Bourdin Direct du 22 mai - 7h/8h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 21 %Défensif 11 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 29 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteÉludée
Est-ce qu'il faut craindre une seconde vague ? Peut-on se détendre ?
- 0:28OuverteÉludée
Pourquoi une judiciarisation de la période du coronavirus ?
- 1:05OuverteÉludée
Le port du masque obligatoire dans les transports est-il supportable ?
- 3:15OuverteÉludée
La date du 28 juin pour le second tour des municipales est-elle raisonnable ?
- 3:58OuverteÉludée
Bruno Le Maire a-t-il signé le prêt de 5 milliards d'euros pour Renault ?
- 5:59OuverteÉludée
L'application Stop Covid sera-t-elle déployée le 2 juin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:11PrésentateurFait
« Edouard Philippe annoncera aujourd'hui la date du second tour des municipales. »
- 5:14PrésentateurFait
« Le nombre de foyers de contamination a presque doublé en cinq jours. »
- 8:40PrésentateurFait
« Au Brésil, le pays a dépassé les 20 000 morts. »
- 11:11PrésentateurChiffre
« 10 000 décès enregistrés en EHPAD. »
- 22:03InvitéChiffre
« Depuis début mars, plus de 45 000 mariages ont été annulés. »
- 27:40PrésentateurFait
« Plus de tests et donc plus de foyers de contamination identifiés : 46 selon le dernier bulletin de santé publique France. »
- 28:48PrésentateurChiffre
« 28% de ces foyers concernent des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion. »
- 28:55PrésentateurChiffre
« 19% concernent les entreprises comme les abattoirs. »
- 28:57PrésentateurChiffre
« 17% concernent des établissements de santé. »
- 35:27InvitéPromesse
« C'est l'augmentation des salaires pour toutes et tous de 300 euros minimum qu'on soit personnel médical ou non médical, qu'on soit ouvrier, soignant, administratif. »
- 35:37InvitéChiffre
« C'est l'augmentation des effectifs de plus de 100 000 postes dans les hôpitaux et 300 000 dans les EHPAD. »
- 35:43InvitéPromesse
« C'est aussi l'augmentation des budgets globaux des hôpitaux, de la santé. »
- 35:49InvitéFait
« C'est l'augmentation des lits. On l'a vu avec la crise Covid, les lits ont fait cruellement défaut. »
- 36:03InvitéPromesse
« Ce qu'on demande, c'est aussi un changement radical de gouvernance à l'hôpital public. »
- 36:18InvitéPromesse
« Et puis surtout, on veut la titularisation de toutes les contractuels. »
- 36:20InvitéChiffre
« il y a à peu près 20% des collègues qui sont contractuels sur les post-vacances. »
- 39:03InvitéFait
« Je pense comme beaucoup que Ségur restera le nom d'une avenue entre le 7e et le 15e arrondissement ni plus ni moins. »
- 40:07PrésentateurFait
« Elle nous dit le 24 janvier, il n'y aura pas de propagation du virus en France, on en est à 27 000 morts. »
- 42:35PrésentateurChiffre
« 83 nouveaux décès enregistrés en 24 heures selon le dernier bilan. »
- 43:14professeurChiffre
« En cinq semaines depuis le 16 avril le nombre de décès quotidiens a diminué de 50%. »
- 43:26professeurChiffre
« Pour la France vous le citiez pour les nombres de décès quotidiens il a été réduit ce nombre de 95%. »
- 49:26PrésentateurChiffre
« Jusqu'au week-end dernier il n'y avait à Madagascar que 300 cas en tout, un seul malade en réanimation et aucun mort pour une population de 27 millions d'habitants. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Présentateur 26 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Vendredi 22 mai, l'info sur RMC. Il y a vous tous, il est 7h, bon réveil dans un instant. On continuera à répondre à toutes les questions que vous vous posez, non seulement sur le coronavirus, est-ce qu'il faut craindre une seconde vague ? Est-ce qu'on peut quand même y aller franchement ? Est-ce qu'on peut oser enfin commencer à se détendre ? Et puis malgré tout, un retour aussi de tristesse de la part de tous ceux qui ont perdu leurs proches dans les EHPAD, enfants, petits-enfants de ceux qui sont décédés, qui commencent à porter plainte. Il y a une judiciarisation de cette période du coronavirus.
On l'a vu, des plaintes contre le gouvernement et puis des plaintes désormais contre les EHPAD. La petite fille d'une personne qui est décédée dans un EHPAD et qui a lancé cette action de groupe, comme on dit maintenant, sera avec nous dans un instant. D'ici là, c'est le journal de Céline Kallmann. Bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. C'est encore une journée de chaleur dans tout le pays. Le port du masque obligatoire dans les transports et dans certaines zones est de plus en plus difficile à supporter. Vous l'entendrez. Le gouvernement a tranché. Edouard Philippe annoncera aujourd'hui la date du second tour des municipales.
Selon nos confrères de BFM TV, c'est bien le 28 juin qui a été retenu. 28 juin, sauf avis contraire du Conseil scientifique. Le prêt par l'État de 5 milliards d'euros réclamé par Renaud n'est pas encore signé. C'est ce que précise ce matin le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, dans le Figaro. Il demande aux constructeurs de prendre des engagements. Bienvenue à tous sur RMC. Depuis maintenant plusieurs semaines, nous devons apprendre à vivre avec les masques. Port obligatoire dans les transports, mais aussi dans certains quartiers comme à Strasbourg ou encore Saint-Malo. Sauf qu'avec la chaleur de ces derniers jours, porter le masque devient de plus en plus contraignant et dérangeant.
Nicolas Trenou. Le masque au travail, le masque entre copines sur la pelouse des Invalides,
le masque toute la journée qui tient déjà chaud. Il est encore plus difficile à porter quand le soleil tape pour Anaïs et Amandine.
Il mérite au niveau du nez. Et là, avec les chaleurs qui arrivent, c'est vrai que c'est assez dérangeant. Mais bon, on n'a pas le choix, donc on le porte. Je prends mon mal en patience et j'ai hâte de l'enlever.
Quand même, ce n'est pas très agréable. Là, on est en plein soleil, donc effectivement, ça me brûle un peu la peau. Mais voilà, même quand je fais du vélo, je transpire beaucoup plus.
La transpiration, justement, rend le masque moins efficace, explique Olivier Gibert,
le porte-parole de l'organisme AFNOR, qui certifie les masques grand public. Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries. Donc, il est recommandé pour chaque porteur de changer de masque si celui-ci devient humide ou si ça rend la respiration difficile. Évidemment, si on est dans une période chaude, on va privilégier des masques qui ont, à minima, une couche intérieure ou extérieure en coton. Donc, discutez-en avec votre pharmacien, qui lui-même aura forcément des notices avec la composition du masque qu'il propose.
Et surtout, il est déconseillé de tirer sur le masque pour aérer la peau et de le remettre ensuite, car chaque manipulation présente un risque de contamination. C'est décidé. Le Premier ministre Edouard Philippe va annoncer officiellement aujourd'hui la date choisie par le gouvernement pour le second tour des élections municipales. Oui, et selon nos confins de BFMTV, c'est le 28 juin qui a été arrêté, sous réserve, évidemment, de l'évolution de la maladie. Et sauf avis contraire du Conseil scientifique, pour Agnès Lebrun, vice-présidente de l'Association des maires de France, maire de Morlaix, la tenue du scrutin fin juin est une bonne chose.
C'est vrai que cette date faisait consensus depuis plusieurs jours parce qu'elle est en vérité la plus raisonnable. L'argument sanitaire, il demeure, puisqu'on a bien vu que c'était sous réserve et conditionné par une évaluation sanitaire. Et l'argument sanitaire demeure, mais surtout, il demeurera. C'est-à-dire qu'une autre date aurait pu être choisie, par exemple, septembre-octobre. Et pour autant, la situation sanitaire, nous n'avions aucune garantie sur ce qu'elle pouvait représenter à l'automne, pas plus qu'en janvier. C'est important, la démocratie. C'est absolument essentiel. C'est ce qu'on appelle un bon coup de pression dans les colonnes du Figaro.
Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, précise qu'il n'a pas encore signé le prêt de 5 milliards d'euros demandé par Renault pour faire face à la crise. Des rumeurs circulent sur la fermeture d'au moins trois sites. Et c'est dans ce contexte d'incertitude, d'ailleurs, pour le groupe que l'usine de Sandouville en Seine-Maritime rouvre ce matin. Le site avait été fermé il y a deux semaines pour des raisons sanitaires. Jacques Bélanger y est chef d'unité et il est ravi de pouvoir enfin reprendre le travail. Je suis confiant et très content. Avec mon équipe, on s'envoie régulièrement des textos parce qu'ils me demandaient alors as-tu des nouvelles et tout ça.
J'étais content de leur dire on recommence. Pour moi, les mesures sanitaires, ils y étaient déjà. Donc quand on arrivait directement devant le poste de garde, on avait du gel hydroalcoolique. Ils nous distribuaient des masques. Juste derrière, ils nous prenaient la température. On a été surpris de la décision de justice. Je n'en veux pas, mais ils auraient pu faire différemment. On a perdu deux semaines. RMC 7h05. 56 salariés d'un abattoir de Fleury-les-Aubrais dans le Loiré ont contracté le coronavirus ainsi que 13 cas contacts supplémentaires. Ils ont tous été placés en 14 ans.
Aujourd'hui, un plan de reprise d'activité va être proposé aux représentants du personnel en vue d'une reprise du travail lundi. Le nombre de foyers de contamination a presque doublé en cinq jours. C'est ce qui ressort du dernier bulletin de Santé publique France publié hier soir, Jean-Baptiste Bourgeon.
Oui, il y a 46 foyers de contamination sur le territoire. Des clusters identifiés depuis le 9 mai.
Et ces foyers de contamination se situent avant tout dans les établissements sociaux d'hébergement. Par exemple, les foyers de jeunes travailleurs, les entreprises comme les abattoirs et les établissements de santé. Ces foyers de contamination sont pour l'instant maîtrisés grâce aux tests et à l'isolement, assure Santé publique France. L'autorité de santé précise également que ces 46 clusters ont été recensés sans tenir compte des EHPAD et des milieux familiaux restreints. Merci Jean-Baptiste. L'application Stop Covid va-t-elle finir par voir le jour ? Une application censée vous prévenir immédiatement en cas de contact avec une personne qui a été testée positive à la maladie.
Le gouvernement a publié hier un dossier complet de présentation pour assurer sur son utilisation. Paul Barcelone.
Pas de géolocalisation, anonymat des données et téléchargement au bon vouloir de chacun. Alors concrètement, pour recevoir une notification, il faut avoir été en contact à moins d'un mètre pendant plus de 15 minutes, par exemple dans les transports en commun ou dans un commerce, avec une personne qui a été testée positive au Covid-19 et a choisi de se signaler sur cette application. Le gouvernement a mis une fois de plus sur la responsabilité collective, mais pour que Stop Covid soit vraiment efficace, plusieurs experts estiment que 60% de la population doit la télécharger. Un défi énorme alors que le déploiement de l'application est attendu le 2 juin.
D'ici là, sueur froide garantie pour le gouvernement. Avis de la CNIL, la Commission Nationale Informatique et Libertés lundi, débat puis vote au Parlement mercredi prochain.
Savoir si l'on a été contaminé par le Covid-19, de plus en plus de particuliers, vous en faites peut-être partie, se font tester, mais les autorités incitent à la prudence, répétant qu'un résultat positif ne garantit pas l'immunité. Hier soir, le ministère de la Santé a publié une liste de tests sérologiques certifiés. Martin Bourdin avec Alfred Orange. Odile doit partir demain, s'occuper de son père pendant trois semaines, alors elle a pris les devants pour éviter de prendre des risques.
J'ai fait le test sérologique il y a cinq jours. Il était négatif. Quand on est en contact avec des gens de sa famille qui sont très âgés, malades et les contaminés, c'est très angoissant.
Ce test, c'est son médecin qui lui a prescrit son coût 38 euros, une dépense qu'elle assume.
Il m'a dit que c'était fiable à 70% environ, mais j'assime que c'est mieux que rien.
Julie, elle, a développé des symptômes pendant le confinement. Il voudrait vérifier qu'il ne s'agit pas du coronavirus, mais impossible de se faire tester en laboratoire cette semaine. Ils nous ont dit qu'il y avait énormément d'affluence. On pouvait attendre jusqu'à deux heures juste pour faire une prise de sang. Pourtant, ces tests sont à prendre avec prudence, surtout si le résultat est positif, d'après Lionel Baran, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux.
Il faut faire très attention et ne surtout pas utiliser le test en se disant si c'est positif, je peux enlever les mesures barrières, c'est-à-dire de se croire protégé alors qu'on ne l'est pas.
Et d'après ce spécialiste, pour qu'il soit efficace, ce test sérologique doit être fait au moins 21 jours après l'apparition des symptômes. La PMA pour toutes va devoir attendre. Gilles Le Gendre a renvoyé le vote définitif à une date ultérieure. Impossible d'adopter le texte avant l'été en raison de la crise sanitaire, a fait savoir le président du groupe des députés La République En Marche. Au Brésil, le pays a dépassé les 20 000 morts. La pandémie s'accélère. Le nombre de décès a doublé en seulement 11 jours.
Réunis autour du cercueil d'Amanda, la famille prie pour le repos de cette jeune femme de 22 ans victime du coronavirus. Dévasté, son père Claudio lance un appel à ses compatriotes.
On voit des gens sans masque qui ne prennent aucune précaution. Les gens doivent faire attention, se protéger. Cette maladie est bien là, elle existe. Sinon, ma fille ne serait pas morte.
3000 kilomètres plus au nord, Sao Luiz a été la première grande ville du Brésil à décréter le confinement le 5 mai. Même si l'épidémie semble ralentir, pas question de se relâcher Martel Carlos Lula, secrétaire d'État à la Santé de l'État du Maragnan. Nous devons agir avec précaution. Nous n'allons pas encore nous déconfiner parce que sinon, nous allons avoir une deuxième vague à Sao Luiz. Entouré de ses ministres et en visioconférence avec les gouverneurs des 27 États du pays, le président du Brésil, Jair Bolsonaro, tente d'enrayer les conséquences économiques de la crise sanitaire.
Nous nous réunissons pour travailler ensemble à l'élaboration d'un accord afin de débloquer une aide de 10 milliards d'euros pour les États et les municipalités. Depuis mercredi, poussé par un Bolsonaro convaincu de son efficacité, le ministère de la Santé recommande l'usage de la chloroquine pour les patients légers du Covid-19.
Allez, une belle histoire pour finir et la fin de l'angoisse toute relative, il faut bien l'avouer. Pour un gagnant d'euros millions, le 20 mars, il a trouvé, et bon numéro, 17 millions d'euros à la clé, mais il a dû attendre la fin du confinement pour empocher le pactole. Nicolas Repère.
C'est un confinement dont ce joueur de l'auto se souviendra toute sa vie. Alors que les Français sont invités à rester chez eux, il tente sa chance à l'euro million malgré l'épidémie. Et le 20 mars, il apprend qu'il remporte le jackpot de 17 millions d'euros. Mais vu le contexte sanitaire, impossible de venir récupérer son chèque tout de suite au siège social de l'opérateur dans les Hauts-de-Seine. Il conserve alors son reçu dans la coque de son téléphone. Pendant deux mois, il ne quitte pas ce précieux ticket de ses yeux. Le chèque, lui, est finalement remis dans un centre de paiement en Bretagne, à moins de 100 kilomètres de son domicile.
Après 50 jours d'attente confinés chez lui, le regagnant a eu du temps pour réfléchir à sa nouvelle vie. Et déjà une première dépense, il s'est acheté une voiture neuve et compte faire un voyage dès que ce sera possible. Je vais prendre soin de moi et me refaire une santé, car j'ai toujours beaucoup travaillé. Confie-t-il à la Française des Jeux ?
Voilà, 17 millions d'euros, c'est pas mal. Ça fait rêver Apolline, non ? C'est finalement un confinement plutôt agréable pour ce joueur-là. Pour d'autres, il y a eu des drames et des drames silencieux, ces drames que l'on a égrenés chaque soir avec le nombre de morts en France et en particulier ceux qui sont morts dans des EHPAD. 10 000 décès enregistrés en EHPAD. Et désormais, enquête et plainte qui se multiplient contre les maisons de retraite. On est avec Olivia Mokievski, bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC et RMC Découverte. Vous êtes la présidente et la porte-parole du collectif 9471.
Ce nom d'abord, c'est parce que quand vous avez créé ce collectif, on en était à ce décombre funeste. 9 471 décès en EHPAD. On va en venir dans un instant à votre plainte. Vous, vous avez perdu votre grand-mère qui avait 96 ans, qui vivait en EHPAD et qui avant, le coronavirus était en très bonne forme. Est-ce que vous pouvez d'abord nous raconter ce qui s'est passé pour votre grand-mère et pour ceux qui vous ont rejoint dans ce collectif ? Ce qui est assez troublant, c'est que ce soit en EHPAD, public, privé, quels que soient les groupes auxquels appartenaient ces maisons de retraite, ce qui est très troublant, c'est que nous avons à peu près tous la même histoire.
On a constaté assez rapidement un manque de précaution par rapport à ce qu'on nous annonçait. On a vu en effet qu'il y avait parfois du personnel qui n'avait pas été formé. Dans mon cas, par exemple, c'était un animateur qui venait d'être embauché et il était collé à ma grand-mère sans masque, sans protection. Il était en train de pestillonner sur elle. Il n'y avait aucun respect des gestes barrières. Et quand j'ai parlé avec cet animateur ensuite, il m'a dit « Oui, mais je n'ai pas été formé, je n'ai pas de blouse, je n'ai rien.
» Donc voilà, ça a commencé déjà comme ça parce qu'on a tous été alertés parce qu'on voyait quelques minutes par jour à travers les Skype qui avaient été mis en place puisqu'on ne pouvait plus aller voir nos parents. C'était ça le vrai problème surtout, c'est que les visites étaient interdites. Donc ça, on le comprenait tout à fait. Mais ce qu'on n'a pas compris, c'est comment ces établissements qui devaient être les établissements sans doute les mieux protégés de France, c'est là où la protection devait être maximale, ce n'était pas ce qu'on voyait. Et on n'était pas début mars, on était déjà fin mars.
Donc on savait déjà que cette population était particulièrement à risque, qu'il fallait se protéger, qu'il fallait respecter les gestes. Exactement. Et on entendait à ce moment-là qu'il y avait des maisons de retraite qui étaient, elles, exemplaires, qui se confinaient avec leurs salariés, qu'il y avait des directeurs d'EHPAD qui faisaient leur possible. Donc il y a eu des cas où ça s'est très, très bien passé. Mais nous, dans nos cas, nous, ce qu'on voyait, c'était surtout des salariés qui nous alertaient et qui nous disaient « on n'a pas suffisamment de masques, qu'est-ce qu'on sait ? » Et surtout, il y a qu'il commence à y avoir des cas de Covid. Et nous, ça, c'est la deuxième partie.
Parce qu'à la rigueur, les négligences, même si c'était une crise qui ne tombait pas dessus, on aurait eu le temps de se préparer. Et on aurait eu le temps de faire en sorte que ces établissements soient, eux aussi, exemplaires et prennent toutes les precautions nécessaires. Mais au-delà de ces manquements, après, il y a eu la phase du secret. C'est-à-dire que ces établissements sont devenus des établissements qui ont fonctionné à huis clos. et on n'a plus réussi à avoir de nouvelles de nos proches. Et quand on avait des nouvelles d'eux, on nous savait que tout allait bien. Et donc, on ne s'inquiétait pas.
On nous disait « écoutez, il n'y a pas de cas de Covid, tout va bien, votre proche va bien. » Et du jour au lendemain, ce qui est le cas de toutes les familles qui, aujourd'hui, se manifestent, on les appelle pour leur dire que leur proche est mort ou qu'il est mourant. Et là, on n'a pas pu... Ce que vous voulez dire, c'est qu'ils ne vous ont pas alertés en vous disant « attention, on est inquiet, il y a des cas de Covid » ou alors votre grand-mère est malade. C'est bien ça le problème, vous imaginez bien. Aujourd'hui, nous, ce n'est pas parce qu'on a perdu nos proches du Covid qu'on entame des actions comme ça en justice. C'est évidemment... Comment ça s'est passé ?
C'est-à-dire que nous, on a... Le secret qui a entouré tout ça nous fait nous poser des questions. Est-ce que nos proches ont été... On les a laissés mourir ? Est-ce qu'on les a aidés à mourir ? Comment ça se fait qu'on n'a pas été prévenus, qu'ils étaient malades ? Moi, dans mon cas, j'ai vu, par exemple, les symptômes chez ma grand-mère au cours d'un Skype. Elle toussait, elle s'endormait devant l'ordinateur et on m'a dit « Non, non, mais votre grand-mère, elle est juste déprimée, en fait. Elle ne sort pas. Elle est fatiguée. Elle a déambouillé un peu cette nuit. » Ça veut dire que ce n'est pas juste un secret, c'est qu'ils ont nié.
C'est-à-dire que même quand vous avez vu, même quand vous avez senti que ça n'allait pas, on vous a dit « Non, non, ne vous inquiétez pas, ça n'est pas ça. » Oui, parce qu'en plus, il y avait des familles qui m'alertaient, qui me disaient « Attention, moi, mon proche a de la fièvre. Je le sais, j'ai vu. » Et il y a, par exemple, à l'étage de ma grand-mère, on m'a dit à un moment donné, « Il y a beaucoup de personnes qui sont contaminées. » Et quand je posais la question, elle me disait que ce n'était pas vrai. Donc la direction me disait « Non, non, ce n'est pas vrai. Votre grand-mère va très bien. On n'a pas réussi à vous rassurer. On est désolés. » Mais tout va très bien.
Jusqu'au moment où, en fait, j'ai demandé à ce qu'un médecin vienne. Vu les symptômes, on me disait que ce n'était pas la peine. Et à un moment donné, j'ai forcé la main pour qu'un médecin vienne. Et là, on l'a trouvée mourante. Et quand elle arrivait à l'hôpital, elle était en stade final du Covid. Donc c'est ça, aujourd'hui, nos proches ont dû penser qu'on les a abandonnés. On n'était pas là, mais simplement parce qu'on ne connaissait pas la situation. On ne nous a laissé aucune chance de pouvoir les sauver ou de pouvoir agir ou de pouvoir, pour moins, leur dire au revoir.
La manière dont ça s'est passé, c'est ça qui, aujourd'hui, nous nous choque et fait qu'on est complètement traumatisés. Ce n'est pas simplement un deuil. La manière dont ça s'est passé soulève énormément de questions. Quelles étaient les recommandations de l'État ? Comment ça s'est passé ? Dans quelles conditions sont-ils morts ? Votre grand-mère, si on prend votre cas, a été emmenée, finalement, parce que vous aviez imposé la présence d'un médecin, la visite d'un médecin, elle a finalement été emmenée à l'hôpital. Vous vous dites, de toute façon, qu'elle y est partie sans doute tard, trop tard.
Mais est-ce que, si vous n'aviez pas forcé les portes de l'EHPAD, en quelque sorte, en envoyant un médecin qui est un de vos proches, elle n'aurait même pas été à l'hôpital ? Elle n'aurait de toute façon pas été accompagnée là-bas ? Et elle n'aurait surtout pas du tout été diagnostiquée. Donc, c'est ça aussi l'autre problème, c'est qu'il y a certaines familles, en effet, qui se disent, attendez, on m'a dit que mon proche était mort de manière naturelle, mais est-ce que c'est vrai ? Est-ce que ce n'était pas le Covid ?
Tout le secret qui entoure et la dissimulation de l'état de santé des patients qu'on retrouve dans tous les cas des familles, aujourd'hui, on a reçu à peu près plus de 100 témoignages et tous vont plus ou moins dans ce sens-là. Donc, c'est ça qui alerte aujourd'hui, qui me dit qu'est-ce qui s'est passé dans ces EHPAD ? Quelles ont été les directives données par ces directions, par ces groupes ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Et je vous dis, le pire aujourd'hui pour nous, c'est de se dire peut-être que nos proches auraient pu être sauvés, peut-être pas. Mais si on avait eu l'information, nous, on aurait pu agir.
Peut-être qu'en effet, le SAMU allait pas se déplacer dans certains cas, mais au moins être au courant, pouvoir dire au revoir à nos proches, c'est ça qu'on nous a volés aujourd'hui. Et maintenant, vous avez ce doute. Et on avait ce doute de dire, est-ce qu'ils auraient pu s'en sortir ? Est-ce qu'on les a laissés mourir ? Est-ce qu'on les a aidés à mourir ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Et tant qu'on n'aura pas la vérité, on vivra en fait par ça. Et c'est aujourd'hui ce qui traumatise la plupart des familles.
Alors, plusieurs enquêtes ont commencé à être ouvertes dans plusieurs coins de France pour divers établissements, parce que vous le dites, ça concerne à la fois des établissements privés, des établissements publics, quelle que soit la nature des EHPAD. Olivia Mokievski, pour comprendre quelle est la plainte que vous allez déposer vous portez plainte officiellement. Pourquoi ? Et contre qui ? Alors, nous, on ne peut pas porter plainte en tant qu'association, mais ce qu'on fait, c'est qu'on est là, évidemment, pour guider et informer toutes les personnes qui se sentent victimes et qui sentent qu'il y a quelque chose d'anormal qui s'est passé. Ce sont donc des plaintes à titre individuel ?
Exactement, des plaintes à titre individuel. Et là, nous, on porte plainte contre X parce qu'évidemment, on veut connaître toute la vérité sur ce qui s'est passé, donc on porte plainte contre X pour, dans la plupart des cas, pour mise en danger de la vie d'autres ruines, d'une assistance à personne en danger et au homicide inventaire. Autre chose qui est importante aussi, c'est, vous le disiez, ça arrive dans un contexte où de toute façon, vous aviez interdiction d'aller rendre visite à vos proches en EHPAD. A posteriori, le gouvernement s'est dit qu'ils avaient été trop loin là-dessus. Est-ce que vous avez pu, malgré tout, avoir un contact avec ses proches ?
Est-ce que le fait d'en avoir été exclu autour de cette bulle que sont devenues les EHPAD ? Ça fait partie aussi, au-delà de ce qui s'est passé dans les EHPAD, mais de ces décisions, est-ce que ça fait partie aussi de votre tristesse ? Cette bulle, si vous voulez, on l'a assez vite comprise et nous, on a voulu en plus apporter notre aide aux EHPAD dans différents cas. On a proposé d'être là pour assister, de faire très attention et ce genre de choses, mais on l'a compris.
Le fait de limiter la visite de personnes de l'extérieur pour protéger nos proches, même si ça les plongait dans un isolement, ça, on aurait pu vivre avec et je pense qu'on essaie de l'expliquer à nos proches le plus possible. Par contre, ce qui ne marche pas, c'est que si vous créez cette bulle et que cette bulle n'est pas sûre et n'est pas, en tout cas, on n'a pas garanti que toutes les précautions ont été prises, là, ça pose problème. Et pourquoi des maisons de retraite ont très bien réussi à ça et il y a eu très peu de morts et d'autres, ce n'est pas le cas parce qu'il y a eu beaucoup de morts ?
Donc voilà, cette bulle-là, oui, bien sûr, ça les a plongés dans un isolement, bien sûr, ce n'était peut-être pas ce qu'il fallait faire mais encore une fois, ce n'est peut-être pas ça le problème de base. Je vous dis, le fait d'avoir été privé d'accompagner nos proches dans la mort et surtout d'être privé de la vérité, c'est ça pour nous qui est le plus dur parce que c'est l'isolement face à la mort dans laquelle ils se sont retrouvés. Merci beaucoup Olivia Mokievski pour votre témoignage, vos explications ce matin. On imagine effectivement la douleur, la peine.
Je vous rappelle qu'il y a plus de 10 000 personnes qui sont mortes dans les EHPAD, enquête et plainte qui se multiplient dont la vôtre. Merci beaucoup d'être venu sur RMC et RMC Découverte ce matin. La suite Mathieu. Nous répondons à toutes vos questions. A quelle date les mariages pourront-ils être à nouveau célébrés ? Comment se faire rembourser si on a dû annuler ? Nombreuses questions sur le Facebook Bourdin Direct. Victor Joannin nous dit tout du Pain Quotidien dans un instant sur RMC. RMC RMC du Pain Quotidien Et ce sont les cycles de la vie.
À l'instant, on avait ce témoignage très fort d'Olivia Mokievski qui expliquait avoir dû perdre sa grand-mère dans un EHPAD et puis on va parler des mariages parce que c'est ça aussi cette période de Covid où on revient presque à l'essentiel sauf que les mariages justement il va falloir attendre. C'est un peu compliqué en ce moment. Victor Joannin c'est du Pain Quotidien pardon donc cette haute saison des mariages qui est complètement sur pause.
Tout à fait, les mariages restent interdits jusqu'au 2 juin minimum
et pour cet été, on ne sait pas encore, cela dépendra de l'évolution de l'épidémie. Le gouvernement doit prendre une décision dans les prochaines semaines.
Seul, les mariages urgents restent autorisés par exemple lorsque la mort d'un des époux est imminente ou si un militaire se prépare à partir en opération à l'étranger. Depuis début mars, plus de 45 000 mariages ont été annulés. Ce n'est pas fini car 8 cérémonies sur 10 se tiennent habituellement entre mars et septembre.
Alors attention, c'est les cérémonies qui sont annulées mais si vous voulez vous marier à deux plus les témoins, je pense que ça, c'est quand même techniquement encore possible. Il n'y a pas que la fête dans l'amour quand même, Victor.
Il faut bien un officier de l'état civil ou alors un prêtre ou un officier religieux.
Moi j'espérais et je m'étais dit bon, c'est les cérémonies mais on revient à l'essentiel mais non, même pas. Alors certains couples gardent quand même espoir et puis ça va aiguiser l'amour aussi cette patience. Oui,
on espère. En tout cas,
60% des couples qui comptaient se marier cet été ont d'ores et déjà choisi de reporter leur union à l'année prochaine selon un sondage réalisé par le site du mariage.com mais 20% des futurs mariés en juillet se tatent encore
à décaler la date et pour août la moitié a maintenu en envisageant des solutions pour s'adapter à l'épidémie. Un bal masqué, des tables de 10, bien espacées, un buffet avec plusieurs pôles ou encore une piste de danse avec marquage au sol.
Et en cas d'annulation, est-ce qu'on peut se faire rembourser les accomptes déjà versés ?
Alors il faut vérifier que les contrats passés avec vos prestataires prévoient une annulation en cas de force majeure imprévisible. Si vous avez signé le contrat avant le confinement, l'épidémie devrait répondre en principe
à ce critère mais il faut aussi penser à la phase très délicate que traversent tous les professionnels, les loueurs de salles, les traiteurs,
les photographes. Le mieux reste de trouver un compromis, un report de la fête à l'année prochaine, c'est mieux pour tout le monde.
Et enfin, pour le clin d'œil, Victor, aux Etats-Unis, on peut se marier par visioconférence.
Dans l'état de New York, les couples ont été autorisés à organiser des cérémonies virtuelles sous les yeux de la famille et des amis mais par écran interposé. Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, visiblement, c'est plutôt intime et conviviales, en tout cas, d'après les témoignages des mariés.
Conviviales, j'adore, par visioconférence. C'est-à-dire aux Etats-Unis, comme il y a les mariages à Las Vegas, qui sont tout à fait légaux. Vous savez qu'on peut vraiment, effectivement, ce mariage, comme dans les films à Las Vegas, c'est validé en France. Vous pouvez ensuite avoir le tampon côté mariage. C'est quand même assez extraordinaire de devoir tout d'un coup attendre pour des raisons de coronavirus. Peut-être qu'il y a des couples qui finalement ne se marieront jamais. Parce que dans un an, ils se diront, en fait, on avait tort, on s'était trompé.
Un an, ça laisse du temps pour refaire son choix et les professionnels craignent que beaucoup de mariages qui devaient être reportés soient complètement annulés. Soient juste complètement annulés. Quand même des histoires de fous. Charles Magnin, hashtag Magnin, tout de suite, l'actualité des réseaux sociaux. Charles, hier, de nombreux internautes ont raconté leur première journée de plage déconfinée. Mais oui, on a beaucoup parlé de la grande mode où l'on pouvait poser sa serviette en réservant à l'avance. Mais pour le reste, partout en France, hier, c'était plage dynamique. Un concept qui n'en finit plus de faire sourire les internautes. J'imagine que celui
qui a inventé la plage dynamique est le même qui a inventé les vacances apprenantes, dit un internaute. J'adore cette novlangue technocratique, dit un autre. Mais faut-il pratiquer la plage dynamique en présentiel ou en distanciel ? Les sables mouvants relèvent-ils de la catégorie des plages dynamiques ? Se demande un autre. Et puis, si je pose ma serviette mais que je fais des pompes et du gainage, est-ce que ça passe tant un internaute ? Certains dénoncent d'ailleurs l'hypocrisie de ce système puisque par endroits, on a vu des serviettes posées sur les pelouses à quelques mètres des plages. Plage dynamique, pelouse statique, résume un internaute.
Et puis, selon les régions, les consignes ont été plus ou moins respectées.
À Andai, par exemple, une internaute montre des dizaines de personnes debout sur le sable. Aucune serviette est allée. Ce n'est pas commun mais la règle est respectée, écrit-elle. À l'inverse, au Cap Ferret, un internaute publie une photo de la plage Bravo les débiles, écrit-il. Il ne faudra pas pleurer quand les plages
vont être refermées et qu'on va se retrouver reconfinés, écrit cet internaute en colère.
Il n'est pas content celui-là, dit-on. Et petit bonus musical, une pépite avec Carl Olive, le maire de Poissy dans les Yvelines qu'on ne connaissait pas forcément en chanteur mais il s'est mis à chanter pour les seigneurs de sa ville.
Oui, il adore pousser la chansonnette en général mais alors pour fêter le déconfinement, il n'a pas fait semblant. Il est venu avec son micro et son enceinte les Ursulines et que ce soit aux fenêtres ou dans les jardins de la résidence, les seigneurs ont visiblement apprécié le petit medley du maire. Quand il me prend dans ses bras, il me parle tout bas, je vois la fille en petit défaut d'amour tous les jours, quelques jours.
C'est un maire qui donne de sa personne quand même pour ses administraires. Oui,
après il n'y a pas à mon avis d'arrière-pensée trop politique parce qu'il a été réélu dès le 20 mars dernier au premier tour donc il n'y a pas
de suspense pour un éventuel second tour à Poissy et puis les seigneurs ont visiblement apprécié moi je n'aime pas bien le maire de ma ville Oui, franchement, il chante bien en plus. Il y a une chance que sous mes fenêtres on sent qu'il y prend du plaisir. Mais oui. C'est sympa. Nicolas Poincaré est déjà avec nous. Que nous expliquerez-vous dans un instant à 7h50, Nicolas ? L'histoire d'une plante, l'Artemesia, une plante qu'on trouve en Chine mais aussi à Madagascar et le président Malgache y voit un remède miracle. absolument radical contre le coronavirus on verra que malheureusement rien ne le prouve. Ah zut, c'était peut-être le produit miracle mais vous avez déjà donné la fin.
Non, zut ! Mathieu. À suivre, l'épidémie est-elle en train de se terminer en France ? Oui, dit le professeur Jean-François Toussaint, professeur de médecine à l'Université de Paris. Il sera avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Le journal de 7h30 avec vous Anne-Sophie Belbière. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour à Pauline. Bonjour à tous. Plus de tests et donc plus de foyers de contamination identifiés. 46 selon le dernier bulletin de santé publique France. Le nombre de clusters a presque doublé en 5 jours. La mise en garde de Bruno Le Maire à propos de Renault. Le groupe joue sa survie.
Le feu vert auprès de 5 milliards d'euros n'a pas encore été donné, dit le ministre de l'économie dans le Figaro. Et puis, plage statique ou dynamique. Chacun son système. À la grande motte, bronzé est autorisé mais dans un espace délimité par des cordes et des rondins de bois. Nous irons sur place. RMC 7h31. 83 nouveaux décès en 24 heures. 28 215 morts au total en France. Dernier bilan du coronavirus avec un indicateur toujours encourageant. La baisse continue du nombre de patients en réanimation. Dans le même temps, la stratégie de dépistage massif se poursuit dans le pays. De plus en plus de foyers de contamination sont identifiés grâce aux tests réalisés.
Le chiffre a quasiment doublé en 5 jours. Benjamin Smadja. Dans son bulletin publié hier soir, Santé publique France confirme l'existence de 46 foyers de contamination sur le territoire. Sur le podium, 28% de ces foyers concernent des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion. 19% concernent les entreprises comme les abattoirs. 17% concernent des établissements de santé. Les tests et l'isolement des cas positifs permettent pour l'instant de maîtriser ces foyers dit l'autorité de santé. Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital de Garche, les leçons de la première vague ont été tirées.
Pour créer un cluster, il faut souvent plusieurs individus qui ont peu ou pas de symptômes et qui du coup sont ce qu'on appelle des super contaminateurs. Et la différence aujourd'hui, c'est qu'on est en mesure de faire les diagnostics, notamment les fameuses PCR qui permettent d'authentifier et de documenter un cas et donc d'isoler les gens. Et donc en fin de compte, c'est la partie cachée de l'iceberg qu'on rend visible ce qu'on n'avait pas été capable de faire au début. Santé publique France
précise que ces 46 foyers ont été recensés sans tenir compte des EHPAD et des milieux familiaux restreints.
Et parmi ces 46 foyers, il y a l'abattoir tradival de Fleury-les-Aubrais dans le Loiret. 56 salariés ont contracté le Covid ainsi que 13 cas de contacts supplémentaires. Les personnes positives travaillent essentiellement dans l'unité de découpe de l'entreprise. Conférence de presse sur les municipales prévues aujourd'hui à Matignon. Édouard Philippe va annoncer la date du second tour selon BFM TV. Le 28 juin a été retenu. De son côté, le ministre de l'économie doit plancher sur le dossier Renault. Le constructeur joue sa survie, dit Bruno Le Maire dans le Figaro. Au moins trois usines pourraient fermer et il n'y a toujours pas de feu vert pour le prêt garantie de 5 milliards d'euros.
Jean-Baptiste Bourgeon.
Ce prêt,
je ne l'ai pas encore signé déclare Bruno Le Maire à nos confrères du Figaro. Renault, dans une mauvaise passe, envisage la fermeture de trois usines en France. De son côté, le gouvernement, premier actionnaire du groupe, martèle qu'il sera intransigeant sur la préservation de ces sites. C'est d'ailleurs l'une des principales conditions pour que l'État vole au secours du constructeur automobile. en contrepartie de ces 5 milliards, Bruno Le Maire demande aussi à Renault de miser sur l'écologie, les véhicules électriques et de conserver en France les activités de Renault technologiques les plus avancées. Jean-Baptiste Bourgeon, merci.
Renault fait partie de ces entreprises durement frappées par la crise sanitaire, même s'il y avait des difficultés avant. Alors, combien d'argent perdu dans les grands groupes, les TPE, les PME, combien de salariés mobilisés pour tenter de rattraper le coup après deux mois de confinement ? Nombreux sont ceux qui ont fait une croix sur leur week-end prolongé, Maoubécard-Granier. Contrairement à l'an dernier, Benoît Desriaux, salarié d'une entreprise de géomètre, a choisi de travailler aujourd'hui, logique pour lui, après une période d'activité beaucoup moins importante.
C'est vrai qu'on a passé une période assez difficile, donc autant maintenant que le boulot a repris, autant y aller à fond et autant rattraper le retard tout de suite. On prendra des gros week-ends plus tard.
Son directeur, Eric Malenfer, est heureux de voir qu'une dynamique s'est naturellement mise en route. 90% de commandes en moins.
D'habitude, nous sommes plutôt 20% à travailler. C'est l'inverse. On va être 80% à travailler pour pouvoir essayer d'absorber un maximum d'émissions. J'ai été étonné de la façon dont les salariés ont pris en charge la responsabilité collective. Il y a du temps à rattraper. Toute mission qui nous est confiée doit pouvoir être faite.
Dans la société de nettoyage de Brigitte Dupuis, ce sont les 35 salariés qui travaillent aujourd'hui. Une aubaine pour la gérante qui avait peur que son entreprise coule. À chaque fois que j'appelle, tout le monde répond au présent.
Tout le monde est solidaire et tout le monde veut sauver l'entreprise. En travaillant un peu plus que d'habitude, les salariés ont déjà permis de rattraper une partie des pertes liées au confinement.
Certains au bureau, d'autres les pieds dans l'eau, les plages continuent de rouvrir. Il est même possible de s'allonger et de profiter du soleil à la grande motte, oui, mais sous certaines conditions. Jean-Wilfrid Forkes. Pour bronzer pendant 3h30, c'est gratuit mais il faut réserver sur Internet. Vous avez réservé pour combien de personnes s'il vous plaît ? Fanny est venue avec son compagnon. Ils font partie des 250 chanceux qui ont pu s'allonger sur le sable dans un espace délimité par des cordes et des rondins de bois.
On est content de retrouver la plage et la distanciation sociale est respectée. On n'a pas de masque
comme si on était à la plage normalement hormis qu'il y a des cordes autour de nous. Faut-il parler de parkage ? Non, se défend Jérôme Arnaud, directeur de l'Office du Tourisme. On a tous rêvé que notre voisin de serviettes soit à 4 mètres et pas à 40 centimètres. On a tous rêvé qu'il coupe son téléphone et on a tous rêvé qu'il n'ait pas amené son transistor. Et cette plage, c'est ça qu'elle permet. Cette plage statique pourrait donner des idées à certains élus du littoral. Stéphane Rossignol est le maire de cette commune.
On pourra peut-être après cette expérimentation voir si ça a fonctionné ou pas. En tout cas, on ne pourra pas nous reprocher d'avoir essayé un type nouveau d'aménagement dans ce contexte terrible que nous connaissons de pandémie. L'expérience se poursuit ici au moins jusqu'au 2 juin.
Le 4 dans l'eau de même système. Vous pouvez vous étendre sur la plage pendant deux heures avec une distance de 5 mètres entre chaque groupe. Et puis, le 11 juin prochain, c'est un parc vendéen réputé pour ses fresques historiques qui va rouvrir le Puy-du-Fou. Annonce faite alors qu'Emmanuel Macron aurait décidé d'autoriser la réouverture des sites touristiques et des parcs à thème à partir du 2 juin en zone verte. Nicolas Devilliers, président du Puy-du-Fou, assure que tout sera mis en œuvre pour accueillir les visiteurs au mieux. Nous allons bien sûr conditionner la visite et l'organiser de telle sorte à ce que nos visiteurs soient dans la sérénité, dans la sécurité sanitaire.
Ça passe par exemple par la limitation de l'affluence dans nos tribunes de spectacle, dans nos restaurants, dans l'ensemble des lieux traversés par nos visiteurs. Mais ça passe aussi par la désinfection par exemple de ces lieux. Ça passe aussi par les gestes barrières, c'est-à-dire ces fameuses distances entre les groupes familiaux que nous allons faire respecter tout au long de la visite. Les courses, Mathieu, aujourd'hui, c'est à Rouen-Mocanchi. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 7, Dorgos de Guèze, Outsider numéro 10, Express Jet, le 7 et le 10. Et retour sur les soignants qui attendent beaucoup après cette crise du coronavirus.
Plusieurs centaines de soignants ont manifesté hier avec masque pour demander davantage de moyens pour l'hôpital public. C'était devant l'hôpital Robert-Debré à Paris et vous y étiez, David François, bonjour, merci d'être avec nous sur RMC ce matin. Vous êtes ergothérapeute en psychiatrie adulte, vous êtes aussi militant CGT, vous faisiez partie des manifestants hier. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ? Bonjour à vous, déjà merci de prendre mon témoignage. Ce qu'on demande au gouvernement, il le sait très bien puisque ça fait des mois et des années qu'on demande la même chose.
Les revendications ont été rappelées hier devant l'hôpital Robert-Debré par Yann Guitier, le responsable CGT de l'hôpital. C'est l'augmentation des salaires pour toutes et tous de 300 euros minimum qu'on soit personnel médical ou non médical, qu'on soit ouvrier, soignant, administratif. C'est l'augmentation des effectifs de plus de 100 000 postes dans les hôpitaux et 300 000 dans les EHPAD. C'est aussi l'augmentation des budgets globaux des hôpitaux, de la santé. C'est l'augmentation des lits. On l'a vu avec la crise Covid, les lits ont fait cruellement défaut. Il a fallu créer des lits de toute urgence. On ne peut pas continuer à fonctionner comme ça.
Il faut avoir des lits de réserve pour pouvoir hospitaliser les gens. Ce qu'on demande, c'est aussi un changement radical de gouvernance à l'hôpital public. On veut que le personnel médical et non médical puissent de nouveau avoir une place décisionnelle dans les prises de décisions à l'hôpital. C'est une simple question de démocratie. Et puis surtout, on veut la titularisation de toutes les contractuels. il y a à peu près 20% des collègues qui sont contractuels sur les post-vacances. Ce qui ne nous permet pas de fidéliser les agents et d'améliorer la qualité des soins. Notre seul objectif, encore une fois, c'est la qualité des soins, la qualité des soins aux patients, aux usagers.
Et ça, ça passera par une augmentation de la rémunération, des moyens à l'hôpital, des conditions de travail. Mais David François, sur le constat, tout le monde a commencé à le comprendre. Il aura fallu malheureusement cette crise pour qu'il y ait aussi cette solidarité, cette prise vraiment de conscience de la réalité des hôpitaux. Alors que pour nombre d'entre vous, vous faisiez grève silencieusement depuis déjà des mois. Mais enfin, tout de même, on a quand même l'impression que pour une fois, le gouvernement vous a entendu puisque ça fait un an que vous criez un peu dans le désert. Là, vous pouvez vous dire bon, ça y est, ils sont là, ils nous mettent en place un Ségur.
Emmanuel Macron a promis une revalorisation des salaires. C'est aussi ce qu'Olivier Véran a promis. Pourquoi vous n'attendez pas le Ségur ? Pourquoi vous manifestez avant même de voir à quoi ça va ressembler ? Madame de Malherbe, ça fait, imaginez-vous, j'imagine que vous aimez votre métier, comme tous les soignants. Mais comme vous, comme vous, je le sens bien, on l'a tous senti. Bien sûr, j'imagine que vous aimez votre métier et que vous avez envie de le faire dans de bonnes conditions. Imaginez-vous maintenant que votre métier, vous ne pouvez pas le faire dans de bonnes conditions.
Que vous êtes dans des conditions de travail pénibles et que ça fait des mois et des années que vous dites on a des mauvaises conditions de travail et que la seule réponse que l'on vous apporte c'est de vous dire on va supprimer les 35 heures, on va augmenter votre durée de temps de travail. Ça fait des mois et des années qu'on dit les réformes successives à l'hôpital détruisent l'hôpital public. Alors, il faut être tout à fond honnête, Olivier Véran n'a pas dit, il n'a pas dit, non, non, mais simplement sur la phrase que vous avez prononcée. C'est quand même la piste qui est mise en avance.
Officiellement, en tout cas, il dit on va aménager les plages horaires pour que ce soit plus organisationnel. Ça, c'est pas aménageable. Je dirais juste... C'est pas aménageable. C'est pas aménageable. C'est pas négociable. D'accord. Donc pour vous, on ne touche pas ? Les 35 heures et 35 heures si elles ont été mises en place à l'hôpital, je veux dire, tout le monde aura bien compris que l'ensemble de la profession est épuisée. Elle n'est pas épuisée depuis la crise Covid, elle est épuisée depuis des mois et des années. D'accord ? Si on a les 35 heures, c'est pour pouvoir bénéficier il y a plus d'un an. Il y a un médecin qui s'est jeté par les filtres.
Il y a eu effectivement une situation de très grande crise. Ça, on l'a parfaitement entendu. Non, non, je vous disais simplement vous considérez donc que ce Ségur et les réponses qui sont apportées, même en termes de rémunération promise, pour vous, vous n'y croyez pas ? Oui, moi, je pense comme... Malheureusement, je pense comme beaucoup que Ségur restera le nom d'une avenue entre le 7e et le 15e arrondissement ni plus ni moins. C'est-à-dire, comment est-ce qu'on peut faire confiance à un gouvernement qui vous a menti pendant plus de 3 mois sur une crise sanitaire majeure ?
Je rappelle quand même que ce gouvernement a brillé par son incompétence, par ses erreurs, par ses manquements et par les mensonges successifs pour tenter de manquer, pour masquer ses incompétences et ses erreurs. Je rappelle quand même que, en tant que soignant, lorsque je n'écoute pas, lorsque nous n'écoutons pas les recommandations de nos collègues et qu'on met en danger la vie des patients, on se prend une sanction disciplinaire, ce qui est normal. Le gouvernement avait une recommandation de la part de Santé publique France en 2017, c'est-à-dire bien avant la crise, qui était de constituer des stocks de masques, de 1 milliard de masques chirurgicaux et 600 millions de masques SST2.
Et on sait effectivement ce que c'est.
Ils n'ont absolument rien fait. Ils n'ont absolument rien fait. Lorsque l'ambassadeur de France en Chine alerte au mois de décembre sur une pandémie à venir, est-ce que le gouvernement écoute son ambassadeur ?
Non.
Lorsque la pandémie arrive en France, que nous dit la ministre ? Elle nous dit le 24 janvier, il n'y aura pas de propagation du virus en France, on en est à 27 000 morts. D'accord ? Donc, l'incompétence, les dangers, la mise en danger de la population par ce gouvernement, elle est patente, elle est connue, elle est reconnue de tous. Donc, quand on fait une faute professionnelle, on a une sanction. Donc, vous estimez que la sanction que vous, vous subissez parfois, il devrait la subir. Merci David François d'être venu expliquer vos revendications. Je voudrais aussi qu'on puisse parler du Covid dans un instant avec un médecin, David François. Donc, c'est important.
Mais voilà, vos revendications sont entendues. Et d'ailleurs, ces manifestations pourraient se renouveler puisque cette action, elle a été appelée jeudi de la colère et elle pourrait donc se renouveler plusieurs jeudis. Je précise pour que tout le monde comprenne bien de quoi il s'agit aussi qu'il y a des collectifs qui sont non syndiqués. Vous, je le disais, vous êtes syndiqués à la CGT et parmi les manifestants hier, il y avait des politiques qui ont décidé de s'engager à vos côtés. Il y avait le député LFI Éric Coquerel ou encore le sénateur communiste Pierre Laurent. Merci David François d'être venu sur RMC. Dans un instant, on parlera de ces conséquences aussi du Covid.
d'est-ce qu'on peut commencer à parler de la maladie au passé ou est-ce qu'il faut craindre une seconde vague ? A tout de suite. RMC Vaudrandir Vous êtes très nombreux au travail en ce Vaudrandi de l'Ascension. Pierre-Alexandre en direct de ma boucherie en train de désausser les entrecôtes pour préparer ce gros week-end de barbecue nous dit Pierre-Alexandre. Jonathan, agriculteur toujours au travail malgré la pluie, le vent, la chaleur, le virus. N'oublions pas nos agriculteurs consommons français. Bastien justement est arboriculteur près d'Avignon. Je me sens moins seul sur mon tracteur. Mais oui mon cher Bastien nous sommes tous là vous êtes tous là.
Sylvain part à vélo 34 kilomètres pour aller bosser rien de mieux pour être en forme. Johan est agent de désinfection de nettoyage de bâtiments la saleté n'attend pas écrit-il. Fabienne est pâtissière je vais travailler pour rattraper le retard dans l'entreprise. Mais oui parce que certains sont volontaires pour bosser en ce long week-end à l'hôpital tiens pour Corinne par exemple. Christine en grande surface toujours ses métiers essentiels à la nation. Frédéric lui travaille aujourd'hui va même plus loin. Il a décidé d'annuler ses congés de l'été. Vu la crise qui arrive il faut travailler tant qu'on peut nous écrit Frédéric ce matin sur le Facebook Bourdin Direct.
Faut-il s'inquiéter encore du coronavirus d'une seconde vague ou alors au contraire est-ce qu'on peut commencer à en parler au passé ? 83 nouveaux décès enregistrés en 24 heures selon le dernier bilan. Le nombre de patients en réanimation qui continue à baisser très nettement. Le nombre de décès en hôpitaux qui baisse également. On est avec le professeur Jean-François Toussaint. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC et RMC Découverte ce matin. Vous êtes professeur de médecine à l'Université de Paris. Est-ce qu'on tient le bon bout ? Est-ce qu'on peut se dire que ça y est c'est derrière nous ?
Eh bien, ce que l'on voit déjà à l'échelle mondiale c'est qu'en cinq semaines depuis le 16 avril le nombre de décès quotidiens a diminué de 50%. Donc on est sur une diminution majeure à l'échelle de l'ensemble de la planète et pour la France vous le citiez pour les nombres de décès quotidiens il a été réduit ce nombre de 95%. Donc on voit qu'il ne reste que quelques pourcents de cette vague à franchir et donc oui il semble qu'il n'y ait plus de raison de craindre actuellement la phase la plus aiguë que nous avons connue fin mars, début avril. Alors depuis le début du confinement il n'y a pas eu effectivement de signe d'une seconde vague.
Est-ce que c'est trop tôt pour véritablement le savoir ou est-ce que vous faites partie de ceux qui se disent ben non il n'y a pas à s'inquiéter il n'y aura pas de seconde vague on sent certains médecins Patrick Pelou hier Didier Raoul bien sûr qui disent il n'y aura pas de seconde vague et on a presque l'impression qu'il brise un tabou Non le tabou a été celui de la peur ça a été celui de la panique ça a été celui de la diffusion d'une inquiétude massive qui était justifiée en février avant que l'on voit ce qu'il en a été en Italie en Espagne autour de Madrid et en France mais lorsque l'on constate maintenant ces effets dans le monde entier et surtout dans les pays européens qui ont déjà déconfiné depuis plus de 15 jours et donc bien avant nous il n'y a pas de deuxième vague non plus dans ces pays d'ailleurs quelle que soit la réponse qui a été apportée confinement ou pas confinement et donc cette maladie cette phase-là est en train de réduire son champ d'action et c'est sur ce module-là qu'on prend de l'avenir Professeur ça veut dire que vous vous dites à partir de maintenant on peut commencer à renvoyer un peu plus franchement les enfants à l'école qui pour l'instant on le sait on parle de réouverture d'école mais enfin c'est vraiment un puzzle avec quelques heures par-ci par-là et encore pas pour tous les élèves est-ce qu'on peut y aller plus franchement est-ce qu'on peut sortir davantage est-ce qu'on peut être confiant Ali ?
La seule façon dont il faut entrevoir la suite est de comprendre le risque c'est d'évaluer le risque il dépend de deux choses d'abord de la circulation du virus et donc là on voit que cette circulation est extraordinairement réduite par rapport à ce qu'elle était et la deuxième ça dépend de la vulnérabilité des cibles la vulnérabilité des populations les enfants ne sont pas la cible du virus on voit qu'ils sont beaucoup moins porteurs qu'ils ne font qu'exceptionnellement des formes graves et donc sur cette réduction de la population ce sont eux qui sont les piliers de la dépense immunitaire collective que l'on peut avoir et il n'y a aucune raison d'ailleurs la société française de pédiatrie l'association de pédiatrie ambulatoire a également donné des recommandations en substance on peut donc envoyer confiance des enfants à l'école merci merci beaucoup professeur la liaison n'était pas forcément très bonne mais on a bien compris que vous disiez que ça y est on pouvait quand même renvoyer les enfants à l'école et vous êtes globalement plutôt rassurant merci professeur Jean-François Toussaint je rappelle que vous êtes professeur de médecine à l'université de Paris c'est l'heure de nous expliquer Nicolas Poincaré RNT expliquez-nous le président de Madagascar fait activement la promotion d'un remède miracle contre le coronavirus ce serait enfin le miracle la potion magique c'est une plante qui a déjà fait ses preuves contre le paludisme malheureusement aucune étude sérieuse n'est venue confirmer son efficacité expliquez-nous Nicolas si vous avez aimé la controverse sur la chloroquine vous allez adorer le débat sur l'artemisia c'est une plante que l'on appelle l'armoise en français ce qui ressemble un peu à une fougère qui fleurit une fois par an et c'est cette fleur qu'on utilise la médecine traditionnelle chinoise la connait depuis des millénaires et c'est une pharmacienne chinoise madame Tu Yu Yu qui a réussi à isoler son principe actif l'artémissimine depuis cette plante a fait ses preuves donc pour lutter contre le paludisme qui a été longtemps la maladie la plus mortelle du monde madame Yu Yu la pharmacienne chinoise a reçu le prix Nobel de médecine en 2015 pour ses recherches sur cette plante qui datait pourtant des années 60 et c'est la première fois que le comité Nobel récompensait une spécialiste des plantes et de la médecine traditionnelle tout ça pour dire que cette fougère n'est pas une inconnue et comment cette plante est devenue un possible remède contre le coronavirus alors c'est une française qui a pensé en premier une dentiste de l'Oise Lucie Cornet Vernet qui est passionnée par l'artémésia et qui milite pour son utilisation en tisane contre le paludisme au début de la crise elle s'est souvenu que les chinois l'avaient prescrit en 2003 contre le SRAS elle a lu que la plante avait aussi été testée cette année par les chinois encore contre le Covid-19 alors cette française a écrit à une vingtaine de chefs d'états africains pour leur conseiller au minimum d'étudier la question et le président malgache donc lui a tout de suite répondu oui il s'appelle Andri Rajo Elina on le surnomme TGV ce sont les initiales de son parti il a 45 ans 45 ans beau gosse ancien publicitaire il est parvenu au pouvoir après un coup d'état en 2007 mais il s'est ensuite retiré et il a fini par revenir en étant démocratiquement élu l'année dernière lorsqu'il reçoit la lettre de la dentiste française en mars il ne cache pas qu'il y voit une opportunité économique il sait que son pays est un gros producteur d'Artemisia qu'il a des réserves de 1000 tonnes qu'il réquisitionne immédiatement il demande au principal institut de recherche de son pays de préparer une boisson et dès le 20 avril il se présente à la télévision avec une bouteille de ce nouveau breuvage qui s'appelle le Covid organique il en boit devant les caméras et il annonce un que c'est un médicament miracle et deux qu'on va lancer sa production à grande échelle faire une révolution agricole construire des usines créer de l'emploi et aussitôt la boisson est mise en vente dans tout le pays elle est exportée vers d'autres pays africains elle est distribuée gratuitement aux plus pauvres et elle est même rendue obligatoire pour les enfants des écoles qui doivent se servir dans un seau en arrivant le matin à l'école et boire de ce Covid organique mais la vraie question évidemment Nicolas c'est est-ce que c'est effectivement efficace et bien c'est ça le problème c'est qu'on n'en sait rien du tout aucune étude n'a été menée le président malgache se fonde sur son intuition et sur le bilan de son pays jusqu'au week-end dernier il n'y avait à Madagascar que 300 cas en tout un seul malade en réanimation et aucun mort pour une population de 27 millions d'habitants malheureusement deux malades sont morts cette semaine ce qui reste très peu mais ce qui enlève au président l'argument des zéros morts qu'il utilisait beaucoup de son côté l'OMS a lancé des mises en garde et des appels à la prudence en rappelant que rien ne prouvait quelconque efficacité le président TGV lui estime que les occidentaux rejettent sa boisson par racisme parce qu'ils ont des préjugés contre les africains et contre leur médecine traditionnelle encore donc une polémique sur un traitement potentiel mais on a tous envie que ça marche forcément pour l'instant c'est pas complètement le cas il est 7h57 dans un instant la météo et le journal de 8A RMC