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interviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 6 mai 2021 37 min

Bac 2021 : des épreuves finalement aménagées

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

C'est un peu un jugement de Salomon entre ceux qui tenaient à maintenir les épreuves du bac en l'état et ceux qui voulaient qu'on annule tout purement et simplement pour s'en tirer au contrôle continu. Le ministre a tranché désormais pour la philo. Contrôle continu et épreuve écrite, c'est le meilleur des deux qui comptera. 4 sujets au lieu de 3 pour donner plus de choix aux élèves qui vont plancher. Pour ce qui est du fameux grand oral, il est maintenu, mais les élèves pourront venir avec l'indication de ce qu'ils n'ont pas étudié et pourront garder leurs notes aussi pendant l'oral, leurs notes de préparation.

Pour les épreuves de français, l'élève aura le choix entre deux textes sur les 14 étudiants en classe, 14 au lieu de 20 habituellement, sujet dédoublé à l'écrit aussi pour laisser plus de choix. Pour l'ensemble des épreuves du bac, le ministre a donné des consignes de bienveillance eu égard à l'année très particulière que viennent de traverser les lycéens et leurs enseignants. Alors est-ce que tout cela est de nature à rassurer professeurs, lycéens, parents, syndicats, les réactions sont très mitigées ? Chez les syndicats, on parle à la fois de bricolage, mais aussi de compromis raisonnables.

A vous de nous dire ce soir ce que vous n'avez pas encore saisi, ce qui vous inquiète encore, ce qui vous rassure, c'est le moment ou jamais. Ce bac 2021 sera donc une forme de retour à ce qui devait être une réforme du bac dans les grandes largeurs, mais c'était sans compter évidemment sur le Covid, un retour pour éviter que comme l'an dernier, seul le contrôle continu soit pris en compte. On a décidé de conserver, de revenir à une symbolique du bac, donc plancher sur un sujet donné, le même pour tous, avec les contraintes que l'on sait aujourd'hui. Est-ce que ce bac 2021 sera un bac normal ? Sera-t-il au rabais, comme on dit beaucoup ? Sera-t-il un bac très inégalitaire ?

Ce qu'on entend aussi énormément. Toutes les questions sont les vôtres. C'est le téléphone sonne, et soyez les bienvenus. Le téléphone sonne, 01-45-24-7000. Allez, la parole aux élèves. Tiens, pour commencer, c'est vous Pauline, bonsoir. Bonsoir. On vous écoute, Pauline.

2:02
Invité

Voilà, donc je suis élève en première, et je trouve ça bien que finalement les épreuves soient maintenues, parce que ça nous laisse un entraînement aux examens. Mais je me demandais pourquoi les élèves de terminale auraient la meilleure des deux notes qui seraient prises en compte entre le contrôle continu et l'examen, et pourquoi finalement les élèves de première ne l'auraient pas, au niveau de l'épreuve écrite, on n'aurait pas le choix de prendre la meilleure note entre l'examen et le contrôle continu.

2:31
Présentateur

Eh bien écoutez, vous allez avoir votre réponse tout de suite, Pauline. Merci beaucoup pour cette entrée en matière pour vous répondre, Edouard Geffray. Bonsoir, M. Geffray. Bonsoir. Vous êtes directeur général de l'enseignement scolaire, et Florence Delanois est avec nous également. Bonsoir, Mme Delanois. Bonsoir. Vous êtes proviseur, secrétaire général adjointe du syndicat des chefs d'établissement. Edouard Geffray, pourquoi est-ce qu'on prend le meilleur des deux en philo, mais pas en français ?

2:52
Jean Michel

Alors, il y a deux éléments qu'il faut avoir à l'esprit. Le premier, c'est que la philosophie, par définition, débute en terminale, et pour la plupart des élèves, se finit en terminale, là où le français, vous avez une antériorité d'un préparation qui est beaucoup plus grande. Vous en avez fait, j'allais dire, depuis presque toujours, et en tout cas au moins en secondaire, et en première en particulier. Deuxième élément, c'est qu'en philosophie, il n'y a qu'une seule épreuve écrite. En français, il y a à fois l'oral et l'écrit, et évidemment, il y a moyen par conséquent aussi de compenser, entre guillemets, les deux, entre l'oral et l'écrit.

Donc, c'est fait que ce n'est pas exactement la même situation, et donc la solution apportée n'est pas exactement la même.

3:25
Présentateur

Quelle est la différence avec les années précédentes ? On parlait de sujets dédoublés pour les écrits, notamment. Ça veut dire quoi, sujets dédoublés ? Ça veut dire qu'on a plus de choix, à la fois de textes ou de phrases à commenter ?

3:37
Jean Michel

Absolument. Alors, elle écrit en français lié à ce qu'on appelle les objets d'études, et donc, en fait, pour être sûr que les candidats tombent sur des objets d'études qu'ils ont bien vus et qu'ils maîtrisent parfaitement, il y a donc un dédoublement des sujets, c'est-à-dire qu'ils auront à la fois deux commentaires et deux fois trois sujets de dissertation sur les objets d'études en question. Donc, ils sont sûrs de tomber sur des choses qu'ils ont complètement vues au cours de l'année, et n'ont pas éventuellement vu de manière un petit peu précipitée, par exemple, à la fin d'année.

4:02
Présentateur

– Florence Delanois, vous, du côté du syndicat des chefs d'établissement, est-ce que ça fait partie des craintes et des interrogations que vous entendez, d'ailleurs, de la part des élèves de première, qui se sentiraient, comme Pauline, peut-être un peu lésés par rapport à leurs camarades de terminale et dans leur épreuve de philo ? – Je dirais que Pauline, sans doute, comme beaucoup de ses camarades, exprime une forme de stress, forcément. On est dans une situation très inédite. Et en plus, on vient de découvrir seulement ces mesures d'aménagement.

Nous, nous avions clairement demandé qu'elles soient annoncées le plus vite possible pour rassurer, justement, les élèves et les familles et avoir vraiment le temps d'expliquer que, globalement, tout est fait pour qu'aucun élève ne soit lésé en fonction d'une situation qui, de toute façon, est inédite. Donc, oui, il peut y avoir différence de traitement. M. Jeffrey l'a expliqué, a expliqué pourquoi. Je pense que, vu les mesures d'aménagement, avec notamment l'augmentation du nombre de sujets, ça devrait permettre à chaque élève de défendre ses chances à l'examen, comme il le mérite. – Et le temps, vous avez l'impression que vous l'avez désormais ?

Vous disiez qu'on voulait connaître les choses le plus tôt possible, effectivement, pour mieux préparer les élèves. Est-ce que, d'ici le mois de juin, 21 juin de juillet, notamment pour un certain nombre d'épreuves orales, le 17 juin pour les épreuves écrites, si je ne me trompe pas, voilà, Edouard Jeffrey dit oui avec la tête. Vous avez l'impression que vous avez le temps de préparer les élèves, le Florence Delannoy ? – Alors, sur les élèves de première, je dirais que, voilà, oui, on travaille depuis le début de l'année, quand même.

Même si un certain nombre d'établissements fonctionnent en enseignement hybride, il y a eu du travail, il y a eu des échanges, il y a eu de l'engagement de la part des professeurs comme des élèves. Donc, oui, le travail se poursuivra jusqu'à l'épreuve, mais on est simplement dans la poursuite de ce qui est engagé depuis le mois de septembre. – Allez, on continue parce qu'il y a beaucoup de questions. Il y en a beaucoup qui ressemblent, d'ailleurs, à celles de Pauline à l'instant. Je voudrais qu'on enchaîne avec Sylvie. Bonsoir, Sylvie. – Bonsoir. – On vous écoute.

5:57
Invité

– Merci beaucoup de prendre mon appel et merci de la qualité de vos émissions, pour commencer. Donc, je commencerai par un petit commentaire. Mon fils est en terminale sur un lycée de Seine-Saint-Denis. Et c'est un commentaire sur le grand oral et l'annonce qui a été faite de l'ajustement pour lequel les élèves pourront venir avec un commentaire sur les points du programme qui n'ont pas été couverts. C'est vrai que ça semble un petit peu un effet d'annonce dans la mesure où le grand oral est basé sur deux sujets qui sont préparés par les élèves et donc qui n'ont pas forcément d'impact avec les points du programme qui n'ont pas été vus, vu le contenu du grand oral.

Mais les professeurs dans le lycée de mon fils, qui est en demi-jauge depuis début novembre, se sont bien sûr focalisés sur le contenu des programmes et n'ont pas forcément pris non plus le temps de beaucoup préparer le grand oral. Donc, c'est vrai qu'il y a un effet d'annonce et en plus, ça manque de moyens pour la préparation de cette épreuve qui est complètement nouvelle pour tout le monde. Donc, néanmoins, j'ai deux questions pour ça parce que c'est vrai qu'on est dans une situation qui ne rassure personne. La première, c'est la compatibilité de la mise en place des épreuves en présentiel avec le protocole sanitaire.

Quid des élèves qui se sont déclarés malades ou qui a contact au moment de l'épreuve ? Est-ce que tout le monde va aller au rattrapage de sept ans ? Ce qui semble relativement peu faisable. Et puis, la deuxième question, c'est que je suis de plus représentante de parents d'élèves et j'ai remarqué que dans les annonces, il n'y avait rien qui concernait les bacs professionnels. Et puis aussi, aucun ajustement pour tous les bacs de section internationale pour lesquels il y a deux épreuves écrites début juin et pour lesquelles les écrits sont maintenus et les coefficients sont l'équivalent des coefficients de spécialité.

7:40
Présentateur

Merci beaucoup, Sylvie. Vous avez beaucoup de questions. Vous avez même mangé un certain nombre de questions qui venaient de la part des auditeurs. Mais ce n'est pas un souci. Merci beaucoup. Edouard Geffray, là-dessus. D'abord, basique, un élève malade, un élève cas contact, un élève positif, comment ça se passe ? Est-ce qu'il doit vraiment attendre septembre ? Est-ce qu'il y a un réaménagement plus tôt ? Comment ça se passe ?

7:59
Jean Michel

Alors, s'il est positif ou cas contact, la difficulté, c'est qu'il l'est possiblement pendant un peu longtemps. 7 jours, en tout cas. Et puis, s'il est cas contact plus positif, ça peut atteindre les 17 jours. Et donc, dans ce cas-là, on ne pourra pas faire autrement, évidemment, que de lui proposer l'épreuve de remplacement de septembre, en sachant cependant qu'il aura sa place conservée, notamment dans Parcoursup, qui est un premier point important. Deuxième point important, c'est qu'un élève qui justifierait, du fait du Covid, de son absence à l'épreuve de philosophie, on est en train d'examiner les choses, mais on va très vite probablement le confirmer.

On pourrait à ce moment-là considérer qu'il est absent, j'allais dire, pleinement justifié. Évidemment, il faut un style 4 Covid plus, mais à ce moment-là, retenir sa note de contrôle continu, pour lui éviter d'avoir passé uniquement ça en septembre.

8:45
Présentateur

D'accord. Justement, là-dessus, pourriez-vous... Ça complète aussi la question de Sylvie à l'instant, et c'est Anne sur FranceInter.fr, qui dit, pourriez-vous préciser de quel bac vous parlez ? Mon fils est en bac pro. Pas de changement prévu pour leurs examens, pour l'instant ?

8:58
Jean Michel

Si, alors, il y a bien des annonces qui ont été faites sur le bac professionnel, même si, pour une raison que j'ignore, elles ont été moins reprises médiatiquement, mais elles existent, donc je vais me permettre de revenir dessus.

9:09
Présentateur

Comme souvent, et c'est pas bien.

9:10
Jean Michel

Voilà, exactement. Je n'osais pas dire que c'était pas bien, parce que je suis bien élevé, mais sur le fond, je pense un peu, parce que c'est un tiers de nos élèves. Donc, si ça ne vous dérange pas, je veux bien qu'on entre un petit peu dans le détail. Allez-y, allez-y. Alors, il faut savoir qu'il y a 92 spécialités de bac professionnel. Donc, c'est ce qui explique, on est sur un paysage aussi qui est moins connu, parce qu'il est très divers. Donc, il y a deux choses qui ont été décidées. La première chose, c'est que sur les épreuves, sur les enseignements généraux qui donnent lieu à des épreuves communes pour tous les candidats.

C'est-à-dire le français, l'histoire-géographie, l'économie-gestion ou économie-droit, selon à qui on est, et puis tout ce qui est santé, sécurité au travail, etc. Donc, sur ces quatre épreuves-là, les élèves passent les quatre épreuves, mais seuls les deux meilleures notes seront retenues pour le calcul du baccalauréat au titre de ces quatre épreuves. Donc, en gros, les deux meilleures notes compteront pour tous les coefficients des épreuves correspondantes, ce qui est évidemment favorable aux candidats. La deuxième chose, c'est qu'en bac pro, vous avez ce qu'on appelle les CCF, les contrôles en cours de formation.

C'est-à-dire qu'en fait, d'ores et déjà, la majorité de votre bac professionnel est obtenue sur la base de ces contrôles en cours de formation, donc qui ont lieu dans le courant de l'année. Généralement, on y en a trois, parfois deux, ça dépend des matières. Donc, ce qu'on a dit là, c'est que dans tous les cas où des épreuves de contrôle en cours de formation avaient déjà eu lieu, il n'y en aurait pas de nouvelles et qu'on se baserait sur les notes déjà obtenues pour l'attribution du baccalauréat, ce qui, là aussi, évite aux candidats d'avoir à présenter au cours des prochaines semaines trop d'épreuves.

10:34
Présentateur

Voilà, c'était... C'est ça. Vous avez fini avec les...

10:38
Jean Michel

Mais donc, c'est des aménagements assez importants.

10:39
Présentateur

Avec les bacs pro et on y reviendra possiblement, d'ailleurs. Alors, on a eu un élève, une mère tout à l'heure. Je voudrais qu'on passe au prof, Sébastien, qui est prof de philo. Bonsoir.

10:50
Jean Michel

Oui, bonsoir. On vous écoute. Cette nouvelle modalité pour le bac de philosophie, qui est un peu l'épreuve reine qui distingue la France de tous les pays du monde, eh bien, est dans une situation un peu mi-chef, mi-chou, un peu compliquée, puisque certains élèves, dans des lycées où ils sont plutôt notés de façon généreuse, peuvent se dire qu'il n'y a aucune raison d'aller passer une épreuve avec des chances assez faibles d'avoir une note meilleure que pendant l'année, tandis que d'autres lycées notent de manière beaucoup plus sévère. Et donc, ceux-là seront évidemment très motivés pour travailler le plus possible et passer réellement l'épreuve.

En vérité, les élèves sont privés d'une épreuve de baccalauréat réelle, puisqu'il n'y a plus vraiment d'enjeu. Et c'est aussi, pour, j'imagine beaucoup de mes collègues, extrêmement compliqué de motiver des élèves pour continuer à travailler pendant ces quelques semaines, jusqu'au 10 juin, 10, 11 juin, une semaine avant l'épreuve de bac, et faire vraiment de la philosophie, c'est-à-dire apprendre à penser par soi-même, et qui a vraiment un enjeu démocratique.

11:58
Présentateur

Est-ce que vous auriez préféré, Sébastien, qu'on joue à 50-50, par exemple, 50% contrôle continu, 50% de la note où les élèves vont plancher ? En y réfléchissant, et comme ça, si vous aviez eu le choix, est-ce que vous pensez que ça aurait été finalement plus égalitaire, même ?

12:14
Jean Michel

Non, ce qui est égalitaire, c'est l'examen, le même pour tout le monde, les mêmes sujets pour tout le monde, qui ont été préparés par des professeurs qui ont pu traiter quasiment la totalité du programme, et avec quatre sujets au choix. Il y a tout à fait la possibilité, une évaluation qui peut être évidemment adaptée aux circonstances sanitaires.

Bien sûr, l'évaluation, on peut l'adapter, on ne peut pas exiger exactement la même chose dans une année assez particulière que d'autres années, mais il y avait la possibilité d'un traitement égalitaire de tous les candidats, sans leur dire, en fait, quoi qu'il arrive, vous aurez votre note de l'année qui sera retenue, mais qui n'est pas du tout la même selon les élèves. Selon les établissements, il y a des établissements à nouveau qui notent de façon très généreuse, et d'autres où on note d'un professeur à l'autre.

On n'a pas la même notation pendant l'année, on n'a pas les mêmes exigences, on peut motiver un élève en lui mettant une note un peu plus faible que ce qu'il aurait pu mériter, parce que comme ça, il ne peut progresser davantage.

13:18
Présentateur

C'est vrai, je vous suis Sébastien, et en même temps, ce qu'on vous rétorquerait, c'est qu'il y a eu des conditions d'apprentissage de la philosophie d'un lycée à l'autre qui ont pu être extrêmement différentes, en distanciel, en présentiel, en jauge, en demi-groupe, etc., et que plancher tous sur le même examen ne met pas forcément les élèves en fait face à une situation d'égalité.

13:37
Jean Michel

Comme il a été supprimé l'année dernière. L'année dernière, il n'y a pas eu d'examen. Donc voilà, soit on le maintient, soit on le supprime, mais entre les deux, c'est une situation qui est extrêmement... Et par ailleurs, les élèves se sentent un peu privés d'une réelle épreuve.

13:54
Présentateur

Avant de passer la parole à nos invités, puisque je vous tiens, Sébastien, j'ai une question qui vient d'Olivier sur franceinter.fr, et moi j'aimerais bien votre avis de prof là-dessus, parce qu'Olivier nous dit que ma fille est en terminale et elle n'a jamais planché 4 heures sur une dissertation, de philosophie au lycée, les dissertations faites l'ont été à la maison, elle avait plusieurs jours pour rendre sa copie. Comment passer l'épreuve en juin dans ces conditions ? Et au fond, c'est votre avis de prof que j'aimerais, Sébastien, là-dessus. Est-ce que cette épreuve, elle ne sert pas aussi à ça, en fait ?

À se dire, au moins, ils vont plancher 4 heures sur quelque chose, parce qu'arrivé dans le secondaire, dans le supérieur, il va bien falloir plancher, notamment pendant les TD, sur des dissertations et autres.

14:33
Jean Michel

Bien sûr qu'avoir l'occasion d'un entraînement réel, en 4 heures, c'est très bien, ça c'est évident, mais bon, voilà, il y a des circonstances sanitaires qui sont celles-là, ça n'a pas eu lieu l'année dernière, tout s'est arrêté dès mi-mars, et en général, il y a des bacs blancs, mais là, il n'y en a pas eu. Bon, voilà. Donc, en effet, toutes les situations sont... Bon, ce qui pourrait justifier de faire, comme l'année dernière, une note, en quelque sorte, fictive, qui ne correspond à rien, en espérant que le rituel de passage du baccalauréat pourra être réellement rétabli, mais là, il n'est ni supprimé, comme il a été l'année dernière, ni rétabli.

15:22
Présentateur

Merci beaucoup, Sébastien. Avant de vous passer la parole, Édouard Geffrey, j'aimerais bien qu'on entende Florence Delanois, là-dessus, du syndicat des chefs d'établissement, et sur cette crainte, notamment, évoquée par Sébastien, mais évoquée par d'autres, au fond, d'un bac terriblement inégalitaire, quand certains lycées ont noté sévèrement, d'autres moins, si bien qu'effectivement, cette épreuve écrite a beaucoup de sens pour les uns, beaucoup moins pour les autres.

Alors, je dirais, d'abord, effectivement, les conditions d'enseignement ont été inégalitaires, mais concernant la façon de noter les élèves, je crois que les professeurs, et dont la plupart des établissements, on a eu une vraie réflexion là-dessus. On avait quand même l'expérience de ce qui s'était passé au printemps dernier, et la réflexion sur qu'est-ce qu'on notait, comment on notait, qu'est-ce que le contrôle continue, je pense qu'à partir du mois de novembre, quand un certain nombre d'établissements ont basculé en hybride, on a mis ces questions-là sur la table.

Et donc, la notation a sans doute été beaucoup plus fine, et beaucoup mieux faite, sans doute, dans beaucoup d'établissements, que ce qu'elle avait pu être harmonisé au printemps. Alors, ensuite, sur le fait qu'il y ait une épreuve, mais écoutez, je crois qu'on a trouvé le meilleur compromis dans une situation qui, de toute façon, est ingérable. On ne trouvera jamais à satisfaire tout le monde, les parents, les professeurs, les élèves. Là, on a trouvé une solution qui permet à la fois aux élèves de s'entraîner, et qui permet aux élèves d'améliorer éventuellement leur note de contrôle continue.

Donc là, on a vraiment choisi l'entrée élève, et on a été, je crois, les décisions qui ont été prises vont vraiment dans le sens de l'élève. Ensuite, je dirais, aujourd'hui, les deux spécialités, c'est 32% du bac, la philo, c'est 8%, le grand oral, c'est 10%. Donc, voilà, il y a une occasion pour les élèves qu'ils n'ont pas eu, dans leur scolarité, à cause du confinement l'année dernière, de s'entraîner, en réalité, sur une épreuve de 4 heures. Ça, c'est très positif, et ils ne peuvent qu'améliorer leur résultat. Donc là, je dirais que c'est la moins mauvaise solution dans un contexte très compliqué.

Édouard Geffrey, c'est un entraînement, c'est un tour de stade, en fait, par rapport au contrôle continu, le fait de plancher, que ce soit à l'écrit, en philo, d'ailleurs, ou au grand oral.

17:31
Jean Michel

En tout cas, je crois que ce qui vient d'être dit par Mme Delanois, je crois qu'il ne faut pas penser le bac, en fait, comme étant déconnecté de la scolarité. On a un continuum, avec un point de passage qu'un baccalauréat. Et effectivement, cette génération d'élèves n'ayant pas pu passer le français l'année dernière, c'est sa première épreuve, vraie épreuve, en condition réelle, de 4 heures à l'écrit, comme à l'oral, je pense qu'on parlera du grand oral après. Donc ça, c'est la première chose.

La deuxième chose qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'effectivement, outre la réflexion qui a eu lieu vraiment à cet abîment et parmi les collègues que je me permets de saluer avec vraiment beaucoup de conviction, il ne faut pas oublier qu'il y a une harmonisation aussi. Et que donc, les phénomènes éventuels qu'on pourrait constater seront évidemment corrélés.

Et puis la dernière chose, c'est que, moi je veux juste partir, Mme Delanois dit très bien, on est parti d'une entrée élève, je reprends ces termes, c'est pas seulement, il y a deux choses, il y a quel est l'intérêt de l'élève, l'intérêt de l'élève, c'est d'être le meilleur de lui-même, quel est l'enjeu, l'enjeu, et une fois que cette angoisse en train de m'élever parce qu'il ne peut que faire mieux, l'enjeu, c'est pas seulement j'ai le bac, je donne l'humeur de moi-même, je me teste effectivement sur 4 heures, je vois ce que je peux donner, je mène une réflexion aussi, philosophique justement, on disait tout à l'heure, apprendre à réfléchir, apprendre à prendre du recul,

18:45
Présentateur

pense contre moi-même.

18:45
Jean Michel

Donc voilà, tout ça ne peut être que positif pour l'élève, et c'est pour ça que c'est la solution qui a été retenue.

18:51
Présentateur

Paul, bonsoir. Bonsoir. Vous allez être le porte-parole de beaucoup, beaucoup de nos auditeurs ce soir qui ont la même question que la vôtre, on vous écoute.

18:58
Locuteur non identifié

D'accord, d'abord merci pour la qualité de vos émissions, la longévité est le meilleur révélateur de cette qualité. La question concerne les sections OIB. Je pose cette question pour le compte de ma petite fille qui vit et va passer son bac à Hong Kong. Comment vont se passer les épreuves optionnelles de cette section OIB ? Il y a de l'écrit, il y a de l'oral, l'écrit, on peut comprendre, mais l'oral va se passer comment pour les deux options ?

19:26
Présentateur

Donc on parle de section internationale pour que les gens qui nous écoutent... Oui, oui, non, mais je vous en prie, pour que les gens qui nous écoutent se comprennent bien. D'accord. Édouard Geffray, comment ça se passe pour les bacs ?

19:35
Jean Michel

Alors, les épreuves écrites sont maintenues en l'état. En revanche, à l'oral, de manière à ce que, une fois encore, on mette toutes les chances du côté du candidat, les candidates et les candidats auront le choix entre deux sujets. Alors que normalement, c'est un sujet, là, ils auront le choix entre deux sujets, donc ils pourront choisir le sujet sur lequel ils sont le plus à l'aise.

19:52
Présentateur

Donc y compris, évidemment, quand on est à Hong Kong, comme la petite fille de notre auditeur, ou que ce soit dans le monde... Les règles sont les mêmes pour chacun. Tiens, vous parlez de Grand Oral tout à l'heure. Florence est professeure et nous dit ceci. Je ne comprends pas l'aménagement qui consiste à apporter au jury un descriptif des points au programme qui n'auront pas pu être abordés dans l'année car les élèves choisissent leur sujet et construisent leur oral sur des points du programme qu'ils ont choisis.

20:18
Jean Michel

Alors, l'oral, donc, se déroule en trois temps, le Grand Oral. Vous avez d'abord, donc, le candidat présente au jury deux questions qu'il a travaillées. Le jury lui donne... Enfin, je fais des questions et ensuite, après un temps de préparation, il le présente en cinq minutes. Sur cette partie-là, premier aménagement, il a droit à ses notes, ce qui n'était pas le cas avant. D'accord ? Deuxième partie, il y a une discussion qui s'engage de dix minutes dans le prolongement de sa présentation mais qui va plus loin.

Et c'est là que le fait de pouvoir évoquer les points qui n'ont pas été vus est important parce que si le jury était tenté de prolonger mais de faire le pont, par exemple, avec d'autres points du programme qui n'auraient pas été vus, il ne le fera pas. Et donc, l'élève est sûr de ne pas être mis en difficulté. Et puis, troisième temps, c'est le temps sur l'orientation et la suite du parcours qui, là, pour le coup, a été vraiment travaillé par l'élève tout au long de l'année puisqu'il a fait ses besoins au parcours sup, etc. Et donc, c'est la partie qu'il maîtrise évidemment autant que les deux précédentes.

21:07
Présentateur

Geneviève, bonsoir. Oui, bonsoir. On vous a fait beaucoup attendre, pardon Geneviève, on vous écoute. Non, non, ce n'est pas grave, c'était un plaisir de vous écouter. Bon, moi, je suis maman d'une élève de terminale au lycée Jules Guède de Montpellier. Donc, je voulais dire que j'étais assez contente ainsi que ma fille, d'ailleurs, parce que je suis un peu son porte-parole. Les aménagements qui ont eu lieu parce qu'il faut savoir quand même que c'est un bac hyper dévalué cette année. Il n'y a aucune épreuve écrite de mathématiques, aucune épreuve de physique, aucune épreuve de langue. Il ne reste plus, en fait, que cette épreuve de philosophie qui fait monter les élèves sur leur poubelle.

Comme vous le savez, cet après-midi, où il y a eu un blocage, où ma fille passait son bac blanc et personne n'a été passer le bac blanc. J'étais quatre à passer le bac, à passer ce bac blanc. Les élèves sont complètement démotivés, n'ont pas envie de faire grand-chose. C'est quand même une réalité. Et donc, au bout du compte, il ne reste plus que la philosophie, qui est quand même une matière importante, mais hyper accessoire. Et le grand oral, qui est quand même une façon de s'exprimer, d'aller devant des professeurs, avec toute la bienveillance que les professeurs ont en ce moment vis-à-vis des élèves. C'est-à-dire que tout le monde a son bac, quand même.

Il faut quand même dire 95% des élèves ont leur bac. Il reste 5%. Et je ne vois pas pourquoi les parents s'inquiètent. Nous, en fait, on est très rassurés. On est sûrs que, moi, je suis sûre que tous les enfants que je côtoie auront leur bac et ils le savent aussi. Donc, il y a quand même une sacrée fumisterie sur cette histoire de philosophie. Et je suis assez mécontente aussi vis-à-vis des syndicats qui sont même un peu à côté de la plaque. Mais du coup, Geneviève, qu'est-ce que vous suggérez ? Vous vous dites, vous, qu'il aurait fallu qu'on maintienne un certain nombre d'épreuves écrites ? Parce que c'est vrai que l'année a été extrêmement particulière.

Bien sûr qu'il aurait fallu en maintenir quelques épreuves écrites. Quand vous avez des enfants qui ont bossé leur maths, qui ont pris des SP l'année dernière, qui ont des difficultés par rapport à ce nouveau bac, on aurait très bien pu faire des demi-jauges et puis dire, vous allez passer une épreuve de mathématiques ou une épreuve de physique-chimie. Moi, ma fille, elle a SP, SVT, et physique-chimie. Elle ne fait rien cette année. Elle n'a aucune épreuve écrite. Donc c'est vraiment une belle fumisterie. Moi, je le dis. Et le ministère... Parce qu'en fait, le ministère, ils ont été contre la... C'est la contrainte des syndicats, tout ça. Et je ne trouve pas ça normal.

Déjà, nos enfants ont été, l'année dernière, par rapport aux Français, quand on nous parle d'égalité, nous, nos enfants, ils n'ont pas passé des profs de français. Donc ils ont eu le contrôle continu avec des profs pinotédiens. En plus, il y a quand même une certaine immoralité parce qu'on nous parle d'égalité. Les enfants qui sont dans les écoles privées n'ont jamais eu de demi-jauges. Nous, à Montpellier, tous les lycées privés ont eu des jauges entières. Alors que nous, nos enfants... Moi, ma fille est dans un lycée de quartier défavorisé. Et eux, depuis novembre, ils sont en demi-jauges. Et les parents ont fait pression.

quand le proviseur a voulu imposer une jauge entière à partir des vacances de février, j'ai appelé la proviseure et elle m'a dit parce qu'ils les ont remis en demi-jauges une semaine avant les vacances alors que les cas de Covid étaient beaucoup moindres. Et la proviseure m'a rétorqué nous avons des menaces par an par rapport au fait que nos enfants viennent et attrapent le Covid au lycée. J'entends ce que vous dites pardon Geneviève pour laisser un peu de place aussi et de temps aux autres auditeurs qui nous attendent et je vais évidemment demander à Florence Delanois son avis aussi.

Edouard Jeffrey, il y a des mots qu'a employé Geneviève sur un bac hyper dévalué des élèves au fond hyper démotivés lorsque, un temps soit peu, le contrôle continu s'est bien passé. Quelle valeur il a ce bac-là ? Est-ce qu'il en a un peu plus que celui de l'année dernière en hyper contrôle continu ? Vous savez,

25:12
Jean Michel

l'année dernière, il y a eu le même débat sur le thème est-ce que ça ne va pas dévaluer, etc. Avec à l'époque des inquiétudes à l'idée qu'on passe au contrôle continu. Cette année, on a des gens parfois les mêmes qui nous disent il aurait fallu tout passer au contrôle continu. Bon, c'est un débat sans fin. Mais une fois encore, la vérité, c'est que je crois qu'il ne faut pas déconnecter le bac du reste. C'est-à-dire, il y a un parcours de formation avec des professeurs qui en plus ont beaucoup travaillé sur justement ce qui était dit à la fin de l'année autour de l'évaluation.

Le bac constate, sanctionne, comme on dit parfois, un niveau et puis ensuite, les élèves passent dans le SUP ou en insertion professionnelle. Donc, il vient juste sanctionner un niveau. Ce niveau, c'est un niveau qui est acquis. Après ça, la façon dont il vient constater ce niveau est évidemment adaptée à la situation sanitaire. Mais dans 3 ou 4 ans ou dans un an, quand on interrogera les élèves en disant qu'on ne leur dit qu'il n'aura jamais de quel promo tué, on leur dit est-ce que tu as le bac ou pas le bac ? Et avec ou sans mention ? Et cette question-là, elle restera toujours la même et personne ne regardera l'année du bac.

26:13
Présentateur

J'aimerais bien votre avis là-dessus, Florence Delanois, sur cette idée que ce bac-là, comme celui de l'an dernier, donc, et savoir comment les choses se passent l'an suivant, l'année prochaine, est un bac dit hyper dévalué. Au fond, comment vous, qu'il est préparé à ça ? Vous, proviseur, vous recevez ce genre de critiques ? Je le ressens très mal parce que, et je le ressens très mal au nom de tous les professeurs et de tous les élèves qui ont travaillé toute l'année dans des conditions qui sont très difficiles pour justement maintenir au maximum le niveau.

Mais également, je dirais qu'aujourd'hui et depuis maintenant plus de 10 ans, le bac, c'est juste une attestation de fin d'étude parce qu'en réalité, le nouveau bac n'a fait que rejoindre une tendance qui avait déjà été fondée et amorcée par Coursup, mais auparavant aussi par APB. C'est-à-dire qu'en fait, c'est la sélection dans le supérieur qui maintenant est importante et cette sélection dans le supérieur, elle se fait bien sur les deux années de première et de terminale en contrôle continu.

Et donc, tous ces élèves ont déjà, actuellement, Parcoursup est en train de mouliner, ces élèves ont des compétences, ont des résultats qui ont de la valeur et c'est sur ces résultats qu'ils vont être sélectionnés dans le supérieur. Ensuite, le bac, ce serait juste le droit, la confirmation qu'ils ont bien le droit de s'inscrire dans la formation dans laquelle ils ont été sélectionnés.

donc, je dirais, le bac, il a toujours la même valeur, il a cette notion symbolique de fin du parcours lycéen, d'entrée dans le parcours supérieur, mais en réalité, les enjeux ne sont plus sur le bac depuis bien longtemps, les enjeux sont sur le contrôle continu première, terminale et l'affectation dans Parcoursup. Et l'affectation se fait en général, effectivement, c'est une question de calendrier avant d'obtenir le résultat du bac et effectivement, le résultat ne fait qu'ouvrir la porte en grand quand on a déjà le pied dedans, en fait, en gros, pour ce qui est des études supérieures, Édouard Geffrey.

28:04
Jean Michel

Enfin, ce qui ne retire pas ni son importance ni sa valeur, mais ce qui, effectivement, le positionne dans un continuum.

28:11
Présentateur

Tiens, une question, enfin, facile, je ne sais pas, mais en tout cas, question rapide, réponse rapide, c'est la vôtre, Hortense, bonsoir.

28:17
Locuteur non identifié

Oui, bonsoir. Moi, j'ai une question par rapport à la deuxième partie de l'oral de français qui est l'entretien où on est censé présenter une œuvre qu'on a étudiée pendant l'année ou qu'on a lue en lecture cursive. Et mon professeur nous a dit que nous n'avions pas le droit d'avoir l'œuvre avec nous lors de la présentation et hier, j'ai pu lire que finalement, on avait le droit à avoir l'œuvre avec nous et je ne sais pas du coup, vraiment, quelle est la bonne réponse si on doit avoir l'œuvre avec nous ou non.

28:49
Présentateur

Merci pour votre question, Hortense, ça va être rapide, Edouard Geffrey.

28:52
Jean Michel

Absolument, alors la réponse c'est que les candidats pourront avoir leur œuvre, alors effectivement, c'est nouveau depuis hier, c'est après les déménagements, mais donc vous avez tout à fait la possibilité de venir avec votre œuvre et de l'avoir par conséquent dans la main et de vous y référer quand vous allez la présenter.

29:05
Présentateur

Et bien voilà, comme ça, Hortense, vous voici rassuré. Sébastien, bonsoir.

29:10
Locuteur non identifié

Oui, bonsoir,

29:10
Présentateur

bonsoir à tous.

29:12
Locuteur non identifié

Eh bien moi, ce n'est pas vraiment en fait une question que j'ai à vous poser. Mon fils passe le bac de français donc au mois de juin comme beaucoup de ses concitoyens et il aura eu en fait entre le 2 avril et le 31 mai emploi du temps à l'appui 8 heures de français en présentiel parce qu'il est en enseignement hybride en enseignement hybride quand même depuis la Toussaint. Donc forcément, je me pose la question est-ce qu'on peut parler vraiment d'égalité des chances malgré le travail fourni et la bienveillance de sa professeur de français que je salue vraiment.

mais entre les enfants qui se présentent donc entre ceux qui auront eu des cours toute l'année finalement il y a un lycée pas loin du sien qui ont eu cours toute l'année en présentiel et lui est en version hybride donc une semaine sur deux donc je me pose vraiment la question est-ce qu'on peut vraiment oser dire aujourd'hui qu'il y a égalité ?

29:59
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien pour votre question j'en profite d'ailleurs pour en rebondissant sur votre question rebondir sur ce que nous disait Geneviève effectivement précédemment également sur les lycées privés qui ont été en présentiel en permanence les lycées publics qui ont été en jauge ou en distanciel beaucoup plus souvent Edouard Geffray est-ce qu'on peut vraiment parler d'égalité ? Est-ce que c'est là que vient se nicher la fameuse bienveillance dont parlait le ministre hier dans son intervention ?

30:24
Jean Michel

L'égalité des candidats devant un examen c'est le fait qu'on va les évaluer par rapport à leur situation de préparation et qu'on va les évaluer évidemment de manière bienveillante le ministre l'a dit hier la boussole c'est la bienveillance ensuite donc c'est pour ça qu'il y a eu des aménagements on est passé par exemple de 20 textes à 14 textes dans la voie générale et de 12 textes à 7 textes dans la voie technologique donc on a un nombre de textes beaucoup plus limité justement pour tenir compte du fait que les élèves étaient en hybride première chose deuxième chose qui est importante aussi c'est que les élèves pourront venir parce que c'est une question de grammaire à l'oral de français peut-être que certains de nos états ne le savent pas mais une question de grammaire ils pourront venir avec un descriptif professeur disant les points de grammaire qui ont été vus pendant l'année de manière à ce qu'ils ne soient pas interrogés mais aussi sur des choses qu'ils n'auront pas vues donc à la fin les élèves seront tous interrogés sur ce qu'ils auront vu effectivement avec leur professeur

31:19
Présentateur

avec votre casquette de proviseur et aussi de syndicat des chefs d'établissement comment on rassure à la fois les élèves et leurs parents sur la véritable égalité de ce bac 2021 alors je dirais peut-être déjà sur l'hybridation ou non des cours c'est peut-être dommage que les médias n'ont pas publié un résultat en palmarès des clusters publics privés bon ça pourrait être intéressant voilà ça soit dit en passant très rapidement je dirais tout simplement le bac c'est un examen c'est pas un concours donc c'est un examen et l'objectif c'est d'obtenir l'examen de toute façon si concours il y a si concurrence il y a ça s'est joué je le répète au moment de la sélection parcours sup parce que les élèves ensuite qu'ils obtiennent leur bac tout simplement avec 10,5 ou qu'ils obtiennent leur bac avec 18,5 ça leur fera plaisir d'avoir 18,5 et je le souhaite à tous mais les enjeux il n'y en a plus il n'y en a plus donc on n'est pas dans une logique de concours dans une logique de concours oui il peut y avoir cette vraie inquiétude ce stress si on n'a pas eu exactement les mêmes conditions de préparation mais là je le rappelle c'est un travail sur deux années et les choses sont de toute façon déjà faites il n'y a pas de compétition entre les élèves et en même temps vous m'avez intéressé Florence Delanois est-ce que vous avez vous un vrai comparatif cluster lycée public cluster lycée privé ou pas ?

ça existe ça ? on ne l'a pas c'est bien dommage on pourrait évaluer la participation de chacun à la sécurité sanitaire de tous ça existe Edouard Geffray ça ou pas ?

32:46
Jean Michel

non en tout cas je n'en ai pas connaissance mais je ne suis pas le spécialiste des clusters au ministère donc je n'en ai pas connaissance après je ne suis pas sûr que dans la réalité on puisse entrer dans ce type de débat mais en tout cas je n'en ai pas connaissance

33:01
Présentateur

Cyrielle est avec nous je ne sais pas si vous pourrez répondre à la question de Cyrielle Edouard Geffray mais on va essayer quand même Cyrielle on vous écoute allez-y oui bonsoir donc moi je suis Cyrielle

33:11
Invité

j'ai 36 ans je suis en reconversion professionnelle je passe mon brevet professionnel de coiffure donc cette année qu'en est-il pour nous ? en fait on est souvent les oubliés à savoir que voilà nous on a eu pas mal de cours en distanciel nos salons ont été fermés quand même pendant pas mal de temps voilà comment ça va se passer

33:37
Présentateur

pour nous ? est-ce qu'on peut répondre à cette question Edouard Geffray ?

33:40
Jean Michel

alors sur les examens professionnels donc de manière générale selon que vous êtes un candidat qu'on appelle scolaire c'est-à-dire qu'il est en établissement ou pas vous avez ces fameux contrôles en cours de formation ou des épreuves ponctuelles j'allais dire en fin de cursus donc en l'occurrence je pense que notre auditrice a plutôt des épreuves ponctuelles de fin de cursus et là en fait c'est le seul moyen de constater la compétence effectivement acquise on n'a pas d'autre moyen de le faire donc ces épreuves-là effectivement sont maintenues

34:12
Présentateur

question courte et réponse courte c'est celle de Géraldo bonsoir Géraldo bonsoir on vous écoute

34:17
Locuteur non identifié

alors tout d'abord je tiens à vous remercier de me donner la parole

34:20
Présentateur

allez-y

34:21
Locuteur non identifié

et deuxièmement je vais me présenter donc j'ai 24 ans et je repasse actuellement mon baccalauréat en candidat libre donc j'ai arrêté les cours en seconde à l'âge de 16 ans ensuite je suis parti en restauration et maintenant je compte rentrer en université de sciences et technologies très bien alors premièrement je tiens à préciser à quel point il est difficile de repasser son baccalauréat en candidat libre une fois sorti du système scolaire Paul Emploi m'a proposé trois institutions qui m'ont refusé qui m'ont refusé comment dire l'apprentissage du programme de lycée donc je me suis tourné vers le CNED pour la première année en français et actuellement beaucoup je travaille avec des bouquins que j'ai trouvés à la FNAC ma question ma première question c'est de savoir comment est-ce que vont être impactés les candidats libres qui ne sont pas du tout suivis par le CNED qui n'ont pas de contrôle continu comment vont-ils être impactés par les entre guillemets réformes du bac qui s'annonce

35:17
Présentateur

merci Géraldo en voilà une bonne question Edouard Geffray

35:21
Jean Michel

alors pour les candidats libres donc la situation et la réponse est un peu comme ce que je disais tout à l'heure c'est-à-dire qu'on n'a par définition qu'à moins d'attester d'un niveau puisqu'en fait la première fois qu'on les rencontre et qu'ils sont évalués par nous c'est au moment du bac et donc pour ces candidats ce sont effectivement enfin ils sont convoqués à des épreuves et ils passent ces épreuves et c'est uniquement sur la base de ces épreuves qu'on leur délivre le diplôme

35:42
Présentateur

il nous reste Lucas bonsoir Lucas bonsoir on vous écoute Lucas

35:46
Locuteur non identifié

merci de me recevoir donc j'ai une question c'était sur les bacs pro donc je pense qu'on a un petit peu oublié par monsieur Blanquet car on n'a aucune information au niveau du bac au contrôle continu donc j'aimerais avoir quelques petites réponses

36:04
Présentateur

on va vous les donner pardon de vous couper Lucas mais comme l'heure tourne Edouard Geffray vous avez donné un certain de nos détails en début d'émission mais il y en a plein à nouveau des questions sur le bac pro donc soyons extrêmement clairs pour rassurer les lycéens comme Lucas

36:16
Jean Michel

absolument donc tous les candidats au bac professionnel passent des épreuves qui sont communes en matière d'enseignement généraux c'est à dire le français l'histoire géographie prévention santé environnement et soit économie de droit soit économie de gestion tous passeront ces 4 épreuves mais seules les 2 meilleures notes obtenues à ces 4 épreuves seront retenues pour le calcul des résultats du baccalauréat ce qui leur est évidemment favorable c'est à dire que si vous avez deux épreuves que vous avez moins réussi seuls les deux les plus réussis qu'on trompe pour l'ensemble première chose deuxième chose pour tous les candidats qui sont scolarisés qui passent donc le contrôle en cours de formation chaque fois qu'ils auront déjà passé un contrôle en cours de formation pour une des matières qui est la leur ils n'auront pas besoin de passer ceux qu'ils devaient passer en fin d'année parce que le principe il y en a généralement trois donc s'ils ont déjà deux c'est pas la peine de passer le troisième donc ils auront tous moins d'épreuves et les deux meilleures notes sur les quatre enseignements généraux qui passeront

37:10
Présentateur

allez on croise les doigts pour vous tous évidemment qui passez le bac merci beaucoup pour vos nombreuses questions comme d'habitude Merci d'avoir regardé cette vidéo

Bac 2021 : des épreuves finalement aménagées — Jean Michel · Pourquijevote