Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewJordan Bardella· 28 avril 2026 3 min

« Qui paiera les 2 000 milliards d'euros pour le budget de l'Union européenne ? »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci monsieur le président. Monsieur le commissaire. À l'heure où les familles européennes comptent chaque euro dépensé, nous examinons aujourd'hui ce qui devrait être l'acte politique le plus transparent et le plus responsable qui soit le budget de l'Union européenne pour les 7 prochaines années.

Chaque contribuable devrait suivre les échanges que nous avons aujourd'hui car il en va de ses impôts, de l'utilisation de son argent et en vérité de son avenir. Car un budget n'est pas un simple empilement de chiffres. C'est une vision et en définitive la vérité d'un projet politique.

Et cette vérité, mes chers collègues, inquiète. Elle inquiète d'abord par la méthode. Comment ne pas s'alarmer de ces manœuvres consistant à doter l'Union européenne d'un budget avant l'élection présidentielle française prévue au printemps 2027, contrairement au calendrier habituel ? et cela afin de forcer la main du prochain président de la République.

Elle inquiète par son ampleur près de 2 milliards d'euros, une hausse vertigineuse de près de 60 %. Cette suite en avant est non seulement inédite mais pose une question simple et presque élémentaire. Qui payera ?

Pour la France seule, les forces supplémentaires se chiffreraient à environ 20 milliards d'euros. Qui payera ? Ce sont donc les contribuables.

Vous proposez de nouvelles ressources propres. En langage courant, on dirait de nouveaux impôts à l'échelle européenne. Taxe sur les déchets électroniques, taxe sur le tabac, taxe sur les grandes entreprises européennes.

Ponction des bases fiscales nationales. Vous proposez d'accroître massivement les dépenses extérieures, de distribuer toujours plus de chèqus à des États étrangers, de doubler certains fonds hors compétence, d'augmenter de 40 % le coût de votre administration. En somme, vous poursuivez des politiques dont l'efficacité reste à démontrer mais de dont le coût lui ne cesse d'augmenter.

On pourrait légitimement se demander s'il s'agit du budget d'Ursula Van Derleon, la présidente de la droite européenne ou bien tout simplement celui de Pedro Sanchez, le premier ministre socialiste espagnol. Vous le comprendrez face à cette fuite en avant, nous portons une autre ambition. Nous proposons de baisser les dépenses inutiles, de réduire la bureaucratie et les dépenses de fonctionnement, de cesser de dépenser ailleurs l'argent dont on manque chez nous, de protéger nos agriculteurs en sanctuarisant leur dotation, de lutter contre l'immigration clandestine plutôt que d'accueillir toujours plus, d'investir enfin dans ce qui fera demain la puissance des nations européennes.

Cette maîtrise des dépenses offrirait la possibilité de réduire le poids des contributions nationales, notamment celles supportées par la France comme l'on fait l'Allemagne ou les Pays-Bas. Soyez-en certain, nous serons au rendez-vous de cette exigence démocratique.