Dimanche à Hénin-Beaumont, "Marine Le Pen parlera de ce qui intéresse les Français", promet Sébastien Chenu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse directe
Où serez-vous au Touquet ce week-end ? Pourquoi avoir choisi la station Balnéa ?
- 1:12OuverteRéponse directe
De quoi sera-t-il question lors de ces deux jours ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Dans le cadre de ce budget, avez-vous prévu de présenter ou défendre des mesures ?
- 4:36OuverteRéponse directe
Europlasma n'a pas réalisé d'investissements à Val-d'une. Est-ce qu'Europlasma coule l'usine ?
- 6:30OuverteÉludée
Pouvez-vous nous dévoiler certaines mesures que Marine Le Pen annoncera dimanche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33PrésentateurFait
« Le gouvernement doit nous présenter une feuille de route budgétaire sur laquelle nous avons des craintes. »
- 4:47Invité politiqueFait
« Europlasma, qui a repris Val-d'une il y a deux ans, n'a pas réalisé d'investissement dans cette usine ainsi que dans celle de Lefrancouc, alors que c'est ce qui était convenu. »
- 4:53Invité politiqueFait
« Hier, nous disions même que c'est l'État qui a dû payer les salaires des mois de juillet et des mois d'août. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Sébastien Chenu13 %
- Présentateur 25 %
- ?3 %
≈ 6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ici Nord,
un
réveil 100% local, ici matin. A 7h44, c'est l'invité d'ici matin et c'est un week-end de rentrée qui se prépare pour le Rassemblement National. Alors que les parlementaires du parti se réunissent au Touquet à partir de demain, Marine Le Pen enchaînera ensuite dimanche avec la braderie des Nîmes Beaumont. Nous sommes en direct, Thomas, avec le député Sébastien Chenu. Bonjour
Sébastien Chenu.
Bonjour
Monsieur. Député Rassemblement National du Nord, vice-président également de l'Assemblée Nationale. Où serez-vous au Touquet ce week-end ? Pourquoi avoir choisi d'ailleurs la station Balnéa pour ces journées parlementaires de rentrée
? Oui
bien sûr, je serai présent à côté de Jordan Bardella et de Marine Le Pen tout ce week-end. Nous avons choisi le Touquet d'abord parce qu'il n
'y a
pas de raison que les rentrées parlementaires se fassent uniquement en région parisienne. Nous, on est plutôt un parti d'ailleurs qui parle à la province, qui parle à toute la France. Et nous avons considéré que le Touquet était non seulement un endroit agréable, c'est vrai, mais aussi le symbole dans les Hauts-de-France d'une région qui donne beaucoup de voix à Marine Le Pen, qui apporte beaucoup de fidélité électorale à Marine Le Pen. Et ce symbole pour commencer la campagne est plutôt sympathique. Et de quoi sera-t-il question lors de ces
deux jours ? De la présidentielle justement, parce que vous parlez de la campagne, ou alors du travail parlementaire justement aussi qu'il reste à faire d'ici là
?
Les deux. Les deux, en réalité, nous avons devant nous encore six mois d'activité parlementaire. Le Parlement siégera jusqu'à la fin du mois de février. Nous avons des textes qui arriveront. Le gouvernement doit nous présenter une feuille de route budgétaire sur laquelle nous avons des craintes, parce qu'évidemment, les dernières années, ils avaient essayé de toucher aux chèques vacances, aux tickets restos, à la CSG, et que leur projet de hausse d'impôt pour nous n'est pas acceptable. Donc on va parler du budget, on va parler des situations de l'actualité, les buralistes qui sont confrontés à un délire fiscal,
à
une escalade fiscale, que nous soutenons, la situation des pompiers, là encore, et dans le Nord d'ailleurs. Nous sommes sensibles à cette question avec mes collègues députés du Nord. Nous avons plusieurs fois sollicité le président du département, dont le SDIS dépend, pour faire un certain nombre d'efforts en matière également organisationnelle. Mais on veut aussi réaffecter un certain nombre, un milliard et demi de taxes qui existent déjà, non pas d'augmenter des taxes, mais des taxes qui existent déjà, pour aider nos pompiers. Bref, des sujets du quotidien.
Et
puis, l'élection présidentielle, Marine Le Pen fera un grand discours, avec des propositions très concrètes pour la vie quotidienne des Français.
Dans le cadre de ce budget, justement, dont l'examen va bientôt commencer, avez-vous prévu de présenter, de défendre des mesures ? Ou avez-vous, attendez-vous finalement que le gouvernement présente son projet pour ensuite
réagir ?
Les deux. Chaque année, nous présentons un contre-budget, avec des propositions alternatives, qui sont faites d'économies, que l'État doit faire, mais également de réorganisation de la fiscalité. Nous, nous considérons que l'État doit être exemplaire. C'est à l'État lui-même de faire des efforts. On a, par exemple, listé un certain nombre d'économies que l'État pourrait faire sur la contribution à l'Union européenne. On donne 26 milliards d'euros, on en récupère 10. Donc, il y a évidemment de la marge sur les agences d'État, sur l'immigration. Aujourd'hui, par exemple, le coût, pour prendre un exemple parmi d'autres, de l'immigration du côté des étudiants étrangers, est très important.
Donc, on fera des contre-propositions. Mais on attend la feuille de route du gouvernement. Elle est, pour l'instant, assez brouillée. L'État nous a indiqué, en tout cas le ministre des Finances indiquait, qu'il voulait prélever des cotisations sociales sur les compléments de salaire que représente l'épargne salariale, c'est-à-dire taxer l'épargne des Français, ça, on va s'y opposer. Mais ça a été écarté dans un second temps, a priori. Ça a été ensuite. Alors ensuite, le Premier ministre l'a écarté. Vous avez raison. Ce qui fait qu
'on
ne sait pas bien ce que l'État veut faire. Mais l'année dernière, ils avaient écarté l'idée d'impôts supplémentaires. Et puis, on a terminé avec 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. Donc, on se méfie des quoi ? Qu'on se méfie de la façon dont l'État nous présente ou pas une ligne budgétaire, une proposition budgétaire. En tous les cas, aujourd'hui, elle n'existe pas. Et puis, on aimerait que l'État fasse, si vous voulez, des gestes très concrets. Par exemple, la fin de la facturation électronique. Vous avez vu qu'il y avait des fuites de données fiscales des Français.
Ça a rompu un peu, j'allais dire, la confiance que peuvent avoir les Français envers Bercy, le ministère des Finances. Donc, une sorte de moratoire où la fin de la facturation électronique, l'État ne semble pas prêt. La suppression d'un certain nombre de taxes qui ne rapportent rien. Nous, on les a listées. Les 128 taxes, ça va de taxes sur la chasse, sur les permis de chasse, sur le ski de fond, etc. Voilà, l'État doit faire du ménage dans son organisation fiscale. Et ici, Nord, il est 7h48. Nous sommes en direct avec le député RN du Nord, Sébastien Chenu.
Sébastien Chenu, c'est une des entreprises de votre circonscription, Val-d'une, à Trissin-Léger. Vous avez écrit il y a quelques semaines au ministre Sébastien Martin qui vous a répondu, cet été, le groupe Europlasma, qui a repris Val-d'une il
y
a deux ans, n'a pas réalisé d'investissement dans cette usine ainsi que dans celle de Lefrancouc, alors que c'est ce qui était convenu. Hier, nous disions même que c'est l'État qui a dû payer les salaires des mois de juillet et des mois d'août. Est-ce qu'Europlasma, à votre avis, est en train de couler Val-d'une
?
Écoutez, j'espère que non, parce que c'est une affaire qui dure depuis longtemps. En 2021, on a commencé à être alerté avec les baisses de commandes de Val-d'une à Trissin-Léger. À Trissin-Léger, j'avais moi-même demandé, j'étais déjà député à l'époque, que la commande publique s'exprime, que la SNCF privilégie Val-d'une pour commander ses matériaux. Un repreneur avait été trouvé au fur et à mesure, les années passant, vous l'avez dit, c'était Europlasma, qui aujourd'hui, parce que les engagements d'investissement n'ont pas été réalisés, créent des tensions de trésorerie, et l'État est venu au secours, et c'est bien normal, de cette entreprise.
Aujourd'hui, la balle est dans le camp de l'État, vous l'avez dit, je me suis entretenu avec le ministre de l'Industrie, au début de l'été, encore une fois, et à la fin de l'été, à la fin du mois de juillet, pour trouver des solutions, ou d'autres repreneurs, ou de la façon dont l'État pouvait intervenir également, pour permettre à Val-d'une de continuer à vivre. Je rappelle qu'il y
a
eu des commandes qui ont été passées en 2026, des commandes importantes, qui viennent par exemple aussi de l'Afrique, donc il n
'y a
pas de problème de commandes à l'autre bout, il y
a
un problème d'investissement, parce qu'évidemment, Val-d'une doit se mettre à la hauteur de ses commandes, et aujourd'hui, nous en sommes là, donc moi je continue, comme je le fais très régulièrement, à me battre pour cet outil industriel, qui aujourd'hui doit préserver des centaines d'emplois. Val-d'une qui
travaille pour le secteur du ferroviaire, notamment Saint-Bastien Chenu, nous l'évoquions tout à
l
'heure, Marine Le Pen, après les journées parlementaires du Touquet, sera Hénin Beaumont, dimanche, pour son discours de rentrée. Vous avez dit il
y
a quelques jours qu'elle y annoncerait des mesures de son programme, des mesures pour changer le quotidien des Français. Vous pouvez nous en dévoiler certaines ce matin
?
Je ne
vais
pas la spoiler,
je
ne
vais
pas donner le programme et le discours de Marine Le Pen avant qu'elle ne l'exprime, mais c'est vrai que Marine Le Pen va parler de ce qui intéresse au premier lieu les Français. Marine Le Pen va parler d'écologie, d'industrie, de logement, de santé, tout au long de cette campagne, et là précisément, elle aura, vous le verrez, choisi un de ces thèmes qui permettra de faire des propositions, et puis les autres candidats verront ce qu'ils proposent sur ce sujet. Moi ce que je trouve aujourd'hui, c'est que nous on fait des propositions, et on est un peu seul. Les autres candidats sont en train de se chercher leurs propres candidats, se bagarrer entre eux. Oui,
il
y en a un autre, il y a M. Mélenchon qui est en campagne,
mais pour le reste, c
'est un peu la course à l'échalote de leur côté. Ils sont en train de se marquer à la culotte pour qu'à la fin, disent-ils, il n'en reste qu'un. Mais derrière ces marquages à la culotte, il n
'y a
pas beaucoup de propositions un peu innovantes. Donc nous,
on
ne veut pas que la campagne électorale soit escamotée, on veut que les Français puissent se déterminer sur des sujets, sur les grands sujets du quotidien, je vous en ai cité, sur les grands sujets aussi qui peuvent inquiéter les Français. L'immigration, je l'ai cité, quand on voit par exemple les dernières révélations concernant le lycée Averro-S à Lille, dans notre région, il y
a
de quoi s'inquiéter. Nous, ça fait longtemps qu'on avait demandé qu'on supprime les financements, Xavier Bertrand les a poursuivis pendant de très longues années.
C'est les années qu'il voulait les stopper également. Il n'a pas au début, parce qu'il nous
a insultés. Les premières années, il nous a insultés quand on lui avait indiqué que c'était un repère des frères musulmans. Maintenant, il a reculé sous notre pression et sous la pression médiatique. Mais vous voyez, il y a beaucoup de sujets qui touchent les Français. Marine Le Pen va faire des
déclarations qui
seront abordées
dimanche. Je
vous invite à les suivre. Merci beaucoup Sébastien Chaudet, député RN
du Nord, d'avoir accepté notre
invitation ce matin. Bonne journée.
Sébastien Chenu