Fabien Roussel : "De bonnes retraites, c'est d'abord de bons salaires"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du Parti communiste français. D'abord cette convention citoyenne sur la fin de vie qui s'est ouverte hier, elle va se tenir jusqu'à mi-mars avec 185 participants tirés au sort qui vont réfléchir aux besoins d'adapter ou non l'actuel dispositif. En fait, faut-il légaliser l'euthanasie ou le suicide assisté ? Quelle est la position d'ailleurs du Parti communiste là-dessus ?
D'abord nous participerons nous aussi à ces débats, nous en parlerons nous aussi entre nous puis avec toute la société, c'est un sujet qui est extrêmement sensible, il faut prendre le temps d'en parler au-delà des clivages politiques je pense puisque ça touche à l'intime et au rapport que chacun d'entre nous nous avons avec la mort mais aussi avec la vie, avec la maladie et donc il faut pouvoir prendre ce sujet sans passion.
Mais je dirais aussi que si ce débat est aussi poussé, c'est parce qu'il existe aujourd'hui des dispositifs qui sont peu connus comme la directive anticipée, il existe aussi dans les hôpitaux des unités de soins palliatifs très efficaces avec des personnels tellement dévoués pour accompagner les personnes gravement malades. Or, par exemple, ces unités de soins palliatifs ne sont pas assez nombreuses en France, il en manque énormément. C'est d'ailleurs le point de vue...
Oui, Fabien Roussel, allez-y.
Justement, ce que je dis, c'est qu'il ne faudrait pas que la décision que l'on prendrait d'accompagner plus l'aide active à mourir, c'est-à-dire de mettre en place l'euthanasie, vienne parce qu'il n'y aurait pas assez de moyens dans les unités de soins palliatifs, parce qu'il n'y aurait pas assez de connaissances de ce qui existe comme les directives anticipées.
Mais ce qu'on comprend... Excusez-moi. Ce qu'on comprend bien malgré tout quand on vous entend, c'est qu'il n'y a pas de ligne, en fait, au Parti communiste. Vous n'êtes pas favorable à une légalisation de l'euthanasie. En tout cas, ce n'est pas ce que vous nous dites ce matin.
Non, parce que j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer sur ce sujet lors de la campagne des élections présidentielles. J'ai dit que moi-même, personnellement, j'avais évolué là-dessus et j'entends de plus en plus de personnes dans mon entourage qui souhaitent que la loi évolue et que l'on puisse permettre à ceux qui savent qu'à cause d'une maladie incurable, leur vie est menacée à moyen terme et qu'il n'y a pas de solution et qu'ils souhaitent être accompagnés, plutôt que d'aller à l'étranger. Alors, je suis, moi, favorable à une telle disposition. Et je l'ai dit. Mais ça, c'est mon avis personnel. Vous voyez bien que sur ce sujet, avoir une ligne politique, c'est un peu plus complexe.
Et donc, je laisse le soin à chacun, y compris au sein des parlementaires communistes, d'exprimer sa propre opinion. Nous en parlerons entre nous, nous prendrons le temps d'en parler. Mais surtout, je sais aussi qu'il y a besoin de donner des moyens à nos services publics hospitaliers pour accompagner de la meilleure manière qui soit celles et ceux qui ont des maladies graves et qui peuvent aussi se retrouver bien accompagnés dans ces unités de soins palliatifs.
Est-ce qu'il faut en passer, Fabien Roussel, par une loi, donc par le Parlement, ou est-ce qu'un référendum, finalement, serait le mieux pour permettre aux Français de débattre sur le sujet et de se prononcer ?
Mais laissons aussi le débat, là, infusé dans le pays. Avec cette Convention citoyenne, avec l'ensemble de ses auditions. Et puis, nous verrons bien, en avançant, comment le débat se déroule. Mais je suis, moi, favorable à ce qu'on puisse consulter à chaque fois, autant que possible. Les Français sont demandeurs. C'est aussi un exercice démocratique important.
Mais vous trouvez que la Convention citoyenne, c'est un bon outil démocratique pour discuter de nous ?
Écoutez, c'est une belle initiative, mais justement, je ne souhaiterais pas que les propositions de cette Convention citoyenne subissent le même sort que les propositions de la Convention citoyenne sur le climat, où beaucoup des propositions qui ont été formulées ont été remisées au placard et n'ont pas vu le jour dans les textes de loi qui ont suivi. Eh bien, on vérifiera ça. Il ne faut pas se moquer non plus des gens. Et je souhaite que ce que proposera la Convention citoyenne puisse être traduit dans la loi et que le Parlement s'exprime sur ces propositions.
On verra ça à la mi-mars, quand la Convention citoyenne sur la fin de vie rendra ses conclusions et ses propositions au gouvernement. Un autre dossier clivant d'actualité, Emmanuel Macron, qui envisagerait de faire passer sa réforme des retraites via un projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale. Ça veut dire un NIM 49.3. Si cela devait se confirmer, comment réagiraient les communistes ?
Eh bien, alors là, il y a besoin, ce qui est sûr, c'est que sur une telle réforme où il y a autant de débats, il y a besoin d'un grand débat dans le pays. Regardez là, le débat que nous entamons sur la fin de vie et sur l'euthanasie. Mais il y a besoin du même débat concernant la réforme des retraites. D'abord, pour dire la vérité aux Français, il est faux de dire que pour améliorer les pensions, les retraites, il est obligatoire d'augmenter l'âge de départ en retraite. C'est archi faux. Le président de la République nous ment quand il dit ça.
Comment vous faites au Parti communiste pour ne pas allonger l'âge légal du départ ?
Mais il y a plein de propositions sur la table formulées autant par les syndicats que par les forces politiques de gauche. Je vais vous en citer quelques-uns. On parle par exemple des réserves des régimes de retraite complémentaires. Ces réserves de retraite complémentaires, elles s'élèvent à 130 milliards d'euros. Or, le COR, le Conseil d'orientation des retraites, nous dit qu'il va y avoir un trou autour de 10 milliards d'euros en 2030. Eh bien voilà. Nous disons, nous aussi, qu'il n'y a pas meilleur moyen pour financer les retraites que d'avoir du salaire. Du salaire et non des primes qui ne cotisent pas. De bonnes retraites, c'est d'abord de bons salaires.
Et il suffirait justement, aujourd'hui, de faire en sorte que les salaires augmentent au même rythme que l'inflation, que les femmes aient les mêmes salaires que les hommes, que l'on distribue des salaires plutôt que des primes, mais notre régime de retraite en deviendrait excédentaire. Tout ça pour vous dire que ce que nous voulons, c'est un grand débat. Nous avons lancé, nous, une pétition en ligne sur le site unebonneretraite.fr. Unebonneretraite.fr, c'est une pétition pour demander un grand débat dans le pays sur la réforme des retraites, surtout pas de 49.3.
Et enfin, nous proposons, nous, à l'ensemble des forces de gauche, le Parti communiste français souhaite être très actif sur cette réforme des retraites, nous proposons à ce que les partis de gauche, justement, qui sont unanimement opposés à cette réforme et qui veulent une autre réforme, nous proposons d'organiser des grands meetings dès le mois de janvier dans tout le pays pour aller au débat avec les Français. Et je souhaite que nous puissions commencer par un grand meeting à Paris avec l'ensemble des forces de gauche pour dire la vérité aux Français, pour donner les chiffres et pour dire les propositions que nous, nous mettons sur la table.
Et cela viendra en complément des mobilisations des organisations syndicales qui, elles, sont toutes unies pour dire non à toute mesure d'âge.
Alors, si on vous entend bien ce matin vous réclamer un projet commun pour les forces de gauche, mais cela dit, au sein de l'ANUP, vous n'êtes pas tous d'accord, quelques désaccords, vous les communistes, par exemple, sur la durée des cotisations, 37 ans et demi pour vous, alors que les autres, à l'ANUP, voudraient plus longtemps. Comment, dans ces conditions, présenter un texte commun ?
Vous savez, nous travaillons ensemble depuis plusieurs semaines déjà sur ce sujet et ce que je peux vous dire, c'est notre totale détermination, notre unanimité, il n'y a pas une feuille de papier et de cigarette qui nous sépare, pour dire non à cette réforme, pour dire, pour énoncer des propositions montrant qu'il est possible d'augmenter les pensions, d'améliorer la pénibilité sans augmenter l'âge de départ et pour faire des propositions visant à financer notre système de retraite.
Et ce qui fait des accords et les nuances que nous pouvons avoir sur la retraite à 60 ans, sur la prise en compte des années d'études comme nous, nous le proposons, eh bien ça, ça peut faire l'objet d'une deuxième proposition mais qui viendra à un moment voulu.
En tout cas, pour l'instant, si demain nous étions au gouvernement, et c'est ça qui est important, si la gauche devait gouverner, oui, nous, nous garantirons qu'aucune retraite ne soit inférieure au SMIC, nous permettrons à chacun pour une carrière complète, pour les carrières incomplètes, tout le monde percevrait au moins 85% du SMIC et nous financerons cette réforme sans aucune mesure d'âge, sans jamais augmenter l'âge de départ en retraite. Nous ne voulons pas que les Français travaillent jusqu'à 70 ans comme le proposent M. Macron et son gouvernement. parce que sa réforme soit 65.
C'est 65, mais Fabien Roussel, il y a eu deux mois...
Non, non, non, non, vous savez très bien qu'aujourd'hui, l'âge de départ en retraite, c'est 62 et les Français partent à 64-65. Alors, si on met l'âge de départ en retraite à 65, vous savez très bien que pour pouvoir avoir une retraite à taux plein pour bénéficier d'une surcote, ils devront travailler jusqu'à 68-69, voire 70 ans. C'est ça qui est dans les tuyaux. Et ça, c'est un projet de société que nous ne voulons pas. C'est une régression comme jamais nous n'en avons eue.
Fabien Roussel, il y a quand même eu deux mois de concertation en octobre et en novembre. Est-ce que vous avez noté quand même quelques améliorations dans ce texte ? Je pense par exemple à la retraite minimum qui pourrait être portée à 1200 euros. Qu'est-ce que vous en pensez ? Et puis, cette nuit, on a appris que les carrières très longues, les salariés qui ont commencé à travailler à partir de 16 ou 17 ans pourront partir avec 4 ans d'avance. Est-ce que ça, c'est quand même des choses que vous notez et que vous appréciez ?
Mais d'abord, si vous avez le texte, vous me le passerez parce que pour l'instant, on n'a rien du tout. Non mais pour l'instant, on n'a rien. C'est Olivier Dussopt
qui le dit, c'est le ministre du Travail. Il doit savoir à peu près ce qu'il veut mettre dans son projet de loi.
Pour l'instant, il lance comme ça des idées en l'air dans des interviews. Nous n'avons rien. Il a consulté les organisations syndicales. Elles ont toutes dit qu'elles ne voulaient pas de mesures d'âge. Et pour autant, ils viennent de décider autour d'un dîner avec le président de la République qu'ils maintenaient leur projet d'allonger l'âge de départ retraite jusqu'à 65 ans. Et donc, ils ne veulent rien entendre de toutes les propositions que nous mettons sur la table. Et concernant les carrières longues, aujourd'hui, les Français qui ont travaillé et qui ont cotisé 5 trimestres avant l'âge de 20 ans peuvent partir à 60 ans au lieu de 62.
Eh bien, si demain, l'âge de départ est augmenté et arrive à 65 ans, ça veut dire que les carrières longues qui auront comptisé 5 trimestres avant l'âge de 20 ans, eh bien, devront partir 2 ans plus tard. Ils devront partir à 62. ça décale automatiquement l'âge de départ en retraite et carrière longues. Ça fera aussi
l'objet de négociation, tout ça. Ce n'est pas écrit dans le marbre.
Eh bien, moi, j'aimerais bien qu'il y ait de vraies négociations, mais ça veut dire que nous puissions mettre en débat d'autres mesures de financement de notre système de retraite et je souhaite surtout qu'il y ait un grand débat dans tout le pays, dans les entreprises, dans les services publics, dans les ateliers.
Et j'aimerais que les médias, et donc vous aussi, vous avez une part de responsabilité, et que vous aussi, vous ouvriez vos antennes, les colonnes des journaux, les télévisions, pour qu'il y ait des débats contradictoires entre la gauche et la droite et le gouvernement Macron sur les réformes que nous pouvons mettre en oeuvre pour que les Français puissent s'approprier pleinement les enjeux qu'il y a autour de cette réforme des retraites.
Fabien Roussel, vous avez parlé juste avant de l'organisation de meetings, en tout cas, c'est ce que vous souhaitez de tous les partis de gauche.
C'est ce que nous proposons, oui.
Est-ce que les Français vous semblent prêts à se mobiliser ?
Mais, ça, je ne peux pas le décider, je n'en sais rien, on verra bien quand les organisations syndicales proposeront leur mode d'action, ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, à peu près 65-70% des Français dans les derniers sondages sont opposés à des mesures d'âge, d'allongement, d'âge de départ.
On peut être opposés et ne pas se mobiliser. Est-ce qu'ils sont prêts
à se mobiliser ? Aujourd'hui, il y a une très grande majorité des Français, et d'ailleurs, notamment chez les jeunes qui n'entendent pas travailler plus longtemps pour partir en retraite. Il y a une aspiration à redonner du sens à notre vie et au travail, à travailler mieux, à se sentir épanoui au travail, à ne pas s'esquinter jusqu'au bout de sa vie et partir en retraite avec le corps cassé, fatigué, malade. Il y a cette aspiration forte, notamment chez les jeunes.
Je souhaite qu'on l'entende et c'est la responsabilité de la gauche de porter un message d'espoir et de dire que nous produisons suffisamment de richesses dans notre pays pour garantir à chacun de bénéficier d'une bonne retraite et de vivre heureux en retraite. Est-ce qu'on peut parler de bonheur ? De vivre heureux ? Pourquoi pas ? Avec plaisir.
Écoutez France Inter, notamment, avec un peu de bonheur et les beaux programmes. Autre chose plus sérieuse pour revenir à l'actualité avec le délestage. Le gouvernement prépare l'opinion à de possibles coupures d'électricité cet hiver. Pas assez d'énergie en France et probablement pour l'an prochain. À qui la faute ?
Écoutez, on pourrait revenir sur la décision du président Sarkozy d'abandonner la centrale de Panly. On pourrait, et qui, dont les travaux redémarrent seulement maintenant, on pourrait parler du choix du gouvernement Hollande et écologiste de 2012 où ils ont décidé d'arrêter d'investir, de mettre à l'arrêt 14 centrales nucléaires dont celle de Fessenheim qu'il fallait entretenir aussi. Il y avait de l'entretien à faire. Et ils n'ont pas entretenu ces centrales puisqu'il fallait sortir du nucléaire. Et ça, c'est du dogmatisme qui a tellement fait de mal à notre pays et puis à la décision du président Macron de fermer la centrale de Fessenheim.
Et c'est toutes ces décisions de ces 15 dernières années qui sont en fait à l'image d'une absence totale de stratégie de l'État en matière de politique énergétique, de politique industrielle pour notre pays. Et cette politique décidée par ces gouvernements successifs et de gauche et de droite nous conduisent aujourd'hui dans le mur. On se retrouve en 2022 presque dans le même État qu'en 1945 avec des menaces de coupure d'électricité. Je ne parle pas de délestage. Je parle de coupure d'électricité qui pourrait frapper des usines, des villes, des quartiers. Mais c'est la tiers-mondisation de la France.
Fabien Roussel, le temps passe. On est obligé de passer les chapitres un peu rapidement. Question sur la ligne du Parti communiste. Ça fait 4 ans que vous êtes à la tête du PCF. Le Parti va tenir son prochain congrès à Marseille en avril prochain. Qu'estimez-vous avoir plutôt bien réussi ou pas durant ces 4 années de mandat ?
Alors ça, ce n'est pas à moi d'y répondre et c'est aux communistes de le faire dans le cadre de ce congrès que je souhaite que les adhérents puissent prendre le temps de la discussion, de tirer justement le bilan de ces 4 années passées qui, quand même entre nous, ont été particulièrement exceptionnels. je ne parle pas des élections mais je parle de cette pandémie terrible, je parle de la crise économique qui frappe notre pays et je parle de cette guerre qui est aujourd'hui aux portes de l'Europe. Fabien Roussel, pour l'instant,
votre motion commune a réuni, ça s'est passé le week-end dernier, 58% des adhérents du Parti communiste français. Ça veut dire quand même qu'il y a 42% de vos adhérents qui ne sont pas d'accord avec la ligne que vous portez. C'est beaucoup 42%.
Non, non, non, revenez sur Terre. Non, c'est pas ça. Non, non, il y a eu le Conseil national du Parti communiste français qui réunit 130 membres de sa direction et cette direction nationale a produit ce vote. Mais je suis moi très heureux qu'il y ait du débat chez nous et justement chez nous il y a du débat. Il y a 45 000 adhérents qui vont maintenant se saisir de ce texte que nous avons voté à 60% et les adhérents vont apporter leur contribution, enrichir ce texte qui est appelé à être amendé qui est vivant jusqu'au bout jusqu'au mois d'avril et ça c'est la force de notre parti. Mais est-ce que ça veut dire
que vous avez des adhérents qui aimeraient que vous soyez un peu plus proches de la France insoumise et plus présents au sein de la NUP ?
Est-ce qu'il n'y a pas
un problème de ligne ?
L'enjeu ce n'est pas d'être plus proche de la France insoumise je pense que l'enjeu c'est d'être le plus utile aux Français au pays d'être le plus proche des Français de la France populaire des classes moyennes de celles et ceux qui souffrent le plus et d'apporter des réponses.
Fabien Roussel la question qu'on vous pose ce matin est-ce que vous sentez des vents contraires aux vôtres en ce moment au sein du Parti communiste français ? Je rappelle qu'il y a cet appel signé par 35 cadres du PCF qui dénonce une perte de boussole idéologique. Comment est-ce que vous recevez cette critique ? Pardon, il reste quelques secondes.
Écoutez, moi j'adore le débat je prends tous les débats et toutes les critiques mais en ce moment je fais le tour de France des régions je vais à la rencontre des Français ils me posent toutes leurs questions et je sens que nous avons devant nous un espace pour apporter des réponses aux Français et montrer qu'il est possible que la France renoue avec l'emploi de bons salaires et des perspectives heureuses.
Merci Fabien Roussel Alors un mot oui ou non France-Angleterre quart de finale Coupe du Monde Qatar ce soir vous serez devant le poste ? Je serai devant le poste
je souhaite toute la force à notre belle équipe de France pour qu'elle l'emporte.
Merci Fabien Roussel secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord Bonne journée Fabien Roussel Merci Merci Fabien Roussel
Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel Merci Fabien Roussel
Fabien Roussel