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interviewLe Média (sur YouTube)· 18 octobre 2022 18 min

REPRISE EN MAIN : LA LUTTE DES CLASSES AU CINÉMA !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] après plusieurs films documentaires au succès croissant comme les jours heureux en 2013 qui retracent la jeunesse du CNR la social en 2016 sur la sécurité sociale bâtie par Ambroise Croizat ou encore le plus récent debout les femmes en 2021 coralisée avec le député François Ruffin sur le parcours d'un rapport sur les métiers du lien Gilles Perret nous livre avec reprise en main sa première fiction le film sort en salle mercredi la semaine prochaine le 19 octobre on regarde tout de suite la bande-annonce et on se retrouve juste après en tête-à-tête avec le réalisateur [Musique] [Musique] c'est super Apollo c'est les pires et toi ça te fait rien de te faire du fric sur la vie des ouvriers [Musique] moi je peux pas laisser faire ça et pour ça j'ai besoin de vous on va monter notre propre fonds [Musique] avec tes chaussures de marche merde le projet verti prend l'eau ah bah il est en forme le conseil d'administration et pour ça on a juste besoin d'une petite mise au départ de 5 millions 5 millions si vous réussissez à l'avoir à 45 millions [Musique] on va se battre le prix peut s'effondrer et ça vous irez pas sans moi [Musique] ça veut dire qu'on peut pas se permettre de travailler par amour de l'humanité et ma rejoint sur le plateau Gilles Perret et du film qu'on vient de voir l'abondance à l'instant bonsoir bonsoir comment tu vas bien bien on va pas faire semblant de pas se connaître on va en parler alors en parlant du film puisque c'est pour ça que tu es là ce soir j'ai eu la chance de le découvrir lors d'une avant-première en juin dernier à Paris avec l'équipe du film avec un public comment dire à qui à la cause quand même un petit peu détendu enfin dans dans ce sens là alors celle la cause je disais celle des travailleurs des travailleuses qui dans ce film se le League un petit peu contre les personnes qui veulent acheter le grand capital appel peut-être comme ça ma première question c'est celle-ci est-ce qu'on peut dire que ce film est un film de gauche bon en tout cas j'espère qu'il est ici la gauche tel qu'on l'entend véhicule des valeurs de d'arrêter de montrer que c'est ensemble qu'on fait des choses comme il faut et qu'on veut répartir le fruit du travail un petit peu plus de manière plus juste oui c'est un film de gauche parce que le projet de ses copains décolle et de Cédric qui est un ouvrier dans cette usine de décolletage qui est de la mécanique de précision Haute-Savoie c'est quand il voit qu'ils vont être achetés une deuxième fois par un fond d'investissement et que ça m'est déjà le bazar dans leur boîte c'est ce groupe et de se déguiser en financier de monter leur propre fonds d'investissement et d'outils d'utiliser pardon les outils de la finance pour les retourner contre elle et donc du coup de se réapproprier l'outil de travail et donc je j'espère que dans leur projet vont réussir à mieux partager les richesses et puis d'instaurer dans la boîte des rapports sociaux plus égalitaires on va dire donc peut-être qu'on peut dire que c'est un film de gauche à ce moment justement tu tu as un objectif j'imagine avec ce film là les messages à pas à passer sont peut-être ces valeurs que tu décris là est-ce que c'est le premier objectif ou alors c'est une aventure c'est une photographie de plus non bah déjà j'ai fait un film enfin on a fait un film c'était quand même le premier objectif c'est à dire que faire un film c'est ça non mais déjà je veux dire si on va se au cinéma c'est pas quand même pour donner des leçons de gauchisme je sais pas trop quoi il y a pas une tirade politiqueienne ou syndicale dans le film c'est chiant et c'est vrai que pour les films en général que je fais c'est ce que je fais seul ou ce que je fais avec François on évite le discours et donc du coup quand je dis qu'on fait un film c'est que cette histoire là qui paraîtrait théorique quand on en parle comme ça c'est emballé par de l'émotion par du rire par des larmes et pareil une belle histoire d'amitié donc voilà c'est pour ça que j'ai c'est un film après je sais pas si le rire est une valeur de gauche faudrait peut-être qu'elle soit un peu plus et puis pour donner un petit peu envie aux gens de de relever la tête et d'avoir un petit peu de bonheur et d'énergie comme lorsqu'il sortent du film enfin je crois c'est le président d'un film souvent au cinéma on y va pour se faire pour se divertir et justement la question suivante c'est celle-ci parce que ton parcours on le connaît quand même pour ceux qui ne le connaissent pas j'invite les personnes à découvrir tu es j'allais dire avant toute une bière peut-être le contraire à un réalisateur de documentaire jusqu'à l'heure c'est ce que tu faisais même si ça n'était pas moi des films de cinéma tu étais jusqu'à réaliser un film d'Hocus sur le candidat Mélenchon en 2017 puis tu l'as dit toi-même à l'instant donc deux films plus récents avec le député François Ruffin penses-tu attirer un autre public que celui qui serait qui connaissent ces personnages politiques là public moins initiés moins politisés plus large avec ce film de fiction oui oui je suis pas sûr que ce soit une question de film de fiction mais en tout cas le constat est là c'est que ça fait un mois que ça forme tous les soirs on est dans un cinéma différent pour représenter le film en avant-première effectivement à chaque fois on fait un peu le test pour voir qui est là dans la salle pour voir et il y a des gens qui ont jamais vu aucun de mes films donc donc oui le public s'élargit un peu or c'est le but et puis c'est en même temps il y a un peu de satisfaction c'est vrai que moi j'aime bien aussi faire des films qui servent à quelque chose c'est à dire que ce soit support enfin je dis pas que les films des autres ne servent à rien parce qu'on peut un film d'amour peut servir à quelque chose c'est pas la question mais en tout cas qui servent au débat et donc dans ce film en attirant un public différent ben je pense qu'ils vont être sensibilisés aussi à des problématiques notamment ce rachat par des financiers par des méthodes de LBO et qui vont apprendre des choses mais sans s'emmerder en gros ça fait militant quand même du coup vu que tu dis toi-même quelque chose il est peut-être pour en tout cas Émilie pour pour connaître le le monde qui nous entoure moi j'ai toujours du mal avec le le film militant parce qu'en général ici au média la question se pose pas mais en général quand on me quand on interview dans dans d'autres médias et on reçoit le réalisateur militant ça me saoule parce que je veux dire je fais déjà des films et on dit pas ça à d'autres réalisateurs qui montrent leurs copains bobo parisien qui font des dîners des brunch enfin je sais pas quoi moi c'est pas mon monde et qui tourne dans leur dans leurs appartements parisiens voilà donc on dit pas qu'ils sont militants pour la cause des bobos parisiens qui font des brunchs et qui boivent du bon vin dans des grands verre avec des Antilles voilà mais c'est pour ça que le terme militant est souvent employé en tout cas de toute façon vous pour discréditer un peu le côté cinématographique des films en pensant bah voilà ça va être un film on va t'apprendre ce qu'il faut penser etc donc voilà c'est pas le cas alors justement dans reprises en main la différence de qu'on dit l'accès c'était c'est une fiction mais il y a alors pas du casting il y a quand même du beau monde dans ce casting là et une tête qui sort du lot évidemment pierre de la donchan cet acteur c'est arrivé en 2014 mais sur une meilleure histoire masculin pour l'inconnu du lac d'Alain geraudie mais aussi nominé en 2017 pour le César du meilleur acteur dans le fils de Jean de Philippe Le Lioret alors ma question c'est comment et pourquoi tu as choisi pierre de la Manche pour ton film comment tu as choisi déjà pierre a le premier rôle Cédric ouais celui de Cédric donc qui joue et c'est vrai que le hommage à tout le casting parce que c'est quand même un film de bande hein bien sûr avec Laetitia Doche avec Grégory Montel Vincent denisard finegan Oldfield il y a même refuse il y a même Jacques Bonnafé voilà et ils sont tous chouettes dans le rôle et puis pierre et ben en fait on l'a tout simplement on a fait nous on n'était pas parti sur un casting aussi prestigieux au départ en écrivant parce que le film ça fait 6-7 ans qu'on écrit avec Marion Richou ma compagne et quand en fait ça a pris des proportions importantes avec les producteurs etc mais ils ont dit non mais il y a pas de raison d'aller taper dans du casting costaud et donc dans les premiers rôles masculins 40 ans et ben on est tombé sur pierre de la donchamp donc on par ailleurs on connaissait sur d'autres dans un autre registre des des peut-être des rôles plus cérébraux et moins moins physique que cet ouvrier qui fait de l'escalade etc et puis bah pierre alu le scénario est tout de suite après il a appelé son agent disant mais ce rôle est pour moi c'est à tout de suite appelé dans leur qui a suivi et puis on allait chez lui et puis on a mangé chez lui et puis il a porté ce rôle magnifiquement voilà mais avec bonheur avec un colis tout de suite de toute façon je veux dire sur ce film là c'est un film de bande et moi je je tenais absolument à avoir une équipe où ça match tout de suite l'équipe technique ça c'est pas fait on n'a pas pris des cadors du cinéma pour dire ouais on fait du cinéma machin et tout on a pris des gens qui sont venus sur le projet et puis avec qui on est avec un film de bande parce que comment tu ben moi je je fais un film de banque j'avais envie que tout le monde ait envie de porter cette idée du film mais qui a une belle dynamique et je crois que ça se sent à l'écran parce que je je conçois pas mon métier pour me dire je suis réalisateur j'ai fait mon film et tout le monde doit suivre derrière c'est pas enfin en tout cas c'est pas comme ça que je conçois mon métier de localisation participative ouais c'est participatif mais c'est aussi qu'on travaille dans une bonne ambiance et que les gens aient envie de porter les mêmes idées donc c'est pour ça que le casting au niveau des comédiens comme l'équipe technique tout ça ça a bien marché ensemble on logeait dans le même hôtel on a on a fait vraiment une belle équipe et pour moi c'était ça faisait partie un peu du cahier des charges si tu veux pas faire partie de la bande bah tu viens pas voilà c'est un peu ça et puis il fallait être un peu cohérent aussi avec le discours qui était porté dans le film qui est plutôt une bataille de copains comme on disait tout à l'heure oui une équipe et Cédric allons plus profondément dans le scénario sans spoiler c'est difficile parce que la trahison c'est ce que j'ai ressenti moi la trahison a une place assez particulièrement je m'expliquer sur fonda pas du gain il y a deux rôles de mémoire qui cèdent un peu enfin il y a des gens l'argent est au centre du film est-ce que pour toi on a tous appris est-ce que nos je dirais ne nous convictions humanistes de justice sont condamnés à couler sous l'argent c'est la somme est importante enfin ou alors il y a de l'espoir dans tout ça ah bah en tout cas le film démontre le contraire je suis sûr que l'argent est en fait je excuse-moi de répondre un peu à côté de ta question c'est pas l'argent qui me pose problème moi c'est la finance et j'aurais pu dire financement je veux dire il y a on a la triste souvenir d'un personnage qui disait mon ennemi c'est la finance mais moi vraiment moi j'y crois et je [Musique] c'est la finance je reprends aisément à mon compte et donc en fait je pense que c'est ça le problème auquel il va falloir s'attaquer et on quand on s'attaque à la finance on s'attaque pas qu'à au monde de l'argent on restaure de l'égalité sociale mais au restaurant aussi des conditions environnementales meilleures parce qu'en fait cette finance finalement elle a elle a dicté le rythme dans les entreprises et la dictée leur politique pour cette chasse à la au coût de la main d'oeuvre comme ils disent pour faire bouger les gens de partout faire déplacer les matières de partout cette mondialisation heureuse entre guillemets et donc du coup c'est la finance qui impose ça et qui impose aussi le rythme sur les taux de rendement qui doivent être rapide et tout ça et c'est un poste de rendement sur l'ensemble de la planète donc ça des conséquences sociales dramatiques ça je vous apprends rien mais ça entraîne aussi des conséquences environnementales dramatiques aussi donc tant qu'on prendra pas des décisions pour réguler cette finance et qu'on laissera faire ces mécanismes qu'on décrit dans le film il s'appelle par exemple LBO et bien je suis pas très optimiste sur l'avenir de la société mais on a connu des périodes dans l'histoire on a osé s'affronter à des fléaux comme ça à tous et profiteurs et tous ces assistés qui sont les gens de la finance et ça a plutôt payé quand on s'est organisé collectivement donc ça veut pas dire que ils vont continuer de de piller l'ensemble des richesses sur la totalité de la planète comme ça sans qu'on sans qu'à un moment donné il y a des barrages bon il y a quand même une marche malheureusement une et à force de l'historique qui nous plaît pas mais bon on aura peut-être à ça plus tard l'intrigue de film se déroule chez toi je pourrais dire même tu les au début chez nous en vérité en Haute-Savoie alors entre sonzier busy évidemment et Genève en Suisse voisine en difficile c'est la même région finalement un peu la décor idéal Genève pour les scènes avec de la finance négociations puisque la ville est connue pour son quartier était banque alors tu aurais pu très bien choisir le nord-est aussi avec Thionville Luxembourg pourquoi avoir choisi la Haute-Savoie parce que moi j'ai pour habitude sur mes films de partir du territoire que je connais bien et et là j'étais à l'aise c'est à dire que ce que vous allez voir dans le film les falaises des falaises que j'ai escaladé les bistrots c'est là où on est allé boire des coups les usines j'ai installé des machines dedans parce qu'avant de faire du cinéma j'avais un métier plus industriel on va dire les ateliers je les ai côtoyés donc en fait on a tourné chez nous parce que moi j'ai déjà c'est très rassurant pour une première fiction de tourner dans les milieux qu'on connaît mais en plus je suis sûr que je me trompe pas et en plus j'ai pas le droit de trompette bien sûr et puis en plus je me trompe pas c'est à dire que et j'ai pas le droit de me tromper surtout c'est à dire si je raconte des bêtises aussi il y a pas c'est toute cette histoire là elle est quand même très très imprégnée de mon histoire personnelle mais aussi de des histoires de copains des choses comme ça sur même sur la gestuelle sur le vocabulaire sur la façon d'être je suis sûr d'être juste et ça si j'étais pas juste qu'elle a un réalisateur qui va s'installer n'importe où pour faire un film il s'en fout quoi mais moi j'ai quand même toutes les chances de les croiser le lendemain matin de ces gens parce que c'est ce sont mes voisins qui sont dans donc donc réalité la tienne tout du moins quoi mais moi je revendique ça c'est une fiction mais qui est inspirée deux personnages et de fait réels à fond et avec un scénario sur cette reprise par ce fond d'investissement que les salariés montent qui a été validé par des financiers un scénario qui a été réfléchi pendant très très longtemps réaliste parce que c'est la seule chose une des critiques je pourrais faire au film aussi c'est qu'on pourrait faire on dit ok sans spoiler encore une fois ils font etc mais on a on assiste à des travailleurs et travailleuses qui ne connaissent rien à ce monde-là et qui en a un coup de cuir à Pau mais c'est aussi le cinéma c'est un film qui dure pas 4 heures mais 1h30 il fait il y a des choix j'imagine de scénarios de finalement s'en sortir ou pas on rêvons sans imaginer comment ça se déroule est-ce que ça peut se réaliser dans la vraie vie est-ce que les gens peuvent vraiment reprendre leur entreprise c'était pareil on a beaucoup travaillé pour que le scénario soit réaliste n'est donc en fait on a même travaillé avec des financiers Suisse je ne vois il y a des financiers qui sont venus voir ce film aussi dans parmi le public qu'il a vu en avant-première qui valide le fait de la de la réalité des choses donc voilà mais après si à partir du 19 octobre quand le film va sortir par tout en France si notre notre idée de scénario c'est généralise sur l'ensemble des territoires j'en serais le plus heureux alors dernière question dernière remarque que ça me tente j'ai découvert moi un peu tard en 2013 avec les jours heureux mais surtout avec la sociale en 2016 que j'ai d'ailleurs film que je vous conseille de voir absolument il faut qu'il ne regardez qui devrait être eu par tout le monde avant tout débat sur la sécu tu diras pas le contraire alors aujourd'hui tu opère un virage cinématographique art classique si je puis dire vraiment à 180 degrés avec l'exercice de la fiction comment cette évolution artistique là j'insiste sur le mot se déroule dans ta tête comment ça s'opère et comment tu vois ton avenir sur ce terrain est-ce que tu vas revenir après la audocus est-ce que tu vas jongler avec les deux tenter autre chose j'ai répondu à la deuxième partie de la question moi j'ai beaucoup apprécié cette expérience de fiction il se trouve que le film me plaît convaincre les nos producteurs distributeurs donc ils nous suivent sur le prochain projet donc ça c'est déjà beaucoup de chance et même une tente des perches donc c'est pas mal et je vais continuer de faire des docu parce que je je pense qu'il y a des sujets qui méritent d'être traités en documentaire et d'autres qui méritent d'être traités en fiction d'après ce passage à la fiction c'est pas tout de suite une envie je sais pas ce serait plus prestigieux de faire de la fiction que du documentaire moi je mets pas ça sur un piédestal mais c'est juste que à un moment donné ça permettait de faire autre chose sur un sujet que je connais bien c'est le système de LBO je vous laisse chercher el mon ouvrier moi je viens de là j'ai mes parents travaillent dans ses usines moi j'ai travaillé mes origines sociales elles sont là et donc du coup je suis à l'aise pour pour parler de ça et aussi de d'écrire un scénario avec une liberté totale et ça c'est quand même la grosse différence avec la fiction et un côté presque plus facile parce que du coup tu peux tu peux écrire et tu peux te lâcher et tu peux inventer des histoires et après ça empêche pas de s'inspirer du réel mais c'est des fois en documentaire c'est plus difficile parce que tu sais que tu vas tu travailles avec des gens que tu connais tu as rencontré avant tu sais ce qu'ils sont capables de te dire tu sais quelle émotion ils sont capables de mettre puis des fois tu tournes endocus et puis ça se passe pas tout à fait comme comme tu voudrais j'ai dit merde mais il est pas parce qu'en fait des fois les gens ils collent un peu un discours qu'ils ont entendu à la télé et qui correspond à leur classe sociale et tout ça et tu dis non il est pas où elle n'est pas ce qu'elle est dans la réalité et donc c'est dommage et des fois c'est plus difficile en docu d'avoir ce que tu ce que tu veux faut revenir par des biais détournés tout ça pour arriver à avoir des choses tu écris une ligne de dialogue tu prends des acteurs plutôt bon finalement ça devrait bien se passer merci beaucoup Gilles d'avoir accepté mon ami toujours bien évidemment alors on souhaite une longue et belle vie au film qui a commencé sa vie a déjà commencé comme tu l'as dit et qui s'invente prochain on sera là mais

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