Le gouvernement de François Bayrou renversé, les députés ne lui accordent pas la confiance
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Voici le résultat du scrutin. Nombre de votants 573. Nombre de suffrages exprimés 558.
Majorité absolue des suffrages exprimés 280. Pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale.
Conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée. Ah, le son est coupé.
C'est dommage. On aurait envie de rester encore quelques instants dans cet hémicycle. On va suivre les images.
Voilà, on voit le banc du gouvernement au premier rang. François Baïou renversé donc c'est désormais officiel, c'est même assez sévère he 364 voix contre 194 pour euh je me trompe il fait ça veut dire qu'il ne fait pas le plein dans son propre cambi il lui manque en théorie 16 voix dans le socle commun peut-être qu'il y a des liottes qui ont voté pour il y a peut-être un peu plus de de socle commun ça on verra dans la l'analyse du du scrutin député par député inéressant de voir mais en tous les cas c'est 16 qui manque par rapport au au j'allais dire aux voix théoriques qu'il aurait pu avoir un domaine et et c'est probablement les voix de députés qui savent très bien que dans leur circonscription si jamais il y avait une dissolution, il faudrait surtout pas avoir voté en faveur de François Bairou et de son projet de budget. Et donc ce sont des des députés d'une certaine manière ce ceux qui auront manqué comme voie positive venant de la majorité, ce sont ceux qui ne voulaient en aucun cas être assimilés auprès des électeurs discours de politique générale du premier ministre a suscité un rejet massif et il ira présenter sa démission au président de la République dans son intervention Il n'a à aucun moment tiré les conséquences, souligner les responsabilités, la sienne, celle du président Emmanuel Macron dans la situation financière et budgétaire grave dans laquelle se trouve le pays.
Pour ce qui concerne les socialistes, nous avons d'une certaine manière exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir avec responsabilité, prenant des risques, acceptant de rechercher le compromis pendant plusieurs semaines. Mais depuis plusieurs mois, au fond, nous n'avons reçu que indifférence, silence et en définitive trahison de la part de celui qui avait pu faire adopter un budget. Dans l'été, c'était le grand silence après avoir présenté le 15 juillet un budget dont on nous avait compris qu'il était pour l'essentiel à prendre à laisser.
Pendant l'été, le premier ministre ne préparait pas le budget, il préparait sa sortie et au fond, il l'a voulu tel qu'elle s'est déroulé aujourd'hui. Nous avons profité de ce moment d'expression dans l'hémicycle pour rappeler que contrairement à ce que disait le premier ministre, il existait un autre chemin, un chemin qui n'est pas indifférent à la question des déficits, de la dette. mais qui choisit d'épargner celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, de les soutenir dans leur pouvoir d'achat, là où il aurait été fait la promesse d'efforts supplémentaires, voire de sacrifices insoutenables pour celles et ceux pour lesquels la fin du mois n'est pas le 30 mais le 15.
Nous avons dit que c'était aussi le moment du patriotisme économique et de la justice fiscale en mettant ta contribution plus et mieux celles et ceux qui le peuvent. Les très grands patrimoines qui ont plus que doublé en 10 ans, les multinationales qui payent moins d'impôts que les PME et qui bénéficient de plus d'aide. Nous avons dit aussi qu'au déclin, nous choisissions la relance avec un soutien à nos services publics, l'hôpital, l'école, un soutien avec nos à nos entreprises partout dans le territoire pour préparer l'avenir.
Là où le sentiment qui était le nôtre, c'est de que c'est que depuis trop longtemps, le gouvernement, le président de la République lui tournait le dos. Nous savons comme nous avons eu l'occasion de le dire il y a déjà un an à gauche qu'il n'y a pas dans l'hémicycle de majorité encore qu'il en existe une dans le pays la majorité des vies difficiles. La majorité des Françaises et des Français qui attendent et espèrent le changement et que dans le myycle une majorité d'entre nous a été élue dans les landes francs républicains avec la promesse de ne rien cédér à l'extrême droite.
C'est la raison pour laquelle non seulement nous proposons un autre chemin politique qui n'est pas celui de la politique d'Emmanuel Macron qui nous a conduit dans cet impasse, mais que nous proposons aussi une autre méthode, de faire confiance au Parlement dans sa capacité à construire des majorités textes par texte sur la base des propositions qui seraient les nôtres si nous sommes appelés au gouvernement où ce nous étions amenés à discuter mais nous sommes disponibles pour l'exercice des responsabilités parce que quand on renverse un gouvernement, quand on formule des propositions, bien évidemment, nous sommes prêt à les mettre en œuvre et en rendre compte devant les Françaises et les Français. Voilà ce que nous avons dit aujourd'hui. Ça n'est pas un rendez-vous que nous avons souhaité, que nous avons espéré.
Il a quelque chose d'assez triste et d'assez grave. Mais toute notre énergie aujourd'hui doit être tournée vers les Françaises et les Français qui espèrent ce changement. Nous sommes prêts à l'incarner avec la gauche et les écologistes dans un esprit républicain et parlementariste.
Merci. Boris Valallot, le chef de fil des socialistes à l'Assemblée nationale dans le dimanche Ain Damel. On a le Premier ministre dans son cortège qui repart à Matignon 5 minutes à peine après le résultat du vote.
Et à droite à droite de l'écran, j'entends Boris Valot qui dit qu'il est prêt à prendre la place. Ouais. Il est dans son rôle dans la mesure, c'est au président de chaque groupe de s'exprimer.
Donc il est le président du groupe socialiste, il s'exprime enfin il fait une telle démonstration de talent et d'énergie dans ses interventions. Ça a été le cas quand il a répondu à François Baou. C'est c'est encore le cas maintenant qu'on voit vraiment qu'il cherche à démontrer à quel point il a plus de talent qu'Olivier Fort à quel point il se sent tout aussi prêt que lui à entrer au gouvernement à faire quelque chose à prendre la tête.
Et j'imagine et j'imagine le cas échéant à être candidat à l'élection présidentielle. Je trouve que cette démonstration de talent avec cette insistance et cette radicalité euh c'est une candidature, j'allais dire à tout. Je vous rappelle ce chiffre 364 voix contre le gouvernement de François Bairou, 194 pour le C'est assez sévère. disait tout à l'heure cette chute elle est importante, elle est sévère pour pour François Bou.
Est-ce qu'elle impacte également Jean-arig Emmanuel Macron par Ricocher ? Bien sûr qu'elle impacte Emmanuel Macron. C'est c'est on dit que la décision du vote de confiance a été mur réfléchie et et communiqué à à Emmanuel Macron.
Donc évidemment qu'elle elle l'impacte. Et au-delà de ça, si vous voulez quand Pierre Manes France est parti en février 1955, il est parti avec 54 % de popularité et François Baou avec une popularité minimale. C'est le premier ministre le moins populaire de la 5e République.
Donc ce départ qui se voulait une sorte de de clin d'œil des de violence sociale et de cruauté a été défait. Baou voulait une heure de vérité. Je crois qu'il l'a eu.
Mais ce commente le résultat au-delà même du gouvernement de Bairou. C'est l'imposture de la Macronie qui éclate au grand jour. Rendez-vous compte qu'il n'y a que un tiers de l'hémicycle qui a accordé sa confiance au Premier ministre.
Ce qui veut dire que la politique macronise pour les riches au service des riches et de guerre sociale contre le peuple a recueilli 2/ tiers de votes défavorables dans l'hémicycle. est donc minoritaire à la fois dans l'Assemblée nationale mais aussi dans le pays. Il est donc illégitime que Baou et Barnier avant lui a pu continuer la même politique coûte que coûte en ne tenant aucun compte du résultat des élections en juin et en juillet dernier.
Nous disons donc face à cette imposture qui éclate au plein jour que nous ne voulons pas d'un éème premier ministre qui contirait la qui continuerait la même politique et que donc la question qui est posée au pays, c'est celle du départ d'un président de la République qui refuse de respecter la souveraineté du peuple. Et je veux d'abord dire à celles et ceux qui nous écoutent que nous partageons leur soulagement de voir monsieur Baayerou enfin parti comme premier ministre de ce pays après tous ces mensonges sur le scandale de Betaram. que nous partageons leur soulagement de voir que monsieur Rotaillot n'est plus ministre de l'intérieur, lui qui parle comme l'extrême droite et même monsieur Pétin de français de papier que nous partageons leur soulagement de ce budget dont personne ne voulait dans le pays être tombé et surtout que ce que nous avons fait aujourd'hui, c'est-à-dire faire chuter un gouvernement dès le 8 septembre est d'abord une victoire de la mobilisation populaire, celle qui est née auto-organisée durant l'été, celle du 10 septembre qui se tiendront dans 2 jours.
Le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays c'est lui. Et dès le 10 septembre, nous serons partout au côté des Français et des Françaises qui bloqueront l'économie du pays pour dire maintenant ça suffit. C'est la séparation avec le PS qui Po, la chef de fil des députés insoumis à l'Assemblée nationale et en écho au moment où Mathil Panu parlait, Jean-Luc Mélenchon, son patron lui demande à Emmanuel Macron de partir.
Autre réaction politique en direct ce soir dans cette édition spéciale sur BFM TV, nous sommes avec le numéro 2, le vice-président du Rassemblement national. Bonsoir Sébastien Chenu. Bonsoir monsieur.
Vous êtes en direct de l'Assemblée nationale. Je vous demande pas ce que vous avez voté. Vous faites très probablement partie des 364 députés qui ont voté contre la confiance à à François Baïou en mêlant donc vos voix à celle de la gauche dont les insoumis qu'on qu'on vient d'entendre.
Est-ce que vous assumez de plonger la France à partir d'aujourd'hui dans un brouillard assez épais et dans une phase d'incertitude politique qui peut durer un petit moment ? La présentation qui est la vôtre est un peu biaisée. Cette instabilité politique, elle est d'abord le fruit de la décision d'Emmanuel Macron, de ses équipes Gabriel Atal en tête de se désister lors des dernières législatives, de faire élire l'extrême gauche des LR qui se sont désistés, de la LFI qui désisté, bref d'avoir créé cette situation intenable à l'Assemblée nationale.
C'est d'abord eux qui sont les responsables de cette instabilité politique et puis ils sont responsables de l'instabilité économique, sociale, sécuritaire, migratoire que connaît notre pays et pas depuis 6 mois, pas depuis 10 mois, depuis 8 ans depuis qu'Emanuel Macron est arrivé au pouvoir. Donc ils sont en train de payer la triste addition qu'ils font payer aux Français chaque jour. Les Français voulaient à travers leurs représentants sur différents bancs, il y a eu des LR, il y a eu des LFI et il y a eu l'ensemble des députés RN et UDR d'Érixioti qui ont voté contre la confiance à François Berou.
Il faut s'en féliciter parce que François Berou, c'était zéro réforme et 20 milliards d'impôts supplémentaires sur le dos des Français, ce qui évidemment n'aurait rien résolu mais aggravé et obtenu des effets récessifs comme bon nombre d'économistes l'ont indiqué. Donc au revoir monsieur Beirou et nous l'espérons au revoir cette politique délétaire euh qui place notre pays évidemment chaque jour un peu plus mal. Sébastien Chen Marine Le Pen tout à l'heure devant les myycles a dit que la dissolution n'était plus une option mais une obligation pour Emmanuel Macron.
S'il ne fait pas ce choix euh il peut ne ne pas le faire, quel serait le gouvernement à qui vous laisseriez une chance aujourd'hui ? Mais écoutez, la dissolution est vraiment la possibilité Emmanuel Macron de débloquer la situation, retourner vers le peuple. Il n'y a rien de honteux.
C'est même d'ailleurs un geste de grandeur que redemandait aux Français de désigner une majorité. Les Français choisiront une majorité à n'en pas douter parce qu'ils ont vu le spectacle d'une Assemblée nationale qui était sans majorité pour faire une autre politique. Le fait de désigner demain, de ne pas dissoudre et de désigner demain un premier ministre qui poursuivrait la politique macroniste.
Les politiques qu'on connaît qui sont de soumission à l'Union européenne, qui refusent de s'attaquer à l'immigration, qui sont des politiques néolibérales de casse du service public, elles auraient les mêmes effets politiques. Il y a dans ce pays une majorité de gens qui ne veulent pas de ces politiques-là. Donc par conséquent nommer un autre Premier ministre qui poursuivrait les mêmes choses, les mêmes politiques aura le même résultat.
Nous nous disons Emmanuel Macron, il faut demander aux Français ce qu'ils veulent. Il faut demander aux Français de trancher. Et nous, nous sommes le gage de stabilité. et le Rassemblement national est un gage de stabilité dans cette période troublée.
Nous sommes prêts à envoyer Jordan Bardella avec une majorité solide à l'Assemblée nationale. Nous sommes prêts à l'envoyer à Matillon pour changer de politique. Merci beaucoup Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national.
Un autre vice-président de parti est en duplexe avec nous. C'est François Xavier Bellami du côté des Républicains. Bonsoir monsieur Bami.
Vous êtes en duplexe avec nous depuis Bruxelles. Si je ne dis pas de bêtises. Ce score Strasbourg Strasbourg.
Pardon l'autre siège du Parlement européen. Comment a-je pu me tromper ? 364 voix contre.
Le vrai siège 364 contre. Est-ce que c'est aussi une claque pour vous les républicains dont je rappelle qu'il y a plusieurs ministres de votre camp en ce moment enfin jusqu'à il y a quelques minutes dans l'équipe Bairou ? Ça ça n'est évidemment pas une surprise.
Le fait est que le choix du premier ministre d'engager la responsabilité de son gouvernement était un choix personnel. il a pris cette décision seule et ça n'était pas notre initiative. À partir du moment où toutes les oppositions ont décidé de refuser de s'accorder avec cette déclaration de politique générale sur la gravité du danger que la dette représente pour notre pays, il ne faisait pas de doute que ce gouvernement allait tomber.
Moi, je veux simplement dire ce soir que je pense à tous les Français, à tous ceux qui nous regardent, qui vous regardent et qui sont dépités devant le spectacle que donne notre vie démocratique, devant ce sentiment d'absurde qui finit par nous gagner lorsque nous voyons l'impuissance publique à laquelle nous semblons condamnés. Il n'y a pas de fatalité. Je crois profondément que la France peut retrouver le chemin de l'espoir à travers l'alternance, à travers la prochaine élection présidentielle.
Et et en attendant pour nous les Républicains, pour nous la droite française, la ligne de conduite ne variera. jamais ce sera celle de faire au mieux pour le pays. Nous n'avons pas il y a un an rejoint ce gouvernement parce que nous avions la conviction que il était venu le temps de tout changer, que nous avions la majorité pour pouvoir porter les changements dans le pays a profondément besoin.
Nous avons rejoint ce gouvernement parce que nous voulions éviter le pire, la prise de pouvoir d'une gauche qui s'est alliée avec l'extrême gauche et que nous voulions faire rempart de cette menace majeure pour l'avenir de notre pays en essayant de garantir dans les 2 ans qui viennent de faire le moins mal possible. Voilà, c'est c'est la réalité et nous continuerons de faire au mieux dans cette situation difficile en attendant de préparer la véritable alternance dont le pays a besoin. François Xavier Benami le renvoqué tout à l'heure dans son discours euh à l'Assemblée nationale.
Le chef de fil des députés de votre parti a dit qu'il était nécessaire aujourd'hui de faire des compromis. Gabriel Atal du côté de Renaissance a dit, je le rappelais il y a quelques minutes, qu'il fallait aujourd'hui un accord d'intérêt général entre les forces politiques pour les 18 mois à venir. Seriez-vous prêt, oui ou non à parler avec des personnalités politiques de l'autre rive ?
Nous nous sommes rentrés dans ce gouvernement avec la certitude que nous ne pourrions pas y faire tout ce que nous voulions. Bruno Retaillot qui était ministre de l'intérieur a fait tout ce qu'il pouvait pour la sécurité des Français pour protéger nos frontières mais il n'avait pas de majorité à l'Assemblée pour faire voter les lois qui seront indispensables pour reprendre demain la possibilité d'agir en profondeur pour répondre aux attentes des Français. Nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voulons aujourd'hui, mais nous ne ferons pas le contraire de ce que nous savons être nécessaire au pays.
Et parler avec des gens de tout bord, c'est ce que nous sommes prêts à faire. Mais si c'est pour suivre la ligne que la gauche prétend imposer aujourd'hui, cette gauche socialiste, vous diffusiez il y a quelques instants le discours de Boris Valot qui disait qu'elle refusait de s'allier avec l'extrême droite. En attendant, elle a tout lâché à l'extrême gauche.
Elle a été élue avec les voix de LFI et nous refusons de nous associer à une gauche, y compris à ce Parti socialiste qui propose aujourd'hui l'exact contraire de ce que les Français attendent. Le Parlement est divisé mais jamais sans doute la France n'a été aussi unie pour dire ce dont elle a besoin. Moins d'impôts, que le travail paye.
Rétablir nos frontières, moins d'immigration, plus de sécurité. Ce que veulent les socialistes aujourd'hui, c'est 27 milliards d'impôts nouveaux, 30 milliards de dépenses publiques supplémentaires. Ce que veulent les socialistes aujourd'hui, c'est dérégularisation en masse, la légalisation du cannabis et les yeux fermés tout grand face à la réalité de l'insécurité qui traverse notre pays.
Nous ne pouvons pas nous associer à une gauche comme celle-là, pas parce que nous serions secctire, mais parce que nous tenons à une seule ligne de conduite qui est l'intérêt supérieur du pays.
François Bayrou