en vérité je me reconnais pas beaucoup non pas que je parle de moi à la trème personne on allait y arriver mais ridement dans le VI du sujet question mais vous avez été journaliste vous savez qu'il faut jamais répondre à la question voilà non non mais c'est pas ça je répondrai à votre question aprs répond mais je mais je pense que il ne faut pas répondre d'abord à votre question il faut d'abord crever donc je disais il y a deux livres il y a le livre de de cours sur la droite et je vais y revenir et il y a le panflet contre moi euh vous oubliez TR Lim comment ça commence par ma trajectoire oui ah non mais la trajectoire est très intéressante mais j'y reviendraipr non non non c'est pas vous avez raison vous avez tout à fait raison mais je vais revenir je vais revenir vous inquiétez pas et je dirais c'est un peu le livre il y a deux livres il y a docteur STR et Mrs bonart et parce que c'est pas le même livre et c'est pas la même personne dans le l'analyse que vous faites de en gros vous êtes une burkienne vous êtes une émule de Burk comme scrutton était une émule de Bur un émule de Burk et comme vous êtes une émule de Scruton mais je vais vous dire là-dessus moi je suis tout à fait d'accord avec vous moi aussi j'ai lu Burk plus d'une fois du plutôt plusieurs fois qu'une moi aussi je suis avec lui contre les Jacobins moi aussi je suis hberlué et et et et est fasciné par sa capacité euh de compréhension desès 1791 il voit très bien euh que la terreur va arriver il comprend très bien pourquoi euh en vérité euh comme dira th puisque c'est mon autre grand maître euh ten dira la terreur commence le 14 juillet 89 euh quand il coupe quand il balaye quand il balade la la tête de ce pauvre gouverneur de la Bastille au bout d'une pique B très bien nous sommes d'accord mais c'est pour ça que je vous dis nous sommes d'accord en vérité moi moi aussi je suis pour les préjugés contre la table rase j'ai j'ai beaucoup aimé l'extrait que vous passez j'adore cet extrait où il dit il faut chérir nos préjugés que bares reprendra d'ailleurs après je suis tout à fait d'accord c'est ce que j'ai fait pant toute ma campagne présidentielle et on s'est moqué de moi et on a dit Zemour il raconte l'histoire d'une France passée et cetera mais j'ai fait exactement ce que vous venez de dire c'està-dire que j'ai voulu dire nous avons de la gratitude à avoir par rapport au passé et nous devons chérir nos préjugés car c'est eux qui garantissent notre liberté notre culture et cetera donc on est on est vraiment d'accord sur l'essentiel euh moi aussi j'aurais bien aimé que les Français comme les Anglais est un parti conservateur à la Disraéli qui corrige ce qui ne va pas et garde ce qui va mais malheureusement nous ne sommes pas anglais je vous recommande d'ailleurs ce cet extrait que vous connaissez sans doute d'un dialogue dans vous savez le mal français de perfit un dialogue entre Pompidou et perfit où Pompidou se moque de perfit et il se moquerait de vous de la même façon en disant mais oui nous ne sommes pas anglais c'est comme ça et vous êtes comme les médecins qui veulent soigner quelqu'un en disant oui mais la maladie que vous avez elle me plaît pas on va soigner une autre maladie bah oui nous sommes nous sommes français malheureusement et c'est comme ça et on s'adapte au peuple qu'on vaat donc c'est pour ça pour vous dire que vraiment je suis d'accord après il y a le panflet contre moi et là je dirais que vous êtes une autre personne là vous avez laissé tomber le chignon vous êtes beaucoup plus passionné d'ailleurs le style s'en ressent il est plus vif en même temps vous êtes beaucoup plus injuste euh je dirais que vous êtes in justuste pour une première raison c'est que comment vous dire ça en gros vous faites la guerre en chambre comme moi je la fais sur le champ de bataille et vous êtes là à juger vous savez vous me rappelez moi quand je regarde un match de foot de l'équipe de France alors je critique évidemment non mais là il fallait la passer là là il fallait la passer là oui mais je suis pas sur le terrain vous faites la même chose moi je suis sur le terrain chat madame et c'est moi qui me bat c'est moi qui me fait insulter c'est moi qui me fait vous devriez me défendre d'ailleurs je suis convoqué par les les les juges toutes les semaines j'ai des procès au nom de la liberté vous devriez me défendre vous devriez venir témoigner en ma faveur euh c'est moi qui suis protégé par la police parce que je suis menacé par les islamistes c'est moi qui suis menacé par les antifas parce que il casse la figure et il tabasse les gens qui viennent à aux signatures de mes livres je ne vous souhaite pas la même chose voyez moi je suis dans le feu de l'action je suis sur le terrain vous vous êtes en chambre et vous donnez des bons points c'est très facile par ailleurs euh quand vous dites je ne respecte pas les libertés et cetera je c'est moi qui les défends en vérité chè madame je vais vous dire je considère mais peut-être que vous allez me trouver prétentieux je considère que je me bats pour vous je me bats pour que vous continuez à m'insulter je me bats pour que vous continueer que vous ayez la liberté de me critiquer parce que quand nous serons l'un et l'autre détruit par l'alliance entre le wisme et le grand remplacement et ben nous ne pourrons plus nous battre nous ne pourrons plus nous posé nous pourrons plus venir chez Decho parce que dequo lui aussi il sera envoyé en candre à éducation voyez donc non non mais il se débrouillera il aura une il aura mon excuse donc c'est vous assure je vous assure donc ne croyez pas tout ce que vous dites sur moi est erroné est injuste et erroné vous dites que je respecte pas les libertés je vous dis je me bats pour elle vous dites que je ne respecte pas la liberté historique au contraire je défends cette liberté alors qu'elle met interdite et je pense qu'une libérale comme vous ne pouvait pas critiquer le fait d'avoir des cur on a compris je croya qu'on peut lui laisser répondre évidemment je crois que a compris l'idée je vous remercie pour ce commentaire je vous en PR déjà d'avoir pris la peine de me lire mais cétait plaisir je comprends ce que vous dites quand vous dites qu'il y a plusieurs personnes plusieurs auteurs comme je disais il y a aussi toute une partie du livre le début du livre qui est histoire qui est le récit de ma trajectoire et ce qui m'a mené vers la droite parce que je voulais incarner aussi cette adhésion politique mais on y viendra peutend sur les deux autres points bon je rassure aussi notre notre auditoire et les téléspectateurs tout n'est pas enfin il s'agit pas d'un pampflet contre vous au sens où c'est simplement quelques pages je vous consacre un chapitre entier quand même ben je vous consacre quelques pages et vous vous avouez même que vous vous vouliez faire tout le livre sur moi c'était mais je ne l'ai pas fait et je ne l'ai pas fait par que vous vous êtes fatigué non c'est plutôt que euh pour m'atteler à ce projet euh qui venait du fait que je voulais comprendre pourquoi j'étais je divergeais de vos idées pourquoi je me sentais j'étais de droite mais pas de votre droite je vous j'ai voulu écrire ce livre pour le comprendre et en même temps c'est vrai il y avait quand même une forme de polémique et de de de euh disons de de volonté de de combattre mais bon par les mots hein vosos des idées que je ne partageais pas et j'ai commencé à travailler j'ai commencé à vous relire parce que je vous avais déjà lu et en fait en vous lisant je me suis rendu compte que je n'avais pas bien cerné le problème et la question la question n'était pas contre quoi je voulais me défendre ou me battre c'était pourquoi je voulais me battre et et ce que je voulais défendre et donc c'était beaucoup plus important finalement pour moi de parler de ma trajectoire de faire cette histoire de de la droite t que vous estimez scolaire mais qui qui pour moi mais c'est bien aussi hein ne l'ai pas en tout casoup qui en tout cas je ne porte jamais de chignon et surtout d'arriver à cette trè partie qui est une partie plus philosophique et qui pour moi s'applique à tout le monde c'estd que on peut être de centes droit ou 1 à droite je pense qu'on peut se retrouver dans cette espèce de philosophie de la droite que j'ai appelé notre crédo et c'est là où j'en arrive à cette idée de de gratitude alors sur votre accusation enfin pardon votre critique plutôt de de guerre en chambre je comprends ce que vous voulez me dire vous avez ce qu'on com en anglais on dirait vous avez skin in the game c'està-dire que vous avez dit des choses qui ont ont eu des effets très concrets sur votre vie personnelle et donc je j'en suis vraiment désolé pour vous et je ne prétends je ne prétends absolument pas comment dire je sais bien qu'à ce jeu-là je je je je on n'est pas dans la même cour mais simplement ce qui m'intéresse moi c'est d'abord le débat intellectuel donc vous c'est tout à fait normal que je vous lise je vous écoute je vous entende et si je ne suis pas d'accord avec vous je le dise parce que si si le critère c'est d'être aussi en danger que vous pour pouvoir vous critiquer il reste pas beaucoup de place c'est pas ce que j'ai dit non non mais la guerre en chambre où est-ce que vous voulez que je l'amène autre part la guerre je vais je vais venir sur le fond sur ce sur ce sur ce plateau et et même encore le mot de guerre je trouve est peut-être est peut-être trop fort par ailleurs je pense que vous avez aujourd'hui un double statut à la fois d'intellectuel et de politique c'est normal que quand on quand on est politique d'être beaucoup plus sur le terrain moi je ne fais pas ce métierl euh peut-être que je devrais le faire pour proposer des choses plus concrètes mais j'ai l'impression que la façon dont je pense cette façon-là se veut déjà à assez concrète et assez réaliste mais c'est pas sur le reproche que je faisoui non je vous réponds sur la la guerre en chambre parce que je je je ne veux pas donner l'impression de donner les bons et les mauvais points moi je je je je je considère que je suis moi aussi tout à fait imparfaite et que il y a peut-être peut-être des mauvais points à m'attribuer sur le fond parce que c'est c'est c'est là où il faut qu'on qu'on en arrive ma critique principale à votre égard c'est que je considère que vous faites partie de la la famille des réactionnaires quand je prononce ce mot je ne cherche pas à vous disqualifier euh comme on le fait aujourd'hui par exemple en traitant tous les gens de droite trop à droite d'extrême droite ça ne m'intéresse pas ce genre de débat ce qui m'intéresse c'est le contenu je considère que les réactionnaires donc dans la ligée de Joseph de Mestre Louis de bonalt Charles Moras enfin je ne vous apprends rien sont des des des penseurs et des politiques qui n'ont pas accepté le monde tel qu'il était tel qu'il était en train de changer la nouvelle donne de l'époque c'était la naissance de l'individu la naissance de la sécularisation du pouvoir l'existence de droits individ duel et les réactionnaires n'ont pas compris que le monde avait changé et ils ont essayé de lutter pendant très très très longtemps pour faire parce qu'ils pensaient que l'ancien monde c'est-à-dire la monarchie absolue en l'occurrence pouvait et devait revenir et et en cela leur position était d'ailleurs assez esthétisante c'est-à-dire que ils étaient assez incapable de dire très concrètement euh ce qu'il voulait faire et comment ils voulait faire alors pourquoi je vous rattache à cette pensée je il y a une différence degré évidente hein vous n'êtes pas un réactionnaire à la Charles Moras je ne fais pas non plus cette comparaison mais il me semble que dans votre pensée il y a une un refus d'accepter le monde tel qu'il est aujourd'hui c'est-àdire la France telle qu'elle est aujourd'hui avec aussi des choses qui nous déplaisent peut-être une France peut-être beaucoup plus diverse par exemple sur les au plan ethnique qu'elle a pu l'être une France plus féminisée aussi voilà une France qui qui ne ressemble pas à celle que vous avez l'air de chérir et je pense que ça n'est pas la position que la droite devrait adopter la droite et le parti de la réalité du réel la droite doit prendre la France telle qu'elle est et déjà ne pas insister sur tout ce qui ne va pas parler de ce qui va bien et proposer quelque chose ce qui rejoint une autre critique que je vous fais qui que je trouve que vous êtes très négatif et je me permets de considérer que vous avez beaucoup de ressentiments je ne parle pas de la personne privée que je ne connais pas donc je ne cherche pas à vous insulter je parle de la personne publique donc l'intellectuel et il me semble que si vous partagez avec la droite le pessimisme existentiel que nous avons tous en commun vous n'y ajoutez pas l'espoir que j'aimerais attendre de quelqu'un de droite vous vous vous avez finalement une pensée assez désespérée si je puis me permettre eu et et et on ne peut pas s'arrêter là on ne peut pas s'arrêter à la déploration de ce qui ne va pas alors reprenons euh l'opposition réactionnaire conservateur euh à chaque fois que j'entends cette opposition et quand je vous écoute parler c'est la même chose je songe immédiatement à la boutade de Chesterton vous savez qui disait la grande affaire h des des progressistes c'est de faire des erreurs et la grande affaire des conservateurs c'est d'empêcher les erreurs d'être corrigé c'est exactement ce que vous venez de dire euh qu'est-ce que ça veut dire conservateur et réactionnaire euh d'abord qu'est-ce que ça veut dire qu'est-ce que vous voulez conserver cher madame depuis 40 ans tout a été détruit qu'est-ce que vous voulez conserver vous parlez vous-même dans votre livre par exemple de l'école et vous dites euh il faut il faudrait remettre le latin il faudrait remettre le mérite il faudrait remettre la sélection c'est exactement ce que j'ai dit pendant ma campagne présidentielle mais vous êtes une fi réactionnaire chère Madame c'est exactement comme ça que la gauche vous appellera vous allez plus loin vous parlez à un moment des femmes de votre de votre sensibilité de votre combat entre attachement et émancipation le combat en vérité de toutes les femmes modern et je comprends très bien ça et vous dites à un moment il faut comprendre que le mariage euh est tout à fait une protection et que les femmes ont besoin de cette protection mes cherres madame ne dites pas ça à moi mais dites ça aux féministes qui vont non seulement vous traiter de réactionnaire mais au-delà même de quasiment nazi ah oui donc vous voyez que on est toujours le réactionnaire de quelqu'un quand il y a une telle un telle ruine je parlais de l'exemple de l'école il faut pas conserver il faut restaurer et donc forcément vous passez pour un réactionnaire oui je préfère l'école des années 60 à l'école des années 2020 vous m'excuserez si vous voulez que ça soit un exemple de mon côté réactionnaire j'achète je prends je vous assure que même les gamins d'aujourd'hui si on leur redonnait l'école des années 60 il serait beaucoup plus heureux que dans l'école d'aujourd'hui donc c'est un faux procès par ailleurs vous vous sataquez les les les les les grandes figures de la réaction du 19e siècle mais Maestre Bonald Moras et cetera et vous dites ils n'ont pas compris je suis pas d'accord avec vous ils ont trop bien compris c'est-à-dire que ils ont compris les dangers de l'individualisme en fait la vraie question qu'on qui est posée depuis les lumières même depuis sans doute la Renaissance qui est déjà dans l'affrontement entre les progressistes et l'église qui ensuite entre ses réactionnaires et les progressistes c'est jusqu'où aller avec l'individu l'individu c'est à la fois les émancipation c'est la liberté et je je défends moi aussi mon individualité moi aussi ma liberté et en même temps c'est la destruction de la société de tout ce qu'on est on le voit aujourd'hui le wokisme qu'est-ce que c'est c'est l'aboutissement de cet individualisme donc cette question en vérité que posusee que vous appelez les réactionnaires quand Joseph deestre prononce sa célèbre phrase je n'ai pas je ne connais pas je n'ai jamais rencontré d'hommes j'ai rencontré des Italiens des Anglais des Russes mais qu'est-ce qu'il nous dit il nous dit exactement ce qui nous arrive aujourd'hui c'est-à-dire aujourd'hui que on est en train de tuer la France avec une une position tellement individualiste qui considère que tous les migrants du monde entier ne sont que des individus qu' n'ont pas de racine qui n'ont pas de culture qui n'ont pas de murs et qui nous imposent pas notre culture et c'est ça qui détruit le pays dernière chose et après je laisse répondre quand vous dites il faut prendre la France telle qu'elle est et il faut être réaliste c'est juste moi le réaliste quand vous dites il faut la prendre la France telle qu'elle est non madame moi je n'ai pas envie de prendre la France qui va avec vers l'islamisation je n'ai pas envie je me bat pour vos enfants je me bats pour que vos enfants je ne sais pas si vous avez des filles ne soi pas voilé et ben voilà je me bats pour elle c'est ça que vous n'arrivez pas à comprendre bon on va Laeticia va va répondre rapidement et après on a faut que la conversation arrêve pourquoi pas partie la conversation non non non avance je voulais dire avance vous m'avez troublé euh non mais effectivement vous êtes arrivé dans dans dans le cœur du sujet dans dans dans votre opposition votre livre cela dit latibonard est aussi un livre personnel vous l'avez dit qui qui raconte votre trajectoire vous y racontez quand vous avez compris que vous étiez de droite et et et qu'est-ce qui vous a conduit vers la droite quel a été justement ce ce ce tournant là et on posera la même question à à er moi il y a eu plusieurs étapes je je suis dans un milieu plutôt de gauche mes parents sont musiciens euh mais il se trouve surtout que j'ai été élevé seule par ma mère enfin par ma mère qui était seule pardon euh mais j'étais seul aussi puisque j'étais fille unique euh donc c'est ce qu'on appelle aujourd'hui une famille monoparentale je déteste ce terme je trouve que c'est une forme d'ehémisme buroccratique beaucoup de points d'accord en très bien c'est c'est un terme qui est qui qui cache en fait la réalité de ce qui'est l'abandon paternel parce que c'est ça c'est de ça dont il s'agit et c'est vrai qu'en grandissant et bien très rapidement j'ai eu l'impression qu'il y avait quelque chose d'essentiel dans dans la vie à la fois individuelle et collective c'était la stabilité l'ordre la continuité la permanence la transmission tout ce que je n'avais pas en fait et je n'ai eu de cesse de le rechercher toute ma vie à la fois dans ma vie et dans mes euh donc c'est vrai que je fais de la guerre en champ mais en même temps j'essaie de vivre ce que j'écris et d'écrire ce que je vis on peut pas en dire autant de T tous les auteurs et et il faut ajouter à cela en plus que mon en plus que mon père était de gauche mon père est quasiment une forme de roussoiste si vous voulez c'est-à-dire que c'est quelqu'un qui est très cosmopolite et qui aime l'humanité toute entière et donc il peut verser des larmes devant la souffrance d'enfant à l'autre bout de la terre mais il ne pouvait pas s'occuper de sa de sa fille et je trouve que c'est une distinction qui en dit aussi beaucoup sur la distinction entre gauche et droite c'est-à-dire que la gauche considère que on doit traiter tous les êtres humains exactement à égalité y compris ceux qui sont très loin mais ils ne se rendent pas compte que ce qui compte c'est d'abord d'aimer nos proches et on aime ce qui est proche on n'aime pas de la même façon ceux qui sont loin et c'est c'est pour ça qu'il y a une gradation en fait de l'affection on commence par les siens et puis après ses amis ça la famille étendue le quartier les les associations la ville et cetera jusqu'à la nation qu'est-ce qu'on est d'accord et ça c'est chez Burk aussi absolument vous avez tout à fait raison eu et donc finalement le fait que mon père soit de gauche de cette façon m'a a d'autant plus renforcé ma ma tendance droitière après il y a le côté plus libéral plus méritocrate et ça c'est quelque chose qui a aussi beaucoup compé dans ma trajectoire parce que je me suis rendu compte que je n'avais pas énormément de chance dans la vie si ce n'est que j'avais quand même une mère extrêmement aimante qui s'est vraiment sacrifié pour moi donc j'avais quand même cet amour là j'avais aussi des livres partout c'estàdire qu'on y elle m'a elle m'a elle m'a ouvert la voix de la culture et de la musique et puis il y a eu l'école il y avait l'école et l'école c'est c'est l'endroit où j'ai senti que j'avais une place jeavais l'impression que je n'avais pas de place que mon père ne reconnaissait pas finalement que j'avais une place et je l'ai trouvé à l'école et je l'ai trouvé dans ENF dans l'excellence c'est peut-être un peu prétentieux mais dans disons l'apprentissage la connaissance le fait de se dépasser et je dois énormément euh à l'école publique dont en effet l'état actuel me désespère eu ce qui a plutôt consolidé voilà ma ma dimension plus libérale Éric Zemo quand avez-vous compris que vous étiez de droite vous avez voté mitero en 80 vous avez soutenu Jean-Pierre chevellmont je vous considérai très longtemps comme un Golo bonapartiste c'est-à-dire pas comme quelqu'un euh qui défendrait spécialement l'Union des droites le lugolisme et le bonapartis c'est la nation avant les les étiquettes politiques vous faites vous avez une vision selon moi erronée du gaulisme et du bonapartisme et peut-être du zmorisme etorisme mais peu importe mon sujet n'est pas l'Union des droites comme vous dites moi je si vous voulez c'est très très simple et ça va me permettre de définir ce qu'est aujourd'hui la gauche et la droite parce que je suis tout à fait d'accord avec ce ce qu'a dit Madame mais je je je pense que en fait euh quitte à à comment dire à humilier un peu les gens de droite je pense que c'est la gauche qui est toujours motrice dans cette histoire je veux dire par là que en vérité la gauche comme disait Kundera est une marche elle ne sait pas vers quoi elle marche mais elle marche et à partir du moment où vous ne marchez plus et ben vous êtes renvoyé à droite et la gauche est d'un sectarisme absolu vous racontez de façon assez touchante comment vous étiez la meilleure élève de Jean-Claude ma que j'ai beaucoup lu jadis et comment il vous a dédaigné à partir du moment où il a compris que vous n'étiez pas de gauche vous avez eu de la chance robespierre a fait guillotiner son meilleur ami quiis des moulins donc vous voyez vous avez encore de la marge mais je derrière cette boutade vous avez compris ce que je veux dire c'estàdire que la gauche est impitoyable avec les gens qui ne sont plus à eux ça c'est la première chose la deuxième chose c'est je vous dis elle marche donc elle change les thèmes à chaque fois du clivage droite gauche je crois que le clivage droite gauche est anthropologique vous savez Pompidou disait c'est l'optimisme et le pessimisme on parlait d'optimisme pessimisme Pompidou disait ça bon très bien les gens de droite sont pessimistes sur la nature humaine et les gens de gauche sont optimistes vous voyez que je suis en fait beaucoup plus de droite que vous et par ailleurs les sujets changent évidemment sinon on se battrait encore sur le pouvoir du roi on voit bien que ce que c'est terminé donc les sujets évoluent et chaque fois la la la droite c'est des gens qui ne veulent plus marcher alors d'abord il y a l'affrontement autour de du pouvoir du roi après il y a l'affrontement autour de de de la classe ouvrière de l'industrie et cetera et aujourd'hui et je viendrai selon moi quel est ce clivage droite gauche euh si vous voulez j'ai j'étais intéressé parce que vous avez dit euh de votre compagnonnage avec la gauche vous avez lu vous avez lu guiloui vous avez lu goudart en fait vous étiez à gauche comme moi c'est-à-dire contre les les excès d'une mondialisation qui laissait tomber une partie des classes populaires et cetera et avec le la la sécession des élites de Christopher lche quoi tous ces gens que j'ai lu et cetera et que même Alexandre s'en souvient j'ai même fait la promotion et dans les journaux et à la télévision donc c'est c'est l'avantage d'être plus vieux que vous donc moi pour répondre à la question de de vequot euh moi mon mon mon basculement avec la gauche est très simple euh nous sommes en 1989 il y a les quatre filles voilées de crille euh Lionel Jospin est ministre de l'éducation nationale il se cache derrière le Conseil d'État pour ne pas traiter cela pour ne pas interdire le voile à l'école et en général dans la société et là je dis moi je ne peux plus moi je n'ai pas envie de vivre dans une fille dans une ville et dans un pays où les filles sont voilées donc là je m'arrête et je ne suis plus de gauche et là commence comme vous comme vous l'avez raconté mon chemin de croix je commence à ne plus être de gauche donc je suis ostracisé et cetera pourquoi je vous dis cela parce que je pense qu' aujourd'hui si vous voulez la gauche c'est à la fois ce clivage là et en même temps un peuple de gauche c'est très important la gauche invente le peuple qui va avec la gauche le tiersétat c'est au moment de la Révolution les bourgeois et les et les paysans sont ensemble puis arrive l'industrialisation et là on jette les bourgeois à droite et il ne reste plus que la classe ouvrière c'est le peuple de gauche et aujourd'hui et et vraiment je crois que c'est clair et net dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon qui le théorise le mieux le peuple de gauche c'est le peuple islamo gauchiste c'est-à-dire la classe ouvrière a été remplacée par les musulmans et s'agrège autour des musulmans tout ce qu'on appelle les wok c'est-à-dire les féministes les LGBT et cetera et cetera et ça ça donne le peuple de gauche et tous ceux qui ne sont pas dans ce peuple de gauche vont être relégués à droite donc moi je tiens à rassembler tous ces gens-là qui veulent en gros défendre la France qui reste la France quand Jean-Luc Mélenchon défend ce qu'il appelle la nouvelle-fance et la nouvelle-fance c'est une France islamisée évidemment il va pas le dire comme ça mais il le reconnaît lui-même le grand remplacement ça existe et donc mon affrontement ce n'est pas entre et c'est ça mon désaccord avec vous vous vous faites un un un débat entre la gauche et la droite du 19e siècle mais c'est fini cher madame moi je veux bien me battre avec vous je on peut discuter des heures de guiseo de Bonald de de Maestre j'en serai ravi et encore une fois je vous dis je me bats pour qu'on puisse pendant 100 ans se disputer sur le ce qu'on on a tiré de Burk et de guiso voyez ce que je veux dire bon mais aujourd'hui le clivage droite gauche il est est-ce que vous êtes pour la nouvelle-fance islamo gauchiste de Jean-Luc Mélenchon où est-ce que vous êtes pour la France la France qui reste la France et là on est ensemble peut-être que ça vous plaira pas peut-être que vous avez envie de me tirer dessus mais moi je vous dis on est dans le même combat on défend la même France et et contre contre les gens qui veulent nous imposer une nouvelle France et et qui vous l'avez compris nous nous austraciserons vous et moi je je crois pas que je poserai le clivage de cette façon c'est-à-dire que et c'est certainement notre plus grand désaccord c'est que je je je ne décrirai pas la situation actuelle comme l'opposition entre la vraie France et la Nouvelle France mais pour l'expliquer je vais quand même faire un détour par l'opposition entre réactionnaire et libéraux conservateur parce que je comprends que vous trouvez ça peut-être un peu futile de voilà Rapp rappel historique c'est pas futile du tout j'adore les rappels historiques vous dis on peut parler des heures d'histoir pour moi ce n'est pas que de la parole c'està dire que ce ce on rappelle des des faits et des des des pensées qui nous justement qui nous préexiste et qui nous aide à penser le le présent pour moi le le la droite ça n'est pas ceux qui veulent s'arrêter de marcher c'est plutôt ceux qui veulent qui acceptent d'avancer dans certains domaines mais pas dans tous et à la vitesse qu'ils ont choisi d'adopter en fait ça n'est pas la gauche qui choisit de changer la gauche elle veut toujours aller plus vite elle veut aller trop vite elle veut changer même en dépit des de de ce que veulent les gens euh mais le monde change et le monde change à son propre avec son propre rythme parce que l'économie change la technologie aussi fait changer le monde et quand le monde change il faut y répondre et pour moi la réponse de la droite la réponse conservatrice libérale conservatrice c'est de trouver la façon de conserver ce qu' a de la valeur malgré le changement dans le changement en trouvant le bon rythme du changement si je vous comprends bien votre devis c'est encore une minute monsieur le Bourou moi je veux pas je veux pas passer à la guilltine vous vous voulez gagner du temps moi je veux pas passer à la guillotine vous voulez gagner du temps c'est un choix vous avez raison mais bon Roger Scruton donc qui est mon maître à penser un grand grand philosophe anglais conservateur qui qui est mort il y a quelques années citait souvent la la devise d'un des d'un des premier ministres conservateurs Lord Salsbury qui était delay is life delay is life c'est bonah retarder c'est encore viv donc oui dis enc minut monsieur Bour a la Dev c'est la vie qui est ainsi ah oui on retarde le moment de la mort oui d'accordle même le moment le temps gagné c'est déjà ça c'est ça aussi il y a pas des moments où on peut revenir en arrière de manière très Seine si je vous donne un exemple très concret sur l'état de droit vous vous défendez beaucoup les libertés fondamentale est-ce que vous croyez que l'État de droit tel qu'il existe aujourd'hui desfis aujourd'hui c'est ces libertés fondamentales ou au contraire fait voler en éclat un certain nombre de protection est-ce qu'il faut pas revenir en arrière sous un concrètement sur euh certains pouvoirs donnés au Conseil constitutionnel par exemple à certains juges européens de la Cour européenne des droits de l'homme est-ce que c réactionnaire que de vouloir parfois défaire ce qui a été fait pour moi ça ça n'est pas revenir en arrière c'est revenir euh à à l'esprit du droit et là je vous citerai montesqueieux quand montesqueieux écrit que le pouvoir doit arrêter le pouvoir il ne parle pas seulement du fait que les juges jouent un rôle de contrepouvoir par rapport à vis-à-vis du législatif du pouvoir législatif ou exécutif il parle aussi du fait que l'exécutif et le législatif joue un rôle de contrepouvoir vis-à-vis des juges donc aujourd'hui le problème il est là et si on considère l'État de droit au sens large il y a un problème aujourd'hui d'un manque d'État de droit parce qu'il y a un manque d'équilibre des pouvoirs donc vous vous acceptez l'idée que les juges aujourd'hui ont un pouvoir excessif et qu'il faut redonner du pouvoir au à l'exécutif et au législatif contre le ce que j'appelle le gouvernement des juges oui mais je n'emploie pas le terme de gouvernement des juges parce que je ne crois pas qu'il y ait toujours une intention je pense que c'est aussi la la le système et la structure parce que quand on donne plus en gros quand on donne plus de pouvoir à un organisme il s'en sert mais madame mais laissez-moi finir parce que ça rejoint d'autre chose que je voulais vous dire je pense que si l' ne voit pas toujours des intentions ça permet de mettre plus de personnes de son côté et il me semble que votre votre style ou votre rhtorique qui est souvent assez voilà vigoureuse vous empêche de toucher des gens qui pourraient penser comme vous mais qui sont rebutés parce que moi j'appelle une forme de maximalisme parce que vous avez tendance à vouloir prendre le contrepied systématique des idées qui ne vous plaisent pas et ça à mon avis bon dans l'autre sens mais ça vous dessert si je puis me permettre parce que beaucoup de gens vous reprochent d'abord ça avant de vous reprocher le contenu de vos idées vous savez je pense que nous allons tellement loin dans un sens que pour combattre ces idées il faut tordre le bâton dans l'autre sens et après euh une fois que nous aurons tordu le bateau dans l'autre sens si on y arrive nous pourrons raffiner nuancer mais il faut d'abord combattre vous savez il y a une course de vitesse entre la politique entre le combat des idées et des choses qui vont beaucoup plus vite que nous c'est-à-dire la destruction de l'école c'est-à-dire euh la destruction de l'économie la désindustrialisation et cetera c'est-à-dire la démographie le grand remplacement tout ça va beaucoup plus vite donc il faut absolument se battre et se battre vigoureusement je vous assure que on n pas le temps de faire des entrechats moi j'adoreraai je vous dis nuancer pendant des jours et des jours on peut discuter encore une fois de tel livres ensemble et j'en serai très heureux et très honoré et et et j'adorerai faire ça avec vous seulement il y a des choses urgente et encore une fois je vous répète mon combat c'est justement pour puisse continuer à discuter et à couper les cheveux en quatre de Maestre et et et de et de et de Moras et de et des autres c'est c'est ça mon combat mon combat c'est pour sauver la civilisation que vous défendez et que je défends et alors vous pouvez penser que je le mène mal mais en tout cas je le mène avec tout mon cœur et et toute mon énergie je n'en doute pas je me permets juste de mais non mais j'accepte la critique je conseil tout à fait mais justement je je je je voulais simplement évoquer rapidement cette notion grand remplacement je pense que le problème de cette notion ça n'est pas tant la base factuelle qui existe ou n'existe pas ça dépend comment on comprend on considère les choses c'est le terme même vous voyez bien que c'est un terme complètement désespérant parce que vous êtes en train de dire aux gens mais voy ça ne sert à rien de se battre c'est terminé et vous l'avez dit tout à l'heure la France est morte mais donc ça fait ça fait 10 ans 20 ans 30 ans que la France est morte mais non elle n'est pas morte puisqu'on est encore là et le grand remplacement pour moi à cette fon là c'est un signal de désespoir en fait c'est tout le contraire oui mais vous savez bien je me trompe peut-être mais beaucoup de gens l'entendent comme moi non non en général les gens refusent ce terme parce que justement il signifie ce qu'il signifie c'est-à-dire que le peuple français est en train d'être remplacé par une autre civilisation un autre peuple une autre religion et au contraire c'est un appel au combat mon parti s'appelle reconquête voyez c'est au contraire un appel au combat c'est en acceptant les mots interdits que l'on se bat beaucoup mieux mais là je pense qu'on est en désaccord sur la et oui je sais bien qu'on est en désaccord sur mais la forme est indable du fond est-ce que c'est pas vous qui êtes réactionnaire pour le coup Laétitia strou Bonard puisque est-ce que l'époque n'est pas une certaine forme de de radicalité on voit que les droites qui triomphent à peu près dans tous les pays occidentaux sont plutôt des droites radicales euh c'est une question que je me pose souvent j'ai l'impression d'être en effet un petit peu hors du hors du tempsoui mais oui mais vous savez votre ami guiso était déjà du temps lui-même à son époque ou mais ilit parce que déjà il croyait qu'on allait faire la révolution anglaise de 1688 et il se tapait le la classe ouvrière c'est c'est le truc des des amis de guiso vous devriez faire un vous devriez faire un CERC on appelle ça les libéraux voilà exactement mais je ne suis pas libéral justement vous savez guizo a quand même fait deux trois choses pas trop mal la France lui doit beaucoup notamment l'école tout à fait donc là-dessus vous avez raison je pense qu'on vit un moment de radicalité et quand je je quand je prononce le mot radicalité pour moi ça n'est pas une ça n'est pas mon caractère donc je ne vais pas faire semblant d'être ce que je ne suis pas je pense que vous avez en tête ce qui se passe aux États-Unis en effet il y a quelque chose de radical qui se passe je pense que les États-Unis en ont besoin mais la France plus encore ch madame c'est c'est possible mais voilà vous avez peut-être raison peut-être que j'appartiens à disons une espèce qui est en voie de disparition mais moi ma conviction c'est que les gens comme moi pourront être utiles dans 20 ans c'està-dire qu'une fois qu'on sera passé par ité on aura besoin d'un peu de nuance parce que si on gagne mais je serais ravi si je gagne et moi aussi et moi je serais ravi d'entendre vos nuances je vais vous dire madame vous êtes vous n'êtes pas quelqu'un d'un temps révolu je ne crois pas du tout je pense simplement que il y a dans la vie intellectuelle et dans la vie politique des moments différents qui impliquent des caractères diff différ en temps de paix en temps de tranquillité d'esprit c'est pour ça que je vous taquinais sur réactionnaire conservateur et cetera en fait dans votre livre vous savez vous mettez une claque à votre grand-mère comme disait marxd vous êtes là à taper Moras bonalde mare c'est pénard ça on est tranquille ce que je veux vous dire comprenez-moi je pense que aujourd'hui pourquoi de VC n'a pas tort quand il dit aux ÉtatsUnis unis dans tout l'Occident l'air est à la radicalité pourquoi il faut comprendre pourquoi parce que quand les peuples comprennent qu'ils vont mourir évidemment ils ont un sentiment de panique et ils veulent éviter ça vous dites ça pousse à au pessimisme et au désespoir c'est tout le contraire ch madame au pessimisme désespéré parce que moi je suis pessimiste moi aussi et ben oui c'est le mot de Bernanos l'espoir l'espérance c'est du désespoir surmonté exement monter mon désespoir j'ai d'abord écrit des livres pour dire la France est morte suicide français et ensuite je me suis engagé dans une campagne présidentielle qui m'a valu que des ennuis mais vous êtes d'accord que donc dans vos livres la disons la dimension désespérée était présente chè madame il faut d'abord poser le diagnostic avant de soigner si vous dites à quelqu'un ah mais c'est rien c'est une grippe alors qu'en fait il a un cancer vous allez pas le soigner de la même façon moi j'estime qu'on a un cancer donc il faut soigner vigoureusement on on donne pas de l'aspirine c'est sûr je ne donne pas de l'aspirine ok mais je pense que mon remède est à la hauteur de la maladie alors je vais vous poser une question qui n'est pas de la provocation he mais vous avez vu lors de cette campagne présidentielle que vos idées n'avent pas trouvé l'écho que vous pensez qu'elle je ne suis pas d'accord mais allezy question non mais je parle simplement du résultat des des fin et donc est-ce que pour vous ça n'est pas le signe que il y a quelque chose à changer soit dans vos le contenu de ce que vous proposez ou la forme j'insiste encore que vous adoptez parce que les S ne ment pas les ne demande pas de toute façon le peuple a tranché je n'ai pas discuté les urnes ni le score je ne suis pas d'accord avec l'analyse qu'on en fait je ne pense pas que ce sont mes idées et même la façon dont je les ai défendu qui sont en cause ça ne veut pas dire que je n'ai pas fait d'erreur ça ne veut pas dire que je j'ai écrit tout un livre pour expliquer ma campagne et cetera donc je je ne disconvient nullement qu'il y ait eu des erreurs vous savez j'étais entre guillemets un débutant mon par avait un mois d'existence les autres en avaient 50 ans 70 ans les autres étaient enracinés ils avaient des élus partout et surtout j'ai réussi j'ai gagné la bataille culturelle j'ai gagné la bataille intellectuelle de cette campagne présidentielle j'ai imposé mon thème le fameux Grand remplacement que vous n'aimez pas à partir du moment et d'ailleurs jamais sans être prétentieux jamais on a vu dans l'histoire de la 5è République quelqu'un qui n'avait jamais fait de politique arrivé en 1 mois et demi dans les sondages au second tour de la press présidentielle à 18 19 %. vous m'entendez jamais donc ce qui m'a coûté ce ne sont pas ni mon style encore une fois j'entends toutes les critiques et je reconnais bien des erreurs mais tout simplement c'est que à partir de la guerre en Ukraine le thème de la campagne la campagne elle-même a été bouleversée c'est ça qui a changé la face de cette campagne présidentielle tout simplement je ne pouvais plus parler de grands remplacement à partir du moment où on allait on effrayit les gens avec une guerre nucléaire et et on on menaçait les Français des des chars russes à Paris le le paysage a complètement changé et là les vieux partis les les vieilles rangenes ont repris le dessus mais encore une fois je continue de penser et quand je vois tout ce qui se passe aujourd'hui euh la la violence les attentats les le la floraison des voiles partout dans la rue le le le le trafic de drogue enfin je veux dire tout ce que j'ai dénoncé les fondr scolaire le l'endettement le le la la gabgie étatique tous les sujets non seulement que j'ai dénoncé pendant la présidentielle et avec lesquel vous êtes d'accord je le sais puisque je vous ai lu tout cela je fais que je ne Renis pas ma campagne ça ne veut pas dire que encore une fois il y a pas eu des fautes il y a pas eu des erreurs qu'il y a pas des choses que je vais corriger que je corrige déjà vous voyez c'est c'est pas mais je pense en revanche que et l'urgence de la situation je maintiens que nous nous sommes dans une situation urgente parce que la démographie va vite parce que l'effondrement scolaire va encore plus vite et que il faut redresser tout ça très très très vite voilà vous ne pensez pas que finalement vous devriez mener ce combat avec la droite parce que la droite LR parce que c'est ça aussi qui qui me ch madame il faut leur dire j'ai proposé de participer à la primaire de LR ils ont trouvé des prétextes bidons pour m'écarter parce que ils avaient peur que je gagne j'ai process c'est moi j'ai j'ai proposé une alliance tout le temps à LR ils ont refusé de me suivre c'est c'est à eux qu'il faut dire ça vous voulez rajouter quelque chose là-dessus ou euh là pas pas pas forcément làdessus moi moi peut-être du coup j'ai j'ai j'ai une question à poser parce que j'ai dit que tout à l'heure peut-être Laeticia était en dehors de l'époque qui était à la radicalité je je me demande c'est la question que je vous pose à vous est-ce que l'époque euh est à la droite depuis tout à l'heure on parle de la droite est-ce que ça sens à un moment où les principaux acteurs politiques y compris aux États-Unis on parlait tout à l'heure de de Donald Trump qui se revendique du National populiste il y a une ligne technolibertarienne dans ses r mais il se revendique pas spécialement de la droite à l'heure et à la révolte des peuples vous l'avez dit pourquoi vouloir faire continuer à vouloir parler droite et et à s'unir on parlait de LR un parti qui qui qui aujourd'hui pèe peu électoralement attendez moi je ne parle pas de tambouille je ne parle pas de tactique c'est c'est parle ça vous permet de le clarifier bien sûr je je me moque complètement c'est pas les le problème c'est la présidentielle il faut vous savez le premier tour c'est une sorte de grande primaire si on compare au mode de scrutin américain et le le second tour c'est l'élection présidentielle donc l'important c'est de se qualifier pour le second tour et après les gens choisissent vos amis de LR ont appelé à voter pour Emmanuel Macron pas moi donc voilà maintenant quand je vous dis la droite je vous dis la droite uniquement par rapport à la gauche c'est ce que j'essaie de vous dire tout à l'heure quand vous avez la gauche qui est pour moi aujourd'hui ça a pas été comme ça avant encore une fois quand vous avez une gauche qui est définie pour moi par l'islamo-gauchisme et le grand remplacement assumé parce que Mélenchon dit tout haut ce que la gauche pense tout bas c'est ça la vérité ils savent qu'aujourd'hui il n'y a plus de victoire électorale possible sans le gros des troupes musulmanes de banlieu mélch le dit les autres le pensent donc aujourd'hui il y a ce peuple islamo-gauchiste quand je dis cela d'ailleurs je précise que il y a des musulmans qui ne sont pas avec le peuple islamogauchiste parce que ils veulent vivre à la française le porte drapau é en voam évidment musulans de droite mais évidemment et de l'autre il y a des non musulmans qui sont alliés de cette islamisation comme toujours dans l'histoire de France il y a toujours eu comme ça c'est pas un problème ethnique voilà exactement on voit bien aujourd'hui et c'est pour ça que Mélenchon est très bien c'est pour ça que je parle d'islamo gauchiste bon ça c'est la gauche donc en face la droite ce sont les gens qui s'opposent à cela excusez-moi mais Trump a fait campagne pardonnez-moi sur tous les thèmes sur lesquels je non pas que je dise qu' me copie he mais ce sont les non je précise parce que on va direour ça y est il a pris la grosse tête pr pour Segolen royale donc donc vous savez elle avait dit qu'Obama l'avait copier donc bon non non c'est pas ce que je dis je dis simplement qu'il y a dans tous les pays d'Occident comme toujours dans l'histoire de l'Occident à chaque fois qu'il y a un phénomène politique ou encore culturel ou encore musical ou encore intellectuel ou encore artistique ou économique il se répand dans tout l'Occident c'est le principe même de l'appartenance à la même civilisation donc là il y a partout dans l'Occident Trump il fait campagne sur l'immigration sur la lutte contre le wisme excusez-moi c'est des thèmes que j'ai défendu que j'ai que j'ai que j'ai des batailles que j'ai mené depuis 20 ans d'abord en tant que journaliste en tant qu'écrivain et puis en tant que candidat à la présidentielle donc et dans tous les pays c'est la même chose je veux dire au Pays-Bas le le la droite fait campagne contre l'islam le le le Danemark la Suède l'Italie partout partout c'est la même chose pourquoi pourquoi parce que les peuples européens commencent à comprendre prendre le danger qui les guettete et je crois avoir fait avoir pris ma part dans cette alerte indispensable chè madame il faut absolument vous savez nos peuples ont été endormis nos peuples ont été endormis par la culpabilité nos peuples ont été ont été culpabilisés ont été sommés de ce taire ils sont intimidés par la machine médiaticointtellectuelle qui les traitent de racistes dès qu'ils veulent simplement défendre leur art de vivre donc il faut les défendre vigoureusement et et parce que la machine qui nous écrase est très puissante et c'est ça que c'est c'est le je vous ferai pas de reproche hein mais mais c'est la la seule chose que je j'essaie de de de vous faire comprendre c'est que euh on ne peut pas les combattre à fleur et moucheté alors peut-être que j'ai des tort peut-être que parfois je suis maladroit peut-être que parfois je suis excessif je suis d'accord avec vous mais j'ai mon tempér m j'ai comme vous savez voilà je suis comme je suis moi je ne suis qu'un barbare romanisé je ne suis pas comme vous de vieille civilisation mais laenne donc donc donc j'ai j'ai mes défauts mais je vous assure je suis je sais une chose c'est que je me je répète je quitte à à à passer pour raduteur je me bats pour les gens comme vous parce que nous sommes d'accord nous sommes d'accord sur tous les les thèmes qui qui vous tiennent à cœur et qui me tiennent à à cœur et simplement moi je suis en première ligne et je me bats pour vous et et et j'espère qu'un jour vous aurez de la gratitude pour ça pourrait être une une belle conclusion mais il nous reste 3 minutes on va laisser la parole à à Laetiticia stroubonard Mo en lisant votre Liv je me demande s'il y a pas et en vous écoutant tous les deux je me demande s'il y a qu même pas un point de désaccord que vous avez pas encore soulevé entre vous deux c'est-à-dire que quand j'entends Éric Zemour euh la principale lutte pour lui est sur plan identitaire existentiel culturel vous vous vous définissez comme une libérale conservatrice et j'ai l'impression que l'économie reste malgré tout votre votre premier combat et qui a un primat peut-être de de l'économie dans V d'ord je lui pose la question d'accord je pense que c'est pas le primat de l'économie elle elle elle au contraire elle a une approche philosophique intellectuelle très intéressante je suis pas d'accord avec vous sérieusement évidemment l'économie minutes l'économie non mais parce que parce que mais parce que l'économie est englobée làdedans mais comme moi aussi moi aussi évidemment l'économie est englobé dans ce projet pour répondre à votre professeur Jean-Claude m qui vous dirait on peut pas être libéral et conservateurs comment vous conjugz la prochaine fois on se passera de V très très bien l'économie l'économie ça fait partie intégrante de la question politique et culturelle et sociale parce que l'économie correspond à des valeurs et et moi c'est vrai que je suis assez peiné ou ennuyé d'ailleurs de voir qu'on réduit les les débats économiques à des des débats comptables alors qu'au fond derrière il y a des choix de société donc si vous avez eu cette impression c'est c'est dommage parce que mon mon ambition est plus est plus générale mais c'est vrai que la question de l'identité la question identitéire est moins présente elle est présente à d'autres titres et c'est vrai que je nai je ne fais pas disons plutôt que la question de la nation et de la appartenance nationale ne fait pas partie de mes thèmes disons obsessionnels enfin j'ai d'autres obsessions mon autre mon autre obsession c'est la familleog PE mais vous ne partagez pas forcément l'angoisse existentielle d' Mo non mais je dois dire que je l'angoisse existentielle dépend aussi très concrètement de la vie qu'on mène il se trouve que moi j'ai une vie quand même assez privilégiée je vis dans un mais quand même j'ai j'ai je ne suis pas face je pardonnez-moi je suis pas d'accord avec vous il reste 30 secondes on va laisser finir finissez par regrette ce que je veux dire c'est que je je le regrette c'est au sens où je vois bien que des gens n'ont pas ce luxe et n'ont pas le luxe de choisir où ils peuvent vivre et que c'est vrai que l'immigration fait partie des facteurs qui les éloigne de certains endroits qui leur fait choisir des des écoles plutôt que d'autres j'ai la chance de ne pas de ne pas avoir ces difficultésl donc moi je les écoute ces gens je me dis que je ne suis pas la mieux informée sur ce sujet et que l'angoisse existentielle si moi je ne l'ai pas autant que d'autres je respecte tout à fait que d'autres l'aient et je suis d'accord que ces gens s'ils ont la majorité et bien influence la politique de la nation en ce sens madame je suis aussi privilégié que vous oui mais je pense que dans votre trajectoire vous avez peut-être rencontré une diversité ethnique et culturelle plus grande que moi et ben ce sera la conclusion parce qu' dit c'est déjà c'est déjàluencé votre votre jugement c'est plus profond que ça je crois au inconscients collec et et et je sais d'où je viens et je sais que je n'ai pas envie que la France y retourne merci Éric Zemour qui a eu le mot de la fin du coup et merci mais on avait commencé avec laticia merci à vous on se retrouve bientôt pour un nouveau numéro d'esprit libre [Musique]

C'est quoi, être de droite ? Éric Zemmour face à Laetitia Strauch-Bonart — Éric Zemmour · Pourquijevote