Emmanuel Macron face aux auditeurs de France Bleu - C à vous - 22/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:25OuverteRéponse directe
Maryse, boulangère depuis 40 ans, sur le pouvoir d'achat
- 2:47OuverteRéponse directe
Marielle en Gironde sur la réforme des retraites et l'âge légal à 65 ans
- 3:22ComplaisanteÉludée
Olivier Besancenot sur sa réaction à la réforme des retraites
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Locuteur non identifiéPromesse
« Il a annoncé vouloir mettre en place un chèque alimentaire pour les plus modestes. »
- 2:53Locuteur non identifiéFait
« Quand on regarde tous les pays voisins, ils ont tous décalé l'âge de départ à la retraite. »
- 3:08Locuteur non identifiéChiffre
« Ces cinq dernières années, nous avons amélioré le taux d'emploi des seniors. »
Temps de parole
- Présentateur39 %
- Locuteur non identifié28 %
- Locuteur non identifié 218 %
- Invité11 %
- Présentateur 25 %
≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le candidat Macron s'est exprimé aujourd'hui. Oui, c'est ça, le président Macron refuse de débattre avec les autres candidats, mais il ne rejette pas le débat avec les Français. Il a participé ce midi à l'émission Ma France sur France Bleu, diffusée sur toutes ses radios locales avec des auditeurs. Le candidat à la présidentielle... Mohamed, votre micro ne fonctionne pas, donc je vais vous donner un micro de micro-main. Sinon j'ai un mégaphone. Il n'y a pas de souci, le président Macron refuse de débattre avec les autres candidats, mais il ne rejette pas le débat avec les Français.
Il a participé ce midi à l'émission Ma France sur France Bleu, diffusée sur toutes ses radios locales avec des auditeurs. Le candidat à la présidentielle a réagi aux 12 priorités de l'agenda citoyen issu de la consultation citoyenne Ma France 2022, qui a réuni un million de participants, Olivier Besancenot. Cette consultation organisée par France 3 a notamment dessiné les priorités des Français. Il y en avait 12. Et l'une des préoccupations importantes, c'était la santé et les déserts médicaux.
On a trop peu formé. Parce qu'on a voulu faire des économies en disant on va réguler, pardon de dire ça comme ça, mais par l'offre. Donc on va moins former, moins proposer de fonds, on dépensera moins. Ça a été une erreur. Et là, c'est finalement le pire des moments. Parce qu'on n'a pas encore recruté les nouveaux postes, on commence à voir les effets du Ségur, mais il y a un découragement. Et je dirais que le dernier facteur, c'est l'élément de sens. C'est pour ça que je veux lancer ce grand chantier de la santé. C'est que je veux redonner beaucoup plus de souplesse, de capacité à faire aux acteurs de terrain.
Macron a été interrogé par Maryse, boulangère depuis 40 ans, et vivant dans le Nord sur le pouvoir d'achat. Le président a vanté les mesures prises par le gouvernement pendant la crise du Covid-19. Il a annoncé vouloir mettre en place un chèque alimentaire pour les plus modestes.
Nous allons être confrontés à une crise alimentaire mondiale. Et donc la France va prendre l'initiative, porter une réponse concertée en européen. Et donc qu'est-ce qu'on va faire à court terme ? Un peu la même chose que sur l'énergie. Moi je veux mettre en place un chèque alimentaire pour aider les ménages les plus modestes et les classes moyennes à faire face à ces surcoûts, à inciter aussi plutôt à acheter en circuit court et à acheter français, et permettre qu'une partie légitime soit répercutée.
C'est Wendy Bouchard qui a interrogé le président avec les auditeurs. On a demandé à la présentatrice comment elle avait trouvé le candidat et non pas le président.
Je trouvais que c'était un président candidat assez serein, qui répondait de manière précise, détaillée, argumentée aux questions des auditeurs. Ils ont été huit, je crois, à lui poser des questions, mais sur des sujets d'ampleur, des déserts médicaux à l'éducation, de son programme pour la ruralité aux retraites. Il a détaillé ses propos de manière directe, franche, assez spontanée. Je crois que cet exercice lui a plu. Il est au contact avec la réalité, le quotidien des Français, comme il le fait parfois dans ses déplacements, mais ce qu'il fait moins peut-être aussi dans l'univers médiatique.
Olivier Besancenot, je sais que vous trépignez d'avoir les explications d'Emmanuel Macron sur sa réforme des retraites. C'est Marielle en Gironde qui a interrogé Emmanuel Macron sur sa volonté de faire passer l'âge légal à 65 ans.
Quand on regarde tous les pays voisins, ils ont tous décalé l'âge de départ à la retraite. Et à mesure qu'ils décalaient l'âge de départ à la retraite, ils amélioraient le taux d'emploi des seniors. Pour une raison simple, plus les employeurs savent que vous partez à la retraite à 62 ans, moins ils vous embauchent. Ces cinq dernières années, nous avons amélioré le taux d'emploi des seniors. Et donc, pour répondre à votre question, premier élément, mécaniquement, le taux d'emploi des seniors se décalera avec le décalage de l'âge légal. On l'a vu chez tous les voisins.
Olivier Besancenot, nous sommes dans la story média, même si je pense que vous avez envie de réagir à cette réforme. Juste une question purement médiatique. On voyait les images avec Babette tout à l'heure du débat de 2017 pour Philippe Poteau avec François Fillon. Philippe Poteau qui dit qu'on ne va pas gagner cette élection présidentielle, on le sait en clair, on veut mettre la lumière sur cette élection. Le fait qu'il n'y ait pas de débat, ce n'est pas de lumière aussi sur le nouveau parti anticapitaliste. C'est comme ça que Philippe Poteau le disait il y a quelques heures encore dans la presse.
Non, il n'a pas dit comme ça. Ce n'est pas la lumière sur nous. Nous, on est peu de choses. Sur les idées. Voilà, sur des idées qu'on a préconisées. On représente à notre manière, on participe à représenter une réalité politique qui existe dans ce pays. Et à gauche, il faut que tout le monde se mette en tête qu'une seule famille ne peut pas faire la synthèse de toutes les formes de radicalité sociale, démocratique, écologique qui sont exprimées. Nous, on en représente une. Mais le problème, il est plus substantiel que ça. C'est qu'on ne peut pas chacun évoluer dans des bulles à un moment où le monde est en crise. Enfin, on n'a que des crises, des crises majeures.
Après, il y a les réponses des uns et des autres. Mais on a une crise écologique majeure, une crise économique qui va se rattraper à nous parce que la crise de surproduction est là. On a la crise militaire, on a la crise sanitaire. On a le droit de se dire que c'est le moment d'avoir des confrontations d'idées. Et là, on a cette espèce de truc de télécampagne comme on fait du télétravail. Ça, ça ne colle pas.
Oui, la télécampagne plutôt que le télétravail. Bon, bref, j'ai compris la méthode.
C'était le principal.
Merci beaucoup, Olivier Vosancenot.